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127. (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VII.*. M. PIRON. » pp. 277-287

Ce n’étoit plus un pere qui étoit le Roi de sa famille, mais c’étoit un bon-homme qui n’étoit d’aucun usage, qu’on souffroit par commisération, & que bientôt on se lasseroit de supporter si le poison lent, qu’on lui donnoit par un pareil procédé, ne faisoit pas plus de progrès.

128. (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre VI. La commedia sostenuta » pp. 103-118

Les valets rusés, dont la création appartient au théâtre antique, ont tous un air de famille.

129.

Ne sont-ils pas de la même famille ? […] L’arbre du « pavillon des cinges » et l’arbre aux prêcheurs sont bien de la même famille. […]   Monsieur, Vous me demandez quel est le degré d’authenticité que peut offrir le Fragment d’os de Molière actuellement conservé par un membre de ma famille ? […] La situation de Racine était assez embarrassée pour qu’il n’eût pas d’objection à faire lorsque sa famille l’envoya dans le Languedoc prendre, auprès d’un de ses oncles, l’habit ecclésiastique, et se mettre en état d’être pourvu d’un bénéfice. […] Les preuves incontestables ne se rencontrent guère que dans les minutes des notaires, les registres des paroisses et les archives des établissements, des communes ou des familles qui accueillirent les comédiens.

130. (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXII. Des Caracteres principaux ou simples, des Caracteres accessoires, des Caracteres composés. » pp. 337-349

Depuis le moment de votre arrivée, vous m’avez fait un détail de la mort subite d’une vieille plaideuse, & de la maniere dont les Juges veulent accommoder deux familles par un mariage : que trouvez-vous de plaisant à tout cela ?

131. (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVIII. M. GOLDONI. » pp. 468-479

Damis va se promener à sa maison de campagne ; son nouveau Jardinier s’empresse à faire travailler toute sa famille devant lui : Damis apperçoit un pauvre diable tout contrefait, bossu devant & derriere, se traînant à peine sur deux jambes torses : « Qu’est-ce que c’est que cela, s’écrie aussi-tôt notre homme fort en colere ?

132. (1824) Notices des œuvres de Molière (VIII) : Le Bourgeois gentilhomme ; Psyché ; Les Fourberies de Scapin pp. 186-466

Tels étaient, en effet, les esclaves de l’antiquité, êtres dégradés, avilis par leur condition, et plus encore peut-être par les passions de ceux dont ils étaient la propriété ; espèces d’animaux domestiques, à la fois insolents et craintifs, que pouvaient battre et tuer impunément de jeunes fils de famille, sur qui ils avaient eux-mêmes, comme gouverneurs, droit de surveillance et de répréhension ; obligés, par conséquent, de complaire à leurs penchants les plus vicieux, ou de subir leurs plus cruels traitements ; enfin, exposés sans cesse aux étrivières, aux fers, à la croix même, et ne pouvant presque jamais y échapper qu’en les méritant. […] Ces événements étaient fréquents chez les peuples de l’antiquité, où la guerre, la piraterie et l’exposition des enfants séparaient de leur famille nombre de jeunes garçons et de jeunes filles, qui la plupart étaient vendus à l’encan, et passaient de main en main comme objet de commerce.

133. (1871) Molière

Il appartient à la race éclatante et féconde, à la famille des grands génies : Aristophane, Ménandre, Térence et Plaute, Cervantes, Shakespeare et Rabelais. […] C’était déjà, parmi Messieurs les poètes et les comédiens, la mode (il fallait bien rassurer les pères de famille) de prendre un nom de comédie, et le fils de Poquelin, avant de débuter (1645), s’appelle Molière.

134. (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIV. Des Monologues. » pp. 261-273

Hérita de son bien, car ce Martin Braillard N’avoit, à son décès, laissé qu’un fils bâtard, Mort depuis en Espagne ; & pour toute famille, De son épouse Alix n’avoit eu qu’une fille, Trépassée, enterrée un an avant sa mort, Qui promettoit beaucoup, & qu’il chérissoit fort.

135. (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VI. Des Pieces à scenes détachées, dans lesquelles une Divinité préside. » pp. 61-74

Hé bien, dit le Visir, voici leur entretien :  Ils parlent d’unir leur famille : L’un est pere d’un fils, & l’autre d’une fille,  Qu’ils veulent ensemble établir, Et voici ce que l’un disoit à l’autre pere :  Ecoutez, je prétends, mon frere, Que nos enfants soient bien, qu’ils ne puissent faillir ; Et pour que leur état soit durable & tranquille, Je n’accorderai rien si vous ne leur donnez  Trente villages ruinés,  Item, quelque petite ville.

136. (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XX. Des Unités. » pp. 352-366

Argant & toute sa famille pendant qu’ils dorment, puisque leur sommeil ne fait rien à la piece.

137. (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IV. » pp. 57-70

Rapprochons Sganarelle de Jodelet, & nous verrons que s’ils ne se ressemblent pas parfaitement, ils ont du moins un air de famille très frappant.

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