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111. (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE V. » pp. 71-105

Mais ne présumez pas que, sans être vengé, Je souffre le dépit de me voir outragé. […] c’est trop en souffrir, & mon cœur irrité Ne doit plus conserver une sotte bonté : Abandonnons l’ingrat à son propre caprice, Et puisqu’il veut périr, consentons qu’il périsse.

112. (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XI. » pp. 218-250

Nous souffrirons cette tache en notre famille ! […] Ce n’est pas ici que je veux vous prendre, & le lieu ne le souffre pas ; mais avant qu’il soit peu je saurai vous trouver.

113. (1706) Addition à la Vie de Monsieur de Molière pp. 1-67

Mon Censeur quelque sévère qu’il soit me rend un peu de justice, mes fautes ne l’aveuglent point, il me donne des louanges qu’il ne m’est pas permis de répéter, mais dont je lui dois des remerciements si elles sont sincères ; car je lui avoue ingénument que je ne le crois pas de mes amis, et que sans l’impression, qui ne souffre plus d’invectives, il m’aurait encore moins ménagé. […] Mais je me flatte, sans trop présumer de mon Ouvrage, que puisque le Public a daigné souffrir et agréer mon travail, qu’il prendra ma défense : Non que je présume absolument avoir bien travaillé : mais mon Livre n’est point ce me semble, aussi méprisable que mon Censeur le représente.

114. (1747) Notices des pièces de Molière (1666-1669) [Histoire du théâtre français, tome X] pp. -419

L’indulgent Philinte qui, sans aimer ni censurer les hommes, souffre leurs défauts, uniquement par la nécessité de vivre avec eux, et par l’impossibilité de les rendre meilleurs, forme un contraste heureux avec le sévère Alceste qui, ne voulant point le prêter à la faiblesse de ces mêmes hommes, les hait et les censure, parce qu’ils sont vicieux. […] Il ne pouvait souffrir les tendresses de Jupiter envers Alcmène, et surtout cette scène où ce dieu ne cesse de jouer sur le terme d’époux et d’amant. […] Souffrons qu’en un parti la raison nous assemble : L’amour a des douceurs, Bacchus a des appas : Ce sont deux déités qui sont fort bien ensemble,                       Ne les séparons pas. […] Les marquis, les précieuses, les cocus et les médecins ont souffert doucement qu’on les ait représentés, et ils ont fait semblant de se divertir avec tout le monde des peintures que l’on a faites d’eux ; mais les hypocrites n’ont point entendu raillerie, ils se sont effarouchés d’abord, et ont trouvé étrange que j’eusse la hardiesse de jouer leurs grimaces, et de vouloir décrier un métier dont tant d’honnêtes gens se mêlent. […] « Huit jours après qu’elle eut été défendue, on représenta, devant la Cour, une pièce intitulée : Scaramouche ermite a, et le roi, en sortant, dit au grand prince que je veux dire* : Je voudrais bien savoir pourquoi les gens qui se scandalisent si fort de la comédie de Molière, ne disent rien de celle de Scaramouche, à quoi le prince répondit : La raison de cela, c’est que la comédie de Scaramouche joue le Cid et la religion, dont ces messieurs-là ne soucient point ; mais celle de Molière les joue eux-mêmes, c’est ce qu’ils ne peuvent souffrir.

115. (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VI. Des Pieces à scenes détachées, dans lesquelles une Divinité préside. » pp. 61-74

Le Comte, qui protege l’Opéra, a souffert de l’article qu’on vient de lire ; mais il prend sa revanche sur la Comédie Italienne que le Baron chérit.

116. (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VII. Des Comédies Allégoriques. » pp. 75-90

Pouvons-nous bien souffrir ces Nations chez nous ?

117. (1802) Études sur Molière pp. -355

Après avoir demandé aux comédiens dignes de ce titre, car il en est, pourquoi ils ne font pas remarquer à leurs camarades le ridicule de ces coupures, je demanderai au public pourquoi il les souffre, et je lui soumettrai celle qui me paraît nécessaire à la fin de l’acte III. […] Sganarelle doit-il souffrir patiemment la burlesque embrassade d’un valet ? […] Une stature colossale interdit à l’esprit, comme au corps, les mouvements prestes ; ils font plutôt souffrir qu’ils ne font rire : la nature avait formé Desessard exprès pour peindre les lourds Midas, et tous les ridicules de l’épaisse finance. […] On se permet dans cette pièce une infinité de retranchements, et les comédiens pensent avoir là-dessus carte blanche, puisque les commentateurs n’ont cessé de leur répéter, que Molière, de son vivant, les avait soufferts. […] quoi, monsieur, lui dit madame de Montausier, vous souffrirez que cet impertinent de Molière nous joue de la sorte ?

118. (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXIX. Des Caracteres propres aux personnes d’un certain rang seulement. » pp. 312-327

Chaque femme n’a-t-elle pas sujet de crier lorsqu’elle a un mari qui perd son temps, qui néglige sa maison, & qui laisse souffrir sa femme & ses enfants ?

119. (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IV. » pp. 57-70

Eléonora se fâche : Scapin dit qu’il ne peut souffrir qu’Arlequin traite sa sœur de coquette.

120. (1821) Sur le mariage de Molière et sur Esprit de Raimond de Mormoiron, comte de Modène pp. 131-151

Elle n’osa jamais prendre celui de Modène, dont la famille ne l’aurait pas souffert.

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