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107. (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre VIII » pp. 70-76

Quant au langage, je ne pourrais dire que la société de Rambouillet tout entière se piquât de la même simplicité que la Marquise et sa famille ; mais s’il était un peu plus orné, il n’était pas pour cela affecté et précieux, Nous avons un monument authentique du langage habituel de la haute société dans la comédie de Mélite, qui est le premier ouvrage de Corneille.

108. (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre V. Comment finissent les comédiennes » pp. 216-393

De toute la famille qui l’entourait, plus rien ne reste. […] » et il pleurait, comme un enfant, aux beaux passages du Père de famille. […] Les bonnes œuvres du docteur Blanche pour la famille des esprits de ce temps-ci ne se comptaient déjà plus, il y a dix ans. […] Thaïs est la première à trouver que son nouvel esclave est un être charmant, et qu’il ressemble (ce que c’est que l’instinct) à un jeune homme de bonne famille. […] Tant il y va de la vie et de l’honneur, pour toute cette honnête famille !

109. (1843) Épître à Molière, qui a obtenu, au jugement de l’Académie française, une médaille d’or, dans le concours de la poésie de 1843 pp. 4-15

Sous des noms différents n’est-il plus d’Harpagon, N’est-il plus de Cathos au précieux jargon, Et de monsieur Jourdain la race qui fourmille N’a-t-elle pas toujours le même air de famille ?

110. (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre VIII. Les Fedeli » pp. 129-144

sont toute une famille de Centaures, père, mère, fils et fille.

111. (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXX » pp. 330-337

Ensuite l’estime de M. de Coulanges pour madame Scarron était générale et ancienne dans la famille.

112. (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVIII. » pp. 357-396

Dites-moi, mon voisin, quel sentiment avez-vous de ma famille ? […] Pourquoi donc vouloir me rendre ridicule auprès de vous & de votre famille ? […] Euclion ne fait pas lui-même l’indigne métier d’usurier, comme Harpagon, qui, loin de rougir quand il est découvert par son fils, a le courage de lui reprocher la honte qu’il y a à se ruiner par des emprunts usuraires, & ne voit pas celle dont il se couvre lui-même en ruinant les jeunes gens de famille qui s’adressent à lui.

113. (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre VI » pp. 394-434

Il y a dans la ville, la grande et la petite robe ; il y a les magistrats-petits-maîtres ; il y a les Crispins qui se cotisent, et recueillent dans leur famille jusqu’à six chevaux pour allonger un équipage. […] cinquante ans plus tard, dans ce même palais de Versailles qui était la citadelle imprenable de cette royauté d’Asie, le peuple arrivait qui s’emparait du roi et de la reine de France, et qui les emportait eux, leur famille, et la couronne de tant de rois, pour tout briser sur un échafaud sanglant et sous la hache des bourreaux ! […] Autrefois était riche celui qui mangeait des entremets, qui faisait peindre alcôves et lambris, qui jouissait d’un palais à la ville et d’un palais à la campagne, et qui finissait par mettre un duc dans sa famille. […] Bertin l’aîné est mort entouré des sympathies, de la reconnaissance et des respects de cette grande famille d’esprits dont il avait été l’appui, l’exemple et le conseil. « Il ne faut pas pleurer sur moi, nous disait l’admirable vieillard, le jour même de sa mort, j’ai vécu heureux, je meurs content, et c’est sur vous que je pleure. » La durée en pleine action, en pleine intelligence, en plein exercice des facultés de l’âme et des puissances du cœur, est un signe, un présage, une promesse, une espérance d’immortalité !

114. (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XLIII. Du But Moral. Philosophie de Regnard comparée à celle de Moliere. » pp. 504-548

Dira-t-on que cette piece donne de mauvaises leçons, & que les enfants de famille y apprennent à commercer avec les usuriers ? […] La même foiblesse, poussée à l’excès, fait qu’on s’allie à des familles plus distinguées que la sienne. […] Moliere voit que de tout temps la disproportion des conditions a été une source intarrissable de discorde entre deux époux, sur-tout quand le mari s’est allié à une famille au-dessus de la sienne : il a voulu corriger les hommes de cette folie : voilà son but.

115. (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre IX. Beltrame » pp. 145-157

Nous insistons sur le caractère de ce personnage, parce qu’on en fait généralement un valet intrigant, de la même famille que Scapin, et que nous croyons que Riccoboni s’est trompé et a induit en erreur sur ce point ceux qui s’en sont rapportés à lui.

116. (1747) Notices des pièces de Molière (1666-1669) [Histoire du théâtre français, tome X] pp. -419

« Quoiqu’il fût très agréable en conversation, lorsque les gens lui plaisaient, il ne parlait guère en compagnie, à moins qu’il ne se trouvât avec des personnes pour qui il eût une estime particulière : cela faisait dire à ceux qui ne le connaissaient pas qu’il était rêveur et mélancolique : mais s’il parlait peu, il parlait juste ; et d’ailleurs il observait les manières et les mœurs de tout le monde, il trouvait le moyen ensuite d’en faire des applications admirables dans ses comédies, où l’on peut dire qu’il a joué tout le monde, puisqu’il s’y est joué le premier en plusieurs endroits, sur les affaires de sa famille, et qui regardait ce qui se passait dans son domestique. […] « [*]Molière se préparait à donner son George Dandin, mais un de ses amis lui fit entendre qu’il y avait dans le monde un Dandin, qui pourrait se reconnaître dans sa pièce, et qui était en état par sa famille, non seulement de la décrier, mais encore de le desservir dans le monde. […] Ces deux familles étaient établies sous les piliers des Halles. […] Molière avocat, mais ce fait m’avait absolument été contesté par des personnes que je devais supposer en savoir mieux la vérité que le public… Cependant sa famille m’a si fortement assuré du contraire que je me crois obligé de dire que Molière fit son droit avec un de ses camarades d’étude, que dans le temps qu’il se fit recevoir avocat, ce camarade se fit comédien, et que l’un et l’autre eurent du succès chacun dans sa profession, et qu’enfin, lorsqu’il prit fantaisie à Molière de quitter le barreau pour monter sur le théâtre, son camarade de comédien se fit avocat. […] [Note marginale] Son nom de famille était Mignot.

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