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20. (1746) Notices des pièces de Molière (1661-1665) [Histoire du théâtre français, tome IX] pp. -369

C’est une chose qui jusqu’à présent est sans exemple, et de tous ceux qui ont été attaqués comme moi, aucun, que je sache, n’a eu assez de faiblesse pour convenir d’arbitres avec ses censeurs : et s’ils ont laissé tout le monde dans la liberté publique d’en juger, ainsi que j’ai fait, ç’a été, sans s’obliger, non plus que moi, à en croire personne. […] « Cette pièce a produit des effets tout nouveaux ; tout le monde l’a trouvée méchante, et tout le monde y a couru. […] On va la voir en foule ; tout le monde l’admire, tout le monde en est surpris, et personne ne peut deviner l’artifice de cet instrument. […] Comme il sait que tout le monde est désabusé, il a appréhendé que l’on ne le jouât ; et c’est ce qui lui a fait mettre la main à la plume. » Robinet parle de cette lettre, et en même temps il fait l’éloge de son auteur. […] En même temps, au milieu de vingt jets d’eau naturels, s’ouvrit cette coquille que tout le monde a vue, et l’agréable naïade* qui parut dedans s’avança au bord du théâtre, et d’un air héroïque prononça les vers que M. 

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