À côté d’un homme ridiculement vain, se trouve à point nommé un homme ridiculement modeste ; à côté de celui qui voit tout en beau, celui qui voit tout en noir ; à côté de celui qui flatte tout le monde, celui qui n’épargne à personne des vérités désobligeantes, et ainsi du reste. […] Mais ce que j’aperçois mieux encore, c’est qu’un misérable hypocrite, impatronisé dans ce logis, y est détesté de tout le monde, hormis du maître de la maison, qui en est ridiculement infatué. […] Il nous répondit que c’est parce que nous le voyons alors par les yeux de l’imitateur qui sont meilleurs que les nôtres : car, ajouta-t-il, le talent de l’apercevoir par soi-même n’est pas donné à tout le monde. […] Voilà tout ce qu’il y a de vrai, et ce que tout le monde a reconnu, du vivant de Molière, comme depuis sa mort. […] Il est fait par un homme qui ne savait rien de la vie de Molière ; et il se trompe dans tout, ne sachant pas même les faits que tout le monde sait. »J.