Soit qu’on l’eût prévenu favorablement, soit qu’il y ait, comme on le dit, des hommes faits pour s’aimer sitôt qu’ils se rencontreront, il m’accueillit d’une maniere ouverte qui surprit tout le monde excepté moi ; & dès la seconde fois que je le vis, je crus pouvoir, sans être indiscret, lui parler de sa famille, & de ce qui venoit de s’y passer. […] Je m’y rendis, j’entrai dans le sallon par la fenêtre ; & d’Orval, qui avoit écarté tout le monde, me plaça dans un coin d’où, sans être vu, je vis & j’entendis ce qu’on va lire ». […] Clairville va au devant de Rosalie, se félicite de lui avoir donné de tendres alarmes par son combat, lui apprend que tout le monde sera bientôt content dans la maison, qu’il l’épousera, que d’Orval s’unira à Constance. […] Elle pleuroit, mais ses larmes n’étoient point de ces larmes désagréables qui défigurent un visage : elle avoit, à pleurer, une grace touchante, & sa douleur étoit la plus belle du monde : elle faisoit fondre tout le monde en larmes.