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107. (1892) Vie de J.-B. P. Molière : Histoire de son théâtre et de sa troupe pp. 2-405

Vous avez tiré cette infortunée d’un précipice où son mérite l’avait jetée, et vous avez remis sur le théâtre un des beaux personnages qu’il ait portés. […] Mais peut-être est-ce tirer de l’acte des états une conclusion qu’il ne comporte point. […] Il ne se corrigea de cette volubilité, si contraire à la belle articulation, que par des efforts continuels qui lui causèrent un hoquet qu’il a conserve jusqu’à la mort et dont il savait tirer parti en certaines occasions.  […] L’indifférence ne contribua pas seule à propager cette méprise : la haine et la vengeance essayèrent d’en tirer parti. […] C’est par cette secrète et intime souffrance qu’il entrait sans doute dans le personnage d’Arnolphe et qu’il exprimait, comme s’il les tirait de son propre cœur, ces angoisses divertissantes et ces larmes qui font rire.

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