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16. (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXII » pp. 355-377

Comment ne pas admirer la profondeur de raison et d’honnêteté qui caractérise le jugement de madame de Sévigné sur la situation de madame de Montespan, et sur les avantages qu’elle en peut retirer ! […] Rien n’est caché, rien n’est secret ; les promenades en triomphe : cet air déplairait encore plus à une femme qui serait un peu jalouse ; mais tout le monde est content. » La suite de cette lettre se rapporte à la situation de mesdames de Montespan et de Maintenon à l’égard l’une de l’autre. […] Je ne réponds ni du présent, ni de l’avenir, dans un tel pays ; mais du passé je vous en assure. » Elle revient ensuite à la situation de madame de Montespan au milieu de la cour. […] La dame d’honneur même n’a plus les mêmes empressements, et cela fait faire des réflexions morales et chrétiennes à ma petite amie (probablement madame de Vins, belle-sœur de M. de Pomponne). » Les amies de madame de Maintenon, persuadées de sa faveur, croyaient trop facilement qu’elle on était enivrée ; elle était au contraire très occupée de ce qu’elle voyait de triste dans sa situation. […] Madame de Montespan s’attriste, s’afflige ; madame de Maintenon reçoit avec une inquiétude mélancolique les témoignages de la satisfaction du roi, les amitiés équivoques de madame de Montespan, les empressements de la cour, ceux de ses amis, qui se méprennent à l’embarras que sa situation mêle à l’accueil qu’elle leur fait.

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