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102. (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE V. D’Ancourt imitateur, comparé à Moliere, la Fontaine, Saint-Yon, le Sage, Montfleury, &c. » pp. 133-184

Tous les deux se trouvent mal dès que Don Félix présente à sa fille Don Juan en qualité d’époux, ce qui devient très fade : & Don Juan part pour aller voir son pere mourant, sans épouser, ce qui diminue l’intérêt qu’il doit prendre à Léonor ; ce qui rendra vraisemblablement son faux ami moins criminel, & qui affoiblira désormais toutes les situations. […] Les alarmes de Dorante & de l’Olive, qui croient pendant quelque temps être trahis par leurs belles, rendent la scene très comique & la situation beaucoup plus piquante que dans le conte. […] Voilà précisément ce qui rend d’Ancourt moins excusable : son bout de scene est plaisant, il est bien encadré, dialogué très naturellement ; mais la scene de Moliere a toutes ces qualités, à quoi bon remanier une situation qu’un Auteur fameux a rendue d’une façon à ne laisser rien à desirer ?

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