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17. (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IX. » pp. 180-200

Polilla trouve un secret excellent pour que la Princesse ne fuie plus les deux Princes : il veut qu’on l’enferme dans une tour, qu’on la laisse quatre jours sans lui donner à manger, que le Prince de Béarn & Don Gaston passent ensuite devant elle, l’un avec six poulets & deux pains, l’autre avec un gigot ; loin de les fuir, elle courra après eux. Le pere sort, en espérant que les Princes trouveront des secrets plus efficaces, & brûle de se voir des successeurs. […] La Princesse sent un dépit secret ; elle projette de mortifier l’orgueil du Prince, en le rangeant au nombre de ses soupirants. […] C’est vous, Madame, qui m’avez enlevé cette qualité d’insensible que j’avois toujours affectée ; & tout ce que j’ai pu vous dire n’a été qu’une feinte qu’un mouvement secret m’a inspirée, & que je n’ai suivie qu’avec toutes les violences imaginables. […] Il lui fait entendre, avec beaucoup d’adresse & sous le sceau du secret, que son maître doit épouser Silvia.

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