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107. (1882) L’Arnolphe de Molière pp. 1-98

— Justement, repart un autre, un Parisien, qui semble assez honnête homme et il y fut médiocrement reçu. […] — Ajoutez qu’il est riche ; comment endurer qu’il loge rue Richelieu, qu’il ait des meubles précieux, des lustres, des miroirs, des cabinets, des tableaux et des tapisseries, et que, reçu dans les meilleures compagnies, tout comédien qu’il est, il tranche assez du grand seigneur pour rendre tous les dîners qu’il reçoit ?. […] Et c’est au milieu des rires qu’Arnolphe reçoit cette nasarde. […] (A l’Amour médecin, il recevra jusqu’à des pipes cassées.) […] Mais il y a à cela bien des explications : le milieu où tous deux vivaient ; le caractère vain et futile d’Armande, qui n’avait pas assez d’étoffe pour être bonne ; enfin ce point très grave que l’éducation que reçut Armande, bien qu’excellente, eut le malheur de lui être donnée par un futur mari, et non par une mère, comme le veut la nature des choses.

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