Laissez-le pourtant, qu’il se trouve un jour face à face avec celte royauté qui, seule, pouvait lui donner l’essor, qu’il se sente échauffé par les rayons de ce soleil, que le sourire du roi lui promette appui, et avant trois ans vous l’aurez vu a (teindre le dernier degré d’audace que l’imagination puisse concevoir en un temps comme le sien : il aura fait le Tartuffe. […] Enfin le bon gouverneur l’emporte et le prince lui promet de se montrer. […] Celte récompense, que Dieu prépare à ses élus, est une récompense sûre : Ecce, la voilà : c’est un Dieu qui vous la promet ; et si vous la voulez de bonne foi, elle est à vous : Ecce merces vestra. […] Parce qu’en travaillant pour le monde, vous avez semé dans une terre ingrate, dont vous n’avez dû vous promettre et qui n’a pu vous rapporter que très peu de fruits. […] Ce texte semble engager l’orateur à parler contre ces « âmes artificieuses », qui couvrent des apparences de la dévotion, tantôt une doctrine corrompue, tantôt une conduite criminelle ; mais Dieu lui inspire un autre dessein, dont il se promet plus de fruit pour la réformation des mœurs.