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143. (1848) De l’influence des mœurs sur la comédie pp. 1-221

Pasquin ajoute, pour le persuader : Oui, monsieur, savez-vous qu’à présent on le nomme Le petit Harpagon ? […] L’intrigue pourrait mériter le même reproche ; elle est un peu forcée, et lord Pembrock, épouseur sérieux, qui fait suivre le don de sa main d’une fortune immense, pousse bien loin la crédulité, quand, sur la simple affirmation de mademoiselle Estelle , il n’hésite pas à voir en elle une femme titrée, une baronne, et quand, plus tard, la rencontrant dans un foyer d’acteurs, cette maîtresse intrigante, pour y justifier sa présence, lui persuade qu’elle est l’auteur de la pièce nouvelle qu’on répète en ce moment. […] Enfin Elmire, malgré son brusque changement de conduite envers Tartuffe, malgré les justes soupçons que celui-ci en conçoit et les objections embarrassantes qu’il lui fait à cet égard, Elmire, en rappelant avec adresse la manière dont elle a d’abord écouté l’aveu de son amour et les circonstances qui l’ont suivi, finit par le persuader complètement, et semble, par cet heureux triomphe, recevoir la récompense de sa modération. […] C’est à Elmire, en effet, qu’il veut persuader, par ces paroles, que ce qu’il vient de dire est bien la vérité.

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