/ 178
142. (1885) Études sur la vie et les œuvres de Molière pp. -461

Elle en est si bien persuadée elle-même, que l’on voit bien qu’elle prend autant de divers tons qu’elle a de rôles différents. » Molière fit, à ses dépens, une étude complète de tous les tons divers de cette sirène, et ses comédies reçurent la confidence de ses épreuves. […] Si je n’ai pas trouvé d’assez fortes raisons pour affranchir votre tendresse des sévères leçons de la philosophie et pour vous obliger à pleurer sans contrainte ; il en faut accuser le peu d’éloquence d’un homme qui ne saurait persuader ce qu’il sait si bien faire. » En 1664, lorsqu’il parlait ainsi de la consolation par les larmes, l’occasion d’en répandre était déjà venue pour lui. […] J’étais persuadé qu’il y avait fort peu de femmes qui méritassent un attachement sincère ; que l’intérêt, l’ambition, la vanité, font les nœuds de toutes leurs intrigues. […] Il ne se hâte pas de l’épouser ; il l’amuse de promesses, et cependant, lorsque le temps de marier Armande est arrivé, il lui persuade, quoiqu’elle lui résiste, de la donner pour femme au comédien Molière, ce qui, bien considéré, donnait à croire que lui-même n’épouserait jamais la mère d’une fille ainsi mariée. […] …...Je suis averti entendez-vous dire à Ergaste, Qu’il a mis ordre à tout et qu’il se persuade D’entrer, chez Trufaldin, par une mascarade.

/ 178