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21. (1848) De l’influence des mœurs sur la comédie pp. 1-221

Il excellait aussi à peindre la nature rusée des paysans, qui, sous une apparente bonhomie, cachent souvent la plus insigne malice. […] Il ne se borne pas à peindre nos vices et nos travers, il peint l’humanité tout entière, c’est-à-dire les individus bons et raisonnables, aussi bien que les méchants et les ridicules. […] Il n’a peint aussi qu’une classe de la société, celle des petits bourgeois ; et son théâtre, comme celui de Dancourt, a de la monotonie. […] Sa pièce peint avec vérité, mais non pas sans quelque exagération, des travers qui ne sont que trop réels chez les comédiens. […] Or, comme la perfection (s’il est permis d’appliquer ce mot à l’hypocrisie) est chose rare en tout, même dans le vice, on pourrait dire de La Bruyère qu’il a peint l’exception de l’espèce, et que Molière en a peint la généralité.

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