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81. (1821) Notices des œuvres de Molière (VI) : Le Tartuffe ; Amphitryon pp. 191-366

Un curé de Paris publia contre Molière un livre où sa comédie était qualifiée de diabolique, et lui-même appelé un démon vêtu de chair , digne de passer des bûchers de la justice humaine dans les brasiers de la vengeance divine. […] C’était un effet inévitable de sa position ; et son équité naturelle ne pouvait manquer d’en être altérée au point de lui faire voir, dans tout homme religieux qu’un pour zèle poussait à censurer ses écrits, un hypocrite qui n’obéissait, en les dénonçant, qu’aux plus vils motifs de l’intérêt humain. […] Et pourquoi ces deux vices, éternels ennemis de toute prudence humaine, ne l’aveugleraient-ils pas lui-même, ne le précipiteraient-ils pas malgré lui vers sa ruine ?

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