Si ce genre triomphe, tout est perdu ; nous allons devenir l’opprobre des humains ! […] Les deux enfants — ils le sont par la confiance et la pureté de cœur — se font de touchants adieux, qu’Arnolphe abrège en tirant Agnès par la manche… Horace s’en va ; et la grande scène, que Molière a si bien su faire attendre, commence enfin, admirable de vérité humaine et de force comique. […] Et cette langue est bien l’expression de sa pensée, large, vaillante et généreuse, et humaine jusqu’à la prodigalité. […] Il est égoïste et cynique, il n’a que mépris pour la nature humaine, et surtout pour cette pâte féminine, qu’il s’imagine pétrir à son gré, et à son usage. […] Molière dans les Femmes savantes, est contre Philaminte et surtout contre Armande ; parce que, par le pédantisme, la rude Philaminte enlève à la femme la grâce, Plus belle encor que la beauté ; parce que, par le mysticisme, Armande sacrifie la nature ; — parce que toutes deux, par suite, portent atteinte à la société humaine.