Le génie observateur de ce poète a saisi de toutes parts, et à bon droit, les traits qui pouvaient servir à former, le tableau complet de la vie humaine. […] … il commencera par chasser le cerf, par lire Montaigne ou Sénèque, et persévérera bien longtemps dans ses malédictions contre le genre humain. […] Ce n’est plus la peinture générale des vices et des défauts de l’espèce humaine, c’est le tableau des abus et des torts de la société, et de la société française flagellée dans la personne du noble comte Almaviva. […] Molière, dans cette pièce, a creusé jusqu’au fond les faiblesses du cœur humain. […] Les amours de Clitandre et d’Henriette respirent une douce poésie de l’âme : ces natures si franches, si fidèles, si sûres d’elles-mêmes, relèvent l’espèce humaine à nos yeux.