Une injustice cesse-t-elle de l’être parce qu’elle me frappe ? […] Mais je puis être un homme assez haut placé dans le degré de l’humanité, si je suis sensible aux injustices dont je suis l’objet, à la condition de l’être aussi aux autres, et si je suis également affecté des injustices qui frappent les autres et de celles qui m’atteignent. […] La première chose qui frappe tous les yeux en lisant le Philinte de Fabre d’Eglantine, c’est combien son Alceste et son Philinte sont différents de ceux de Molière, et cela est bien naturel, puisque c’est l’Alceste et le Philinte de Rousseau que « développe », comme dirait un photographe, Fabre d’Eglantine. […] Dès longtemps la justice a frappé le coupable. […] Il est moyen de caractère et de conscience, comme il est au plus haut faîte comme génie littéraire ; et, comme un homme moyen, du reste très fin et très perspicace, le burlesque des hommes le frappe plus que leur turpitude et en vérité l’offense plus parce que son esprit est plus délicat que sa conscience.