Boileau regrettait qu’on eût laissé perdre la petite farce du Docteur amoureux, parce que, disait-il, il y a toujours quelque chose de saillant et d’instructif dans les moindres ouvrages de Molière. […] Ces deux farces, publiées en 1819 par Désoer, ne furent tirées qu’à petit nombre, et sont en quelque sorte encore inédites. […] ajoutait M. le duc de… ; le pauvre homme extravague ; il est épuisé : si quelque autre auteur ne prend le théâtre, il va tomber ; cet homme-là donne dans la farce italienne. » Il se passa cinq jours avant que l’on représentât cette pièce pour la seconde fois : et pendant ces cinq jours, Molière, tout mortifié, se tint caché dans sa chambre ; il appréhendait le mauvais compliment du courtisan prévenu ; il envoyait seulement Baron à la découverte, qui lui rapportait toujours de mauvaises nouvelles. […] Le peuple ne cherchait que la farce, et négligeait ce qui était au-dessus de sa portée. […] Outre ces deux farces, Molière avait encore composé en province le Maître d’école, le Médecin volant, et la Jalousie du Barbouillé.