Les titres de quelques-unes des farces que Molière composa en voyageant dans la France ont été soigneusement conservés. […] On a quelquefois accusé Molière d’avoir sacrifié au goût de son siècle en composant ce que les gens sévères nomment des farces ; et, à ce propos, on ne manque jamais de citer ces deux vers de Boileau : Dans le sac ridicule où Scapin s’enveloppe, Je ne reconnais plus l’auteur du Misanthrope. Ces farces, outre un excellent comique, offrent de perpétuelles leçons de morale et de philosophie. […] La perle des enfarinés, Jodelet, y parla du nez, Et fit grandement rire, parce Qu’il est excellent pour la farce ; Et pour le docteur Gratian, Estimé de maint courtisan, Avec son jargon pédantesque, Y parut tout-à-fait grotesque ; Enfin y réussirent tous En leurs personnages de fous ; Mais, par ma foi, pour la folie, Ces gens de France et d’Italie, Au rapport de plusieurs témoins, Valent mieux séparés que joints.