Elle eut le plus grand succès ; les jaloux ne la trouvèrent pas digne de leur colère ; ce n’est qu’une farce, disaient-ils ; eh ! messieurs, ne fait pas une farce qui veut : elles ont leurs agréments, leurs difficultés, leurs moralités. […] Les farces qu’enfante une imagination sale et déréglée sont mauvaises, celles où l’auteur, armé du fouet du ridicule, poursuit les travers, le vice, et force à rire les hommes qu’il fustige, sont bonnes. […] Le genre. — Farce de caractère, disent quelques commentateurs ; nous serons plus justes, et, de notre plein pouvoir, nous supprimerons la première épithète. […] Les scènes. — En parlant du Malade imaginaire, Voltaire dit : « C’est une de ces farces de Molière, dans laquelle on trouve beaucoup de scènes dignes de la haute comédie. » N’aurait-il pas mieux fait de dire : Le Malade imaginaire est une de ces pièces où, parmi des scènes dignes de la haute comédie, on en trouve qui se rapprochent de la farce ?