En ce moment il n’est plus seul ; il lui semble qu’il a retrouvé une famille ; il est courageux et fort, il n’a jamais été si éloquent, il n’a jamais prodigué davantage l’ironie et le sarcasme ; il pèse les grandeurs humaines dans sa main fébrile, il sème aux vents toute cette poussière mortelle comme une mauvaise ivraie ; il fait rire même le fossoyeur ; il est impitoyable pour tous ces morts, il n’a un peu de pitié que pour ce pauvre Yorick, ce garçon d’une gaieté infinie et d’une imagination charmante ; hélas !