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168. (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre V. Comment finissent les comédiennes » pp. 216-393

Cette foire Saint-Laurent était pour Paris une grande fête toute remplie de licences et de gaîtés de tout genre ; c’était comme un long carnaval où se rendaient la ville et la cour, pour vivre pêle-mêle, non pas sous le masque, mais cette fois à visage découvert. […] Auriez-vous rencontré en votre chemin un roi assez hardi pour porter sa couronne en plein jour ; et si ce roi existe, a-t-il donc été assez insolent pour ne pas se découvrir pendant que vous passiez, et pour vous rendre, sa couronne à deux mains, le salut de votre casquette de loutre ? […] Un jour, on découvrit que ce gai Monrose, ce vif entraîneur du parterre en belle humeur, habile à provoquer, à corriger les ruses, les tours et les détours de la jeunesse passagère, était tombé dans une mélancolie abominable. […] Les papillons noirs voltigent autour de ces yeux hardis qui découvraient si bien, dans l’ombre, la robe blanche de Rosine ou la cornette égrillarde de Marton. […] À cet instant périlleux, comme nous l’avions prévu et comme M. de Moncade devait le prévoir, l’affaire des diamants et de la montre vient à se découvrir.

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