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157. (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XI. M. SAURIN. » pp. 333-353

Je ne vous en fais pas, moi ; & je crois cependant que, de nous deux, celui qui a le plus de droit de se fâcher, ce n’est pas vous, Mons Dumont. […] Stukéli avoit promis de l’argent à Béverley, il vient lui dire qu’il n’en trouve point, qu’il s’est ruiné pour lui, & lui propose de faire ressource avec les diamants de sa femme : Béverley frémit à cette proposition, mais s’y détermine, pour ne pas laisser dans l’infortune un ami qu’il croit avoir entraîné dans son malheur. […] Stukéli veut faire croire à Madame Béverley que son époux a pris ses diamants pour les donner à une rivale méprisable : elle lui dit qu’elle n’en croit rien, le menace de faire part à Béverley de son imposture, & réfléchit ensuite qu’un sang aussi vil souilleroit les mains de son époux. […] Le Héros Anglois auroit encore dû, je crois, ne s’empoisonner qu’après avoir été accusé de l’assassinat. […] Nous avons déja dit, je crois, que les Anglois finissent tous leurs actes, quoiqu’en prose, avec quelques vers sententieux : en voilà la preuve.

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