C’est la meilleure de celles qu’a aimées Molière ; c’est le refuge de ses péchés et de ses peines ; si douce et si paisible, qu’à son âge, elle joue Agnès au naturel et qu’à soixante ans, quand elle voudra cesser de le jouer, le public refusera d’y entendre la du Croisy et ira lui-même, à grands cris, chercher la de Brie pour lui rendre la vraie Agnès. […] Tu le seras toujours, va, je te le proteste, Sans cesse, nuit et jour, je te caresserai, Je te bouchonnerai, baiserai, mangerai ; Tout comme tu voudras tu pourras te conduire ; Je ne m’explique point, et cela, c’est tout dire. […] — Le danger, sans doute, est moins grand lorsque l’ignorante a sa mère : mais il ne cesse pas d’exister : il devrait être prévenu.