J’aurais pris la liberté de dire à Molière lui-même, ces quatre derniers vers sont bien persuasifs dans la bouche d’un fourbe qui veut faire accepter ses bons offices par un jeune étourdi ; les deux, qui les précèdent, plus immoraux et sans finesse, remplissent-ils aussi bien le but de Mascarille ? […] Le but. — Celui de se venger, va-t-on s’écrier ; que répondre ? […] Le dialogue. — Coupé lorsqu’il le faut, non interrompu quand la situation ou le caractère des interlocuteurs l’exige, mais toujours rapide et toujours marchant au but. […] Le but moral. — Je vois bien celui que s’est proposé l’auteur, en faisant couvrir de mépris une coquette, en persiflant une prude, en tournant en ridicule un bel esprit de cour ; mais, que nous apprend Alceste ? […] Le but moral. — Point de pièce où Molière se soit montré plus philosophe, où il ait donné des leçons aussi utiles à l’humanité, où il ait travaillé avec plus de zèle à guérir les hommes d’une maladie aussi universelle que dangereuse.