Molière surtout plaisait par sa dignité, par son bon sens. […] Leurs minauderies, leur jargon inintelligible, le pathos des pédants, furent à jamais couverts de ridicule ; au galimatias des ruelles, il opposait cette prose vraie et de bon sens que lui seul a eue. […] Il avait senti qu’il ne suffisait pas d’avoir en soi le sentiment du vrai, qu’il fallait encore le savoir communiquer aux hommes de toutes les classes; qu’il fallait, lorsqu’on est dans le bon sens quant au fond, rester aussi dans le bon sens quant à la forme. […] Le malheur n’ébranla point son bon sens. […] Qui, plus que lui, a vulgarisé le bon sens et fortifié le sentiment du vrai dans le peuple ?