La scène est un peu longue, je l’avoue : mais il faut avouer aussi qu’elle est d’une finesse comique presque moliéresque. […] » Il faut avouer cependant que Molière a été attaqué parfois par des écrivains allemands : Auguste-Guillaume de Schlegel (1767-1845), l’ami intime de Mme de Staël, juge très dédaigneusement Molière dans son livre Ueber dramatische Kunst und literatur (De l’art et de la littérature dramatiques) ; Henri Laube, l’un des plus fêtés dramaturges allemands contemporains, a émis l’avis que Molière devrait rester banni de la scène d’aujourd’hui. […] Les comédies de Molière — je l’avoue franchement — se lisent plus qu’elles ne se jouent en Allemagne, ce qui ne veut pas du tout dire qu’on les joue rarement.