Il avoue goûter peu, ou plutôt ne pas aimer (tout en convenant qu’elles sont admirablement peintes, et du plus vivant coloris) les femmes de Molière4. […] Il avoue n’avoir qu’une admiration froide pour une femme aussi forte ; il avoue même n’avoir qu’une foi limitée dans l’impeccabilité d’une personne capable de se tirer d’une aussi scabreuse situation avec un aussi étonnant sang-froid et une aussi diabolique adresse, et qui ne se gêne pas de témoigner le plus profond, le plus parfait mépris au sot mari qu’elle éclaire à tout risque et qu’elle venge ! […] Mais si Molière procède ainsi pour des souffrances morales que d’ordinaire on n’aime guère à avouer en public, que fera-t-il donc pour des souffrances d’esprit plus faciles à avouer et surtout pour des infirmités physiques où l’honneur propre n’est pas engagé ? […] CÉSAR Avoue du moins que c’était pour une tête dure un mystère difficile à entendre que ta filiation avec Jupiter. […] Passé l’âge de la première candeur aucune femme n’a aimé jusqu’à avouer tout d’elle-même.