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131. (1863) Histoire de la vie et des ouvrages de Molière pp. -252

Comme j’avais l’argent des menus plaisirs du prince, il me donna ce soin. […] Ce mauvais procédé me touchant de dépit, je résolus de les faire monter sur le théâtre à Pézenas, et de leur donner mille écus de mon argent plutôt que de leur manquer de parole. […] S’il en était autrement, le succès d’argent de la troupe de Molière, considérable déjà dans notre hypothèse, eût dépassé toute vraisemblance. […] Ayant appris que Boileau se trouvait gêné, il s’empressa de lui porter tout l’argent qu’il put réaliser, et le lui offrit avec cette bonne grâce qui double le prix du bienfait. […] La pièce fit peu d’argent ; néanmoins la troupe du Palais-Royal la joua quinze fois consécutives et la comprit dans des spectacles qu’elle alla donner au château de Fontainebleau du 21 juillet au 13 août, à Villers-Cotterêts pour le frère du Roi en septembre, et au château de Versailles du 13 au 25 octobre.

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