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102. (1873) Molière, sa vie et ses œuvres pp. 1-196

Le Boulanger de Chalussay, dans son odieux pamphlet d’Élomire hypocondre, — dont nous reparlerons plus tard, — prétend qu’à cette date Molière, étudiant, émancipé, ayant quitté là Cujas et lui faisant la nique, se trouvait peu pourvu d’argent. L’argent de nos goussets ne blessa point nos poches. […] Nous savons aussi que Molière prêta 12 000 livres à Lulli, manquant d’argent pour bâtir sa maison de la butte Saint-Roch. […] Ce misérable Kotzebue, par exemple, qui écrivit Misanthropie et repentir, était un chantre de l’humanité heureuse, parfaite, morale ; il se disait plein de mansuétude pour toute chose, et au fond, on sait trop ce qu’il aimait : l’argent et l’intrigue. […] Il fallait ménager un peuple qui apportait l’argent nécessaire pour l’entretien de tant de personnes, et qui fournissait abondamment aux grands frais des représentations.

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