La Grange, son camarade, avait constaté ce séjour de la troupe dans la patrie de Corneille durant tout l’été de 1658. […] Les succès de Corneille n’avaient fait d’ailleurs que développeur ce goût parmi la jeune population rouennaise. La célèbre foire normande peut donc s’attribuer la gloire d’avoir eu les débuts de Poquelin et de ses amis : Corneille avait alors trente-sept ans, il venait de faire jouer Le Menteur, la plus belle comédie du siècle (avant Molière). […] Corneille l’aîné, et son jeune frère Thomas, qui avait dix-huit ans à peine, avaient l’un et l’autre la passion du théâtre. […] Corneille ?