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80. (1910) Rousseau contre Molière

La grande âme de Corneille s’est déclarée par elle et s’est exprimée par elle tout entière. […] Sur cela, un patriote va-t-il reprocher à Corneille d’être un sans-patrie, ou tout au moins d’avoir livré au mépris public l’idée de patrie dans les Horaces ? […] — Autant en pourrait-on dire de Corneille, Racine, Boileau et La Fontaine. […] Il fait exactement le contraire de ce que fait Corneille souvent et de ce que fait quelquefois Racine. […] Il est probable que Corneille a, lui aussi, dans ses plus grands ouvrages, subordonné les situations aux caractères, et l’on ne songe sans doute point à dire que sa philosophie soit naturaliste.

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