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78. (1886) Molière : nouvelles controverses sur sa vie et sa famille pp. -131

Il donnera le premier rang à Corneille s’il met au-dessus de tous les autres mérites la mâle fierté du langage, l’héroïsme, la grandeur et le sublime, même quand il est un peu voisin de l’emphase ; à Racine s’il préfère l’élégance, la passion touchante, la délicatesse un peu raffinée, la molle langueur des sentiments exprimés dans la langue la plus parfaite. […] Il fit plus pour le seul Lulli que pour Corneille, Racine et Molière. […] Dans le catalogue de la bibliothèque dramatique de M. de Soleinne, rédigé en 1843 par Paul Lacroix, figure, sous le n° 1,147, un exemplaire d tragédie de Corneille, imprimée à Rouen en l’année 1651. […] Pourquoi, d’ailleurs, ne profiterait-on pas de cette occasion pour rendre à Molière le même hommage qu’on a rendu, en 1884, au grand Corneille ? […] Pourquoi la ville de Paris, qui professe un culte si ardent pour Molière, ne ferait-elle pas pour lui ce que Rouen a fait naguère pour Corneille ?

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