Ni Corneille, ni Racine ne se sont mis en scène ; Molière n’y a pas songé davantage. […] Il eut l’outrecuidance de consoler Corneille de l’insuccès de Suréna, en lui représentant que lui-même, M. de Montausier, qui avait fait autrefois d’assez bons vers, ne rimait plus maintenant rien qui vaille, et qu’il fallait laisser cela aux jeunes gens. […] Henri IV troquant Paris contre Jeanneton, et Jean ou Jeannot préférant sa mie, ô gué, il faut être Alceste pour proposer cela comme modèle au siècle de Racine et de Corneille, et voir là le langage de la passion toute pure. […] Non sans doute, pas plus que Corneille qui, à peu de chose près, l’avait mise bien des années auparavant dans la bouche du père du Menteur. C’étaient là des axiomes classiques et qui n’empêchaient pas Corneille d’accepter des lettres de noblesse, ni Jean-Baptiste Poquelin de s’appeler de Molière.