De l’Etat, de la Fortune, de l’Age, du Rang, du Nom des Personnages. […] Sur les tiennes, A mon âge, crois-tu que je forme les miennes ? […] Parcequ’ils sont tous deux dans cet âge brillant fait pour la tendresse ; que l’amour est chez eux un penchant bien intéressant, qu’on peut ériger en vertu ; & que les années d’Arnolphe l’ont rendu, chez lui, une foiblesse impardonnable. […] Par conséquent Marivaux, disent-ils, a le plus grand tort du monde de donner à son Marquis trente-cinq ans, puisque c’est précisément l’âge auquel un homme peut se flatter de plaire à une femme raisonnable & déja formée, comme l’est la Comtesse ; puisque c’est l’âge encore où un homme connoît assez le monde pour savoir que les femmes ne s’offensent jamais d’un tendre aveu, surtout quand il est question de mariage. […] On répondra à cela qu’il n’y avoit qu’à changer aussi l’âge de la Comtesse : je soutiens que Marivaux 9 lui a donné précisément l’âge qu’elle doit avoir.