/ 226
1 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VI. Des Pieces à scenes détachées, dans lesquelles une Divinité préside. » pp. 61-74
t la nouveauté des pieces qu’elles critiquent. Seconde Classe. LA VÉRITÉ FABULISTE, Comédie en un acte, jouée le 27 Décemb
embre 1731, par M. de Launay. La scene est dans un bois consacré à la Vérité . La Vérité dit à Mercure qu’elle ne veut plus
M. de Launay. La scene est dans un bois consacré à la Vérité. La Vérité dit à Mercure qu’elle ne veut plus rester dans ce
rver la difficulté, & peut-être l’inutilité de cette démarche. La Vérité lui répond qu’elle ne se présentera pas aux humai
ir leurs erreurs. Elle prétend que de cette maniere on peut offrir la vérité aux Monarques même les plus absolus, ce qu’elle p
le trait, & le mit à profit. Mercure se rend aux raisons de la Vérité , & lui promet d’aller apprendre aux Mortels q
euse, un fastueux, un faux politique viennent tour à tour parler à la Vérité , qui leur donne des conseils excellents : nous no
n amant, & qui craint cependant de le perdre. A l’Ambitieux. La Vérité le compare à un oiseau qui après avoir passé des
les sont nécessairement plus froides, plus monotones. La justesse, la vérité , la morale, la philosophie ne sont pas incompatib
essort de la frivolité, se réduit à sept à huit vers, excellents à la vérité , mais ridicules dans la bouche du Chevalier avec
2 (1706) Lettre critique sur le livre intitulé La vie de M. de Molière pp. 3-44
ant. Mais entrons dans le détail de celui-ci. L’Auteur nous promet la vérité des faits, et il veut nous faire croire qu’elle l
pu se passer de rapporter cette extravagance ; mais il nous a promis vérité  ; il faut lui pardonner cette étourderie. À la vi
veux croire aussi qu’ils sont échappés à l’Auteur ; et à l’insu de la vérité , qui a oublié de le guider en cet endroit. Les Au
pour couvrir le mauvais de la Vie de Molière ; mais comme il aime la vérité , il nous fait pourtant entendre partout, mais sur
sait en Comédienne peu scrupuleuse sur le chapitre de la vertu. Cette vérité n’était point trop bonne à dire si clairement, su
onne qu’un homme de bon sens nous la donne bien sérieusement pour une vérité . Je conviens que si la chose est vraie, Molière y
ertir quand il a voulu aller à la Comédie. Il a épargné tant d’autres vérités à des personnes qui ne les valent pas, tout Coméd
’en pourrait douter, qu’importe à la postérité d’avoir cette ridicule vérité dans la vie d’un homme dont elle ne cherchera jam
a femme ? Rien autre chose que ce que l’Auteur nous en a débité, à la vérité avec beaucoup plus de politesse et de précaution.
e qu’il eût inventé de bonnes choses pour me dédommager de ses plates vérités . Il nous fait un long narré de la mort de Molière
qui devait tout dire ou se taire. Il a manqué à ce qu’il devait à la vérité , comme Historien, dès qu’il a supprimé des faits
3 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Conclusion » pp. 355-370
ératures, et se borne à noter leurs caractères spéciaux. Il y a, à la vérité , un signe où elle reconnaît les grands hommes, et
me elle est instructive, amusante ! et comme elle confirme bien cette vérité démontrée depuis longtemps par Aristote aux plato
entend prononcer tous les jours. L’école historique a découvert deux vérités , qui, bien qu’elles aient vaincu, ont encore à co
re et n’ont pas achevé de transformer la critique. La première de ces vérités , c’est qu’il n’y a point de canon unique de la be
ittérature puisse imposer son système à toutes les autres. La seconde vérité , c’est que les défauts essentiels sont les condit
Chacun a les défauts de ses qualités. N’ayons garde de mépriser cette vérité sous prétexte qu’elle n’est pas neuve. Toutes les
priser cette vérité sous prétexte qu’elle n’est pas neuve. Toutes les vérités sont vieilles ; mais apercevoir la portée nouvell
ités sont vieilles ; mais apercevoir la portée nouvelle d’une vieille vérité , c’est vraiment découvrir. Et quel bien précieux
4 (1769) Éloge de Molière pp. 1-35
pas peu contribué à former Corneille lui-même. On n’avait point à la vérité senti encore l’influence du génie de Descartes, e
esque tous l’éloge que M. Diafoirus donne à son fils de combattre les vérités les plus démontrées. Le mélange ridicule de l’anc
rai Sage, Philosophe pratique, immortel pour avoir soupçonné quelques vérités prouvées depuis par Newton. Cet ordre de connaiss
leur Théâtre. On ne voit point qu’une grande idée philosophique, une vérité morale utile à la société, ait présidé à l’ordonn
ure et renverser les vrais rapports des choses ? Il est l’homme de la vérité . S’il a peint des mœurs vicieuses, c’est qu’elles
l eût édifié davantage en associant un tyran et une victime ; mais la vérité , mais la force de la leçon que le Poète veut donn
n’emporte avec lui qu’un certain nombre de sentiments à produire, de vérités à développer, et Molière ne peut donner toutes le
situation forte de ses personnages, devient pour les spectateurs une vérité de sentiment. Veut-il proscrire le vice ? Il a da
re la nature avec plus d’énergie ! Cette mesure précise qui réunit la vérité de la peinture et l’exagération théâtrale, Molièr
est-ce le Comique Bourgeois qui produit le plus de ces mots que leur vérité fait passer de bouche en bouche. On sait, par exe
ère pour but que leur intérêt dans les conseils qu’ils donnent. Cette vérité , exprimée noblement, eût pu ne pas laisser de tra
encore, qui, substituant à l’imitation éclairée de la nature, à cette vérité toujours intéressante, seul but de tous les beaux
ressante, seul but de tous les beaux-Arts, une imitation puérile, une vérité minutieuse, fait de la Scène un miroir où se répè
5 (1884) La Science du cœur humain, ou la Psychologie des sentiments et des passions, d’après les oeuvres de Molière pp. 5-136
dicieux et les plus profonds de nos savants, car il a exposé avec une vérité merveilleuse la plus difficile de toutes les scie
ensées et dirigent les actes des personnes que l’on observe. C’est la vérité des tableaux qui fait le principal mérite de ces
aisonnables, comme étant l’expression du bien, de la justice et de la vérité . Il est donc aveuglé à leur égard. C’est cet aveu
ujours sous l’influence des passions, il se fût parfois éloigné de la vérité , ce qui est arrivé aux vrais poètes. Guidé sans c
énie scientifique, son imagination lui a servi seulement à donner aux vérités psychologiques qui débordaient de sa plume la for
ire comprendre que cette sentence ost loin de représenter toujours la vérité , qu’il la fait couper brusquement par un interloc
m’en faut que deux… » sans dire de quoi. Ce trait est admirable de vérité . Ou bien il semble à ce passionné que tout le mon
un trait d’esprit qui est encore davantage un trait de bon sens et de vérité  : « Puisqu’à moins d’un arrêt je ne puis m’en dé
s sont tellement persuadés que leurs idées représentent la raison, la vérité , ce qui est le caractère psychologique de la foli
, il est difficile de parvenir à se l’attacher. Molière exprime cette vérité par la réponse que fait Agnès aux sollicitations
s paroles amoureuses, M. de Laprade ajoute : «  Tout cela est dans la vérité , dans la nature, et peint de main de maître ; mai
ne soit ridicule en certaines choses et honnête en d’autres. » Cette vérité est tellement conforme aux faits, que son énoncia
atisfait de lui-même, emportant la conviction d’avoir seul défendu la vérité , et accusant le parti adverse de mauvaise foi par
e produite par l’aveuglement de l’esprit par les passions. Toutes ces vérités psychologiques sont exposées avec beaucoup d’art
l lui est impossible de vivre. Ce caractère est malheureusement d’une vérité accomplie: c’est celui de tous les grands crimine
t l’attention du lecteur, car elles expriment le plus souvent quelque vérité psychologique : « Mon Dieu (dit la paysanne Char
s qui n’existaient pas même en germe, et nous allons voir avec quelle vérité Molière a su exprimer cet excès d’insensibilité.
rd n’être qu’une plaisanterie, est malheureusement l’expression d’une vérité . Dans cette circonstance comme dans tant d’autres
ie et qui est devenue prude sous l’influence des années, dépeint avec vérité les défauts de Célimène ; mais elle ne voit point
ers de son interlocutrice. En se disant chacune avec aigreur de dures vérités , loin d’y être sensibles et d’en tirer profit, el
pplique, et que c’est uniquement à Arsinoé. Si elle reconnaissait les vérités que celle-ci lui a dites, elle ne montrerait pas
qu’il expose leur caractère réel. On ne saurait peindre avec plus de vérité l’amour tel qu’il est dans l’humanité et les idée
e La Rochefoucauld ne sont que trop souvent l’expression exacte de la vérité . Si l’humanité est ainsi faite, il faut bien l’ac
ites de ses tableaux, on pourra juger si ce que j’avance n’est pas la vérité . Une autre question se présente également ici. Mo
ntation du jeu naturel des passions, cette représentation a été d’une vérité si exacte qu’elle s’est trouvée être un grand ens
elligence et notre instruction. Molière avait tellement compris cette vérité , qu’il l’a fait nettement exprimer par Valère dan
is aveuglée à l’égard de ce personnage, elle n’est point ramenée à la vérité par les considérations sensées qu’on lui a présen
rien à l’affaire. » Et, plus loin, elle qualifie de contes bleus les vérités qui se disent sur les agissements de son protégé.
e entend que ses extravagances, qu’elle croit être l’expression de la vérité , sont qualifiées de chimères. Revenons maintenant
vouloir outrer et pousser trop avant. » Que d’applications de cette vérité ne pourrait-on pas faire de nos jours en voyant l
gle en ce moment. Molière, que l’on trouve toujours d’accord avec les vérités psychologiques, a nettement précisé que l’honneur
à ses personnages de petits discours pleins de sentences qui, par les vérités qu’elles renferment, seraient parfaitement placée
tempéraments ennemis de toute résistance, des naturels rétifs que la vérité fait cabrer, qui toujours se raidissent contre le
mauvais résultats que l’on obtient en disant aux passionnés de dures vérités , en heurtant de front leurs défauts et leurs vice
ns cesse. La scène v de l’acte II montre encore Harpagon prenant pour vérités toutes les extravagances par lesquelles des perso
e de son amour et me mena voir cette fille, que je trouvai belle à la vérité , mais non pas tant qu’il voulait que je la trouva
ve en s’écriant : « O ciel ! je suis perdu. » Cette scène est d’une vérité parfaite, elle signale admirablement les impossib
te chez Belise à rectifier ses erreurs passionnées, à la ramener à la vérité , à la raison, parce que rien n’a autant de puissa
ignorance et de haïr surtout l’esprit et la science. Clitandre. Cette vérité veut quelque adoucissement. Je m’explique, Madame
assionné, il devait alors, comme tout homme en colère, outrepasser la vérité dans ses récriminations, dire même des sottises,
te, représente cependant, abstraction faite de cette exagération, une vérité sur le caractère de la femme. Les mérites intelle
, que les plus burlesques paroles de Molière représentent de savantes vérités . CONCLUSION Arrivé au terme de ma tâche, je
ceux qui lui étaient personnels. C’est ainsi qu’il a dépeint avec une vérité aussi remarquable l’Avare, Tartuffe et Don Juan,
la raison, il croit bien penser, bien juger, être dans la voie de la vérité , du bien et de la justice, alors qu’il déraisonne
6 (1850) Histoire de la littérature française. Tome IV, livre III, chapitre IX pp. 76-132
leur laissaient la verve d’un Lope de Vega, et tout ce qui échappe de vérités à un génie heureux, malgré son public et malgré l
e délicat, est l’aveu involontaire que nous sommes touchés de quelque vérité . Nous rions intérieurement, quand le personnage d
age, sa voix, et n’a que l’esprit qu’il peut. En même temps, et comme vérité dernière, la comédie a trouvé sa morale. Chacun p
e intrigue artificielle, des caractères produisant des situations. La vérité de la vie remplaçait la vérité de convention. La
ractères produisant des situations. La vérité de la vie remplaçait la vérité de convention. La création du Sganarelle de L’Éco
s n’ont des défauts de Sganarelle que tout juste assez pour goûter la vérité de ce caractère, et ils ont assez de bonnes quali
pour avoir le droit d’applaudir à la façon dont Molière le punit. La vérité voulait qu’il ne fût pas ménagé. Il n’y a pas, Di
contrainte. Mais écrivant pour la comédie, il n’a pas voulu rendre la vérité triste pour la rendre plus forte ; il a donné pou
ui respectent ce qu’ils aiment ; et c’est encore un trait charmant de vérité , qu’elles aient conservé, malgré leurs précepteur
i veulent être vus de loin, sont çà et là empâtés. Il a craint que la vérité de la nature ne fît pas assez d’effet ; il l’a qu
est bien fait, parce qu’une prude est pire qu’une coquette ; mais une vérité assenée par Alceste va la punir à son tour de tou
pensées sont en même temps des traits de caractère individuel, et des vérités générales. Quoiqu’ils ne disent rien qui ne soit
gens d’esprit qu’ils sont, sans répandre çà et là des lumières et des vérités d’expérience qui nous apprennent à les juger, et
il qu’il ne lui en coûte aucun travail, et que ce ne soit pas par des vérités dans lesquelles il ne peut pas enfoncer sans s’at
jusque dans ses bouffonneries, qui sont toujours la charge de quelque vérité profonde. Génie incomparable, il a fait la part d
ari de l’une n’eût pas tous les sentiments de l’amant de l’autre ? La vérité de toutes ces scènes, où Molière, selon une expre
dans ses souffrances ; et il n’en laisse voir que ce qui importe à la vérité , et ce qui est compatible avec la dignité de l’ar
autre ; et, par ce changement d’interlocuteur, il leur donne plus de vérité et de sel. Dans le Phormion de Térence, Démophon
de gagné22. » Cela est sage, mais froid. Est-ce bien d’ailleurs une vérité de situation ? Dans une contrariété vive et prése
un ancien qu’il a toujours retenues, et ces aphorismes deviennent une vérité de comédie. « Un père de famille, dit Scapin, qui
7 (1800) De la comédie dans le siècle de Louis XIV (Lycée, t. II, chap. VI) pp. 204-293
mode contagieuse de faire de l’amour un effort d’esprit, cependant la vérité des sentiments répandus dans ce rôle et dans celu
ait laissé mourir de faim pendant sa vie; mais je crois qu’en fait de vérités , il y a peu à gagner avec lui. Horace conclut de
retrouve jusque dans ses moindres farces, qui ont toujours un fond de vérité et de morale. Il plaît autant à la lecture qu’à l
les Fâcheux, qui furent jours à Vaux devant le roi, n’en fit pas à la vérité un ouvrage régulier, puisqu’il n’y a ni plan ni i
était le sacrifice de l’amour-propre, et le plus grand triomphe de la vérité . Si Molière, après avoir connu la bonne comédie,
sse plus penser : quelle réunion plus heureuse et plus sûre! et si la vérité est par elle-même triste et sévère, quel art char
ecourir, j’aurais tout accordé. Ce dernier trait est le plus fort de vérité et de morale; car, quoiqu’elle dise la chose la p
puis m’empêcher de citer encore une de ces saillies si frappantes de vérité , qu’elles paraissent très faciles à trouver, et e
ne peuvent jamais offenser personne. Il serait superflu d’opposer des vérités trop connues à une déclamation trop absurde. Je n
grandes leçons qu’elle puisse donner aux hommes, leur démontrer cette vérité qu’avaient méconnue les plus fameux philosophes a
ieurs, ne le sont pourtant pas dans ce moment; ils sentent si bien la vérité du reproche, que l’un d’eux, pour toute excuse, c
ces de la société, où l’on ne s’exprime pas si durement, cependant la vérité a tant d’empire, on en sent si bien toute l’utili
sa mauvaise humeur si mal placée, et son amour si mal entendu pour la vérité  ? La grande importance mise aux petites choses n’
nous oblige à dire à un homme qu’il fait mal des vers ? Est-ce là une vérité bien importante? Assurément les mauvais vers et l
e quelqu’une de ces phrases vagues qui ne signifient rien ? — Mais la vérité ? — Je sais qu’on peut faire de belles phrases sur
peut faire de belles phrases sur ce grand mot ; mais qu’est-ce qu’une vérité qui n’est bonne à rien ? Il y a plus : Oronte la
ent ? Ceux qui lisent leurs ouvrages au premier venu demandent-ils la vérité ou des louanges ? Mais je suppose qu’il la demand
passant, je crois que, dans ces sortes de confidences, on ne doit la vérité qu’à celui qui est en état d’en profiter. La crit
it expliqué naïvement sur le sonnet d’Oronte, et qu’il ait cru que la vérité ne l’offenserait pas. Mais lorsqu’Oronte répond :
avait déclaré sa pensée. Qui le forçait à soutenir si obstinément une vérité si indifférente ? N’est-il pas clair que tout le
aire rire aux dépens du personnage l’a forcé de le dégrader contre la vérité du caractère. » Et quel est celui que Rousseau vo
t parce que j’en use avec honnêteté, Et ne le veux trahir, lui, ni la vérité , Il aide à m’accabler d’un crime imaginaire : Le
it pas fait assez attention à des pièces probantes? Faites parler la • vérité , et vous pourrez prévenir un arrêt injuste, c’est
c’est ici le cas de rappeler le mot d’Horace : Qui empêche de dire la vérité en riant?2 et Molière l’a dite à ceux qui savent
nécessairement avoir de politesse, est plus piquant cent fois que la vérité toute nue. Chaque fois qu’il répète je ne dis pas
te scène n’est-elle pas d’autant plus plaisante, qu’elle a un fond de vérité , qu’un pareil tour n’est pas sans exemple, et qu’
peu la décence, puisqu’il met l’adultère sur La scène, non pas, à la vérité , en intention, mais en action. On a toléré ce qu’
ne pouvant, par la nature extraordinaire du sujet, y mettre autant de vérité caractéristique et d’idées morales que dans d’aut
en avoir en prose a résolu la question, puisque, sans rien ôter à la vérité , il a donné un plaisir de plus, et cet homme-là,
e qu’on pense. Tout le monde me prend pour un homme de bien ; Mais la vérité pure est que je ne vaux rien. Ce caractère de Ta
8 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Première partie. — L’école dogmatique — Chapitre III. — Du drame comique. Méditation d’un philosophe hégélien ou Voyage pittoresque à travers l’Esthétique de Hegel » pp. 111-177
ue est le contraire du tragique. — M. de Schlegel avait compris cette vérité . Mais, dépourvu d’esprit philosophique, il n’étai
ui est dans l’homme. Si la guerre s’allume au sein de l’incorruptible Vérité , de la Substance morale, c’est parce qu’en tomban
ce ; c’est la contradiction accidentelle des différentes phases de la Vérité morale, formant pour l’imagination poétique le ce
on204. La comédie est un symbole moins clair, moins magnifique, de la Vérité morale, que la tragédie ; mais, puisqu’elle est u
uvre de Sophocle et de la tragédie me montrait le duel à mort de deux vérités morales, sacrées en elles-mêmes, mais partielles,
c’est le monde renversé, c’est le Divin déjà détruit par lui-même. La Vérité morale reste inébranlable et intacte à côté des d
vilège d’égayer les sots, et parfois de dérider les sages. On rit aux vérités les plus graves, pour peu qu’un mot nouveau s’y m
ttise fragile qui se met elle-même en pièces, en bataillant contre la Vérité qu’elle ne peut entamer ; mais c’est aussi la sér
i avait d’abord semblé m’échapper et qui est comme la splendeur de la vérité de l’une et de l’autre théorie. VII L’Orie
que ; c’est le mensonge du Divin. Il immole l’absurde et le faux à la vérité qu’il respecte207. Bon citoyen, bon patriote, con
s familles et les cités, et la comédie classique212, sans montrer ces vérités morales, mais en couvrant de ridicule les erreurs
dans le premier, soit que leur liberté déréglée ne s’attaque à aucune vérité de l’ordre moral, soit qu’elle ose faire la guerr
fait que lorsque son tableau, vide d’intérêt, vide de substance, sans vérité comme sans unité, présente à nos regards fatigués
ur déplaît. Ils ont à un haut degré le sens du vrai, non pas de cette vérité large, concrète, réelle, que j’ai admirée dans Sh
arge, concrète, réelle, que j’ai admirée dans Shakespeare, mais d’une vérité plus pure, plus générale et plus philosophique, q
hilosophie, en Littérature, au plus grand honneur de l’indestructible Vérité . Molière maintient, comme lui, son théâtre sur ce
ions de Hegel, t. V, p. 221. 203. L’art est appelé à manifester la vérité sous la forme de la représentation sensible, et à
ntation et cette manifestation. T. I, p. 51. 204. L’art dégage la vérité des formes illusoires et mensongères de ce monde
ment illusoires, les formes de l’art renferment plus de réalité et de vérité que les existences phénoménales du monde réel, te
209. Retranché dam sa sagesse intolérante, fort et confiant dam la vérité de ses principes et dam son amour pour la vertu,
nnage véritablement romantique. Cette imperturbable assurance dans la vérité de ses opinions est encore relevée d’une manière
9 (1812) Essai sur la comédie, suivi d’analyses du Misanthrope et du Tartuffe pp. 4-32
sages de chaque peuple, porte avec soi cette empreinte ineffaçable de vérité qui la fait reconnaître dans tous les temps. J’ap
ne gaieté souvent admirables, et par des traits pleins de force et de vérité . Si la comédie de caractère et celle de mœurs son
doivent alors être vivifiés par des situations pleines de force et de vérité . Mais quelle difficulté de rassembler dans une ac
er du faux, tandis que les hommes instruits saisissent le naturel, la vérité , savent même les démêler. Véritable problème. Non
connu ce naturel, cette justesse, qui seuls saisissent à l’instant la vérité d’un portrait ; mais jamais on ne nous a dit que
jour tous ces systèmes créés par la médiocrité et le mauvais goût. La vérité et la nature sont un cercle autour duquel nos pré
âge, prenez toujours pour modèle de vos compositions la nature et la vérité  : elles seules peuvent leur assurer un rang durab
de lui marquer ses véritables limites, de la pénétrer de cette grande vérité , que l’excès en tout peut devenir répréhensible ;
mps que le cœur humain ; et ce sont eux que Molière a saisis avec une vérité admirable, qu’il a représentés avec un coloris qu
10 (1794) Mes idées sur nos auteurs comiques. Molière [posthume] pp. 135-160
sixième du deuxième acte, entre Arnolphe et Agnès, admirable pour la vérité , le plaisant et le contraste d’un vieillard jalou
t la prude font leurs remarques sur l’École des femmes, est pleine de vérité et de comique. L’IMPROMPTU DE VERSAILLES. C
me du quatrième acte, entre M. Dimanche et don Juan, est un modèle de vérité et d’excellent comique. La scène deuxième du cinq
personnes, qui chacune lui en donnent un intéressé, est un modèle de, vérité  ; la troisième du même acte, où Lucinde, sollicit
Oronte lui vient lire un sonnet, sont d’un excellent comique et d’une vérité sublime. La première scène du deuxième acte, où A
actère principal. LE MÉDECIN MALGRÉ LUI. Jolie farce, pleine de vérité . La première et la deuxième scène du premier acte
atrième acte, où le Distrait et le chevalier se disent poliment leurs vérités , ressemble à la scène de Célimène et Arsinoé dans
11 (1881) La philosophie de Molière (Revue des deux mondes) pp. 323-362
ce pas d’ailleurs un abus de mots et un détournement artificiel de la vérité que de confondre l’hypocrisie et « les égarements
t pas besoin de la permission de Bourdaloue. Le droit de peindre avec vérité et profondeur tous les grands côtés de la nature
et imprescriptible, comme le droit pour le savant de poursuivre toute vérité . Si l’art ne récusait pas cette autorité extérieu
ie amoureuse comme libertine ; l’éloquence elle-même comme fardant la vérité par l’appel au sentiment4. Nous avons voulu, en n
, autant que de goût, que de rechercher si Molière n’a pas dépassé la vérité , et chargé les couleurs dans sa peinture de Tartu
nt au point de vue de l’optique théâtrale, mais au point de vue de la vérité morale elle-même. Sans doute Tartuffe n’a pas dû
athée qui s’en rit et d’un valet qui en fait rire les autres ». À la vérité , l’athée est foudroyé en apparence, mais en réali
urs en règle, fait par un sage de théâtre, aurait-il eu cet accent de vérité et cette sorte de dignité qui un instant met au-d
 » Jusqu’ici, tout va bien, et Sganarelle, soutenu par la force de la vérité et du bon sens, trouve le juste et la raison déci
sens, et la morale ressort toute seule par la force de la fable et la vérité des caractères. Dans L’École des femmes, personne
cela a lieu dans la réalité. Ainsi Chrysalde dit sans doute de bonnes vérités à sa sœur et à sa femme, mais il y mêle une gross
eçon aux autres. De même, dans Le Misanthrope, Philinte dit aussi ses vérités à Alceste, mais son propre caractère à son tour n
Mesnard, qu’Alceste est « quelquefois ridicule. » Ce terme dépasse la vérité . Alceste est quelquefois plaisant et risible ; ma
la question. Après tout, qu’y a-t-il de risible à dire aux hommes la vérité  ? Vous me demandez si vous avez fait un bon sonne
cabler de tendresses un homme que nous ne connaissons pas, de dire la vérité à qui la demande, de défendre les amis absents. M
que celui qui se donnera ce rôle de défendre partout la justice et la vérité se rendra ridicule et bientôt odieux. Il s’est fa
enus, par la peinture merveilleuse de la vie de cour, par les grandes vérités profanes mêlées aux vérités sacrées, des œuvres f
lleuse de la vie de cour, par les grandes vérités profanes mêlées aux vérités sacrées, des œuvres faites pour le monde et inspi
pièce moderne est lui-même une sorte d’Alceste, un peu trop naïf à la vérité (mais il vient d’Afrique) ; c’est une âme fière e
ieuse, capable de le comprendre et de l’aimer. Il apprendra à dire la vérité sans colère, à défendre la justice sans ostentati
12 (1856) Molière à la Comédie-Française (Revue des deux mondes) pp. 899-914
; mais le plus grand mérite de Molière est d’avoir mis constamment la vérité humaine, c’est-à-dire la vérité de tous les âges,
olière est d’avoir mis constamment la vérité humaine, c’est-à-dire la vérité de tous les âges, au-dessus de la vérité locale e
ité humaine, c’est-à-dire la vérité de tous les âges, au-dessus de la vérité locale et passagère. C’est pourquoi nous pouvons
rnolphe, tel qu’ils le représentent, prête à rire, ce qui est dans la vérité , mais il exagère à plaisir le ridicule de sa situ
c moi ? Si Agnès prenait ce parti, elle ne serait pas plus loin de la vérité que le personnage qui l’a élevée dans l’ignorance
ils de son maître, peu m’importe : elle est dans le bon sens, dans la vérité , la justice m’oblige à le déclarer ; mais je croi
re inintelligible. Voilà ce qu’il faut dire pour demeurer fidèle à la vérité . — M. Geffroy, dans le rôle d’Alceste, a su se co
n-seulement tous les caractères se recommandent par une incontestable vérité , mais le style est d’une franchise, d’une vivacit
uise. Avec un peu plus de modestie, ils reviendraient facilement à la vérité . Qu’ils se donnent pour les collaborateurs des éc
13 (1922) La popularité de Molière (La Grande Revue)
vée, ni profonde, ni originale ; elle n’a apporté à l’humanité aucune vérité nouvelle, aucune de ces conceptions, de ces inter
evine et qu’on les pénètre du premier abord. Il en coûte parfois à la vérité psychologique, car la nature humaine est plus var
e ne le sont ces personnages de construction un peu sommaire. Mais la vérité dramatique ne perd rien à cette simplification et
ral qui est simple et un. Mais cet art de bâtir des personnages d’une vérité autre que la vérité naturelle, laquelle est fugit
t un. Mais cet art de bâtir des personnages d’une vérité autre que la vérité naturelle, laquelle est fugitive et changeante, t
sincérité, par la violence même des accents, une forte impression de vérité et de réalisme. Quelqu’ignorant qu’il puisse être
14 (1862) Molière et ses contemporains dans Le Misanthrope (Revue trimestrielle) pp. 292-316
té réel et vivant d’une œuvre dramatique, de séparer la fiction de la vérité , de voir dans quelles proportions le poëte a pu j
ensables aveux, qui méritent confiance et cachent un fond sensible de vérité . « Il est certain qu’il est un peu difficile, q
ité. De l’heureuse alliance de ces deux éléments naît cet ensemble de vérité idéale et de vérité de nature qui constitue la pe
lliance de ces deux éléments naît cet ensemble de vérité idéale et de vérité de nature qui constitue la perfection de l’art dr
et plus saillants que la réalité, sans toutefois faire violence à la vérité et à la nature ; tenir compte des préférences des
ns et ses souffrances, et il n’en laisse voir que ce qui importe à la vérité , et ce qui est compatible avec la dignité de l’ar
re intime de son cœur et de ses souffrances. De quelle vie, de quelle vérité devaient être empreints ces râles ! avec quelle .
peine quand on parlait librement des défauts des autres, quoique avec vérité  ; c’était au contraire faire sa cour auprès d’ell
15 (1870) La philosophie dans le théâtre de Molière (Revue chrétienne) pp. 326-347
t l’esprit de toute autorité extérieure. Mais pour rester fidèle à la vérité , j’aime mieux avouer que, dans cette attaque géné
e le scepticisme pour l’un méthode, c’est-à-dire moyen d’arriver à la vérité , devient ici pour l’autre la vérité même, et n’es
c’est-à-dire moyen d’arriver à la vérité, devient ici pour l’autre la vérité même, et n’est-il pas évident que celui-là ne dou
passionnée du scepticisme, suffisaient à elles seules pour prouver la vérité de ce que nous avançons. Une fois ce point accord
e l’abîme qui le séparerait tous les jours davantage de nous et de la vérité . Oui, si ce reproche est fondé, c’est une tache,
tranquillité ; heureux de poursuivre avec ses disciples l’ombre de la vérité , qui lui échappait toujours, et dont la poursuite
isait pour le remplir de joie, — l’ombre, ajoutait-il, « car, pour la vérité , Dieu seul peut la connaître..» Douce et sereine
toujours pur, et la lumière d’en haut toujours rayonnante. Quant à la vérité du jugement de Vinet, elle n’est que trop facile
ur ce point l’avis des maîtres… et cela non sans quelque apparence de vérité . Pour que ces critiques aient tort, en effet, il
s de la faculté de médecine. Ils suffisent presque pour prouver cette vérité , méconnue souvent : Des médecins de son siècle, M
16 (1663) Nouvelles nouvelles pp. 210-243
hasarder ma réputation, vous en dire du mal, quand même je dirais la vérité , ni m’opposer au torrent des applaudissements qu’
dit-on de lui dans le monde que l’on ne saurait connaître s’il dit la vérité et qu’il ne fait point de Jaloux, puisqu’il met t
qui est méchant ; et les uns et les autres obscurcissent tellement la vérité qu’il est impossible d’y rien connaître, lorsqu’i
vient de parler, qui louent et qui blâment excessivement. Je dirai la vérité , sans que ce fameux Auteur s’en doive offenser. E
re, puisqu’il fait profession ouverte de publier en plein Théâtre les vérités de tout le monde. Cette raison m’oblige à publier
17 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VII. De l’Amour. » pp. 121-144
r aussi bien que les plus grands tragiques, avec une élévation et une vérité émouvante, sans le chercher pourtant dans ses exc
naturel, plein de joie et d’honneur, que Phèdre dépeint avec tant de vérité dans son désespoir de n’en pouvoir jouir : Hélas
sur la terre, et ne s’égarer jamais hors de la vie pratique et de la vérité humaine, là où Platon lui-même, emporté par son g
nge d’humilité sans bornes et d’amour propre inflexible ! Et c’est la vérité  : sous toutes ces erreurs et ces hésitations qui
re au ciel il y a de la coquetterie à l’amour468. Molière a dit celle vérité au milieu d’une société où le raffinement de l’es
euse ; et l’auteur sait quelquefois, par la simplicité du style et la vérité de la passion, faire parler à l’amour un langage
dans une sainte insensibilité,   Voir sous ces mots obscurs luire la vérité  !   Là, dans l’être divin tonte déifiée,   Vide
18 (1820) Notices des œuvres de Molière (V) : L’Amour médecin ; Le Misanthrope ; Le Médecin malgré lui ; Mélicerte ; La Pastorale comique pp. 75-436
i à Collé l’idée du principal personnage de Dupuis et Desronais. A la vérité , Dupuis, en refusant de marier sa fille, n’est ja
avec ressemblance, où il n’y avait que des espèces représentées avec vérité , et qu’on chercha partout, à la cour comme à la v
la partager, en a fait presque un chef-d’œuvre pour la scène : peu de vérités ont été plus fécondes pour notre gloire littérair
as Le Misanthrope. Ce chef-d’œuvre a un caractère d’originalité et de vérité universelle, qu’attestent plusieurs particularité
rs de spectateurs. Il me semble que, comme singularité littéraire, la vérité vaut bien l’erreur si accréditée qu’on y substitu
rie ingénieuse et originale, dans un dialogue brillant de verve et de vérité . Jamais pièce, uniquement faite pour exciter le r
ntention de se moquer encore une fois de la médecine. La satire, à la vérité , n’est point directe ; Sganarelle n’est pas de la
ecin malgré lui, c’est-à-dire une farce, une comédie populaire, où la vérité naïve est le premier de tous les mérites, où tout
19 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVII. » pp. 323-356
. Le véritable Sosie, presque convaincu à grands coups de bâton de la vérité de ce qu’on lui dit, veut s’en assurer en faisant
uis à vous : Mais je ne vous dirai, quelque sort qui me suive, Que la vérité même, & que ce qui m’arrive... Amphitrion. Os
aurez toujours raison. Amphitrion. Quoi ! tu veux me donner pour des vérités , traître ? Des contes que je vois d’extravagance
ience, Ou comme auprès des grands on le voit usité ?  Faut-il dire la vérité ,  Ou bien user de complaisance ? Amphitrion.  Non
hitrion. Quels contes ! Sosie. Quels contes !Non, Monsieur, c’est la vérité pure ; Ce moi, plutôt que moi, s’est au logis tro
e spectateur, tout en riant des choses qui ne sont pas fondées sur la vérité , s’écrie : Quelle ridiculité ! quelle extravaganc
es devants, & semble nous dire : « Ce que j’écris ici blesse à la vérité le sens commun, mais souvenez-vous que la piece e
s mysteres,  T’ait fait voir toutes les chimeres  Dont tu me fais des vérités . Sosie.  Tout aussi peu. Je n’ai point sommeillé,
20 (1900) Quarante ans de théâtre. [II]. Molière et la comédie classique pp. 3-392
comme Molière, M. Louis Veuillot passe à la démonstration d’une autre vérité , qui n’est pas moins curieuse, c’est que l’enseig
t de courage pour faire entendre, du haut de la chaire chrétienne, la vérité aux puissants de la terre ? La chaire a ses immun
s savants du monde, qui travaillent dans l’unique but de découvrir la vérité et de la révéler aux autres. Il nous a dotés d’un
u’il a fait ces recherches. Il les a menées à bien pour l’amour de la vérité . Molière est un moraliste infiniment plus puissan
Par où ma conscience eût pleine sûreté À faire des serments contre la vérité . Comme cette période est pénible dans le livre !
Par où ma conscience eût pleine sûreté À faire des serments contre la vérité . Quels vers ! comme chaque mot porte et est bien
aque mot porte et est bien à sa place : conscience, sûreté, serments, vérité . Et, pour l’oreille, quelle plénitude de son ! Co
s deviennent prédominantes ? » M. Camille Saint-Saëns donne de cette vérité nouvelle des preuves qui sont trop spéciales pour
u’elles s’y laissent prendre. Mais c’est que la scène est vraie d’une vérité plus haute, plus idéale. Il s’agit de mettre à la
, rien ne m’est plus antipathique que le paradoxe ! Je n’aime que les vérités de bon sens, celles qui se peuvent prouver par ra
ces vers trop courts. C’est là une assertion absolument gratuite. La vérité semble être que Molière savait fort bien ce qu’il
s d’une fantaisie bouffonne, qu’il y a dans leurs rôles des traits de vérité poignante… Je me charge, quand on voudra bien, de
tes sauront bien reconnaître dans ce fond de bouffonnerie l’éternelle vérité humaine. Le gros du public se laissera emporter à
comédiennes. Il faut bien que, par intervalles, elles reviennent à la vérité . Car l’auteur l’a marquée en traits si expressifs
aura raison encore cette fois, car elle a pour elle le bon sens et la vérité . Elle ne craint donc pas, quand le chef de la fam
lière, c’est que, sous ces imaginations fantasques, il y a un fond de vérité  : que de gens ont la cervelle ainsi faite qu’ils
onsieur, je ne sais pas le grec. C’est la thèse du bon sens et de la vérité , résumée dans un mot, ce qui est bien ; mais, ce
nt Molière poussait le comique de L’Avare. — Les acteurs sont dans la vérité d’Harpagon en essayant de faire rire et d’amuser
public, qui rit à mon jeu et m’encourage dans ce que je crois être la vérité . Peut-être, mon cher Sarcey, ne nous entendrons-n
z, vous, mon guignolisme, et que le public appelle peut-être, lui, la vérité moliéresque. Très amicalement à vous, mon cher Sa
dées que nous avons bien souvent exposées ici. C’est qu’au théâtre la vérité n’est rien, la vraisemblance est tout. Il est trè
oquets mêmes de la convulsion lui peuvent être permis. Cela, c’est la vérité . Mais le vraisemblable, c’est, au théâtre, ce qui
public. J’imprime cette façon de voir, qui m’est personnelle, sur la vérité vraie, et je la change ainsi au gré de ma passion
é de ma passion présente, et je veux que l’auteur se conforme à cette vérité nouvelle, et, à plus forte raison, l’artiste. C’e
y rencontrer ce qui ne s’y trouve point, un brin d’observation et de vérité . Jamais, sauf en sa nouveauté, Le Joueur n’a eu d
rompre avec le goût contemporain qui les pousse à la recherche de la vérité vraie, laquelle est toujours la vérité triste. Am
es pousse à la recherche de la vérité vraie, laquelle est toujours la vérité triste. Amaury joue très gentiment le chevalier,
tres, combien est inutile et dangereuse au théâtre la recherche de la vérité matérielle, de la vérité de fait, de la réalité c
et dangereuse au théâtre la recherche de la vérité matérielle, de la vérité de fait, de la réalité comme disent les naturalis
les naturalistes. Les deux frères se ressemblent de visage, voilà la vérité matérielle, voilà la réalité ; mais supposez que
s qui en est l’autre élément. En d’autres termes, c’est d’observer la vérité matérielle, qui est la ressemblance physique ; et
server la vérité matérielle, qui est la ressemblance physique ; et la vérité morale, qui est la dissemblance de mœurs. Si l’on
 ; c’est donc ce contraste que les acteurs doivent accuser. Là est la vérité morale ; la ressemblance physique, ce n’est qu’un
. Là est la vérité morale ; la ressemblance physique, ce n’est qu’une vérité de fait, une vérité matérielle. MM. Amaury et Ram
orale ; la ressemblance physique, ce n’est qu’une vérité de fait, une vérité matérielle. MM. Amaury et Rameau ont eu le plus g
blable ? Pas le moins du monde. La ressemblance physique, c’était une vérité matérielle et de fait dont on a toujours cru ne p
l n’importe guère ; du moment qu’elle est admise, elle fait office de vérité . Mieux vaut donc (et c’est le troisième moyen) la
vraisemblance de fait et au théâtre le fait ne compte pas. En art, la vérité matérielle ne doit point préoccuper, il ne faut s
té matérielle ne doit point préoccuper, il ne faut s’attacher qu’à la vérité morale, et, dans l’espèce, cette vérité résulte d
il ne faut s’attacher qu’à la vérité morale, et, dans l’espèce, cette vérité résulte du contraste des caractères. Voilà bien d
nt prendre à cette vue fausse, tous deux s’entendent pour négliger la vérité artistique, idéale, la vraie vérité, la grande, p
deux s’entendent pour négliger la vérité artistique, idéale, la vraie vérité , la grande, pour s’attacher à la vérité physique
artistique, idéale, la vraie vérité, la grande, pour s’attacher à la vérité physique et matérielle, la vérité de fait, l’inut
té, la grande, pour s’attacher à la vérité physique et matérielle, la vérité de fait, l’inutile et mesquine vérité. — Eh ! mai
rité physique et matérielle, la vérité de fait, l’inutile et mesquine vérité . — Eh ! mais, disais-je à Rameau, savez-vous bien
mblables de caractère et de langage, ils sont dissemblables, voilà la vérité vraie ; c’est celle-là que vous devez traduire, e
Britannicus :                     Je ne sais pas, monsieur, farder la vérité                     Et dis ce que je pense avecqu
re un robinet ; c’est un flux de paroles qui ne s’arrête point. Cette vérité de mœurs est pénible et fastidieuse. » Il n’est
s maisons éprises d’un domestique, ne sont pas absolument vrais de la vérité réelle et plate ; ils appartiennent aux songes, e
ccumulés par Truffier, une tentative intéressante, qui a pour elle la vérité historique et littéraire. Je crois que, plus le M
tisfait de Truffier. Il a pris le contrepied de la tradition et de la vérité . Il a fait de Pasquin une sorte de petit maître,
il serait ton égal. — Oh ! il n’osera pas. On a un certain air !… La vérité est qu’elle n’a point pensé à cette éventualité.
ne me soucierais pas si je les avais. Voilà qui est vrai, mais d’une vérité subtile et raffinée. Combien plus naïve et plus t
oncentration, a évidemment ramassé là, dans une goutte d’essence, une vérité qui a dû jadis être développée et étendue dans un
qu’il éblouisse à la fois les yeux de tout un public, il faut que la vérité dont il est le résumé, le ramasse étincelant, ait
édiocre et rampant, et l’on arrive à tout, eût été l’expression d’une vérité originale, un axiome individuel, quelque chose co
rédicateurs, les romanciers avaient commenté, exposé, expliqué, cette vérité morale ; c’est que les courtisans et les femmes l
lée ! — Fi donc ! répond Suzanne à Figaro qui lui a promis de dire sa vérité la plus vraie, fi donc ! en a-t-on plusieurs ? Et
ps petits mensonges assez mal plantés ont produit de grosses, grosses vérités , on en a de mille espèces. Et celles qu’on sait,
le espèces. Et celles qu’on sait, sans oser les divulguer, car toutes vérités ne sont pas bonnes à dire ; et celle qu’on vante
bonnes à dire ; et celle qu’on vante sans y ajouter foi ; car toutes vérités ne sont pas bonnes à croire, et les serments pass
; cela ne finit pas. Il n’y a que mon amour pour Suzanne qui soit une vérité de bon aloi. Quel charabias ! J’avoue que le morc
surtout dans Le Mariage de Figaro, le ramassé flamboyant. Toutes les vérités qui avaient cours de son temps, il les a recueill
e. Et aussitôt toute la salle transportée de joie applaudissait à une vérité , qu’on lui avait démontrée cent fois, qu’elle ten
de théâtre. Il prenait des mains de tout le monde l’or en fusion des vérités philosophiques, sociales et morales, et il le fra
valets pour les y aider. N’examinons le mot qu’au point de vue de la vérité . Il est absurde ; oncques valet (s’appelât-il Fig
ractère qui leur est commun ; ils formulent, en style de théâtre, une vérité , qui était déjà, grâce à un lent travail du siècl
le succès du Barbier de Séville. Aucun ouvrage ne prouve mieux cette vérité , qui a l’air d’un paradoxe : c’est que, dans tout
tion, du moment qu’elle est acceptée de tout le monde, fait office de vérité  ; Que veut-on traduire aux yeux dans cette scène 
l est clair que chercher l’esprit pour l’esprit, que lui sacrifier la vérité des situations ou des caractères, c’est une faute
ue ce n’est point là du grand art, qu’il n’y en a pas en dehors de la vérité , que Molière n’écrit point ainsi ; mais être orig
lâmer, dit-il, il n’est point d’éloge flatteur. » Voilà qui est d’une vérité éternelle, et qui sera juste dans tous les temps.
d’importance qu’aux lieux où on en gêne le cours, c’est là une de ces vérités bien sujettes à discussion. Vous réfléchissez, vo
ne ressemblent pas tout à fait à ce portrait. Ils sont élégants à la vérité , vêtus à la dernière mode et presque aussi frivol
ment des lieux communs parés d’une rhétorique brillante ; mais où les vérités générales s’échauffent d’un sentiment personnel e
barreau je choisis le théâtre ; Pour client, la vertu ; pour loi, la vérité  ; Et pour juges, mon siècle et la postérité. Ah 
ue Ce qui nuit, ce qui sert à votre autorité,        Vous présente la vérité ,        Le premier besoin d’un monarque ;        
autre côté, on a obligé le poète à quelques sacrifices désavoués à la vérité par le bon sens et par la raison, mais convenable
xpression ? N’est-ce pas qu’au théâtre ce ne serait pas assez pour la vérité d’être vraie, simplement, bourgeoisement vraie ?
21 (1848) De l’influence des mœurs sur la comédie pp. 1-221
juge, quand elle y reste fidèle, quand elle réfléchit les mœurs avec vérité , subissant sous ce rapport leur action, combien à
ils ont à nos yeux un grand défaut, c’est de ne point reposer sur la vérité . Un avare, en effet, peut-il parler ainsi : Plus
cet indigne hommage. Le Sage, avec une incomparable vigueur, avec une vérité souvent effrayante, a mis en action tous ces vice
ns petits mensonges assez mal plantés ont produit de grosses, grosses vérités , on en a de mille espèces, etc. » Somme toute, et
, en outre, des airs de triomphe tout à fait blessants; et c’est avec vérité que, dans sa verve railleuse, et pour stigmatiser
t qu’elles ne sont plus retenues par aucun frein. Sa pièce peint avec vérité , mais non pas sans quelque exagération, des trave
’art. D’où il suit que l’on peut tout leur sacrifier, même jusqu’à la vérité des caractères. Cette manière, que les imitateurs
beaucoup à désirer sous le rapport du développement comique et de la vérité , l’on doit en revanche admirer sans restriction l
premier, à coup sûr, de nos auteurs dramatiques. Si la profondeur, la vérité , l’art de peindre à grands traits les caractères
et vous divertir. Or, ce qui vous divertit le mieux, ce n’est pas la vérité , c’est la fiction. Vous retracer ce que vous avez
ler de la sorte. En prouvant que le romanesque doit l’emporter sur la vérité il plaidait, pour ainsi dire, sa propre cause, et
core : « Je conviens que la comédie est plus près des mœurs que de la vérité historique; et cependant, excepté quelques ouvrag
fidélité, a par cela même obtenu dans son temps un immense succès, la vérité ne lui déplaît donc pas ? Tout au contraire. Ce s
ais être atteint. C’est pour avoir trop perdu de vue cette importante vérité que tant d’auteurs se sont fourvoyés, qu’ils ont
ncérité, mais non dans toutes les circonstances : c’est là une de ces vérités vulgaires qu’Alceste ne devrait pas ignorer, et d
est si instructive et si morale. Le tort d’Alceste est ici de dire la vérité à un homme qui certainement ne la désire pas, bie
perdue de chercher à l’éclairer ou de le détourner de son dessein. La vérité ne se doit donc pas à un tel homme. C’est ce que
de Philinte, Alceste s’est fait un point d’honneur de dire en tout la vérité , il ne l’épargne, pas à Oronte, lequel s’en irrit
nte, qui dans cette circonstance a cru devoir néanmoins dissimuler la vérité , parce qu’elle était désobligeante et tout à fait
hise lui semble véritablement nécessaire ? En un mot, épargne-t-il la vérité à son ami ? Non, il la lui dit à chaque instant,
dans un puits pour faire des ronds,» ses portraits ont un tel air de vérité , que la ressemblance n’en parait pas douteuse ; e
sûr aux dépens du goût, et, ce qui est pire encore, aux dépens de la vérité . En effet, quel contresens grossier ! Si Tartuffe
tte passion, Molière l’a-t-il donnée à son hypocrite aux dépens de la vérité  ? En un mot, Tartuffe amoureux n’est-il plus Tart
n général sont-ils tout d’une pièce ? N’est-ce pas, au contraire, une vérité reconnue que dans les organisations, même les plu
lus que partout ailleurs de la moindre exagération. Plus il mettra de vérité dans sa douleur, plus il se montrera hypocrite, p
son projet. C’est là encore un effet comique obtenu aux dépens de la vérité . On ne saurait admettre que l’homme qui vient d’i
ut persuader, par ces paroles, que ce qu’il vient de dire est bien la vérité . Quant à Orgon, dont il a en poche et par contrat
22 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre VIII » pp. 70-76
Bussy-Rabutin, « ne tenait pas ses bras trop chers ». Il ajoute à la vérité  : « C’était sans doute parce qu’ils ne sont pas b
s mots brave l’honnêteté ? et quel besoin est-il de preuves pour une vérité qui s’explique si bien par une autre qui n’est pa
jours d’accréditer un paradoxe qui me paraît blesser tout ensemble la vérité , la morale et le goût. C’est que où la vertu règn
23 (1765) Molière dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (compilation) pp. 2668-16723
icité dans le tissu de l’intrigue, ce naturel dans le dialogue, cette vérité dans les sentimens, cet art de cacher l’art même
st-à-dire telles que l’oeil du spectateur les réduise sans peine à la vérité de la nature. Le Bourgeois gentilhomme paye les t
mblance d’un caractere ou d’un évenement tragique, ne suffit pas à la vérité des mœurs de la comédie. Ce n’est point un pere c
corrige, dit-on encore : malheur à ceux pour qui ce principe est une vérité de sentiment ; mais si en effet le fond du nature
s Césars. Le tout veu & corrigé bien & duement selon la vraie vérité , & joüé par personnages à Paris en l’hostel d
estes des Césars. Veu & corrigé bien & deument selon la vraie vérité , & ainsi que le mystere est joüé à Paris cett
ns en raison de sa bonté essentielle. S’il est peint avec force & vérité , il aura toûjours, comme les portraits de Vandeyk
re présentée aux yeux des honnêtes gens. Le choix des objets & la vérité de la peinture caractérisent la bonne comédie. Le
peut avoir, comme les tableaux Flamands, le mérite du coloris, de la vérité & de la gaïeté. Il a aussi sa finesse & s
qui vie ment de se passer dans la scene des deux amans. Moliere, à la vérité , mêle quelquefois le comique grossier avec le bas
ui lui sont opposées. Ils ne peuvent distraire leur vue de l’image de vérité que portent leurs opinions vraissemblables, pour
aucoup de livres anciens & nouveaux, où ils n’ont point trouvé la vérité . Ils ont eu plusieurs belles pensées, qu’ils ont
ressemblent, & que, si ceux qui croient avoir découvert quelques vérités , y faisoient une réflexion plus sérieuse, ils se
24 (1706) Addition à la Vie de Monsieur de Molière pp. 1-67
exactitude lui est trop suspecte, pour croire que je lui aie donné la vérité . Mon Ouvrage est broché d’après des Mémoires de M
e certitude puis-je donner des soins que j’ai pris, pour découvrir la vérité des faits, que mon honneur et ma réputation ? Que
supprimer des faits ; dans un autre il trouve mauvais que je dise la vérité . Il aurait voulu que je n’eusse rien dit du mauva
âce de me demander des traits de Satire, qui n’ont nulle apparence de vérité  : Veut-il que je pénètre dans l’intérieur de Moli
la Scène dans la Vie de Molière, supposé que je n’aie pas rapporté la vérité . Je lui en passe une très constante : Je lui avou
manières : Celles de Chapelle et de Molière ne s’accordaient pas à la vérité  ; mais ils se connaissaient intérieurement pour d
connu de trop de personnes pour être ignoré ; et je doute fort de la vérité du sien. C’est à ce sujet que le Critique s’épanc
oit véritable, il est de sentiment, que je devais sauver de pareilles vérités à de si honnêtes gens. « J’en ai bien, dit-il, ép
25 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE PREMIER. Du Choix d’un Sujet. » pp. 25-38
lente piece d’un sujet passable. Pour nous convaincre de cette grande vérité , supposons quelqu’un qui connoisse tout Moliere 6
ment sujet d’être content de ses amours. Ils feignent, pour savoir la vérité , de renoncer, l’un à Lucile, l’autre à Marinette.
un sujet ingrat, puisqu’il péchoit contre la premiere des regles, la vérité . Il seroit bon qu’un sujet de comédie fût tout à
e des visages. Nos prédécesseurs ont rendu les sujets très rares à la vérité  ; ils se sont emparés des plus saillants ; mais n
26 (1819) Introduction aux œuvres de Molière pp. -
les, eût placé volontairement des fautes de langue, pour ajouter à la vérité de l’imitation et à l’effet comique des ridicules
s la peinture de ces caractères plus rapprochés de la nature et de la vérité , et que sa plume elle-même, moins contrainte dans
tre une des causes de la pureté du style. Il est surprenant que cette vérité ait échappé à un critique pour qui les ouvrages d
D’un autre côté, comme le plus sûr moyen d’inculquer toute espèce de vérité , est de la faire parfaitement concevoir, j’avais
sion, sans s’embarrasser qu’ils soient contraires à la raison et à la vérité  ; je ne rejette pas non plus tous ceux que Voltai
vanche, s’il ne loue pas la gaieté de Térence, il vante infiniment la vérité frappante de ses caractères et le naturel exquis
comédies en prose de La Rivey, supérieures à toutes les autres par la vérité des caractères, la vivacité de l’action et le sel
de celui qui flatte tout le monde, celui qui n’épargne à personne des vérités désobligeantes, et ainsi du reste. Molière s’est
ridicules qui, pour ainsi dire, engendrent leur contraire. C’est une vérité commune, dont un proverbe fait foi, qu’un père av
onnage, conserveront toujours le droit de plaire par le naturel et la vérité . Dans le monde, comme sur la scène, imprévus ou p
r la répétition, ne fait que s’en accroître : c’est le triomphe de la vérité bien saisie par le poète et bien sentie par le sp
cette mesure précise, qui, de l’exagération de l’art, fait sortir la vérité de la nature ? Molière, du reste, pour peindre à
ture ? Molière, du reste, pour peindre à la fois avec énergie et avec vérité , fit choix des modèles les mieux appropriés à ce
e d’une manière adroite, facile et vraisemblable à la fois. Disons la vérité  : soit que Molière ne mît pas le même prix à cett
u d’étrangers, ont prétendu que, afin de mettre plus de naturel et de vérité dans son dialogue, il avait enfreint volontaireme
tous, qui réunit leurs divers mérites, la vivacité de l’intrigue, la vérité des caractères et l’exactitude des mœurs. Ce n’es
Je l’aurais montrée, spirituelle et plaisante avec Regnard, mais sans vérité de caractères ni de mœurs ; ingénieuse et origina
ière, infatigable et scrupuleux dans ses recherches, a fait sortir la vérité ensevelie, depuis plus de deux siècles, dans la p
de de ne soumettre sa raison à aucune autre autorité qu’à celle de la vérité démontrée. La morale d’Épicure, presque également
in), mêlant beaucoup de faussetés calomnieuses à quelques faits d’une vérité triviale, a poussé l’impudence de la diffamation
connu pour se livrer avec ardeur à la recherche et à la défense de la vérité , M. le marquis de Fortia d’Urban, s’est élevé con
témoignage de Grimarest73 mais elle n’a rien d’invraisemblable, et la vérité des caractères y est bien observée, puisque Chape
s, et je guéris 87. Ce n’était là malheureusement qu’une saillie sans vérité  : Molière ne guérissait pas plus que s’il eût exé
besoin. Rien ne pourrait être plus intéressant que de connaître avec vérité , avec précision, avec détail, la manière d’être d
portrait de la véritable piété, n’eut pas le malheur de repousser les vérités qu’elle enseigne à croire. Espérons du moins que
toutes sont également bonnes. » Il y a, dans ces saillies, un fond de vérité que l’exagération de la forme n’empêche pas de re
t, Molière dit à Boileau, en lui serrant la main :Voilà la plus belle vérité que vous ayez jamais dite. Je ne suis pas du nomb
rsonnage bourru et emporté qui fait consister la franchise à dire des vérités gratuitement offensantes, qui est charmé de perdr
se voyait lui-même sous les traits d’Alceste, s’il s’était peint avec vérité dans ce personnage, ses contemporains, ses amis n
tait de donner quelques soins,« cette misérable Vie, où on ne voit ni vérité , ni style, ni sens commun, ouvrage plus propre à
27 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Deuxième partie. — L’école critique » pp. 187-250
e ; mais L’École des femmes n’en offre pas de pareilles. Il rit, à la vérité , et bruyamment, lorsqu’Arnolphe attend à la porte
médiocrement instructives, sur la perfection du style de Molière, la vérité toujours si délicate ou si forte des caractères q
pirituel, ou pour mieux dire, rien de plus bas. Uranie répond qu’à la vérité ces mots ne sont pas du tout plaisants en eux-mêm
it qu’il la convainque, dans les livres de M. Lysidas, d’erreur ou de vérité , elle n’en croit, ni plus ni moins, ce qu’elle a
e peuvent être comprises dans le vaste sein de la beauté, comme de la vérité , et c’est pourquoi les contradictions, ce stigmat
infaillible, en la cherchant à tout prix, de la trouver au prix delà vérité même ? 3º Elle ne prouve rien. M. Lysidas, lui, d
oète comique. Il est vrai qu’elle s’y résigne, en considérant que les vérités les plus simples, comme les vérités les plus haut
y résigne, en considérant que les vérités les plus simples, comme les vérités les plus hautes, ne sont pas susceptibles d’une d
spérances les plus chères au cœur de l’homme à ce qu’il croit être la vérité , quoi de plus beau ? quoi de plus moral ? Uranie
On n’a pas votre culture et votre esprit sans être sensible à tant de vérité , de délicatesse, de force, d’élévation et de prof
ue chacun d’eux m’est d’ailleurs agréable, en m’assurant de pins avec vérité qu’il est très sain, je reste sourd à toutes ces
28 (1746) Notices des pièces de Molière (1658-1660) [Histoire du théâtre français, tome VIII] pp. -397
re les défauts et le ridicule des hommes, avec cette finesse et cette vérité qui touche en même temps le cœur et l’esprit : Mo
ée en présence de son père, et le stratagème de Valèrea pour tirer la vérité de son valet, sont des traits également ingénieux
vient de parler, qui louent et qui blâment excessivement, je dirai la vérité , sans que ce fameux auteur (Molière) s’en doive o
re, puisqu’il fait profession ouverte de publier en plein théâtre les vérités de tout le monde : cette raison m’oblige à publie
RIN. Ma foi, puisque vous me connaissez si bien, je vais vous dire la vérité de la chose ; mon maître étant mort, je me trouva
irconstances où la passion peut grossir ou diminuer les objets. Cette vérité , soutenue par un fond de plaisanterie gaie, et d’
, et son Cocu imaginaire, sont plus que suffisants pour prouver cette vérité , puisque la Cour les a non seulement approuvées,
médie, est la pure expression de la nature, qui montre l’empire de la vérité sur l’esprit humain. » [*]. [Note marginale] V
29 (1877) Molière et Bourdaloue pp. 2-269
-tête des sauvages et les ministres de l’évangile anglais, portent la vérité chrétienne dans la Chine, dans l’Océanie, dans le
. Il a très-bien résisté à cette apologie plus cruelle que toutes les vérités  ; il est certainement indestructible. Vienne une
façonnière, il se laisse, sur ce propos, glisser jusqu’à l’extase. La vérité est que la complaisance de Louis XIV alla loin. M
a sagesse. En 1694, le monde supportait encore l’expression nue de la vérité . Bossuet ne la lui ménage point et ne s’occupe nu
mœurs, lorsqu’il y met la dernière main en prêchant la sédition. A la vérité , il sait réparer ce dernier mal, en prêchant la s
afouer cruellement tant de misères ; ils les illuminent d’un rayon de vérité , devant lequel souvent elles se dissolvent comme
oie avec une majesté digne du but qu’il se propose, la conquête de la vérité . Car telle est encore l’excellence de la nature h
qui proteste contre elle-même. Ce que la chaire sauve et conserve de vérité , c’est là ce qu’elle sauve et conserve d’unité. J
s ont prévalu sur le devoir qui ordonnait aux prédicateurs de dire la vérité , aux rois de la subir. Les contemporains l’attest
ois pour parvenir à les détrôner ; la religion leur fait entendre des vérités austères et quelquefois dures pour leur apprendre
t Molière, avec tout cela, ne perd aucun de ses droits d’apôtre de la vérité , et de précurseur de la liberté ; mais Bossuet et
son salut, lui recommanda d’avoir toujours le même zèle à prêcher la vérité et de l’aider, par ses prières, à obtenir de Dieu
espect que j’ai pour vous, Sire, ajouta-t-il, ne me permet de dire la vérité que sous des enveloppes, il faut que vous ayez pl
sse. Mais si, avec toutes ces précautions et tous ces ménagements, la vérité ne peut vous plaire, craignez qu’elle ne vous soi
s comblait, étaient-ils encore insatiables, sinon parce que c’est une vérité reconnue, constante, éternelle, que jamais les fa
t cette première apparition à la cour, convaincu comme toujours de la vérité qu’il prêche et s’en laissant plus émouvoir qu’il
s la condition des rois est exposée, Votre Majesté, sanctifiée par la vérité , je dis par la vérité des maximes de sa religion,
s est exposée, Votre Majesté, sanctifiée par la vérité, je dis par la vérité des maximes de sa religion, en gouvernant un roya
er à l’étude pour enseigner plus dignement, et avec plus de fruits la vérité de l’Évangile. Il assiste les mourants, il consol
et jamais prédicateur n’a prêché si hautement et si généreusement les vérités chrétiennes. Il était question de faire voir que
sermon de Bourdaloue, qui frappe toujours comme un sourd, disant des vérités à bride abattue, parlant à tort et à travers cont
onne satisfaction au sentiment de la justice sans faire violence à la vérité . A moins d’être un amusement puéril et indigne de
s l’abîme. La morale le veut ainsi, car elle ne peut se séparer de la vérité  ; l’art le veut également, car le beau, ce seul b
n’avoir fait qu’un mauvais et coupable ouvrage. Ils lui diront : « La vérité n’y est pas observée, la morale y est trahie. Vou
n’auront pas eu la fortune de rencontrer Alcidamas et Ariston ! A la vérité , Cléante est là, pour débonder encore quelques se
jésuites de mensonge au moyen de textes falsifies. Aujourd’hui que la vérité est connue par tant de démonstrations et par tant
ur réformer les abus de la dévotion ! S’éloignerait-il beaucoup de la vérité , l’auteur qui, peignant les faux moralistes comme
eucte et Tartuffe ne sont pas tout à fait la même chose, quoique à la vérité il y ait parfois d’étonnantes ressemblances entre
t tout de suite l’intelligence chrétienne en y gravant le trait de la vérité . Attendite à falsis prophetis, qui veniunt ad vos
onnaissait pas l’ouvrage contre lequel il s’élevait dans la chaire de vérité , puisqu’il dit qu’on donne à un hypocrite imagina
conteste ce qu’il y a de plus évident ; il l’interprète non selon la vérité ni selon les apparences, mais selon son gré et so
ffets comiques ? Il faut s’arrêter partout et manquer de respect à la vérité , ou tomber dans la tragédie. C’est là que Molière
dramatique. Étant observateurs des passions et sentant le joug de la vérité , ils sentent une certaine aversion pour la comédi
le précipite dans la farce pour ne pas se rompre sous le poids de la vérité . L’avarice, la haine, l’envie, la colère, la pare
œur, que l’on dise ou plutôt que l’on jette partout et toujours toute vérité . Il demande trop ; Philinte en rabat trop : Il e
cher : Docete omnes gentes ; et saint Paul, connaissant le prix de la vérité , s’écrie : Malheur à moi si je n’évangélise ! Ce
30 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE V. L’Éducation des Femmes. » pp. 83-102
r, Qui blesse la pensée et fasse frissonner, etc.312. Puis, à cette vérité si simple et si oubliée, Molière joint des précep
sse les conséquences trop loin, Clitandre ajoute le dernier mot de la vérité et du bon sens : Je consens qu’une femme ait des
dinaire, Sans en avoir l’envie et sans penser le faire331. C’est une vérité morale de premier ordre, et qui ne se peut mieux
eureux tenus dans les ténèbres, et pour proclamer cette philosophique vérité , que le vrai se confond avec le bien, et que si n
e Divertir la postérité. …... Ta muse avec utilité Dit plaisamment la vérité  ; Chacun profite à ton École ; Tout en est beau,
31 (1914) En lisant Molière : l’homme et son temps, l’écrivain et son œuvre pp. 1-315
. Il est moins complexe que l’Etourdi. Il n’y a qu’une intrigue, à la vérité assez emmêlée et que L’auteur, à la fin, semble a
 ; car ces personnes sont rares. Encore est-il que c’est une profonde vérité . Le Misanthrope. Voltaire a dit de Britanni
up de misanthropie là-dedans. Le vrai titre serait l’Insociable et la vérité est qu’Alceste n’est pas autre chose que l’insoci
er », mais qu’ « en récompense tous ces caractères ont une force, une vérité et une finesse que jamais aucun auteur comique n’
ontient un rôle de fou de cour qui est très spirituel. Celui-ci, à la vérité , n’est pas un fol proprement dit ; Molière l’appe
s les plus folles pourvu qu’elles flattent sa vanité. Et il y a de la vérité dans cette idée. La vanité aspire à tout et trouv
ar la pitié vous n’êtes combattue, Je meurs et de la feinte, et de la vérité . Voici Monsieur le Conseiller Tibaudier, plaisan
’il a combattus pour que le lecteur s’arrêtât en un milieu qui est la vérité et la raison. Et c’est ainsi que se contredire c’
é, ou, par l’effet du libertinage, devenir méchant (Don Juan) ; toute vérité n’est pas bonne à dire et l’on se rend mai heureu
er. Ceci dit pour poursuivre la nuance et pour être juste, puisque la vérité est dans les nuances, revenons et disons qu’en so
nnerie, une gaieté à la Rabelais ; mais elle contient fort bien cette vérité que s’il est grotesque de « tirer vanité de ces s
il est, apparaissant de temps en temps dans l’histoire et révélant la vérité aux hommes. Or Rousseau sent que rien n’est plus
es de génie, à commencer par lui-même, c’est d’imposer aux hommes des vérités nouvelles et non pas de fortifier leurs préjugés
urs par vous trahir, à ne pas mentir mais à dissimuler sans cesse les vérités qu’on aurait à dire, les exprimer ne vous mettant
même que le vrai est pour lui ce que tout le monde pense, de même la vérité morale est d’agir comme tout le monde agit, sous
uffe serait Tartuffe qui est opposé à Orgon dont Molière se moqué. La vérité est qu’on peut très bien rire de quelqu’un et ne
toujours le même procédé, parce que ce n’est pas un procédé, mais la vérité , et je dis toujours la même chose, parce que c’es
l est l’objet à leur mesure juste, je reconnais qu’il y a un fonds de vérité dans ces incriminations et réquisitoires. Molière
ur d’une révolution dramatique qui a remplacé l’extraordinaire par la vérité et l’imagination par le goût des peintures morale
a l’ampleur d’un type ; ce sont des silhouettes, très originales à la vérité et sur lesquelles nous aurons à nous expliquer av
es deux aspects du misanthrope que Molière nous a présentés. Avec une vérité assez profonde où il y a un peu d’ironie, il nous
ui, il y a un peu d’ironie à l’égard des femmes, mais il y a assez de vérité . Les femmes, Éliante, Arsinoé, Célimène elle-même
ui est de « il ne lui fait du moins ni avance ni déclaration », comme vérité , c’est la vérité ; comme critique de Molière, c’e
lui fait du moins ni avance ni déclaration », comme vérité, c’est la vérité  ; comme critique de Molière, c’est très injuste.
’est la vérité ; comme critique de Molière, c’est très injuste. Comme vérité , c’est la vérité. Dans le réel, Tartuffe-Don Juan
comme critique de Molière, c’est très injuste. Comme vérité, c’est la vérité . Dans le réel, Tartuffe-Don Juan, non plus que Do
age ecclésiastique, et j’estime que la proportion est assez juste. La vérité pour moi est que la déclaration de Tartuffe à Elm
ue. Quand on y réfléchit on le trouve très juste, très vrai de grande vérité humaine et presque sans exagération. C’est un hom
français » comme a dit La Fontaine, il avait les mains si pleines, de vérités que le personnage semblait se composer de lui-mêm
nnu de ne jamais mentir et de ne jamais médire et de dire à chacun la vérité qui lui est agréable, mais la vérité, et d’inspir
is médire et de dire à chacun la vérité qui lui est agréable, mais la vérité , et d’inspirer à chacun, en même temps que de l’a
ndue s’exprime en une phrase embarrassée et balbutiante qui est d’une vérité impayable : […]Me suis-je méprise ? — Comment ?
bien là deux caractères. Cette duplexité de caractère est une grande vérité d’observation. Nous avons tous connu des hommes q
’être dérobé à l’influence de Tartuffe, contre Tartuffe, ce qui, à la vérité , va de soi, mais contre sa mère et contre Monsieu
une excuse lui est en même temps une commodité. Mais c’est surtout la vérité , la vérité en soi, la vérité artistique et la vér
lui est en même temps une commodité. Mais c’est surtout la vérité, la vérité en soi, la vérité artistique et la vérité morale.
mps une commodité. Mais c’est surtout la vérité, la vérité en soi, la vérité artistique et la vérité morale. La vérité en soi,
c’est surtout la vérité, la vérité en soi, la vérité artistique et la vérité morale. La vérité en soi, car ce qui est vrai dan
érité, la vérité en soi, la vérité artistique et la vérité morale. La vérité en soi, car ce qui est vrai dans le fond même des
e qu’il ne l’est et très probablement il ne le serait pas du tout. La vérité artistique : peindre un homme en soi, c’est faire
ts ; Molière, dans toutes ses grandes comédies, fait des tableaux. La vérité morale : car lorsqu’on peint les vices on doit le
es est toujours d’altérer l’exactitude pour entrer plus avant dans la vérité . Exagérer le trait essentiel pour faire prédomine
pas exacts. Non, ils ne sont ; pas exacts, mais ils sont vrais de la vérité profonde ; car tous ces mots-là que peut-être ils
ond de l’âme et ils sont leur âme même ; et ces gens sont vrais de 1a vérité artistique. L’art consistant à être plus vrai que
faille pas dire qu’il y est encore plus. Il n’est pas en dehors de la vérité de tous les jours qu’un escroc rencontre à un mom
croquerie, il a attiré les yeux sur lui. Il n’est pas en dehors de la vérité de tous les jours que l’on croie un procès perdu
perdu et que le moment d’après on le sache gagné. Il n’est pas, à la vérité , dans la vérité de tous les jours qu’un scélérat
moment d’après on le sache gagné. Il n’est pas, à la vérité, dans la vérité de tous les jours qu’un scélérat soit entraîné da
né dans les enfers par la statue d’un commandeur ; mais c’est dans la vérité d’un siècle qui est encore un siècle de foi. Quan
ents ultra-accidentels et que, ceux-ci, ils ne ressortissent à aucune vérité  ; mais songez que le public de ce temps a été hab
Pour Orgon, c’est un peu différent, mais seulement un peu. Lui, à la vérité , comme l’Euclion de Plaute change d’attitude et à
velles tendances : « Des pièces sans intrigue, disait l’un, c’est la vérité même, c’est l’idéal même […] — Tais-toi donc, dis
sage, Egaler l’artifice à la sincérité, Confondre l’apparence avec la vérité , Estimer le fantôme autant que la personne Et la
s Contes offrant très peu de modèles de versification irrégulière… La vérité est probablement que Molière s’est initié et exer
32 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « [Introduction] » pp. 1-4
tions ». Nous avons encore établi dans le Livre précédent, comme une vérité incontestable, que tout l’art de l’imitateur cons
traits, leurs travers, leurs ridicules, leurs vices, enfin toutes les vérités que leur amour-propre leur déguise, ou qu’il tien
33 (1910) Rousseau contre Molière
ût été un peu étroit. Il a préféré, comme il fait presquetoujours, la vérité complète et c’est-à-dire ceci : un homme sincère,
rce que le naturel, que rien n’efface, reprend le dessus. Et cela est vérité et cela est très théâtral, parce que le spectateu
l’on se permet le premier ménagement et la première altération de la vérité , où sera la raison suffisante de s’arrêter jusqu’
onc, à qui, d’une part, Alceste tient à montrer qu’il sait dire leurs vérités aux gens, à qui, d’autre part, il veut donner une
aire rire aux dépens du personnage l’a forcé de le dégrader contre la vérité du caractère. » Encore que cette page de critique
, si on le peignait comme Rousseau voudrait qu’il le fût ; et donc la vérité veut qu’Alceste soit représenté comme sensible à
est un corrompu corrupteur.   Nous sommes, je crois, aussi loin de la vérité que possible. Philinte est un très honnête homme,
des chagrins plus qu’il ne s’imagine ; Et s’il avait mon cœur, à dire vérité , Il tournerait ses vœux tout d’un autre côté, Et
amicale. Ce sont ses petits profits et ses petites consolations. À la vérité  ; on ne le voit, dans la pièce taquiner qu’Alcest
l’auteur d’avoir manqué de très grandes convenances, une très grande vérité et peut-être de nouvelles beautés de situation ;
mbrassades frivoles ; plus tard les compliments d’Oronte, outrés à la vérité , donnent cependant l’idée au public qu’Alceste jo
la justice. …………………………………………………………………… …………………………………………………………………… La vérité répugne à ces lâches pratiques. En ceci je n’ai f
ravaguez ! — Tout est bien et le fait, qu’ici vous alléguez, De cette vérité peut prouver l’évidence. L’adresse avec succès a
un égoïste grossier, d’autant que Rousseau, plus volontairement à la vérité que Fabre, tombe dans la même erreur. Pour ce qui
turel. Le Philinte de Fabre est de cette envergure-là et il est d’une vérité saisissante. » Certains détails sur quoi j’ai gli
attende peu, de son Alceste. L’Alceste de Fabre d’Eglantine est d’une vérité frappante. C’est un Don Quichotte. Il y en a de p
i aux hommes, elle est un moyen d’échapper au réel, de s’évader de la vérité dans l’idéal. Quand il a fait des romans, il les
ai cherché à montrer dans quelle mesure, n’est pas très éloigné de la vérité .   Il a fait encore une allusion aux Fourberies d
excitation à l’enthousiasme. Dans les deux cas, on n’est plus dans la vérité et le spectateur ne se sent plus dans la vérité,
on n’est plus dans la vérité et le spectateur ne se sent plus dans la vérité , même approximative, et, du moment qu’il ne s’y s
tion, est un paratonnerre ! Mais, naïf, ou emporté par la force de la vérité , Molière le dit lui-même ! « Si l’on prend la pei
lui-même. Il est misanthrope, il est contempteur de l’humanité ; à la vérité , il veut, quelquefois, la servir, et c’est ce qui
à ce grief. IV - Les reproches généraux Ils se réduisent, à la vérité , à un seul. Rousseau reproche à Molière d’être du
t il l’a rattaché à l’action un instant. De façon un peu inutile à la vérité et de telle sorte qu’on dirait qu’il ne la fait q
s un homme de lettres. »   Généralisant la question, nous dirons : la vérité sur les vices de l’humanité, la vérité sur l’huma
la question, nous dirons : la vérité sur les vices de l’humanité, la vérité sur l’humanité, permise au prédicateur parce qu’o
qui s’adresse à la foule exactement comme le prédicateur ? Mais cette vérité sur le genre humain, est-il vraiment utile de la
nelle. Il s’emporte contre eux, et il les aime ; il leur dit de dures vérités , et il les aime ; il les fustige, et il les aime.
de penser que Molière a voulu dire à ses chers bourgeois, et ce sont vérités assez dures, dites quelquefois assez rudement. Ma
dre vrai, qu’à peindre telles qu’elles sont les choses qui sont d’une vérité générale. C’est, comme on le sait bien, la diffé
de vérifiable ? Sans aucun doute. Je reconnais qu’il n’est pas d’une vérité moyenne et facilement vérifiable qu’un valet bâto
era ; s’il est à instincts sociaux, il verra cela seulement comme une vérité à la fois risible, pitoyable et condamnable. Il n
antôt cédant à sa seconde idée, il assure que de montrer seulement la vérité au parterre, c’est, parce qu’il est un « public c
n, à l’amour et à l’imitation de ce qu’il y a de plus mauvais dans la vérité qu’on lui montre. Cela est si vrai qu’au passage
ne s’étonnera que de ceci que je mette tant de lignes à établir cette vérité . Rousseau est religieux ; il l’est d’une façon qu
plus importants qui se puissent : c’est l’éducation des femmes. A la vérité , il faut, relativement à Molière, faire des disti
ctuelles de la femme ne supportent pas le savoir : « La recherche des vérités abstraites et spéculatives, des principes, des ax
. Leurs discours ne doivent avoir de formes communes que celles de la vérité . » Donc, encouragez le babil chez les jeunes fill
’il n’est pas inutile de le connaître pour ne l’aimer point ; qu’à la vérité on peut le parfaitement connaître et l’aimer très
’il ne faut pas trop s’écouter quand on est malade. En empruntant ces vérités au sens commun de son temps, Molière avait quelqu
ques chances de passer à travers tous les siècles pour champion de la vérité éternelle. De plus, ses médiocrités même et vulga
ans doute une énorme facétie pantagruélique ; mais elle a son fond de vérité en ce sens que, s’il est grotesque de « tirer van
e le faisant pas, il trahit son génie même et s’en montre indigne. La vérité est que l’homme de sens commun, qui est homme de
t c’est l’instinct social lui-même qu’il faut diminuer en vous, et la vérité vous viendra de ceux-là mêmes qui se seront le pl
34 (1769) Idées sur Molière pp. 57-67
issé mourir de faim pendant sa vie. Mais je crois aussi qu’en fait de vérités il y a peu à gagner avec lui. Horace conclut de s
etrouve jusques dans ses moindres forces, qui ont toujours un fond de vérité et de morale. Il plaît autant à la lecture qu’à l
sur le théâtre. Aujourd’hui que les philosophes nous disent quelques vérités , il faut que les contes reviennent sur la scène.
35 (1881) Molière et le Misanthrope pp. 1-83
ilhomme par exemple, tel portrait, telle peinture de cœur, tel cri de vérité humaine : et on les interprète en faveur de la th
on. Mais jusqu’où ? Pendant combien de temps ? A peine a-t-il dit une vérité qu’il se hâte d’enfiler vingt folies. Il a toujou
Je tâche donc à me faire comprendre, sans blesser ni mon homme, ni la vérité . Je reprends sans aigreur, je ne tranche pas de l
les Chats-fourrés et les Grippeminauds, n’avaient guère perdu de leur vérité cruelle. — Achetant leurs charges, se les transme
rs très éminents du reste, mais qui ne sont pas de la partie. Mais la vérité est que si les acteurs sont d’accord pour ma thès
les paradoxes n’ont guère de chance d’être admis, comme on sait ; les vérités même n’y entrant guère qu’après un stage quelquef
ent pas bredouille. « Il rencontre l’Auvergnat ; celui-là lui dira la vérité . Oui, mais il la dit tellement qu’elle n’est plus
on, cela ne repose pas. Le misanthrope, à qui on ne dissimule plus la vérité , est le premier à en souffrir ; il est obligé d’y
is qu’on ait des raisons de le leur dire. Mais pour l’amour pur de la vérité absolue ! Oh ! non, la morale ne l’exige pas. Si
ons-le, et à quoi servirait l’esprit en France, si ce n’est à dire la vérité sans faire de la peine, et à faire entendre ce qu
36 (1882) Molière (Études littéraires, extrait) pp. 384-490
pâle de Don Garcie de Navarre (1661), il se produisit avec autant de vérité que de gaieté dans L’École des maris (1661)17, L’
tte bonne foi, ce désintéressement qui nous dérobent l’auteur sous la vérité des caractères, voilà le principal secret de sa p
fléchie, les esprits capables d’apprécier les beautés du dialogue, la vérité des portraits, la profondeur de la morale et l’ex
est bien fait, parce qu’une prude est pire qu’une coquette ; mais une vérité assénée par Alceste va la punir à son tour de tou
cacher sa blessure, s’il n’avait l’impatience de la justice et de la vérité . J’ajouterai même qu’avant d’aimer Célimène, il s
daires : Oronte, Acaste, Clitandre. Les beaux-esprits et les marquis. Vérité des mœurs Quant aux personnages dont nous trac
e affaire d’honneur. Bref, c’est la fatuité dans la sottise85. Cette vérité de couleur se retrouve encore en des scènes qui n
s plutôt en admirant l’art avec lequel il intéresse tous les âges aux vérités générales que recouvrent ces traits de caractère
ion, ils ne peuvent parler pour eux sans répandre des lumières et des vérités d’expérience qui nous apprennent à lire en nous e
es créations de Molière, et le développement naturel de son génie. La vérité est que Le Tartuffe fut non seulement conçu, mais
’un faux zèle ils masquent leur faiblesse. Chacun voit qu’en effet la vérité les blesse. En vain d’un lâche orgueil leur espri
d’être contraire à la charité, l’éloquence et la poésie de farder la vérité , ou de faire aimer le mensonge. Pour clore ce déb
formes de la nature humaine, comme le savant de poursuivre toutes les vérités avec une souveraine indépendance. Il n’y a pas de
il est absous par l’éclat de rire qu’il provoque. C’est encore ici la vérité qui triomphe, en dépit de l’invraisemblance. Déci
ausse monnaie de la bonne, et flétrissant le mensonge au profil de la vérité , il contribua seulement, avec Pascal, à sécularis
tion qui dédaigne la vraisemblance passagère, pour mieux atteindre la vérité définitive. Ce serait donc méconnaître les droits
des enfants indignes sont le châtiment des parents avilis. Or, cette vérité cruelle est précisément la leçon que Molière met
i nous égayé, le péril est conjuré. La scène de la malédiction. La vérité est toujours morale Reste donc ce grand mot de
ot. Par là, il nous fait pénétrer au plus profond de l’abîme. Que ces vérités à outrance soient parfois prématurées pour des âm
combat, et le prolonger jusqu’à l’arrivée des renforts. Que de bonnes vérités échappent alors à sa franchise qui procède direct
e, esprit, fermeté, honnêteté, piété filiale Il n’y a pas moins de vérité dans la physionomie d’Henriette. C’est un bonheur
le, que nulle faculté ne doit périr faute d’emploi, et que toutes les vérités ont leur prix, même en dehors de l’intérêt public
e de vingt-deux ans. 151. Battu par Harpagon, pour lui avoir dit ses vérités , qu’il désirait entendre, il se console en s’écri
fantaisie, comme chez Aristophane ou Rabelais. Tout y est justesse et vérité . C’est la raison qu’elle fait sourire. Jamais la
37 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIX. » pp. 397-410
ne buvoit jamais, entra dans quelques soupçons, & se douta de la vérité . Pour se convaincre de ce qui en étoit, il fut un
y accoururent, & s’étant informés des uns & des autres de la vérité du fait, ils se saisirent de Tofan, & le ross
sa parole. C’est assez raisonner sur une chose qu’il étoit bon, à la vérité , de faire remarquer, mais sur laquelle nous ferio
les cheveux, je ne m’en suis pas apperçue ; il est aisé de savoir la vérité  : &, en disant cela, elle se décoeffe, &
38 (1853) Des influences royales en littérature (Revue des deux mondes) pp. 1229-1246
ins, aime à planer dans les espaces. On les emploie pour exprimer ces vérités équivoques qu’on peut nier, qu’on peut affirmer a
nt de générations et répété par les historiens à la suite ? La pauvre vérité a souvent de ces chances. Quand une fois une erre
cet esprit si fier et si honnête des altérations assez étranges de la vérité historique, quelquefois même (chose surprenante c
de Bossuet sur Louis XIV ? Elle serait assurément plus conforme à la vérité . Molière avait composé six de ses comédies, quand
dèle et précieuse de la société du temps, soient des chefs-d’œuvre de vérité et de vie, nul ne le conteste ; mais qui a jamais
’hui, a été souvent de lui rompre en visière, de lui dire de brutales vérités , de le calomnier même, et il l’a souffert, et il
39 (1825) Notices des œuvres de Molière (IX) : La Comtesse d’Escarbagnas ; Les Femmes savantes ; Le Malade imaginaire pp. 53-492
e froideur qui accueillait un chef-d’œuvre, et ramenât le public à la vérité de ses propres impressions. La pièce n’avait poin
une chose cependant que Molière désavouait. » Molière, sans trahir la vérité , a pu nier que Vadius fût Ménage, par la raison q
a raison, et l’on peut dire qu’il trouva l’effet théâtral plus que la vérité … Armande et Philaminte sont des êtres très ridicu
i connaître tout à l’heure, donne exactement ici la même entorse à la vérité que le sophiste éloquent et chagrin. Chrysale est
lent toutes, à l’exemple de madame de Montausier. Voilà, pour dire la vérité et donner enfin l’explication que j’ai promise, c
reproches, et il se sert d’un détour pour lui faire entendre quelques vérités qu’il ne peut plus retenir : Clitandre, qui voit
nt le contraire. Ce rôle de Bélise, il le faut bien avouer, manque de vérité  ; du moins il n’a pas la vérité dramatique, qui n
se, il le faut bien avouer, manque de vérité ; du moins il n’a pas la vérité dramatique, qui n’est autre que la vraisemblance.
t actuel de la société, ou, pour mieux dire, privé de ce caractère de vérité générale qui convient à la comédie de mœurs. De t
la pédanterie, l’ignorance et l’avidité de ceux qui l’exercent. A la vérité , don Juan, dans Le Festin de Pierre, dit bien que
40 (1734) Mémoires sur la vie et les ouvrages de Molière (Œuvres de Molière, éd. Joly) [graphies originales] pp. -
e en présence de son pere, & le stratagême d’Eraste pour tirer la vérité de son valet, sont des traits également ingénieux
médie, est la pure expression de la nature, qui montre l’empire de la vérité sur l’esprit humain. On remarqua dans le cocu ima
irconstances où la passion peut grossir ou diminuer les objets. Cette vérité , soutenuë par un fonds de plaisanterie gaye, &
enir l’attention du spectateur, par la variété des caractéres, par la vérité des portraits, & par l’élégance continuë du s
pouvoir tirer de leur ridicule un fonds de comique plus amusant, à la vérité , qu’instructif. Aussi les médecins, & les mar
sa femme, sont des moyens mis heureusement en œuvre pour rendre cette vérité sensible ; mais on voudroit en vain excuser le ca
u peu de succès de la premiére représentation. Paris fut frappé de la vérité du tableau qu’on lui présentoit ; la foule imposa
els que ceux d’Arnolphe, d’Orgon, d’Harpagon. C’est alors que, par la vérité des sentimens, par l’intelligence des expressions
contesté par des personnes que je devois supposer en sçavoir mieux la vérité que le public ...... Cependant sa famille m’a si
41 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXVI. De la Vraisemblance. » pp. 434-445
royables à la plupart des spectateurs. Il faut ne leur offrir que des vérités palpables, pour ainsi dire. Le fameux Garrik, cet
commune des hommes ; l’extraordinaire est celle qui doit son ombre de vérité à la puissance des Dieux, ou de la féerie. Il est
qui consultoit sa servante, étoit plus persuadé qu’un autre de cette vérité  : voilà ce qui me donne la témérité d’exposer mes
42 (1862) Corneille, Racine et Molière (Revue chrétienne) pp. 249-266
ne pouvait déchoir alors que l’état social se perfectionnait, car une vérité ne pouvait contredire une autre vérité. Vinet ne
ial se perfectionnait, car une vérité ne pouvait contredire une autre vérité . Vinet ne permettait pas de le confondre avec le
vrai, il est plus moral. Point de moralité dans l’art en dehors de la vérité  ; représenter l’homme tel qu’il est, c’est déjà f
orneille est héroïque, mais sa force est trop souvent en dehors de la vérité ; il éveille le sentiment de la grandeur, mais il
gieux. Il en était déjà ainsi au moyen âge. Au seizième siècle, cette vérité se montra sous un nouveau jour. Le sentiment reli
quelque chose d’analogue à ces passions énergiques et à cette soif de vérité , la folie de Pascal. De même que l’auteur des Pen
43 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE PREMIER. Part de la Morale dans la Comédie de Molière. » pp. 1-20
ux premiers spectateurs de Molière, qu une comédie nous charme par la vérité des caractères, l’habileté de l’intrigue et l’agr
avec un but avoué. Le but de la comédie est de faire rire : voilà la vérité . Quand Molière a écrit les Femmes savantes, le Mi
est. » La Bruyère, Les Caractères, De la Mode. 19.   Ce manque de vérité et même quelquefois de vraisemblance, qui est un
és, que les représentations sembloient moins être des comédies que la vérité même : chacun s’y reconnoissoit, et encore son vo
44 (1821) Notices des œuvres de Molière (VI) : Le Tartuffe ; Amphitryon pp. 191-366
olière, quel que fût son dépit, respectait trop les bienséances et la vérité , il se respectait trop aussi lui-même pour se per
outrer les apparences pour imposer au peuple et pour le tromper. À la vérité , on trouve dans Horace cette peinture d’un faux d
héâtre, tant tragique que comique, a une règle générale fondée sur la vérité des choses, c’est qu’on ne doit y faire figurer a
ions-nous en admirant Tartuffe comme un personnage plein de vie et de vérité , naturel et dramatique à la fois ? C’est alors un
ne faute qui accuserait le poète de stérilité. Ici, c’est un trait de vérité locale, qui sert à marquer que Tartuffe n’est pas
et des Ménechmes, il s’en faut qu’il puisse y avoir chez nous la même vérité théâtrale dans la représentation des deux pièces 
45 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVI. Pieces intriguées par un événement ignoré de la plupart des Acteurs. » pp. 192-198
Mais avec de l’esprit on compose une histoire. Le Marquis. C’est une vérité . La Fleur. C’est une vérité.Que je ne saurois cr
pose une histoire. Le Marquis. C’est une vérité. La Fleur. C’est une vérité .Que je ne saurois croire. Le Marquis. Faut-il te
46 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE II. La Débauche, l’Avarice et l’Imposture ; le Suicide et le Duel. » pp. 21-41
mpossible que ce spectacle ne fasse pas réfléchir à celte mystérieuse vérité morale, qu’une chaîne indissoluble lie tous les v
ut son entourage. Je ne parle pas des filles mises à mal, c’est d’une vérité trop évidente ; mais ce valet, qui croit en Dieu
il l’envoie se faire ermite 69 ! Surtout, quelle hardiesse et quelle vérité dans la leçon, venant de tout en bas au grand sei
influence du vice qu’on doit étudier l’Avare 92, moins pour la banale vérité qu’il ne faut pas trop aimer les écus, que pour l
47 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE PREMIER. Regnard imitateur comparé avec la Bruyere, Plaute, & la nature. » pp. 5-50
Moliere celui qui a le plus imité ses prédécesseurs ; aussi est-ce la vérité même. Nous pouvons encore faire remarquer que ses
nature. La distraction est telle par sa nature qu’elle peut à la vérité s’annoncer par les traits les plus forts & le
lle forme l’intrigue & le nœud de la piece ; ses ruses sont, à la vérité , un peu grossieres. Le dénouement ressemble total
sodes à son secours, & dans laquelle il blesse continuellement la vérité  ! Les deux Pieces comparées avec la nature.
fourni des habits pour son régiment. Il étoit si facile de savoir la vérité  ! Toute communication a-t-elle été interrompue en
r force, enchaînés par l’invraisemblance même, il suffit d’opposer la vérité des incidents amenés naturellement par la robe vo
nimés par la robe, se soutiennent d’un bout à l’autre dans toute leur vérité  ; au lieu que ceux de la piece françoise, ne tena
48 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VIII. De l’Action, du Nœud, des Incidents. » pp. 165-171
ou non, les partisans outrés de Racine le rapportent pour prouver la vérité de sa diction ; ils ont raison, mais ils ne prouv
é de sa diction ; ils ont raison, mais ils ne prouvent point ainsi la vérité & sur-tout la vivacité de l’action de ses pie
49 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXIV. On peut faire usage de tous les caracteres. » pp. 378-385
& soutenir l’attention du public par la variété autant que par la vérité de ses images ; il eût manqué son but si l’un de
pitié vous n’êtes combattue, Je meurs & de la feinte & de la vérité . M. Harpin est un brutal de Financier, qui, su
50 (1898) Molière jugé par Stendhal pp. -134
e, il se mit à examiner les 40 ou 50 choses qu’il regardait comme des vérités . Il s’aperçut que ces vérités prétendues n’étaien
ou 50 choses qu’il regardait comme des vérités. Il s’aperçut que ces vérités prétendues n’étaient que des balivernes à la mode
nez les balivernes que le charlatanisme Parisien fait passer pour des vérités . Vous trouverez un vol. intitulé de l’Esprit, qui
t, même dans les affaires les plus minimes de notre établissement. La vérité est que M. Méon fut nommé employé de l’autorité e
Et parce que j’en use avec honnêteté Et ne le veux trahir, lui, ni la vérité , Il aide à m’accabler d’un crime imaginaire ! Vr
n). Une mauvaise cause connue pour telle, gagnée, augmente le crédit. Vérité enregistrée par Dubois. Philinte Mais enfin… Alc
blâme l’auteur. Molière n’a pas pu faire conclure au spectateur cette vérité , que l’homme religieux que Chateaubriant et tous
t tel est l’empire de l’éloquence, que peu de gens apperçoivent cette vérité . Cela aurait fait une belle réponse de Géante. Po
el sifflerait outrageusement et avec indignation. On voit bien ici la vérité du bégueulisme que Beaumarchais reproche au publi
ar le mari, après une justification jésuitique. Il est fâcheux que la vérité du caractère d’Orgon n’ait pas permis de faire du
une absurdité. Sans doute si le public ajoute foi à une fausseté, la vérité n’aura pas de gloire. Tartuffe Que tout ce bien
duo del matrimonio segretto. Cette scène manque donc de chaleur et de vérité dans la couleur. L’action de Valère pouvait le me
George Dandin ? Sans doute d’abord de faire rire, mais quelle est la vérité morale qui, dans l’esprit des spectateurs, sert d
cela, une journée de travail, oü je ne gagne que dix sous ! Trait de vérité qui fait un grand plaisir en donnant beaucoup de
cellence d’offrir le comble de l’absurdité morale avec la plus grande vérité des caractères. C’est les battus payant l’amende.
Molière comme dans tous les grands écrivains. De noir, d’un ton doux, vérité de la peinture, heureux mélanges des petites circ
étude, la joie, la finesse d’une grande âme. Quelles nuances ! Quelle vérité  ! C’est sublime. » 69. Marie de Vichy. — Chamr
51 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Première partie. — L’école dogmatique — Chapitre premier. — Une leçon sur la comédie. Essai d’un élève de William Schlegel » pp. 25-96
infaillible. La comédie est le contraire de la tragédie. C’est là une vérité évidente, et je ne la démontrerai point. Ne nous
en littéraire ; mais comment pourraient-elles ébranler l’inébranlable vérité de la théorie, et de quelle autorité m’empêcherai
mpus, tout père peut gronder du même ton qu’un père de comédie37. »La vérité est que toutes les œuvres de la comédie nouvelle
its. Mais les caricatures grotesques ont bien plus d’expression et de vérité idéale que les portraits les plus fidèlement exéc
e spectateur ignorant ne voit et n’admire dans une œuvre d’art que sa vérité extérieure et grossière ; mais l’amateur délicat
extérieure et grossière ; mais l’amateur délicat considère surtout la vérité intérieure de la composition. La comédie des Mépr
dit justement le roman de la médecine. Mais, quand vous en venez à la vérité et à l’expérience, vous ne trouvez rien de tout c
conséquences, à produire au grand jour une faible partie du trésor de vérités qu’ils renferment, et je n’ai pas négligé une occ
es caricatures grotesques ne prétendent dans la poésie à aucune autre vérité qu’à celle de l’expression. Elles veulent donner
52 (1819) Notices des œuvres de Molière (III) : L’École des femmes ; La Critique de l’École des femmes ; L’Impromptu de Versailles ; Le Mariage forcé pp. 164-421
s une imputation qui a peu de vraisemblance et dont rien n’atteste la vérité . L’auteur de Zénobie, calomniateur de l’auteur de
épouser la Béjart, qui était presque aussi jeune qu’Agnès, mais, à la vérité , n’était pas aussi ingénue. Le ridicule d’Arnolph
il mieux badiner que toi ? Ta Muse, avec utilité, Dit plaisamment la vérité , Chacun profite à ton École ; Tout en est beau, t
ours après, il me montra toute l’affaire exécutée d’une manière, à la vérité , beaucoup plus galante et plus spirituelle que je
ossession d’ennuyer. Ces divers ridicules étaient peints avec trop de vérité et de vivacité dans La Critique, pour que ceux qu
acées depuis dans ses plus importants ouvrages, en leur donnant, à la vérité , le développement et le coloris qu’elles ne pouva
pas une bouffonnerie plus ou moins agréable, mais un chef-d’œuvre de vérité comique, c’est la première scène de la pièce, cel
53 (1879) Les comédiennes de Molière pp. 1-179
ïsme et des ailes aux passions, Molière, génie humain, amoureux de la vérité , faisait parler ses comédiens selon leur nature o
nnombrables portraits, il y en avait pourtant plus d’un qui criait la vérité . Un peu plus tard, il m’est venu une première bon
étaient vrais, non seulement par les inscriptions, mais parce que la vérité parle tout haut. III Il est impossible d’a
condamnation sur Mlle du Croisy ; ici le graveur est presque dans la vérité , mais toujours en dépouillant la femme de toute a
r a religieusement reproduit ce qu’il voyait. Là, est le cachet de la vérité . L’histoire ne vit que par la vérité. AR-H-YE.
voyait. Là, est le cachet de la vérité. L’histoire ne vit que par la vérité . AR-H-YE. I. Madeleine Béjart Certes quan
i créa au théâtre les ingénues ; elle y mit tant de malice et tant de vérité que tout le monde fut pris à son innocence. Et ce
un pamphlet qui calomnie à chaque page, mais qui a aussi ses airs de vérité , on parle ainsi de la rencontre de Molière avec l
que, qui tous le jouaient bien avec leur tempérament, emportés par la vérité , sans trop s’inquiéter de la tradition. Mais, pui
sur le chariot du Roman comique. D’Assoucy calomnie le pâtissier. La vérité , c’est qu’un beau jour il abandonna sa boutique p
’avait encouragée dans l’esprit mordant, dans le geste hardi, dans la vérité à l’emporte-pièce. Regnard, qui, à son tour, lui
i bref est un ornement, Le plus attrayant qu’ait la scène ; C’est une vérité certaine. Mlle Beauval était la meilleure femme
par la pitié vous n’êtes combattue, Je meurs et de la feinte et de la vérité . Je crois bien plutôt que ce sonnet, qui date d’
Beaupré. Sur le théâtre, elle et une jeune comédienne se dirent leurs vérités . — Eh bien, dit la Beaupré, je vois bien, mademoi
ieux. Il fut aimé pour sa gaieté, pour le naturel de son jeu, pour la vérité de son comique dans les rôles de paysan. Le Roi p
54 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VI. Les Femmes. » pp. 103-120
trouver de termes pour la louer, cette scène étonnante, où, avec une vérité crue et une hardiesse sans exemple, sont placés f
, De leurs honteux plaisirs l’affreux libertinage397 ? Après tant de vérité , tant de principes excellents, tant de grâce et d
tout un respect profond à Molière, pour avoir compris et montré cette vérité mystérieuse de l’union intime de la femme et de l
55 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XLIII. Du But Moral. Philosophie de Regnard comparée à celle de Moliere. » pp. 504-548
us près de lui, & que tant de personnes, un peu trop faciles à la vérité , placent à ses côtés. A ces traits on reconnoît R
un étalage mal placé de leur érudition. Moliere les instruit de cette vérité dans les Femmes Savantes, en y couvrant de ridicu
urs ordonnances mêmes, qu’ils étoient désagréables. Ils ne font, à la vérité , que changer de ridicule ; mais si le malade n’en
es mieux pensionnés, briller par des ouvrages dénués des graces de la vérité , de celles de la belle nature, mais remarquables
style figuré, dont on fait vanité, Sort du bon caractere & de la vérité  : Ce n’est que jeu de mots, qu’affectation pure,
sage, Egaler l’artifice à la sincérité, Confondre l’apparence avec la vérité , Estimer le fantôme autant que la personne, Et la
56 (1852) Légendes françaises : Molière pp. 6-180
raindre les envieux, nous appliquer sérieusement à la recherche de la vérité  ! » Mais Gassendi ne voulut pas troubler le mond
! » Les critiques ne manquèrent pas, comme on peut croire, à tant de vérité  : c’était, à les ouïr, une charge trop grossière,
a beau le détourner de ce mariage, il n’écoute que sa fantaisie. À la vérité , il n’est pas sans inquiétude sur les allures de
Molière se sentit enveloppé dans la puissance royale. Ce titre, à la vérité , ne fut pas sans lui causer d’abord un singulier
’un faux zèle ils masquent leur faiblesse, Chacun voit qu’en effet la vérité les blesse : En vain d’un lâche orgueil leur espr
t ? Son petit Louis, qu’il eût tant aimé, était mort... Armande, à la vérité , était enceinte ; mais de cruels soupçons... [..
i. Il lui enseignait que le théâtre même doit être l’expression de la vérité  : aucune occasion n’était négligée par lui de joi
aucoup de ses contemporains, il fut admiré surtout comme acteur. À la vérité , le]public d’alors ne le connaissait pas par la l
suivante d’Isabelle, Dorine était suivante de Mariane; Nicolle, à la vérité , n’est que servante chez M. Jourdain, mais évidem
res; il ne voulait que faire des comédies ; mais qui dit comédie, dit vérité , et pour les rendre plus vraies, il puisait dans
isites, que le bruit courut qu’il était amoureux de sa fille. Mais la vérité , c’est qu’il ne pouvait plus rester chez lui quan
. Le roi et le public furent enchantés de cette pièce. Le roi, à la vérité , ne dit son avis qu’à la deuxième représentation 
urs, des méchants dans les temples. Pour Molière, c’était si bien la vérité qu’il mettait dans ses pièces, que nous retrouvon
57 (1730) Poquelin (Dictionnaire historique, 4e éd.) [graphies originales] pp. 787-790
l le blâma mort si l’on en veut croire certains Censeurs ignorans. La vérité est qu’il ne cessa point de le louer quand il le
réflexion, & qui moralisérent beaucoup sur cet incident. Mais la vérité est que Moliere ne mourut pas de cette façon : il
ns ces derniers temps son Tartufe n’est-il pas notre Bernagasse. A la vérité il a excellé dans ses Portraits, & je trouve
urs idées de perfection, j’aurois fait un Livre qui leur eût plu à la vérité , mais qui eût déplu à cent autres, & qu’on eû
58 (1873) Le théâtre-femme : causerie à propos de L’École des femmes (Théâtre de la Gaîté, 26 janvier 1873) pp. 1-38
la supériorité de la plume sur le pinceau: il parle. Il ressuscite la vérité morte ; il nous rend par la magie d’une langue ét
n fourrage en pays ennemi; c’est de vive force qu’elle s’empare de la vérité  : elle a raison. Mais qu’en fait-elle ? De tous l
soin d’enseigner. Au théâtre, cette pente est dangereuse parce que la vérité du professeur n’est presque jamais la vérité de t
dangereuse parce que la vérité du professeur n’est presque jamais la vérité de tout le monde. Aussi ce que peuvent bien coûte
59 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VIII. » pp. 144-179
êtes de taille à faire des cocus. Horace. A ne vous rien cacher de la vérité pure, J’ai d’amour en ces lieux eu certaine avent
e logis, Dont vous voyez d’ici que les murs sont rougis : Simple à la vérité , par l’erreur sans seconde D’un homme qui la cach
u ! ne gagez pas ; vous perdriez, vraiment. Arnolphe. Quoi ! c’est la vérité qu’un homme... Agnès. Quoi ! c’est la vérité qu’
nolphe. Quoi ! c’est la vérité qu’un homme... Agnès. Quoi ! c’est la vérité qu’un homme...Chose sure, Il n’a presque bougé de
fideles interpretes De l’Ecole & de sa beauté, D’en dire bien la vérité , Et d’en parler en conscience. Et quoique quelqu’
60 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VIII. Le Mariage. » pp. 145-165
que tous ces beaux amours aboutissent au mariage496 ? Non : c’est par vérité . L’intimité et la joie de cette union est aussi n
s sales désirs 501.   Tout cela est très-comique et très-sérieux : la vérité banale, et pourtant sans cesse attaquée par des u
ce folle ; mais sous ce ridicule et cette folie demeure et brille une vérité morale de premier ordre, affirmée nettement par H
61 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXII » pp. 355-377
carêmes n’avaient pas été prêches avec moins de véhémence, et où les vérités de la religion n’avaient pourtant rien obtenu. On
place. Voilà sur quoi vous pourrez faire nos réflexions comme sur une vérité . Je crois que vous m’entendez. » Pendant cette c
it encore les divisions. Une lettre subséquente nous apprendra que la vérité qui était comme à Pomponne le 24 juillet, s’est r
62 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIX. De la Gradation. » pp. 342-351
rruque. On applaudit à l’acteur en critiquant l’Auteur. Il faut, à la vérité , qu’un comique ménage des jeux de théâtre aux com
rs vont s’écrier peut-être, qu’il n’étoit pas nécessaire d’écrire une vérité incontestable, qui n’est ignorée de personne. Ceu
63 (1886) Molière, l’homme et le comédien (Revue des deux mondes) pp. 796-834
auté l’y eût plus gêné que servi. D’autre part, si l’on trouve ici la vérité choquante, c’est que, le plus souvent, lorsque l’
reste assez du Molière authentique pour sauvegarder les droits de la vérité . Les images consacrées par l’art aux grands homme
crayonner d’une main assez lourde pour tracer un croquis où éclate la vérité . J’ai déjà dit quelles étroites relations Molière
utes les sortes d’amour lui portent bonheur ; il les exprime avec une vérité suprême, soit en de petites scènes où l’action se
rs très sombres. Quant à la seconde, elle ne fait que confirmer cette vérité d’expérience, que, très rarement, un homme mûr co
n portrait de Molière tragédien où se trouve certainement une part de vérité . Tous les traits essentiels qui y sont tournés en
rdisent ; mais, au théâtre surtout, le Renard et les Raisins sont une vérité . Lorsque, dans la Critique de l’École des femmes,
sière, mais l’Impromptu suffit à prouver qu’elle renferme une part de vérité , que la concorde ne régnait pas toujours au Palai
64 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Introduction » pp. 3-17
l’impossibilité de prouver ne prouve elle-même rien contre certaines vérités , et de peur que vous ne vous avisiez de dire que
ore une synthèse ; elle n’est évidemment qu’un dernier fragment de la vérité totale, de cette inconnue que nous cherchons). Ce
65 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IX. Du Genre larmoyant. » pp. 103-122
Tindare ; mais Aristophonte, aidé de cet air d’assurance que donne la vérité , triomphe enfin. Hégion désespéré ne songe plus q
dernes, pour se flatter d’avoir créé un nouveau genre ? Ils ont, à la vérité , imaginé d’exprimer le sentiment par des lignes e
e grand Homme. Ne soutenez plus une opinion flatteuse pour vous, à la vérité , mais qu’il est si facile de pulvériser Dorine va
66 (1819) Notices des œuvres de Molière (II) : Les Précieuses ridicules ; Sganarelle ; Dom Garcie de Navarre ; L’École des maris ; Les Fâcheux pp. 72-464
t, et qu’il fit si complètement le sacrifice de son amour-propre à la vérité qui venait le désabuser. Le triomphe obtenu par M
savent y admirer la correction et la fermeté du dessin, l’éclat et la vérité de la couleur, l’air de nature et de vie, enfin l
que nous verrons développée avec plus de force, mais non avec plus de vérité , dans l’admirable rôle du Chrysale des Femmes sav
t d’enchaînement ; de leur ensemble résulte une intrigue, légère à la vérité , mais à laquelle toutefois chaque scène concourt
67 (1825) Notice sur Molière — Histoire de la troupe de Molière (Œuvres complètes, tome I) pp. 1-
ressemblance des peintures, la gaieté franche et communicative, et la vérité d’observation, rappelle le plus l’inimitable Moli
uva sur son chemin plus d’un Sotenville. Ô portraits encore pleins de vérité  ! Lorsque certains exemples frappent nos regards,
La scène de M. Dimanche peut être présentée comme un chef-d’œuvre de vérité et de comique. Le rôle entier de Sganarelle, qu’u
pports avec les médecins et les apothicaires ; mais quelle effrayante vérité dans le rôle de cette femme qui compte les dernie
e Gorgibus, jusqu’au style quintessencié de Philaminte, c’est la même vérité  : aucun trait n’échappe à son coup d’œil perçant 
Roquette fut victime de ce besoin de personnalités. Mais telle est la vérité profonde du portrait et la plénitude des détails,
qui bref est un ornement Le plus attrayant qu’ait la scène C’est une vérité certaine. 15. Sauval, qui fut témoin de ce due
68 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « À M. Vacherot » p. 1
qui est plus, beaucoup d’idées : je vous devais ce livre. Reprenez la vérité comme votre bien, et laissez-moi les paradoxes, —
69 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXVIII » pp. 305-318
ue c’est en courtisan qu’il en prend la défense. Voltaire, qui, à la vérité , avait une bonne raison pour ne pas aimer que l’o
t de la maréchaussée, et au prévôt de la collégiale ? J’ai peint à la vérité d’après nature ; j’ai pris un trait d’un côté et
70 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre V » pp. 48-49
endront ce que vaut ce bienfait, ici je me borne à insister sur cette vérité , que nous le devons au mélange et à la parité des
71 (1781) Molière (Anecdotes littéraires, historiques et critiques) [graphies originales] « MOLIERE. » pp. 41-42
onnu les ridicules, & ne les a peints avec tant de force & de vérité . Les Auteurs qu’il surpassoit, les originaux qu’i
72 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VIII. Du Genre gracieux. » pp. 91-102
’ai toujours tâché de m’entendre. Si je tenois, disoit-il, toutes les vérités dans ma main, je me garderois bien de l’ouvrir :
me garderois bien de l’ouvrir : on sait que la découverte d’une seule vérité fit traîner Galilée dans les prisons de l’Inquisi
73 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXV. Du contraste des Caracteres. » pp. 386-397
’arrivera-t-il point que le contraste demande une scene, & que la vérité de la Fable en demande une autre ? « D’ailleurs,
avec les situations, & des intérêts avec les intérêts. C’est une vérité que nous devons avoir toujours présente en compos
74 (1801) Moliérana « Vie de Molière »
t Racine et Despréaux, n’eut pas aussi protégé Molière. Il n’eut à la vérité qu’une pension de mille livres. La fortune qu’il
esque sans nœud, ni liaison dans les scènes ; mais elle brille par la vérité des portraits, et par l’élégance toujours soutenu
75 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [59, p. 96-98] »
Molière, dit à Boileau, en lui serrant la main : voilà la plus belle vérité que vous ayez jamais dite. Je ne suis pas du nomb
76 (1824) Notices des œuvres de Molière (VIII) : Le Bourgeois gentilhomme ; Psyché ; Les Fourberies de Scapin pp. 186-466
de son talent et de sa renommée, de plaider contre lui la cause de la vérité , toutes les fois qu’il lui plaît de prendre en ma
ercé la sagacité de plusieurs de ceux qui ont essayé de découvrir les vérités morales ou physiques cachées sous le voile des fa
ne farce, pleine de sel et de gaieté sans doute, mais privée de cette vérité , de cette profondeur d’observation, qui font du t
e verve dans le langage. Il se vante, mais il ne va pas au-delà de la vérité  ; il promet beaucoup, mais il fait plus encore. S
77 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [58, p. 95-96] »
t-il mieux badiner que toi ? Ta muse avec utilité Dit plaisamment la vérité  ? Chacun profite à ton école : Tout en est beau,
78 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XII. Des Scenes. » pp. 223-249
On y promene le spectateur dans une galerie de portraits, faits, à la vérité , de main de maître, mais qui peuvent se transport
ene est finie : Alceste, dans deux ou trois couplets, a dévoilé, à la vérité , la droiture de son caractere, en apostrophant la
e celui d’une piece entiere ; &, je le répete, parceque c’est une vérité très essentielle, si, comme le dit le Pere Brumoi
79 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXII. De l’Intérêt. » pp. 385-398
tiraillée & sans vraisemblance, la derniere a du moins un air de vérité  ; mais l’une & l’autre mêlées ensemble font u
g-temps une bague que Pourceaugnac lui donne pour l’engager à dire la vérité , il lui avoue que Julie est une coquette achevée 
80 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXVII. Du titre des Pieces à caractere. » pp. 417-432
 Est une glace encore pure,   Qui réfléchit la nature   Dans toute sa vérité . Damis.  Mais j’ai pu me tromper moi-même. Sophie
rs défauts, & qui a la manie de les estimer en tout. Il y a, à la vérité , comme nous l’avons remarqué, un couplet où il es
81 (1844) La fontaine Molière (La Revue indépendante) pp. 250-258
d’habitation, c’est justement lui ôter son caractère de dignité et de vérité relative. D’ailleurs si, comme il en est question
n monument à celui qui fut si souvent et énergiquement l’apôtre de la vérité et du sens commun, et qui, comme Molière, n’a eu
82 (1852) Molière — La Fontaine (Histoire de la littérature française, livre V, chap. I) pp. 333-352
nait son âme. C’est ainsi qu’il put peindre avec tant de relief et de vérité toutes les variétés de la physionomie humaine. Le
ux ont une tout autre allure, et Molière a peint leurs mœurs avec une vérité qui prouve à quel point il les estimait, et que r
connaître. Leurs faiblesses, et ils en ont, ne sont que des traits de vérité plus frappants et des arguments de sincérité. Ce
83 (1901) Molière moraliste pp. 3-32
quelconque, ne sort d’un excès que pour se jeter dans l’autre ; et la vérité , aux yeux de Molière, est entre les deux. De même
oilà ce que pouvait enfanter la simple manie d’Argan. Telles sont les vérités que Molière enseigne aux hommes, les menaçant, s’
ière donna son âme, un jour qu’il souffrait beaucoup. Alceste dira la vérité , toute la vérité, coûte que coûte, et à tout vena
e, un jour qu’il souffrait beaucoup. Alceste dira la vérité, toute la vérité , coûte que coûte, et à tout venant. Et Molière no
84 (1874) Leçon d’ouverture du cours de littérature française. Introduction au théâtre de Molière pp. 3-35
ole de la couleur locale, ne saurait empêcher de rendre justice çà la vérité de la peinture. La date seule est à changer. Il
c les origines du théâtre. Nous continuons, au Xe, par un colloque de Vérité et de Mensonge, Àlithia et Psevtis, c’est-à-dire
ment qu’il n’y eut pas de théâtre en France avant le XVe siècle. A la vérité , on se trouverait d’accord ainsi avec un ancien c
n de l’homme. Paix et Miséricorde se jetèrent à ses pieds; Justice et Vérité plaidèrent contre Paix et Miséricorde, en suite d
85 (1845) Œuvres de Molière, avec les notes de tous les commentateurs pp. -129
ureux si par mes efforts j’ai pu contribuer à rétablir quelquefois la vérité  ! Ce n’est point une chose facile que de juger Mo
ses acteurs dans les rôles qu’il leur destinait, afin d’ajouter à la vérité de leur jeu : « Molière a le secret (c’est toujou
moires renferment quelques erreurs, ils doivent renfermer beaucoup de vérités . Il faudrait une fatalité bien inconcevable pour
tendent avoir eues ensemble. J’en ai eu plus de peine à développer la vérité  ; mais je la rends sur des mémoires très assurés,
ui avait apporté une pièce intitulée Théagène et Chariclée, qui, à la vérité , ne valait rien, mais qui lui avait fait voir que
résenta à Paris le 22 du même mois. Cette pièce ne relevait pas, à la vérité , le mérite de son auteur ; Molière le sentit lui-
c’était, pour un jeune homme, trop s’écarter de la politesse. Qu’à la vérité , lui Molière répandait partout la mauvaise foi de
et à sa femme, fort au-dessous de leurs sentiments, et éloigné de la vérité sur cet article-là. Il vivait en vrai philosophe,
bles de ses ouvrages pour le décrier. Mais j’ai de bons garants de la vérité que j’ai rendue au public, à l’avantage de cet au
plus l’on travaillera, plus aussi on reconnaîtra que j’ai atteint la vérité , et qu’il ne m’a manqué que de l’habileté pour la
i avec soin depuis sa naissance jusqu’à sa mort, sans m’écarter de la vérité  ; non que je présume avoir tout dit, il peut être
contesté par des personnes que je devais supposer en savoir mieux la vérité que le public ; et je devais me rendre à leurs bo
bref est un ornement Le plus attrayant qu’ait la scène : C’est une vérité certaine. Mademoiselle Beauval n’eut pas le bon
é. Le recueil manuscrit de Conrart, conservé à l’Arsenal, constate la vérité de ce fait, en désignant mademoiselle du Parc par
on-seulement il a honoré la mémoire de Molière, en faisant briller la vérité , mais il a puni les calomniateurs, en effaçant le
olière, quel que fut son dépit, respectait trop les bienséances et la vérité , il se respectait trop lui-même, pour se permettr
près la mort de Molière. Cette circonstance suffirait pour prouver la vérité de l’anecdote racontée par Grimarest, lorsqu’on n
e, il s’écria, serrant la main du satirique ; « Voilà la plus grande vérité que vous ayez jamais dite ; je ne suis pas du nom
d’un style fort ressemblant à celui de Benserade, un peu outrés, à la vérité , par les jeux de mots ; et les vers furent vus de
86 (1802) Études sur Molière pp. -355
e di. » J’ai vu quelques acteurs commencer le rôle de Lélie avec une vérité charmante ; j’en ai distingué surtout un qui, en
les productions, il tint lieu de justesse dans les expressions, et de vérité dans les idées, il éloigna du beau naturel ; enfi
es plus petits spectacles rivalisent avec le théâtre des Arts pour la vérité et la richesse des costumes ; comment se peut-il
le genre sérieux : il sauvait ce désagrément dans la comédie, par la vérité avec laquelle il exprimait un sentiment, et par l
, personne n’en doute ; mais elles ne doivent pas aller au-delà de la vérité . Est-il vraisemblable que Valère, encore sous les
la foi d’un amant commettre ma fortune. Je m’adresse aux amis de la vérité , de la bienséance, et je leur demande : peut-il e
trop d’exagération, ou dans la faiblesse ou dans la force, blesse la vérité  ! Veut-on, dès le premier acte, juger un acteur d
cette précaution pour celui d’Agnès ; témoin ces vers : Simple, à la vérité , par l’erreur sans seconde, D’un homme qui la cac
communiqué une pièce intitulée, Théagène et Chariclée, mauvaise, à la vérité , mais annonçant les plus heureuses dispositions :
ut est à lui dans son chef-d’œuvre, si nous en exceptons l’idée, à la vérité bien précieuse, d’une seule scène prise dans une
rtuffe a fait sa déclaration. — Oui ; il ne m’a pas fait rire. — À la vérité , ses pieds n’ont pas disparu sous les jupons d’El
de le lui présenter58. Lisez le second placet. Le croirait-on, si la vérité ne nous en était garantie par des preuves authent
e à l’instant de l’armée, et va chercher des témoins pour attester la vérité de ce qu’il avance. Acte trois. Jupiter, t
sse française, quoiqu’un peu dégénérée, ne veut pas que j’adresse des vérités aussi fortes au souverain des spectacles, au part
ge intéressant ; tant pis : il ne pouvait y réussir qu’en blessant la vérité du rôle. Encore une fois, il faut que l’acteur s’
tout ceci à madame. »— Et c’est moi qui paie. La multitude rit à la vérité , mais les gens de goût haussent les épaules. Le c
x, non des comédiens, mais des acteurs qui, accoutumés à remplacer la vérité par la contrefaction, se sont livrés de proche en
ien n’est moins aisé à saisir et à rendre que la nature dans toute sa vérité , et que, le spectateur ayant sans cesse le modèle
e personnages comiques qui animent la marche. Les portraits. — D’une vérité si frappante, que toutes les comtesses, tous les
le Tartuffe ; eh ! quelle différence ! Toutes les deux protègent à la vérité une jeune personne menacée d’épouser un homme qu’
est-on surpris de me voir réunir ici Molière et La Fontaine ; mais la vérité , les circonstances me prescrivent le plus doux, l
87 (1886) Molière et L’École des femmes pp. 1-47
Est-ce que vous ne vous dites pas : eh oui, c’est bien cela, c’est la vérité même, l’amour est le privilège de la jeunesse. E
se, à une pensée d’éducation que vous n’y voyez pas ; j’apportais une vérité nouvelle. Eh bien, si les contemporains de Molièr
e. Eh bien, si les contemporains de Molière n’ont pas soupçonné cette vérité nouvelle et si Molière lui-même n’y a pas fait al
88 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXIII. Examen de quelques Caracteres. » pp. 350-377
e voulois mettre sur le théâtre le Faux Magnifique 62, j’aurois, à la vérité , l’avantage de ne pas trouver le fond du caracter
n colere. Monsieur votre oncle, dont je suis connu, sait si je dis la vérité  : & puisque l’on me force de parler ; sachez,
tous furent refusés, & le méritoient, parceque le héros qui, à la vérité , se méfioit de plusieurs personnes, se confioit à
89 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre XIII. Retour de Molière à Paris » pp. 225-264
duel. Il lui avait offert, avant d’en venir là, de lui faire voir la vérité , soit en l’accompagnant lui-même, soit en disant
cciardo qu’il veut auparavant parler à sa fille pour savoir d’elle la vérité , et que dans une heure il lui rendra réponse. Ric
a peur seulement que Virginia, ou par honte ou par colère, ne nie la vérité . Zucca répond qu’il y a trop de témoins pour que
90 (1900) Molière pp. -283
aliste, ne sont le plus souvent, qu’on veuille bien le remarquer, que vérités poussées verveusement à l’extrême, hyperboliqueme
aments, qu’elles comportent ou qu’elles demandent, — des outrances de vérités . En veut-on un exemple ? Il avoue goûter peu, ou
elles paraissent. Peut-on nier, cependant, qu’elles aient un coin de vérité  ? Elles ne sont pas du tout d’un détracteur de Mo
nt ineffaçables, et qui sont vrais aujourd’hui, dans leur impitoyable vérité , tout autant qu’il  y a deux cents ans.  Mettez s
tions auxquelles il a donné lieu. Toutes les suppositions sont un peu vérité . La plus douce, celle qui présente le mariage de
donnerais incomplète. Le procédé vrai, historique, celui qui donne la vérité absolue, c’est celui qui essaye de mêler, d’entre
ujours emprunté, le dénouement forcé ; mais les caractères sont d’une vérité que le temps n’a pas encore altérée. Toutes les c
e : celle d’un individu, qui devient alors typique et mythique, et la vérité même de la passion. Ce ne sont pas les individus
, c’est M. Jourdain, c’est M. de Pourceaugnac, qui en sont devenus la vérité pure, bien plus que les Argan, les Jourdain, les
e de la passion, que Molière voit et peint en visionnaire, qui est la vérité absolue de son œuvre. Pour revenir à Monsieur de
de Pourceaugnac, plus on médite ce type, plus on admire l’effrayante vérité de tous les détails. On en peut dire à peu près a
r à Limoges, dans le Limousin et dans le centre de la France, tant la vérité vraie a été saisie et embrassée d’une manière com
sité ne s’est étalée avec plus de calme, de sérénité tranquille et de vérité saisissante. Laissons Angélique et Dorimène toute
éal, et dont les générations qui ont suivi ont pu admirer la profonde vérité , mais que vraiment personne au monde ne pouvait c
ais, si je le regarde de près, l’Argan a l’ampleur, la justesse et la vérité de tous les caractères qui tournent autour d’une
n 1664, tout cela n’avait pas d’application ; — tout cela était d’une vérité épouvantable en 1700 : Molière était mort depuis
91 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXIX. Des Méprises, des Equivoques & de ce qu’on appelle quiproquo au Théâtre. » pp. 474-489
nq actes, de la Chaussée, une méprise qui ne dure pas long-temps à la vérité , mais qu’on peut citer comme un modele, par la vr
la fait remarquer au Maréchal, & lui dit ensuite, avec un air de vérité , que notre héroïne étant un jour à table, en désh
92 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XX. Des Pieces intriguées par le hasard. » pp. 223-240
ard seul en a rapproché tous les incidents. Quelques-uns peuvent à la vérité avoir été amenés sans dessein prémédité de la par
ion qu’on pourroit donner aux idées de Riccoboni, un peu louches à la vérité dans les premieres phrases. J’ai passé légérement
93 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VII. La Chaussée, imitateur de Regnard, d’un Auteur Espagnol, d’un Auteur Italien, d’un Romancier François, &c. » pp. 262-276
nide alarmée lui fait les reproches les plus vifs ; il se doute de la vérité  ; & pour faire cesser son incertitude, il va
t d’adresse ; il étoit nécessaire de convaincre mes Lecteurs de cette vérité  : sans cette précaution les ennemis de Moliere n’
94 (1818) Épître à Molière pp. 6-18
noble cause, J’aime que ton courage à le tenter s’expose : Mais de la vérité les dangereux accents Ont armé contre toi la hord
oyeux Picard, peut-être, quelquefois, Dans tes tableaux, brillants de vérité , de grâce, À nos petits travers tu donnas trop de
95 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVIII. » pp. 357-396
ariane, il se doute qu’on lui préfere son fils : il veut découvrir la vérité . Pour y réussir, il a un tête-à-tête avec Cléante
portune : il se livre ensuite aux soupçons ; &, pour découvrir la vérité , il fait appeller Monime ; il feint avec elle de
ée, sans quoi le plus petit de ses canaux s’en ressent. Rendons cette vérité encore plus sensible par des exemples. L’Avare d
st obligé de répandre : je veux qu’Hercule me punisse si je ne dis la vérité . . . . . . Ma foi, si tu lui demandois la famine
96 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XIV » pp. 126-174
contre les clameurs de l’hôtel de Rambouillet51. Mais comme c’est une vérité de l’art littéraire ou poétique observée par Volt
théâtre, ce sont les méprises des personnages, et que c’est une autre vérité recueillie par l’observation, que la méprise la p
dramatique, cet observateur profond, n’a exprimé ou sous-entendu ces vérités dans la préface des Précieuses que pour masquer u
avait sur ce qui la concernait elle-même. Pour achever d’éclaircir la vérité sur la maison de Rambouillet, et écarter d’elle t
97 (1824) Notice sur le Tartuffe pp. 91-146
us une minorité orageuse, il n’eût pas été libre d’exprimer une seule vérité , parce que chaque faction régnait à son tour, et
se retrancher sous une puissante égide, et résolut de faire passer la vérité par la cour pour la faire arriver à la ville. C’é
caractérisée. Ainsi les Tartuffes, en accusant Molière, prouvaient la vérité de ses portraits ; ils mettaient leurs noms au ba
toujours à couvert sous ce voile, l’innocent toujours opprimé, et la vérité toujours cachée. « On craint de la mettre au jour
er l’imposture jusque dans ses derniers retranchements, d’arracher la vérité au mensonge même, et de faire jaillir du choc des
Par où ma conscience eût pleine sûreté À faire des serments contre la vérité . Ces vers ne caractérisent-ils pas fortement le
98 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [76, p. 115-117] »
. Chapelle lui répondit : « J’ai résolu de m’en corriger ; je sens la vérité de vos raisons : pour achever de me persuader, en
99 (1705) La vie de M. de Molière pp. 1-314
tendent avoir eues ensemble. J’en ai eu plus de peine à développer la vérité  ; mais je la rends sur des Mémoires très assurés 
ui avait apporté une pièce intitulée, Théagène et Chariclée, qui à la vérité ne valait rien ; mais qui lui avait fait voir que
présenta à Paris le 22 du même mois. Cette pièce ne relevait pas à la vérité le mérite de son Auteur ; Molière le sentit lui-m
e c’était pour un jeune homme trop s’écarter de la Politesse. Qu’à la vérité , lui Molière, répandait partout la mauvaise foi d
, et à sa femme fort au-dessous de leurs sentiments, et éloigné de la vérité sur cet article-là. Il vivait en vrai Philosophe 
bles de ses ouvrages pour le décrier. Mais j’ai de bons Garants de la vérité que j’ai rendue au Public à l’avantage de cet Aut
plus l’on travaillera, plus aussi on reconnaîtra que j’ai atteint la vérité , et qu’il ne m’a manqué que de l’habileté pour la
i avec soin depuis sa naissance jusqu’à sa mort, sans m’écarter de la vérité  ; non que je présume avoir tout dit ; il peut êtr
contesté par des personnes que je devais supposer en savoir mieux la vérité que le Public ; et je devais me rendre à leurs bo
100 (1788) Molière (Dictionnaire encyclopédique) « article » pp. 588-589
quelle vivacité dans l’intrigue ! quelle variété d’incidents ! quelle vérité dans l’expression, toujours différente, de la col
/ 226