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1 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVI. M. DE BEAUMARCHAIS. » pp. 442-462
d Clarandon l’a séduite en feignant de l’épouser secrètement. Il a un rendez -vous la nuit dans l’appartement de la belle : il
re assassiner : Sir Charles se souvient qu’il lui doit la vie, la lui rend en le délivrant des assassins armés contre lui, &
que sa vieillesse l’empêche de prendre lui-même ; il lui écrit de se rendre bien vîte auprès de lui. Don Alvar est avec Cassa
ffet, & l’attend dans une chambre voisine de celle où se passe le rendez -vous. Son pere paroît, ils se reconnoissent. Don
rere. Don Alvar vient lui dire que s’il tient de lui la vie, il lui a rendu le même service ; qu’ils ne se doivent plus rien
Acte III. Le Comte ne manque point d’affaires. Léonore lui a donné un rendez -vous chez elle : il veut venger la mort de son fr
i : le Comte le loue de sa délicatesse, lui dit à son tour qu’il a un rendez -vous & qu’il y court quelques dangers : Don P
t de Léonore.) Léonore croit le Comte parjure & lui a écrit de se rendre chez elle pour fournir à son pere une vengeance p
er, délivré de ses assassins par le Comte, l’escorte généreusement au rendez -vous qu’on lui a donné, sans se douter qu’il le c
ul moyen que notre honneur perdu, Ou le sera sans honte, ou nous sera rendu . Mais, mon fils, sans rougir te puis-je rendre co
t-il attendre ? D. Pedre. Dans la place, où je vais tout à l’heure me rendre . Le Comte. Je n’attends pas long-temps. D. Pedre.
u par Milord dans le temps qu’on alloit l’assassiner, l’accompagne au rendez -vous que Madame Murer lui a fait donner de la par
ron. Laissez faire, mon fils. Sir Charles, au Comte. Ma présence vous rend ici, Milord, ce que vous avez fait pour moi : nou
te considération empêche notre vengeance ? Tous les services que nous rend une main ennemie ne sont d’aucun mérite pour enga
e point en moi le ressentiment de l’injure : mais souffrez que je lui rende ici ce qu’il m’a prêté, & que je m’acquitte s
ui conseille de ne faire avec elle qu’un mariage simulé, qu’il pourra rendre plus valable si sa passion subsiste après le bonh
auvreté de notre langue, en disant que nous n’avons pas de terme pour rendre la signification de ce mot : on leur a souvent ré
2 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE V. D’Ancourt imitateur, comparé à Moliere, la Fontaine, Saint-Yon, le Sage, Montfleury, &c. » pp. 133-184
e à Don André ; celui-ci, accoutumé à de pareils messages, accepte le rendez -vous qu’on lui donne, & cajole la messagere,
quoi d’Ancourt fera servir Béatrix, sa maîtresse, le billet doux, le rendez -vous donné & accepté. LE TRAITRE PUNI. Acte I
pouser, ce qui diminue l’intérêt qu’il doit prendre à Léonor ; ce qui rendra vraisemblablement son faux ami moins criminel, &a
ir pour la vie à Léonor. Il prouve qu’il est obligé de partir pour se rendre auprès de son pere. Quel chagrin pour lui de quit
démarche de Don André : le scélérat, dit-il, pendant que Don Juan va rendre les derniers devoirs à son pere, il veut rendre l
ndant que Don Juan va rendre les derniers devoirs à son pere, il veut rendre les premiers à sa femme ! Mogicon devine : Léonor
laisse soupçonner que cette Clarice, chez laquelle Don Garcie doit se rendre par ordre de son amant, est la beauté qui donne u
cie doit se rendre par ordre de son amant, est la beauté qui donne un rendez -vous à Don André au commencement de la piece. LE
n croyant le frapper, poignarde son indigne conducteur, qui, avant de rendre l’ame, dévoile toute sa noirceur. Isabelle &
mp; au quatrieme, ne sert à rien, ainsi que son billet doux, & le rendez -vous qu’elle donne à Don André.   L’analyse de ce
? Merlin, à Dorante. Et l’argent ?Par vos mains cet argent a passé ; Rendez -en compte, allons. Dorante. Rendez-en compte, al
ar vos mains cet argent a passé ; Rendez-en compte, allons. Dorante. Rendez -en compte, allons.Mon oncle... Merlin. Rendez-en
pte, allons. Dorante. Rendez-en compte, allons.Mon oncle... Merlin. Rendez -en compte, allons. Mon oncle...Il est placé. Oh !
n’osois pas m’attendre ; Il vient de vous. Que j’ai de graces à vous rendre  ! Ma sœur, ainsi que moi, sensible à vos bontés..
n, pour vous il faut que j’en rougisse, Monsieur, le vôtre au mien ne rend pas bien justice. Vous me voyez trop peu pour jug
faut un ami ; Trouvé ne l’as en moi, je t’en assure. Si j’ai tiré ce rendez -vous de toi, C’est seulement pour éprouver ta foi
; le Jardinier sont deux amants déguisés ; qu’elles leur ont donné un rendez -vous pour voir jusqu’à quel point ils pousseroien
scurité avec Angélique, Lucas avec Lisette : l’Olive & Dorante se rendent dans le même jardin. Lisette, en approchant de l’
. Ils ont eu la hardiesse de nous demander, à Lisette & à moi, un rendez -vous cette nuit. M. Bernard. Un rendez-vous ! Lis
der, à Lisette & à moi, un rendez-vous cette nuit. M. Bernard. Un rendez -vous ! Lisette. Oui, vraiment, un rendez-vous ; &
s cette nuit. M. Bernard. Un rendez-vous ! Lisette. Oui, vraiment, un rendez -vous ; & nous avons eu la foiblesse de leur a
leur accorder la chose, Monsieur. M. Bernard. Vous leur avez donné le rendez -vous ? Angélique. Oui, Monsieur. M. Bernard. Comm
le bien persuader ? M. Bernard. Oh ! de tout mon cœur. Angélique. Le rendez -vous est au coin du parterre, sous ces maronniers
live, qui croient pendant quelque temps être trahis par leurs belles, rendent la scene très comique & la situation beaucoup
s’obstine à ne pas vouloir le reconnoître ; il est enfin forcé de se rendre à des preuves convaincantes. Extrait de l’histoi
Avare est plus connue que toutes les autres. Voilà précisément ce qui rend d’Ancourt moins excusable : son bout de scene est
ces qualités, à quoi bon remanier une situation qu’un Auteur fameux a rendue d’une façon à ne laisser rien à desirer ? Je suis
serez contents, très contents ; si vous n’êtes pas contents, on vous rendra votre argent ; mais vous serez contents, très con
serez contents, très contents ; si vous n’êtes pas contents, on vous rendra votre argent ; mais vous serez contents, très con
serez contents, très contents ; si vous n’êtes pas contents, on vous rendra votre argent ; mais vous serez contents, très con
3 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XV. M. DE CHAMFORT. » pp. 420-441
llard meurt ; l’ennui, l’inquiétude, le desir de revoir un pere, tout rend à Belton sa retraite importune. Il s’expose sur l
les plumes de différentes couleurs qu’il y eût dans le pays. Pour lui rendre même sa prison plus supportable, elle se hasardoi
divers signaux à ceux qui le montoient. Dès que la nuit arriva ils se rendirent l’un & l’autre sur le rivage, où ils eurent l
Afin donc de se mettre en état de réparer ses pertes & de pouvoir rendre bon compte de son voyage à ses parents & à se
ariage : la reconnoissance l’y oblige, puisqu’un Chrétien lui a jadis rendu généreusement la liberté à Marseille. Voici ce qu
me dit-il, en me prenant par la main, j’ignorois que tu pusses me les rendre . J’ai cru faire une action honnête. Permets qu’el
t été pris dans un voyage qu’il faisoit vers quelque isle, pour aller rendre les derniers devoirs à son pere expirant ; &
oins occuperent le voyageur Génois pendant la suite son voyage. Il se rendit à Venise après différentes courses. Ses inclinati
nner à son amour le dernier degré d’impétuosité, & par conséquent rendre encore plus terrible la douleur de s’en voir arra
demande, c’est la vie. Je la perds si vous ne trouvez le moyen de me rendre ma maîtresse. Un de vos jeunes Turcs me l’enleve.
oit plus rien à desirer au monde, puisqu’il pouvoit non seulement lui rendre la liberté, mais le rejoindre sur le champ à ce q
ivant la promesse qu’il avoit faite à Ligourne, il s’étoit hâté de se rendre au marché des esclaves. Deux événements si extrao
rer dix ans, quinze ans, vingt ans. Hassan. Bon métier ! Et, dis-moi, rends -tu ce beau service-là à ceux qui ont tort, à ceux
4 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XLIII. Du But Moral. Philosophie de Regnard comparée à celle de Moliere. » pp. 504-548
occupons donc ici que de la partie morale. Il est plusieurs façons de rendre une piece morale. La plus aisée, qui cependant a
ité sentent furieusement le terroir. Un des moyens les plus propres à rendre une piece morale, est de mettre les moralités en
donne le dernier coup de pinceau au portrait d’Harpagon, quand il le rend si dur, si ladre, qu’il refuse le nécessaire à so
re, puisqu’on instruit les honnêtes gens qu’ils pourroient tromper, à rendre leurs ruses inutiles. Il en est ainsi des tours d
ans laquelle on les tient, ou la tyrannie qu’on exerce sur elles, les rend excusables : encore prend-il la précaution de les
e mille tours à Sganarelle ; mais l’amour tyrannique de ce tuteur les rend pardonnables ; d’ailleurs, elle avoue plusieurs f
moyens que les Poëtes vraiment comiques peuvent mettre en usage pour rendre les hommes meilleurs. Je ne parle pas des tournur
s si engageantes, cede sa maîtresse à son fils, à condition qu’on lui rendra son collier. Quand il veut le prendre, on le reti
Cette clause n’amuse pas Eraste : son valet Crispin entreprend de le rendre légataire universel, & y réussit, en jouant l
once le Précepteur du genre humain, & un Sage qui, non content de rendre les hommes meilleurs en épurant leurs ames, veut
s, veut faire leur bonheur en combattant leurs chimeres, tâche de les rendre plus savants dans une infinité d’arts en dévoilan
urs yeux l’ignorance & le mauvais goût, & finit enfin par les rendre plus agréables dans la société, en combattant leu
ere. Commençons par le moindre de ses mérites. Moliere travaille à rendre les hommes plus agréables dans la société. La
lartés de tout : Mais je ne lui veux point la passion choquante De se rendre savante afin d’être savante ; Et j’aime que souve
elle, Alnolphe, le Sicilien, prouvent que ce n’est pas le moyen de se rendre aimables ; Ariste leur apprend dans l’Ecole des M
ns y gagneroient ; & le public, moins corrompu, seroit en état de rendre aux uns & aux autres la justice qu’ils mérite
en eûmes un besoin plus pressant79. Moliere fait ses efforts pour rendre les hommes plus heureux. La jalousie est une
faire fuir jusqu’aux Indes. Un soin trop inquiet de conserver la vie rend quelques hommes victimes des Médecins. Ceux-ci le
e révolterent contre une comédie dans laquelle une femme mariée donne rendez -vous à son amant. Elles pourraient considérer que
M. de Voltaire sur les comédies de Moliere. Moliere s’applique à rendre les hommes meilleurs. Tout homme frémira de s
amp; la dévotion ? Vous les voulez traiter d’un semblable langage, Et rendre même honneur au masque qu’au visage, Egaler l’art
rçoit qu’on lui a donné une piece de monnoie fausse ; hé bien ! il la rend bien vîte à ceux de qui il la tient, ou bien il l
5 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. » pp. 20-52
re va passer toutes les nuits avec Lucile : il est furieux, refuse un rendez -vous que Lucile lui fait donner, & déchire un
découvrir au Docteur : Brighel lui représente qu’il seroit obligé de rendre quatre mille écus au Docteur, & les intérêts
ux Fédéric. Brighel reste seul, & s’étonne qu’une fille ait pu se rendre si adroite à tous les exercices des Cavaliers, &a
son ami le bonheur de Flaminio. Il lui dit qu’il l’a accompagné à son rendez -vous ; que Béatrix elle-même est venue ouvrir la
llet sous le nom de sa sœur, comme à l’ordinaire, & de lui donner rendez -vous. D’un autre côté, Flaminio, alarmé par les m
t de Diane, & qu’il croit de Béatrix : il promet de se trouver au rendez -vous ; il y va enfin. Diane le reçoit, & dit
. Brighel leur épargne cette peine. Le Docteur somme Magnifico de lui rendre les quatre mille écus avec les intérêts ; mais to
btient. Le Docteur exhorte sa fille à donner la main à Pantalon. Pour rendre sa joie plus parfaite, il lui annonce l’arrivée d
, donnez-moi la mort pour me punir des torts que vous me supposez, ou rendez -moi votre amour en récompense de la foi que je vo
MARINETTE, GROS RENÉ. Marinette. Je l’apperçois encor ; mais ne vous rendez point. Lucile. Ne me soupçonne pas d’être foible
ux cent défauts aussi grands, Et c’est un imposteur enfin que je vous rends . Gros René. Bon ! Lucile. Bon !Et moi, pour vous
René. Bon ! Lucile. Bon !Et moi, pour vous suivre au dessein de tout rendre , Voilà le diamant que vous m’avez fait prendre. M
si passionné pour vous, je vous promets. Je ne dis pas cela pour vous rendre attendrie ; J’aurois tort d’en former encore quel
ne agréable cause : C’est un enthousiasme, un puissant attractif, Qui rend individu le passé & l’actif, Et qui dans nos
ainsi. Donc encore une fois, Maître, c’est la troisieme, Mon fils me rend chagrin. Vous savez que je l’aime, Et que soigneu
mariage ; il voudroit connoître, dit-il, l’honnête personne qui lui a rendu ce service, pour l’en remercier : alors Mascarill
6 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XI. » pp. 218-250
t, s’assied, invite Don Juan pour le lendemain. Don Juan promet de se rendre à l’invitation avec Sganarelle ; celui-ci, qui me
ene est à Naples. Premiere Journée. La Duchesse Isabelle a donné un rendez -vous dans son appartement au Duc Octave. Don Juan
n maître lui déclare sa passion pour Isabelle, & lui dit qu’il se rend à un rendez-vous qu’elle lui a donné. Un domestiq
ui déclare sa passion pour Isabelle, & lui dit qu’il se rend à un rendez -vous qu’elle lui a donné. Un domestique annonce a
plus forts pour lui persuader qu’il l’épousera. La jeune innocente se rend  : ils se cachent dans un bosquet de roseaux. Cori
ue pour lui : il lui dit simplement qu’on l’a chargé de lui donner un rendez -vous pour onze heures à la porte de Dona Anna, &a
quis embrasse à plusieurs reprises le traître qui a résolu d’aller au rendez -vous avant lui, & d’agir avec Dona Anna comme
ta se plaint de ce que Don Juan donne de la jalousie à son mari & rend triste ce qu’elle aime. Don Juan entre dans la ch
ntément le Duc Octave, prend la lettre, la lit, voit qu’on y donne un rendez -vous au Duc, projette d’en profiter, & s’intr
avec grand plaisir des filles simples subornées par un scélérat, des rendez -vous nocturnes, des combats, un mélange de religi
né. Il ordonne à son valet de la prier à dîner. La Statue accepte, se rend à l’invitation, & file une scene très longue,
evêtue du vernis hypocrite qu’il s’est donné nouvellement, qu’elle le rend encore plus odieux, qu’elle va merveilleusement a
d’un expédient, & dit qu’il voudroit bien souper parcequ’il a un rendez -vous avec une veuve très jolie. Don Juan prend fe
r la cause de ce combat. Dona Isabella refuse de la dire, pour ne pas rendre son histoire publique. Son perfide part de là pou
iste : il prend son poignard & la menace de la tuer si elle ne se rend pas : elle crie. Le pere accourt l’épée à la main
nse, pour lui prouver que sa passion excessive pour Dona Anna doit le rendre excusable. Dona Anna paroît vêtue de noir, pour a
nd de tous côtés. Il prie Carino de le tuer : un coup de tonnerre lui rend ce service. Alphonse laisse entrevoir à Dona Isab
7 (1848) De l’influence des mœurs sur la comédie pp. 1-221
s ils ont imprimé un caractère particulier et une physionomie qui les rendent tout à fait distinctes. Première période. T
nents, Dancourt, Brueis et Regnard succèdent à Molière, comme pour le rendre plus digne d’admiration et pour mieux marquer sa
ambition était de devenir un jour dames de qualité si le veuvage les rendait maîtresses de leur sort, elles prenaient soin d’a
ploi des mêmes ressorts, Molière avait épuré le langage, Dancourt lui rendit presque son ancienne licence. Ici, l’influence de
nture de mœurs et les éminentes beautés que renferme Le Joueur et qui rendent cette pièce la plus digne d’être placée après cel
it si bien apprécier les talents quand la passion ne l’égarait pas, a rendu un égal hommage à nos deux premiers poètes comiqu
les autres hommes des plus sots préjugés ? Mais alors, au lieu de le rendre intéressant et de lui faire démentir en quelque s
rend sur ses genoux, et ses marques d’affection / sont de nature à le rendre intéressant. L’avare de Molière n’a pas, il s’en
dant cette période de la régence, que ses saturnales de débauches ont rendue si tristement célèbre, ne se trouve, pour ainsi d
s plus avides courtisanes. On a dit que l’hypocrisie était un hommage rendu à la vertu : hélas ! La vertu était si méprisée a
a vertu était si méprisée alors qu’on se croyait même dispensé de lui rendre cet indigne hommage. Le Sage, avec une incomparab
er. C’est déjà beaucoup, sans doute, que d’humilier le vice et que de rendre son humiliation comique, comme le fait Le Sage ;
éduisants. Ainsi, à côté du crédule Orgon, que le fanatisme religieux rend presque cruel, et de cet infâme Tartuffe, le plus
ez un grand génie ! Noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier ! Mais qu’avez-vous fait pour tant de bie
a peine de naître, et rien de plus ! » Lorsqu’une censure méticuleuse rendait dérisoire le peu de liberté accordé à la presse,
t sans doute d’une grande inconvenance; mais enfin elle a pour but de rendre plus complète la punition d’un paysan assez sot,
ement. Le sujet de cette pièce présentait de graves difficultés. Pour rendre complète la punition des deux gendres ingrats, il
Tels sont, en effet, Dalainville et Dervière, que la crainte de voir rendre publique leur ingratitude réduit à cette cruelle
ée. Les commis des magasins de nouveau vont plus loin encore, et pour rendre leur métamorphose plus complète, outre |a moustac
u’il s’est acquis chez vous l’estime où l’on le voit ? Vous êtes-vous rendue , avec tout le beau monde, Au mérite éclatant de s
i faisant l’énumération des célébrités de tous genres qui doivent s’y rendre . Vous y verrez entre autres, dit-il, Ce savant,
d’art remarquables et de déterminer à quel degré leur mérite peut les rendre supérieures les unes aux autres, puisque le plus
es en avant, savent, en dépit de toutes les commotions politiques, se rendre nécessaires, et se maintenir au pouvoir. Dans La
de M. Guizot, dépare les plus beaux ouvrages de l’auteur d’Hamlet, et rend souvent son dialogue inintelligible. Molière, lui
e l’accuse-t-il de rien moins que d’avoir joué la vertu et de l’avoir rendue ridicule. Cette opinion souleva contre lui, dans
. De quel prix, en effet, serait à nos yeux la vertu, si elle ne nous rendait pas meilleurs ? Si son plus précieux avantage n’é
lités, qui lui fausse le jugement, qui le domine sans cesse et qui le rend , sous le rapport de la vertu, ce que l’on voit êt
igreur, tant de sévérité, tant de violence ? Sa vertu l’a-t-elle donc rendu parfait ? Est-il bien sûr de n’être vulnérable pa
e cette indulgence dont il se montre si dépourvu envers autrui ? Pour rendre Alceste sans excuse pour mieux faire ressortir so
ne doit jamais faire indistinctement l’application, sous peine de le rendre très mauvais. Il est fort bien de dire ce que l’o
ecevoir des compliments. Voyez par quelles flatteries il cherche à se rendre Alceste favorable : L’estime où je vous tiens ne
re humain si fort brouillés ensemble, Malgré tout ce qui peut vous le rendre odieux, Vous ayez pris chez lui ce qui charme vos
que l’humeur coquette de celle dont il est si follement épris doit le rendre malheureux à toujours, et que la douce et sincère
l’ouvrage pour servir les vues de l’auteur. Il n’y est pas placé pour rendre excusable ou pour justifier par son approbation l
nt la sympathie qu’on éprouve pour lui, et pourquoi l’auteur l’a-t-il rendu aussi intéressant ? Le Misanthrope intéresse parc
ce personnage, il importe de ne rien négliger de ce qui peut nous la rendre le plus juste possible. Dans ma prochaine lettre,
a haute vertu de ce personnage, la plupart songeaient avant tout à le rendre intéressant ; et, pour y parvenir, ils en adoucis
rait plus qu’il ne gagnerait à cette lutte. Il s’attacha surtout à en rendre l’énergique passion, et de tous les acteurs que j
diquer toujours avec intelligence, s’il ne peut complètement les bien rendre , non seulement la physionomie et le véritable car
finit par souffrir sans se plaindre ; jamais d’ailleurs il ne se fût rendu coupable d’une violence pareille à celle d’Alcest
rime qui m’accable, Et cessez d’affecter d’être envers moi coupable ; Rendez -moi, s’il se peut, ce billet innocent ; À vous pr
en! faisons la paix. Va, petite traîtresse, Je te pardonne tout et te rends ma tendresse. Considère par-là l’amour que j’ai p
degré d’énergie qui doit les exprimer. Au lieu donc, sous prétexte de rendre Alceste plus intéressant, d’affaiblir, par une di
rôle comme celui de Tartuffe que l’avantage d’une voix travaillée et rendue , à force d’art, souple et flatteuse, se fait surt
possession. Auger qui, s’il en faut croire Grimod de La Reynière, le rendait mieux qu’aucun de ses prédécesseurs, s’y permetta
faire tomber. Cette passion extrême de Tartuffe, si difficile à bien rendre , et dont nous nous occuperons tout à l’heure, a r
et selon qu’il lui est utile, et jamais quand il ne servirait qu’à le rendre très ridicule. Il sait où se trouvent des femmes
ouvée, c’était, à coup sûr, la combinaison la plus heureuse que de le rendre amoureux précisément de la femme de son bienfaite
vœux va feindre de répondre, J’aurai lieu de cesser dès que vous vous rendrez , Et les choses n’iront que jusqu’où vous voudrez.
les vertus poussées à l’extrême dont il les a doués, que Molière a pu rendre possible la fameuse scène du quatrième acte, où E
is de l’air qu’on s’y prend On fait connaître assez que notre cœur se rend ; Qu’à nos vœux, par honneur, notre bouche s’oppos
es plus importants du personnage de Tartuffe et des plus difficiles à rendre est sa passion amoureuse, parce que cette passion
tails d’un rôle peuvent en modifier sensiblement la physionomie et la rendre tout autre; ensuite, que dans le jeu de l’acteur,
ui leur échapperont. Ce qui leur manquera pour les saisir et les bien rendre , c’est la finesse, le tact, la mesure et le goût;
înt-on qu’à les représenter passablement, cette demi-réussite devrait rendre plus glorieux et flatter plus encore l’amour-prop
8 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE V.*. Destouches imitateur, comparé à Moliere, Plaute, Regnard, Shakespeare, &c. » pp. 185-218
que. Cependant, sans nous rétracter sur la justice que nous venons de rendre à cette comédie, nous sommes obligés, comme Histo
cule, tous tes efforts seroient inutiles : dispose-toi seulement à me rendre toi-même cet office : tâche de faire croire à Cam
Camille que tu l’aimes, & ne néglige rien pour t’en faire aimer : rends -lui tous les soins imaginables, & n’épargne n
tu saches que je m’offense de ta priere, & qu’assurément je ne te rendrai jamais le dangereux office que tu souhaites de mo
temps caché mon mal dans l’espérance de le surmonter, je n’ai pu m’en rendre le maître... Ne m’abandonne donc point, mon cher
campagne, conseille à son ami d’employer le secours de la poésie pour rendre Camille sensible ; il offre de faire des vers ten
t doublement perfide, va dire au mari que sa femme lui a promis de se rendre à ses desirs le lendemain, l’exhorte à se cacher
ifférer le mariage, parcequ’il espere que les plaisirs de la noce lui rendront entiérement la santé : Géronte y consent & va
et est à lui aussi bien qu’à son maître. L’Olive prie Crispin de lui rendre auprès de Nérine le bon office que Damon rend à s
e prie Crispin de lui rendre auprès de Nérine le bon office que Damon rend à son maître : Crispin se charge volontiers de ce
Julie le nomme un traître, un perfide ; il le prie de continuer à lui rendre des soins. Damon lui avoue que son cœur s’intéres
é de céder aux instances d’Anselme, s’y détermine dans l’espoir de le rendre plus heureux : il est très long-temps sans parler
offre de faire des vers pour favoriser les projets de son rival & rendre sa femme plus sensible. Croit-on qu’un amant, inv
désespoir va le porter à se tuer, lorsque Julie oublie ses torts, lui rend les biens qu’elle tient de lui, y joint les siens
comédie du Dissipateur ; que toutes ces richesses variées l’auroient rendu moins seche, & qu’on feroit peut-être encore
: Isabelle avoue à son frere qu’elle est mariée : Valere enchanté lui rend confidence pour confidence, & lui déclare qu’
9 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIV. Des Pieces intriguées par plusieurs Personnages. » pp. 169-175
ronte des parents auxquels il veut laisser une partie de son bien, de rendre son maître unique légataire, & de lui faire p
ugnac ou le beau-pere auroit reconnu ; d’un autre côté, il a voulu le rendre attachant. Quel parti a-t-il pris ? Il lui conser
m’en suis senti, car certain air gaillard, Que j’ai d’elle hérité, me rend tout égrillard ; Je vous divertirai. . . . . . J
ui vous fit vous auroit faite au tour, Qu’il auroit compassé, pour me rendre tout vôtre, Chaque connexité d’un membre avecque
uvelles : Arlequin lui apprend qu’il l’a vendue dix louis ; il lui en rend six, & en retient quatre, deux pour payer le
pour une affaire plus intéressante qu’un dîner & une montre. Pour rendre leurs scenes encore plus plaisantes, il faudroit
10 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXIV. On peut faire usage de tous les caracteres. » pp. 378-385
’ils portent doivent donc être également frappés. Ergaste obtient un rendez -vous d’Orphise qu’il aime ; il est question de le
un mal que je ne ressens pas. Faut-il que vos beaux yeux, à qui je rends les armes, Veuillent me divertir de mes tristes s
e, quittons la faribole..... Je ne trouve point étrange que vous vous rendiez au mérite de Monsieur le Vicomte : vous n’êtes pa
un aussi franc chrétien que les poires que je vous envoie, puisque je rends le bien pour le mal ; c’est-à-dire, Madame, pour
onne jamais assez de supériorité sur les autres pour qu’il puisse les rendre subalternes, & devenir principal. Le Misanth
nre humain présente des modeles à chaque pas, dont les traits marqués rendent la peinture plus facile & diminuent le travai
11 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VII. La Chaussée, imitateur de Regnard, d’un Auteur Espagnol, d’un Auteur Italien, d’un Romancier François, &c. » pp. 262-276
irer dans tel endroit qu’il vous plaira. Outre votre bien que je vous rendrai , je vous y ferai mille écus de pension pour votre
ouvent cette illustre malheureuse ; &, bien informé des faits, il rendit ensuite une visite au Marquis. Il le trouva plus
emps, & que cette affaire n’a pas entiérement éclaté, croyez-moi, rendez à Madame de Lon... toute la justice qui lui est d
que je viens de commettre ; je n’en murmurerai point, pourvu que vous rendiez à ma mere l’honneur de vos bonnes graces. Elle le
-il, de déchirer le voile de ténebres qui me couvroit la vue. Oui, je rends à votre mere un cœur qui lui est dû légitimement,
, & des pardons que je suis prêt à demander à votre mere. Je vous rends à l’un & à l’autre toute ma tendresse. | Alor
n sort seroit affreux. Le Marquis. On ne hait pas toujours ceux qu’on rend malheureux. Darviane. Cet aveu n’adoucit mes maux
avez dû m’entendre. A quoi sert le mystere ? Ou laissez-moi périr, ou rendez -moi mon pere. C’est moi qui suis le fruit de vos
l étoit amoureux de sa femme, il n’osoit l’avouer, il lui donnoit des rendez -vous dans une petite maison. Une de ses maîtresse
12 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXVII et dernier » pp. 442-475
e de Maintenon, à causer avec une amitié, un air libre et naturel qui rend cette place la plus désirable du monde. » Telle
y parut brillante et parée des mains de madame de Montespan, qui lui rendit ainsi le secours qu’elle-même avait reçu de madam
e plus la dame sans crainte et sans respect, et que les ministres lui rendent la cour que les autres leur font. Madame de Coula
ds d’un armistice de vingt années, à peine commencées, et qui voulait rendre ses troupes nécessaires par la persécution des hu
e conséquence des dragonnades. On se persuada aisément qu’après avoir rendu furieux et irréconciliables des malheureux qu’on
e moyen de les satisfaire mais ce n’était pas la religion qui l’avait rendu dès longtemps amoureux de madame de Maintenon. L’
cience pénétrée du besoin de sa propre estime, une conscience qui lui rendit bon témoignage de lui et de son amie. Quelle diff
tions. » Les armées qui avaient conquis les pays dont sa longanimité rendait la plus grande partie par la paix de Nimègue, éta
re (le motet traduit en vers français par LL**), les entrevues et les rendez -vous fréquents, les murmures et les causeries éto
l’émulation, les facultés que la nature a départies aux Français pour rendre la vie sociale, douce, heureuse, et faire envie à
et le plus beau cou du monde… La vive rougeur de madame de Maintenon rendait en cet instant sa figure éblouissante ». Madame d
enon fit tout ce qu’elle put et laissa faire tout ce qui concourait à rendre l’obstacle assez puissant pour rendre le moyen né
faire tout ce qui concourait à rendre l’obstacle assez puissant pour rendre le moyen nécessaire. Elle opposa ses scrupules, e
13 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IX. » pp. 180-200
est devenue sensible pour le Prince de Messene. Euriale interdit lui rend confidence pour confidence : il est, dit-il, épri
’indigne de sa foiblesse, & dit au monstre qui la persécute de se rendre visible, pour qu’elle puisse le combattre avec se
en gaie, d’un Requiem æternam, par exemple. La Princesse part pour se rendre au jardin. Le faux Médecin lui dit que c’est pour
a fierté de la Princesse, qui est de cesser tous en même temps de lui rendre des soins, & de n’avoir des égards que pour l
int à Polilla de Don Carlos, qui auroit dû, par simple politesse, lui rendre les soins qu’on rend aux autres femmes. Polilla l
rlos, qui auroit dû, par simple politesse, lui rendre les soins qu’on rend aux autres femmes. Polilla l’excuse, en disant qu
rageant ? Dans la piece françoise, la Princesse est sure, avant de se rendre , que celui qu’elle aime a pour elle les plus tend
ât le même fond plus heureusement que Coypel & Marivaux, & le rendît tout-à-fait propre à nos mœurs ? Les Amours a la
ue cet amant a fait préparer, doit décider de son sort ; s’il ne peut rendre sa maîtresse sensible, il est résolu de partir, a
s, Je dirai que l’amour sied bien à vos pareils ; Que ce tribut qu’on rend aux traits d’un beau visage, De la beauté d’une a
utres sur des théâtres de société. Il étoit fort jaloux de ne pas les rendre publiques ; & c’est par une preuve de la plus
14 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XII. Des Pieces intriguées par une Soubrette. » pp. 135-150
rette, qui craint toujours une explication. Accante la raille sur son rendez -vous avec le Marquis. Isabelle piquée lui dit que
avec le Marquis. Isabelle piquée lui dit que le Marquis auroit pu s’y rendre s’il n’eût pas déchiré le billet qu’elle lui avoi
ser Julie, & jure de faire casser le contrat que son aveu n’a pas rendu valable. C’est alors que Damis a recours à Fronti
fourbe, fort bien ! un scélérat, un traître, c’est excellent ! Qu’on rende ce poulet à Monsieur votre pere. Damis. Et tu cro
s Nicobule son pere, lui avoue la fripponnerie de Chrisale, & lui rend les douze cents philippes. Quelques instants aprè
ours pour lui la tendresse la plus vive : il est au désespoir d’avoir rendu l’argent. Il prie son esclave de réparer le mal q
sale ne cesse de me gronder & de m’injurier depuis que je vous ai rendu le dépôt d’or tout entier ; il voudroit que j’en
oi Moliere & Regnard ne s’en sont point emparés. J’ai tâché de la rendre utile dans la mienne : il ne m’appartient pas de
15 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXI. Du Genre mixte. » pp. 241-252
s, parcequ’il est très possible que le caractere & l’intrigant se rendent mutuellement plus piquants, & qu’ils redouble
rsonnage se charge de faire tout mouvoir, il écrase l’autre, & le rend presque inutile : c’est ce qui arrive dans la Mer
n tenu de ce soin obligeant, Qui m’épargne un grand trouble, & me rend mon argent. Je vais m’en décharger au logis tout-
aisant de grandes révérences. Monsieur, on m’appelle Rigaudon, à vous rendre mes très humbles services. . . . . . . . . . . .
auts reprochés avec juste raison à l’Auteur du Grondeur. L’exemple me rendra plus intelligible. Dans l’Ecole des Maris, Sganar
lle, de se persuader que la sévérité avec laquelle il l’a élevée, l’a rendu farouche pour tous les hommes, excepté pour lui.
sible pour lui seul, elle est farouche pour les autres hommes, ce qui rend son mensonge très vraisemblable ; parcequ’Isabell
16 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. Des Comédies Héroïques. » pp. 9-29
ados, leurs villanos, leurs valets, leurs paysans, qu’ils ont soin de rendre aussi bouffons qu’ils le peuvent ; ce qui fait un
ence qu’il y a d’un bouffon à un Seigneur, un Roi, une Reine, ils ont rendu le contraste plus choquant & leurs drames plu
me l’offris contre ce peuple impie ; Il lui donna la mort : qu’il me rende la vie : Semblable à ce rocher dont Moïse autrefo
u’on y conduit Samson privé de la lumiere. Il prie le Seigneur de lui rendre sa premiere force, afin qu’il puisse employer ses
ses derniers moments à délivrer les Hébreux de l’esclavage. Samson. Rends leur premiere force à mes bras désarmés : Que ma
vengeur qu’en votre main terrible   Les Immortels ont mis  Pour vous rendre un Prince invincible   Et pour punir vos ennemis.
punir vos ennemis. Sigismond, avec transport. Puisque ce fer brillant rend un Roi formidable,  Puisque par lui je dois vainc
. . . . . . . . Soit que j’aime Carlos, soit que par simple estime Je rende à ses vertus un honneur légitime, Vous devez resp
garde... A qui, Carlos ?A mon vainqueur. Qui pourra me l’ôter, l’ira rendre à la Reine : Ce sera du plus digne une preuve cer
taine. Prenez entre vous l’ordre & du temps & du lieu, Je m’y rendrai sur l’heure, & vas l’attendre. Adieu. Que de
17 (1850) Histoire de la littérature française. Tome IV, livre III, chapitre IX pp. 76-132
n’excita guère moins d’applaudissements que le Cid neuf ans après, et rendit nécessaire rétablissement d’une seconde troupe de
 ! Sganarelle nous fait honte de la jalousie dans le ménage ; il nous rend moins chatouilleux aux apparences, et nous rassur
tre langue que cette conversation des Sganarelle et des Gorgibus, que rendent si efficace tant d’excellentes sentences de ménag
n déborde. C’est le vin qui attendrit les méchantes gens. L’ivresse a rendu Sganarelle compatissant. Le soir venu, Isabelle v
e absurde contrainte. Mais écrivant pour la comédie, il n’a pas voulu rendre la vérité triste pour la rendre plus forte ; il a
ant pour la comédie, il n’a pas voulu rendre la vérité triste pour la rendre plus forte ; il a donné pour amants aux deux jeun
qu’elles aient conservé, malgré leurs précepteurs, un sens moral qui rend leurs tromperies innocentes par la pudeur qu’elle
Aussi Molière, qui a fait châtier Sganarelle par une fille d’esprit, rendra-t -il Arnolphe dupe d’une ingénue. Dans l’École des
t l’a fait élever dans un petit couvent, avec la recommandation de la rendre idiote autant qu’il se pourrait. Du couvent, il l
a pauvreté d’où il l’a tirée : il pense la toucher, et il ne fait que rendre plus doux à Agnès, par la comparaison, le souveni
en sais les finesses. Il corrompra ses propres domestiques, pour les rendre plus fidèles. Il fera espionner Horace par le sav
it et tout ce qui se fera, et il n’empêche rien. Il est instruit d’un rendez -vous convenu entre les deux amants : il en sait l
re les deux amants : il en sait l’heure ; il n’a rien négligé pour le rendre fatal à Horace ; il y emploie même le guet-apens.
’émotion, de rire, que nous apportons au théâtre. Molière seul nous a rendus difficiles pour Molière. IV. De la haute c
he, et des moralistes les plus désintéressés. C’est sans doute ce qui rend le Misanthrope si attachant à la lecture ; mais c
isanthrope si attachant à la lecture ; mais c’est peut-être ce qui en rend la représentation un peu froide. Le théâtre veut
la preuve qu’il ne leur en veut guère, c’est qu’il se contente de les rendre ridicules. Il n’a pas craint leurs originaux dans
sprit n’est point gâté par la mode. À Philaminte, que le bel esprit a rendue plus sèche, plus impérieuse, plus acariâtre qu’el
heureux pour Henriette que son oncle Ariste imagine un stratagème qui rend Trissotin odieux même à Philaminte, en faisant vo
quantité de feux. CLÉANTE, se mettant au-devant de Mariane, qui veut rendre le diamant. Nenni, madame, il est en de trop bell
iat dans les pages du poète que sur la toile du peintre ; tout ce qui rend la nature y est fait de génie. VI. Pourquoi
18 (1856) Molière à la Comédie-Française (Revue des deux mondes) pp. 899-914
ependant chacun se rappelle que si elle excellait dans Araminte, elle rendait très habilement le rôle de Célimène. Aujourd’hui,
l n’est pas complètement vrai, ce n’est pas faute de zèle. — Mirecour rend bien le personnage d’Oronte ; il a toute l’impert
nception de Molière. Son regard, son sourire, l’accent de sa voix, la rendent presque aussi coupable que son interlocuteur. La
ien avoir. Mlle Mars avait très bien saisi la pensée de Molière et la rendait fidèlement. Pourquoi Mme Plessy ne s’est-elle pas
la pensée du poète, ma tâche est d’examiner comment cette pensée est rendue . Or cet ouvrage, que je considère comme l’express
je n’ai vu personne comprendre simplement le mari de Philaminte et le rendre tel que Molière l’a conçu. Les commentaires et le
rançais à propos des Femmes savantes, Trissotin et Vadius ne sont pas rendus assez simplement. MM. Samson et Régnier, à l’exem
le Misanthrope Tartuffe et les Femmes savantes ne sont ni compris ni rendus au Théâtre-Français d’une manière conforme à l’in
cider si telle ou telle comédie est bien ou mal comprise, bien ou mal rendue  ? Je n’essaierai pas de convertir les indifférent
évidence. Puisqu’il est démontré que les comédiens comprennent mal et rendent mal les comédies de Molière, pourquoi donc hésite
t pas longtemps attendre. L’ancien répertoire, mieux compris et mieux rendu , relèverait le goût des spectateurs, et lorsque l
s points. Que le directeur du Théâtre-Français oblige les comédiens à rendre fidèlement la pensée de Molière : cette réforme p
19 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXV. Du contraste des Caracteres. » pp. 386-397
u contraste des Caracteres. On prétend dans le monde qu’on ne peut rendre les traits d’un caractere bien saillants, sans le
. Son caractere ne contraste donc point avec celui d’Harpagon ; aussi rend -il la piece bien plus morale, aussi sert-il bien
dans le dramatique. « Mais un moyen sûr de gâter un drame & de le rendre insoutenable à tout homme de goût, ce seroit d’y
portera du Pere de famille ; mais s’il n’est que mauvais, je l’aurois rendu détestable en mettant le Commandeur en contraste
aire contraster un caractere avec un autre ? c’est sans doute afin de rendre l’un des deux plus sortant : mais on n’obtiendra
ment par la nécessité de vivre avec eux, & l’impossibilité de les rendre meilleurs. Rapprochons quelques-uns de leurs trai
c les situations, & celui des intérêts avec les intérêts. Si vous rendez Alceste amoureux, que ce soit d’une coquette ; Ha
20 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « De l’Imitation en général. » pp. 1-4
t aussi par un trait de satyre : Le coup dont il frappa lui fut enfin rendu . Si, par malheur, un jour son livre étoit perdu,
eux, le médiocre d’avec le détestable ; changer un défaut en beauté ; rendre cette même beauté plus sensible en la plaçant dan
nos Auteurs, depuis Moliere jusqu’à nous. Je l’ai cru nécessaire pour rendre mon ouvrage aussi instructif qu’il dépendra de mo
instructif qu’il dépendra de moi. Ce seroit aussi un sûr moyen de le rendre piquant, si, en parlant de quelques pieces modern
21 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VII. » pp. 125-143
mais Damis, tuteur de l’amante, s’oppose à leur amour : elle donne un rendez -vous à son amant dans une promenade : il brûle d’
mp; en feignant même de ne pas le connoître. Eraste obtient un second rendez -vous beaucoup plus précieux, puisqu’il doit se re
tient un second rendez-vous beaucoup plus précieux, puisqu’il doit se rendre chez Orphise pendant l’absence de son tuteur ; pl
onnages pour arrêter le vieillard, & lui faire manquer l’heure du rendez -vous.   Ce bout d’intrigue italienne est absurde.
ulant se débarrasser d’un homme qui la pousse à bout, lui promette un rendez -vous, & que son persécuteur suspende sa vivac
& éminent savoir, que des grands & signalés services qu’il a rendus à l’Etat & à Votre Majesté, en faisant l’anag
uc & Pair En fait à mon faiseur faire une du même air. Moi de lui rendre grace, &, pour mieux m’en défendre, De dire q
&, pour mieux m’en défendre, De dire que j’avois certain repas à rendre . Ah ! parbleu, j’en veux être, étant de tes amis,
un tel martyre, Et maudit le fâcheux, dont le zele obstiné M’ôtoit au rendez -vous qui m’est ici donné. Regnier étoit un gran
22 (1863) Histoire de la vie et des ouvrages de Molière pp. -252
il se lie avec Mignard. — 1658. Il passe le carnaval à Grenoble ; se rend à Rouen, puis à Paris, où sa troupe se donne à Mo
cadémie ; motifs de son refus. Il se réconcilie avec sa femme, qui le rend père pour la troisième fois. Mort du nouveau-né e
devais supposer savoir mieux la vérité que le public, et je devais me rendre à leurs bonnes raisons. Cependant sa famille m’a
Il ne fallait rien moins que ces considérations pour l’empêcher de se rendre aux vœux des siens, quelque insolente que fût la
neur et à votre repos. Si vous étiez dans le besoin, je pourrais vous rendre mes services ; mais, je ne vous le cèle point, je
sa troupe dans quelque ville de l’Ouest ou du Midi. On pense qu’il se rendit d’abord à Bordeaux, où le duc d’Épernon, alors go
nt que Molière séjournait à Pézenas, le samedi, jour du marché, il se rendait assidûment, dans l’après-dinée, chez un barbier d
de cette ville, nommé Gély, dont la boutique très achalandée était le rendez -vous des oisifs, des campagnards et des agréables
r-là dans la mémoire du futur auteur du Tartuffe. L’hiver de 1653 fut rendu fructueux pour la troupe par le succès de L’Étour
a fin de 1654 à Montpellier, où le prince et la princesse de Conti se rendirent pour l’ouverture des États de Languedoc, fixée au
États fut close le 14 mars 1655. Molière, en quittant Montpellier, se rendit -il immédiatement à Lyon ? Nous ne saurions le dir
us apprend, en continuant, que, de Lyon, Molière et ses compagnons se rendirent à Avignon, où il les suivit. Cette ville, d’après
il ne fit pas revêtir cette assignation des formalités qui l’auraient rendue incontestable. Molière et Madeleine Béjart, infor
e aux États de Pézenas, ouverts le 8 octobre ». Outre qu’il lui était rendu bien impossible, par les déclarations que nous av
our21 ». Après avoir passé à Grenoble le carnaval de 1658, Molière se rendit donc à Rouen avec sa troupe vers les fêtes de Pâq
ns essentielles d’une réussite, qui autrement aurait été combattue et rendue impossible par des rivaux puissants et nombreux.
e Conti, qui avait été obligé de quitter Paris au mois de mai pour se rendre dans la province de Guyenne, au gouvernement de l
ieux Louvre, il n’était pas un spectateur qui n’eût vu beaucoup mieux rendre , à son goût, l’œuvre de Corneille. Le compliment
à Paris, Louis XIV, accompagné de sa cour, quitta la capitale pour se rendre à Lyon, où il devait séjourner pendant près de tr
omédie a pour but de captiver la bienveillance de l’assemblée. Il lui rend grâces de son attention favorable, il lui annonce
t reprises que le 2 juin. Cette suspension était à la fois un hommage rendu à la mémoire d’un vieux camarade qui comptait un
e société tenait ses séances à l’hôtel Rambouillet. C’était là que se rendaient chaque jour La Rochefoucauld, Chapelain, Conrart,
vertu était révérée sous le nom de 1’“incomparable Arthénice”, où se rendaient tant de personnages de qualité et de mérite qui c
a Grange ne nous dit pas si M. de Guénégaud, chez lequel la troupe se rendit , était le secrétaire d’État de la marine, ou son
du Roi, et si le grand Condé, qui envoyait la comédie chez elle, lui rendait des soins, ce ne pouvait être pour son esprit, ca
é à Fontarabie le 3 juin 1660, fêtes qui forcèrent toute la cour à se rendre dans le midi de la France, ne purent rien contre
t des cascades qui jaillissaient de toutes parts. Bientôt après on se rendit dans la salle où était servi un repas digne de l’
qui faisait Éraste, se trouva aux prises avec les Fâcheux. La pièce, rendue avec beaucoup d’ensemble, fut accueillie par de f
œur du Roi. La douceur de ses mœurs, la modestie de son caractère, la rendaient pour ainsi dire inaperçue au milieu de cette cour
lles. Le rôle qu’on l’avait forcé de prendre lui fit un devoir de s’y rendre . Le luxe qu’il remarqua dans ce magique séjour pu
. de Soyecourt, homme fort distrait, s’était, quoique très spirituel, rendu la risée de la cour par ses reparties irréfléchie
losophe. Molière, concevant les services que l’auteur dramatique peut rendre à la société, seconda dans cette pièce les effort
neuse ni aussi vindicative que sa devancière ; mais sa seule présence rendait fausse et la position de Molière et celle de son
rsonnages ridicules, mais vrais, en fournissant à Molière le moyen de rendre animé et comique un dialogue qui n’eût été autrem
e de la vraie. Le 25 du même mois, Louis XIV partit du Louvre pour se rendre à son armée de Lorraine, occupée au siège de Mars
haque fois il prononçait ce mot d’un ton de voix plus accentué qui le rendait plus comique. « Molière était du voyage, a dit M.
Molière et sa troupe étaient mandés à Versailles, où la cour s’était rendue de Vincennes, et où ils allèrent eux-mêmes le 16 
il sait finement réveiller l’auditeur ! De peur que le sommeil ne se rendit son maître, Jamais plus à propos vit-on puces par
loridor fut épargné ; et si ce silence ne peut passer pour un hommage rendu à son talent, on doit du moins le considérer comm
storiens du théâtre58. Il avait contracté ce tic en s’efforçant de se rendre maître d’une excessive volubilité de prononciatio
rcils noirs et forts, et les divers mouvements qu’il leur donnait lui rendaient la physionomie extrêmement comique60. » Ce fut a
Chevalier, acteur de ce théâtre ; mais l’auteur n’avait pas cherché à rendre bien acérés ses traits contre Molière, et en diri
’il sache que c’est à vous qu’il a l’obligation du service que je lui rends . » Il lui fit également remettre un très bel habi
probablement pas dessein de me donner un louis d’or. Je viens vous le rendre . — Tiens, mon ami, dit Molière, en voilà un autre
L’art avec lequel Molière savait dresser la nature la plus inculte à rendre un petit rôle, qu’il avait tracé en l’ayant en vu
lurent de s’en prendre aux comédiens qui l’avaient sollicitée. Ils se rendirent donc en troupe au théâtre, résolus d’en forcer l’
e ne fît qu’irriter les esprits et n’amenât de nouveaux désordres, se rendit au lieu de la réunion, et dit aux gardes assemblé
assage incriminé, mais plusieurs autres encore dont on était arrivé à rendre également l’esprit suspect. La quinzième représen
être traduit sur la scène. La robe ne les quittait jamais, et ils se rendaient d’une extrémité de Paris à l’autre montés sur une
française, ils la défiguraient par des tournures scolastiques qui la rendaient presque inintelligible. Un sixain du temps peint
eurs discussions. En 1664, les médecins de Rouen et ceux de Marseille rendirent plainte devant les tribunaux contre les apothicai
oses que nous ayons ; et cependant, il y a eu des temps où elle s’est rendue odieuse, et souvent on en a fait un art d’empoiso
ugés ; et l’on peut dire que les coups portés par le premier champion rendirent au second la carrière plus facile à parcourir ; c
e ramenaient bientôt près d’elle. De nouveaux dérèglements vinrent la rendre la fable de toutes les conversations, et Molière
ont pu vaincre les penchants que j’avais à l’amour, j’ai cherché à me rendre heureux, c’est-à-dire autant qu’on peut l’être av
, son âme brûlante, son amour pour l’humanité et sa charité empressée rendaient digne d’un meilleur sort. Quels efforts ne lui fa
e jours. Si ce biographe se fût borné à dire que ses chagrins avaient rendu son caractère un peu irritable, et surtout s’il n
ait-il, que la présence du Roi a déshonoré le fleuve. » Boileau ne se rendit point à cette critique, et le vers subsista. Nous
t sociétaire de Monsieur ; qu’en cette qualité il avait été à même de rendre plus d’un service à Molière et à sa troupe ; qu’i
mis le verre à la main. Le mauvais état de la poitrine de Molière le rendait sur ce point plus circonspect encore que Boileau.
Gassendi par de si bonnes raisons, que le religieux fut forcé de s’y rendre par un troisième hom ! hom ! obligeant, qui sembl
it respirer l’air de la campagne, que le mauvais état de sa santé lui rendait nécessaire, et chercher l’oubli des ennuis et des
r dans la rivière. Elle n’était pas loin, et ils se préparaient à s’y rendre , quand Molière, qu’on était allé réveiller, arriv
te pour comprendre celle de Molière, et tout porte à croire qu’il lui rendit toujours une complète justice. Celui-ci désignait
’entouraient. Parmi celles que sa bonté et leur gratitude lui avaient rendues les plus fidèles, nous ne devons pas oublier la b
ent utile à son maître par les soins qu’elle lui prodiguait, elle lui rendait encore plus d’un service par ses avis sur les pro
t reçus. Reprenons à sa source cette histoire, que le nom du coupable rend plus pénible à retracer. Racine, comme nous l’avo
d’Athalie. Sa conduite envers Chapelain, envers Fouquet73, avait déjà rendu moins surprenants ses torts envers Molière. Il ne
raison que vous l’avez. » Les justes griefs de Molière contre Racine rendaient plus rares les réunions d’Auteuil et de la rue du
Nous la verrons hanter les plus honteux brelans, Donner chez la Cornu rendez -vous aux galants. Oronte passa pour la réflexion
faux dans ce récit et le soin manifeste qu’a pris l’anonyme, pour le rendre plus dramatique, de faire jouer à Molière un rôle
gent qu’il avait à fournir en cette occasion. Mais ce qui contribua à rendre cette fête plus piquante, ce furent les grâces ré
vifs regrets de s’être éloigné de son bienfaiteur, les exprima, et se rendit à la première invitation qu’il lui fit de revenir
n lui donna deux mille livres, prix fait », dit La Grange. Robinet en rend ainsi compte dans sa Lettre en vers à Madame, du
t plaisanterie de la religion, qui tient école de libertinage, et qui rend la majesté de Dieu le jouet d’un maître et d’un v
de bien lui seraient contraires, il a composé son Tartuffe et a voulu rendre les dévots des ridicules ou des hypocrites… Certe
sa piété, et du respect qu’il a pour Dieu et pour l’Église, et qu’il rend volontiers aux ministres employés de leur part po
ur faire sortir de son esprit diabolique une pièce toute prête d’être rendue publique, en la faisant monter sur le théâtre, à
e, ordonné du Sauveur pour la sanctification des âmes, à dessein d’en rendre l’usage ridicule, contemptible, odieux. Il mérita
uture mariée trouva un singulier moyen pour éluder cet ordre. Elle se rendit à sa paroisse un dimanche matin avant l’office, a
ur de la pièce, le tact et le goût dont il fait preuve dans ce compte rendu , tout nous porte à croire que cette analyse ne pu
parut précédée d’une dédicace au prince de Condé : c’était un hommage rendu par l’auteur d’Amphitryon au protecteur zélé du T
sous cette forme à la dame délaissée. La doctrine de la métempsycose rendait cette supercherie vraisemblable. « Le dieu amoure
ité d’Aix-la-Chapelle étant venu mettre fin à ces débats sanglants et rendre les vainqueurs aux douceurs de la paix, Louis XIV
exposé les maris à ce même malheur dont ces unions finissent par les rendre victimes. Angélique étourdie et inconséquente, re
lets doux d’un amant, acceptant ses offres galantes de service et ses rendez -vous nocturnes, n’est-elle pas un tableau aussi d
dessus de ses moyens, embarrassés pour motiver l’arrêt qu’ils avaient rendu contre L’Avare, se fondèrent sur ce ridicule grie
ée par un de nos poètes, quelque méchant qu’il fût, qu’elle n’ait été rendue meilleure. Ce n’est ni faute d’invention, ni faut
, non seulement dans le rôle de La Flèche, où la phrase d’Harpagon le rendait nécessaire, mais indistinctement dans tous ceux q
uis si longtemps de tous ses vœux. Le 5 février 1669, Le Tartuffe fut rendu à la juste impatience du public, que quarante-qua
ications ou suppressions dans sept ou huit scènes ; en outre, Molière rendit à son personnage le nom de « Tartuffe » ; la pièc
veau d’un ennemi du Roi. Il faudrait être bien obstiné pour ne pas se rendre à la force d’arguments semblables : En fidèle su
res après, et passa des plaisanteries du théâtre, parmi lesquelles il rendit presque le dernier soupir, au tribunal de Celui q
rocès77, avait, depuis un certain temps déjà, pris le bon parti de se rendre éditeur avoué et légitime de ses œuvres. Il avait
ut la confusion, la platitude et l’odieux de ce pamphlet dialogué, en rendaient la représentation impossible. Son auteur, Le Boul
héâtre de Molière. Béjart le jeune, auquel sa blessure avait fini par rendre l’exercice de son art fort difficile, fut obligé,
e Registre, M. de Molière manda de la campagne le sieur Baron, qui se rendit à Paris après avoir reçu une lettre de cachet, et
à le monter pour leur théâtre. Leur zèle et l’espère d’hommage qu’ils rendaient à la mémoire de notre premier comique auraient mé
rien fait qui m’ait plus diverti, et votre pièce est excellente. » On rendrait difficilement la joie qu’un tel jugement, qu’un t
iginal pour tracer son Maître de philosophie. On a dit même que, pour rendre la copie plus ressemblante au modèle, il avait en
nclu de refaire tout le théâtre, particulièrement la charpente, et le rendre propre pour des machines ; de raccommoder toutes
x, qui l’avait peu flatté, le pauvre Cotin, après avoir essayé de lui rendre trait pour trait dans une plate satire, composa e
sage de la parole, fut bientôt suffoqué par l’abondance du sang qu’il rendait par la bouche, et expira entouré des siens et de
s de la rue Guénégaud. Les mêmes considérations portèrent Louis XIV à rendre , le 16 janvier suivant, une ordonnance interdisan
représenter Le Malade imaginaire, tant que la pièce n’aurait pas été rendue publique par l’impression, ce qui valut peu après
ous les témoignages les moins suspects viennent confirmer cet hommage rendu à la supériorité de son jeu. La Grange nous appre
enne de sa vie, les derniers devoirs sont toujours ceux qu’une épouse rend avec le plus de plaisir à la mémoire de son mari.
donner son nom, enfin joua si bien la bonne foi et l’amour, qu’on le rendit heureux par anticipation. L’amante trompée vit tr
e prévint le président que l’objet de son amour consentait enfin à se rendre chez elle le lendemain, et qu’il pourrait l’y voi
ément que notre amant, heureux en espérance, ne fut pas le dernier au rendez -vous. La Sosie de mademoiselle Molière y arriva e
Lescot de venir déjeuner avec lui chez madame Le Doux, elle manqua au rendez -vous. Son amant, inquiet et jaloux, après l’avoir
nquiet et jaloux, après l’avoir attendue une partie de la journée, se rendit le soir à la Comédie, malgré les instances de la
de conformité. On se figure aisément combien l’issue de ce procès dut rendre mademoiselle Molière triomphante. Elle en ressent
avantage. Leur mariage fut célébré le 31 mai 1677. Mais le sacrement rendit à Guérin tout son esprit de domination ; et sa fe
emarquer la mesquinerie de l’hommage funéraire que leur patrie leur a rendu  ! Dès 1773, à l’époque du centenaire de Molière,
municipal n’hésita pas à accorder son généreux concours à l’hommage à rendre à ce Molière, a dit le rapporteur du Conseil, « p
ujours pur et châtié, n’ait séduit exclusivement Boileau, et ne l’ait rendu injuste envers le rival, envers le vainqueur du s
nie l’eût forcé à se servir du même pinceau, des mêmes couleurs, pour rendre et la fureur d’Alceste et le désespoir de George
né la hardiesse de Lui en offrir la continuation.… J’avoue qu’Elle me rendit confus lorsqu’Elle eut la bonté de vouloir lire d
ouvelle se donne toujours le vendredi, pour préparer l’assemblée à se rendre plus grande pour le dimanche suivant par les élog
mber aux yeux du monde sous les efforts de tout le Parnasse, et, pour rendre sa défaite plus ignominieuse, nous avons voulu ch
Sadite Majesté mande et ordonne à ladite Beauval et à son mari de se rendre incessamment à la suite de sa cour pour y recevoi
23 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE IX. De l’Adultère et des Amours faciles. » pp. 166-192
ie, qui triomphe du sentiment moral par la force comique, au point de rendre d’honnêtes époux ridicules, et de faire trouver e
que avantage605 ; couvrir de ridicule les victimes de ce malheur606 ; rendre toutes gracieuses les femmes infidèles, et leurs
mais non égalé par les petits poètes du dix-huitième siècle ; il faut rendre à Molière l’honneur et la honte des bergeries.
, Je dirai, que l’amour sied bien à vos pareils ; Que ce tribut qu’on rend aux traits d’un beau visage De la beauté d’une âm
rte que sa mère et sa femme servaient de prétexte aux hommages royaux rendus publiquement à sa maîtresse623. Plus loin arriven
qu’on s’en défende, Il faut y venir un jour ; Il n’est rien qui ne se rende Aux doux charmes de l’amour625. La charmante Dap
dont nous suivons les lois, S’oppose à cet honneur qu’à l’Amour osent rendre Vos musettes et vos voix. À des titres si beaux B
qui soutenoient le parti de l’Amour. CHLORIS. C’est le printemps qui rend l’âme À nos champs semés de fleurs ; Mais c’est l
mal était si grande653 ? Si les arts ont un pouvoir funeste, c’est de rendre séduisant, entraînant, irrésistible, ce qui tout
res après, et passa des plaisanteries du théâtre, parmi lesquelles il rendit le dernier soupir, au tribunal de celui qui dit :
zun : voir plus haut, note 2, p. 176. 641. Remarquez l’immoralité de rendre Dieu créateur responsable des excès de nos passio
24 (1825) Notice sur Molière — Histoire de la troupe de Molière (Œuvres complètes, tome I) pp. 1-
de la conversation. La tâche de l’éditeur des Œuvres de Molière a été rendue très difficile par l’incorrection presque incroya
t pour le texte de Molière ce respect que cent cinquante ans de culte rendu à son génie ont imprimé dans nos esprits, ils fir
en faisait des canevas que l’acteur devait remplir. Au talent de bien rendre la pensée de l’auteur, le comédien était obligé d
es perpétuelles que fait Horace au seigneur Arnolphe ! Comme celui-ci rend lui-même sa situation plus comique par ses impito
e que l’auteur avait déjà attaqué dans Les Précieuses ridicules. Pour rendre le travers des femmes savantes encore plus sailla
Hôtel de Rambouillet, dont quelques écrivains semblent aujourd’hui se rendre les échos, ne souffrit sans doute pas qu’on raill
issa deviner sa pénurie par des demi-confidences que son accoutrement rendait assez claires. Lorsqu’il fut sorti, Molière deman
cils noirs et forts ; et les divers mouvements qu’il leur donnait lui rendaient la physionomie extrêmement comique. » Il oubliait
, dans la Grèce, aurait mérité des autels ! L’Académie française lui rendit après sa mort des honneurs qu’il avait mérités de
« Molière, dit Grimarest, était continuellement occupé du soin de rendre sa troupe meilleure. Il avait de bons acteurs pou
mbre de Molière, deux pistolets à la main, et lui dit que s’il ne lui rendait son acteur elle allait lui casser la tête. Molièr
jeta aux pieds de Molière, le conjurant, les larmes aux yeux, de lui rendre son acteur, et lui exposant la misère où elle all
se. Quoi qu’il en soit, voici la liste de ses pièces de théâtre : Le Rendez -vous des Tuileries, ou le Coquet trompé, comédie
u et les frères Parfaict (dans leur Histoire du Théâtre français) lui rendent à cet égard le témoignage le plus flatteur. Voici
iselle du Parc, camarade de mademoiselle de Brie ; mais n’ayant pu la rendre sensible à son amour, Molière tourna ses vœux du
e dernier genre, on cite celui d’Agnès de L’École des Femmes, qu’elle rendait avec une telle supériorité, que quelques années a
ouru la Hollande et une partie de la Flandre, revint en France, et se rendit à Lyon, où Monsinge, plus connu sous le nom de Pa
un singulier moyen de le faire disparaître. Un dimanche matin elle se rendit à sa paroisse, accompagnée de Beauval, qu’elle fi
intérieur. Baron l’a fait paraître dans son prologue de sa comédie du Rendez -vous des Tuileries, ou le Coquet trompé, sous son
Duparc, qui l’accepta. Elle fut chargée du rôle d’Andromaque qu’elle rendit supérieurement. Des connaisseurs, trop sévères pe
tendirent que c’était le seul rôle que mademoiselle Duparc avait bien rendu , et que, dans tous les autres, sa beauté et ses g
honneur d’Israël, Fait le rôle enfantin du jeune Misaël,      Et pour rendre la scène exacte,      Il se fait raser à chaque a
25 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XV. Des Actes. » pp. 274-288
Regle sure : cent vers, & deux ou trois scenes plus ou moins, ne rendront jamais un acte ou plus long ou plus court aux yeu
’il sort pour telle & telle chose ; & qu’à son retour il nous rende un compte bien exact de ce qu’il a fait entre les
evoir que l’un est fini & que l’autre est commencé. Un exemple me rendra plus intelligible. Je le prends dans Turcaret, ce
& pour le laisser dans une espece d’enthousiasme qui contribue à rendre ses réflexions favorables à l’ouvrage. Secondeme
sa maîtresse ; mais tous ses soins ont été inutiles. Valere. Que de rendre un faux témoignage ? Que dis-tu de ce bizarre fou
mment, Je n’ai pour lui parler pu trouver un moment. Ergaste. L’amour rend inventif ; mais vous ne l’êtes guere, Et si j’avo
N’ai-je pas loué ton ouvrage ? Pouvois-je plus faire pour toi Que de rendre un faux témoignage ? Il mourut à Nemours en 167
26 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXI. De l’Amour. » pp. 367-384
he coquette qui le domine, & nous ne le connoîtrons qu’à demi. Ne rendez point Tartufe amoureux d’Elmire, il sera bien moi
dés de Marinette & de Gros René, déchirent leurs billets doux, se rendent tous les présents qu’ils se sont faits ; & en
s grand desir, Ce seroit que ton cœur en eût du déplaisir. Lélie. Qui rend donc contre moi ce courroux légitime ? Célie. Quo
is, pour vous plaire, il redevient aimable : Ses graces à mes yeux le rendent redoutable. Lucile. Quelque forme qu’il prenne, i
aux hommage, Me prépare le joug du plus dur esclavage ; A qui l’hymen rendra sa premiere hauteur, Et qui me traitera comme il
îner ma triste vie. Si l’aveugle amitié que mon pere a pour lui N’eût rendu ma démarche inutile aujourd’hui, J’aurois déja, j
seconde, détestable la troisieme. Que les Auteurs s’appliquent donc à rendre leurs amants intéressants, à mettre leurs scenes
me lui, & sur-tout à ne point affadir leurs pieces en croyant les rendre touchantes. Combien de gens n’ont pas l’idée qu’i
27 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VI. » pp. 106-124
sa chambre une boîte d’or avec une lettre, & le prie d’aller lui rendre le tout, sans décacheter le billet, afin de lui f
issé le présent à la femme qui me l’avoit apporté, en la priant de le rendre à qui l’envoyoit ; mais songeant que la femme pou
oire que je l’avois reçu, je vous l’apporte, & je vous prie de le rendre vous-même, & de lui dire de la bonne sorte, q
ez être cause de quelque malheur. Ne craignez point la médisance : je rendrai témoignage de votre vertu devant Dieu & devan
, qu’elle regarde avec exécration, & qu’elle m’a donnés pour vous rendre  ». Le jeune homme nia le fait ; mais si froidemen
ui parle encore avant que vos parents soient instruits. Si je puis le rendre plus sage, à la bonne heure : sinon, vous ferez t
laisser tomber une bourse de cent louis qu’elle remet au Docteur pour rendre à Léandre. Celui-ci ne manque pas de passer un bi
ond est minutieux. Moliere la fait naître comme d’elle-même, & la rend bien plus brillante. Isabelle & Valere se jur
ceux-ci pour faire connoître l’art avec lequel notre comique a su les rendre propres à nos mœurs & à son sujet. Ce que Sga
28 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre XIII. Retour de Molière à Paris » pp. 225-264
ps dans une telle inquiétude et veut aller trouver Ricciardo pour lui rendre ce qui lui appartient. Auparavant, il parlera à T
-même, soit en disant à deux amis de l’accompagner, quand il irait au rendez -vous habituel. Fabio est persuadé qu’après l’accu
à sa fille pour savoir d’elle la vérité, et que dans une heure il lui rendra réponse. Ricciardo fait des réflexions sur les fa
arce qu’étant élevée comme un garçon et sachant le commerce, elle lui rendra de grands services. Il voit venir son fils ; il s
ebaldo lui dit qu’il est très satisfait, et qu’il les prie tous de se rendre chez lui. Fabio demande si on lui donnera Virgini
rète intelligence qui existe entre eux, et lui donne à l’ordinaire un rendez -vous dans sa chambre pour la soirée prochaine. Fa
llards se cachent dans une chambre voisine de celle où est assigné le rendez -vous. Lelio, en habit de femme, reçoit Fabio sans
ous êtes une masque, disait le mari ; je n’ai point de comptes à vous rendre . Il faut que je vous tue. « — Eh ! mon cher époux
voudrait qu’on lui lût cette lettre. Molière consent volontiers à lui rendre ce service. Mais au lieu de lire ce qu’écrit l’am
arcie s’écrie : Ciel, dans l’excès des biens que cet aveu m’octroie, Rends capable mon cœur de supporter sa joie… ! Combien
ouvelle se donne toujours le vendredi, pour préparer l’assemblée à se rendre plus grande pour le dimanche suivant par les élog
29 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIII. M. ROCHON DE CHABANNES. » pp. 381-412
iments si fiers d’honneur & de courage, Que tout cela, Marton, le rend intéressant. Marton. C’est un vrai polisson, un p
on épée, & bravant nos alarmes, « Une, deux, trois, à vous, & rendez -moi les armes, » Nous dit-il. Un fusil vient à fr
uyeux, Il dit qu’il fera rire, & l’on bâille à ses yeux. Il croit rendre rêveur un objet qu’il ennuie. Quand on se rit de
il est si sûr de son fait, qu’il offre de sortir, si sa femme a donné rendez -vous à quelqu’un. Madame Lisban rougit, & veu
éreté, qui sont des graces à seize ans, & des ridicules à trente, rendirent intéressant aux yeux de Bélise cet enfant bien né
it plus ce qu’il disoit. Quand il ennuyoit les femmes, il croyoit les rendre rêveuses : quand elles s’amusoient de ses ridicul
e lui reprochois sa dissipation, voulez-vous faire un petit miracle ? Rendez -moi sage tout d’un coup ; je ne demande pas mieux
tout d’un coup ; je ne demande pas mieux. J’entendis bien que pour le rendre sage il falloit cesser de l’être moi-même. Je lui
e je ne le crois pas, le miracle seroit opéré : l’amour seul vous eût rendu sage. — Oh non ! Madame, il faut être juste : j’a
rsuivit-il, tu vois si je te gêne. Par exemple, ce soir as-tu quelque rendez -vous ? quelque tête-à-tête ? Je me retire. Ce n’e
é du plaisir ... Le Gascon. Eh donc ! jé lé crois bien. Jé viens vous rendre un pétit service. Forlise. A moi, Monsieur ? Eh !
r. Frontin. Chapitre troisieme. Comme quoi Frontin paroît à la Cour, rend de grands services à un jeune Seigneur, & le
30 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE V. » pp. 71-105
orces à celles de Don Garcie pour chasser l’usurpateur de Léon, & rendre l’Etat au frere de Dona Elvire. Acte I. Dona Elv
tirer. Si, malgré cet objet qui vous a pu surprendre, Prince, vous me rendez ce que vous devez rendre, Et ne demandez pas d’au
et qui vous a pu surprendre, Prince, vous me rendez ce que vous devez rendre , Et ne demandez pas d’autre preuve que moi Pour c
n amie. Elvire lui conseille d’espérer encore. Elle porte Don Silve à rendre son cœur à la premiere beauté qui l’avoit captivé
our en augmenter les attraits, puisque sa beauté ne serviroit qu’à la rendre malheureuse en redoublant la jalousie du Prince q
Duchesse de Tyrol l’assure de ses respects, & qu’elle viendra lui rendre ses hommages, si elle est sure que sa visite lui
son chagrin est causé par la crainte où il est que sa jalousie ne le rende malheureux : il l’exhorte à bannir de son cœur ce
Roi lui demande ce qu’il a perdu : Florente le lui dit. Le Roi le lui rend , lui demande le secret, & le renvoie : il est
parceque mon frere est présent, sans quoi vous ne vous seriez jamais rendu à mes raisons. Don Pedre. Jamais je n’ai vu dispu
vais vous contenter. Oui, si voulez m’en croire, si vous voulez vous rendre à mes serments, fondés sur la vérité, je suis prê
mal entendu ne nous empêchera pas de le dire, puisque l’Auteur s’est rendu lui-même justice sur son ouvrage. Il est si riche
s : par conséquent Moliere devoit imiter l’Auteur Espagnol de façon à rendre sa piece aussi propre à son théâtre que l’Auteur
à rendre sa piece aussi propre à son théâtre que l’Auteur Italien l’a rendu propre au sien. Disons mieux ; Moliere devoit sen
31 (1765) Molière dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (compilation) pp. 2668-16723
& si l’on doit, dans le comique, charger les caracteres pour les rendre plus ridicules. D’un côté il est certain qu’un au
& Shakespear un personnage tragique dans Glocestre. Si Moliere a rendu Tartufe odieux au 5e acte, c’est comme Rousseau l
it qu’on a outré la nature. Par la même raison, il ne suffit pas pour rendre l’intrigue & le dialogue vraissemblable, d’en
le même tems que Sophocle & Euripide s’y disputoient la gloire de rendre la vertu intéressante, & le crime odieux, par
des objets que la comédie se propose : ou elle peint le vice qu’elle rend méprisable, comme la tragédie rend le crime odieu
se : ou elle peint le vice qu’elle rend méprisable, comme la tragédie rend le crime odieux ; de-là le comique de caractere :
its qui les font aimer, & dans des périls ou des malheurs qui les rendent intéressantes ; de-là le comique attendrissant. D
des comédies de caracteres. On prétend que les grands traits ont été rendus , & qu’il ne reste plus que des nuances imperc
qu’ils ne peuvent se corriger des défauts dont ils rougissent ; c’est rendre les caracteres indépendans de l’amour propre qui
it de continuer : mais ils se pourvûrent à la cour ; & pour se la rendre plus favorable, ils érigerent leur société en con
xij.) ; & par cette raison on les a regardés comme incapables de rendre témoignage. Voyez Perchambaut, sur l’artic 151. d
le 24 du même mois, & d’un arrêt du conseil du 10 Septembre 1668, rendu en faveur de Floridor comédien du roi, qui étoit
; les connoisseurs y appercevront cette ame & cette vie, qu’on ne rend jamais qu’en imitant la nature. D’ailleurs si le
nt en jeu. Quoi de plus sérieux en soi que le Misantrope ? Moliere le rend amoureux d’une coquete ; il est comique. Le Tartu
nt d’épingles de Paris, est du comique bas. Je voudrois bien aussi te rendre ton potage, est du comique grossier. La paille ro
a comédie d’Aristophane intitulée les Guepes, a été fort heureusement rendue par Racine dans les Plaideurs. Ménandre, un peu
ériser ses acteurs ; des expressions naïves, fortes, moëlleuses, pour rendre les pensées & les sentimens. Par-dessus tout
renferme en soi avec beaucoup de finesse, un peu de malignité. Savoir rendre ridicules les hommes, est un talent voisin de cel
oir rendre ridicules les hommes, est un talent voisin de celui de les rendre odieux. Ce poëte a imprimé tellement son caracter
admirer l’art étonnant avec lequel il a scu peindre les moeurs, & rendre la nature : on sait comme en parle Despréaux. Co
condamnés. Ce que la nature leur refuse en talent, l’orgueil le leur rend en impiété. Ils méritent qu’on les méprise assez
32 (1802) Études sur Molière pp. -355
n ; décomposez celui-là pour prouver à celui-ci qu’il ne peut le bien rendre s’il ne le connaît parfaitement ; consacrez par c
elle à Arlequin, marchand d’esclaves, mais le caractère de Fulvio les rend tous inutiles ; à la fin de la pièce, Scapin se j
n que Mascarille donne à son maître, par le regret qu’a Lélie d’avoir rendu la bourse d’Anselme, et par l’approbation que son
deux vers de Mascarille : Votre père fait voir une paresse extrême À rendre par sa mort tous vos désirs contents. Le style.
térité la plus reculée la manière dont les merveilles de l’art furent rendues d’après les avis et sous les yeux du génie qui le
, accompagné d’un portrait ; Et c’est un imposteur enfin que je vous rends , ni le couteau de six blancs, ni le demi-cent d’
le couteau de six blancs, ni le demi-cent d’éguilles de Paris, que se rendent Marinette et Gros-René ; pas même la paille qu’il
ns doute, et maintenant de mode jusque sur les tréteaux. Mais comment rendre ce que j’éprouve, lorsque, j’entends Éraste tremb
a même distribution, à peu près. Félicitons cependant Molière d’avoir rendu Célie plus intéressante qu’Eleonora ; c’est de l’
vrage fut généralement désapprouvé ; les premiers succès de l’auteur, rendaient ses juges difficiles ; d’ailleurs les comédiens d
cils noirs et forts, et les divers mouvements qu’il leur donnait, lui rendaient la physionomie extrêmement mobile. » Tout cela p
il avait contracté en voulant corriger la volubilité de sa langue, le rendit toujours insupportable dans le genre sérieux : il
compliquée ; elle n’offre qu’un roman dans lequel on se perd, et qui rend la marche la contexture du drame assez fatigantes
à ne plus la fatiguer de ses soins amoureux ; elle le charge aussi de rendre au téméraire une ceinture sur laquelle sont écrit
r Boileau qu’il avait conservé sa véritable scène, et le menaça de la rendre publique, s’il continuait à vouloir usurper la gl
importuns pour retenir le vieillard, et lui faire manquer l’heure du rendez -vous. Lisez la pièce de Molière 28. Des imit
e sous nos yeux, Damis a le temps d’apprendre que sa nièce a donné un rendez -vous à Éraste, et celui de tout préparer pour le
sont : Arnolphe, Horace, Agnès. Avant de déterminer la manière de les rendre , ne serait-il pas à propos de jeter un coup d’œil
e satisfaire par quelques coups de poing. Mais un mot, un regard, lui rendent toute sa faiblesse ; plus enfant que celle qui le
première et la sixième ; si j’étais comédienne, je m’exercerais à les rendre toutes ; mais avec naïveté, pour en faire mieux r
e il sait finement réveiller l’auditeur, De peur que le sommeil ne se rendit le maître ! Jamais plus à propos vit-on puces par
ez que des importunités. À vous, merveilleux de tous les siècles, qui rendez les conversations si pitoyables en y prodiguant l
ur, dont celui-ci va former les mœurs et les talents, n’aurait pu que rendre cette union plus durable, plus utile. Baron, âgé
menace, le pistolet à la main, de lui brûler la cervelle, s’il ne lui rend son acteur ; Molière dit tranquillement à son dom
e Gonzalo, surmonté de sa statue ; dom Juan la prie à dîner, elle s’y rend , l’invite à son tour à souper dans sa chapelle, l
éparant d’avance à la perfection du Tartuffe. Ces différentes beautés rendront toujours Le Festin de Pierre agréable aux gens de
de plus maussade ; convenons cependant que le Festin n’a pas été mal rendu ce soir. — Sganarelle m’a fait plaisir, il n’a pa
pièce offrent, dans leur ensemble et leurs détails, tant de beautés à rendre , tant de nuances à saisir, qu’il est très diffici
il est très difficile, sans doute, qu’un comédien les saisisse et les rende toutes avec la même force, avec la même délicates
lui de la pièce53. Si je jouais le rôle d’Arsinoé, je me garderais de rendre ma scène avec Alceste, comme celle que je viens d
-ci, je ne suis que prude et jalouse ; dans l’autre, plus difficile à rendre avec bienséance, je dois être aux yeux du public
e un nouveau genre, le genre gracieux. Saint-Foix en a senti, en a su rendre tous les charmes ; mais la plupart de leurs imita
rtuffe ou L’Imposteur ; mais le premier, devenu synonyme du second, a rendu celui-ci inutile. Molière a-t-il imaginé le mot T
ui a joué Dorine ? — Le rôle est si beau, qu’il n’est pas difficile à rendre . — Pas difficile ! savez-vous qu’il fut l’écueil
ices, et qu’il faudrait réunir les talents les plus célèbres, pour le rendre parfaitement ? L’inimitable mademoiselle Dangevil
yens de Molière pour faire ressortir ses personnages, était de ne les rendre faibles que par le côté qu’il voulait attaquer. O
de badiner ces deux vers : J’aurai lieu de cesser dès que vous vous rendrez , Et les choses n’iront que jusqu’où vous voudrez 
la vertu prête à céder. Depuis longtemps on dispute sur la manière de rendre le rôle de Tartuffe. Les uns soutiennent que Moli
et selon qu’il lui est utile, et jamais quand il ne servirait qu’à le rendre très ridicule.… Il ne pense point à profiter de t
e. L’on s’explique enfin, l’oncle abandonne ses prétentions, le neveu rend l’or, le père touché, lui fait présent de sa fort
l trait profond de caractère ! Harpagon veut se pendre, si on ne lui rend pas sa cassette ; Euclion, dans un moment où il a
le ; il consulte Célio ; celui-ci croit d’abord que Magnifico veut le rendre heureux : il voit ensuite qu’il est question d’un
aysans assez imbéciles pour vouloir s’allier à la noblesse ? Monmeni rendait , dit-on, ce personnage intéressant ; tant pis : i
 ? Mais que si la plus grande décence, et surtout pendant la scène du rendez -vous, ne prouve pas au spectateur que vous êtes s
é le portrait de son ami, et Molière, dans son poème du Val-de-Grâce, rendit , comme l’Arioste à Titien, l’immortalité qu’il ve
y est annoncée avec plus de prétention que Sbrigani, et les comédiens rendent ce vice dramatique plus sensible, puisqu’ils cond
l’antiquité ne sont rien en comparaison ; et il ne sera parfaitement rendu , que lorsque nos Sbrigani se pénétreront bien de
s d’amabilité, de générosité et de morale, surtout lorsqu’il peut les rendre plus frappantes par l’exemple70. Voici de quoi co
ent réellement espérer que le prestige de la parure et du pastel leur rendra la taille, la tournure, le ton, l’accent, l’amabi
ôle en rôle, à l’espoir de donner à Nestor les grâces d’Adonis, et de rendre à Cybelle le sourire d’Hébé ; quelle folie ! quan
pouse que Chremès destinait à son neveu. On veut forcer le parasite à rendre l’argent, il l’a déjà compté Phedria, qui vient d
rs distinguent ces différentes nuances, ils trouvent le secret de les rendre et même d’adoucir celles qui en ont besoin. Le rô
e passa réellement chez madame de Rambouillet, devant Boileau, qui la rendit à Molière, et celui-ci se dépêcha de la mettre da
son théâtre, n’est-il pas également un imitateur, bon selon qu’il la rend plus ou moins plaisamment, qu’il la place plus ou
s clartés de tout, Mais je ne lui veux pas la passion choquante De se rendre savante, afin d’être savante ; Et j’aime que souv
que sa fuite seule dût tout à coup décider le sort de l’autre, et lui rendre favorables les personnes qui se montraient les pl
plus difficile à jouer, parce que rien n’est moins aisé à saisir et à rendre que la nature dans toute sa vérité, et que, le sp
r échapper ce que j’écris : par exemple, que doit faire Chrysale pour rendre avec fidélité et comiquement les diverses nuances
a prude, a voulu qu’il fût concentré ; et c’était le seul moyen de le rendre comique sans indécence. Jugez présentement s’il r
, toujours plus épris d’elle, il discontinua l’usage du lait, croyant rendre plus intime, par ce changement de vie, la réunion
de l’Enclos. « Madame de Villarceaux, jalouse des soins que son mari rendait à Ninon, avait un jour beaucoup de monde chez ell
ils disent : Que pendant le temps que Molière habitait Pésenas, il se rendait assidûment, tous les samedis, jours du marché, da
de cette ville dont la boutique était très achalandée ; elle était le rendez -vous des oisifs, des campagnards et des agréables
vait, par mégarde, donné un double louis courut après lui pour le lui rendre  ; notre philosophe, en le lui laissant, s’écria :
L’élève. Fi ! des rides ! Le professeur. Oui, des rides, qu’il faut rendre sensibles, sans cependant laisser voir toute leur
e vous présente mon fils, que la nature semble avoir fait exprès pour rendre le rôle de Thomas, à miracle. Le professeur. Il
iation et une volubilité trop contraires à l’art du comédien, avaient rendu sa poitrine très délicate ; nous l’avons vu forcé
et pendant l’absence de Baron, le malade, suffoqué par le sang qu’il rendait en abondance, expira dans les bras de deux sœurs
Morange, avec paraphe. Collationné en son original en papier, ce fait rendu par les notaires au Châtelet de Paris, soussignez
uvais œil, annoncé sans prétention, va favoriser Valère, Isabelle, et rendre le spectateur moins sévère. 24. Voyez L’Art de
maître ; celui-ci les parcourt des yeux, l’un après l’autre, puis les rend à son valet, sans effectuer la menace qu’il vient
e à son secours. » Grandménil parut désirer que cette réflexion fût rendue publique, je la soumets au lecteur. 67. Voltai
dernier voyage à Paris, chez madame de ***, Le Malade imaginaire ; il rendit si bien tous les rôles que l’ouvrage fut générale
33 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVI. De l’Entr’acte. » pp. 289-308
s & les autres à la célébrité. Il est impossible à la peinture de rendre l’action entiere de ce qu’elle veut représenter.
st intéressant, pourquoi l’avoir jetté dans un entr’acte pour nous le rendre foiblement par des pantomimes ? Si ce qui s’y pas
ur a prêtée. L’Intendant, qui a joué le rôle de Ministre, est près de rendre l’ame : il a des remords. ACTE I. Eugénie est af
tremble de voir exécuter l’indigne assassinat du Comte, pourquoi nous rendre la même idée dans un tableau plus foible ? ACTE I
a même idée dans un tableau plus foible ? ACTE IV. Le Lord, venant au rendez -vous que Madame Murer lui a donné, délivre le fre
ere & le fils se reconnoissent ; tout est découvert : Sir Charles rend au Lord ce qu’il lui doit, en le débarrassant des
ccéder à des coups de pinceau fort énergiques, un barbouillage qui ne rend que foiblement la même idée ? & pourquoi effa
. Le curieux me montre ensuite un second tableau, où la même idée est rendue , mais différemment. Abraham tient un fusil, vise
34 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXIX. Des Méprises, des Equivoques & de ce qu’on appelle quiproquo au Théâtre. » pp. 474-489
les-mêmes, & qu’il suffise d’en introduire dans une piece pour la rendre plaisante. Ces ressorts, comme tous ceux d’un dra
avec son mari. Damon lui promet de s’échapper du bal, lui indique un rendez -vous, y fait aller l’époux, couvert d’un domino s
e voit son portrait au bras du Masque, elle le croit chargé de le lui rendre de la part de son époux. Mais... qu’ai-je vu ? c
n, Isabelle grosse par vertu. On vient de voir comme une méprise peut rendre une piece ou une scene plus ou moins comique, sel
ns comique, selon le génie de l’Auteur. Prouvons maintenant que, pour rendre ce même comique bon & digne de satisfaire le
puis, non, parjure ! La révolte devient permise au désespoir. Vous me rendrez raison d’un procédé si noir. Sainville lit la l
e Maréchal de ***. Ce Seigneur traversoit le lieu de la scene pour se rendre à son Gouvernement. Un mauvais plaisant (où n’en
35 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE V. Des Pieces à scenes détachées. » pp. 45-60
u a chanté auprès de lui. Un soldat ivre se présente ; il croit avoir rendu le plus grand service à l’Etat ; il dit : J’étoi
leur bonheur. Ils sont obligés de se voir en secret. Eraste arrive au rendez -vous en pestant contre un fâcheux qui l’a retenu
elle à vuider. Pendant ce temps-là le tuteur d’Orphise a découvert le rendez -vous des amants ; il veut donner la mort à Eraste
bien prononcée, à la portée de tous les cœurs, & qu’il sert à la rendre plus piquante. Dans le Mercure galant le héros ou
demandoient des détails trop longs. Après avoir loué Moliere d’avoir rendu sa piece intéressante par une intrigue qui met en
à son valet. Maudit soit le fâcheux, dont le zele obstiné M’ôtoit au rendez -vous qui m’est ici donné ! . . . . . . . . . . .
frir qu’en secret je la visse chez elle. . . . . . . . . . Je vars au rendez -vous ; c’en est l’heure à-peu-près : Puis je veux
36 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXX. Des Surprises. » pp. 490-502
paroître, & en est si surpris, que la peur & l’étonnement le rendent muet. Ce n’est que fort longtemps après qu’il dit
chambre une boîte d’or qui renferme un billet : Sganarelle s’engage à rendre le tout à l’amant. Voilà notre héroïne bien satis
ur doit toujours se défendre De lire les billets qu’un homme lui fait rendre . La curiosité qu’on fait lors éclater, Marque un
uve mes feux ; Et je voudrois savoir qui peut être capable D’avoir pu rendre ainsi son esprit si traitable. Je ne puis t’expri
II. Scene VIII. Angélique quitte le lit de son époux pour aller à un rendez -vous amoureux. Lorsqu’elle veut rentrer, elle tro
trigue, tantôt en la détruisant, tantôt en la renouant ; comme on les rend intéressantes en les faisant naître dans le momen
37 (1824) Notices des œuvres de Molière (VIII) : Le Bourgeois gentilhomme ; Psyché ; Les Fourberies de Scapin pp. 186-466
est excessivement vil. Il ne se borne pas à emprunter pour ne jamais rendre , et à épuiser le coffre-fort d’un sot bourgeois,
orable ; et, suivant les idées du siècle, il venait peut-être de s’en rendre plus indigne encore, en montant comme farceur sur
et lui-même d’une espèce d’injure que le Florentin avait eu l’art de rendre commune à tous deux. La comédie du Bourgeois gent
egré de la société où il devait placer son personnage ; et Voltaire a rendu parfaitement sensible l’excellence de son choix :
spects dus à une prééminence sociale, avaient fini par être exigés et rendus comme des hommages à une supériorité naturelle. O
on, une chose qui avait communément sa source dans de grands services rendus à l’état par des ancêtres, et qui était l’ouvrage
mique ne pouvait donc lancer ses traits que contre les manants qui se rendaient ridiculement malheureux en s’alliant à la gentilh
et un compositeur de musique : celui-ci, qu’un art plus noble devrait rendre plus sensible à l’amour de la gloire, confesse, a
s enfants une éducation supérieure à celle qu’ils ont reçue, pour les rendre capables d’une profession plus élevée que celle q
man de La Fontaine et deux pièces de théâtre n’eussent pas suffi pour rendre l’histoire de Psyché assez vulgaire, la féerie l’
ût dû le priver entièrement. « Ce génie mâle, dit Voltaire, que l’âge rendait sec et sévère, s’amollit pour plaire à Louis XIV.
d le parti de ravaler un genre de sentiments que ce poète excellait à rendre , afin de le déprimer lui-même, et il prétend que,
38 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXV. » pp. 500-533
ssurée ; & cette vue le remplit d’une colere dont il a peine à se rendre le maître. Il jette de douloureux regards sur cel
ême amoureux par l’amant même, a banni la farce de la scene & l’a rendu plus attachante, plus intéressante. Moliere a sur
Messieurs, ma pauvre tête n’en peut plus ; & vous venez de me la rendre comme une pomme cuite. J’aime mieux encore les co
si-tôt adoucie... (Déguisant sa voix en pleurant.) Monsieur, je vous rends grace, & je vous remercie ; Je n’ai pas à d
e pechent pas si fort contre la vraisemblance : elles sont d’ailleurs rendues très comiques par l’embarras de Crispin & les
piece lyrique, Autrement dite un opéra nouveau,  Que faut-il pour le rendre beau ? L’Ecolier. De mauvais vers & de bonne
n’est-il pas également un imitateur plus ou moins bon, selon qu’il la rend plus ou moins plaisamment, qu’il la place plus ou
e mal que tu pourras : fais-moi de sa personne une peinture qui me la rende méprisable ; & marque-moi bien, pour m’en dég
difficile que dans tous les autres genres, puisque peu de chose peut rendre ses portraits ou trop chargés ou trop mesquins. I
dique, par le moyen du goût, l’attitude, les traits, les couleurs qui rendront son portrait aussi frappant qu’agréable : sans ce
y a de l’imitateur au traducteur, au copiste & au plagiaire. Nous rendrons cette différence sensible en faisant passer sous
39 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XII. M. COLLÉ. » pp. 354-380
; Desronais ne doutent plus que ce contrat ne soit celui qui doit les rendre heureux. Dupuis annonce à Desronais qu’il se déf
l’hymen une fois fait il seroit abandonné, & qu’il ne veut pas se rendre infortuné pour faire le bonheur des autres. Acte
z M. Desronais. M. Dupuis lit, & voit qu’une grande Dame donne un rendez -vous à Desronais pour le jeudi prochain : il trio
la premiere fois qu’il chassera dans ce canton. Richard part pour se rendre chez son pere. Peggy promet de l’y joindre. (La
 ? Le premier Garde. Allons, allons : point de temps perdu ; qu’on se rende . Le premier Courtisan. Je n’ai que trois écus sur
empruntent librement les uns des autres, dans le dessein de ne point rendre . V. Lorsqu’il lui prend envie d’amasser quelque c
herché qu’à prouver l’innocence de celui que j’ai aimé & que j’ai rendu malheureux. Il ne me reste plus qu’à me cacher lo
ps, Gulphar lui dit, son épouse présente : J’ai votre argent à Madame rendu , N’en ayant eu pour une affaire urgente Aucun bes
s’en apperçoit, lui écrit une lettre fort tendre, & lui donne un rendez -vous, en le priant de lui prêter deux cents louis
p; qu’il les a remis à Madame Gasparin. Le mari exige qu’elle les lui rende . La Dame regarde le Comte comme un monstre, surto
40 (1705) La vie de M. de Molière pp. 1-314
ous la donner. On doit s’intéresser à la mémoire d’un homme qui s’est rendu si illustre dans son genre. Quelles obligations n
nsemble. J’en ai eu plus de peine à développer la vérité ; mais je la rends sur des Mémoires très assurés ; et je n’ai point
ya par de bonnes raisons l’inclination de son petit-fils. Le père s’y rendit , et se détermina à l’envoyer au Collège des Jésui
du Public. On avoua que Molière avait trouvé la belle Comédie : il la rendait divertissante et utile. Cependant l’homme de Cour
si bien sa conduite, que l’on ne puisse l’attaquer. Qu’une Comédienne rende à un grand seigneur les devoirs qui lui sont dus,
fils de ce Médecin. Molière était continuellement occupé du soin de rendre sa Troupe meilleure. Il avait de bons Acteurs pou
mbre de Molière, deux pistolets à la main, et lui dit que s’il ne lui rendait son Acteur elle allait lui casser la tête. Molièr
jeta aux pieds de Molière, le conjurant, les larmes aux yeux, de lui rendre son Acteur ; et lui exposant la misère où elle al
oya un nouvel ordre du Roi, et lui marqua de prendre la poste pour se rendre plus promptement auprès de lui. Molière avait sou
téresser pour lui. Baron monta dans l’appartement de Molière ; et lui rendit le discours de Mondorge, avec peine, et avec préc
connaisse que c’est à vous qu’il a l’obligation du service que je lui rends . J’ai aussi, ajouta-t-il, un habit de Théâtre, do
dissipé ; il aimait véritablement ; mais il n’était point capable de rendre de ces devoirs empressés qui réveillent l’amitié.
être mieux : la rivière nous a paru le plus court chemin pour nous y rendre  ; ces marauds nous l’ont bouché. Pouvons-nous fai
que tout Paris vit avec beaucoup de plaisir, comme un spectacle bien rendu en notre langue, et à notre goût. Après que Moliè
dres du Roi. Les Comédiens firent aussitôt éteindre les lumières ; et rendre l’argent à tout le monde. Cette défense était jud
s ; peut-être à cause d’un hoquet ou tic de gorge qu’il avait, et qui rendait d’abord son jeu désagréable, à ceux qui ne le con
avait une volubilité de langue, dont il n’était pas le maître, et qui rendait son jeu désagréable. Et des efforts qu’il faisait
Gassendi par de si bonnes raisons, que le Religieux fut obligé de s’y rendre par un troisième hom ! hom ! obligeant, qui semb
apporta son ouvrage à Molière, celui-ci après la première lecture le rendit à Chapelle ; il n’y avait aucun goût de théâtre ;
neur et à votre repos. Si vous étiez dans le besoin, je pourrais vous rendre mes services, mais je ne vous le cèle point, je v
son modèle pour le Philosophe du Bourgeois Gentilhomme ; et afin d’en rendre la représentation plus heureuse, Molière fit dess
tion de Molière dans une bagatelle fait connaître celle qu’il avait à rendre ses représentations heureuses. Il savait que quel
quand Molière arriva ; et qui après les avoir séparés, et s’être fait rendre conte du sujet de la querelle, dit à Baron qu’il
faire vivre avec plus de concert. Ils y réussirent ; et Molière pour rendre leur union plus parfaite quitta l’usage du lait,
e. —  Sans cela, leur dit-il, je ne puis m’y trouver, et vous pourrez rendre l’argent. Les Comédiens tinrent les lustres allu
voici, dit-il, du changement . Baron ayant vu le sang qu’il venait de rendre , s’écria avec frayeur. —  Ne vous épouvantez poin
toute la résignation qu’il devait à la volonté du Seigneur. Enfin il rendit l’esprit entre les bras de ces deux bonnes Sœurs 
s soutenaient dans ces sentiments ; et ils n’omettaient rien pour les rendre publics par leurs discours, ou par leurs Ouvrages
ages pour le décrier. Mais j’ai de bons Garants de la vérité que j’ai rendue au Public à l’avantage de cet Auteur. L’estime, l
i atteint la vérité, et qu’il ne m’a manqué que de l’habileté pour la rendre Le lecteur qui va toujours au-delà de ce qu’un Au
rs personnes. Pour donner plus de goût à sa traduction, Molière avait rendu en Prose toutes les matières Philosophiques ; et
is supposer en savoir mieux la vérité que le Public ; et je devais me rendre à leurs bonnes raisons. Cependant sa famille m’a
41 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE PREMIER. Du Choix d’un Sujet. » pp. 25-38
utres & moi ; Et l’on croit jusqu’ici la chaîne fort secrete, Qui rend de nos amants la flamme satisfaite. Eraste, fur
maîtresse infidelle, quand Marinette vient lui donner, de sa part, un rendez -vous pour le soir même. Eraste, outré, déchire, a
’autre, y jurent de n’écouter que leur dépit, & de rompre. Ils se rendent mutuellement les présents qu’ils se sont faits, d
son pere, lui dit qu’il voudroit connoître l’honnête homme qui lui a rendu ce service, pour l’en récompenser ; celle encore
nature s’est épuisée sur la forme des visages. Nos prédécesseurs ont rendu les sujets très rares à la vérité ; ils se sont e
es tirades de cette piece, parcequ’elles m’ont servi, non seulement à rendre l’extrait de chaque scene plus rapide, mais encor
42 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE PREMIER. Part de la Morale dans la Comédie de Molière. » pp. 1-20
ver à mordre., elle ne se tient pas pour inutile : elle veut alors se rendre un compte exact de ces chefs-d’œuvre ; après les
es émotions supérieures. C’est là sa gloire ; mais c’est aussi ce qui rend ses œuvres peu instructives, et leur ôte le carac
, et le moraliste qui recherche et enseigne les règles des mœurs pour rendre les hommes meilleurs. On peut dire de l’histoire,
a Comédie, liv. II, chap. XLIII, Du but moral : « Molière travaille à rendre les hommes plus agréables dans la société. — Moli
u contribue du moins à leurs progrès. — Molière fait ses efforts pour rendre les hommes plus heureux. — Molière s’applique à r
s efforts pour rendre les hommes plus heureux. — Molière s’applique à rendre les hommes meilleurs. » — Laharpe, Cours de Litté
et selon qu’il lui est utile, et jamais quand il ne servirait qu’à le rendre très-ridicule… Il ne s’insinue jamais dans une fa
té plaire au parterre, frapper les spectateurs les moins délicats, et rendre le ridicule plus sensible. Mais quoiqu’on doive m
43 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIII. De la liaison des Scenes. » pp. 250-260
e encor, je ne doive mes jours. Ainsi, Monsieur, souffrez que je vous rende grace. Voit-on le moindre fil qui lie, qui encha
eurs, de quel secours est votre bras. Souffrez, Monsieur, que je vous rende graces d’une action si généreuse. On voit que Sg
uisque l’idée de l’orchestre m’est venue, & que j’ai résolu de me rendre intelligible à toutes sortes de personnes, je pré
ieux adorateurs que le peintre & le jardinier leur ont demandé un rendez -vous ; qu’elles ont feint de vouloir s’y rendre.
r leur ont demandé un rendez-vous ; qu’elles ont feint de vouloir s’y rendre . Elles les exhortent à prendre des habits de femm
44 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXIX » pp. 319-329
en de m’en vanter, de peur des questions infinies que cela attire. Le rendez -vous du beau monde est le soir chez la maréchale
à vous et à Guébriant, Il commence pars emparer des passions, il s’en rend maître, et il y substitue des mouvements contrair
re, et il y substitue des mouvements contraires, il m’a ordonné de me rendre ennuyeuse en compagnie, pour modifier la passion
e se moque de lui et de Testu. Quand elle dit : il m’a ordonné de me rendre ennuyeuse ; mais quand je bâille et que je fais b
on , il n’y a pas de doute qu’elle ne se moque de Gobelin, à qui elle rend directement un compte plaisant du succès de son e
45 (1845) Œuvres de Molière, avec les notes de tous les commentateurs pp. -129
permettant d’en faire usage pour établir le texte de cette édition, a rendu un véritable service aux admirateurs de Molière,
nt servi à le bâtir. Remonter aux sources pour éviter les erreurs, et rendre à chacun ce qui lui appartient ; corriger les nég
e. Ils n’ont pas même un défaut dont il ne profite quelquefois, et il rend originaux ceux-là mêmes qui sembleraient devoir g
ous la donner. On doit s’intéresser à la mémoire d’un homme qui s’est rendu si illustre dans son genre. Quelles obligations n
nsemble. J’en ai eu plus de peine à développer la vérité ; mais je la rends sur des mémoires très assurés, et je n’ai point é
ya par de bonnes raisons l’inclination de son petit-fils. Le père s’y rendit , et se détermina à l’envoyer au collège des jésui
du public. On avoua que Molière avait trouvé la belle comédie ; il la rendait divertissante et utile. Cependant l’homme de cour
si bien sa conduite, que l’on ne puisse l’attaquer. Qu’une comédienne rende à un grand seigneur les devoirs qui lui sont dus,
e fils de ce médecin. Molière était continuellement occupé du soin de rendre sa troupe meilleure. Il avait de bons acteurs pou
mbre de Molière, deux pistolets à la main, et lui dit que s’il ne lui rendait son acteur elle allait lui casser la tête. Molièr
jeta aux pieds de Molière, le conjurant, les larmes aux yeux, de lui rendre son acteur, et lui exposant la misère où elle all
oya un nouvel ordre du roi, et lui marqua de prendre la poste pour se rendre plus promptement auprès de lui. Molière avait sou
ntéresser pour lui. Baron monta dans l’appartement de Molière, et lui rendit le discours de Mondorge, avec peine, et avec préc
connaisse que c’est à vous qu’il a l’obligation du service que je lui rends . J’ai aussi, ajouta-t-il, un habit de théâtre, do
p dissipé ; il aimait véritablement, mais il n’était point capable de rendre de ces devoirs empressés qui réveillent l’amitié.
être mieux ; la rivière nous a paru le plus court chemin pour nous y rendre  ; ces marauds nous l’ont bouché. Pouvons-nous fai
enue, et qu’il aimerait beaucoup mieux avoir plus de conduite pour se rendre heureux, que tant de brillant pour faire plaisir
que tout Paris vit avec beaucoup de plaisir, comme un spectacle bien rendu en notre langue, et à notre goût102. Après que M
rdres du roi. Les comédiens firent aussitôt éteindre les lumières, et rendre l’argent à tout le monde. Cette défense était jud
s ; peut-être à cause d’un hoquet ou tic de gorge qu’il avait, et qui rendait d’abord son jeu désagréable à ceux qui ne le conn
avait une volubilité de langue dont il n’était pas le maître, et qui rendait son jeu désagréable ; et des efforts qu’il faisai
Gassendi par de si bonnes raisons, que le religieux fut obligé de s’y rendre par un troisième hom ! hom ! obligeant, qui semb
pporta son ouvrage à Molière, celui-ci, après la première lecture, le rendit à Chapelle. Il n’y avait aucun goût de théâtre ;
heur et à votre repos. Si vous étiez dans le besoin, je pourrais vous rendre mes services ; mais, je ne vous le cèle point, je
son modèle pour le philosophe du Bourgeois gentilhomme ; et afin d’en rendre la représentation plus heureuse, Molière fit dess
tion de Molière dans une bagatelle fait connaître celle qu’il avait à rendre ses représentations heureuses : il savait que, qu
mais le peuple, pour qui Molière avait eu intention de les faire, s’y rendit en foule, et les vit avec plaisir. Si le roi n’av
faire vivre avec plus de concert. Ils y réussirent ; et Molière, pour rendre leur union plus parfaite, quitta l’usage du lait,
e ; « sans cela, leur dit-il, je ne puis m’y trouver, et vous pourrez rendre l’argent. »Les comédiens tinrent les lustres allu
ici, dit-il, du changement. » Baron, ayant vu le sang qu’il venait de rendre , s’écria avec frayeur. « Ne vous épouvantez point
yeur. « Ne vous épouvantez point, lui dit Molière ; vous m’en avez vu rendre bien davantage. Cependant, ajouta-t-il, allez dir
toute la résignation qu’il devait à la volonté du Seigneur. Enfin il rendit l’esprit entre les bras de ces deux bonnes sœurs 
es soutenaient dans ces sentiments, et ils n’omettaient rien pour les rendre publics par leurs discours, ou par leurs ouvrages
ages pour le décrier. Mais j’ai de bons garants de la vérité que j’ai rendue au public, à l’avantage de cet auteur. L’estime,
i atteint la vérité, et qu’il ne m’a manqué que de l’habileté pour la rendre . Le lecteur qui va toujours au-delà de ce qu’un a
rs personnes. Pour donner plus de goût à sa traduction, Molière avait rendu en prose toutes les matières philosophiques, et i
is supposer en savoir mieux la vérité que le public ; et je devais me rendre à leurs bonnes raisons. Cependant sa famille m’a
sur le véritable auteur de l’ouvrage. « J’avoue que Votre Altesse me rendit confus lorsqu’elle eut la bonté de vouloir lire d
t associé exercer de pareilles vertus, et venir, comme la Providence, rendre la vie à un infortuné qui se croyait oublié du mo
e dernier genre, on cite celui d’Agnès de l’Ecole des femmes, qu’elle rendait supérieurement. « Quelques années avant sa retrai
uru la Hollande et une partie de la Flandres, revint en France, et se rendit à Lyon, où Monsinge, sous le nom de Paphetin, éta
en singulier pour faire lever cet obstacle. Un dimanche matin elle se rendit à sa paroisse, accompagnée de Beauval, qu’elle fi
omestique. Baron l’a fait paraître dans son prologue de sa comédie du Rendez -vous des Tuileries, ou le Coquet trompé, sous son
ans la troupe, M. Racine lui fit jouer le rôle d’Andromaque , qu’elle rendit supérieurement. Des connaisseurs ont dit, peut-êt
par J.-B. P. de Molière, imprimé aux dépens de l’auteur (sic), et se rend à Paris chez J. Ribou, 1669. 2. On vient de repr
Bergerac, né en 1620. Son caractère était bouillant ; sa bravoure le rendit célèbre : il n’y avait pas de jour qu’il ne se ba
cte de l’École des Femmes. 47. Ce ne fut qu’en 1654 que Molière se rendit auprès du prince de Conti. Cette date est établie
e portrait de Molière ; et Molière, dans son poème du Val de Grace, a rendu au talent de Mignard un hommage qui mérita les él
8. Cette femme, qui inspira une si forte passion à Molière, et qui le rendit si malheureux, n’avait pas une beauté régulière :
t avait retouché une de ces deux pièces. 86. Auteuil était alors le rendez -vous de tous les amis de Molière, au nombre desqu
ée plus que personne du ridicule, il ne faut pas s’étonner qu’elle le rende si bien. » (Dialogue sur la musique des anciens,
plus tard il se fit l’apologiste de l’abbé Cotin dans le compte qu’il rendit des Femmes savantes. (Voyez le Mercure galant, an
’Alceste (Voyez le commentaire du Misanthrope.) 100. Molière ne se rendait pas toujours aux conseils qu’on lui donnait, et i
rcils noirs et forts, et les divers mouvements qu’il leur donnait lui rendaient la physionomie extrêmement comique. A l’égard de
et Louis Racine parle avec plus de vraisemblance de la justice que se rendaient ces deux grands hommes. « Alexandre, dit-il, fut
sa entre eux deux un refroidissement qui dura toujours, quoiqu’ils se rendissent mutuellement justice sur leurs ouvrages… La premi
et inimitable, il a porté la comédie à un point de perfection qui l’a rendue à la fois divertissante et utile. Mais Molière ne
t de malheur, la Molière avait amené avec elle le curé d’Auteuil pour rendre témoignage des bonnes mœurs du défunt, qui louait
ophane dans le mépris, s’il suffisait d’exceller dans une espèce pour rendre méprisables ceux qui excellent dans une autre ; m
46 (1877) Molière et Bourdaloue pp. 2-269
se, de fausseté, de ridicule orgueil et d’indigne avilissement qui le rend propre à toutes sortes de personnages, hors le pl
e envers lui-même, qui connaît ses passions et qui les combat, qui se rend maître de son cœur par sa raison, maître de sa ra
u’il devait à la volonté du Seigneur. » Ce fut entre leurs bras qu’il rendit l’esprit. II. La Comédie Les moralistes de
orsqu’il renonça à travailler pour le théâtre. Il voulut que sa tombe rendît témoignage contre l’art dans lequel il s’était il
en soi un divertissement très-licite, mais encore que l’on le pouvait rendre très-utile aux mœurs, et que son Tartuffe en offr
ue législateur du genre humain, que Rome enfin, celte grande Rome qui rendit à la comédie des honneurs extraordinaires, n’atte
crime ? La médecine ?… Et cependant il y a eu des temps où elle s’est rendue odieuse, et souvent on en a fait un art d’empoiso
honnêteté. » L’apologiste pourrait s’arrêter là ; l’on sent qu’il se rend témoignage qu’il a suffisamment satisfait la rais
s, Je dirai que l’amour sied bien à vos pareils ; Que ce tribut qu’on rend aux traits d’un beau visage De la beauté d’une âm
er Cathos et Madelon : c’est la froide fierté de la princesse qui l’a rendu amoureux, car elle aussi veut follement demeurer
vérité. Bossuet ne la lui ménage point et ne s’occupe nullement de la rendre agréable. Il rappelle que l’Église, où l’on veut
res après, et passa des plaisanteries du théâtre, parmi lesquelles il rendit presque le dernier soupir, au tribunal de Celui q
aite l’honore tant. Quant aux mœurs, je doute qu’en travaillant à les rendre plus hardies devant l’Église, plus souples devant
plus souples devant le roi, il ait eu la naïveté de croire qu’il les rendrait plus pures. Je lui refuse également, et ce n’est
cette chimère : Existe-t-il un moyen de purifier le théâtre et de le rendre utile aux mœurs ? Plusieurs ont fait là-dessus de
ît ; et dans le même lieu où était le temple de Jérusalem, je vois le rendez -vous nocturne d’un jeune homme avec une femme mar
dans ses hardiesses, met l’homme face à face avec son devoir pour le rendre plus juste, sachant qu’elle le rendra ainsi plus
à face avec son devoir pour le rendre plus juste, sachant qu’elle le rendra ainsi plus fort et que ce seul rempart peut assur
ort, un religieux, qui avait prêché neuf stations à la cour et qui se rendait le témoignage de n’y avoir jamais dissimulé la sé
en avait gardées. Prompt à reconnaître le mérite de l’orateur, il se rendait indulgent pour ses défauts. Il gardait à l’église
qui modère les passions, qui calme tous les mouvements séditieux, qui rend l’homme maître en lui-même. » Quelques jours aprè
La parole de Dieu, reçue avec docilité dans le cœur du puissant, s’y rendit peu à peu plus forte que les emportements de la p
eut un si pressant besoin dans les épreuves de sa vieillesse, et qui rendirent les derniers jours et les derniers moments de sa
lement pas de ceux qui empêchaient Mmede Sévigné d’approcher, mais il rendait le même témoignage, dès l’année précédente : « Il
t avec une intention pure. Le dirai-je, et me permettrez-vous de m’en rendre moi-même le témoignage ? Tout pécheur et tout ind
us l’êtes dans l’art de régner sur les hommes, et d’ignorer celui qui rend les hommes capables de régner un jour avec Dieu.
grâce de Jésus-Christ, et, toutes spirituelles qu’elles sont, de les rendre toutes charnelles, en les infectant de la contagi
lige est que l’on prétend maintenant, et peut-être avec justice, vous rendre responsables de ce débordement de mœurs que nous
nt choses qui passaient pour scandaleuses, et qui auraient suffi pour rendre suspecte la vertu même, ne sont plus de nulle con
rêché aux autres. » Et le 13 mai, plein d’humilité et de sérénité, il rendit doucement son âme au Dieu qu’il avait uniquement
rdaloue était moins familier. C’est que le valet de chambre tapissier rendait d’autres services que le prédicateur, des service
es mains, et qu’elles y loueraient perpétuellement les défauts qui en rendent l’usage plus terrible, reprochez à la vipère d’av
ans le Tartuffe, Orgon, le vrai chrétien, n’était pas un sot facile à rendre injuste et méchant ; si l’honnête Cléante n’était
nt délestées fassent quelque impression dans les esprits ? Que je les rende dangereuses en les faisant monter sur le théâtre 
hypocrite son nom sur le visage s’il est complètement perverti, et de rendre évidents les signes les plus subtils à quoi chacu
le, qui voit tout, à qui rien n’échappe et que sa voix éloquente sait rendre présente aux cœurs les plus endurcis. Il crie à l
à prétendre qu’elle est du moins suspecte, et cela lui suffit. Il la rend méprisable en la rendant douteuse ; soupçonnée, e
âche. — Damnables inventions pour humilier les gens de bien, pour les rendre tous suspects, pour leur ôter la liberté de se dé
ilà ce qui fait perdre à nos exhortations toute leur vertu, et ce qui rend notre ministère inutile auprès de tant de chrétie
e, le libertin ne veut pas comprendre pour n’être pas contraint de se rendre  ; noluit intelliqere ut bene ageret. Il est mente
 ; et les hommes, glorifiant Dieu en nous, seront les premiers à nous rendre témoignage. » Jusqu’ici c’est, avec un accent plu
on se trouvait trop faible pour les retrancher. La politique des uns rendait le zèle des autres impuissant et inutile. Et pour
e triomphe de son art est d’avoir réussi à le moquer sans pourtant le rendre trop ridicule, puisqu’enfin quelque chose de géné
et farouche de la misanthropie, laquelle pousse certains hommes à se rendre les censeurs des actions des autres, à condamner
ité, et les réduit enfin à fuir le monde lorsqu’ils désespèrent de le rendre aussi âpre et aussi lugubre que le voudrait leur
r. Exiger que les hommes du monde ne fassent plus de révérences ou ne rendent plus celles qu’on leur fait, que les grands seign
rer sa pièce aux lecteurs que munie, en guise de préface, d’un compte rendu destiné à en faire goûter le mérite. Cette apolog
robablement pour l’incliner à jouer les siennes. En effet, Molière se rendit , Alceste chanta. On n’est pas tous les jours disp
e a d’ailleurs accru cette difficulté, déjà invincible, en évitant de rendre le Misanthrope tout à fait ridicule et en lui don
s. Son air de sagesse, ses dires empreints d’une modération avisée le rendront aisément nuisible aux esprits prévenus ou de peu
er de la même monnoie, Répondre comme on peut à ses empressements, Et rendre offre pour offre et serments pour serments. Cett
is ; cela est sûr. Mais ouvrir son cœur sans prudence, sans mesure et rendre serments pour serments ! Non, non. Il nous est di
le trait le plus estimable de son fâcheux caractère et le seul qui le rende intéressant. Ceux qui reconnaissent là l’humanité
et selon qu’il lui est utile, et jamais quand il ne servirait qu’à le rendre ridicule… Il ne pense point à profiter de la succ
i des jé­suite alors exilés car le zèle des "vrais chrétiens » qui se ren­daient garants des pures intentions de Molière, raconte
47 (1884) La Science du cœur humain, ou la Psychologie des sentiments et des passions, d’après les oeuvres de Molière pp. 5-136
s instincts et des passions. Et, de même que dans le premier cas elle rend la morale intelligente et féconde, de même dans l
e rend la morale intelligente et féconde, de même dans le second elle rend la folie intelligente et féconde aussi, plus apte
oins, quoique les effets de cette flatterie et de cette excitation le rendent malheureux. Molière a signalé cette particularité
our préférable, de celui qui est jaloux ou de celui qui ne l’est pas, rend son jugement par un trait d’esprit qui est encore
tit couvent où il a placé Agnès, d’employer tous les soins « Pour la rendre idiote autant qu’il se pourrait.» Une seule pen
s la sagesse, dans la religion, les philosophes et les moralistes ont rendu tout à fait inexplicable l’incorrigibilité des pa
fait un libéral ; un vaillant d’un poltron, un civil d’un brutal ; il rend agile à tout l’âme la plus pesante, et donne de l
fermer, ni rudoyer, ni abêtir les femmes pour s’en faire aimer et les rendre fidèles, et que les bons procédés sont les plus s
l’essence même de la femme ; que les plus innocentes en fait de ruse rendraient des points aux hommes les plus roués ; qu’il n’ex
mme preuves à l’appui de sa manière de voir, ce que Molière a si bien rendu dans le vers suivant emprunté à la comédie des Fe
’autre (comme dit Dorante à la fin de la pièce), sans que personne se rende .» Il n’y a que les auditeurs qui ne sont pas par
et accusant le parti adverse de mauvaise foi parce qu’il ne s’est pas rendu . Mais il n’y a pas de mauvaise foi où se trouve u
anité l’aveugle tellement, qu’elle reste étonnée que son fiancé ne se rende pas à ces raisons. Cette remarquable peinture du
inels cèdent instantanément aux impulsions qui surgissent en eux, les rendent aptes à courir les aventures les plus périlleuses
ouve le besoin de s’incliner devant le génie de Molière, aussi apte à rendre le plus beau côté de l’humanité que son côté le p
alors qu’au profit de la bizarrerie ou de la perversité, ne fait que rendre celles-ci intelligentes et fécondes par conséquen
tir des dangers dont ils la menacent. Devant l’idiotie morale qui les rend incapables de lutter contre leurs mauvais instinc
nt dans l’exagération et deviennent des passions inconvenantes qui le rendent intolérant, intransigeant, et qui font surgir, ai
tout à l’extrême, il gâte tout ce qu’il touche. La passion du bien le rend méchant et la passion de la justice le rend injus
he. La passion du bien le rend méchant et la passion de la justice le rend injuste. Il adopte comme principe le compelle int
er sur les erreurs et les exagérations dont il se nourrit, loin de se rendre à leurs justes observations, il ne fait que s’en
effet, si fréquemment observé chez les fanatiques, a été parfaitement rendu par Molière. Alceste, froissé par les vices de la
fanatisme pour le bien et de la haine qui aveuglent Alceste et qui le rendent fou dès que ces passions occupent son esprit, Mol
s pour avoir le droit de haïr davantage le genre humain. Molière a su rendre avec beaucoup de naturel ces différents effets, t
tre eux. Mais cet étranger est fort mal payé du service qu’il voulait rendre . Martine lui reproche de se mêler de ce qui ne le
le qui cherche à le contenir, et sera capable de le tuer. Les comptes rendus de Cour d’assises ne relatent que trop souvent de
ère de sentir. Cet effet des passions a été on ne peut mieux saisi et rendu par Molière : orgon a cléante. « Mon frère, vous
fût averti et que l’on pût s’en préserver. Molière n’a pas manqué de rendre ce service à la société, et il l’a fait avec une
le, à l’honneur, à la reconnaissance pour les services que Dorine lui rend , a été accessible à l’amour. Il n’y avait que cet
ent sévère et menaçant, ce qui fait taire aussitôt maître Jacques, le rend humble et souple. C’est à la sagacité du supérieu
nature ne les ait doués de sentiments moraux assez puissants pour les rendre capables de résister à la contagion, et pour les
é par vos enfants ? occupez-vous d’eux, donnez-leur de bons exemples, rendez -vous ainsi honorable et respectable. Voilà l’impo
isi le caractère psychologique de la folie et qu’il l’a admirablement rendu . Dans les deux cas, les facultés intellectuelles
ts naturels, bien qu’il ne les éprouvât pas lui-même. Aussi a-t-il pu rendre avec autant de perfection ceux de ces éléments qu
48 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVIII. De la Décence & de l’Indécence. » pp. 314-341
tte le lit de son époux auprès duquel elle est couchée, pour voler au rendez -vous qu’elle a donné à son amant. Nous trouverons
ne de respect par elle-même, les grands hommes qui l’ont cultivée, la rendent encore plus respectable. Par quelle fatalité les
Je voudrois bien savoir de quelle façon on pourroit l’ajuster pour le rendre plaisant, & si, quand on le berneroit sur le
ais, s’ils n’y prennent garde, ils n’ont plus qu’un pas à faire : les rendre le jouet d’un faux Grand, ou de quelques filles p
à Thomas son valet, habillé en Turc, & dit que les Turcs ne l’ont rendu que trop propre à garder l’honneur d’une femme. I
. . . . . . Thomas. Votre aventure est admirable ! Cléandre. Elle m’a rendu misérable. Ah ! que les Turcs sont inhumains ! Th
De faire une sotte demande. Thomas. Ils vous ont donc, les inhumains, Rendu léger de quelques grains ? Cléandre. Messieurs...
la chose, Et je vous promets bouche close. Boniface. Qu’est-ce qui le rend si craintif ? Thomas. C’est qu’il n’est plus géné
turlupiner par quelques petites-maîtresses, & qui sort sans leur rendre les traits piquants dont elles l’ont accablé. Le
49 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. Regnard imitateur de Moliere. » pp. 51-80
.   S’il vous falloit donc, comme moi,   Eclairer la machine ronde,    Rendre la nature féconde,   Mener quatre chevaux quinteu
de Regnard en prenant les idées de Moliere ? A-t-il espéré les mieux rendre  ? A-t-il cru les rajeunir par un coloris plus fra
re sur la veuve la Comtesse sa sœur : & cette différence seule la rend bien moins comique que Bélise, à qui Clitandre es
& couronne les amours de ses deux enfants, à condition qu’on lui rendra sa chere cassette qu’on lui a volée. REGNARD. Les
le, dont il a été amoureux, à son neveu Eraste, à condition qu’on lui rendra le porte-feuille qu’on lui a volé. Géronte. Nous
veux voir mes billets en entier... . . . . . . . . . Si tu ne me les rends , je vous ferai tous pendre. . . . . . . . . . Dit
t au mariage de Clitandre son fils avec Lucile, à condition qu’on lui rendra un sac de cuir plein d’argent qu’on lui a pris.
de ma conduite passée. Consentez à ce mariage, je vous prie ; on vous rendra votre argent. Géronte. Ah ! malheureux ! Mais...
vous rendra votre argent. Géronte. Ah ! malheureux ! Mais... qu’on me rende mon argent : je me sens assez d’humeur à consenti
50 (1746) Notices des pièces de Molière (1661-1665) [Histoire du théâtre français, tome IX] pp. -369
ar Surius : et de faire remarquer qu’il a ajouté à son sujet, pour le rendre plus théâtral, le songe de Pauline, l’amour de Sé
, aime mon repentir, Ton excellent Menteur m’a porté à mentir. Il m’a rendu le faux si doux, et si aimable, Que sans m’en avi
elin*, Aux somptuosités enclin, Pour à ce grand Fouquet complaire, Se rendit aussi nécessaire. Muse historique de Loret du 27
différents prétextes, entretiennent Pantalon, et lui font manquer le rendez -vous qu’il avait obligé la jeune personne de lui
n autre le lendemain ? Comment se peut-il qu’Orphise lui ait donné un rendez -vous pour la nuit ? Que son oncle, informé de leu
re fois sur le théâtre du Palais-Royal le 4 novembre 1661 et Loret en rendit le compte suivant : Muse historique du 19 novembr
ais ballets, violons, musique ; Afin d’avoir grande pratique, Et pour rendre encore plus gens, À la visiter diligents. Comme e
et on loue la pièce de L’École des femmes. Enfin survient Apollon qui rend l’arrêt suivant.       Apollon, grâces au destin
ec leurs atours, et leurs mantes. De la Du Parc, rien je ne dis, Qui rendait les gens ébaudis, Par ses appas, par sa prestance
ents de l’art ont bien secondé les soins que la nature a pris pour le rendre parfait … *Ce fut en ce beau lieu, où toute la Co
pour le rendre parfait … *Ce fut en ce beau lieu, où toute la Cour se rendit le cinquième mai, que le roi traita plus de six c
ies, chaque journée, résistèrent à ce vent qui, partout ailleurs, eût rendu ces divertissements impossibles à achever. « M. d
n. « [*]Lorsque la nuit du second jour fut venue, Leurs Majestés se rendirent dans un autre rond environné de palissades comme
e fallait n’en laisser dominer qu’une, il affaiblit la première, pour rendre la seconde et plus vive et plus frappante ; il au
un changement tout semblable ; qu’autorisé par son exemple, il va lui rendre confidence pour confidence, et qu’une des princes
ive tendresse : que cependant leur commune opposition à l’amour lui a rendu trop chère la princesse pour rien entreprendre sa
 ; ainsi, malgré les difficultés qu’il y avait à surmonter, Molière a rendu ce dénouement excellent, de défectueux qu’il étai
e dans tout le cours de l’action, et que par ce seul changement il la rend vraisemblable, et lui donne une conduite sage et
qui entendent l’espagnol, ils connaîtront aisément avec quel art il a rendu sublimes dans ces deux scènes les beautés manquée
faut se servir d’une fable étrangère, et de quelle manière on peut la rendre propre aux mœurs et à la langue de son pays. Il f
arfaite dans l’imitation ; de même qu’une fable défectueuse peut être rendue plus ou moins bonne, suivant le génie de celui qu
je l’écris ici. Ah ! que dedans un rôle tendre, Elle en forcera de se rendre , Et que maints en lorgnant la jeune de Beaulieua,
t plaisanterie de la religion, qui tient école du libertinage, et qui rend la majesté de Dieu le jouet d’un maître et d’un v
ter à Grimarest, qui dit que ce fut une autre personne de la Cour qui rendit ce service à Molière. [*]. [Note marginale] Obse
pierre, ou La Statue de pierre, conviée à un repas. Ce qui a été mal rendu en français par l’expression du Festin de Pierre.
51 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. De l’Etat, de la Fortune, de l’Age, du Rang, du Nom des Personnages. » pp. 39-75
oit, ma foi, besoin d’un pareil précepteur ; Et si cet homme-là ne le rend pas traitable, Il faut que son orgueil soit un ma
L’âge des principaux personnages contribue autant que leur fortune à rendre une piece plus ou moins morale, intéressante &
aisons la paix ; va, petite traîtresse, Je te pardonne tout, & te rends ma tendresse : Considere par-là l’amour que j’ai
t, qu’on peut ériger en vertu ; & que les années d’Arnolphe l’ont rendu , chez lui, une foiblesse impardonnable. Qu’on don
ondée ; & avec un peu d’humeur ou de mauvaise foi, on pourroit la rendre plus forte. Je suis bien loin de me laisser éblou
omplaisance qui vous fera lire vos ouvrages à un ignorant titré, vous rendra l’ordonnateur de ses fêtes. Ce qui me paroît plus
que chacun d’eux signifie ; & pour être plus intelligibles, nous rendrons leur signification en latin & en françois.
 : Sentiments inconnus à votre mauvais cœur. Géronte. Mais qui vous a rendu si pauvre ? Lisimon. Mais qui vous a rendu si pa
Géronte. Mais qui vous a rendu si pauvre ? Lisimon. Mais qui vous a rendu si pauvre ?Mon honneur. Géronte. Jargon qu’on n’e
iere de ces pieces il composa le principal rôle pour Dufresne, qui le rendit très bien : on dit même qu’il ne le quittoit pas
Je voudrois bien savoir de quelle façon on pourroit l’ajuster pour le rendre plaisant ; & si, quand on le berneroit sur le
52 (1819) Notices des œuvres de Molière (IV) : La Princesse d’Élide ; Le Festin de Pierre pp. 7-322
femmes, et dont le chef-d’œuvre déjà commencé du Tartuffe devait lui rendre un jour la protection si nécessaire, ne lui permi
incesse, et donné à l’autre un commencement d’amour pour Aglante, qui rend leur mariage au dénouement plus naturel et plus i
à un écrivain digne de l’admirer ; et, comme ces artistes adroits qui rendent une seconde vie aux chefs-d’œuvre du pinceau, en
Festin de Pierre, le désir de tirer quelque vengeance de ses ennemis, rendit plus facile sa condescendance pour le vœu de ses
Convié de pierre ; mais du moins ils en ont atténué le vice, et l’ont rendu plus tolérable, en rapprochant les distances de l
femmes, dont le stratagème ordinaire est de surprendre le secret d’un rendez -vous amoureux accordé à un autre, et de l’y rempl
ux et de ses oreilles, et mieux aimer les accuser d’erreur, que de se rendre à l’évidence d’un fait miraculeux, il faut avoir
éisme de dom Juan non seulement fait ressortir, mais encore motive et rend vraisemblable l’hypocrisie à laquelle il a recour
53 (1819) Introduction aux œuvres de Molière pp. -
nt plus profitables, qu’elles seraient plus raisonnées, et les fautes rendues plus sensibles. C’est là que réside, en effet, to
pour le texte de Molière, ce respect que cent-cinquante ans de culte rendu à son génie ont imprimé dans nos esprits, ils fir
ue, et déjà préludaient à ce culte d’amour et d’admiration qu’ils lui rendirent pendant tout son règne ; les lettres et les arts,
leur maître et cherchaient à se supplanter entre eux, les magistrats rendaient , et quelquefois, dit-on, vendaient la justice, le
usie est touchante entre deux jeunes gens faits pour s’aimer, pour se rendre heureux mutuellement, et qui ont le malheur de s’
usion de son frère qu’il croit victime de trop de confiance, et il le rend témoin de sa propre disgrâce ; causée par une déf
la situation, peut être plaisant, mais ne peut pas être comique. Pour rendre cette distinction plus sensible, comparons un mom
relle de son visage ; il renforce le volume accoutumé de sa voix ; il rend son geste plus fréquent et plus expressif. Convie
ille. Il y a plus : des spectateurs, que le déplacement et la dépense rendent exigeants à double titre, ne sont pas venus, n’on
des mœurs plus que celle des professions, et peut-être aussi afin de rendre plus générale sa censure des vices et des ridicul
malveillants13. C’est qu’après les charlatans qui ne savaient pas lui rendre la santé, les envieux qui lui disputaient sa gloi
njugal et paternel, et contre qui se sont ligués tous ceux qu’il veut rendre victimes de sa convoitise ou de sa cupidité. L’in
quité, et que produisent des reconnaissances imprévues, que nos mœurs rendent impossibles. Mais ici une distinction se présente
de l’objet, et la copie honorait l’original. Ce qui était bon, il le rendait excellent ; ce qui était enfoui, il le mettait en
Grondeur et à l’Avocat patelin, ouvrages de la bonne école, et avoir rendu un éclatant hommage à Turcaret, dont le sujet fut
ce. J’aurais alors fait voir comment, à la faveur d’un peu de ressort rendu aux mœurs publiques et privées par l’exemple du v
et pour compagnon d’études un enfant pauvre, Bernier24, que devaient rendre fameux un jour ses voyages dans l’Inde. Gassendi,
envoyé en 1654 tenir les états de Languedoc, il engagea Molière à se rendre auprès de lui à Béziers avec sa nouvelle troupe.
entiment d’une meilleure fortune et d’une plus grande renommée. Il se rendit à Rouen avec sa troupe, fit secrètement quelques
fille, un dédommagement à la mère, et des présents aux autres Béjart, rendirent cet arrangement facile. Le père et le beau-frère
on service intérieur56 et, d’un autre côté, ce besoin d’amusement que rendaient plus impérieux pour lui les augustes ennuis de la
avait pour Molière une estime profonde, dont ses vers et ses discours rendent plus d’une fois témoignage. On sait qu’il l’appel
un trait perfide, par aucun éclat fâcheux. Loin de là : on les vit se rendre mutuellement justice, et se défendre réciproqueme
z peut-être pas dessein de me donner un louis d’or ; je viens vous le rendre . Tiens, mon ami, lui dit Molière, en voilà un aut
de fortune, tous les repas qu’il recevait d’eux, il tenait à les leur rendre . Il faisait accepter d’assez fortes sommes d’arge
se fût trompé en donnant un louis d’or à ce mendiant qui vint le lui rendre . Il avait aussi du goût pour le commandement, et
vait aussi du goût pour le commandement, et sa gravité habituelle l’y rendait propre. Les soucis, les dégoûts attachés aux fonc
ils noirs et forts ; et les divers mouvements qu’il leur donnait, lui rendaient la physionomie extrêmement comique. » Il faut ajo
avait contracté en voulant modérer l’excessive volubilité de sa voix, rendait son jeu dans lac omédie plus plaisant, mais aussi
sa voix, rendait son jeu dans lac omédie plus plaisant, mais aussi le rendait ridicule dans la tragédie, que malheureusement il
é d’âme, auraient pu arrêter le mal dans sa naissance, ou du moins en rendre les progrès beaucoup moins rapides. Mais était-il
te de Boileau ; et, comme si le sentiment de sa fin prochaine lui eût rendu la présence de ses amis plus chère, il le reçut p
eures du soir, une heure au plus après avoir quitté le théâtre, qu’il rendit le dernier soupir, âgé seulement de cinquante-un
se jeter aux pieds du roi, accompagnée du curé d’Auteuil, qui devait rendre témoignage des bonnes mœurs du défunt. Elle eut l
tre avantage, et ne le niant que pour le mieux reconnaître, venait de rendre au génie de Molière et à la gloire de la France l
s en 1686. Sa liaison avec Molière et son Voyageavec Bachaumont l’ont rendu célèbre. Il en sera parlé plus loin avec plus de
z un barbier dont la boutique était ce jour-là, à cause du marché, le rendez -vous d’une foule d’hommes de la ville et de la ca
nna aux comédiens de l’Hôtel de Bourgogne de se les associer, afin de rendre lents représentations plus gaies. « Gros-Guillaum
e ce Philinte, si complaisant, si patient et si doux, toujours prêt à rendre avec usure les civilités qu’il reçoit, et portant
on ne voit ni vérité, ni style, ni sens commun, ouvrage plus propre à rendre méprisable et ridicule cet illustre auteur, qu’à
Morange, avec paraphe. Collationné en son original en papier, ce fait rendu par les notaires au Châtelet de Paris, soussignés
s d’une de ses maîtresses, et que tous les honneurs accoutumés furent rendus à sa cendre, même l’oraison funèbre, quoique, d’a
ues de suite dans cette honnête maison. Un jour La Tourelle manqua au rendez -vous. Le président, inquiet, alla au théâtre. Apr
54 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVI. » pp. 294-322
rmine à entrer chez elle, quand son éleve arrive, l’arrête, & lui rend les coups de bâton qu’il en a reçus. Acte II. L’
r dont il est jaloux. Silvio promet : ils sortent. Brighella vient au rendez -vous avec son sac ; Colombine lui dit d’y entrer,
même lieu & à la même heure : elle finit par donner un semblable rendez -vous à Pantalon, à condition qu’il s’habillera co
oit la manger au cabaret, & qu’il y gagneroit une indigestion. Il rend la bourse, & prie qu’on lui donne seulement u
lui faisois des dons ; mais avec modestie, Il me vouloit toujours en rendre une partie. C’est trop, me disoit-il, c’est trop
inage. Don Gilles en est instruit. Il apprend que son Eleve a certain rendez -vous pour le soir même à minuit : il se rend au l
ue son Eleve a certain rendez-vous pour le soir même à minuit : il se rend au lieu indiqué, trouve une échelle appuyée au ba
. (A Tartufe.) (A son fils.) Mon frere, c’en est trop. Ton cœur ne se rend point, Traître ? Damis. Traître ?Quoi ! ses disc
otester de ne se parler plus, déchirer mutuellement leurs lettres, se rendre les petits présents qu’ils se sont faits, & s
rnante. Don Diegue, mal instruit par ses espions, croit qu’elle s’est rendue chez quelque rival heureux. Il lui cherche disput
55 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre IV. Le théâtre des Gelosi » pp. 59-79
alcon demande à l’un et à l’autre quelles sont les qualités qui l’ont rendu amoureux. Oratio loue la beauté du corps et décri
il arriva que des affaires importantes obligèrent le capitaine de se rendre à Naples. Il partit, promettant de revenir dans t
quoi, elle ira mourir sur le tombeau de son époux. Elle lui donne un rendez -vous et s’arme d’un poignard pour satisfaire sa v
nt remercier tout haut le faux mendiant du service que celui-ci lui a rendu en lui donnant le secret d’avoir un héritier. Un
c Pedrolino, lui apporte de l’argent pour le récompenser de lui avoir rendu le même service. Burattino, qui entend cela, appe
profession n’ayant rien que de brillant, elles tâchent de ne point se rendre méprisables. » En ce qui concerne Isabelle Andre
56 (1910) Rousseau contre Molière
e n’est pas que l’homme ne soit toujours homme ; que la passion ne le rende souvent faible, injuste, déraisonnable ; qu’il n’
De quels moyens parle Rousseau ? Des moyens que prendra Molière pour rendre Alceste ridicule quelquefois. Ces moyens doivent
être assortis à son caractère. Eh bien, ne le sont-ils pas ? Molière rend Alceste ridicule par « sa passion » qui est l’org
objection et il continue en disant : « Sans quoi [si les moyens de le rendre ridicule ne sont pas assortis à son caractère] c’
du monde. Et, chose étrange, Rousseau croit inventé par Molière, pour rendre Alceste ridicule, ce que Molière invente pour qu’
la figure de rhétorique, Molière sert Alceste, lui est favorable, lui rend le public favorable, fait de lui le sincère tel q
and elle le touche, et aussi le plus grand service que Molière puisse rendre à Alceste, c’est de le représenter comme n’étant
as vrai et que Molière use de mauvais procédés envers Alceste pour le rendre antipathique au public ; les deux parties de la t
et Alceste a « fait profession » d’être le sien. Il ne songe qu’à lui rendre des services et de vrais services. Amoureux d’Eli
affaire d’honneur, il « ne le quitte pas », s’attache à lui pour lui rendre tous les bons offices qu’il pourra, le suit au tr
s c’est qu’Alceste est un admirable objet de taquinerie ; c’est qu’il rend admirablement ; c’est que c’est un plaisir d’arti
re que l’auteur lui donne un personnage ridicule. C’en est assez pour rendre Molière inexcusable. » Tout ce que Molière a ajou
auteur adoucit quelquefois son caractère ; c’est au contraire pour le rendre plus ridicule. Une autre raison l’y oblige encore
scours ne feraient plus d’effet. L’intérêt de l’auteur est bien de le rendre ridicule, mais non pas fou, et c’est ce qu’il par
lic, s’il était tout à fait sage. » Si l’intérêt de l’auteur était de rendre Alceste ridicule, Molière aurait bien mal pris se
n va dire autant de tous ceux qui souffrent et périssent des services rendus à la société ! Ne voyez-vous pas les guides heure
générale : « Laissez ce système aux opulents sans entrailles qui sont rendus indifférents à tous les maux des autres par la co
i. ………………………………… Mais déjà près de lui j’aurais porté mes pas, Je m’y rendrais encor ; mais ne voyez-vous pas Qu’une fois entraî
rofonde noirceur de celui qui l’a fait décréter. Le « magistrat » l’a rendu à ses affaires immédiatement avec excuses et élog
e ferme franchise, Qui va droit au pervers, il succombe à cela. On me rend le billet et je l’ai. Le voilà. Philinte est dan
seulement dans Molière, mais dans Rousseau. Dans Molière, Alceste ne rend aucun service à personne, et c’est Philinte qui e
e, Alceste ne rend aucun service à personne, et c’est Philinte qui en rend . Dans Rousseau, Alceste « connaît les hommes », «
ousseau ; on n’est misanthrope que par amour de la vertu, ce qui vous rend inébranlable aux coups du sort et compatissant au
lques mots des caractères du Philinte de Fabre pris en eux-mêmes pour rendre à cet auteur la justice qui lui est due, à les pr
l cherche et qu’il trouve pour Angélique, dans son désir perpétuel de rendre les coquins sympathiques et tant ce désir est vif
que, tout compte fait, il y a bien un peu de cela. Ce qui contribue à rendre George Dandin antipathique, c’est que ce qu’il a
mme ceci : Flagitium adspiciens, et conscius, intabescat. Or ce qui rend la question difficile et très probablement insolu
de la satire, est celui-ci : En rendant sévère pour les défauts, elle rend impitoyable pour les peccadilles. Elle n’est pas
it dire que le scélérat est présenté sous les couleurs qui doivent le rendre le plus sympathique du monde au public. Molière l
le jaloux… Sors donc des noirs chagrins que ton cœur a soufferts, Et rends le calme entier à l’ardeur qui te brûle : Chez to
s les horreurs morales possibles. On ne peut pas l’accuser de l’avoir rendu ou laissé sympathique. Or c’est un vicieux et un
tum relligio… Ne soyez pas religieux ! La religion abêtit, déprave et rend cruel. Elle n’est pas autre chose qu’une des pass
uteur, il entend que la religion abêtit ceux qui s’en coiffent et les rend méchants. Et quand même il serait vrai que ce n’e
ependant, de ces deux hommes, Molière, je ne dis pas, je ne dis plus, rend le premier sympathique, « le fait aimer » et rend
as, je ne dis plus, rend le premier sympathique, « le fait aimer » et rend le second ridicule ; mais je dis qu’il les met en
mes Femmes savantes où, comme si je m’étais conformé à votre avis, je rends mon dupeur absolument méprisable ; le dupé en par
he des paroles de braves gens tendres et sensibles, qui sont pour les rendre sympathiques. À Chrysale qu’on sait qu’il ridicul
n donne de moins touchants ; exemple Orgon. A ceux que leur sottise a rendus à peu près méchants d’une façon permanente, insen
r d’homme sage », car toute passion devenant dominatrice et exclusive rend idiot. Vous devenez méchant même ; car toute pass
e et d’un Tartuffe féminin de l’amour conjugal. Et votre sottise vous rend méchant comme toute sottise poussée à un certain
ant dans vos idées, se guinde à une haute spiritualité qui d’abord la rend un peu ridicule et qui ensuite fait qu’elle manqu
fournirons toujours assez et nous ne prenons guère le chemin de nous rendre sages par tout ce qui se fait et tout ce qui se d
ie consiste à « entrer comme il faut dans le ridicule des hommes et à rendre agréablement sur le théâtre les défauts de tout l
faire rire, et de ce que le vice n’est pas risible, et de ce qu’à le rendre risible on le diminue, on le dégrade et on le dén
fauts, sans aller plus loin : « Entrer dans le ridicule des hommes et rendre agréablement les défauts de tout le monde. » Ce q
ne vérité à la fois risible, pitoyable et condamnable. Il ne faut pas rendre un auteur responsable de l’impression que fera so
ons, le public fait de son œuvre ? Aucunement. Et le critique doit-il rendre l’auteur responsable de toutes les interprétation
 Le théâtre, me dit-on, dirigé comme il peut et comme il doit l’être, rend la vertu aimable et le vice odieux. Quoi donc ! A
s faibles dans les lieux où il n’y a point de spectacles ? Le théâtre rend la vertu plus aimable. —Il opère un grand prodige
Si tout son art consiste à nous montrer les malfaiteurs pour nous les rendre odieux, je ne vois pas ce que cet art a de si adm
rs de Molière héritent de ses procédés et les emploient et qu’on peut rendre Molière responsable de ses successeurs ; d’autre
y trouver et aimer l’auteur de ce qu’il nous les présente et nous les rend plus précises ou plus vastes que nous ne les avio
politique, C’est-à-dire ordonnant quels soins on emploierait Pour la rendre idiote autant qu’il se pourrait : Dieu merci, le
à Philaminte, Armande et Bélise, qu’il berne furieusement, Molière le rend éminemment sympathique au parterre et met les rie
i la femme est faite pour plaire et pour être subjuguée, elle doit se rendre agréable à l’homme ». Se rendre agréable à l’homm
et pour être subjuguée, elle doit se rendre agréable à l’homme ». Se rendre agréable à l’homme, ce doit être tout le dessein
rendre agréable à l’homme, ce doit être tout le dessein de la femme ; rendre une femme agréable à l’homme, ce doit être tout l
élever jeunes, les soigner grands, les conseiller, les consoler, leur rendre la vie agréable et douce ; voilà les devoirs des
laisser au-dessus de nous dans les qualités propres à son sexe et la rendre notre égale dans tout le reste, qu’est-ce autre c
e celui-ci par surprise et à son dam ; car il l’a troublée jusqu’à la rendre malade, et telle jeune fille, élevée comme elle,
aître et il ne faut point « bannir du mariage tout ce qui pourrait le rendre agréable aux hommes ». La difficulté est terrible
jamais rien dire que d’agréable à ceux à qui elles parlent, et ce qui rend la pratique de cette règle plus difficile est qu’
coquetterie dans ses limites [il ne dit pas quelles elles sont] on la rend modeste et vraie et l’on en fait une loi de l’hon
. » Mlle Le Vasseur n’a jamais su quels immenses services lui avaient rendus Mme d’Epinay et Mme d’Houdetot, et à quel point l
is sur la nature même. Dans le Bourgeois gentilhomme ? Cette fois, je rends les armes. Oui, la ridiculisation du Bourgeois ge
la vraie pensée de Molière. Or, on ne le peut pas plus qu’on ne peut rendre Molière solidaire, dans son Misanthrope, d’Alcest
; que beaucoup de gens d’église sont des écornifleurs ; que l’avarice rend ridicule ; qu’il ne faut pas sortir de sa sphère 
57 (1843) Le monument de Molière précédé de l’Histoire du monument élevé à Molière par M. Aimé Martin pp. 5-33
es chefs-d’œuvre, c’était faire une nation. Et en effet celui qui sut rendre sensible à une foule grossière, les traits les pl
cher les convenances ; celui qui épura son goût jusqu’au point de lui rendre familières les sublimes beautés du Tartufe et du
théâtre français et précisément en face de la maison où Molière avait rendu le dernier soupir. M. Regnier, fort de cette doub
ière serait encore aujourd’hui sans monument. L’histoire des hommages rendus à Molière se partage en deux époques bien tranché
cette princesse, alors heureuse et belle Qu’un cri de Bossuet devait rendre immortelle15, De Molière outragé, que son grand c
jetée, dans la. maison du passage Hulot, rue Richelieu, que Molière a rendu le dernier soupir ; et veuillez excuser la libert
e de la fontaine projetée, dans la maison Hulot, que ce grand homme a rendu le dernier soupir. Je m’associe de vœu et d’inten
ant que personne au monde, je me réjouirais de voir la ville de Paris rendre enfin à Molière le même hommage que d’autres vill
nfin à Molière le même hommage que d’autres villes de France ont déjà rendu à Montaigne et à Pascal, à Corneille et à Racine,
que la souscription de Paris, jointe aux 81,000 f. déjà disponibles, rend possible de commencer, dès à présent, les travaux
res après, et passa des plaisanteries du théâtre, parmi lesquelles il rendit presque le dernier soupir, au tribunal de celui q
58 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXIII. » pp. 436-488
romener sur une galere, le Capitaine l’a retenu, & ne veut pas le rendre à moins qu’on ne lui porte quinze cents livres, s
oups de bâton. Il obtient ensuite sa grace en feignant d’être près de rendre l’ame. L’Egyptienne, amante de Léandre, est recon
on qu’on donne aux deux personnages enfermés dans le sac, achevent de rendre la ressemblance plus parfaite. Tabarin a vraisem
demain, ce soir. Voilà l’amoureux qui ne peut contenir sa joie. Il se rend chez sa belle, portant avec lui du gibier & d
mp; d’un menteur ; vous prostituez toute une famille, & vous vous rendez la fable de la ville. Après cela viendront M. Léo
position pressante ; aussi Scapin s’en sert-il. L’avarice de Granger rend sa situation plus plaisante, sur-tout lorsque la
us quand ils sont sur l’échelle ? Genevote. Est-ce l’amour qui vous a rendu criminel ? Vraiment, la faute est trop illustre p
er, trouve par hasard le pere de son amant sur son passage, & lui rend naïvement sa propre histoire. Elle veut même le f
onnades, aux étrivieres ; &, ce qui a manqué à m’arriver, j’en ai rendu graces à mon bon destin. . . . . Dans Térence, G
vez été forcé malgré vous par la loi, & par la sentence qui a été rendue . Entendez-vous ? Mais quel est ce vieillard que j
ges sont dans la même situation que dans la piece latine, mais Scapin rend la scene françoise bien meilleure par l’idée qui
s énergiques : tous les coups de pinceau étant destinés à le peindre, rendent son portrait bien plus frappant. D’ailleurs l’int
temps-là on aura le temps de trouver une pareille somme, & de la rendre . Mais les vieillards ont à peine remis l’argent a
it le mariage qu’ils avoient projetté. Ils veulent obliger Phormion à rendre l’argent ; mais il ne sauroit, puisqu’il l’a donn
59 (1739) Vie de Molière
espèce de hoquet, qui ne pouvait convenir au genre sérieux, mais qui rendait son jeu comique plus plaisant. La femme d’un des
rcils noirs et forts, et les divers mouvements qu’il leur donnait lui rendaient la physionomie extrêmement comique. À l’égard de
ez peut-être pas dessein de me donner un louis d’or, je viens vous le rendre . — Tiens, mon ami, dit Molière, en voilà un autre
e, et les dangers auxquels une comédienne jeune et belle est exposée, rendirent ce mariage malheureux ; et Molière, tout philosop
omique, ne faisaient que d’y naître. Ce loisir dans lequel les hommes rendus à eux-mêmes se livrent à leur caractère et à leur
ateurs qui applaudissaient sans réserve à ces farces monstrueuses, se rendirent difficiles pour l’École des femmes, pièce d’un ge
oût 1666. Molière ayant suspendu son chef-d’œuvre du Misanthrope, le rendit quelque temps après au public, accompagné du Méde
, et ne rejoua L’Avare qu’un an après : le public, qui à la longue se rend toujours au bon, donna à cet ouvrage les applaudi
ée par un de nos poëtes, quelque méchant qu’il fût, qu’elle n’ait été rendue meilleure. Ce n’est ni faute d’invention, ni faut
voltèrent contre une comédie, dans laquelle une femme mariée donne un rendez -vous à son amant. Elles pouvaient considérer que
te une tragédie, comme on faisait en Italie, et qu’on la pouvait même rendre intéressante : perfection que l’Italie ne connais
ut bien s’assujettir au plan d’un autre ; et ce génie mâle, que l’âge rendait sec et sévère, s’amollit pour plaire à Louis XIV.
nger. Elle fut reçue d’abord assez froidement ; mais les connaisseurs rendirent bientôt à Molière les suffrages de la ville ; et
demoiselle, fille de Gaston de France, la scène que Molière a si bien rendue dans Les Femmes savantes. Le malheureux Cottin éc
60 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre VII » pp. 56-69
entiments en sont vrais, élevés et profonds : on peut dans ces écrits rendre tout à la fois une idée juste de la portée et des
bandonnée de ses propres vœux et de sa propre espérance. Ce caractère rend inviolable à des ennemis irrités, lie les mains à
le du pouvoir, elle se conserve dans les ruines de la puissance, elle rend affliction sainte et vénérable. N’est-ce pas une
roles, madame, sont les dernières que prononça la république avant de rendre l’âme… C’était le caractère de l’esprit de Rome,
urs de l’hôtel Rambouillet, que les entretiens et les correspondances rendaient la plupart du temps sur la valeur d’un mot ; mais
61 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE III. Choix du lieu de la Scene. » pp. 76-93
votre heureux retour. On me vit témoigner une joie assez tendre,   Et rendre aux soins de votre amour Tout ce que de mon cœur
sais pas ; mais ce n’étoit pas moi, Et c’est un désespoir qui de tout rend capable. Alcmene. Allez, indigne époux, le fait p
de la rue : mais est-il raisonnable que Léandre, son fils, consente à rendre publique la folie de son pere, qu’il l’expose au
, François, indiscrets par conséquent : Damon avoua qu’il venoit d’un rendez -vous amoureux : Clitandre lui rendit confidence p
 : Damon avoua qu’il venoit d’un rendez-vous amoureux : Clitandre lui rendit confidence pour confidence ; &, de confidence
e : elle applaudit seulement aux endroits que l’Auteur & l’acteur rendent naturellement. Les gens bien élevés de la provinc
62 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXVI. De l’opposition des Caracteres. » pp. 398-416
le homme ; qu’étant de la même force, ils exigent un double titre, ou rendent le sujet équivoque ; que ce qui peut leur arriver
nt d’autrui. Vous avez de l’esprit ; mais souvent il s’égare, Il vous rend d’une humeur inconstante, bizarre. Toute femme qu
e Marquis. Déja depuis long-temps, je l’avoue à regret, Mon cœur vous rend , Madame, un hommage secret. Céliante, à part. (Ha
ux cœurs plus braves que les autres : Mais dès le premier choc ils se rendent tous deux ! Céliante. Bon ! le voilà jaloux, &
ître !Et tout homme aura peu de cervelle. S’il ose se flatter de vous rendre fidelle. Rien n’est plus naturel que votre change
69. La comparaison, quoiqu’imparfaite, comme elles le sont toutes, rend , je crois, mon idée. Cependant je ne l’aurois pas
63 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIV. Des Monologues. » pp. 261-273
mmence par elle.... Et toi, mere commune des humains, ô Terre ! ne te rends point rebelle à mes travaux ; ne ferme point ton
 !.... Non, métal enchanteur, non, funeste poison des vertus, tu m’as rendu trop malheureux pour me tenter encore ! Reste cac
Cette conversation qu’on feint d’achever avec quelqu’un du dedans les rend moins monotones, leur donne un air de vraisemblan
e façon de tout ce que l’acteur est censé dire à un autre, & nous rend plus chaudement compte de ce qui se passe derrier
 ! Belle conception !  Quand viendra-t-il, par son retour charmant,    Rendre mon ame satisfaite ? Le plutôt qu’il pourra, Mada
64 (1898) Molière jugé par Stendhal pp. -134
res. Les nombreuses pertes dans une population si active et si sobre, rendent probable que, dès ce tems il y avait Varia cultiv
n long échange de services mutuels et d’affectueux sentiments doivent rendre cette influence effective et fructueuse. Mais il
et concentrée, qui fixe toutes les pensées d’un esprit ardent. et le rend insensible aux autres choses. » BEYLE : " Profon
: V : « Il n’y aurait point d’erreurs qui ne périssent d’elles-mêmes, rendues clairement. » B : « Admirable » II, Même page :
 : « Ce qui fait souvent le mécompte d’un écrivain, c’est qu’il croit rendre les choses telles qu’il les aperçoit ou qu’il les
e des Guerres qui parle. II, page 5 : V : « Nous n’avons pas droit de rendre misérables ceux que nous ne pouvons rendre bons. 
 Nous n’avons pas droit de rendre misérables ceux que nous ne pouvons rendre bons. » B : « Sublime. » II, page 7 : V : « L’e
vertus. Mme de Staël. » II, pages 30 et 31 : V : « Si nos amis nous rendent des services, nous pensons qu’à titre d’amis ils
t tous les vices. » B : " Mirabeau. " II, même page : V : « La paix rend les peuples plus heureux et les hommes plus faibl
passionné qui fait un commerce singulier, dans l’espérance qu’il lui rendra cent pour cent ? Cléante Jamais contre un pécheu
n pas. Orgon annonce à sa fille qu’il veut la marier à Tartuffe. Cela rend le désabusement plus urgent. [Acte II, scène I
tenant derrière Orgon, sans être vue). Art excellent de Molière. Il rend piquant tout ce qui suit, et qui sans l’arrivée d
tre belle-mère. Sur l’esprit de Tartuffe elle a quelque crédit. Il se rend complaisant à tout ce qu’elle dit, Et pourroit bi
noux d’Orgon). Et cette vie, hélas ! que vous m’avez donnée, Ne me la rendez pas, mon père, infortunée. Belle ombre qui prépa
quelle il aurait tout confié. Au premier abord ce second moyen semble rendre difficile la scène de la table, mais cela peut s’
rire davantage dans le Tartuffe ? Écrit à Milan dans l’intervalle des rendez -vous du 9 au il novembre 181374. Lu à Milan le 8
struit de sa bévue par un Railleur, son antagoniste ordinaire qui lui rend ces pertes cuisantes, en lui faisant sentir la do
ue beaucoup : où l’on voit que Molière a manqué le principal moyen de rendre l’Avare comique, c’est de le montrer obligé à un
VIII Argante, Scapin Scapin … Et ce qui a manqué à m’arriver, j’en ai rendu grâces â mon bon destin. Cette note est sur moi.
e un peu son effet, parce que l’acteur qui fait le rôle de Géronte le rend trop imbécile. S’il est décidément trop imbécile,
’esprit de Lubin, qui en lui-même, se rend justice et s’efforce de se rendre intelligible à ce pauvre homme qu’il rencontre. S
aut, de ce pas, aller faire mes plaintes au père et à la mère, et les rendre témoins, à telle fin que de raison, des sujets de
attrapée. Adieu. Va-t’en, et dis à M. le vicomte que j’aurai soin de rendre son billet. Frise un peu le stile de pamphlet, c
 ! À la bonne heure… Un homme du monde aurait eu la générosité de se rendre aux prières d’Angélique, ou n’eût été nullement e
e la qualité de femme réunie à celle de savant. Ici Molière voudrait rendre ridicule aux yeux de tous, et d’une manière très
re de chercher le bonheur et je suis seul juge compétent de ce qui me rend heureux ou malheureux. On ne peut être ridicule q
sa passion : ici il peut y avoir désapointement. On ne peut donc pas rendre ridicule la femme qui aime les lettres pour les l
lartés de tout : Mais je ne lui veux point la passion choquante De se rendre savante afin d’être savante ; Si cela était exac
Philaminte, Armande, Bélise, Trissotin, Lépine Philaminte Pour me le rendre cher, il suffit de son père Trissotin Votre appro
savans. Trissotin Bien lui prend de n’être pas de verre. Ce mot me rend fades les femmes assez bêtes. C’est peut-être une
raisonnement. La science est estimée des hommes, donc un moyen de les rendre amoureux est de se faire savante. Peindre une fem
mble, en gros, pouvoir être bien comique. Ce qui contribue beaucoup à rendre ennuyeuses les femmes savantes de Molière, c’est
65 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE II. La Débauche, l’Avarice et l’Imposture ; le Suicide et le Duel. » pp. 21-41
dmirer, et qui ajoute grandement au mérite d’une pièce si difficile à rendre attrayante sans rendre le vice lui-même attrayant
randement au mérite d’une pièce si difficile à rendre attrayante sans rendre le vice lui-même attrayant. Mais le caractère de
une grande leçon, que le vice arrive à s’emparer de nous jusqu’à nous rendre incapables de repentir. Il y a sans doute une inf
a raison, à la nature ; ce sont d’affreuses maladies de l’âme, qui la rendent méconnaissable ; et il n’admet pas le moyen d’émo
68. Id., act. V, sc. VIII. 69.   Il est englouti : je cours me rendre hermite.   L’exemple est étonnant à tons les scé
l, etc… Damnables inventions pour humilier les gens de bien, pour les rendre tous suspects, etc. » (Bourdaloue, Sermon cité pl
à Eraste qui les refuse avec mépris. Un des meilleurs services qu’ait rendus le prince de Conti aux états de Montpellier, moin
66 (1862) Molière et ses contemporains dans Le Misanthrope (Revue trimestrielle) pp. 292-316
té si vivement excitée est l’hommage le plus éclatant qui puisse être rendu au génie du poëte. « Ne fallait-il pas, en effet,
er que Molière n’avait eu d’autre but, dans son Misanthrope, que de «  rendre la vertu ridicule. » Et voilà comme on avilit le
Nous la verrons hanter les plus honteux brelans, Donner chez la Cornu rendez -vous aux galants. » Mais, Dieu merci, cet ignobl
n a comparé la manière du grand poète à celle de la Bruyère 26. « Je rends au public ce qu’il m’a prêté, » dit l’auteur des
sement des physionomies de la coquette et de la prude, est un hommage rendu à la vertu simple et douce, que n’a pas atteinte
s le travail du poëte, à une conception plus grande, plus vaste, pour rendre son œuvre durable, et lui donner un caractère d’u
la coquetterie après tout est un vice, et le poëte était maître de le rendre odieux; mais il nous représente sa Célimène si ir
rier comme Arnolphe dans L’École des femmes : « Je te pardonne et te rends ma tendresse. » 45. Telle est aussi l’opinion
67 (1900) Quarante ans de théâtre. [II]. Molière et la comédie classique pp. 3-392
rands hommes, c’est le renom de Molière, et les services qu’il leur a rendus à eux-mêmes, en leur apprenant à penser. Ils auro
ions du théâtre, et la voix du canon, qui continuait de gronder, nous rendait aux pensées graves. Mais à qui a vu cette foule a
ion, qui a bien des inconvénients, mais qui, en des cas pareils, nous rend de grands services. Au lieu de creuser notre malh
Précieuses ridicules et Les Femmes savantes, car ces messieurs m’ont rendu le service de me forcer à passer avec ces deux ch
les amateurs de théâtre, tous les fidèles de Molière s’étaient donné rendez -vous pour cette soirée ; l’orchestre était plein
ur deux personnages, et qu’ils avaient mis tous leurs soins à nous la rendre dans sa triomphante intégrité. C’est que, pour la
ion. Coquelin semble avoir été formé à plaisir par la nature pour les rendre à merveille. Les amateurs qui ont vu jadis Monros
à toute volée. Ces deux comédiens songeaient depuis longtemps à nous rendre L’Étourdi. Ce n’est pas qu’ils comptassent sur un
par simple bêtise, par absence ou par impuissance de réflexion. On se rend coupable de contre-temps, ou, pour parler l’argot
s une comédie, mais bien un vaudeville. Delaunay a très bien saisi et rendu cette nuance. Ce n’est pas l’irréflexion d’un jeu
, ce n’est point qu’il soit emporté par la violence d’un amour qui le rende inattentif ; c’est qu’il est au fond incapable de
us ingrat, et que, pour apprécier dignement le mérite de celui qui le rend , il faut plus d’habitude du théâtre. Ce qu’il y a
ne sont fâcheux que parce que le hasard les jette à la traverse d’un rendez -vous d’amour. Si Éraste n’attendait pas Orphise,
riginaux qui, venant l’un après l’autre, se trouvent déranger le même rendez -vous d’amour. C’est une pièce à tiroirs. Une pièc
s femmes sont des fâcheuses, puisqu’elles l’arrêtent et troublent son rendez -vous. Mais, est-ce que sa mauvaise humeur doit s’
fonde, recommandant à la personne chargée de cette éducation : De la rendre idiote autant qu’il se pourrait. Il s’est dit qu
t Mathurine, parce qu’elles sont en effet dans son imagination, et il rend visible un antagonisme que la réalité s’étudie to
pour voir, ni d’oreilles pour entendre. Mais mon métier n’est pas de rendre l’ouïe aux sourds, ni la vue aux aveugles-nés. À
ersuader de son innocence en usant des armes que la logique fournit. Rendez -moi, s’il se peut, ce billet innocent ; À vous pr
point. Mais Philinte, le vrai Philinte de Molière, celui que Pressant rendait si bien, qu’y a-t-il d’étonnant qu’il dise : « Ma
vive estime, et je crois que vos qualités, qui sont de premier ordre, rendraient un mari fort heureux. Je vais vous dire que je vo
éré, bien en cour, d’une remarquable égalité d’humeur, tout fait pour rendre une femme heureuse. Je serai donc enchantée de vo
res pour se rompre à la mesure irrégulière, en étudier l’harmonie, se rendre maître de ses difficultés et de ses ressources. C
ccupation et d’inquiétude auxquelles il semble difficile de ne pas se rendre . Ce ne sont ni les essais au théâtre, aussi rares
eure à tous, et même à elle-même. Mme Pauline Granger ne saurait nous rendre ce modèle inimitable : elle en a approché. Elle y
réclamé contre la façon dont cette comédie de Molière est aujourd’hui rendue  ; toutes leurs objections ont été résumées et exp
e ! comme nous nous récrierions sur cet enchevêtrement d’incises, qui rendent le morceau si difficile à détailler ! Ce défaut e
e est sans doute de tous les personnages de Molière le plus malaisé à rendre d’une façon supérieure. Mais c’est aussi le plus
possible à porter au théâtre, avec les causes qui la justifient et la rendent vraisemblable. Elle l’était d’autant plus dans le
é de mettre à nu sous les yeux du public son hypocrisie, et de la lui rendre odieuse et détestable. Il fait son homme si gross
tout au moins elle ne compte sur cette tendresse du pèlerin que pour rendre plus aisée sa négociation avec lui. Eh bien ! Ne
s autrement et qu’elle-même les comprenait ainsi. J’avais fini par me rendre , vaincu, non convaincu. Mais il paraît qu’il y a
à vide. Je sais bien pourquoi les comédiens tiennent à cette façon de rendre le passage : c’est qu’elle prête à un effet. L’ac
ois des plus gênants-personne ne s’en plaignait ; l’accoutumance nous rend tout familier et commode. Et si le feu avait pris
gé même ce qu’ils ont de plus cher ! Deux médecins grotesques ont été rendus de la façon la plus drôle par Henry Samary et Gra
suis sûr, à ceux qui, par une superstition idolâtrique, prétendraient rendre à ses moindres œuvres leur physionomie d’autrefoi
aisément réparable. Les Sénèque et les Montaigne ne peuvent rien pour rendre à l’âme sa jeunesse ; les Jalabert, les Guellain,
une enfant véritable et une bonne enfant. Mlle Favart est chargée de rendre ce personnage. J’avoue qu’à son entrée en scène m
olie comme Mlle Dubois quand elle débuta dans Lady Tartufe, eût mieux rendu qu’elle ce premier acte ; personne au Théâtre-Fra
est-ce beau cela ? — Les plus prévenus même étaient bien forcés de se rendre . Il n’y avait plus à y revenir, la partie était g
soudain la voilà frappée. Son âme s’éveille à l’amour. Mlle Favart a rendu en comédienne consommée cette première et soudain
la baguette par son dragon de femme. Il n’a aucun effort à faire pour rendre les passages où Molière marque cet effacement du
propre de l’artiste. Si Barré voulait, par esprit de tradition, nous rendre les sensations que le père Provost nous donnait d
. C’est ainsi que Mme Crosnier, qui est incomparable dans ce rôle, le rend à l’Odéon. Voyez Mlle Jouassain ; elle s’avance l
plaisant qu’on ne peut s’empêcher d’en rire. C’est la situation, qui rend comiques et spirituels tous les mots de Toinette 
est là : Toinette trouve plaisant d’y guinder l’imbécile qu’elle veut rendre ridicule. Le comique est peut-être un peu outré ;
Leroux et Delaunay. Il prend le joueur au sérieux ; il tâche de nous rendre , et par l’expression de la physionomie, et par le
procher nos jeux l’un de l’autre, nous avons marqué de notre mieux et rendu sensible cette ressemblance sur laquelle Regnard
met chacun des frères aux prises avec les mêmes situations et il les rend plus piquantes par le contraste des deux caractèr
r jouer les deux rôles, deux femmes qui eussent la même taille et qui rendissent l’erreur vraisemblable ? Pas le moins du monde. L
parce qu‘il faut pour les jouer un artiste qui puisse également bien rendre deux personnages très différents, et qui ait asse
qui était si joli, si joli ! Marivaux bénéficia de cet engouement qui rendait la vogue à ceux que l’on appelait les petits-maît
de ses nerfs et la vanité souffrante de l’auteur incompris l’avaient rendu très susceptible : au fond, il avait l’indulgente
expressions raffinées et piquantes, qui lui étaient nécessaires pour rendre sensibles des nuances de passion ou des délicates
e. Cette tradition exige que Le Jeu et Les Fausses Confidences soient rendus avec beaucoup de finesse, beaucoup de nuances et
ment souffrir. Malgré toute son intelligence, il a trouvé le moyen de rendre insupportable le rôle si amusant du valet. Got et
n et Pasquin, à qui céderait le pas à l’autre. Orgon finissait par se rendre et passait ; mais au même instant Pasquin, prenan
rer et ils entrent à son insu dans la composition de son jeu. Tous ne rendrez pas plus à une œuvre du répertoire l’interprétati
avec plus de plaisir, chaque fois que M. Perrin consentira à nous le rendre à la Comédie-Française. 14 août 1882. II. Syl
n talent, je fis des réserves sur la façon dont elle avait compris et rendu le personnage : je m’engageai alors à expliquer c
loyal et de gentil. Oh ! que j’en voudrais à l’actrice chargée de me rendre cette conversation, si elle allait s’imaginer que
actrice, le soin de démêler si c’est là le personnage qu’elle nous a rendu . Elle pourra me répondre ce que disait jadis Théo
vaux (eût été fort surpris de la manière dont Mlle Mars comprenait et rendait sa Sylvia et son Araminte. Il aurait vu, dans le
que sa fille ne sût rien de rien, tout comme Arnolphe s’est évertué à rendre Agnès idiote autant qu’il se pourrait. Tous deux
dmiration se déplace comme les airs que le rythme, ralenti ou pressé, rend mélancoliques ou joyeux et qui excitent à volonté
és par de nouvelles façons de les comprendre, de les sentir et de les rendre . 14 mars 1881. Beaumarchais Le dialogue
à ses contemporains que ce qu’ils savent ; son métier est de le leur rendre plus sensible. Villemain, parlant de Beaumarchais
us êtes donné la peine de naître, tandis que moi, morbleu ! Pour vous rendre bien compte de ce que je veux vous faire entendre
ison était que l’œuvre leur paraissait indigne du patriarche. Il faut rendre cette justice à Grimm, il ne s’y trompe pas. À de
bonne grâce, cette ingéniosité railleuse et douce, Mme Baretta les a rendues sans effort ; car ce sont là les qualités aimable
les précautions sont inutiles. Eh bien ! du moment que cette idée est rendue visible, qu’importent les moyens pris pour arrive
ès en était plus ou moins vif, selon que les circonstances ôtaient ou rendaient au dialogue de son actualité. J’ai pu vérifier mo
sé aux acteurs qui, ayant étudié la pièce de plus près, pour mieux la rendre , ont dû en pénétrer plus profondément les intenti
’avons pas le droit de le chicaner. Si Got n’a pas trop réussi à nous rendre Figaro, c’est qu’il est un acteur de composition.
mettait jamais un à la scène, d’expliquer au public ce qui devait le rendre parfaitement odieux. C’était un sous-entendu entr
re dans toute la pièce qu’une scène où l’écrivain dramatique nous ait rendus témoins des vols et des vilenies de son héros, c’
dons au poète, s’il veut que nous haïssions un personnage, de nous le rendre haïssable, Turcaret est infiniment plus honnête q
faire, le premier soir, bien des critiques de la façon dont il a été rendu par Barré. Je ne les crois pas très justes. Il fa
désinvolture du marquis. Comment veut-on que cette différence ne soit rendue sensible au théâtre, quand elle n’existe plus dep
oso, mais de Quimper-Corentin, uniquement entêté d’une chimère qui le rend ridicule, mais non pas méprisable… » Et le terri
. La plupart sont, je crois, très capables d’accepter ou de donner un rendez -vous au bois de Boulogne, pourvu que le rendez-vo
cepter ou de donner un rendez-vous au bois de Boulogne, pourvu que le rendez -vous se termine par un déjeuner. Quant à la génér
es de chef-d’œuvre. Qui pourrait en vouloir à la Comédie si elle nous rendait quelque jour ou Nicomède, ou Sertorius, ou Béréni
arlant avec feu des découvertes qu’ils faisaient dans ce texte ils se rendaient parfaitement compte que ce texte resterait lettre
t la grâce plus belle encor que la beauté. Mlle Ludwig n’a très bien rendu qu’un des côtés de ce rôle multiple. Tout ce qui
, Protège l’innocence et lui prête sa voix, Aux yeux de ses sujets la rend -elle coupable ?        Sans cesse avec activité
us les artifices d’une diction savante. C’est ainsi que vous l’auriez rendue courte. Songez que le morceau est la justificatio
riginal de l’auteur. Elle l’a retrouvé dans ses cartons et va nous le rendre  : c’est une petite histoire curieuse et qui vaut
poussé à bout, il finit par lui conter l’histoire de sa querelle, le rendez -vous pris, et la nécessité pour lui de s’y trouve
it, et son père lui remettant ses lettres, lui disait : — Vous n’avez rendez -vous qu’à trois heures. Ne pouvez-vous rester jus
68 (1800) De la comédie dans le siècle de Louis XIV (Lycée, t. II, chap. VI) pp. 204-293
que les auteurs ne s’y disent pas d’injures, et ne se donnent pas des rendez -vous chez Barbin : ils sont aujourd’hui plus fins
le plus durable ; c’est lui qui les fait aimer; c’est le naturel qui rend les écrits des anciens si précieux, parce que, ma
système de nos mœurs, qui, accordant aux femmes une liberté décente, rend inconséquents et absurdes ceux qui voudraient fai
actes et amenez le mariage comme il vous plaira, le spectateur ne s’y rendra pas difficile, et je garantis le succès. Le choix
st par elle-même triste et sévère, quel art charmant que celui qui la rend si agréable! Le rire est, sans doute, l’assaisonn
«Ne me donnez plus de ces vilaines pilules, elles ont failli me faire rendre l’âme» et que M. Guillaume, toujours occupé de so
faire, répond brusquement : «Eh ! je voudrais qu’elles t’eussent fait rendre mon drap.» On rit, et l’on dit : Que cela est bou
rait fort simple ce qui lui paraît si extraordinaire, et c’est ce qui rend ce mot si comique. Arnolphe est vivement affecté,
ins qu’à soulever toute la noblesse de France contre Molière, et à le rendre coupable du crime de lèse-majesté. Voici comme il
e c’est tourner le royaume en ridicule, railler toute la noblesse, et rendre méprisable, non seulement à tous les Français, ma
l n’épargne que l’auguste  personne du roi, que l’éclat de son mérite rend plus considérable que celui de son trône, il ne s
cet incomparable monarque est toujours accompagné des gens qu’il veut rendre ridicules ; que ce sont eux qui forment sa cour ;
me du chapeau n’était point un tableau chargé, clans un temps où l’on rendait encore des arrêts en faveur d’Aristote ; et quand
e mesure, sans laquelle elles deviennent inutiles, ou même nuisibles; rendre cette leçon comique sans compromettre le respect
ion très-grave, et lui a reproché d’avoir joué la vertu et de l’avoir rendue ridicule. Rousseau débute ainsi : « Vous ne sauri
lui donne un personnage ridicule. C’en est assez, ce me semble, pour rendre Molière inexcusable. » Il faut absolument, avec u
icieux, parce que, ne pouvant les corriger, il serait insensé de s’en rendre très inutilement la victime. Ses principes de dou
jour et la nuit, et qui trouve le moyen d’avoir raison en donnant des rendez -vous à son amant, ne soit d’un mauvais exemple au
ette faute près, quoi de mieux conçu que l’Avare ? L’amour même ne le rend pas libéral, et la flatterie la mieux adaptée à u
x pour couvrir de comique les scènes où je montrerai mon Tartufe ; je rendrai la crédulité de la dupe encore plus risible que l
autres personnages de la pièce, lorsqu’elle refuse obstinément de se rendre à toutes les preuves qu’il allègue contre Tartufe
69 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre V. Le théâtre des Gelosi (suite) » pp. 81-102
i s’appelait Vittoria, retira subtilement le portrait du médaillon et rendit le joyau au cavalier, puis elle mit fin à la visi
un cavalier nommé Flavio qu’il rencontrera sur la place où se donnent rendez -vous les gentilshommes. Arlequin reçoit la lettre
lare qu’Oratio n’obtiendra rien d’elle tant qu’il ne se sera pas fait rendre le portrait, et elle lui défend, en outre, d’alle
l’épouser. scène XXIV. On amène Silvia qui apprend que son amant lui rend sa tendresse. Isabelle et Flaminia engagent leurs
e y mourut au milieu d’une fausse couche. Des honneurs publics furent rendus à l’il- lustre comédienne. Le 10 juin, ses obsèqu
70 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre XI. Il Convitato di pietra (le Convié de pierre) » pp. 191-208
le voit et donne des coups de poing à l’impudent valet ; celui-ci les rend avec usure. « Ottavio doit épouser bientôt Dona
« Ottavio doit épouser bientôt Dona Anna, sa bien-aimée ; il doit se rendre auprès d’elle pendant la nuit. À cette nouvelle,
du vin, assez d’eau comme cela !” crie-t-il en tordant sa chemise. Il rend grâces à Neptune de l’avoir sauvé. Jetant les yeu
e s’agenouille de même pour implorer la clémence de Jupiter. Le valet rend grâces au ciel de cet heureux changement, lorsque
est amoureux, et dit qu’il voudrait souper à l’instant pour aller au rendez -vous qu’elle vient de lui donner. Don Juan prend
71 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXV. Des Caracteres généraux. » pp. 263-267
nations. Le but de la comédie étant de plaire aux hommes & de les rendre meilleurs en leur présentant leurs défauts, il es
lleurs en leur présentant leurs défauts, il est bien plus flatteur de rendre ce double service non seulement à ses patriotes,
norance ou par charlatanisme, l’entretiennent dans sa manie, & le rendent enfin victime de leur art. Mais un fat peint à Pa
72 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VI. Baron, imitateur, comparé à Moliere, à Cicognini, à Térence, &c. » pp. 219-261
; en demandant la boîte qu’elle a perdue ; Marton n’a garde de la lui rendre . Après le départ de la Comtesse, Marton donne le
n. Le frere de Julie écrit qu’il est malade, & prie sa sœur de se rendre chez lui ; elle y verra son fils qu’une affaire i
ns balancer, déterminer, Madame. Julie. Moncade, c’en est fait, je me rends  ; & le sort, Malgré vous, malgré moi, se mont
t-à-fait égale, avec la différence que Baron emploie six vers pour en rendre trois. L’ANDRIENNE LATINE, Scene III. Dave réfléc
pas comprendre ce qu’il veut dire. Hé bien, répond Simon, je veux me rendre plus intelligible. Simon. Je te dis donc que si
aint d’épouser Philumene, & l’autre de ne pas l’épouser ; il leur rend l’espérance en leur apprenant que chez Chrémès on
rémès vient dire à Simon qu’il a changé d’avis, & qu’il craint de rendre sa fille malheureuse. Simon lui proteste que son
vec la derniere indignation ; il lui dit qu’il l’a contredite pour la rendre plus éloquente. Les autres scenes sont à-peu-près
oiqu’imparfaites méritent des éloges. Je suis surpris que Buron ayant rendu au troisieme acte sa Glycerie si attendrissante,
amp; qui, en paix, en guerre & dans toutes sortes d’affaires, ont rendu à la République en général & à chacun en part
73 (1861) Molière (Corneille, Racine et Molière) pp. 309-514
Une grande application a l’étude et des dons naturels remarquables le rendaient propre à plus d’un emploi. Il n’était point blasé
neur et à votre repos. Si vous étiez dans le besoin, je pourrais vous rendre mes services ; mais, je ne vous le cèle point, je
probablement pas dessein de me donner un louis d’or. Je viens vous le rendre . Tiens, mon ami, reprit Molière, en voilà un autr
ont pu vaincre les penchants que j’avais à l’amour, j’ai cherché à me rendre , heureux, c’est-à-dire autant qu’on peut l’être a
ffe, c’est-à-dire du comique de mœurs finement observé et franchement rendu au haut comique, la distance était moins grande q
urs et aux lettres françaises l’apprentissage du bon ton, elle leur a rendu un éminent service; mais tous les apprentissages
tires, Racine par ses exemples; mais le succès de la première attaque rendit les autres faciles. « J’étais, dit Ménage, à la
peu de renom, et en tout cas bien inférieur à Molière, n’a point mal rendu cette situation remarquable. Voici comment il fai
vous contenter. Oui, si vous voulez m’en croire, si vous voulez vous rendre à mes serments, fondés sur la vérité, je suis prê
terminer tous mes malheurs.   Voici maintenant cet énergique discours rendu en vers dans la pièce de Molière : Il faut que d
tirer. Si, malgré cet objet qui vous a pu surprendre, Prince, vous me rendez ce que vous devez rendre, Et ne demandez point d’
et qui vous a pu surprendre, Prince, vous me rendez ce que vous devez rendre , Et ne demandez point d’autre preuve que moi, Pou
nce, c’est que nous lui permettions d’examiner si le poète a réussi à rendre sa pensée. Mais quant à cette pensée elle-même, e
oisinage, jamais plus prompt à se scandaliser que les jours où il s’y rendait dans un mauvais dessein. Et Rabelais. Il a prédit
ela même en double le prix à nos yeux. Seuls les poètes souverains se rendent coupables de tels plagiats. De même que les grand
a fois aux observations de La Bruyère et à celles de Schlegel. Ce qui rend Tartuffe comique, c’est qu’arrivé au moment où il
œur de cela ne peut s’accommoder. CÉLIMÈNE. Des amants que je fais me rendez -vous coupable ? Puis-je empêcher les gens de me t
u’il s’engage une de ces conversations de salon que Molière excelle à rendre . Tous les courtisans ridicules y sont passés en r
ations de cet ordre, c’est là le grand problème de l’art. Or, il faut rendre à Molière cette justice, et je ne saurais en fair
t pratique et le bon sens : il a cette philosophie assez répandue qui rend la vie facile parce qu’elle consiste à ne pas tro
ceste est touchante : c’est celle d’une amitié désintéressée, qui lui rend ce que sa philosophie trop accommodante lui enlèv
ue tous les types que Molière a empruntés à son époque s’y sont donné rendez -vous; sans parler de cette multitude de portraits
sur quoi les deux poètes se dirent des choses très vives. Enfin, pour rendre l’allusion plus transparente encore, Molière choi
ujours juste, mais il n’écrivait pas toujours juste. » Molière s’est rendu coupable, si faute il y a, de quelques irrégulari
our Buffon, mais de la vivacité avec laquelle l’idée le saisit. Il la rend telle qu’elle s’empare de lui, vivante, admirable
ge. Presque tous envisagent l’image comme une comparaison rapide, qui rend l’idée plus claire en créant des points de rappro
e qui existe entre la prose et la poésie : c’est un service qu’elle a rendu pour l’avenir. Leçon sixième. La nature de l’i
s satires dont il n’a pas toujours compris la portée; Molière, qui se rend un compte plus exact de ce qu’il dit et de ce qu’
eut être sérieux, et pourtant le sérieux poussé à un certain degré le rend impossible. Il est lié étroitement à la réalité;
érissées de trop de difficultés, pour que j’entrevoie le moyen de les rendre intéressantes, à moins d’y consacrer exclusivemen
ort avec la gaîté, les passions haineuses et méprisantes peuvent nous rendre habiles à saisir et à exploiter le comique. La pa
re à l’idéal du genre, il faut que le poète s’attache à son objet, le rende avec une maligne exactitude, et renonce aux capri
cule de l’illusion théâtrale que le XVIIIe siècle y a ajoutée, de les rendre par là à leur véritable signification, qui n’est
. La leçon morale est dans le résultat de ces deux éducations. Léonor rend à son tuteur confiance pour confiance : elle lui
prise de cette passion, que Molière trouve justement choquante, De se rendre savante afin d’être savante, cela s’explique mal
er à bon marché, un travail suivi sur un point quelconque ne peut que rendre leur esprit plus sérieux. Mais, toutes ces réserv
érider son front ou reposer ses bras. Heureux est-il si elle sait lui rendre les heures trop courtes, si elle sait les mettre
e d’accusation a été rédigé de manière à lui faire la partie belle, à rendre la défense facile. Les termes dans lesquels il a
u’il y avait eu d’idéal et de mystique dans le culte que le moyen âge rendit à la femme avait cédé aux envahissements de l’esp
ut de son pays et de son temps. Aujourd’hui encore, la France n’a pas rendu à la femme toute justice. Au moins voyons-nous de
er la ruse. Ils se jouent l’un l’autre avec une rare insolence, et se rendent mutuellement la monnaie de leurs pièces. De là le
abonder la lumière, il a renforcé les ombres. Le christianisme seul a rendu possibles des moralistes tels que La Rochefoucaul
ut à cette absence d’élévation morale, que les proportions de l’œuvre rendent encore plus sensible. Molière a même eu le malheu
entendre des discours qui me déshonorent. Adieu, reprends tes biens, rends -moi les miens, et donne-moi des femmes pour m’acc
s autres réellement pieuses et convaincues de cœur, mais qui savaient rendre la piété traitable, et, comme dit Philinte, faire
74 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « PRÉFACE. Du Genre & du Plan de cet Ouvrage. » pp. 1-24
ulque-t-on aux jeunes éleves avec le plus grand soin ; ceux-ci se les rendent tous familiers avant d’avoir la témérité de les m
e... qui... ah ! un homme... un homme enfin. Il exhorta l’Auteur à le rendre public. Je jugeai à propos de différer pour deux
l distinguer & saisir les ressorts principaux d’un drame pour les rendre avec plus de force, & les faire sentir davant
n âge mûr, des succès multipliés, une réputation bien établie doivent rendre moins chatouilleux ; ils savent que l’ouvrage le
étrangers, que Moliere, s’il m’est permis de m’expliquer ainsi, nous rend en gros ce qu’il a pris en détail chez toutes les
oi de Macédoine, le chargea de l’éducation d’Alexandre son fils. « Je rends moins de graces aux Dieux, lui écrivit-il, de me
75 (1847) Le Don Juan de Molière au Théâtre-Français (Revue des deux mondes) pp. 557-567
e a donc pu être la cause ou le prétexte de cet arrêt d’expropriation rendu contre un grand génie au profit d’un talent de se
ur qu’au xixe siècle, les derniers éditeurs de Molière aient pu nous rendre enfin, à deux cents ans d’intervalle, le texte si
e de libertinage et de crimes, que s’est proposé Molière ? Il a voulu rendre sensible à tous la loi de progression, en quelque
procurer au public la jouissance complète de ce chef-d’œuvre, et nous rendre , dans sa fraîcheur première, ce drame sur lequel
nier, d’entrain, de gaieté et de franche passion. On ne saurait mieux rendre qu’ils ne l’ont fait l’un et l’autre cette naïve
pièces du ve siècle. Leur production eût été un merveilleux service rendu aux lettres. 4. Cet article n’est pas le dernier
76 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXVIII. Les Caracteres des hommes n’ont pas plus changé que ceux des professions. » pp. 303-311
agnificence, qui, contrastant toujours avec leur passion, pouvoit les rendre très plaisants, sur-tout si un Auteur avoit l’adr
quantité de feux. Cléante, se mettant au-devant de Marianne, qui veut rendre le diamant. Non, Madame, il est en de trop belles
rage ! Marianne. Ce seroit... Cléante, empêchant toujours Marianne de rendre le diamant. Non, vous dis-je ; c’est l’offenser.
s dont je suis comptable à la Société ; de sorte que si je n’ai pu me rendre utile pendant ma vie, je le sois au moins après m
77 (1873) Molière, sa vie et ses œuvres pp. 1-196
le cas ou jamais, pour nos théâtres littéraires et subventionnés, de rendre à un tel génie un hommage suprême et de célébrer
e une leçon donnée à notre ingratitude officielle et comme un hommage rendu à cet impérissable génie français, fait de clarté
a appliqué dans la muraille une plaque rappelant que ce fut là qu’il rendit le dernier soupir ; mais ce monument vraiment his
s.   Le 12 février 1773.   Monseigneur,   J’ai pris la liberté de me rendre hier à votre hôtel, pour vous supplier de vouloir
aire suffira pour cet objet ? D’ailleurs, pourra-t-on se dispenser de rendre le même hommage à Corneille et à Racine ? Au surp
rès sa mort. Il n’y eut guère que les bourgeois et les pauvres qui se rendirent à la Comédie-Française pour écouter Tartuffe et l
Molière, la Comédie-Française ne voulut point la laisser passer sans rendre à l’auteur du Misanthrope l’hommage qui lui est d
justes — et touchants, je le répète encore, — ces hommages officiels rendus à nos grands hommes, ces anniversaires qu’on célè
é et les acteurs d’aujourd’hui ne songent pas, soit dit en passant, à rendre à M. de Pourceaugnac cet accent limousin, si spéc
omédie et ment avec une telle audace et un tel sourire, on lui aurait rendu le plus grand des services. Et l’on a beau se moq
r Héraclius, nous ouvrons un théâtre, Où je croy tout charmer et tout rendre idolâtre… … Je prends cœur, toutefois, et d’un ai
irateur, admirateur passionné de Molière, demanda un jour, par lettre rendue publique, si on ne pouvait le mettre sur la trace
ce, et je puis être un fort mauvais secrétaire ! Et quel service peut rendre un misanthrope et un capricieux comme moi ? D’ail
corps et un peu la mémoire du défunt qu’après le trépas du poète. Ici rendons -lui justice. Elle avait fait transporter à l’endr
aussi que les gens qui, comme Kotzebue, blâment la misanthropie, nous rendraient souvent misanthropes, tandis que ceux qui, comme
oucher à certaines plaies et à certains masques. Molière, il faut lui rendre cette justice, y touchait d’une main ferme, impla
x dieux, que d’entrer comme il faut dans le ridicule des hommes et de rendre agréablement sur le théâtre les défauts de tout l
ère acteur. « Il souffle et il écume bien ; il a trouvé le secret de rendre son visage bouffi… Pour le contrefaire, il n’y a
quelque chose. Molière d’ailleurs ne lui donnait qu’un prêté pour un rendu . Au dire de l’auteur de la Vie de Benserade, Moli
gueux ; Tantôt avec une grimace Il se défigurait la face, Et souvent rendait son museau Plus laid que le groin d’un pourceau.
ue à ce misérable Jaulnay de les avoir écrits en songeant qu’ils nous rendent assez naïvement l’aspect même de Molière, pâle, l
dent et rient. Au-dessous, ces mots, qui sont, après tout, un hommage rendu à Molière : Qualis erit ? tanto docente magistro
assez d’injures et assez de fange. Ce qu’a supporté Molière peut nous rendre patients aujourd’hui, dans nos polémiques quotidi
ortrait du Louvre, attribué pendant fort longtemps à Mignard, ne nous rend pas mieux que ces quelques lignes la physionomie
et du Misanthrope. On peut cependant reprocher à ce portrait de nous rendre le comédien et non l’homme ; dans une étude spéci
trait de Molière debout, dans son costume de L’École des femmes, nous rend , par exemple encore, le comédien jouant ses propr
s la mort du poète, tout ce qui lui appartint dans cette maison où il rendit le dernier soupir, après la quatrième représentat
Qui seule épuise l’art de la Savonnerie. Le portrait de Mignard nous rend non pas l’intérieur luxueux que voici, mais un in
En rendant ridicules ceux qui renchérissaient sur les modes, il les a rendues plus sages. Ah ! combien de cocus a-t-il empêchés
n plaça l’image de Molière, rue de Richelieu, près de la maison où il rendit le dernier soupir. On n’est pas très certain cepe
nt vraie, cette parole de Sainte-Beuve, éloquent et définitif hommage rendu au poète : Tout homme de plus qui sait lire chez
ans les veines, dans le cœur, dans la voix cet accent particulier qui rendit à la fois redoutable et éclatant comme l’acier sa
elle ressemble à une convalescente à qui la source pure du pays natal rendrait enfin la santé ; — et cette source non tarie, c’e
rcils noirs et forts, et les divers mouvements qu’il leur donnait lui rendaient la physionomie très comique. » — À ces traits, à
r Gelly, place du Marché-aux-Grains, à Pézenas, où, comme on sait, se rendait Molière tous les samedis, jours de marché. 14. C
plutôt à Lazarille ! qu’une farce, Le Pied de Mouton de Martainville, rendit populaire près de deux siècles plus tard. 49. É
78 (1824) Notice sur le Tartuffe pp. 91-146
ge n’est pas seulement un monument pour les lettres, c’est un service rendu à l’humanité. Il fallait plus que du génie pour a
ainte industrie. Qu’on suppose maintenant que Molière n’ait pas su se rendre agréable à Louis XIV ; non seulement l’ouvrage, m
garanties ; il avait dans le public un autre maître qu’il fallait se rendre favorable ; avec ce coup d’œil sur qui embrassait
nance à leurs sollicitations. Il est plus naturel de penser qu’il s’y rendit sans peine, et qu’il n’eut l’air de s’en défendre
à faux, en est-il moins louable ? Je sais qu’il fait des vers qui le rendent pendable ; Que tous ses incidents, chez lui tant
t plaisanterie de la religion, qui tient école de libertinage, et qui rend la majesté de Dieu le jouet d’un maître et d’un v
e bien lui seraient contraires, il a composé son Tartuffe, et a voulu rendre les dévots des ridicules ou des hypocrites. Certe
inistres de l’Évangile que le costume, et qui a tellement l’art de se rendre nécessaire qu’il est bientôt l’intendant du logis
la fois fait preuve de courage et d’esprit d’observation, et qu’il a rendu un éclatant service à la religion et à l’humanité
les scènes du théâtre ? Il a enrichi l’auteur en le dérobant ; il l’a rendu immortel par le larcin qu’il lui a fait : Scarron
, par la critique de son style, de l’hommage qu’ils étaient forcés de rendre à son génie. Armés de la férule scolastique, ils
de toutes les impostures. Le chef-d’œuvre du Tartuffe est un service rendu à l’humanité par le génie. Comment se fait-il que
et selon qu’il lui est utile, et jamais quand il ne servirait qu’à le rendre très ridicule. » L’Onuphre de La Bruyère est un
ont pu être de bonne foi dans leurs attaques, mais l’esprit de corps rend les hommes d’église injustes et passionnés comme
ertu qu’il faut redouter dans une société qu’une extrême civilisation rend confiante et facile ; c’est lui qu’il faut signal
res après, et passa des plaisanteries du théâtre, parmi lesquelles il rendit presque le dernier soupir, au tribunal de celui q
79 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Première partie. — L’école dogmatique — Chapitre premier. — Une leçon sur la comédie. Essai d’un élève de William Schlegel » pp. 25-96
e 6, chef-d’œuvre méconnu que la critique allemande aura la gloire de rendre à l’immortalité ? Ainsi soutenu par la minorité d
pas, au grand mépris et scandale de la probabilité, que ceux que vous rendez innocents dans la théorie, soient Fouettés ou pen
nde ne soient une charge à leurs parents ou à leurs pays, et pour les rendre utiles au public, développe les avantages qu’il y
és, comme du haut d’une tribune burlesque. Si l’antique liberté était rendue à la comédie moderne, les meilleurs poètes d’Alle
t absent de ces lourdes satires politiques où l’on a parfois prétendu rendre au peuple le théâtre d’Athènes. La forme de la co
nter une fable aussi hardie, aussi fantastique qu’il lui plaît, de la rendre même folle et absurde54, pourvu que toutes les pa
que d’observation qui n’égaye que le spectateur, le comique avoué qui rend gai et joyeux le personnage lui-même57. Mais ceci
ie. Ce spirituel farceur, en se moquant de la fausse science, n’a pas rendu un assez humble hommage à la vraie. L’orgueil de
rgent est plus précieux que toutes les choses du monde, et vous devez rendre grâces au ciel de l’honnête homme de père qu’il v
ns sa cheminée une marmite pleine d’or. Dès ce moment l’inquiétude le rend fou. Il pousse avec fureur sa servante dans la ru
; il est là, comme un mauvais génie, qui tourmente l’avare jusqu’à le rendre fou. Dans le monologue d’Harpagon, après le vol,
ervé l’apostrophe au parterre. Ce trait, du genre d’Aristophane, bien rendu par l’acteur, est d’un grand effet, et nous pouvo
it les conseils d’un ami philosophe, un peu moins édifiant toutefois, rendons -lui cette justice, que la plupart de ses collègue
doyers sur la corruption du monde que l’on peut animer un drame et le rendre vivant. À la fin de ces discussions, qui n’ont pa
oi Legrand n’a-t-il pas gardé le sceptre qu’un tel critique lui avait rendu  ? J’en crois voir deux raisons. La première, c’es
. En effet le sage Alquif possède une bague fée qui a la propriété de rendre fou l’imprudent qui la met à son doigt. Zacorin,
80 (1706) Addition à la Vie de Monsieur de Molière pp. 1-67
s exige de l’estime ; c’est à ce sentiment qu’il faut s’en tenir pour rendre ce que l’on doit à sa mémoire. Quel est l’Auteur
pparemment qu’il n’y a point d’Auteur, pour peu surtout qu’il se soit rendu recommandable, que l’on ne traite de Monsieur, qu
aux expressions communes, à préférer toujours le propre au figuré, on rend bien souvent une lecture languissante ; on ne rév
s une matière, où j’avais beaucoup de choses à ménager, pour n’en pas rendre la lecture désagréable. Les Caractères, les Condi
, comme le Bourgeois ; l’homme d’esprit, comme l’homme commun ; on ne rend point une aventure avec le style du sérieux. Tout
la langue, de débarrasser le style de ces ornements étrangers qui le rendent confus, d’éviter l’École, d’imiter la Nature, et
e me plains point du succès. Mon Censeur quelque sévère qu’il soit me rend un peu de justice, mes fautes ne l’aveuglent poin
n Censeur, et ses bons amis, y trouveraient leur compte. Mais n’ayant rendu que les paroles de Molière en cette occasion, qu’
âché c’est de n’avoir pu découvrir qui est mon Censeur, je lui aurais rendu des devoirs d’honnêteté que sa personne aurait pe
81 (1800) Des comiques d’un ordre inférieur dans le siècle de Louis XIV (Lycée, t. II, chap. VII) pp. 294-331
qui lui manquait, et qu’on peut acquérir, est bien digne qu’on la lui rende pour le mérite qu’il eut et qu’on n’acquiert pas.
place autant que la personne, Que c’est au diadème un tribut que l’on rend , Et que le roi qui règne est toujours le plus gra
doit dire, on en mit deux dont le second est fort mauvais : Qu’on me rend des honneurs qui ne sont pas pour moi, Et que le
t eut affaire à Constantinople ; il y mena ses deux esclaves, dont il rendit la captivité très rigoureuse jusqu’à ce que la fa
point du tout de la fuite de la belle captive; il finit même par lui rendre la liberté, comme il convient à un amant généreux
plus belle défense ; mais pourtant, surpris avec une d’elles dans un rendez -vous très innocent, il se voit sur le point d’êtr
oyage que pour recueillir les observations qu’il y pourrait faire, le rendit plus attentif qu’il ne l’aurait été naturellement
nte de dégrader un philosophe célèbre a-t-elle empêché l’auteur de le rendre propre à la comédie; peut-être à toute force étai
Il y a dans son dialogue de l’esprit qui n’exclut pas le naturel: il rend ses paysans agréables sans leur ôter la physionom
82 (1838) Du monument de Molière (Revue de Paris) pp. 120-
e et après sa mort, que MM. les comédiens ordinaires du roi ont voulu rendre l’honneur tardif d’un monument. Ils ont découvert
ordonné la démolition de la maison placée en face de celle où Molière rendit le dernier soupir. Comme si le monument à bâtir,
e est une maison comme une autre maison. Puisqu’on veut à toute force rendre Molière à la tendresse des affections privées, qu
ont le cheval évacue un arbre, pour me servir d’une expression qui ne rend pas mon idée. Nous aurons un Molière presque auss
83 (1818) Épître à Molière pp. 6-18
défauts tomber tes traits railleurs, Dans l’emploi périlleux de nous rendre meilleurs Prêtant ton éloquence à la plus noble c
, abjurant les excès, La France, te vengeant de tant de barbarie, T’a rendu , mais trop tard, ton ingrate patrie. Pour mieux
is resserrer les liens, Et, soutenant la voix des fils de l’harmonie, Rendre enfin le courage et l’essor au génie. Protégeons
édire à la scène un nouvel avenir, Si de l’autorité la sage tolérance Rend au génie, un jour, sa fière indépendance. Que du
oint prétendu refaire les deux vers de Chénier, et que, s’ils avaient rendu mon idée, je les aurais substitués aux miens quan
84 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXIII. Des Reconnoissances. » pp. 399-421
chagrin ». Reconnoissances comiques. Il est si difficile de rendre une reconnoissance bien comique, que je ne puis c
r le ciel concertée me fit voir la charmante Elise ; que cette vue me rendit esclave de ses beautés, & que la violence de
notre vaisseau. Après dix ans d’esclavage, une heureuse fortune nous rendit notre liberté, & nous retournâmes dans Naples
comiques, que l’on doit y renoncer, & qu’il vaut encore mieux les rendre attendrissantes qu’insipides. Une reconnoissance
nciens, qui sentoient vraisemblablement combien il étoit difficile de rendre une reconnoissance plaisante, & qui ne croyoi
tion des personnages intéressés à l’écouter, tout pourra contribuer à rendre comique en récit ce qui seroit triste en action.
85 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE V. L’Éducation des Femmes. » pp. 83-102
re, la femme ne quitta point alors le fard de la mode, qui pouvait la rendre plus majestueuse ou plus spirituelle, mais qui gl
d’être coquettes et façonnières. n’était pas une moindre tâche que de rendre les médecins instruits, charitables et modestes ;
l’amour platonique304 ; une belle et jeune fille pleine d’espérance, rendue sèche, orgueilleuse, incapable d’amour et de fami
clartés de tout. Mais je ne lui veux point la passion choquante De se rendre savante afin d’être savante ; Et j’aime que souve
apprécié le naturel féminin, qui aime à se parer innocemment et à se rendre gracieux ! Comme Ariste dit bien ce que là-dessus
politique, C’est-à-dire, ordonnant quels soins on emploieroit Pour la rendre idiote autant qu’il se pourroit. Dieu merci, le s
86 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVIII. » pp. 357-396
bits, & lorsqu’il a bien fouillé par-tout, il lui dit : « Allons, rends -moi ce que tu m’as pris, sans te fouiller ». Il f
de ne point faire son malheur, & qu’Euclion, loin de savoir s’il rend sa fille infortunée, croit au contraire faire son
 ? n’est-il point ici ? Qu’est-ce ? Arrête. (Se prenant par le bras.) Rends -moi mon argent, coquin !... Ah ! c’est moi ! Mon
t qu’on a découvert son mariage, avoue son crime, dit que l’amour l’a rendu coupable. Harpagon entend l’amour de ses louis d’
doit être épurée, sans quoi le plus petit de ses canaux s’en ressent. Rendons cette vérité encore plus sensible par des exemple
aginera sans doute que je me moque de lui. D’ailleurs, la pauvreté le rend le plus avare de tous les hommes. Euclion, à part
suis pauvre, du moins je suis sans reproche. Pourquoi donc vouloir me rendre ridicule auprès de vous & de votre famille ?
p; qu’il se condamne à l’eau.   Harpagon veut se pendre si on ne lui rend pas l’argent qu’on lui a volé.   Euclion, dans un
e, renonce même à l’amour qu’il a pour Mariane, à condition qu’on lui rendra sa cassette ; &, quand tout le monde cherche
pter un seul, ne soient d’un avis contraire : alors il faudra bien se rendre . Quant au plan général de la Piece Françoise, il
87 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVII. De l’Art de prévenir les Critiques. » pp. 309-313
dis qu’il l’auroit trouvé mal sans la précaution de l’Auteur. Pour me rendre plus intelligible, j’aurai recours à ma méthode o
liere n’eût rappellé cette grande vérité aux spectateurs avant que de rendre Tartufe dupe d’Elmire, ils auroient trouvé surpre
dois point prétendre Qu’on puisse être content & qu’on veuille se rendre . Sans doute il est fâcheux d’en venir jusques-là,
88 (1892) Vie de J.-B. P. Molière : Histoire de son théâtre et de sa troupe pp. 2-405
Lekain, à l’occasion du centenaire de Molière, en 1773, eut l’idée de rendre un hommage public au grand poète en lui élevant u
 N’est-il pas étrange, disait le critique Geoffroy, qu’un Italien ait rendu le premier cet hommage dramatique à notre Molière
n de s’accomplir. La Révolution, malgré quelques hommages qu’elle lui rendit pendant la première période, ne fut pas favorable
article qui mérite d’être cité parmi les hommages les plus éclatants rendus à Molière par des étrangers. Celui de la Foreign
vrier 1673, l’auteur du Malade imaginaire fut rapporté mourant, où il rendit le dernier soupir. L’idée de faire de la nouvelle
orsque le mérite s’élève à une certaine hauteur, lorsque les services rendus s’étendent à la généralité des citoyens, et par d
rit humain lui-même, qui pourrait demander que les honneurs qu’on lui rend ne fussent qu’une affaire purement municipale ? U
aîné, survivancier de sa charge, dut le remplacer. D’autres remarques rendent ce voyage probable. C’est à ce moment qu’il aurai
une année le roi Louis XIII dans la tombe. Le cardinal-ministre avait rendu son nom redoutable et son joug pesant. La France
uines de son introducteur ; le plaisir que lui fait cette aventure le rend poète, il en fait une comédie, et voilà le grand
ry s’engage à travailler aux dits ouvrages dès le lendemain et à tout  rendre bien et dûment fait « dans jeudi prochain venant,
ient les acteurs que par derrière et un peu sur les côtés, ce qui les rendait presque tout noirs, on s’avisa de faire des chand
s avons vu les comédiens traiter, le 28 décembre 1643, consentit à se  rendre pleige caution pour Jean-Baptiste Poquelin de Mol
ar des présents magnifiques autant que par d’illustres acteurs, se va rendre , sous vos faveurs et sous l’appui de votre nom, s
eut lieu dans les premiers mois de l’année 1646, au plus tard. Elles rendent aussi moins vraisemblable ce qu’on avait cru pouv
ans sa première comédie : Votre père fait voir une paresse extrême À rendre par sa mort tous vos désirs contents. (L’Étourdi,
, le sieur du Fraisne comédien, est venu dans la Maison de ville nous rendre ses devoirs de la part de leur compagnie et nous
lieutenant général pour le roi en la province. Comme ces comédiens se rendaient à Pézenas, où se réunissaient les états du Langue
ris, peu s’en est fallu qu’il n’ait fait comme le chien de Xantus qui rendit l’âme pour avoir suivi son maître avec trop de dé
 en effet pendant quelques mois ; puis, vers la fin de l’année, il se rendit à Paris : il y vint épouser (le 24 février 1654) 
quel débutait le ballet : Après que ses faits pleins de gloire T’ont rendu le témoin d’une illustre victoire, Dont l’orgueil
u, nous emprunterons le récit de M. Charles Monselet, qui a essayé de rendre à l’héroïne son dialecte languedocien37. Une jeu
sienne, et que La Fontaine partagea presque seul avec lui. Il s’était rendu familiers Montaigne, Noël du Fail, Brantôme, Rabe
e. Ils n’ont pas même un défaut dont il ne profite quelquefois, et il rend originaux ceux-là même qui sembleraient devoir gâ
es intermèdes à la mode espagnole. Cette application à la tragédie la rendit plus propre peut-être à élever ensuite le ton de
ar Héraclius nous ouvrons un théâtre Où je crois tout charmer et tout rendre idolâtre. Mais, hélas ! Qui l’eût cru ? Par un co
point dans son Élomire hypocondre : […] Par exemple, Élomire Veut se rendre parfait dans l’art de faire rire : Que fait-il, l
probablement en jugea ainsi, et dont cette exclamation peut servir à  rendre l’impression. Quant à l’autre partie de l’assembl
autres commodités qui s’y trouvent. Au reste, lorsque ce théâtre fut rendu au public, on couvrit ces degrés, qui pourtant ne
ux de la jeune fille, qui paraissait assez disposée à la religion, se rendit au monastère, et, après l’avoir instruite en part
viés, qui étaient, suivant Loret, « la fleur de toute la France », se rendirent dans une allée de sapins, où l’on avait construit
mme ceux qui croient avoir du mérite ne manquent jamais de vanité, il rend tous les repas qu’il reçoit, son esprit le faisan
de salle des gardes et, s’inclinant devant Sa Majesté, lui demanda de rendre  l’honneur à un vieux militaire qui avait voulu te
tre que chez elle la fécondité n’avait pas été interrompue, et ce qui rendrait le cas moins surprenant. Il nous paraîtrait fort
omnie, lorsqu’elle s’acharne sur quelqu’un, sait parfaitement éluder, rendre suspect l’acte le plus authentique. Molière ne co
rquer l’absence de la sœur de Madeleine, on signa le contrat et on se rendit  à l’église. Et quel jour encore, et à quelle heur
ntentement de ce mariage, peu importe. « On signa le contrat et on se rendit à l’église », continue M. Éd. Fournier. Ne dirait
dieux, que d’entrer comme il faut dans le ridicule des hommes, et de rendre agréablement sur le théâtre les défauts de tout l
ce passage où Boursault prend la défense de la religion, et cherche à rendre suspects les sentiments et les intentions de Moli
lt ! Je voudrais savoir de quelle façon on pourrait l’ajuster pour le rendre plaisant ; et si, quand on le bernerait sur un th
ue c’est tourner le royaume en ridicule, railler toute la noblesse et rendre méprisables, non seulement à tous les français, m
il n’épargne que l’auguste personne du roi, que l’éclat de son mérite  rend plus considérable que celui de son trône, il ne s
cet incomparable monarque est toujours accompagné des gens qu’il veut rendre ridicules, que ce sont eux qui forment sa cour ;
artuffe, le 25 septembre. La reine mère, Anne d’Autriche, qui s’était rendue à Villers-Cotterets, n’assista pas à la représent
et une si continuelle et si vive imagination, uniquement propre à le rendre son bourreau et le bourreau des autres. » Ses biz
ourra cette fois le jouer avec les suppressions, les variantes qui le rendraient plus acceptable. Il réclame le secret avec instan
ur faire sortir de son esprit diabolique une pièce toute prête d’être rendue publique, en la faisant monter sur le théâtre, à
e, ordonné du Sauveur pour la sanctification des âmes, à dessein d’en rendre l’usage ridicule, contemptible, odieux. Il mérita
aux perturbateurs, ce que fit l’acteur, leur proposant de leur faire rendre leur argent, ou menaçant de faire baisser la toil
La raison la lui faisait regarder comme une personne que sa conduite rendait  indigne des caresses d’un honnête homme. Sa tendr
n’ont pu vaincre le penchant que j’avais à l’amour, j’ai cherché à me rendre heureux, c’est-à-dire autant qu’on peut l’être av
rcils noirs et forts, et les divers mouvements qu’il leur donnait lui rendaient la physionomie extrêmement comique104. » Cette i
la Gloire du dôme du Val-de-Grâce, à la louange de son ami, et il lui  rendit un signalé service en justifiant aux yeux de Colb
leroi ; le 25, à Tournai. Le 2 juillet, il était devant Douai, qui se  rendit le 6. Le 31, il prenait possession d’Oudenarde. D
ait examiner de nouveau la pièce, et qu’ils la joueraient. » Lille se rendit le 27 août, le roi revint à Saint-Germain le 7 se
ai, Louis XIV signait le traité d’Aix-la-Chapelle, en vertu duquel il  rendait la Franche-Comté dont les places avaient été déma
ordinaire du roi et aumônier de Sa Majesté. On verra que ce prêtre se rendit , aussitôt Molière expiré, à Versailles avec la ve
d’Armande, d’autant plus que Molière, qui, suivant Grimarest, « pour rendre leur union plus parfaite », quitta l’usage du lai
et malgré toute sa philosophie le jugeait superficiellement. Il ne se rendait pas bien compte de cette possession entière de l’
ait d’inutiles avertissements et d’inutiles menaces ? Loin donc de se rendre aux conseils de ses amis, Molière prit le parti d
de musique, abusait de son privilège, ne cessait de retendre et de le rendre plus gênant aux autres théâtres. Lorsque La Comte
ie. « Sans cela, leur dit-il, je ne puis m’y trouver, et vous pourrez rendre l’argent. » Les comédiens tinrent les lustres all
ici, dit-il, du changement. » Baron, ayant vu le sang qu’il venait de rendre , s’écria avec frayeur. « Ne vous épouvantez point
ayeur. « Ne vous épouvantez point, lui dit Molière, vous m’en avez vu rendre bien davantage. Cependant, ajouta-t-il, allez dir
toute la résignation qu’il devait à la volonté du Seigneur. Enfin il  rendit l’esprit entre les bras de ces deux bonnes sœurs 
t de malheur, la Molière avait amené avec elle le curé d’Auteuil pour rendre  témoignage des bonnes mœurs du défunt, qui louait
range, avec paraphe. Collationné en son original en papier, ce fait, rendu par les notaires au Châtelet de Paris soussignés,
fine et sage plaisanterie. »C’est une faible et lâche traduction qui rend à peine le sens des vers de Huet. Plus d’un senti
et inimitable, il a porté la comédie à un point de perfection qui l’a rendue à la fois divertissante et utile. Mais Molière ne
olentes inimitiés auxquelles elle était visiblement en butte devaient  rendre sa position difficile. Si l’on veut avoir une idé
ait des nouvelles. Le président la conjura de ne rien oublier pour le rendre heureux, et qu’elle devrait être sûre de sa recon
ésident lui promit de se souvenir toute sa vie du service qu’elle lui rendait  ; il prit l’heure du rendez-vous, où il se trouva
enir toute sa vie du service qu’elle lui rendait ; il prit l’heure du rendez -vous, où il se trouva longtemps avant la demoisel
i donnaient un grand agrément. Un jour que la Tourelle avait donné un rendez -vous au président chez la Ledoux, elle y manqua ;
connais ; mais je n’ai rien à me reprocher, et quand vous manquez au rendez -vous que vous m’avez donné et que je viens tout i
lui venait son obstination à lui soutenir qu’elle lui avait donné un rendez -vous auquel elle avait manqué. « Ah Dieu ! s’écr
lui dit cet amant outré, et je souhaiterais que tout Paris y fut pour rendre votre honte plus publique. — Insolent ! j’aurai
. » Elle exigea, à sa majorité, des comptes de tutelle qui lui furent rendus le 9 mars 1691, et qui soulevèrent des contestati
la tragédie de Hercule mourant, en 1636 : Ton Hercule mourant va te rendre immortel ; Au ciel comme en la terre il publiera
aison du roi140. fut peu de temps après qu’eut lieu l’accident qui le  rendit boiteux. Se trouvant sur la place du Palais-Royal
our garants de toutes ses actions 146 ; un second mariage la [p.364] rendit femme d’intérieur ; un second mariage aurait-il r
age la [p.364] rendit femme d’intérieur ; un second mariage aurait-il rendu Molière moins inquiet et moins tourmenté ? » Nou
e Debrie lui causait toujours une impression fâcheuse, et que cela le rendait dans ses colères contre Monsieur Loyal et autres,
mait beaucoup ; « l’ayant mariée, dit Granval père, à un homme qui la rendit malheureuse, il en mourut de chagrin ». Il mourut
de Psyché, lui fait ce compliment modeste ; Mademoiselle Létang Qui rend tout le monde content. Elle avait fini par obten
la troupe, avait peu de talent et dut renoncer au théâtre, où elle ne rendait que de médiocres services. À Pâques de 1664, La G
e, Brécourt s’offrit pour cette entreprise dangereuse, et promit d’en  rendre bon compte ; il était connu pour un homme de main
connaisse que c’est à vous qu’il a l’obligation du service que je lui rends . J’ai aussi, ajouta-t-il, un habit de théâtre don
une lettre très touchante, et lui marqua de prendre la poste pour se rendre plus promptement auprès de lui. » Baron partit a
près Pâques, M. de Molière manda de la campagne le sieur Baron qui se rendit à Paris après avoir reçu une lettre de cachet (po
son diocèse d’unir les deux sujets dont il s’agit. Mlle Bourguigon se rendit un dimanche à sa paroisse avec Beauval, qu’elle f
Sadite Majesté mande et ordonne à ladite Beauval et à son mari de se rendre incessamment à la suite de sa cour pour recevoir
de Guénégaud à Paris pour n’en faire à l’avenir qu’une seule, afin de rendre les représentations des comédies plus parfaites p
les haines politiques, la troupe fut emprisonnée pendant la Terreur. Rendue à la liberté, elle resta divisée et se partagea e
. Quand Cailhava, Lenoir et Delaporte voulurent, après la Révolution, rendre un juste hommage à Molière en désignant et décora
uée, Hortense Desjardins prend le costume d’officier de cavalerie, se rend à Cambrai, où résidait Villedieu, et le provoque
ovoque en duel. Sur le terrain, les deux amants se réconcilient et se rendent en Hollande où leur union s’accomplit sans diffic
89 (1852) Légendes françaises : Molière pp. 6-180
un abattement qui inquiétait bien le grand-père : il aurait voulu lui rendre un peu de cette sérénité naturelle à son âge, mai
ne pensa aux autres hommes que pour les faire rire, les consoler, les rendre meilleurs. Mais, chose admirable ! Il les fit rir
fit rire en leur parlant sérieux. Puisse au moins le récit de sa vie rendre chère à tous, en sa personne, la mémoire de tant
rs ; d’avoir vu disparaître ainsi ses trois acteurs favoris, cela lui rendit plus cher encore le lieu où il avait recueilli un
grand-père ayant pris la parole à son tour, le père fut obligé de se rendre , et il consentit, après quelques explications, à
s s’être fait applaudir dans l’Étourdi, quitta Lyon; nos comédiens se rendirent à Montpellier, auprès du prince de Conti qui tena
coup de pincettes que M. de Conti lui avait donné à la tempe. Cela ne rendait pas la place très enviable. Il continua donc les
ient les acteurs que par derrière et un peu sur les côtés, ce qui les rendait presque tout noirs, on s’avisa de faire des chand
’eût tenue dans l’abrutissement et l’esclavage, s’il eût cherché à la rendre idiote, à la bonne heure ! Dans cette situation
ait plaisanterie de la religion; qui fait métier de libertinage ; qui rend la majesté de Dieu le jouet d’un valet de théâtre
regard de celui qu’elle aime, voilà ce qui guérit Lucinde, ce qui lui rend sa gaîté, sa santé. L’esprit a grand empire sur
je veux qu’il sache que c’est à vous qu’il doit le service que je lui rends . On peut ajouter à cette somme, continua-t-il, ce
ue des prairies, le chant des oiseaux, auquel il était très sensible, rendaient le calme à son âme. Théocrite, Virgile, Horace lu
eut-être pas l’intention de me donner un louis d’or, je viens vous le rendre . - Tiens, mon ami,dit Molière, en voici un seco
avec ses habits, son patois, ses allures, et jamais personnage ne fut rendu avec une plus grande perfection. La comédie fut e
e Debrie lui causait toujours une impression fâcheuse, et que cela le rendait , dans ses colères contre Monsieur Loyal et autres
franche et si française, qui, chaque soir, venait égayer les esprits rendus sérieux par le Misanthrope, les applaudissements
ue faire des comédies ; mais qui dit comédie, dit vérité, et pour les rendre plus vraies, il puisait dans sa vie, dans celle d
gnanime, oublia tout, même son mal. Pour complaire à sa femme, « pour rendre leur union plus parfaite, dit Grimarest, il quitt
ie : « Sans cela, leur dit-il, je ne puis m’y trouver, et vous pouvez rendre l’argent. » Les comédiens tinrent les lustres a
ici, dit-il, du changement. » Baron, ayant vu le sang qu’il venait de rendre , s’écria avec frayeur. « Ne vous épouvantez point
ayeur. « Ne vous épouvantez point, lui dit Molière, vous m’en avez vu rendre bien davantage. Cependant, ajouta-t-il, allez dir
toute la résignation qu’il devait à la volonté du Seigneur. Enfin, il rendit l’esprit entre les bras de ces deux bonnes sœurs;
90 (1865) Les femmes dans la comédie de Molière : deux conférences pp. 5-58
politique, C’est-à-dire ordonnant quels soins on emploierait Pour la rendre idiote autant qu’il se pourrait5. Il veut qu’ell
es habitudes de la vie publique qui éloignaient les hommes des femmes rendaient la coquetterie impossible. Elle ne put fleurir qu
ain, si fort brouillés ensemble,     Malgré tout ce qui peut vous le rendre odieux, Vous ayez pris chez lui ce qui charme vos
s originaux de son caractère. On a souvent reproché à Molière d’avoir rendu la vertu ridicule dans la personne du Misanthrope
eçoivent aujourd’hui les femmes a retiré à l’amour son bandeau et l’a rendu très bon calculateur. Les plus sages se plient à
les-là mêmes rapportent de la pratique du monde des souvenirs qui les rendent malheureuses et des prétentions qui les rendent r
des souvenirs qui les rendent malheureuses et des prétentions qui les rendent ridicules. Il est permis au riche d’étaler sa ric
i représente que leur empressement l’honore et que chacun, voulant se rendre agréable, fait cet hommage à sa beauté. Moi, répo
à leur mari un rôti brûlé. Henriette n’y est point exposée. Sans se rendre familière aux domestiques, elle sait leur parler
uffe lui a faite, elle n’en dirait rien, si l’indignation de Damis ne rendait sa réserve inutile. Elle ne prend conseil que de
ieu, en nous imposant des devoirs, y attache certains plaisirs qui en rendent l’accomplissement plus facile ; et le bonheur qu’
91 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VII. De l’Exposition. » pp. 139-164
’une piece est très difficile à faire. Il faut tant de choses pour la rendre bonne, que nous n’en avons qu’un petit nombre sur
lui faisois des dons ; mais, avec modestie, Il me vouloit toujours en rendre une partie. C’est trop, me disoit-il, c’est trop
il sait déja, en lui disant, tu sais ceci, tu sais cela. . . . Ce qui rend une chose vicieuse ne peut pas servir à l’excuser
tant d’honnêteté ? tâchons plutôt, par toutes sortes de voies, de lui rendre , dans son grand besoin, le plaisir qu’il m’a fait
courons pas si fort. Voyez-vous ? vous avez la caboche un peu dure : Rendez -vous affermi dessus cette aventure. Autrefois Tru
n maître Albert jeune l’avoit conduit. Mais, pour se joindre tous, le rendez -vous qu’il donne, Durant deux ans entiers ne lui
mer par quelque Turc corsaire, Puis être à leur famille à point nommé rendus , Après quinze ou vingt ans qu’on les a cru perdus
92 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXIII. Examen de quelques Caracteres. » pp. 350-377
s sont les qualités d’un caractere, quels sont ses défauts, ce qui le rend plus ou moins propre à la scene, & plus ou mo
e, je suis votre serviteur. . . . . . Je quitte tout, Madame, pour me rendre chez vous. La Marquise. Que je vous suis obligée,
e. Que je vous suis obligée, Monsieur ! Le Comte, à la Branche. Allez rendre ces dépêches... Enfin, Madame... N’oubliez pas de
ersailles ! Et la lettre de cachet ? La Branche. Votre écu... Je l’ai rendue , Monsieur, ce matin... Le Comte. Ce matin ! Voilà
traire, puisqu’on peut l’associer à une infinité de caracteres qui le rendront plus théâtral en redoublant ses forces ». C’est t
point, aux dépens de mon cœur,   Pour faire plutôt leur bonheur,   Me rendre malheureux moi-même66. En voilà suffisamment pou
’on ne pense à mettre sur la scene, parcequ’on doit nécessairement le rendre la dupe de son caractere ; ce qui n’est pas aisé,
93 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IV. Brueys & Palaprat, imitateurs, comparés avec Térence, Blanchet, un Auteur Italien, & la nature. » pp. 100-132
dans les deux pieces. Mais ici l’amour d’Henriette & de Valere ne rend -il pas l’action plus animée ? N’est-il pas bien p
ue le premier est d’un facile accès, met Patelin dans un embarras qui rend sa situation bien plus comique : nous voyons dès
rges d’une succession qui regarde ma fille Henriette, & j’en dois rendre un compte en forme. M. Guillaume. Cela est juste.
te de viau, Monsieur. M. Guillaume. Allons, puisqu’il n’est pas mort, rendez -moi ce contrat, que je le déchire. M. Bartolin. C
on éleve ; elle attend chez elle le Capitaine pour le prier de la lui rendre , elle n’est visible que pour lui. Timante amant d
i à la Cour. On croit pouvoir tout dire en sa présence impunément. Il rend un compte fidele à son maître, & lui conserve
à traduire ce que dit Frontin la maniere des Acteurs Italiens pour se rendre intelligibles à ceux des spectateurs qui n’entend
94 (1882) Molière (Études littéraires, extrait) pp. 384-490
gré ce rapport défavorable, Jupiter, par caprice, ordonne à Plutus de rendre à Timon son opulence perdue. Plutus se fait d’abo
épreuve pour sa philosophie ; car sa raison ne servit alors qu’à lui rendre plus poignante la conscience des faiblesses qu’el
au dommage d’autrui. Altérer ainsi la conception de Molière, c’est la rendre méconnaissable, comme le prouvera l’esquisse où n
re la crise passagère qui exaspère les premiers instincts jusqu’à les rendre comiques. De cette double source procède une misa
lorsqu’il écrivit : « Une coquette veut qu’on la regarde ; elle ne se rend point sur la passion de plaire, et sur l’opinion
e plus que par charité. Cet optimiste à outrance s’empresse trop de «  rendre offre pour offre, ou serments pour serments » ; e
uites d’une querelle qu’il n’a pu désarmer. Tous ces services, il les rend sans faste à un ami maussade qu’il reprend sans a
ines indiscrétions. Aussi La Bruyère écrivait-il en sa préface : « Je rends au public ce qu’il m’a prêté. » Mais il est supe
i les regarde, et des moralistes les plus désintéressés. Voilà ce qui rend Le Misanthrope si attachant à la lecture ; mais c
isanthrope si attachant à la lecture ; mais c’est peut-être ce qui en rend la représentation un peu froide ; car le théâtre
ès106. Sous ce coup inattendu, Molière ne courba point la tête. Il se rendit avec Boileau chez le premier président, qui le re
édien qui […] passa des plaisanteries du théâtre, parmi lesquelles il rendit le dernier soupir, au tribunal de celui qui dit :
s, il n’épargne point les laides figures ; mais il se contente de les rendre plaisantes, et nous égayé, sans nous indigner. Or
visent à déshonorer une mère, à dépouiller un fils, et réussissent à rendre une aïeule l’ennemie de ses petits-enfants, un pè
e, cinq ans plus tard, en 1673, Racine transporta dans Mithridate, et rendit tragique, sans que personne le lui ait reproché c
et la réparer, c’est-à-dire pour demander la main de celle qui va le rendre père. Mais, aux premiers mots de sa prière, Eucli
e, le séducteur de Phédra. Aussi, tout s’arrange. Une fois sa marmite rendue , l’Avare se métamorphose même en un père de famil
i, même en imitant, reste créateur ; car, tout ce qu’il touche, il le rend sien, et c’est encore la nature qu’il étudie dans
à son vice. Il faut qu’il soit père. Scandale flagrant Or, pour la rendre saisissante, il lui fallait choisir un milieu pro
ante lui dira froidement : « Si vous ne me donnez pas Marianne, je ne rendrai pas la cassette », il ne comprend nullement l’imp
i l’avarice d’Harpagon ne se compliquait d’un amour sénile, qui va le rendre le rival de son fils. Ce n’est pas la première fo
tent. Nous pourrions répondre avec Pascal qu’il arrive à l’amour « de rendre un avaricieux libéral », et que par conséquent Ha
dité de bonne opinion, Cet indolent état de confiance extrême, Qui le rend en tout temps si content de lui-même, Qui fait q
e pas que ses mérites forceront tôt ou tard une volonté rebelle à lui rendre les armes ; mais il déclare sans vergogne « qu’à
ale la perte de sa fortune. Alors seulement, le drôle s’empressera de rendre à Henriette toute la liberté de son choix ; et, p
é devant son frère auquel il n’ose l’avouer. Une verte mercuriale lui rend momentanément certaine force d’emprunt. Voyez en
lartés de tout ; Mais je ne lui veux point la passion choquante De se rendre savante, afin d’être savante ; Et j’aime que souv
scène 4. 59. Elle ne le dit qu’à lui. Quelle faveur ! 60. Ce qui le rend malheureux, ce n’est pas d’avoir été trop fidèle
ope du dix-septième siècle nous demande de nous corriger ; les autres rendent la société responsable de nos fautes. 63. Cepen
125. Sans doute, Tartuffe n’a pas dû choisir exprès une famille qui rendit ses visées plus difficiles et plus audacieuses :
95 (1885) Revue dramatique. Le répertoire à la Comédie-Française et à l’Odéon (Revue des deux mondes) pp. 933-944
sieurs les sociétaires pour celte solennité ? En octobre, ils se sont rendus à l’appel de M. le curé de Saint-Roch, qui les av
é, il est Dieu le père : allons voir quels honneurs ses cardinaux lui rendent  ! On y va : Horace et le Menteur ! .. C’était déj
un hachis suspect. Voilà, si l’on me pardonne cette comparaison, qui rend ma pensée avec outrance, l’image de la Comédie-Fr
au moment que le héros de Molière donne la main au Commandeur : ne le rendra-t -elle jamais ? Heureux Beaumarchais, l’année derni
ivaux ? Où donc apprendront-ils avec plus d’agrément à discerner et à rendre les nuances du sentiment et du style ? Toutefois
’Odéon possèdent l’une et l’autre un fonds assuré de spectateurs pour rendu aux lettres est une élégance, et qui entendent un
96 (1881) Molière et le Misanthrope pp. 1-83
enu à la raison ? Je n’oserais pas trop l’affirmer, car je ne me suis rendu qu’à contre cœur, et la considération qui m’a arr
théorie qu’on m’oppose ; cette théorie qui veut qu’un comédien, pour rendre Alceste, soit bâti d’une façon plutôt que d’une a
a miraculeuse imagination de son rival ; mais cela même le sert et le rend plus profond dans son observation. Les individus
goût ; en recherchèrent d’autres dont ils passent orner leurs comptes rendus  ; et Prévost-Paradol mit la main par fortune sur
palsambleu , ses froncements de sourcils et ses éclats de voix ne le rendent pas terrible le moins du monde ; nous savons très
lez-vous me les ôter ? Ils me sont chers, à moi, mes défauts ; ils me rendent heureux ; ils sont moi-même ; je vous laisse joui
Et puis, il faut être prudent. Il y a de mauvais vers que le temps a rendu bons. Qui ne se rappelle les plaisanteries dont o
Encore, dis-je, qu’il verse là dans ses exagérations accoutumées et rende même l’indignation comique, — n’importe, la cause
rime qui m’accable, Et cessez d’affecter d’être envers moi coupable. Rendez -moi, s’il se peut, ce billet innocent ; À vous pr
plus noble et de plus douloureux au monde ; et sa défaite en amour le rend cher à ceux qui ont eu plus ou moins à se plaindr
arce que l’excès même de sa vertu puritaine ne tend à rien moins qu’à rendre la société impossible ! Parce qu’à force de haïr
celui-là, c’est en un mot l’excès nuisible à la vertu même et qui la rend impossible à vivre. Ai-je été trop loin dans mes
97 (1884) Tartuffe pp. 2-78
rudence, l’une à un ami, libertin comme lui, et sentant le fagot, qui rendit le dépôt plus tard ; l’autre, à un dévot, qui le
hante les louanges… Vertu sincère, universellement respectée ; ce qui rend impossible autant que bien d’autres causes, la pr
ieur le Président ne veut pas qu’on le joue. »Molière cependant ne se rend pas. Madame, bien disposée pour lui, sollicite et
l’eût risquée ébauchée peut-être (comme la Princesse d’Élide) en fut rendu plus prudent. Il est en effet certain que les tro
 : c’est la lettre sur l’Imposteur, qui débute par un précieux compte rendu de l’unique représentation de 1667. En suivant pa
du de l’unique représentation de 1667. En suivant pas à pas ce compte rendu , on constate quelques différences avec notre Tart
, comme M. de Harlay, il a montré durant la Fronde un beau courage et rendu des services. Pour l’heure, encore que vieillissa
et selon qu’il lui est utile et jamais quand il ne servirait qu’à le rendre très ridicule… Il ne pense point à s’attirer une
et selon qu’il lui est utile et jamais quand il ne servirait qu’à le rendre très ridicule… Il ne pense point à s’attirer une
confiait ses rôles aux comédiens extérieurement les plus propres à en rendre l’esprit. Il tirait un merveilleux parti de leur
ssé : on se charge, moyennant quelques recettes très claires, de nous rendre heureux, dans l’autre vie, cela va de soi, mais d
t pourtant de ses études. Je crois très volontiers au contraire qu’il rendait à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à
98 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE PREMIER. » pp. 5-19
réfléchit point ; mais il a des graces, & ses incartades mêmes le rendent quelquefois intéressant, parceque la vivacité de
s bontés que sa fille a pour lui. Acte V. Philipin obtient un second rendez -vous pour son maître. Les amants sont ensemble :
core deux ou trois jours, au bout desquels il ne manqueroit pas de se rendre , la consolant le mieux qu’il lui fut possible de
es qui se croient morts tous deux, se revoient en tremblant, & se rendent mutuellement la peur qu’ils se font : la situatio
us réuni dans un seul acte que Quinault dans toute sa comédie, ce qui rend sa piece aussi vive, aussi rapide que l’autre est
99 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VI. Les Femmes. » pp. 103-120
, et l’honneur, et l’abnégation soient les vertus qui l’élèvent et la rendent digne de devenir femme352. Epouse, que son mari e
eut tout révéler au père, elle dit : Non, Damis ; il suffit qu’il se rende plus sage, Et tâche à mériter la grâce où je m’en
tié par tous les raffinements de la coquetterie, et qui pourrait seul rendre le bonheur avec l’honneur, celui-là, on n’est plu
justesse de sens, cette délicatesse de cœur, cette hauteur de vue qui rendent immortelles les peintures de femmes faites par Mo
uelquefois revêtues d’un vernis d’élégance, même de grandeur, qui les rend propres à intéresser : c’est un privilège des fem
100 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Préface » pp. -
arce qu’on n’avait pas démêlé les temps de leur existence, j’ai voulu rendre aux amateurs d’histoire le service de remettre le
i j’avais élevé plus liant mon ambition, j’aurais eu le malheur de me rendre ridicule ; j’ai donc évité le peccet in extremis
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