les, ses vices, ou les voyant d’un œil indulgent, risque de ne pas se
peindre
avec toute la fidélité nécessaire en pareil cas,
la folie de vouloir garder. Enfin le Philosophe, non content de nous
peindre
ce qui est inutile, de nous faire un faux portrai
N’ai-je point eu raison de dire qu’on se flatte toujours lorsqu’on se
peint
soi-même ? Un Sage que la nature a désarmé aussi
engage à se flatter, l’autre interlocuteur le redresse, & nous le
peint
au naturel. Ce que nous avons vu de la premiere s
s les scenes qui précedent son arrivée doivent nécessairement nous le
peindre
, ou du moins nous entretenir de lui ; ce qui n’es
e qu’il est assez question de lui dans cette scene. Scene II. Dorine
peint
à Cléante le foible qu’Orgon a pour Tartufe. Sce
lle veut de Tartufe, elle en tâtera, qu’elle sera tartufiée. Elle lui
peint
malignement les plaisirs qu’elle goûtera quand el
s y fassions grande attention. Scene II. Lisette prie Pasquin de lui
peindre
le caractere de son maître, & dévoile en écha
e pinceau bien énergique à son portrait. Scene IV. Pasquin acheve de
peindre
son maître, & c’est au mieux. Je remarquerai
frappant qui fasse dire au public : le voilà bien tel qu’on nous l’a
peint
, ou tel que le titre nous l’annonce. Les bons Aut
entendant ces vers, on ne dise pas : Ah ! le Tartufe ! L’Avare ne se
peint
pas ainsi tout de suite en se montrant sur le thé
illeurs la gloire d’un comique y gagne considérablement. Si l’ouvrage
peint
l’homme de toutes les nations, on le traduit dans
s bornes du royaume & porte le nom de l’Auteur avec lui : s’il ne
peint
qu’un François, un Italien, un Espagnol, il sera
ticulés, si bien prononcés, qu’il n’y a qu’une seule maniere pour les
peindre
à tous les yeux, & ceux qui demandent à être
Je défie par exemple que, dans quelque pays que ce soit, l’on puisse
peindre
un Malade imaginaire & corriger ses pareils,
ans sa manie, & le rendent enfin victime de leur art. Mais un fat
peint
à Paris, ne ressemblera pas du tout à un fat de L
uances différentes qui puissent marquer les différents lieux où on la
peint
. Les Tartufes François poussent des soupirs dans
anégyrique, et je n’imiterai pas les Comédiens Français, qui ont fait
peindre
Molière sous l’habit d’Auguste. Le Théâtre et la
nt une liaison intime et nécessaire. Les Poètes comiques ont toujours
peint
, même involontairement, quelques traits du caract
encore dans Les Femmes savantes. C’est qu’il ne s’est pas contenté de
peindre
les travers passagers de la société ; il a peint
st pas contenté de peindre les travers passagers de la société ; il a
peint
l’homme de tous les temps ; et s’il n’a pas négli
r les vrais rapports des choses ? Il est l’homme de la vérité. S’il a
peint
des mœurs vicieuses, c’est qu’elles existent ; et
re manquait son objet, et, pour donner mal à propos une froide leçon,
peignait
à faux la nature. Si le fils est blâmable, comme
t traité ce sujet, il l’eût dirigé vers un but philosophique ; il eût
peint
la destinée d’un vieux garçon, qui n’inspirant un
énandre un demi-Molière. Quel parti ne tire-t-il pas de ce genre pour
peindre
la nature avec plus d’énergie ! Cette mesure préc
. Mais si Molière a renforcé les traits de ses figures, jamais il n’a
peint
à faux ni la nature, ni la société. Chez lui jama
ton génie qui intéresse l’humanité, et c’est lui surtout que j’ai dû
peindre
. Ce génie si élevé était accompagné d’une raison
es intéressés, et n’écoutait pas la laideur déclamant contre l’art de
peindre
. Certains vices ont formé les mêmes prétentions,
plus que dans ces drames de société que leur extrême licence (car ils
peignent
nos mœurs) bannit à jamais de tous les Théâtres p
upart ne réussiraient point. On a dit une chose absurde. Eh ! comment
peindrait
-il des mœurs qui n’existent plus ? Il peindrait l
absurde. Eh ! comment peindrait-il des mœurs qui n’existent plus ? Il
peindrait
les nôtres : il arracherait le voile qui dérobe c
s passions, pour étudier les nuances qui les différencient, & les
peindre
avec plus ou moins de force sur nos théâtres. Si
ravers, &c. &c. joueront le principal rôle. Un Auteur peut-il
peindre
les mœurs ou les coutumes d’une nation sans en pe
Auteur peut-il peindre les mœurs ou les coutumes d’une nation sans en
peindre
le caractere ? Celui qui aura tracé un portrait d
es foiblesses, des vices du cœur ou de l’esprit d’un homme, nous aura
peint
nécessairement le caractere de cet homme, du moin
un autre côté il n’est pas moins évident que dans une comédie on doit
peindre
le ridicule, & même fortement : or il semble
our inspirer de l’effroi. Ces images nous font sourire, si elles sont
peintes
avec finesse : elles nous font rire, si les trait
s intérêts & des caracteres communs constituent la comédie. L’une
peint
les hommes comme ils ont été quelquefois ; l’autr
e la société, qu’on oublie qu’on est au spectacle. Un tableau est mal
peint
, si au premier coup d’oeil on pense à la toile, &
penser avec indépendance, a dû fournir un grand nombre d’originaux à
peindre
. L’affectation de ne ressembler à personne fait s
le permettre. Le comique François se divise, suivant les mœurs qu’il
peint
, en comique bas, comique bourgeois, & haut co
tire de la différence des objets que la comédie se propose : ou elle
peint
le vice qu’elle rend méprisable, comme la tragédi
te différence que nous croyons tous avoir apperçu les traits que nous
peint
Moliere, & que nous nous étonnons de n’avoir
étudié les mœurs du siecle, que de n’y voir aucun nouveau caractere à
peindre
. L’hypocrisie de la vertu est-elle moins facile à
ais il perd plus ou moins en raison de sa bonté essentielle. S’il est
peint
avec force & vérité, il aura toûjours, comme
ns tous les pays & dans tous les siecles. L’avocat patelin semble
peint
de nos jours. L’avare de Plaute a ses originaux à
rent leurs regles, & les auteurs leur fécondité. Le comique noble
peint
les mœurs des grands, & celles-ci different d
nde. C’est un ridicule de plus, qui ne doit pas empêcher un auteur de
peindre
les bourgeois avec les mœurs bourgeoises. Qu’il l
& aussi moral qu’il y en ait au théatre. Georges Dandin, où sont
peintes
avec tant de sagesse les mœurs les plus licentieu
erie & la réconciliation entre Mathurine & Gros-René, où sont
peints
dans la simplicité villageoisie les mêmes mouveme
e. Ces sortes de scenes sont comme des miroirs où la nature, ailleurs
peinte
avec le coloris de l’art, se répete dans toute sa
lange des comiques. C’est ainsi que dans le Festin-de-Pierre, il nous
peint
la crédulité de deux petites villageoises, &
se ; tableau où les objets sont choisis avec goût, disposés avec art,
peints
avec grace & avec élégance. Décent partout, n
ression. On doit sur-tout admirer l’art étonnant avec lequel il a scu
peindre
les moeurs, & rendre la nature : on sait comm
l’étude des anciens, & par leur maniere de mettre en oeuvre, il a
peint
la cour & la ville, la nature & les moeur
on élocution, n’est nullement comique ; & d’ailleurs il n’a point
peint
les moeurs des Romains pour lesquels il travaillo
ire les plus austeres. Il instruit tout le monde, ne fâche personne ;
peint
non seulement les moeurs du siecle, mais celles d
ici un trait admirable de la comédie du Tartuffe, où le divin Moliere
peint
la préoccupation d’Orgon contre tous les gens de
grand des poètes comiques ! La première règle de la comédie, c’est de
peindre
l’homme de tous les temps. Représentation de la n
it pour tous les hommes248. La deuxième règle de la comédie, c’est de
peindre
les originaux d’une société. Représentation des m
nt que des tissus d’aventures singulières où l’on ne songeait point à
peindre
les mœurs252. S’il existait quelque part un être
lables253. La troisième règle de l’auteur comique, c’est de ne pas se
peindre
lui-même. Son génie est impersonnel254. Il a pour
s pour deux raisons : la premiere, parceque si l’Auteur réussit à les
peindre
comme il faut, sa gloire est plus durable ; il n’
son Avare, a pris des traits chez une infinité d’Auteurs qui avoient
peint
avant lui l’avarice. Un Auteur qui veut traiter u
e fait, de saisir ses traits au moment où ils sont à peine formés, de
peindre
sa laideur dès qu’elle commence à se faire remarq
rtrait frappant. Ils sont plus ingrats, parceque si vous réussissez à
peindre
si bien la laideur de votre modele, que les origi
hélas ! il en est encore. Je suppose qu’un Comique entreprenne de les
peindre
sous prétexte que les mœurs ont changé depuis Mol
évotion à nulle autre pareille ; mais il manquera son coup s’il ne le
peint
pas convoitant la femme, la fille52, & le bie
malheureusement qu’il n’offre aussi que des superficies à qui veut le
peindre
. Etudions les nuances qui distinguent notre siecl
u précédent : il le faut absolument ; mais que ce soit seulement pour
peindre
avec des couleurs propres au temps, les caractere
r revêtir leurs chefs-d’œuvre. Un peintre qui retoucheroit une Sabine
peinte
par un grand maître, & qui, sous prétexte de
rd, & que les autres nations n’ont pas dédaignées quand elles ont
peint
leur Misanthrope haïssant le genre humain parcequ
rer au spectateur le masque de son héros, qui seroit obligé de lui en
peindre
l’intérieur & la fatuité, trouveroit la matie
dit non ; & la chose me paroît difficile à décider. Si j’avois à
peindre
un avare qui voulût passer pour prodigue, le cont
e crois, quel est l’aspect sous lequel tout homme raisonnable peut se
peindre
le Petit Seigneur. Aussi l’Auteur, content d’avoi
t Seigneur n’a pas des dettes, comme l’Important de Cour, l’Auteur ne
peindra
ni un petit ni un grand Seigneur du siecle. Si le
ore dans la piece de Brueys. L’on me dira qu’un Auteur moderne pourra
peindre
son héros avec plus de noblesse. Je ne vois pas s
celui que le Lecteur oppose tout bas à mes raisonnements. On pourroit
peindre
ces têtes folles qui, jouissant dans leur provinc
spection, le devient moins à mesure qu’on veut l’approfondir. Veut-on
peindre
la défiance d’un jaloux ? Destouches a pris les d
ur en faire un second portrait bien ressemblant. Voyons encore Dupuis
peindre
lui-même son caractere défiant. Scene IX. Dupui
ès propre à décider la question entre Molière et Shakespeare10. Pour
peindre
un caractère d’une manière qui plaise pendant plu
e. Les meilleures sont celles qui comiques pour un des interlocuteurs
peignent
en même teins d’une manière forte le caractère de
se d’autrui nous montre en nous (Mis le 18 nov. 1815 dans sd). 2 Pour
peindre
un caractère d’une manière qui plaise pendant plu
rend avec plus de grâce. La nuance est bien placée, mais elle est mal
peinte
. La fin de cet acte est froide. [Acte IV, scèn
ont pas comme Mme Du Deffand69, ressemblent à Mme Pernelle. Qui osera
peindre
une vieille après cette première scène, et celle
têtes troublées De la confusion de telles assemblées ; Ces deux vers
peignent
bien le parti des Sots et des Tristes dans la plu
là les meilleures, elles sont raisonnables. Ici un des caractères se
peint
, fait conclure sa définition et outre cela peint
un des caractères se peint, fait conclure sa définition et outre cela
peint
les autres, d’une manière piquante, en leur adres
Dorine Dorine Il entre. Jeu. Ce mot très bien dit par Mlle de Vienne
peint
seul la manière dont Orgon est regardé dans sa fa
ion se repose pendant cette scène. La marche de Molière est lente. Il
peint
parfaitement tout ce qu’il rencontre. Je voudrais
tir mon cœur atteint. Au plus beau des portraits où lui-même il s’est
peint
. Jeu. Elmire fait un geste ou plutôt une mine d’
n scélérat qui vous parle d’amour. Indignation de jeune homme ; cela
peint
bien Damis, mais la scène eut eu plus d’effet si
La marche de cette pièce n’est pas rapide, il est vrai, mais Molière
peint
parfaitement bien tout ce qu’il rencontre. Orgon
eur, je crois77.) Quant à l’Avare de Molière, c’est un caractère bien
peint
, mais comme on ne le montre point se trompant, da
une mince pension alimentaire, et de faire pendre Valère. On pouvait
peindre
Valère heureux, s’inquiétant peu de l’avenir et c
lère comme un homme voyant les choses de plus haut. Valère aurait été
peint
se moquant davantage des actions de l’Avare ; dan
ure feraient une peinture nationale, peu agréable peut-être, mais qui
peindrait
parfaitement nos mœurs, au philosophe qui, dans m
, pour faire croire que le vin s’étoit échappé. Il est impossible de
peindre
un caractère d’une manière plus piquante. Deux mé
dre un caractère d’une manière plus piquante. Deux mérites ici : Cela
peint
. Cela est plaisant. Trop souvent dans les meilleu
nemens qui soutiennent l’auteur. Si ces nuances délicates ne sont pas
peintes
avec le plus grand génie on bâille. Or l’on ne bâ
cette susceptibilité, cette inquiétude continuelle que Marmontel nous
peint
dans M. de Marigny, frère de Mme de Pompadour, et
e commencement de ce monologue un peu froid. J’ai pensé ensuite qu’il
peint
bien le génie de G. Dandin qui est raisonnable, m
est une grande question, et qui est difficile. Tu es curieux, Lubin.
Peint
bien l’homme d’esprit, qui ne met point aux chose
ang-froid, qui ne traite point une galanterie du stile d’une passion,
peint
le courtisan. Lubin Oui ; si j’avois étudié, j’a
avois étudié, j’aurois été songer à des choses où on a jamais songé.
Peint
la suffisance sotte de Lubin. Lubin Par ma foi.
mon cœur. Clitandre Aussi t’ai-je amené avec moi pour l’entretenir.
Peint
plus particulièrement le courtisan. [Acte III,
ent dans cette manière de chercher le bonheur ? On peut seulement les
peindre
comme singulières, ce qui inspire l’intérêt de la
tin Descartes, pour l’aimant, donne fort dans mon sens. Tournure qui
peint
parfaitement l’orgueil du pédant. On retrouve cel
e Nous serons, par nos lois, les juges des ouvrages ; A le mérite de
peindre
à la fois l’orgueil et le vide de puissance des p
s altéré. À tous événements le sage est préparé. Voilà qui achève de
peindre
le cuistre ; l’on rit un peu à mais, par méprise,
ve plaisante à me parler ainsi ; Voilà bien le faux brave. Voilà qui
peint
bien le pédantisme qui aime les choses anciennes
s votre consentement ? Nouveau et excellent trait de faiblesse, cela
peint
bien mais ne fait pas rire. [Acte V, scène IV]
er acte du Médecin malgré lui sont des modèles. Le caractère le mieux
peint
est celui de l’homme faible. Ce qu’il y a de rema
hommes, donc un moyen de les rendre amoureux est de se faire savante.
Peindre
une femme voulant plaire à son amant à force de s
res que la physionomie, très forts. Cela seul fait que le ballet peut
peindre
très peu de passions, et encore très grossièremen
ou plutôt ne pas aimer (tout en convenant qu’elles sont admirablement
peintes
, et du plus vivant coloris) les femmes de Molière
pires pour un homme qu’une méchante femme telle que la conçoit et la
peint
Molière ; et, au terme comme au début, le comique
toute la philosophie que Molière a dépensés dans cette pièce, à nous
peindre
cette lutte si singulière et si vraie d’une petit
donner qu’une première idée d’Alexandre, et vous la donner fidèle, je
peindrai
un jeune homme brillant, élevé par les philosophe
hilosophes grecs, fou de gloire, qui s’en va conquérir l’Asie ; je le
peindrai
généreux, magnanime, plein de génie, civilisateur
s fois qu’il le peut, l’expression crue et brutale : eh bien, il veut
peindre
un jour les Précieuses : voyez comme il attrape l
constance est souvent triviale et brutale, surtout quand il s’agit de
peindre
un état d’âme excité, une passion ; c’est alors q
! » Voulez-vous encore un trait, un trait admirablement choisi pour
peindre
l’esprit d’une condition : vous le trouverez dans
viendra développer une naissance plus illustre21. Est-il possible de
peindre
l’effet des romans mauvais, des romans extravagan
f extraordinaire, et alors la figure va bien au-delà de ce qu’il veut
peindre
. Tel est le portrait de M. Purgon ; le voici, je
à lui-même22. Ce n’est pas seulement le médecin systématique qui est
peint
ici : ce portrait, devenu, tout en restant partic
ulier, si général, c’est celui de l’esprit de système : il s’y trouve
peint
, saisi, exprimé en toute chose. On y voit, non se
rties fines : tout le croquis d’une ville de province, ressuscitée et
peinte
, vous saute aux yeux dans une seule scène. M. de
sent, les devine, les conçoit par intuition, c’est-à-dire que voulant
peindre
la passion et ses crédulités, il prend un trait i
. Ce ne sont pas les individus que nous coudoyons tous les jours, qui
peignent
et affirment cette passion, c’est l’être typique,
inconséquence. C’est cette marche de la passion, que Molière voit et
peint
en visionnaire, qui est la vérité absolue de son
On en peut dire à peu près autant de Madame d’Escarbagnas : tous deux
peignent
l’esprit de province ; mais non pas seulement dan
is voir, dans Molière, le type de M. Purgon, qui, à force d’être bien
peint
, devient général ; eh bien, voilà maintenant des
e le moins louable ; cela vient aussi du désir qu’avait Molière de ne
peindre
qu’à fresque et d’une grande touche. Goethe a cré
elles soient jeunes et dans l’éclat de la beauté. Cependant, il les a
peintes
comme leur plus cruel ennemi les peindrait diffic
beauté. Cependant, il les a peintes comme leur plus cruel ennemi les
peindrait
difficilement. J’ai dit crédulité et vanité ; je
ans le théâtre de Molière deux femmes qui sont terribles, et qui sont
peintes
, comme je le disais tout à l’heure, tout à fait à
ui, que parce qu’elle est profondément impartiale et indifférente. Il
peint
des vices et des passions ; il les peint tels qu’
partiale et indifférente. Il peint des vices et des passions ; il les
peint
tels qu’ils sont ; il ne se soucie absolument pas
’est nous qui faisons ce raisonnement deux cents ans après. Molière a
peint
le monde tel qu’il le voyait, sans se soucier d’y
ait sa coque ; Arnolphe, c’est lui, c’est sa propre situation qu’il a
peinte
, il n’est pas possible d’en douter. Armande Béjar
absolue, c’est l’amour de la vie ! Et comment eût-il été possible de
peindre
mieux cette passion, qu’en choisissant pour type
rgan, messieurs, n’est pas le seul personnage dans lequel Molière ait
peint
cet amour acharné de la vie. Il me semble qu’il l
Molière ait peint cet amour acharné de la vie. Il me semble qu’il l’a
peint
deux fois, une autre fois et sous une autre forme
travers qu’il doit avoir. Eh bien, le mari systématique qu’il a voulu
peindre
, le mari égoïste et fantasque, pour qu’il soit co
t pas assez pour Molière, c’eût été assez pour un autre peut-être, de
peindre
les ridicules qu’il avait sous les yeux ; il avai
stes sur les bras. Quand on se figure le règne de Louis XIV, on se le
peint
comme un règne uniforme, comme une époque de gloi
e Molière, les procédés de son génie, les mœurs de la société qu’il a
peinte
, sa conception du monde et de son siècle. Je voud
ps, qui fût parfaitement adaptée. Je vais dire laquelle. Je vous l’ai
peint
comme un poète effréné ; je vous ai montré cette
es querelles nées de l’esprit processif comme Dufresny a essayé de le
peindre
dans une pièce d’ailleurs assez froide, La Réconc
en qui l’irritation, quand il était choqué, était si naturelle. Il a
peint
, au besoin, des femmes résignées dans leur lutte
s beaucoup, et encore Angélique est-elle assez mal résignée ; il en a
peint
au moins deux, pour se prévaloir de résignation e
mariage et les rapports matrimoniaux. Les femmes ne sont pas toujours
peintes
par Molière sous des couleurs très favorables, no
vermillon, quel teint, Le printemps dans sa fleur sur son visage est
peint
. Cependant, à l’entendre, il se soutient à peine
its, de ce que nous sommes nous-mêmes. On m’a reproché encore d’avoir
peint
Molière plus malheureux, plus dévoré de passions
il donne toute latitude à sa violence ; et c’est ainsi qu’il arrive à
peindre
au sombre et au tragique, lui, le grand comique !
ceté, avec le don de pénétrer nos faiblesses, rencontrerait, pour les
peindre
, ces éclairs et ces vivacités de langage qui sont
resser, quand bien même nous ne comprenons plus les mœurs qu’ils nous
peignent
. Ils nous offriront à la lecture une autre espèce
plus sûrement le rire. Sa liberté nous est un gage qu’elle saura tout
peindre
, mais non pas qu’elle s’interdira de rien défigur
naît de la scene, de la situation des personnages, & que tout l’y
peint
? Tels sont les tableaux de Moliere. Son Tartufe
ages de la scene dans un trouble assez grand pour qu’il mérite d’être
peint
? Le tableau qui nous le rendra peut-il être frap
e mettre au bas de la toile le nom de toutes les choses qu’il a voulu
peindre
. Ce n’est certainement pas le moyen de me faire i
x de Molière, jamais. Cela tient aussi à ce que Shakespeare étudie et
peint
l’homme surtout dans la passion, qui est mouvante
onnelles. Mais il était malheureux, dira-t-on. Bon gré mal gré, on se
peint
dans ses ouvrages, et le cœur n’est pas si loin d
dans la contemplative, et de là, maître de soi et des hommes, il les
peignait
au vif, et surtout il riait. Et cela lui était d’
mplet, comme nous disons dans le patois du jour. Mais il ne s’est pas
peint
en pied ; il ne s’est pas incarné dans tel ou tel
extrait de l’Impromptu de Versailles. « Son dessein, dit-il, est de
peindre
les mœurs sans vouloir toucher aux personnes, et
r songé à toutes les personnes où l’on peut trouver les défauts qu’il
peint
, il faut sans doute qu’il ne fasse plus de comédi
auté. Sa grande affaire, il nous le disait tout à l’heure, c’était de
peindre
les défauts des hommes ; et il les prenait où il
monde trouvera avec moi que cela était assez beau et assez grand ! «
Peindre
les hommes », tel était donc le but de Molière ;
and ! « Peindre les hommes », tel était donc le but de Molière ; les
peindre
dans leurs défauts surtout, puisque tel est le do
out à l’heure : mais il parait évident, tout d’abord, qu’il a voulu y
peindre
la société, disons même la bonne société : et son
Misanthrope ce sous-titre : l’Amoureux atrabilaire. Eh bien ! cela ne
peint
pas mal notre homme. Amoureux, il l’est en effet,
omme Sont légers ou sont de poids. Et en deux mots, Saint-Simon nous
peint
le juge ; « Dès qu’il apercevait un intérêt ou u
n aient fait l’ennemi des hommes, ou des femmes. Je nie qu’il se soit
peint
dans un misanthrope. M. de La Pommeraye a établi
ps, autres mœurs. Je ne vois dans Molière qu’un but social : celui de
peindre
la société, de rire de ses travers et de l’aimer
e à une nation seule. Mais nous, François, n’allons pas nous amuser à
peindre
sur notre théâtre les mœurs ou le caractere d’une
a suivi le torrent, s’est laissé entraîner par l’usage, & nous a
peint
les mœurs les plus anciennes, en introduisant dan
e serions pas aussi frappés que nous le sommes de tous les traits qui
peignent
l’Avare, si Harpagon exerçoit sa lésine sur la dé
choses à craindre : la premiere que le poëte n’imite ces peintres qui
peignent
une belle femme d’idée, sur le rapport qu’on leur
Après avoir admiré les couleurs favorables avec lesquelles M. Favart
peint
le cœur d’un Anglois, il est juste de voir la cri
pour leurs affaires & leur penchant à se laisser voler sont bien
peints
. Acte II. Scene II. LE MARQUIS, M. POT-DE-VIN
de Béverley.) Béverley frémit en approchant de sa maison, & se
peint
les plaisirs qu’il y goûtoit jadis. Jarvis, qui
pas trouvé son maître chez Vilson, se félicite de le rencontrer, lui
peint
les chagrins de sa femme, lui offre le peu d’arge
dame Béverley accourt avec son fils pour embrasser son mari & lui
peindre
le plaisir que lui cause son retour. Leuson dit
e contre Stukéli & lui fait tour à tour des excuses. Béverley se
peint
sa malheureuse situation. Béverley voit venir Le
ir la nature, & boit : le poison le déchire. Il voit son fils, se
peint
les malheurs auxquels il le laisse exposé, s’assi
eu de la gaieté ; d’autres ont fait de beaux vers; plusieurs même ont
peint
des mœurs. Mais la peinture du cœur humain a été
s bien lues pourraient suppléer à l’expérience, non pas parce qu’il a
peint
des ridicules qui passent, mais parce qu’il a pei
pas parce qu’il a peint des ridicules qui passent, mais parce qu’il a
peint
l’homme qui ne change point. C’est une suite de t
n’en aurait pas fait autant. Qu’est-ce qui égale Racine dans l’art de
peindre
l’amour? c’est Molière. Voyez les scènes des aman
. Nous verrons dans un autre chapitre que les poëtes comiques doivent
peindre
seulement les vices du cœur, ou ceux de l’esprit,
fixes, la bouche ouverte, respire à peine ; l’espoir, la crainte, se
peignent
tour à tour sur son visage & dans ses gestes.
it exactement la supposition dont nous sommes convenus, si l’on s’est
peint
le Marquis à quinze ans ou à quatre-vingt, son rô
nc l’effet que peuvent produire des noms bien ou mal choisis. Les uns
peignent
la profession d’un personnage, les autres font la
me profession ; ceux-ci indiquent le pays du personnage qu’on a voulu
peindre
, ceux-là désignent son véritable nom ; il en est
ns plaisants quand ils se seroient nommés Jean-de-Vert. Les noms qui
peignent
le caractere du personnage sont très bons, quand
i que Piron a donné à son Métromane, Monsieur de l’Empirée ! Comme il
peint
bien l’enthousiasme d’un poëte qui croit toujours
mp; des Latins. Ils ont en cela suivi l’exemple de Moliere, qui, pour
peindre
l’avarice d’un de ses personnages, le nomme Harpa
sonnages, le nomme Harpagon, mot composé d’après celui de rapax. Pour
peindre
la pédanterie d’un autre, il lui fait prendre le
uissant génie exprima ce que contenait son âme. C’est ainsi qu’il put
peindre
avec tant de relief et de vérité toutes les varié
gréablement sur le théâtre les défauts de tout le monde. Lorsque vous
peignez
des héros, vous faites ce que vous voulez ; ce so
ouvent laisse le vrai pour attraper le merveilleux. Mais lorsque vous
peignez
les hommes, il faut peindre d’après nature : on v
ttraper le merveilleux. Mais lorsque vous peignez les hommes, il faut
peindre
d’après nature : on veut que ces portraits ressem
grande comédie il avait révélé, par plusieurs scènes, son habileté à
peindre
les mœurs et la passion. Lié dès lors et comme en
es hommes véritablement pieux ont une tout autre allure, et Molière a
peint
leurs mœurs avec une vérité qui prouve à quel poi
leur sait gré à tous deux de n’avoir pas haï les hommes dont ils ont
peint
les travers et les faiblesses avec tant de fidéli
, et c’est l’année qui suivit un mariage plein d’amour, que Corneille
peignit
l’amour conjugal de Pauline. (Molière aima sa fem
’il est un peintre sublime de l’amour. Ce qui le lui fit connaître et
peindre
ainsi, c’est son universel génie, à qui rien d’hu
ations de l’humanité : le philosophe qui les décrit, le poète qui les
peint
, sont des hommes utiles. À travers les intrigues
es hommes utiles. À travers les intrigues de ses comédies., Molière a
peint
l’amour naturel 432, instinct des cœurs honnêtes
vantes comme Covielle et Nicole 440. C’est l’Eternel amour qu’il sait
peindre
et varier à l’infini, toujours le même et toujour
ns réserves462. Il sera pur463 : jamais un amant, qui aime de l’amour
peint
par Molière, ne songera à faire sa maîtresse de s
amours de la femme incomprise, de la femme de quarante ans n’ont été
peints
par Molière que pour exciter le rire fou, comme B
ou quatre mains. Concluons que ces deux demandes sont sublimes &
peignent
bien un avare que la crainte d’être volé met hors
t marier sa fille à un vieillard qui la prend sans dot. On a beau lui
peindre
les dangers des mariages mal assortis, il n’oppos
de Moliere. Acte ii. Scene v. La Fleche emploie toute cette scene à
peindre
à Frosine l’avarice d’Harpagon. L’Aululaire de P
Plaute. Acte ii. Scene iv. Dans cette scene, Strobile ne fait que
peindre
à Congrion l’humeur avare de son patron. Nous n
bourse, tout cela me paroît autant de coups de pinceaux sublimes, qui
peignent
l’avarice poussée au dernier point. Il y a une ma
is. Comme, dans les pieces bien faites, les principaux personnages se
peignent
plus souvent par leurs actions que par leurs paro
tudes d’Euclion, qui l’obligent à changer continuellement son trésor,
peignent
bien un avare. Harpagon laisse toujours le sien a
qu’il a mûrement réfléchi avant que de la loger, & ses réflexions
peignent
l’avarice aussi bien que les irrésolutions d’Eucl
-on pas encore sublimes les exclamations de cet avare, qui, pour bien
peindre
le desir qu’il a de se revoir auprès de son pot d
n qu’on lui rendra sa cassette ; &, quand tout le monde cherche à
peindre
sa joie, il exprime la sienne, en s’écriant : All
lication. De l’influence des mœurs sur la comédie. Quand vous
peignez
les hommes, il faut les peindre d’après nature :
mœurs sur la comédie. Quand vous peignez les hommes, il faut les
peindre
d’après nature : on veut que les portraits ressem
ur premier mérite, aussi bien que leur but principal, doivent être de
peindre
les passions, les ridicules, les goûts, les préju
oises de qualité, et beaucoup d’autres ouvrages. Il excellait aussi à
peindre
la nature rusée des paysans, qui, sous une appare
mies nouvelles; mais on ne doit pas pour cela tomber dans le faux, ou
peindre
des individualités bizarres et exceptionnelles. L
ans Regnard, Dancourt et Destouches. Il était réservé à Le Sage de la
peindre
à grands traits, et son Turcaret en est la satire
ieux fondé, que plusieurs historiens s’accordent à dire qu’à l’époque
peinte
par Le Sage, « il existait encore une bonne bourg
eut-être. Molière, du moins, a fait plus encore. Il ne se borne pas à
peindre
nos vices et nos travers, il peint l’humanité tou
lus encore. Il ne se borne pas à peindre nos vices et nos travers, il
peint
l’humanité tout entière, c’est-à-dire les individ
un terme à d’intolérables abus. Les ruses féminines, si délicatement
peintes
dans le délicieux rôle de Rosine, avaient déjà mo
es Ricochets, Les Marionnettes, Duhaucour, La Manie de briller, etc.,
peignent
fort bien les époques du Directoire, du Consulat
varié que Dancourt, Picard a cependant de l’analogie avec lui. Il n’a
peint
aussi qu’une classe de la société, celle des peti
bre essor et qu’elles ne sont plus retenues par aucun frein. Sa pièce
peint
avec vérité, mais non pas sans quelque exagératio
triste métier de solliciteur. Le vieil émigré de la Restauration est
peint
à merveille dans le vicomte de la Molière du vaud
, sous Christian VII v il reproduit la physionomie de nos émeutes, et
peint
avec beaucoup d’esprit et de finesse l’habileté d
ose lui proposer un vieux et riche libertin. Dans La Camaraderie, il
peint
à merveille une de ces coteries de médiocrités, s
mérite, ils auraient du moins celui, toujours très recommandable, de
peindre
les mœurs de l’époque. Ce n’est pas toutefois, il
ûr, de nos auteurs dramatiques. Si la profondeur, la vérité, l’art de
peindre
à grands traits les caractères et les passions, l
ils se proposent, et Molière pensait que le meilleur de tous, ayant à
peindre
les vices humains, était de les revêtir d’une for
is voici, au contraire, en quoi la leçon de Molière est admirable. Il
peint
dans Alceste un homme d’honneur, de probité, et q
ns ! On a fait à Molière le reproche, peu fondé ce me semble, d’avoir
peint
dans Alceste un travers exceptionnel, une monoman
que les touches en soient un peu forcées, Molière, lorsqu’il avait à
peindre
quelque caractère, ne se contentait pas, comme be
l’esprit : c’est que, malgré les brillantes couleurs dont il a dû la
peindre
, ce n’est pas assurément l’apologie, mais bien la
Clitandre, mais en toute sincérité et non par galanterie : Pour bien
peindre
les gens vous êtes admirable. Or, voici le portr
er, instruire, émouvoir et divertir à la fois. Un scélérat tel que le
peint
La Bruyère, toujours impassible, prudent et circo
re en tout, même dans le vice, on pourrait dire de La Bruyère qu’il a
peint
l’exception de l’espèce, et que Molière en a pein
La Bruyère qu’il a peint l’exception de l’espèce, et que Molière en a
peint
la généralité. D’après ce qui vient d’être exposé
our ordinaire, ou ne pas la faire dégénérer en satyrisme, pour ne pas
peindre
l’autre avec une exagération et des grimaces tell
, devrait bien dégoûter les commentateurs de nos poètes. Un poète qui
peint
des caractères fait comme le peintre de paysage :
en trouve quatre-vingts dont l’auteur n’a jamais entendu parler. Pour
peindre
un personnage idéal, on emprunte des traits à vin
, on emprunte des traits à vingt figures, sans avoir l’intention d’en
peindre
aucune. Molière a donné lieu, comme La Bruyère, à
n, au prévôt de la maréchaussée, et au prévôt de la collégiale ? J’ai
peint
à la vérité d’après nature ; j’ai pris un trait d
la maison de Julie.) Acte I. Pasquin, valet de Moncade, commence à
peindre
la jalousie de son maître en l’attendant. Moncad
Cicognini. Nous avons vu chez eux, dès le premier acte, les héros se
peindre
par des actions aux yeux du spectateur : dans cel
éritera pas souvent dans cette piece, & convenons que cette scene
peint
bien la passion. Acte II. La Comtesse aime Monca
dans la nature, me dira-t-on. Cela est vrai ; mais, excellentes pour
peindre
la jalousie de deux enfants ou de deux domestique
, désespéré d’avoir déplu à Mariane, jure que jamais il ne s’est fait
peindre
. On apporte à Moncade une lettre, par laquelle il
de lui déclare qu’il ne sauroit l’aimer ; il la prie cependant de lui
peindre
les torts de Mariane. La Comtesse espere toujours
, se moquer de ceux qui ont voulu le jouer. Simon appelle Sosie, lui
peint
sa joie, lui dit que Chrémès consent à donner sa
nt que son fils languit après le moment d’épouser Philumene ; qu’il a
peint
son impatience dans une chanson. Simon tousse po
sante, il ne l’ait pas amenée sur la scene au dénouement. Baron se
peint
, dit-on, dans son Homme à bonne fortune, & me
comiques, jaillir ces expressions si vraies, si naturelles, qu’elles
peignent
tout l’homme. Le succès le plus heureux couronna
chant, le Philinte de Fabre d’Églantine ? Aussi, depuis Molière qui a
peint
presque tous les caractères, ceux qui ont voulu s
er à la contexture de leurs pièces plusieurs personnages dont ils ont
peint
à grands traits la physionomie. Par ce moyen, ils
de ces auteurs qui, au-dessus des mœurs, des usages des nations, ont
peint
, ont représenté la nature telle qu’elle est, et o
e de notre cœur, c’est tout son ensemble, la société entière, qu’il a
peints
; il a voulu enrichir son siècle, la postérité la
e son art. Des difficultés sans nombre entouraient ce sujet : comment
peindre
la fausse dévotion sans alarmer la véritable, la
u comique d’une scene, tout au plus. Il faut donc aller au vif, &
peindre
le vice des professions : mais si la Muse de l’Op
t aller trop loin, & nous ne sommes point à Athenes. Pouvons-nous
peindre
un homme qui fait un commerce de sa faveur, ou qu
s Chœurs de l’Opéra, en lui abandonnant son crédit ? Nous ne pourrons
peindre
ce Ministre de Thémis n’accordant à une jeune bea
d des choses varie-t-il ? non sans doute : & je demande s’il faut
peindre
sur le théâtre l’intérieur ou les superficies. L’
bonne table, & nous ne ferons pas une comédie. Il est question de
peindre
les vices de la finance moderne pour corriger ceu
rieusement un Poëte comique. Je dirai davantage : il est dangereux de
peindre
la mode ; elle vieillit bientôt ses peintres. Vou
ieces remplies de portraits & vuides d’action, dans lesquelles on
peint
jusqu’à la coeffure de chaque actrice, & jusq
en mettant un pareil exemple sur le théâtre, n’eût pas en même temps
peint
avec les couleurs les plus fortes toutes les frip
rs modernes ont adopté une nouvelle façon de corriger les mœurs : ils
peignent
les hommes comme ils devroient être, & non te
e plusieurs personnes par sa malheureuse passion ; si son pere savoit
peindre
avec force combien il est cruel d’avoir un tel fi
e l’amour & la raison se livrent dans l’ame d’un Philosophe, nous
peindront
une passion par ses beaux & ses mauvais côtés
e rival de Démocrite, le charge de vanter son amour à Criseis, de lui
peindre
tout le brillant de sa conquête. Le nouvel emploi
leur disant qu’ils ne sont point possédés de cette manie. Vadius leur
peint
ce ridicule d’après nature, & les avertit de
à lui-même qu’il est bien heureux d’avoir une si belle femme ; il lui
peint
tout l’amour dont il brûle pour elle. Les sueurs
e Regnard & celle de Moliere. Que seroit-ce si nous pouvions nous
peindre
ce dernier aussi philosophe qu’il l’est, & no
ourrait dire sous la dictée de leur entourage ; pour Molière, il nous
peint
aussi son époque, mais c’est un autre genre d’étu
de choses, le railla de ce qu’un homme comme lui, qui savait si bien
peindre
le faible des autres hommes, tombait dans celui q
aut encore; cependant il n’est point exempt d’imperfections ; Molière
peint
bien plutôt la nature caractéristique que la natu
ui est peut-être la perfection de l’art. Le poète observateur a voulu
peindre
l’homme tel qu’il est, l’homme avec ses passions,
ine et n’avait pas besoin de la permission de Bourdaloue. Le droit de
peindre
avec vérité et profondeur tous les grands côtés d
caractère sur la scène, et était-ce approuver ce caractère que de le
peindre
? Nous retrouvons ici le problème déjà discuté :
a-t-elle le droit de porter sur le théâtre les choses sacrées, et de
peindre
, même pour les blâmer, les vices qui touchent à l
lein de poésie, mais qui représente la poésie du mal. Fallait-il nous
peindre
un athée ignoble et stupide, un voluptueux brutal
ce sentiment d’admiration et d’enthousiasme avec lequel Lucrèce nous
peint
Épicure bravant les dieux et la superstition : T
r la tradition et par acquit de conscience, que son but a été de nous
peindre
un athée galant homme, un peu léger de mœurs (mai
s tant dans les actions que dans l’âme : or Molière a eu soin de nous
peindre
une âme scélérate sans avoir besoin d’y joindre d
solidement que, dans une âme vulgaire comme celle que Molière a voulu
peindre
, l’intérêt personnel éclate malgré tout. Néanmoin
ut une vertu ascétique, une austérité exagérée, semblable à celle que
peint
Montaigne, « fantôme à effrayer les gens » ; ce n
l’art de vivre en société, l’art de causer, l’art de plaire, l’art de
peindre
, l’art d’analyser, l’art de penser en commun, l’a
toujours conservé le même caractère, au moins dans la comédie. On ne
peint
plus le grand monde, mais on en peint la contrefa
au moins dans la comédie. On ne peint plus le grand monde, mais on en
peint
la contrefaçon et ce que l’on a appelé le demi-mo
s y avoir pensé sans doute, une situation analogue à celle qu’a voulu
peindre
Molière dans Le Misanthrope. Nous ne pensons pas
it pas ; d’être, cependant, un fort honnête homme que Molière a voulu
peindre
et a peint comme ridicule ; et enfin il a reproch
re, cependant, un fort honnête homme que Molière a voulu peindre et a
peint
comme ridicule ; et enfin il a reproché à Molière
caractère] c’est substituer un autre homme au misanthrope et nous le
peindre
avec les traits qui ne sont pas les siens. » Repa
que Molière la fait tel pour faire rire : il l’a fait tel parce qu’il
peint
les hommes. Or est-il vrai que les aigris que nou
; mais il sortirait, non seulement de cette moyenne de l’humanité que
peignent
les moralistes et que reconnaît le lecteur, mais
rsonnage qu’il n’est pas intéressant et qu’il n’est pas instructif de
peindre
. Le voyez-vous tel que nous le rêve Rousseau ; il
affectation et très probablement elle en est une. Or, il ne faut pas
peindre
de vertus où il entre de l’affectation, parce que
ières, et voilà qu’Alceste paraîtrait un hypocrite de vertu, si on le
peignait
comme Rousseau voudrait qu’il le fût ; et donc la
ce personnage lui rappellera certainement. Exemple Andromaque. Racine
peint
une héroïne qui, partagée entre sa fidélité à l’o
pour qu’il voie faux, et même c’en est une pour qu’il voie juste. Il
peint
un égoïste à l’état forcené, à la manière même de
oïste à l’état forcené, à la manière même de Molière et comme Molière
peint
l’avare — et cela indique que dans le Misanthrope
s la manière ordinale et a visé la nuance et non pas le relief ; — il
peint
un égoïste intégral, sans nuances, sans inflexion
tel homme ! on ose y toucher ! on ose lui trouver des défauts ! Mais
peignez
-le donc tel qu’il est, à savoir impeccable et ind
ar Molière. Mon grand-père était vitrier et petit marchand de papiers
peints
. Il fit, comme il put, élever mon père comme un p
savantes, Cléante dans Tartuffe). Dans les pièces où il ne fait que «
peindre
les mœurs des hommes » il s’en passe, par quoi l’
réels. — Mais ce sont les hommes réels qui sont mon modèle et que je
peins
. — Non ! ce sont les hommes que vous inventez qui
irer beaucoup sa conscience. Or la majorité du public est enfant. Lui
peindre
le vice le corrompt plus par la peinture qu’il ne
é. Dans l’Avare, Molière a eu pour but — s’il en a eu un autre que de
peindre
vrai — de montrer qu’un vice quel qu’il soit, con
s et tous les ridicules encore s’il se peut. Il le faut pour qu’à les
peindre
, Molière assouvisse sa haine contre lui. Il le fa
n longtemps ; et en tous cas, si vous interdisiez au dramatiste de la
peindre
, il faudrait faire assurément la même interdictio
peut pas être suspect d’un faible, même secret, pour les vices qu’il
peint
ni pour les vicieux qu’il représente, et il peut
r d’âme, un beau stoïcisme que je me ferai un plaisir, si j’ai à vous
peindre
, de marquer de traits fort nets ; mais prenez gar
seul. Qui se ferait une idée du XVIIe siècle d’après ce que nous en a
peint
Molière se figurerait un temps où les hommes, par
s. Il lui demande de faire des drames. C’est dans les drames que l’on
peint
les vices opposés aux vertus et que l’on inspire
ui rit du crime est le plus criminel. Aussi remarquez : quand Molière
peint
un vice, pour rester dans le ton de la comédie, i
d Molière peint un vice, pour rester dans le ton de la comédie, il le
peint
odieux, horrible, mais il le peint aussi ridicule
r dans le ton de la comédie, il le peint odieux, horrible, mais il le
peint
aussi ridicule (Tartuffe). Il le peint même trop
t odieux, horrible, mais il le peint aussi ridicule (Tartuffe). Il le
peint
même trop ridicule, comme dans l’Avare. Je dis tr
arce qu’on ne le prend pas assez au sérieux. Dans Don Juan seul, il a
peint
le vice sans mélange de ridicule ni de burlesque.
ous un autre. Entre la tragédie qui est le drame histprique et qui ne
peint
pas les mœurs des hommes, mais plutôt leurs senti
s sots ; une forme intermédiaire de poème dramatique est indiquée qui
peindra
toutes les mœurs du siècle où l’on est et qui par
est-à-dire du drame. Il définit la comédie « l’ouvrage dramatique qui
peint
les mœurs des hommes dans une condition privée ».
s princes, les hommes publics et qui sont mêlés aux intérêts publics,
peindra
les mœurs, toutes les mœurs, ridicules ou odieuse
-ce bien de la comédie que les coquins sont justiciables ? La comédie
peint
les mœurs des hommes pour les corriger. Or qu’est
euse ; et là où seule la loi peut avoir effet, que vient-elle faire ?
Peindre
les simples défauts, c’est bien son office. Voyez
ute, s’il dit vrai. Le poète comique n’a pas autre chose à faire qu’à
peindre
vrai, qu’à peindre telles qu’elles sont les chose
Le poète comique n’a pas autre chose à faire qu’à peindre vrai, qu’à
peindre
telles qu’elles sont les choses qui sont d’une vé
ferme la bouche aux contradicteurs. La comédie, elle aussi, pourrait
peindre
n’importe quoi et dire hautement : « c’est vrai »
liste, et c’est-à-dire, car c’est la définition de l’art réaliste, de
peindre
les mœurs moyennes, c’est à savoir vérifiables, t
’intérêt. Or, Molière, en peignant ce renversement de l’ordre social,
peint
-il quelque chose de vrai et de vérifiable ? Sans
en donnerait moins d’horreur que toutes les couleurs dont il nous les
peint
? Si tout son art consiste à nous montrer les mal
par ceux-là, qu’elle permettait, comme dans Don Juan et Tartuffe, de
peindre
les méchants dans toute leur horreur sans renonce
pu être que sensiblement choqué de cette manière de le voir et de le
peindre
. On me dira que ce n’est pas à un poète comique e
eaucoup d’égoïsme naïf et ingénu. On se dira peut-être que Rousseau a
peint
deux fois la femme de ses rêves. On se demandera
nir, de Mme d’Houdetot qu’il a aimée passionnément, et, quoiqu’il ait
peint
Julie surtout en esprit de réaction contre Mme d’
estions de la nature ; il prouve seulement que, comme auteur, il veut
peindre
la vie telle qu’elle est, plutôt que suivre son i
u’elle ne mérite que d’être fuie ; mais que, peut-être, à se regarder
peinte
ainsi d’après nature et à prendre le dégoût de so
et de la bouche. M. Hillemacher a la touche libre et pittoresque pour
peindre
les hommes ; mais il manque de féminisme pour pei
ittoresque pour peindre les hommes ; mais il manque de féminisme pour
peindre
les femmes ; il est avec elles brutal et disgraci
c elles brutal et disgracieux ; donc, pas une des comédiennes qu’il a
peintes
ne représente les femmes de la troupe de Molière.
ère. Voyons sa galerie : Voici Madeleine Béjart « d’après un portrait
peint
à l’huile. » Où est ce portrait ? Qui vous a dit
e de Brie. M. Hillemacher l’a gravée « d’après une miniature du temps
peinte
sur cuivre. » Oh ! pauvre et chère de Brie, que d
aine. Celle-là je la crois vraie, parce qu’elle ressemble au portrait
peint
que j’ai sous les yeux ; mais, là encore l’aquafo
ccasion de faire jolie Mlle Marotte « d’après une miniature ancienne,
peinte
sur argent. » Mais c’est comme une gageure. Celle
e Boyer, qui aimait le xviie siècle, et qui se souvenait du xvie , a
peint
franchement le tableau du Roman comique de Molièr
; je crois plutôt qu’ils sont du comte de Modène, mais à coup sûr ils
peignent
MmeBéjart : Bélise, je sais bien que le Ciel fav
vous et ternissent le teint Des plus vives couleurs dont elle vous a
peint
. Ah ! votre cruauté, parmi tant de tourments, Se
mée ; que lui importait la couronne de lauriers que Mignard ou Lebrun
peignait
sur ce front glorieux, elle ne vivait pas de cet
s de Psyché. La déclaration de Psyché à l’Amour, les vers où celui-ci
peint
en termes d’une délicatesse exquise sa consente i
sa tragédie où respire la passion de l’amour, et que, du reste, pour
peindre
la fidèle Andromaque, le veuvage, très légèrement
pour ne pas — l’embarrasser ? — IV. Geneviève Béjart Molière
peint
ainsi une des physionomies de la comédienne en s’
vous vous l’imprimiez fortement dans l’esprit. » Mais ce n’était pas
peindre
la femme ni même l’artiste. Mlle Hervé ou Geneviè
is avec cela, je ne répondrais pas de ne point manquer. » Molière la
peint
ainsi, en s’adressant à elle dans cet Impromptu d
s nationales, donnons encore cette pièce, presque aussi curieuse, qui
peint
bien les mœurs du temps, ce bon temps, l’âge d’or
accusé Molière d’avoir pris le Misanthrope à Érasme. Il est pourtant
peint
en pied, de face, de profil et de trois quarts da
ive de blanchir la toile de Hollande. » L’historiographe se hasarde à
peindre
ainsi son héroïne sans l’avoir vue : « La petite
s-maîtresses. Aussi dans le prologue des Folies amoureuses, Regnard a
peint
Mlle Beauval avec sa douceur proverbiale : Danc
puisqu’elle était jolie en l’original d’après une ancienne miniature
peinte
sur argent ; jolie et fort jolie, selon le gazeti
it qu’elle avait couru la province avec Molière. 16. Qui a le mieux
peint
en une page cette vie en plein orage avec de rare
e sur le théâtre quel est le but de sa comédie : « Son dessein est de
peindre
les mœurs, et tous les personnages qu’il représen
il habille à sa fantaisie pour réjouir les spectateurs24. » Donc, il
peint
les mœurs et habille des fantômes à sa fantaisie
es à sa fantaisie, ce sont les mœurs humaines, c’est l’humanité qu’il
peint
. Nous ne pouvons voir de tels tableaux sans qu’il
re rire seulement, et elle fait penser. Elle voudrait se contenter de
peindre
, et elle juge. Elle voudrait n’offrir qu’un spect
s sont ses principes sur la religion, la famille et l’amour, quand il
peint
ses hypocrites, ses pères, ses coquettes ? Quelle
croirait ; » le malin Despréaux lui décoche un trait de satire et le
peint
en un vers : « Le ris sur son visage est en mauv
l’art dramatique. Donner la vie en spectacle aux vivants eux-mêmes ;
peindre
dans les personnages l’homme de tous les âges et
une liaison intime et nécessaire, et les poètes comiques ont toujours
peint
, même involontairement, quelques traits du caract
onnes qui le chargeaient de même chose que vous... Son dessein est de
peindre
les mœurs, sans vouloir toucher aux. personnes...
aire aucun caractère qui ne rencontre quelqu’un dans le monde29. »
Peindre
les mœurs sans, vouloir tomber aux personnes, rep
anthrope à la cour de Louis XIV, M. Amédée Roux affirme que Molière a
peint
Montausier au naturel dans Le Misanthrope. 10. B
ar l’exemple des anciens et par leur manière de mettre en œuvre, il a
peint
la cour et la ville, la nature et les mœurs, les
les plus austères : il instruit tout le monde, ne fâche personne. Il
peint
non seulement les mœurs du siècle, mais celles de
; projette de se trouver à la fête pour lui donner de l’amour. On lui
peint
le danger de l’entreprise ; elle répond d’elle.
ntent leurs amours dans les rues. Le Prince de Béarn & Don Gaston
peignent
au Comte de Barcelone le chagrin que leur donne l
en le rangeant au nombre de ses soupirants. Les Dames de sa fuite lui
peignent
le danger de cette entreprise : cependant elle fe
t, mais que l’amour les aveugle tous deux apparemment. En feignant de
peindre
Cintia, il peint avec enthousiasme tous les charm
les aveugle tous deux apparemment. En feignant de peindre Cintia, il
peint
avec enthousiasme tous les charmes de la Princess
doit disparaître derrière ses personnages. Deuxième axiome : il doit
peindre
la réalité. Nous avons foi, nous Français, dans l
oète comique doit disparaître derrière ses personnages, et qu’il doit
peindre
la réalité. Eh ! pourquoi donc cela ? Vous goûtez
t-il impossible de concevoir un genre de comédie où le poète, loin de
peindre
la réalité comme elle est, transporterait l’actio
barrassés pour faire approuver leurs feux par trois originaux. Marton
peint
à Damis leurs différentes manies, lui conseille d
d’une nation d’ailleurs si riche) m’a fourni les caracteres que j’ai
peints
, & qui sont presque étrangers à nos mœurs ».
oilà l’avant-scene. Fatmé a parlé d’Almanzor à Zulime ; elle lui a
peint
sa tendre langueur ; elle l’annonce à l’amant, qu
les choses spirituelles, & se rabaisse aux temporelles. Cidalise
peint
ainsi son époux : Votre pere ! Il est vrai que j
e sur la moralité et sur les mœurs de la société entière. Il faudrait
peindre
d’abord les habitudes grossières du peuple à cett
et la pudeur dans leur expression la plus gracieuse. Corneille avait
peint
l’amour héroïque, Molière peignit l’amour aimable
on la plus gracieuse. Corneille avait peint l’amour héroïque, Molière
peignit
l’amour aimable dans ses caprices, dans ses jeux,
sie au contraire est le don de tout imiter, de tout sentir et de tout
peindre
. Elle donne des images à la pensée et des émotion
me de ses beaux ouvrages ; en un mot, elle a compris le poète, elle a
peint
sou âme, elle nous a donné l’homme tout entier. A
croît sa renommée ; Tout a changé, les lois, les usages, le goût ; Il
peignit
la nature et survécut à tout ! Et cependant, malg
us approfondie de notre grand poète dramatique a prouvé qu’il s’était
peint
lui-même dans ce caractère. Les notes si précieus
érence le sel attique, le vrai ton des sentences comiques et l’art de
peindre
finement les caractères. Tout ce qu’il recueillai
eux : du moins je ne suis pas avare. La haute comédie doit chercher à
peindre
des caractères, étranges sans doute, mais qui peu
p méthodique l’intention d’instruire le spectateur. On peut très bien
peindre
l’une à côté de l’autre, et d’une manière égaleme
de la pièce n’est pas même vraisemblable. Le but de l’auteur a été de
peindre
à fond un caractère ; mais les hommes ne parlent
en faveur du cours ordinaire de la vie, c’est lui que Molière a voulu
peindre
comme l’homme aimable et sensé. Alceste a mille f
r des sujets que le temps ne puisse jamais rendre inintelligibles, et
peindre
la nature humaine plutôt que les mœurs de tel ou
sont trop longues et trop diffuses. C’était une idée originale que de
peindre
Ésope, cet esclave, cette ligure contrefaite, com
’elle fait mener ; aussi sa pièce est-elle un tableau d’après nature,
peint
avec force, quoique sans exagération. L’intrigue
légers mobiles peuvent donner le branle à de grands événements. Il a
peint
la dissimulation des courtisans à l’égard des aut
ins caractères. Il a embrassé une plus grande variété de sujets. Il a
peint
par des traits forts presque tout ce que nous avo
, je ne puis m’empêcher de croire avec M. Despréaux, que Molière, qui
peint
avec tant de beauté les mœurs de son pays, tombe
t d’épuiser un Sujet, un Caractere. Bien des gens disent que, pour
peindre
un vice, un ridicule, un travers, il faut suivre
pour les acteurs : ils doivent d’ailleurs savoir que Zeuxis, voulant
peindre
une Helene, ne se contenta pas de prendre une seu
énie. L’homme riche qui le parodie n’a que la manie de rimailler. Ils
peignent
à eux deux le bon & le mauvais côté de la fur
t eu de la gaieté, d’autres ont su faire des vers, plusieurs même ont
peint
des mœurs ; mais la peinture de l’esprit humain a
bien lues, pourraient suppléer à l’expérience, non pas parce qu’il a
peint
des ridicules qui passent, mais parce qu’il a pei
pas parce qu’il a peint des ridicules qui passent, mais parce qu’il a
peint
l’homme qui ne change point. C’est une suite de t
’impudence révolutionnaire. Qu’est-ce qui égale Racine dans l’art de
peindre
l’amour? C’est Molière (dans la proportion que co
t la même scène, et plus forte encore, et j’ai compris que, lorsqu’on
peignait
des originaux pris dans la nature, et non pas, co
cène est un chef-d’œuvre : c’est une suite d’originaux supérieurement
peints
. La partie de chasse et la partie de piquet sont
: il s’amusa à dessiner ses ennemis et fit rire de leur portrait. Il
peignit
leur étourderie étudiée, leurs grands airs, leur
core moins à l’esprit du théâtre. Molière pensait que la comédie doit
peindre
l’homme; il a cru que si jamais elle pouvait nous
in de nous? Ce n’est donc pas seulement pour faire rire que Molière a
peint
son Misanthrope tel qu’il est; c’est pour nous in
n temps dans la pièce; sur les traits profonds dont cotte passion est
peinte
, sur la beauté du style qui réunit tous les tons;
elle cela un accommodement. Le dernier trait de ce rôle est celui qui
peint
le mieux cette faiblesse de caractère, de tous le
aïves confond lorsqu’on y réfléchit. Est-il possible, par exemple, de
peindre
mieux l’effet que produit le phébus et le galimat
age seul pouvait nous la révéler. —L’hypocrisie, telle que je veux la
peindre
, est vile et abominable; mais elle porte un masqu
tion, un tableau, une situation. A peine Orgon a-t-il parlé, qu’il se
peint
tout entier par un de ces traits qui ne sont qu’à
ne pourroit pas jouir. Imitons nos prédécesseurs dans les traits qui
peignent
la candeur de leur ame, & non dans ceux qui l
s jeunes gens. Qu’on ne dise pas, pour excuser Regnard, qu’il a voulu
peindre
un étourdi ; M. le Chevalier est plus que cela ;
nt trente pistoles, conduit une intrigue amoureuse. Si les Auteurs se
peignent
, comme on le dit, dans leurs ouvrages, Dufresny é
fait à son nom. Il connoissoit la manie que Moliere avoit de se faire
peindre
en Empereur Romain, lui qui étoit détestable sous
occupe la premiere place dans le foyer de la Comédie Françoise, y est
peint
en Empereur Romain, avec une grande perruque : le
oliéresque, il n’admettait, comme originaux, que vingt-cinq portraits
peints
et neuf gravés. Ce serait encore beaucoup : mais
connu ; le Molière compris dans un tableau anonyme, assez ordinaire,
peint
en 1670 et représentant les Farceurs français et
ux pleins de flamme : aussi peut-on conjecturer que cette toile a été
peinte
lorsqu’il était encore dans sa pleine vigueur, en
iennent de « faire rire tout le monde. » A l’époque où ce tableau fut
peint
, Molière était déjà reconnu grand homme et la glo
us le poids d’une irrémédiable fatigue. Cette toile ne peut avoir été
peinte
qu’entre 1668 et 1672, lorsque la maladie dont so
onna la fille de Mignard pour marraine à l’un de ses enfans ; Mignard
peignit
plusieurs fois le portrait de Molière, et, lorsqu
à l’amour, celle que l’amour tint dans sa vie. Il était jaloux, et il
peint
toutes les sortes de jalousie, depuis celle qui c
otesque, Sganarelle. C’est encore de la jalousie qu’il s’inspire pour
peindre
ces délicieuses scènes de brouille et de raccommo
n’est plus là le langage de la comédie, où les caractères doivent se
peindre
d’une façon inconsciente, mais de la pure satire.
Erreur qui est bien d’un comédien, Molière avait choisi pour se faire
peindre
celui de ses rôles où il était le plus contestabl
tire de leurs défauts. Ses ennemis profitaient naturellement, pour le
peindre
en laid d’une manière d’être qu’il exposait lui-m
mplira donc l’entr’acte. Est-elle utile à la piece ? servira-t-elle à
peindre
le caractere de l’avare ? rien de tout cela. Elle
ui ont mis des joueurs ou des joueuses sur le théâtre, ne les ont pas
peints
dans le moment où ils ont les yeux fixés sur une
expliquée avant que de partir, si ses gestes, ses paroles, n’ont pas
peint
suffisamment son dépit & ses desseins, elle a
ait étrangers à la piece. Si, au contraire, Madame Murer a assez bien
peint
les transports qui l’animent, & sa résolution
âtre, ne dise & ne fasse que des choses propres à continuer de le
peindre
. Le Glorieux entre sur la scene, d’un air fier, l
est pas tout ; il faut que les discours & les actions du héros le
peignent
précisément tel qu’on l’a annoncé, ou qu’il s’est
t les reins, il y est ; je ne le sais que trop. Scene VIII. Marianne
peint
à Frosine la peine qu’elle a d’abandonner un jeun
ce qu’il a fait, dans tout ce qu’il a dit, nous lui avons toujours vu
peindre
l’avarice. Il n’a pas été distrait là-dessus un s
. Il n’est pas impossible que Scarron l’ait vu jouer au Mans et l’ait
peint
, très favorablement, sous le nom du comédien Dest
ue M. Maurice Barrés s’en soit souvenu dans le petit ouvrage où il se
peint
lui-même donnant des coups de bâton à M. Renan. D
ule des professions et non plus du ridicule des caractères. Molière a
peint
surtout des ridicules de caractères, mais (comme
ridicules de caractères, mais (comme Racine dans les Plaideurs) il a
peint
aussi des ridicules de profession : ridicules des
ans sa grande manière qui consiste, autour du personnage principal, à
peindre
toute une famille et à montrer cette famille déso
caractère et la comédie sociale. Quant au personnage principal il est
peint
, selon le procédé constant, ou plutôt selon le pr
é, à partir de 1658, dévoré par la Cour et la Ville et il n’a presque
peint
que l’une et l’autre. Types généraux et qui ne so
, anges, saints, etc. Mignard, le peintre célèbre de Louis XIV, avait
peint
une gloire au dôme de l’église du Val-de-Grâce ;
trouve dans la Gloire du Val-de-Grâce : Et plein de son image, il se
peint
en tons lieux ; Ce que dit Boileau du poète ou d
redites sans nombre il fatigue les yeux, Et plein de son image, il se
peint
et tous lieux. La Gloire du Val-de-Grâce étant
pas croire que les libertins et les méchants soient heureux et se les
peindre
comme triomphants et imperturbables ; ils sont le
estions de la nature ; il prouve seulement que, comme auteur, il veut
peindre
la vie telle qu’elle est plutôt que suivre le mou
remplit le véritable office, même moral, de la comédie, La comédie ne
peint
pas les coquins pour les convertir ce à quoi du r
pour les convertir ce à quoi du reste elle ne réussirait pas ; elle
peint
les défauts des honnêtes gens ou des demi-honnête
l’on voudra et surtout un homme prodigieusement ridicule. Moi je vous
peins
tel que vous êtes et tel que ‘vous êtes en train
ttre en garde contre les coquins qui exploitent ces défauts et qui ne
peint
les coquins que comme « instrument » du comique d
gréablement sur le théâtre les défauts de tout le monde. Lorsque vous
peignez
des Héros, vous faites ce que vous voulez. Ce son
ouvent laisse le vrai pour attraper le merveilleux. Mais lorsque vous
peignez
les hommes, il faut peindre d’après nature. On ve
ttraper le merveilleux. Mais lorsque vous peignez les hommes, il faut
peindre
d’après nature. On veut que ces portraits ressemb
bition de conquêtes. La belle impétuosité lyrique avec laquelle il se
peint
lui-même au premier acte est d’un tout jeune homm
nt que je suis. Dans le portrait qu’elle fait de lui, Célimène ne le
peint
que comme contrariant, mais en indiquant très bie
professions et l’étude des caractères par l’étude des professions. Ne
peignez
plus l’avare, le jaloux, le joueur, le glorieux ;
essions. Ne peignez plus l’avare, le jaloux, le joueur, le glorieux ;
peignez
le juge, le médecin, le militaire, etc. Il avait
nant le caractère professionnel c’est le caractère personnel que l’on
peindra
tout comme autrefois ; ou le caractère personnel
dans ce cas ce sera deux caractères en un seul homme que l’on aura à
peindre
, ce qui donnera un résultat confus, ambigu et tro
rsonnel sont d’accord, en peignant le caractère professionnel vous ne
peignez
que le caractère personnel ; oui, mais le second
sens, de la raison pratique et du naturel. L’auteur. Molière a
peint
l’auteur, l’homme de lettres, et voilà bien encor
t et il est vrai, de la comédie professionnelle. Car précisément il a
peint
, toujours, L’auteur qui n’était pas né pour l’êtr
dans ses variétés secondaires. Il faut remarquer qu’il n’a pas voulu
peindre
, jamais, la femme de lettres proprement dite, la
core plus que la fille de Chrysale. Quand les hommes de cinquante ans
peignent
une jeune fille ils sont naturellement entraînés
uante ans peignent une jeune fille ils sont naturellement entraînés à
peindre
celle qu’ils auraient voulu avoir. Mariane, de T
re du petit soldat français que Molière, avec raison du reste, nous a
peint
si souvent en peignant ses jeunes filles. Elle a
t une nécessité de la grande comédie qui ne vise à rien de moins qu’à
peindre
l’humanité. La grande comédie ne peut pas se born
veraine, a parfaitement accepté cette conséquence de son principe. Il
peint
un Don Juan bas et vulgaire quand il fait la cour
homme d’un foyer, d’un salon, d’une coterie, d’un parti. On n’a point
peint
l’homme, si ce n’est à peine de profil, quand on
n’a point peint l’homme, si ce n’est à peine de profil, quand on l’a
peint
isolé. L’esprit révolutionnaire, a-t-on dit, cons
ge encore dans la façon dont il présente son personnage et dont il le
peint
et qui peut n’être pas tout à fait dans le goût d
à fait dans le goût du temps est excusé par ceci même que l’auteur ne
peint
pas précisément un personnage mais une fraction d
C’est, répond l’auteur et l’on sent qu’il le répond, c’est que je ne
peins
pas précisément Tartuffe, mais la maison d’Orgon
ns pas précisément Tartuffe, mais la maison d’Orgon ; c’est que je ne
peins
pas précisément Alceste, je peins une ruelle. »Ce
la maison d’Orgon ; c’est que je ne peins pas précisément Alceste, je
peins
une ruelle. »Ce qui le limitait tout à l’heure et
très probablement il ne le serait pas du tout. La vérité artistique :
peindre
un homme en soi, c’est faire un portrait et non u
énérale, de la vie ambiante à un portrait, on met auprès de la figure
peinte
des accessoires significatifs, livres pour un sav
grandes comédies, fait des tableaux. La vérité morale : car lorsqu’on
peint
les vices on doit les peindre en leurs causes en
ableaux. La vérité morale : car lorsqu’on peint les vices on doit les
peindre
en leurs causes en soi et dans leurs effets, sous
t autour d’eux, voilà tout le programme. Pour le remplir il vous faut
peindre
le vicieux dans le monde qu’il habite et particul
mes yeux et j’écoutais avec plaisir mille chimères ridicules qui vous
peignaient
innocent à mon cœur ; mais enfin cet abord ne me
ues. Ces deux classes d’écrivains, ayant principalement pour objet de
peindre
les vices et les ridicules de leur siècle, font a
onnelles, les caractères originaux abondent. La comédie se plut à les
peindre
. C’est là ce qui donne une physionomie particuliè
du repos des sociétés. Au sein de l’agitation politique, elle ne peut
peindre
qu’à la hâte et, pour ainsi dire, à la volée un é
odèle du poète comique, pose devant lui ; il peut la bien étudier, la
peindre
avec soin, et, pendant quelque temps du moins, s’
emblaient vouloir lui épargner la peine de les aller trouver pour les
peindre
. Depuis la renaissance des lettres, tous nos poèt
mes des originaux. Les Précieuses ridicules furent le premier tableau
peint
d’après nature, le premier qui représentât des pe
e l’art, fait sortir la vérité de la nature ? Molière, du reste, pour
peindre
à la fois avec énergie et avec vérité, fit choix
et l’humeur, les idées et les sentiments de chaque individu. Voulant
peindre
, non des mannequins, mais des hommes, non des mas
ossièreté comme d’affectation. Molière, toutefois, ne négligea pas de
peindre
les nobles de la cour, de la ville et de la provi
cène des personnes de la cour dans une comédie faite à dessein de les
peindre
, et où elles figurent exclusivement : ce fut dans
t les conditions nécessaires d’un ouvrage où le poète se proposait de
peindre
, dans des scènes largement développées, les vices
ement voudra sentir assez sa force pour ne pas les craindre. J’aurais
peint
avec plaisir le tableau dont je viens de donner u
r ses ouvrages : c’est assez d’une fois ; je dois me contenter ici de
peindre
l’homme et de raconter les actions de sa vie. Une
prit était trop grave pour s’évaporer en saillies98. Il semble s’être
peint
lui-même dans ce personnage de Damon, qui, invité
ur lesquelles il notait à la dérobée les paroles, les gestes même qui
peignaient
, qui trahissaient un vice, une passion ou un ridi
genre où il réussissait le moins, fut cause que Mignard, son ami, le
peignit
plus d’une fois sous l’habit romain, dans les rôl
réa Molière, et le laissa tomber sur terre, en lui disant : Homme, va
peindre
, amuser et, si tu peux, corriger tes semblables.
qu’il est à nous aussi bien qu’à vous. Est-ce vous seulement qu’il a
peints
? est-ce vous seulement qu’il amuse ? Non : il a
ement qu’il a peints ? est-ce vous seulement qu’il amuse ? Non : il a
peint
tous les hommes, tous font leurs délices de ses o
? Et, s’il se voyait lui-même sous les traits d’Alceste, s’il s’était
peint
avec vérité dans ce personnage, ses contemporains
ds ; mais vous l’avez connu ; vous savez que le talent qu’il avait de
peindre
emportait quelquefois son imagination au-delà des
Brouette et Monchesnay attestent l’on et l’autre que Boileau a voulu
peindre
Lulli dans ces vers de son épître IX : En vain,
ort en 1729 : auteur de l’Homme à bonnes fortunes, où il semble avoir
peint
sa fatuité et ses grands airs ; et prête-nom de l
de Molière :« Je n’imiterai pas les comédiens français, qui ont fait
peindre
Molière sous l’habit d’Auguste.. »Les comédiens e
cipal ; le second un caractere accessoire. Si l’Auteur se détermine à
peindre
le soupçonneux, il n’aura que des soupçons à mett
de suite mon imagination à l’étroit. L’Auteur, me dira-t-on, a voulu
peindre
un Philosophe seulement dans la situation qu’il v
and on a l’ambition de faire cinq actes. Moliere ne s’est pas borné à
peindre
dans son Avare, l’Avare amoureux, l’Avare mauvais
On marche vers Paris, on arrive, on entre dans le Palais. Je ne vous
peindrai
point les fêtes de cette soirée si brillante &
ils n’oserent attenter à mes jours. Ces spectres que la Gouvernante
peint
à l’imagination de la Princesse, ce poignard qu’e
t déja. Je vais plus loin, je soutiens qu’il est des situations mieux
peintes
, des vices ou des ridicules mieux caractérisés pa
ogue. Le monologue que fait l’Avare, quand on lui a volé sa cassette,
peint
mieux son désespoir qu’un dialogue qui contiendro
; Il veut le relever, il l’embrasse, il sourit : Dans ses regards se
peint
l’indulgente tendresse... Courons de ce bonheur i
t censé devoir l’arrêter. Voilà l’Exempt qui sert certainement à bien
peindre
la scélératesse du Tartufe, & ce trait est di
emarquons que lorsque Moliere a conduit ses dupes au point desiré, il
peint
avec diverses couleurs la façon dont ils exprimen
f ! & sort. La déclamation du premier, le monosyllabe du dernier,
peignent
également leur dépit, font le même plaisir au spe
dons rares & précieux qu’il faut avoir reçus de la nature pour la
peindre
gaiement, & pour exciter la joie du public, n
que le théâtre est un cadre sous lequel les Auteurs ont droit de nous
peindre
la Nature dans toutes ses attitudes ». — Mais, en
Quelle pitoyable raison ! Le Poëte tragique, le Poëte comique doivent
peindre
la Nature, il est vrai ; mais l’art du premier co
oh, les ah, & tous les cris prétendus pathétiques : on a bientôt
peint
les hommes comme ils devroient être ; il faudra t
résent celui d’un habit magnifique. Ce sont de petits faits, mais ils
peignent
le caractère. Un autre trait mérite plus d’être r
it à lui, et qu’il étudiait partout la nature en homme qui la voulait
peindre
. Molière, heureux par ses succès et par ses prot
ière, à ta gloire il ne manquerait rien, Si, parmi les défauts que tu
peignis
si bien, Tu les avais repris de leur ingratitude.
que des tissus d’aventures singulières, où l’on n’avait guère songé à
peindre
les mœurs. Le théâtre n’était point, comme il le
opre pour la comédie : car c’est le seul où ceux qui ont le talent de
peindre
les hommes aient l’occasion de les bien voir, et
e nom est écrit en grosses lettres sur mon cœur... Je veux vous faire
peindre
en Iroquoise, mangeant une demi-douzaine de cœurs
nt outrés en tout, parce qu’ils ne connaissaient point la nature. Ils
peignaient
au hasard des caractères chimériques. Le faux, le
de ce chef-d’œuvre de l’esprit, et de montrer avec quel art Molière a
peint
un homme qui pousse la vertu jusqu’au ridicule, r
qu’il allait courir ; il connaissait ses ennemis, puisqu’il les avait
peints
; il savait mieux que personne de quoi étaient ca
es de son siècle. » Certes une pareille scène a été moins faite pour
peindre
Don Juan que pour préparer le Tartuffe ; on y voi
il se sait enrichir des dépouilles d’autrui. Mais ce qui achèvera de
peindre
la secte, c’est cette autre scène où un des perso
ouvelle de Scarron quelques-uns des traits les plus heureux dont il a
peint
la sensualité des faux dévots. Voici comment le b
t, qu’à Gresset d’écrire Le Méchant avec le style du Tartuffe. L’un a
peint
les mœurs du siècle de Louis XIV, et l’autre les
? Il a aussi dessiné un hypocrite, et il semble moins avoir voulu le
peindre
que critiquer celui de Molière. « Le sien, dit-il
e, que la même raillerie qui attaque l’une, et que les traits dont on
peint
celle-ci défigurent celle-là, à moins qu’on n’y a
serait jamais venu à bout de mettre en scène un homme pieux, et de le
peindre
des couleurs qu’il a données à son Tartuffe. On s
ant de faire paraître son Tartuffe il emploie deux actes entiers à le
peindre
; quand il entre, il est déjà connu ; quand il pa
Et de rectifier le mal de faction Avec la pureté de notre intention,
peignent
au naturel ces casuistes si terribles pour les au
ur les moralistes ce que les médailles sont pour les antiquaires. Qui
peint
mieux les Athéniens que les comédies d’Aristophan
peut donc reproduire d’anciens personnages sous d’autres couleurs, et
peindre
une seconde fois des figures qui ne sont plus les
un jour, et qui n’aspire qu’aux suffrages de la postérité. Tu saurais
peindre
le courtisan, sans offenser la cour ; l’ambitieux
réa Molière et le laissa tomber sur terre en lui disant : « Homme, va
peindre
, amuser, et, si tu peux, corriger tes semblables.
son retour à Paris, dans la plénitude de l’âge mûr, qu’il se décide à
peindre
l’homme sur le vif. Alors il enferme les anciens
ne hardiesse dont ses contemporains n’ont pu revenir de longtemps, il
peint
tous les travers qui le frappent dans cette vie d
entièrement, le plafond n’a conservé aucune trace de l’apothéose qu’y
peignit
un élève de Philippe de Champagne, le décorateur
ier ! Molière avait vraiment bien besoin de modèle ! Il n’avait, pour
peindre
le Misanthrope, qu’à étudier sa propre misanthrop
us a laissé un croquis assez rapide de la Molière (1663) : Pour vous
peindre
, belle Molière, Il faudrait qu’un dieu jeune et b
moquait d’Arnolphe et riait de Sganarelle, et que de traits, pour les
peindre
, il empruntait à son propre caractère ! Il y a de
Commandeur ! Et comme on lui sait gré de feindre l’hypocrisie pour la
peindre
avec une telle haine et un tel mépris ! Il prend
a Croix (Paris, 1664), et Molière, sous le nom d’Alcidor, y est ainsi
peint
, en deux traits : « Il lit tous les livres satir
le. Il s’amuse, il ricane, il s’écrie : Et l’on croit, tant ses yeux
peignent
bien cet affront, Qu’il a la rage au cœur, et les
Mais s’ils se résignent à se taire, ou s’ils n’ont pas le génie pour
peindre
leur douleur, ils glissent à travers la vie comme
I. Les portraits de Molière Ce ne sont pas seulement des portraits
peints
ou gravés dont je veux parler, mais de ces portra
, ce regard qui va jusqu’au fond des âmes ? Molière n’est-il point là
peint
de pied en cap ? Le célèbre portrait du Louvre, a
Mais de tous les portraits de Molière, peut-être préféré-je celui que
peignit
Mignard et que M. Étienne Arago acheta 6 500 fran
teurs sur les hommes et sur les choses. C’est « l’acteur » que nous a
peint
Mignard. Molière, dans le costume de César de La
ière 50, le critique passe en revue ceux des portraits de Molière qui
peignent
plus nettement sa physionomie personnelle. Le por
e et dit : Farceurs français et italiens depuis soixante ans et plus,
peints
en 1670. Étrange promiscuité qui place ainsi un t
parce qu’il est plus intime, est le portrait, aujourd’hui perdu, que
peignit
Mignard et que grava Nolin en 1685. Celui-là est
e » et recouverts d’étoffe verte ou aurore, le lit surmonté d’un dôme
peint
de « couleur d’azur », les guéridons, les tapisse
ir les défauts de tout le monde, sans qu’on s’en pût offenser, et les
peignait
au naturel dans des comédies qu’il composait enco
er, Camille Desmoulins, n’a pas craint d’écrire un jour que Molière a
peint
dans Le Misanthrope un portrait de républicain, A
olière, à ta gloire il ne manquerait rien Si parmi les défauts que tu
peignis
si bien Tu leur avais repris de leur ingratitude6
ue si le personnage à caractere doit, dans le courant de l’action, se
peindre
précisément tel qu’il est annoncé, il ne doit pas
nse & peut lire tout haut. Francaleu lit. « Aux traits dont vous
peignez
la charmante Lucile, « Je ne suis pas surpris de
La Bruyère, qui, plus varié que Molière, a écrit sur tous les tons et
peint
toutes sortes de caractères. Sans doute on ne peu
pas plus comparer La Bruyère à Molière qu’on ne compare le talent de
peindre
les caractères à celui de les faire agir et de fa
il est son émule dans l’art d’écrire et de décrire, et son talent de
peindre
est si parfait, qu’il n’a pas besoin de comédiens
-elle quelque part ; et comme elle aimait ses enfants ! et comme elle
peignait
la tendresse ! Quand on a lu avec intérêt les let
veloppe quelques sentimens du cœur, & de l’art qu’il employe pour
peindre
l’amour propre & la vanité des femmes. Le ma
vérité, qu’instructif. Aussi les médecins, & les marquis, qu’il a
peints
plusieurs fois dans des attitudes diverses, ne so
scéne en 1668. On fut forcé de convenir qu’une prose élégante pouvoit
peindre
vivement les actions des hommes dans la vie civil
re, pour que le seul contraste des maniéres propres à ces deux états,
peignît
sensiblement, dans un seul point & dans un mê
à Paris sur le théatre du palais royal, le 11 mars 1672. Il a voulu y
peindre
le ridicule du faux bel-esprit & de l’éruditi
uniformes dans le choix des caractéres, & dans la maniére de les
peindre
, n’ont représenté qu’une partie des mœurs général
les ridicules communs à tous les âges & à tous les pays, il les a
peints
encore avec des traits tellement propres à sa nat
s & peu recherchées, une plaisanterie noble & ingénieuse pour
peindre
& pour développer les replis les plus secrets
u’il fallait en avoir horreur, les romans de Walter Scott, où étaient
peintes
des mœurs inconnues, acquirent en France une vogu
dessus du danger de si tristes réalités. Ce fut cet amour idéal qu’il
peignit
dans L’Astrée, durant sa retraite, se rappelant l
ciété de Rambouillet. — Ton et langage de la bonne compagnie des gens
peints
par Corneille, dans sa comédie de Mélite. — Ton e
de s’y voir l’unique ». Toutefois, cet ouvrage qui, selon Corneille,
peint
si naïvement la conversation des honnêtes gens, e
tendue. On ne voulut pas sentir que, dans un-genre de drame destiné à
peindre
la vie commune, le langage mesuré ne pouvant être
lace hors de la sphère commune. Dans L’Avare, au contraire, Molière a
peint
un vice de tous les temps, de tous les pays, de t
umiliantes privations, n’en étaient pas moins tendres et respectueux.
Peindre
de tels enfants autrement qu’ils ne sont, qu’ils
amusements, leur existence entière. Voilà les originaux que Molière a
peints
avec une vérité si amusante. Il y en avait en fou
les, mais comme d’abondantes sources de désordres et de vices ; elles
peignent
de mauvaises mœurs, mais pour combattre les trave
e moins délicate et la gaîté plus facétieuse ; c’est parce qu’elle ne
peint
ni vice, ni travers, ni passion ; qu’elle n’est u
t des égards qu’on lui doit. J’ai dit que la pièce de Pourceaugnac ne
peignait
ni la société ni les mœurs. Je n’en veux pour pre
l’homme instruit, à l’homme que la nature destine à la saisir et à la
peindre
dans ses diverses attitudes5. Pocquelin accompagn
l’essor le plus rapide. S’il est vrai qu’un auteur n’est jamais mieux
peint
que dans ses ouvrages, par le but qu’il s’y propo
e vii , étend les bras, s’élance sur la pointe du pied, comme on nous
peint
quelquefois Mercure, puis, ainsi suspendu, s’écri
ressources aux muets de la pantomime : j’ai pitié de celui qui croit
peindre
le sentiment, lorsqu’il finit ses tirades par un
ureux que vous êtes, laissez agir, laissez parler votre âme ; elle se
peindra
sur tous vos traits, elle dirigera tous vos mouve
suppose ses héroïnes arrivées à Paris depuis peu, et, en feignant de
peindre
les Précieuses de province, il peint traits pour
depuis peu, et, en feignant de peindre les Précieuses de province, il
peint
traits pour traits celles de l’hôtel de Rambouill
Madelon oublient que Molière leur prescrit des ajustements propres à
peindre
leur ridicule ; et lorsque Lagrange et Ducroisi n
t et l’auteur et l’acteur, abandonnant le genre sérieux, sauront nous
peindre
la jalousie sous toutes les formes, et toujours a
elle renferme. Ce mouvement subit de générosité, fût-il involontaire,
peint
, mieux qu’un long discours, un amant tout entier
rir qu’ils ne font rire : la nature avait formé Desessard exprès pour
peindre
les lourds Midas, et tous les ridicules de l’épai
ition. — Bonne, très bonne, puisque dès les premiers vers, Alceste se
peint
par ses discours, par ses actions, qu’il a pour i
ent ? Il n’est pas de nation qui n’ait sur son théâtre un Misanthrope
peint
à plus grands traits que le nôtre. Les caractère
machinistes laisser sans façon Isidore dans la rue, pendant qu’on la
peint
; et les comédiens, les spectateurs, sont assez p
personnages en revue ! Les caractères. — L’auteur ne se borne pas à
peindre
un faux dévot ; chacun de ses personnages a sa dé
llerie qui attaque l’une intéresse l’autre, et que les traits dont on
peint
celle-ci, défigurent celle-là ; et voilà ce qui e
’infortune du général thébain n’est pas non plus facile à saisir et à
peindre
; combien de comédiens ne savent pas la distingue
au dieu Sylvain ; la prudente réflexion de l’un indique l’avarice, la
peint
même, si l’on veut ; mais l’inquiète inconstance
assette. La scène dans laquelle Harpagon, après qu’on l’a volé, vient
peindre
son malheur, son chagrin, son désespoir, est enti
ion de pièce héroïque. La moralité. — Son but bien louable, celui de
peindre
la stupide crédulité des grands pour les erreurs
divertissements. — Ceux du premier acte sont bons, parce qu’ils nous
peignent
l’extravagance du héros. Il est encore tout simpl
celui de son état. Les scènes. — Il n’en est pas une qui ne serve à
peindre
le rôle principal. La moralité. — Excellente, pu
si intéressante qu’elle demande un acteur de feu, puisque Molière s’y
peint
lui-même, et que, toujours plein de l’image de so
e Ménandre, Charmait les Grecs assemblés pour l’entendre ; Et Raphaël
peignit
sans déroger, Plus d’une fois maint grotesque lég
nte-quatre ans il retrouva le feu, la grâce dont il avait besoin pour
peindre
la plus vive, la plus délicate des passions éprou
la société, ou l’entendre narrer par quelqu’un qui en détaille et en
peint
les circonstances, n’est-ce pas de même, à peu de
quefois s’en rapprocher (chose très nécessaire pour approfondir, pour
peindre
le ridicule annoncé), ses diverses nuances le rej
deux, mais qui se suivaient avec la rapidité d’un éclair ; le premier
peignait
la terreur, le dernier portait subitement dans l’
lière, à ta gloire il ne manquerait rien, Si parmi les défauts que tu
peignis
si bien, Tu les avais repris de leur ingratitude.
il ne connaissait donc pas encore les avantages d’un visage qui sait
peindre
. 19. Un nommé Neuvillenaire assista aux six prem
38. Qu’aurait dit Montfleury, s’il eût deviné que Molière se ferait
peindre
en empereur romain ? Les comédiens français n’ont
prouver, le moment intéressant où Pamphile, amoureux de l’Andrienne,
peint
les chagrins que lui a causé son pere, en lui ord
ac des Danaïdes. Ses bords sont balustrés, & cent légers bateaux,
Peints
de blanc & d’azur, voltigent sur les eaux, Où
rme à l’éducation des personnages distingués, sert à Moliere pour les
peindre
. Voyez cette tirade du Misanthrope. ACTE IV. Scen
t décider que Belise est une savante. Chaque personnage de Moliere se
peint
par sa diction, chacun de ses mots décele au spec
prouver le cœur de Julie, le charge de ce soin : Damon se défend, lui
peint
l’excès de sa folie, & cede enfin. L’Olive,
le de sa maîtresse & ne s’expliquer qu’avec elle. Acte V. Nérine
peint
à Julie les travers de Léandre ; Julie avoue qu’e
eille ! vais-je m’écrier à mon tour. Mais le caractere de Cléon n’est
peint
pendant cinq actes que par des récits précipités
rieux, a très mal fait de ne pas laisser à son modele ce qui, loin de
peindre
le caractere annoncé, pouvoit au contraire l’écli
re les traits convenables au dessein de leur tableau, & ne pas la
peindre
comme elle se présente dans un seul objet : nous
tir mon cœur atteint, Au plus beau des portraits où lui-même il s’est
peint
. D’abord j’appréhendois que cette ardeur secrete
! Cette exclamation d’Harpagon n’est-elle pas plus comique, & ne
peint
-elle pas mieux son caractere après les seuls mots
té. Ses cheveux étoient en désordre, ses pieds nus ; la douleur étoit
peinte
sur son visage, un torrent de larmes couloit de s
ta plume aux Censeurs de Syrrhus Doit les plus nobles traits dont tu
peignis
Burrhus. Moi-même, dont la gloire ici moins répan
et parler. Présentez-en partout les images naïves ; Que chacun y soit
peint
des couleurs les plus vives. La Nature féconde en
l’avons dit, cherchait à tracer des caractères, et se souciait peu de
peindre
des individus ; il savait qu’un type isolé peut a
exion. Impromptu de Versailles, scène III. ...Que son dessein est de
peindre
les mœurs, sans vouloir toucher aux personnes. (
e impertinences à la mere de sa maîtresse. L’Oncle, que l’Auteur nous
peint
comme un homme raisonnable, n’aspire qu’à rendre
nir notre contestation, je te déclare que je ne vois ici aucun oiseau
peint
. Tranion. Eh bien, je vous le pardonne : la vieil
espece de farce dénuée de toute vraisemblance. Albert, qu’on ne nous
peint
pas comme un homme échappé des petites-maisons, p
e piece qui n’a que trop de ressemblance avec nos mœurs, & ne les
peint
que trop fidellement. Les époux qui privent leurs
avec les gens de goût, quand, par exemple, dans Démocrite amoureux il
peint
un pédant ennuyeux au lieu d’un philosophe aimabl
mise. Elise danse, chante, fait l’exercice devant le Colonel, qui est
peint
comme un poltron : il a peur & prend la fuite
l qui anime constamment la scène, et dans lequel chaque personnage se
peint
lui-même des couleurs qui lui sont propres. Le st
s que parlé-je d’auteurs ? Fallait-il à Molière, pour lui enseigner à
peindre
les agitations de l’amour, d’autres maîtres que s
sur votre toilette, Trouvé certain billet, où son ardeur parfaite Est
peinte
au naturel, quoiqu’avec beaucoup d’art. Ce qu’il
Naturel !... Leveroit des difficultés !... J’aime A voir adroitement
peindre
une flamme extrême, A la faveur du tour & des
is pas que j’eusse des chimeres. Quelqu’un a dit que Desmarets avoit
peint
une folle comme on n’en voit point, ou qui n’exis
utre. Moliere est un sage qui prend le ridicule sur le fait, & le
peint
avec autant de force que de vérité, pour en corri
en 1610. Sa vie était toute sédentaire ; son amusement dessiner ou de
peindre
. Une lettre que lui adressa Voiture, sous le nom
ie. Les Visionnaires ont précédé Le Menteur, joué en 1642. L’auteur a
peint
des folies, non des caractères.
is de Montausier fit à Julie cette fameuse galanterie d’une guirlande
peinte
sur vélin in-folio par Robert et, à la suite de l
suite de laquelle se trouvent toutes les fleurs dont elle se compose,
peintes
séparément, chacune sur une feuille particulière,
plainte importune, Quereller les destins et braver la fortune ; Vous,
peignez
la nature et l’homme tel qu’il est ; Qu’il s’amus
ropose de publier incessamment les mœurs d’une époque qu’il a si bien
peinte
dans tous les siens, j’ai dû faire de son théâtre
[82, p. 127277] Molière ne s’est pas borné à
peindre
dans son Avare, l’Avare amoureux, l’Avare mauvais
uelque chose à la gloire de nos lettres sous Louis XIV, c’est d’avoir
peint
naturellement les femmes. Ce jugement est sévère
al, le naturel. À Molière la gloire d’avoir, malgré le siècle, vu et
peint
la femme telle qu’elle est ; d’avoir ôté de son i
ère n’avait fait que combattre chez la femme le vice du siècle, et la
peindre
débarrassée de l’enveloppe luxueuse ou pédante do
senties, des traits si bien modelés, qu’on voulut voir des individus
peints
avec ressemblance, où il n’y avait que des espèce
rondeuse et contrariante. On voulut lui persuader que Molière l’avait
peint
dans son personnage principal. Il alla voir la pi
des meilleures comédies de leur théâtre. Le misanthrope, tel que l’a
peint
Molière, est entièrement dans les mœurs modernes.
s. Bien que Molière, dans la farce du Fagotier, ne se soit proposé de
peindre
aucun ridicule de caractère et de profession, on
s prennent à comparer le rapport des modes avec les situations qu’ils
peignent
par le son, ne vient qu’après coup ; c’est un pla
la voient qu’en grand, ou montée sur des échasses : ceux-ci ne savent
peindre
que ses caprices & les monstres qu’elle enfan
enfante ; ceux-là ne la saisissent dans aucune de ses parties, ou ne
peignent
que les plus opposées au genre qu’ils ont pris ;
n modele posé au milieu d’une académie, chaque éleve doit se borner à
peindre
le côté que le modele lui présente de bonne grace
lon eut au temps de Louis XIV le goût de la solitude et le talent, de
peindre
la nature, comme on veut bien convenir qu’il ne d
ne que les grands moralistes qui l’ont précédé. Pascal et Bossuet ont
peint
l’homme en général ; La Bruyère, ses contemporain
e ; mais qui a jamais songé à comparer les beaux portraits que Rigaud
peignait
à la même époque aux toiles inspirées de Lesueur
oucauld ; nous apprîmes par cœur celle du Singe et du Chat,… cela est
peint
; et la Citrouille et le Rossignol, cela est dign
s crayons. Un homme de bien est plus rare à trouver, plus difficile à
peindre
. Il faut chercher longtemps, et chercher dans de
foi et des mœurs. Suivant les commentateurs et les biographes, il se
peignait
lui-même dans cette pièce sous les traits de Cléa
prescrit, Et d’aucun autre soin ne nous troublons l’esprit. Ce trait
peint
l’homme, et s’il en fallait d’autres, il suffirai
veaux yeux sur elle, M’en refit une image et si noble et si belle, Me
peignit
tant de gloire et de telles douceurs, A pouvoir t
ns l’univers lorsque Louis portait le sceptre. L’orateur sacré avait
peint
les campagnes désertes, les bourgs misérablement
me il convient, s’adresse directement à son auditoire. Les traits qui
peignent
au vif les misères, les déconvenues, les inassouv
se laisse jouer stupidement. On ne peut imaginer Tartuffe, tel que le
peint
Molière, dans une autre maison que celle de l’ine
d’assainir sa vie et de purifier son cœur, mais tout simplement pour
peindre
l’infortune conjugale sous des couleurs plaisante
la vérité, l’auteur qui, peignant les faux moralistes comme Molière a
peint
les faux dévots, nous les montrerait … Prompts,
llerie qui attaque l’une intéresse l’autre, et que les traits dont on
peint
celle-ci défigurent celle-là, à moins qu’on n’y a
n hypocrite imaginaire le visage d’un pénitent, tandis que Molière le
peint
avec l’oreille rouge et le teint bien fleuri (ce
endeur de moraliste, dans ce rôle de Cléante où l’on nous dit qu’il a
peint
en même temps l’homme de bien et lui-même. Et enc
ches ; le Cléante du Tartuffe n’en est pas la perfection idéale. Pour
peindre
à son gré cet idéal toujours poursuivi, mais touj
lus haut, son vrai titre, qui oserait prétendre que Molière y a voulu
peindre
l’humanité ou seulement l’homme ? Encore une fois
oulu peindre l’humanité ou seulement l’homme ? Encore une fois il n’a
peint
qu’un vice, et encore l’a-t-il réduit aux proport
ie vie à des êtres imaginaires. Que se propose la comédie ? Elle veut
peindre
des passions qu’elle prétend observer, mais qu’en
ion morale et à la destruction de l’objet qui le subit. Quel moyen de
peindre
plaisamment tout cela et d’en tirer des effets co
stinct plein de rage. Un dernier mot de Philinte, pour achever de le
peindre
: Mon flegme, dit-il à Alceste, est philosophe a
plus invincible des faiblesses. Il n’a pas connu, du moins il n’a pas
peint
d’autre amour que celui-là, cet amour violent et
qui s’est modelée sur la comédie, mais certainement cette comédie ne
peint
pas l’humanité. La raison de l’humanité est plus
e de Tartuffe tout ce que dit MmePernelle dans la première scène, qui
peint
la maison d’Orgon en révolte contre l’ordre que l
[85, p. 129-130] Molière
peint
dans son Misanthrope, acte 2, scène 4, sous le no
in de nous toucher, produisent un effet contraire, parceque nous nous
peignons
encore Harpagon allant dérober l’avoine à ses che
ur l’amour profane, qui sont placés d’autant plus adroitement, qu’ils
peignent
bien le caractere de celui qui les prononce. Ils
n et du mal, qui décide leur préférence et leur mépris. Mais quand il
peint
les grands vices, se contente-t-il de les condamn
et fait respirer à ceux qui l’approchent. Si jamais l’adultère a été
peint
tel qu’il est, et non tel que le poétise Mme Geor
llerie qui attaque l’une intéresse l’autre, et que les traits dont on
peint
celle-ci défigurent celle-là… Et voilà ce qu[est
olière à ta gloire il ne manquerait rien, Si parmi les défauts que tu
peignis
si bien, Tu les avais repris de leur ingratitude.
siecle. Personne n’a jamais mieux connu les ridicules, & ne les a
peints
avec tant de force & de vérité. Les Auteurs q
doivent être que des miniatures. Les meilleurs Peintres ont toujours
peint
en petit les Graces & l’Amour. Nous avons vu
it de M. de Fontenelle. Je ne le rapporterai pas, mais j’essaierai de
peindre
ce Philosophe singulier par des anecdotes qui, en
amp;c. La scène d’un pauvre avec D. Juan, dans laquelle Molière avait
peint
, avec trop d’énergie peut-être, la scélératesse r
u de sa connaissance. Molière, en effet, n’avait peut-être pas encore
peint
un travers aussi commun en France, et, pour ainsi
, Molière, en faisant parler seulement son héros, ne réussissait à le
peindre
aussi bien que s’il le faisait agir, et ne nous p
ueux ; et ce devait être la première loi d’un art qui a pour objet de
peindre
la nature humaine. Il est peut-être plus nécessai
esque entièrement du Phormion, la pièce se sent de son origine : elle
peint
des personnes et des mœurs plus anciennes que mod
qualités, il se dispense absolument de la modestie. Voici comme il se
peint
: «Zelmis est un cavalier qui plaît d’abord; c’es
a parfaitement saisi son sujet : aussi Regnard était-il joueur. Il a
peint
d’après nature, et toutes les scènes où le joueur
t mis sur la scène, et le Falaise de la Réconciliation normande. Il a
peint
dans cette pièce des originaux particuliers au pa
es Agioteurs, etc. Ses pièces même les plus agréables, celles où il a
peint
des bourgeois et des paysans, ont toutes un air d
lphe et d’Alceste, Poète au cœur aimant, philosophe profond ! Toi qui
peignis
si bien les faiblesses de l’homme, Salut, Racine,
e font naître de fâcheuses confidences. Plus tard, l’Ecole des femmes
peindra
la passion désordonnée d’un vieillard, les regret
xpérimenté la jalousie, quoiqu’il ne fût pas encore marié : il voulut
peindre
tous les tourments de cette sombre passion. Il co
i au poète le marquis ridicule de l’Ecole des Femmes. Molière voulait
peindre
enfin largement les travers de la haute société,
ise humeur. Après avoir mené la vie de grand seigneur, que nous avons
peinte
, il sentira s’adoucir cette effroyable haine voué
sans avoir pu entrer dans le logis, apprend que don Pèdre veut faire
peindre
Isidore ; le peintre est de ses amis ; il se fait
ses amis ; il se fait envoyer à sa place chez don Pèdre, car il sait
peindre
; il manie le pinceau contre la coutume de France
l’autre on veut qu’un bon vivant soit malade, il ne restait plus qu’à
peindre
les travers d’un malade imaginaire. L’auteur n’y
. Dancourt qui se tenait à l’affut des événements comiques du jour, a
peint
dans une de ses pièces intitulée la Désolation de
ettes, le Retour des Officiers, et quelques autres pièces de Dancourt
peignent
un côté des mœurs du siècle de Louis XIV. On fais
ociété se reproduisait sous toutes ses faces. Il est un monde qu’il a
peint
de main de maître, et dont nous n’avons pas encor
vécu ; et le bas de la figure, empreint d’une certaine sensualité, ne
peint
-il pas assez bien la voluptueuse insouciance d’un
cole des Maris ? — On me l’a fait lire. — On assure que Molière s’est
peint
dans Ariste ; et l’éducation que préconise ce bon
is, la venue de certaine vieille, envoyée par le jeune homme pour lui
peindre
les blessures qu’il a reçues de ses yeux et lui e
re qui rouvre le quatrième acte ; et, tout entier à son rôle, il nous
peint
Arnolphe rongeant son frein, jaune de bile, tantô
phe, par conséquent. Cela n’a pas empêché de soutenir qu’il s’y était
peint
; et là encore, comme pour le Misanthrope, je ren
redites sans nombre il fatigue les yeux Et, plein de son image, il se
peint
en tous lieux. Ainsi parle Molière lui-même, dan
la mort d’un grand acteur, et ce grand acteur, au moment suprême est
peint
rassemblant ses forces défaillantes pour donner à
dieux du rôle d’Arnolphe en en faisant avant tout un ridicule. Il l’a
peint
tout bouffi de vanité, se débaptisant après la qu
damne, voilà son portrait véritable. Clitandre, à Célimene. Pour bien
peindre
les gens vous êtes admirable. Nous avons passé l
se transporter, se retrancher même au gré de l’acteur, & qui nous
peignent
des personnes avec lesquelles il est très inutile
en dispenser, leur situation est assez bien marquée. C’est à eux à la
peindre
sur leur visage, & à motiver par-là leur dépa
une goutte d’ambroisie « Qu’y versa la bonté des Dieux. « On vous a
peint
l’amour de rayons odieux. « Voyez-le tel qu’il es
a peint l’amour de rayons odieux. « Voyez-le tel qu’il est : il s’est
peint
dans mes yeux : « Ils vous disent : Je vous ador
eur maître. C’est le fond & non l’écorce qu’un Poëte comique doit
peindre
. Par conséquent que ses regards ne s’arrêtent pre
ion il parvient à découvrir des vices, on ne lui permettra pas de les
peindre
au naturel. Vive la Bourgeoisie ! la nature s’y d
de m’avancer le mois ? Ce trait seul vaut toute la scene, parcequ’il
peint
le peu de valeur de l’art par la misere de celui
Tu fus, je crois, pêtri par les mains de l’Amour : N’es-tu pas fait à
peindre
? Est-il homme à la Cour Qui de la tête aux pieds
une infinité de choses, au lieu que la scene de Regnard ne sert qu’à
peindre
un mêlange confus de poltronnerie, d’extravagance
n la sensible peinture Est pour aller au cœur la route la plus sûre :
Peignez
donc, j’y consens, les héros amoureux; Mais ne m’
soleil, par des charpentes et des toiles, « tant bien et excellemment
peintes
d’or, d’argent, d’azur et autres riches couleurs,
créait alors le Jour et la Nuit : « Adoncques se doit montrer un drap
peint
, c’est assavoir la moitié toute blanche et l’autr
acré à perpétuer les souvenirs héroïques de l’histoire nationale ou à
peindre
les mœurs de notre société à ses divers âges. Je
lic qu’ils sont en possession d’ennuyer. Ces divers ridicules étaient
peints
avec trop de vérité et de vivacité dans La Critiq
incre les autres ; c’est celle d’un artiste, d’un homme de génie, qui
peint
gaiement ses ennemis ou plutôt ceux de son art, e
is gentilhomme ; tous les auteurs du temps prétendent que Molière y a
peint
sa femme sous le nom de Lucile, et cela est fort
Connaissez-vous César de lui parler ainsi ? etc. Ce portrait est mal
peint
, peut-être un peu chargé ; mais on est fondé à cr
avis intéressés. On peut dire que, dans la vaste galerie où Molière a
peint
les folies humaines, la scène du Mariage forcé, e
ire, pour que le seul contraste des manières propres à ces deux états
peignît
sensiblement, dans un seul point et dans un même
lière travailla à loisir la comédie des Femmes savantes. Il a voulu y
peindre
le ridicule du faux bel esprit et de l’érudition
parti de cette pièce ; chaque bourgeois y croyait trouver son voisin
peint
au naturel ; et il ne se lassait point d’aller vo
à ce qu’ils disaient contre cette pièce. » On prétend que Molière a
peint
le caractère du Bourgeois gentilhomme d’après une
de La Monnoye. a. Pour se convaincre pleinement que Molière a voulu
peindre
Ménage sous le nom de Vadius, il ne faut que lire
re principal, l’humeur, le ridicule, l’adresse de chacun d’eux, &
peindre
avec des couleurs plus marquées le côté par leque
. D’après ce que nous venons de dire, il est clair qu’il ne faut pas
peindre
un personnage avec un caractere ou des nuances qu
n financier ? Ne vaudroit-il pas mieux qu’il employât le temps à nous
peindre
les maux qu’on essuie au service d’un brelandier
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