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1 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE PREMIER. Des différents Genres en général. » pp. 1-8
CHAPITRE PREMIER. Des différents Genres en général. Tous les genres sont bons : voilà
CHAPITRE PREMIER. Des différents Genres en général. Tous les genres sont bons : voilà le cri presque général ; voilà
Rien n’est plus vrai & n’est en même temps plus absurde. Tous les genres sont bons pour la presse, d’accord ; & chacun
en dise, nos seuls maîtres. Ceux qui se sont le plus éloignés de leur genre , ont disparu ; ceux qui ont suivi leurs traces de
u vrai beau, & nous contienne dans les bornes prescrites à chaque genre . La tournure de votre esprit ou quelque dépit amo
lque part. Ceux qui voudroient admettre sur la scene la pluralité des genres , ceux qui y sont intéressés, ne cessent de citer
nt qu’ils prononcent en ma faveur & contre eux. Je n’exclus aucun genre . Je veux, avec toutes les personnes raisonnables,
choisir, n’est-il pas absurde, ridicule qu’on donne l’exclusion à un genre avoué par les nations & par les siecles les p
r les nations & par les siecles les plus éclairés, en faveur d’un genre monstrueux qui a mille fois tenté de paroître au
 Ce n’est pas étendre la carriere des Arts que d’admettre de nouveaux genres  ; c’est gâter le goût ; c’est corrompre le jugeme
crédit. Etudiez nos Auteurs, vous verrez que les ennemis de l’ancien genre , du bon comique, se déchaînent contre lui, parceq
ls se déchaînent. L’application est facile. On soutient encore que le genre avoué par Thalie est resserré dans un cercle fort
ni dans leur construction, dans leur marche ; que chacun de ces trois genres en a plusieurs autres, qui doivent être traités d
s verrons dans ce volume, quand nous aurons dit en passant un mot des genres auxquels il est bon de ne pas se livrer : alors n
l est bon de ne pas se livrer : alors nous examinerons les différents genres des pieces à intrigue, ensuite ceux des pieces mi
des pieces mixtes, & nous finirons par décomposer les différents genres des pieces à caractere.
2 (1809) Cours de littérature dramatique, douzième leçon pp. 75-126
à la comédie devait avoir une influence salutaire. La comédie est un genre mixte qui a toujours, ainsi que nous l’avons vu,
ivain, et pourtant on les confond toutes ensemble, lorsqu’on parle du genre de talent particulier à cet auteur comique, et de
près la cour. Sa charge était d’inventer des divertissements de tous genres , et de faire rire le plus grand roi du monde, pou
es en avaient fait autant avant lui, et je ne vois pas ce qui dans ce genre devrait l’ériger en créateur unique et entièremen
ener sur la scène une sorte de personnages sans masques, mais du même genre et portant les mêmes noms que les masques italien
le blâmer en cela le goût français, ni disputer de la prééminence des genres . Peut-être même le peu île cas que l’on fait de l
génie sans égal, et si cinq ou six pièces de Molière auxquelles leur genre de construction a valu le titre de régulières, le
ions, ou dans celles qui régnaient de son temps. À l’égard de ce même genre d’enseignement, Ménandre était déjà un poète phil
nsu, par des traits qui leur échappent involontairement. À ce dernier genre de comique, le plus fin et le plus spirituel de t
nécessairement du sujet. Molière a, pour ainsi dire, entassé tous les genres d’avarice sur un seul personnage, et pourtant l’a
servé l’apostrophe au parterre pour découvrir le voleur. Ce trait, du genre d’Aristophane, bien rendu par l’acteur, produit u
ues du beau siècle, qu’à un élan intérieur vers la perfection dans un genre plus élevé. Les prétentions des Aristarques fran
estimer le mérite du style et de la versification. Les beautés de ce genre ne sont jamais qu’une condition secondaire, et je
du vieillard, tout concourt à former une suite de scènes comiques du genre à la fois le plus fin et le plus amusant. Ce n’es
il a méconnu l’esprit de la comédie, et a regardé comme essentiels au genre , des défauts qu’on ne peut reprocher qu’aux auteu
à monter sur des échasses, n’a que des mouvements maladroits dans un genre où il ne s’agit que de marcher à fleur de terre ;
grossière d’un fou ridicule. L’original de cette pièce appartient au genre que les Espagnols nomment comedias de figuron, je
s Plaideurs. Sous ce rapport cette comédie est restée unique dans son genre  ; l’intrigue n’est qu’un jeu léger de l’esprit, m
son émule. Il n’a composé que des comédies nommées pièces à tiroirs, genre secondaire, dont Molière le premier a donné l’exe
es comiques qui ait composé avec esprit de petites pièces versifiées, genre dans lequel la France a produit depuis cette époq
ersonnelles, il serait facile d’introduire sur notre scène moderne le genre d’Aristophane (ou pour parler plus exactement cel
n propre génie (je ne crains pas de me servir de ce mot), l’idée d’un genre alors absolument neuf. L’exécution de sa pièce es
luence qui ne peut être méconnue. Les pièces françaises de ce dernier genre , lorsqu’elles sont versifiées, ont leurs longues
s du bon ton de la haute comédie, et de tomber dans la familiarité du genre méprisé de la farce. Avec un talent médiocre, san
uel on y arrivera. Il y aurait un vrai sentiment de l’art dans un tel genre , s’il ne devenait pas superficiel et insignifiant
lame de tout cet ouvrage. Après avoir fait quelques remarques sur des genres accessoires tels que l’opéra, l’opéra-comique et
n en jetant un coup d’œil sur l’état actuel de la scène française. Un genre sérieux, héroïque, et qui devrait même aspirer à
endre sur le degré de nature et de vérité qu’on peut exiger de chaque genre . La simplicité des vers de Quinault est la même q
soit pour l’exécution ! On a visé à l’héroïque et au tragique dans un genre qui n’est nullement propre à de tels effets. Au l
st plus à son aise, parce qu’il n’a pas besoin de sortir du ton ni du genre national. Ce passage immédiat du chant à la parol
es Italiens, l’action est entièrement négligée, et quelle n’offre, au genre même de la bouffonnerie, que des situations unifo
rionnettes. Les esprits vifs et enjoués qui se vouent maintenant à ce genre sont peu connus hors de Paris, et ne s’en mettent
ce chaque jour davantage à l’espérance de voir paraître dans les deux genres qu’on a reconnus pour réguliers, quelque chose de
s qui ont attaqué le système national sur la ligne de démarcation des genres , et sur l’ensemble des règles prescrites à l’art
malheureusement Lessing lui-même, ont étendu la même idée à tous les genres dramatiques. Elle n’a pourtant d’autre fondement
si peu méritée au drame sentimental et à la tragédie bourgeoise, deux genres qui toutefois sont dignes de quelque estime, et q
s bourgeoises, et il existait même de meilleures pièces dans tous ces genres , que celles qu’il a composées. Voltaire qui n’a j
nue en Angleterre. On a même traduit en français une des pièces de ce genre , Beverley, sous le titre du Joueur. Le goût pour
constamment cette impression d’angoisse, effet presque inévitable du genre et son éternel écueil. Je ne veux pas laisser pas
ys même, lui donna l’idée de mettre sur la scène quelques pièces d’un genre redevenu nouveau à force d’avoir été négligé, cel
e remué plus profondément. Les théâtres de Paris sont astreints à des genres fixes, et la poétique a en cela un point de conta
ce sont, si l’on peut s’exprimer ainsi, des productions ; avortées du genre romantique. Dans la sphère de la véritable littér
3 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VIII. Du Genre gracieux. » pp. 91-102
CHAPITRE VIII. Du Genre gracieux. Ce genre, accrédité par les Graces
CHAPITRE VIII. Du Genre gracieux. Ce genre , accrédité par les Graces 17 & par Zénéide 18
18, qui sont en effet deux petits chefs-d’œuvre dans leur espece ; ce genre , dis-je, a pris naissance de la pastorale, non te
ptueux aux situations les plus indécentes. Je vais faire connoître le genre pastoral, son enfance & ses progrès. Nos prem
sir l’extrait d’une des premieres pastorales qu’on ait faites dans ce genre . CHARLOT, Eglogue pastorale à onze personnages, s
piece, où l’Amour personnifié joue un rôle, nous rapproche un peu du genre gracieux, & du chef-d’œuvre de M. de Saint-Fo
degrés, se trouve placée à côté de ce que nous appellons aujourd’hui genre gracieux, & que M. de Saint-Foix a considérab
urs peint en petit les Graces & l’Amour. Nous avons vu comment ce genre s’étoit élevé peu-à-peu jusqu’à la perfection. Pr
a mode, du Tour du Carnaval, donna il y a trois ans une piece dans le genre gracieux, intitulée Hilas & Silvie. L’Amour y
er de ses liens, sans profiter des faveurs du Dieu libertin. Voilà le genre gracieux qui dégénere en revenant sur ses pas, en
r les vers de Virgile sur le théâtre. Je me garde bien de dire que le genre gracieux ait beaucoup dégénéré dans les mains de
& à l’âne, c’est une autre affaire. Je me suis étudié à suivre le genre gracieux dans ses différents âges, parcequ’il est
il me seroit très aisé de démasquer la véritable origine de tous les genres , & de prouver, par des exemples frappants, qu
de l’art a donné naissance, & que le goût avoit fait oublier. Le genre larmoyant est sur-tout dans ce cas-là : je n’ai p
4 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IX. Du Genre larmoyant. » pp. 103-122
CHAPITRE IX. Du Genre larmoyant. « Ah ! grace pour le comique larmo
nd du cœur. Un Auteur aura beau vous soutenir dans une préface que le genre prétendu nouveau & philosophique mérite la pr
isage, Vous soyez assez.... prévenu, assez aveuglé pour croire votre genre nouveau ? Qu’a donc fait la Chaussée, ce poëte pr
nne trempe d’hommes ! en vérité ils me font pleurer ! Les Auteurs du genre prétendu moderne & philosophique voient que l
. Et vous, mon maître, ayez bien soin de votre santé. Les Auteurs du genre prétendu moderne & philosophique voient encor
&c. En voilà suffisamment, je pense, pour prouver aux Auteurs du genre larmoyant que les Anciens faisoient des pieces da
nt donc imaginé les Modernes, pour se flatter d’avoir créé un nouveau genre  ? Ils ont, à la vérité, imaginé d’exprimer le sen
Auteurs tragi-comiques, ne vous flattez plus d’avoir créé un nouveau genre , & d’être de bons originaux. Les Desmarets, l
bas au tragique le plus dégoûtant. Cessez sur-tout de donner à votre genre le titre fastueux de genre philosophique, parcequ
goûtant. Cessez sur-tout de donner à votre genre le titre fastueux de genre philosophique, parceque je vous prouverai, lorsqu
crême avec la moutarde ; parceque toutes les nouveautés sont dans ce genre , & que le public s’amuse de ce qu’on lui prés
état de sentir la bonne comédie. Les uns, condamnés à ne jouer qu’un genre bâtard, se gardent bien de recevoir des pieces où
ient être ; il faudra tôt ou tard revenir à votre pere nourricier, au genre que vous dédaignez, que vous ne jouez plus bien,
voir le sort des Comédiens Italiens vos confreres. Ils ont négligé le genre de Marivaux pour l’Opéra comique : quand ils ont
comédies attendrissantes ? Il paraît se déclarer fortement contre ce genre , dont la petite comédie de Nanine tient beaucoup
larmes27 ; voilà comme il faut les dénouer. Passons présentement aux genres reconnus pour bons par les personnes de goût, de
5 (1788) Molière (Dictionnaire encyclopédique) « article » pp. 588-589
scène, il ne fallait point l’en chasser ; conservons, multiplions les genres , n’excluons rien. Loin de vouloir établir le nouv
lions les genres, n’excluons rien. Loin de vouloir établir le nouveau genre sur les ruines de l’ancien, Molière commence par
mique fort, des situations piquantes, des scènes exquises et dans des genres tout differents. Rapprochez la scène de Métaphras
vec les Précieuses Ridicules ; ce n’était pas encore la perfection du genre , mais c’était l’ébauche du genre le plus parfait 
n’était pas encore la perfection du genre, mais c’était l’ébauche du genre le plus parfait ; c’était à quelques égards, une
nes, l’excella dans les grands rôles comiques, il forma Baron dans le genre même qu’il abandonnait, et il ne le forma pas moi
6 (1819) Notices des œuvres de Molière (II) : Les Précieuses ridicules ; Sganarelle ; Dom Garcie de Navarre ; L’École des maris ; Les Fâcheux pp. 72-464
grand sens, puisqu’il était ainsi frappé de la supériorité du nouveau genre tenté par Molière, sur celui dans lequel ses deva
s êtres pervers ou ridicules dont il était environné. Son début en ce genre paraît un acte de témérité, lorsque, se reportant
seule indication utile, sont purement admiratifs, et l’insipidité du genre n’y est relevée par aucune finesse d’observation,
sont plus bouffons que véritablement comiques. Les personnages de ce genre , empruntés à l’Italie, avaient encore la vogue su
tous, sans en excepter ceux qui l’ont subi. Il faut que ce singulier genre d’infortune soit une source de comique bien abond
t ; en un mot, ils le déclarèrent incapable de jamais réussir dans le genre noble et sérieux. Il paraît que Molière eut à cœu
scène française, avant que le génie de Corneille eût séparé les deux genres qu’elles confondaient, et les eût, pour ainsi dir
trouvé, et faire une création nouvelle, en imposant un nouveau nom au genre même sur les ruines duquel il avait fondé notre d
ait de même au sujet de cette pièce, puisqu’il dit qu’elle est de ce genre purement romanesque qui fut en vogue avant Cornei
en vogue avant Corneille  ; mais il s’est trompé en ajoutant que ce genre s’appelait comédie héroïque , puisque Corneille p
exprimé par ce titre, n’est, dans l’ouvrage, que la confusion de deux genres inconciliables selon notre système dramatique. No
bourgeoise : notre goût les repousse toutes deux ; ce sont moins deux genres que deux espèces bâtardes qui n’ont jamais pu s’a
ns ses fureurs, par les bienséances de son rang et par les limites du genre où Molière l’a placé, il ne peut produire, il ne
-il une meilleure preuve que Molière, ayant cette fois mal choisi son genre , avait peut-être encore plus mal choisi son sujet
abandonné, et en s’essayant, contre le gré de son génie, dans le faux genre de la tragi-comédie. Il rentre, par L’École des m
ons de suite, et fut imprimée en février 1662. Cette comédie est d’un genre dont il n’existait pas encore de modèle. Voltaire
eulement pour imaginer le sujet d’une véritable action dramatique. Ce genre , enfin, s’il n’était justifié par l’impossibilité
7 (1765) Molière dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (compilation) pp. 2668-16723
ece de théatre, en fait ce que nous appellons une piece de caractere, genre dont M. Riccoboni attribue l’invention aux Franço
r conséquent qu’il est permis de charger les caracteres. Il y a en ce genre deux extrémités vicieuses ; & Moliere a connu
à leur vanité le plaisir de deviner les modeles. C’est dans ces deux genres qu’Aristophane triompha tant de fois à la honte d
forme honnête & décente qu’elle a conservée depuis. C’est dans ce genre que fleurit Ménandre, poete aussi pur, aussi élég
rendent intéressantes ; de-là le comique attendrissant. De ces trois genres , le premier est le plus utile aux mœurs, le plus
peintres de caractere, & ce que Moliere, ce grand modele en tout genre , possédoit éminemment ; c’est ce coup d’oeil phil
r d’où vient qu’on rit de la chûte imprévûe d’un passant. C’est de ce genre de plaisanterie que Hensius a eû raison de dire :
s sensiblement : c’est du moins l’opinion de Corneille. Mais comme ce genre ne peut être ni soûtenu par la grandeur des objet
ù l’on pleure dès le premier acte. Quelque critique pour condamner ce genre , a osé dire qu’il étoit nouveau ; on l’en a cru s
nne beau jeu à l’effronterie & à l’ignorance. Tels sont les trois genres de comique, parmi lesquels nous ne comptons ni le
imitation burlesque, l’action la plus noble & la plus touchante : genres méprisables, dont Aristophane est l’auteur. Mais
ouchante : genres méprisables, dont Aristophane est l’auteur. Mais un genre supérieur à tous les autres, est celui qui réunit
à la Greque, palliis. Afranius & Ennius se distinguerent dans ce genre . Les comédies appellées togatae, où les acteurs é
étiq. La fin du regne de Charles V. ayant vû naître le chant royal, genre de poésie de même construction que la ballade, &a
sur le théatre de l’opéra : elle le fut en 1699. Nous n’avons dans ce genre que le Carnaval & la Folie, ouvrage de la Mot
tre. La musique est de Destouches. Cet ouvrage n’est point copie d’un genre trouvé. La Mothe a manié son sujet d’une maniere
riginale. L’allégorie est le fond de sa piece, & c’est presque un genre neuf qu’il a créé. C’est dans ces sortes d’ouvrag
dictionn. des arrêts, au mot comédien. (A) COMIQUE Comique, genre de la comédie Comique, pris pour le genre de
COMIQUE Comique, genre de la comédie Comique, pris pour le genre de la comédie, est un terme relatif. Ce qui est c
ais le dénouement ; tant mieux pour l’auteur & pour l’ouvrage. Le genre comique François, le seul dont nous traiterons ic
uelle on ne sauroit faire un pas dans la carriere du haut comique, ce genre présente un obstacle qui lui est propre, & do
ique grossier : celui-ci consiste dans la maniere ; ce n’est point un genre à part, c’est un défaut de tous les genres. Les a
maniere ; ce n’est point un genre à part, c’est un défaut de tous les genres . Les amours d’une bourgeoise & l’ivresse d’un
anchi portât le nom du maître dont il tenoit sa liberté. Térence a un genre tout différent de Plaute : sa comédie n’est que l
tere personnel à ses ouvrages, qu’il leur a presque ôté celui de leur genre . Il ne manque à ses pieces dans beaucoup d’endroi
our être tragiques, & l’importance pour être héroïques : c’est un genre de drames presque mitoyen. Rien de plus simple &a
avec le naturel, ce qui est le plus haut point de perfection en tout genre . On diroit qu’il a choisi dans ses maîtres leurs
8 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « PRÉFACE. Du Genre & du Plan de cet Ouvrage. » pp. 1-24
PRÉFACE. Du Genre & du Plan de cet Ouvrage. Les Arts, dans l
aîtres, ils se sont laissé flatter par l’orgueil de créer de nouveaux genres , & d’avoir une maniere à eux. La Peinture, la
’étendue de ses connoissances, qui, en lui faisant embrasser tous les genres de littérature, lui défendoit malheureusement d’e
uteurs comiques. Dans le second volume, nous parlerons des différents genres de la comédie. Jusqu’ici l’on n’en a guere distin
s de la comédie. Jusqu’ici l’on n’en a guere distingué que trois : le genre d’intrigue, le genre à caractere, & celui qui
u’ici l’on n’en a guere distingué que trois : le genre d’intrigue, le genre à caractere, & celui qui tient de l’un &
& celui qui tient de l’un & de l’autre, connu sous le nom de genre mixte ; mais nous verrons que ces genres sont div
l’autre, connu sous le nom de genre mixte ; mais nous verrons que ces genres sont divisés en plusieurs autres. Nous examineron
n bonheur si, en faisant remarquer chez lui des beautés dans tous les genres , je pouvois indiquer le moyen de les imiter toute
son génie ? non sans doute. Tels sont les grands hommes dans tous les genres . 1. Aristote, né à Stagyre, ville de Macédoin
9 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXI. Du Genre mixte. » pp. 241-252
CHAPITRE XXI. Du Genre mixte. Les Auteurs qui ont écrit sur l’Art de
es Auteurs qui ont écrit sur l’Art de la Comédie n’ont point parlé du genre mixte, ou l’ont mal connu. Ils mettent au rang de
nt nous servir d’exemple. Nous pourrions nous étendre beaucoup sur le genre mixte, & prouver qu’il se divise en plusieurs
carille qui renoue tout. Voilà donc une comédie véritablement dans le genre mixte, puisque l’intrigue & le caractere conc
e plaisir du spectateur. Il est inutile de s’arrêter davantage sur le genre mixte, parceque l’une de ses parties rentre dans
tage sur le genre mixte, parceque l’une de ses parties rentre dans le genre d’intrigue dont nous avons déja parlé, & l’au
le genre d’intrigue dont nous avons déja parlé, & l’autre dans le genre à caractere que nous allons entreprendre. 38.
10 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE III. Des Pieces à spectacle. » pp. 30-36
d’un coup de baguette ou d’un signe, font des miracles dans tous les genres . On voit ressusciter plus de morts sur les théâtr
’un pareil secours, leur a fait enfanter une infinité de pieces en ce genre , qu’ils n’ont pas manqué de nous apporter, lorsqu
donne la préférence à la derniere, parcequ’elle nous écarte moins du genre héroïque. Extrait du Prince de Salerne, Canevas
ant. Je défie le Philosophe le plus grave, l’homme le plus ami du bon genre , de ne pas s’amuser aux représentations de cette
Un Auteur auroit le plus grand tort s’il s’occupoit sérieusement d’un genre trop facile pour faire honneur. D’ailleurs, si l’
11 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XV » pp. 175-187
nt 1661, avant les beaux temps de Boileau, de Racine, de Bossuet, les genres étaient démêlés dans notre littérature. Le goût a
re dans les badinages de son théâtre. C’est par cette distinction des genres et des tons que notre littérature acquit la puret
lon les autres lacune dans la littérature française) on pense que les genres en se démêlant se sont appauvris, que les tons en
de m’élever ici contre le retour de la littérature vers le mélange de genres , de tons et de style que l’on a regardé, du temps
ieuses et depuis, comme de la barbarie. Aujourd’hui la séparation des genres dans les écrits littéraires est devenue à peu prè
littérature d’une nation est l’expression de ses mœurs. Pourquoi les genres se démêlèrent-ils à la naissance de notre littéra
12 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. Des Comédies Héroïques. » pp. 9-29
CHAPITRE II. Des Comédies Héroïques. Ce genre devoit nécessairement prendre naissance chez une
 Eh bien, me dira-t-on peut-être, vos exemples ne prouvent pas que le genre héroïque soit mauvais ; ils font voir seulement q
ns si, par elle-même, ou par ses succès, elle a droit d’accréditer ce genre . Corneille va lui-même nous exposer son sujet. A
oin d’avoir gâté son sujet, & de n’avoir pas soutenu la gloire du genre héroïque, l’a embelli, de l’aveu de tous les conn
ques ; si elle a été faite par l’Auteur le plus en état de traiter ce genre , devons-nous espérer de faire mieux ? Non, sans d
er ce genre, devons-nous espérer de faire mieux ? Non, sans doute. Le genre est vicieux par lui-même : il ne peut se soutenir
st vicieux par lui-même : il ne peut se soutenir sans rentrer dans le genre comique ou tragique : s’il tient de l’un & de
son de s’écrier, voilà le monstre. Pourquoi parler si long-temps d’un genre oublié, me dira-t-on peut-être encore ? La mode e
ce de cause, ou avant la lecture. L’Auteur aura peut-être mieux vu le genre , que M. de Voltaire & que tous ceux qui le tr
13 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIX & dernier. Des causes de la décadence du Théâtre, & des moyens de le faire refleurir. » pp. 480-499
naître dans chaque siecle un certain nombre de talents dans tous les genres , & chacun de ces talents languit ou produit d
amp; qu’ils étoient par conséquent forcés de rechercher dans tous les genres des Artistes qui voulussent les immortaliser en s
à la comédie, me répondra-t-on, parceque les ouvrages dans le mauvais genre y sont seuls en crédit, parceque la cabale, la pr
e ou deux nouveautés, encore serez-vous forcée de les prendre dans le genre qu’il nous plaira d’adopter. Si vous voulez rire,
e l’effet que la piece peut produire au théâtre ; si elle est dans le genre qu’il aime ou qu’il protege ; s’il est lui-même v
doptera des monstres dramatiques, l’autre, toujours ferme dans le bon genre , empêchera le goût de se corrompre, ou nous ramen
s Acteurs soient autant de Roscius. Chacun d’eux est parfait dans son genre . Il ne le sera pas long-temps. — Pourquoi cela ?
ôt besoin d’une nouvelle révolution. Un spectacle qui n’a pas un vrai genre ne peut se soutenir s’il ne se varie continuellem
x feront leur critique en conservant les nuances convenables à chaque genre . Le spectateur aura un objet de comparaison pour
14 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Première partie. — L’école dogmatique — Chapitre premier. — Une leçon sur la comédie. Essai d’un élève de William Schlegel » pp. 25-96
est abaissé, tantôt à abaisser ce qui est élevé. I De tous les genres de poésie, la tragédie est le plus sérieux ; de t
s les genres de poésie, la tragédie est le plus sérieux ; de tous les genres de poésie la comédie est donc le plus gai. Vraime
iques, quand on voit à quel point cette science en est simplifiée. Le genre dramatique comprenant le tragique et le comique,
re, et fausse les plus simples notions d’esthétique, au point que les genres les plus opposés sont confondus, que les comédies
, de la comédie nouvelle. Ainsi composée, elle se divise en autant de genres différents qu’il y a d’éléments divers qui peuven
nts qu’il y a d’éléments divers qui peuvent y dominer tour à tour. Au genre purement poétique appartient le comique arbitrair
a Tempête et la plupart des comédies de Shakespeare, rentrent dans le genre poétique. Au genre prosaïque appartient la comédi
part des comédies de Shakespeare, rentrent dans le genre poétique. Au genre prosaïque appartient la comédie vulgaire, celle q
e répertoire presque tout entier du théâtre moderne est prosaïque. Ce genre , le plus commun de tous, doit-il être complètemen
sé Diderot revendiquer pour lui le douteux honneur d’avoir inventé ce genre  ; la plupart des pièces qui composent ce que la c
elle est conforme au type le plus pur de la comédie nouvelle48. De ce genre , qui était celui de Ménandre, sont aussi les fran
ingénieux ? Que d’invention n’y a-t-il pas dans une bonne pièce de ce genre  ! Quoi de plus amusant pour l’imagination que cet
oder l’original. Il a conservé l’apostrophe au parterre. Ce trait, du genre d’Aristophane, bien rendu par l’acteur, est d’un
ique est rare en France, et Legrand n’a dû qu’à son génie l’idée d’un genre alors absolument neuf ; car il est probable qu’il
moderne, en évitant les indécences et les allusions personnelles, le genre d’Aristophane116. Quand la réputation classique d
xième leçon. 17. Deuxième leçon 18. La première comédie était le genre original et véritablement poétique, dont l’autre
ième leçon. 26. Les comédies d’Aristophane offrent aussi dans leur genre un système régulier ; mais, afin que l’inspiratio
28. Sixième leçon. 29. Nous n’en sommes encore qu’à chercher un genre comique national, sans l’avoir véritablement trou
ns l’intérêt et les sentiments qu’elle inspire, la comédie passera au genre du drame instructif ou touchant, et il n’y a de l
s en avaient fait autant avant lui, et je ne vois pas ce qui, dans ce genre , devrait l’ériger en créateur unique et entièreme
— Douzième leçon. 87. Molière a, pour ainsi dire, entassé tous les genres d’avarice sur un seul personnage, et pourtant l’a
ue doit être tout au plus une humiliation méritée. C’est à ce dernier genre de malheur qu’il faut rapporter ces moyens corpor
15 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXV. Du contraste des Caracteres. » pp. 386-397
nt il se fait que le contraste soit une si pauvre chose dans tous les genres d’imitation, excepté dans le dramatique. « Mais u
is n’est-ce pas assez du vernis romanesque malheureusement attaché au genre dramatique par la nécessité de n’imiter l’ordre g
ropre à faire illusion, c’est la faute de l’Auteur & non celle du genre . Quant aux contrastes parfaits, je veux croire qu
les hommes, d’indulgence pour leur foiblesse, qu’un ami véritable du genre humain en doit avoir ; & tout-à-coup, sans to
les sans les faire contraster, puisqu’Alceste est l’ennemi déclaré du genre humain, & que Philinte, loin d’être l’ami déc
fait établir de nouvelles regles sur la scene. Une piece d’un nouveau genre paroît, elle est soutenue par une cabale puissant
16 (1769) Idées sur Molière pp. 57-67
st la carrière qu’il a ouverte et qu’il a fermée. Il n’y a rien en ce genre ni avant lui ni après. Molière est certainement l
ise semblable qui fit tomber le Misanthrope. Il est dangereux en tout genre d’être trop au-dessus de ses juges, et Racine s’e
les de Balzac, de Voiture, et la déclamation et l’affectation en tout genre sont, comme dit Sosie, rien ou peu de chose. Le
s ou comme les derniers. On se plaint qu’on ne travaille plus dans le genre de Molière. Je pense qu’on a bien fait d’en essay
ues vérités, il faut que les contes reviennent sur la scène. C’est le genre le plus fécond qui nous reste ; et si Molière ava
17 (1739) Vie de Molière
e titre. Quelques curieux ont conservé deux pièces de Molière dans ce genre  : l’une est le Médecin volant, et l’autre la Jalo
le fit le Cid. Il est bien difficile de réussir avant cet âge dans le genre dramatique, qui exige la connaissance du monde et
ité dans la voix, et une espèce de hoquet, qui ne pouvait convenir au genre sérieux, mais qui rendait son jeu comique plus pl
l avait été un excellent auteur, un philosophe, un grand homme en son genre , s’attroupa en foule à la porte de sa maison le j
t après l’Étourdi. C’est encore une pièce d’intrigue, mais d’un autre genre que la précédente. Il n’y a qu’un seul nœud dans
trueuses, se rendirent difficiles pour l’École des femmes, pièce d’un genre tout nouveau, laquelle, quoique toute en récits,
re du Palais-Royal,  le 1er Juin 1663. C’est le premier ouvrage de ce genre qu’on connaisse au théâtre. C’est proprement un d
s encore par le bonheur qu’il eut d’avoir des hommes célèbres en tous genres , qui contribuaient en même temps à ses plaisirs,
nt toujours indulgents : mais le public libre est toujours sévère. Le genre sérieux et galant n’était pas le génie de Molière
effet, il y a peu de choses plus attachantes qu’un homme qui hait le genre humain dont il a éprouvé les noirceurs, et qui es
ope est la plus commune, la plus naturelle, et la plus susceptible du genre comique. Celle dont Molière l’a traité est bien p
gretté que l’auteur ait négligé de finir cet ouvrage : il est dans un genre qui n’était point celui de Molière. Quelque peine
édie que Molière ait écrite en vers libres. On prétendit alors que ce genre de versification était plus propre à la comédie q
artuffe, Le Misanthrope, Les Femmes savantes, ou fussent même du même genre . De plus, comment Despréaux peut-il dire que « Mo
l faut encore convenir que Molière, tout admirable qu’il est dans son genre , n’a ni des intrigues assez attachantes, ni des d
18 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VII. La Chaussée, imitateur de Regnard, d’un Auteur Espagnol, d’un Auteur Italien, d’un Romancier François, &c. » pp. 262-276
norent d’un souverain mépris. Je ne sais si la Chaussée, gâté par son genre ou ses succès, dédaigna sur la fin de ses jours l
vons, je pense, suffisamment fait voir, dans le second volume, que le genre larmoyant & romanesque est inférieur au genre
cond volume, que le genre larmoyant & romanesque est inférieur au genre vraiment comique, & beaucoup plus aisé. Forço
à nous prouver qu’il est plus difficile d’être imitateur dans le vrai genre que dans le genre bâtard. Nous ne nous épuiserons
il est plus difficile d’être imitateur dans le vrai genre que dans le genre bâtard. Nous ne nous épuiserons pas en longs rais
nous manquoit pour mettre le Lecteur à portée d’apprécier ce dernier genre d’imitation : il est sans contredit le moins esti
19 (1800) Des comiques d’un ordre inférieur dans le siècle de Louis XIV (Lycée, t. II, chap. VII) pp. 294-331
t Patelin : il est vrai que le troisième acte, qui est tout entier du genre de la farce, ne vaut pas, à beaucoup près, celle
nt tout le mérite, et ce mérite a suffi pour les faire vivre. Dans ce genre de pièces, qu’on appelle improprement épisodiques
e, les deux procureurs et l’abbé Beaugénie, sont excellents dans leur genre . L’invention des billets d’enterrement, qui sont
au théâtre. Cependant la critique, même en mettant de côté le vice du genre , peut y trouver des défauts très marqués : le plu
au d’être jaloux de lui : il ne travaillait pourtant pas dans le même genre . Au surplus, on a oublié ces querelles de l’amour
Cléanthis et de Strabon. La situation et le dialogue sont, dans leur genre , d’un comique parfait. Mais s’il y a des ouvrages
mort de l’auteur, et il réussit. Les Folies amoureuses sont dans le genre de ces canevas italiens où il y a toujours un doc
llies de leur dialogue. Il est probable que ses premiers essais en ce genre influèrent dans la suite sur sa manière d’écrire.
si sur les mensonges d’un valet, est ce que nous avons de mieux en ce genre . Les incidents que produit le retour du père, et
qu’on oubliait aussi vite que le fait qui l’avait fait naître. De ce genre sont la Foire de Bezons, la Foire de Saint- Germa
20 (1861) Molière (Corneille, Racine et Molière) pp. 309-514
e que Molière ait été irrésistiblement entraîné par son génie vers un genre qui n’était pas celui que son cœur eût choisi, et
it que Molière a eu quelque peine à accepter la comédie comme le seul genre qui lui convînt, et que, dans la comédie même, il
es caractères. Il débuta par quelques farces ou bouffonneries dans le genre italien : Le Médecin volant, La Jalousie du Barbo
our sa fortune et surtout pour les progrès de son talent. S’il est un genre pour lequel l’étude des hommes réunis dans un vas
uelque temps à la franchir. Il revint, dans Don Garcie de Navarre, au genre sérieux, pour lequel il avait un secret penchant;
e conserver à chaque chose son importance relative : on tomba dans un genre faux et monotone, et à force de chercher l’élégan
t, à l’influence de son temps, il n’en voulait encore qu’aux excès du genre précieux, et que, à dose moyenne, il l’eût volont
qu’assez tard dans le XVIIe siècle, qu’on se dépouilla tout à fait du genre précieux. Est-ce à dire que par cette lente révol
qui obligea Molière à se défendre et qui nous a valu deux pièces d’un genre tout particulier, La Critique de l’École des femm
ait que Molière lui-même eût cherché par quelques complaisances de ce genre des succès trop faciles. Mais, au moins, dans ses
en avait en même temps révélé la puissance. À la cour, une lutte d’un genre un peu différent venait de s’engager. « Le roi, d
, les littérateurs d’outre-Rhin ont cherché le type premier de chaque genre . Ils n’ont rien fait en cela que de très légitime
s suffisamment légitimée par les considérants dont il l’appuie. Si le genre de La Fontaine n’est pas celui d’Esope, cela prou
n en disant qu’il peut fort bien exister dans la poésie dramatique un genre à part, moitié comique, moitié sérieux, qui n’est
oir des types pour tout, on peut prendre le Tartuffe comme type de ce genre -là, et attendre, avant de pousser plus loin la dé
ant de pousser plus loin la défense, que la nullité ou la fausseté du genre ait été suffisamment établie. Ensuite, si on le j
és dans la réalité et pousse les travers à leur perfection. Le roman, genre moyen, qui occupe tout l’espace intermédiaire ent
onné cette clairvoyance, cette science diabolique, qui en fait en son genre un homme supérieur. Les faciles triomphes de Tart
oi au poète. En second lieu Tartuffe a sur l’Onuphre de La Bruyère un genre de supériorité qui achève d’en faire un type de c
famé, mais fort content de sa journée : il a vu des tulipes.»Dans son genre ce portrait est parfait; mais ce n’est pas celui
us tenir, j’enrage; et mon dessein Est de rompre en visière à tout le genre humain. La vue d’un acte de justice, loin de raf
e retour, comme il y en eut tant dans ce siècle, qui connut plus d’un genre d’hypocrisie. Arsinoé est dans ce moment critique
tort cependant, et, s’il prenait la peine de se familiariser avec ce genre , peut-être nouveau pour lui, il finirait par trou
essorts dramatiques les plus importants sont mis en jeu. Peut-être un genre pareil n’est-il guère possible qu’en France; peut
ner de très près pour savoir si elle est, oui ou non, de bon aloi. Ce genre d’études morales était devenu particulièrement à
atuit. Sans doute, Molière n’en était pas venu à argumenter contre le genre humain; on nous assure même qu’il était d’un comm
er les bornes du possible, une image à la fois piquante et fidèle. Ce genre simple, sage et de bon goût, n’enlève pas l’imagi
se maintenant. Il est clair que nous avons là un exemple excellent du genre d’Aristophane. Molière paraît avoir été amené par
l est tout un ordre de sujets qui ne peuvent être traités que dans ce genre et ce sont ceux-là même que Molière recherche, le
té. Les Femmes savantes sont peut-être le type le plus heureux de ce genre vraiment français. Nulle part Molière n’a déployé
les centres les plus raffinés on ne dédaigne pas plus qu’ailleurs ce genre de comique. Aristophane, dont l’âme, au dire de P
comique, que la nature même de son art risque de faire tomber dans le genre grossier, de voir les sociétés les plus élégantes
ure de ce Protée ? Je n’entreprendrai pas de le dire. Une étude de ce genre nous jetterait dans des discussions fort longues,
t un jeu, mais celui des enfants, et pas du tout celui des hommes. Ce genre de comique abonde dans Aristophane. Molière aussi
is pour ceux qui y perdent. S’il résulte une impression comique de ce genre de peintures, ce qui n’est pas rare, elle a une s
cieuses saillies, ne doit point être envisagée comme appartenant à un genre grossier et inférieur. Mais il a tort lorsque, en
peut même y avoir de la tristesse dans l’impression qu’il produit. Ce genre de comique peut atteindre à de hautes et vastes p
s. Ces formes savantes étaient» celles qui cadraient le mieux avec le genre de comique dans lequel Molière a excellé. Les bur
ut-être la meilleure. Or il est clair que pour atteindre à l’idéal du genre , il faut que le poète s’attache à son objet, le r
urs dans l’ordre logique. Ils auraient déployé un rare talent dans un genre faux, parce que la simplicité en était déjà dépas
as seulement du fond sur lequel le poète travaille, mais aussi de son genre de culture à lui-même, de son goût et du tour de
le de bon cœur. Dans L’École des femmes s’agite une question du même genre . Il s’agit de savoir s’il faut retenir les jeunes
être Clitandre, l’amant d’Henriette. Or Clitandre indique d’un mot le genre d’instruction qui convient à la femme : Je conse
es clartés de tout. Les hommes sont enclins à généraliser. Ils ont le genre d’esprit, qui porte aux systèmes. De là vient qu’
la nature de son rôle lui font une nécessité d’une instruction de ce genre . Les hasards de sa destinée. La femme, en effet,
Que celle qui le remplit ne se plaigne point de son rôle. À tous les genres de travailleurs, quel que soit le champ où ils cr
is que l’on nous fasse grâce des apprentis. Agnelet est le sublime du genre . Il ne s’amuse pas à tendre des panneaux aux mout
e la morale et de la vérité. Georges Dandin est un petit tableau de genre , qui ne fixe notre attention que sur une scène d
21 (1882) M. Eugène Sauzay et Molière (Revue des deux mondes) pp. 207-209
ratique du meilleur monde ont formés de longue main aux travaux de ce genre . M. Sauzay nous raconte d’abord les origines du S
ue cette danse emperruquée ; à ses yeux comme à ses oreilles, un seul genre était bon : le genre ennuyeux. Faire autrement, f
uquée ; à ses yeux comme à ses oreilles, un seul genre était bon : le genre ennuyeux. Faire autrement, faire leste et gai, c’
22 (1769) Éloge de Molière pp. 1-35
it qu’un point de ralliement où se réunissaient plusieurs intrigues ; genre inférieur dans lequel Molière composa L’Étourdi,
mme tel que Molière, la Comédie existait dans des ouvrages d’un autre genre . Tout ce qui peut donner l’idée d’une situation,
s marqués au coin du génie, suffiraient pour la gloire d’un autre. Ce genre de Comique où l’on admet des intrigues de valets,
te appelé Ménandre un demi-Molière. Quel parti ne tire-t-il pas de ce genre pour peindre la nature avec plus d’énergie ! Cett
e ; ni quelques Auteurs célèbres par un ou deux bons Ouvrages dans le genre où Molière en a tant donné : rien n’a dédommagé l
a trempe vigoureuse de son génie le mit sans effort au-dessus de deux genres , qui depuis ont occupé la Scène. L’un est le Comi
a Scène. L’un est le Comique attendrissant, trop admiré, trop décrié, genre inférieur qui n’est pas sans beauté ; mais qui, s
être sorti des bornes de l’Art en voulant les reculer. L’autre est ce genre plus faible encore, qui, substituant à l’imitatio
23 (1802) Études sur Molière pp. -355
’ouvrage qu’il anime, et que le second est tout au moins inutile. Le genre . — J’entends tous les jours mettre cette comédie
carille à tout renouer. Voilà donc une comédie, véritablement dans le genre mixte, puisque l’intrigant et le caractère princi
ent également à faire mouvoir les principaux ressorts. Il est, sur le genre de cette pièce, une réflexion à faire ; elle est
e cette pièce, une réflexion à faire ; elle est en même temps dans le genre mixte et dans le genre épisodique. Les scènes n’e
exion à faire ; elle est en même temps dans le genre mixte et dans le genre épisodique. Les scènes n’en sont pas détachées, b
e. Le titre. — Il ne répond qu’à une seule scène essentielle. Le genre . — D’intrigue, quoi qu’en dise Voltaire, l’ouvrag
ariage. Lisez la pièce de Molière. Sentiment sur la pièce. Le genre . — Plutôt de caractère que d’intrigue. Le titre.
ur, et qu’elles sont aussi bien fondées que celles de Sganarelle. Le genre . — D’intrigue ; mais Molière, en donnant à une pa
la volubilité de sa langue, le rendit toujours insupportable dans le genre sérieux : il sauvait ce désagrément dans la coméd
nt que celui de la pièce italienne. Sentiment sur la pièce. Le genre . — De caractère, et si fortement prononcé, que de
tte double disgrâce ; bientôt et l’auteur et l’acteur, abandonnant le genre sérieux, sauront nous peindre la jalousie sous to
eté des sentiments qu’elle inspire. Sentiment sur la pièce. Le genre . — D’intrigue ; quoi qu’en disent les personnes s
e de comédie à scènes détachées ; mais pouvant servir de modèle en ce genre . Le dénouement. — Infidèle au titre ; précipité
Molière ne le doit qu’à son génie. Sentiment sur la pièce. Le genre . — D’intrigue. Le titre. — Pas juste, en ce qu’i
nante, quoiqu’en très grand nombre. La contexture. — Unique dans son genre , et bien sûre de l’être toujours ; quelle intrigu
Le titre. — Il annonce l’ironie qui doit régner dans la pièce. Le genre . — Nouveau pour les Français, non pour les Italie
ier celle-ci à ce qu’on appelle vulgairement des pièces de commande ; genre de travail d’autant plus désagréable qu’il resser
Le titre. — Défectueux, en ce qu’il annonce trop le dénouement. Le genre . — On remarque dans cet ouvrage, dit Voltaire, pl
e travail, de juger ici en même temps la pièce et les imitations. Le genre . — De caractère ; et peut-être il n’en est pas au
curiosité. Le caractère. — Infiniment plus beau, plus varié dans son genre , que celui de tous les scélérats, sans en excepte
e très bons conseils à ceux de leurs camarades qui ne jouent pas leur genre . Ceux-là n’auraient, ce me semble, qu’à s’en fair
! tant qu’il te plaira ; il n’est certainement pas aisé d’avoir vingt genres de scélératesse sans révolter le spectateur. — Ba
n maître avec Eularia, qui feint d’être malade, et, pour connaître le genre de sa maladie, il tâte le pouls de Pantalon, à ca
produisant une pièce si ridicule ». Sentiment sur la pièce. Le genre . — De caractère. Le titre. — Simple, précis, fix
r son goût, il fallait insensiblement le familiariser avec ce nouveau genre de plaisir. Que fait Molière ? il broche à la hât
s de franche gaieté, la satire des charlatans en fourrure, et que son genre de comique excuse presque un dénouement trop préc
Cette année vit naître et le meilleur modèle que nous ayons dans le genre gracieux, Le Sicilien, ou l’Amour peintre, et le
’avoir fait, avec des ressorts usés, une pièce qui indique un nouveau genre , le genre gracieux. Saint-Foix en a senti, en a s
t, avec des ressorts usés, une pièce qui indique un nouveau genre, le genre gracieux. Saint-Foix en a senti, en a su rendre t
force de justesse, de raison, de philosophie, elles sortent un peu du genre des soubrettes. Madame Bellecour, naturellement v
de nous avoir épargné en grande partie les indécences de détail. Le genre . — D’intrigue dans l’un et l’autre ouvrage, mais
la facilité d’une prose naturelle, donnent quelquefois, et suivant le genre d’une pièce, autant d’âme, autant de vie, et plus
èce. Le titre. — Précis et bien propre à piquer la curiosité. Le genre . — De caractère ; mais de tous les temps, de tous
de plus, et la leçon serait perdue. Sentiment sur la pièce. Le genre . — D’intrigue. Le titre. — La pièce en a deux :
ualités nécessaires aux bons drames, elles sont excellentes dans leur genre , comme Le Misanthrope dans le sien ; et nous, en
cité des ouvrages imités le prouve. Sentiment sur la pièce. Le genre . — Farce d’intrigue, et tout à fait dans le genre
ur la pièce. Le genre. — Farce d’intrigue, et tout à fait dans le genre des mimes grecques et romaines. Le titre. — Vagu
combinées ; et demandons à Voltaire, si nombre de pièces du plus haut genre réunissent plus de qualités dramatiques que la fa
la différence qu’il y a entre un jokei et un valet à grande casaque, genre qu’on laisse disparaître. L’un des plus fameux co
le même dans les pièces commandées. Sentiment sur la pièce. Le genre . — Les ballets l’indiquent assez, disent les gens
ficiels, comme s’il n’y avait pas des comédies-ballets dans plus d’un genre  ; pour nous même, en débarrassant la pièce de ses
assant la pièce de ses danses, de ses chants, nous la croyons dans le genre gracieux, et non dans le genre héroïque, comme l’
de ses chants, nous la croyons dans le genre gracieux, et non dans le genre héroïque, comme l’ont prétendu plusieurs commenta
ologie : et l’élève de Gassendi ne devait certainement pas oublier ce genre de fourberie. Convenez, va-t-on me dire, qu’une p
mme, il va nous prouver qu’il est des comédies-ballets dans plus d’un genre  ; que les divertissements y sont bons ou mauvais,
qui en défendait la représentation. Sentiment sur la pièce. Le genre . — De caractère, le titre l’annonce. Les diverti
à quelques légères taches ; mais rachetées par mille beautés, et d’un genre à mériter que Voltaire ne rangeât pas l’ouvrage a
r celles qui en ont besoin. Le rôle de Scapin tient aussi à plusieurs genres . Scapin, dans la belle scène où il démasque si bi
ue le joli domestique le voit entrer, il en saute de joie. Il est un genre d’imitation que nos auteurs dramatiques devraient
, joint à celui de comtesse, annonce assez une héroïne ridicule ? Le genre . — Farce de caractère, disent quelques commentate
ert-elle pas à la faire ressortir ? Sentiment sur la pièce. Le genre . — De caractère ; celui-ci a le mérite d’être de
uègnes à l’Opéra-Comique. Le professeur. Ah ! je comprends ; mais le genre auquel vous paraissez vouloir vous dévouer, ne se
qui figurez si bien à ma gauche, vous voilà déjà parfaits dans votre genre  ; trouvez encore quelques camarades de votre forc
24 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Introduction » pp. 3-17
es belles fleurs et belles toutes les belles femmes, chacune dans son genre de beauté, mais au sentiment étroit d’un petit pr
le fond d’une vraie beauté ! » Est-il donc impossible de concevoir un genre de comédie où le poète, loin de disparaître derri
rave et délicat du bouffon de cour. Est-il impossible de concevoir un genre de comédie où le poète, loin de peindre la réalit
ages, une constitution politique aux habitants de l’air ? Non, un tel genre de comédie n’est point inconcevable ; il est poss
25 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE V. Des Pieces à scenes détachées. » pp. 45-60
ces pieces le titre de farces : j’ignore pourquoi. Nous avons dans ce genre mille comédies qui sont plus sérieuses, plus phil
paru sur la scene. « Le grand nombre de farces que nous avons dans ce genre ne permet pas de penser qu’il soit bien difficile
roit vu encore Esope à la Cour, comédie en cinq actes en vers dans le genre des Fables d’Esope, avec cette différence que le
ne conseillerois point à un Auteur de se borner à des pieces dans le genre de celles que nous venons d’analyser, & de le
té personnifiée qui joue le premier rôle. Il confond les pieces de ce genre dans la classe des pieces dont nous venons de par
26 (1747) Notices des pièces de Molière (1666-1669) [Histoire du théâtre français, tome X] pp. -419
ces qui composent ce volume ne sont pas moins intéressantes dans leur genre pour l’histoire du théâtre français ; nous espéro
effet, il y a peu de choses plus attachantes qu’un homme qui hait le genre humain, dont il a éprouvé les noirceurs, et qui e
ope est la plus commune, la plus naturelle, et la plus susceptible du genre comique ; celle dont Molière l’a traité est bien
aise ; si l’on en considère l’objet, c’est la critique universelle du genre humain ; si l’on examine l’ordonnance, tout se ra
et au parterre que d’être contraires, et de faire peu d’accueil à un genre de comédie auquel ils n’étaient point accoutumés,
ux un mérite réel, et ils les trouvaient, ces pièces de Molière, d’un genre si nouveau, et d’un caractère si singulier, qu’il
par l’esprit supérieur qu’il avait reçu, était assuré que le nouveau genre qu’il voulait introduire était celui de la bonne
ami, il fait voir que son dessein est de rompre en visière à tout le genre humain, et l’on connaît, par ce peu de paroles, l
ssez de lui avoir fait dire qu’il voulait rompre en visière à tout le genre humain, si l’on ne lui donnait lieu de le faire.
            A reconnu son faux mérite,             L’homme ennemi du genre humain,             Le campagnard qui tout admire
s les auteurs comiques. « Comme ses ouvrages ne sont pas tous du même genre , il ne faut pas, pour en juger sainement, partir
rs au plus grand nombre, et où les gens de goût, sans en approuver le genre , remarquaient des traits que l’usage a consacrés,
Le Misanthrope et sur Les Femmes savantes. « Ces deux pièces, dont le genre même était inconnu à l’Antiquité, sont celles que
urs de l’Hôtel de Bourgogne. Il se fit justice et se renferma dans un genre où ces défauts étaient plus supportables. Il eut
ut alors n’a fait aucun tort au Médecin malgré lui ; on distingua les genres , et la petite pièce se voit encore avec plaisir. 
pe de Molière), et composée par celui de tous nos poètes2 qui dans ce genre d’écrire peut le plus justement se comparer aux a
vers libres (ou pour mieux dire, la seule). On prétendit alors que ce genre de versification était plus propre à la comédie q
« Nous allons employer ses termes[*], comme l’intrigue est la base du genre dramatique, c’est aussi la partie qui mérite une
 Nous n’avons, parmi les ouvrages des anciens, que deux modèles en ce genre , l’Amphitryon et Les Ménechmes. Molière, en chois
xprimer. » La suite de cette fête de Versailles ne regardant plus le genre du théâtre, nous croyons pouvoir nous dispenser d
is qui fait voir le bon goût et la connaissance de cet auteur pour le genre théâtral. « [*]Avant que de faire connaître les
magnifique, De comédie et de musique3, Avec entractes de ballet, D’un genre gaillard et follet, Le tout venant, non de copist
constances où Molière la joua. Le monde ne connaissait guère alors le genre de comique noble qui commet ensemble des caractèr
temps, sur la connaissance qu’ils avaient du théâtre, que ce nouveau genre de comédie ne valait rien. Le public hésita donc
des comédiens italiens ; mais si l’on en juge par deux pièces du même genre qui sont parvenues manuscrites jusqu’à nous (voye
egretté que l’auteur ait négligé de finir cet ouvrage, il est dans un genre qui n’était point celui de Molière, quelque peine
27 (1734) Mémoires sur la vie et les ouvrages de Molière (Œuvres de Molière, éd. Joly) [graphies originales] pp. -
des comédiens italiens ; mais, si on en juge par deux piéces du même genre , qui sont parvenuës manuscrites jusqu’à nous,8 el
le caractére du premier personnage, la nature de l’intrigue, & le genre de comique qui y régne, semblent annoncer qu’elle
gnols, dans lequel les incidens appartiennent plus à la comédie qu’au genre héroïque, & dont le fonds même est vicieux, p
s’écarte jamais de l’objet que doit avoir un auteur comique, quelque genre qu’il mette sur la scéne. Il sçut, par le tableau
çoise. Si l’on en considére l’objet, c’est la critique universelle du genre humain ; si l’on examine l’ordonnance, tout se ra
t alors, n’a fait aucun tort au médecin malgré lui ; on distingua les genres , & la petite piéce se voit encore avec plaisi
qui sçavoit se plier en tant de maniéres, & se prêter à tous les genres . Le sicilien, ou l’amour peintre, Le sicilien, o
ées, que Moliere a employés dans Amphitrion, a pû faire penser que ce genre de poësie étoit le plus propre à la comédie, parc
ous les auteurs comiques. Comme ses ouvrages ne sont pas tous du même genre , il ne faut pas, pour en juger sainement, partir
au plus grand nombre, & où les gens de goût, sans en approuver le genre , remarquoient des traits que l’usage a consacrés,
r le misantrope ou sur les femmes sçavantes. Ces deux piéces, dont le genre même étoit inconnu à l’antiquité, sont celles que
de l’hôtel de Bourgogne. Il se fit justice, & se renferma dans un genre où ces défauts étoient plus supportables. Il eut
28 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Deuxième partie. — L’école critique » pp. 187-250
, de peur de me mettre dans la nécessité d’opposer un dogmatisme d’un genre nouveau au dogmatisme des anciens, et la thèse qu
t eu le tort de s’en donner parfois l’apparence, et, comme on dit, le genre . Pour introduire un élément a priori dans la défi
ique, et engendré quelque œuvre d’art, qui s’impose à l’admiration du genre humain. Critique de l’idée du beau Lors mêm
e plus insignifiant dans chaque comédie, c’est précisément l’unité du genre  ; la diversité particulière des espèces et des fo
toutes les œuvres en vers soient poétiques, on conteste que tous les genres mêmes de versification le soient, et pour savoir
lement pour le spectateur. Il découvrira que cette loi essentielle du genre est violée ; qu’Arnolphe n’est comique qu’objecti
es deux sont également belles, comiques, admirables, chacune dans son genre . Chacune dans son genre ! ô unité de l’essence !
elles, comiques, admirables, chacune dans son genre. Chacune dans son genre  ! ô unité de l’essence ! ô Platon ! qu’êtes-vous
cite l’admiration des hommes en général, ou d’une portion éclairée du genre humain. Fidèle à ces deux principes, Uranie n’est
ides poétiquement, laides moralement, sont l’objet de l’admiration du genre humain, Uranie sait qu’elle doit dompter son goût
moral ? Uranie ne tardera pas à reconnaître, pour la justification du genre humain, qu’un souffle de moralité inspire ce poèm
te plaît ? — C’est que la rhétorique me semble une profession du même genre que la cuisine. La critique littéraire n’est ni u
29 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE X. Des Pieces d’intrigue en général. » pp. 123-124
paroissent désespérées, dédaignez les clabauderies des ennemis de ce genre . La peine inutile que les uns prennent pour arran
e leurs admirateurs ne connoissent ni les difficultés ni le mérite du genre qu’ils méprisent. Il est sans doute plus beau, pl
30 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXI. De la Catastrophe ou du Dénouement. » pp. 503-516
de tous les personnages ; & ce dénouement seroit parfait dans son genre , si l’Auteur n’employoit deux scenes à nous répét
viens de citer ? On reconnoît le mérite d’un dénouement, dans quelque genre qu’il soit, à la surprise qu’il cause. Il y a deu
ou les valets peuvent faire le dénouement ; mais comme cela dépend du Genre de la piece, nous raisonnerons là-dessus dans le
ssus dans le volume suivant que nous destinons tout entier aux divers Genres de la Comédie. 66. Catastrophe conversio negoti
31 (1800) De la comédie dans le siècle de Louis XIV (Lycée, t. II, chap. VI) pp. 204-293
s et leurs bergers beaux-esprits. La Sylvie de Mairet, écrite dans ce genre , et qui n’est qu’un froid tissu de madrigaux subt
étrônés, et des couronnes qu’ils distribuaient. Des personnages de ce genre firent réussir longtemps les Visionnaires de Desm
sous le nom du plaisant de la princesse : il y en a un autre du même genre dans un opéra de Quinault. C’était un reste du go
t la carrière qu’il a ouverte et qu’il a fermée : il n’y a rien en ce genre , ni avant lui ni après. Molière est certainement
ibua beaucoup à faire tomber le Misanthrope. Il est dangereux en tout genre d’être trop au-dessus de ses juges; et nous avons
lière (dans la proportion que comporte la différence absolue des deux genres ). Voyez les scènes des amants dans le Dépit amour
les de Balzac, de Voiture, et la déclamation et l’affectation en tout genre sont, comme dit Sosie, rien ou peu de chose. Les
monde peut faire, et ce qui ne peut compromettre que lui; mais en ce genre , comme dans tout autre, il n’est pas rare d’emplo
rince jaloux, ou D. Garde de Navarre, espèce de tragicomédie, mauvais genre qui était fort à la mode, et qu’il eut la faibles
ses ennemis lui avaient reproché de ne pas savoir travailler dans le genre sérieux. On appelait ainsi un mélange de conversa
vagantes. Molière, qui avait un talent trop vrai pour réussir dans un genre faux, apprit depuis à ses détracteurs, quand il f
s savantes, que les comédies de caractère et de mœurs étaient le vrai genre sérieux; mais il ne leur apprit pas à y réussir c
ivée, il n’y a point de science qui soit plus susceptible de tous les genres de charlatanisme, puisqu’elle domine sur les homm
ir un peu de complaisance pour les mauvais vers que de rompre avec le genre humain. Quand il s’écrie, dans son éloquente indi
ies de Scapin, le Malade imaginaire, M. de Pourceaugnac, sont dans ce genre de bas comique qui a donné lieu au reproche que l
le. Mais ne pourrait-on pas excuser aussi jusqu’à un certain point ce genre de pièces, du moins tel que Molière l’a traité? C
l a justifié cette innovation, et prouvé qu’il entendait très-bien ce genre de versification, que l’on croit aisé, et dont le
32 (1874) Leçon d’ouverture du cours de littérature française. Introduction au théâtre de Molière pp. 3-35
mbre, le Jugement de Vulcain et deux ou trois autres églogues du même genre , qui prouvent tout au moins que le souvenir de l’
tte pièce « une production très longue, encore plus ennuyeuse et d’un genre absurde.» M. Onésime Le Roy, qui a publié un gros
. A défaut de cette intéressante relique locale, prenons pour type du genre le mystère qui fut joué à Metz, en 1437, année cé
r de bois pour savoir les jours et les mois » et autres cadeaux de ce genre . L’hôtelier s’empresse de faire ses offres de ser
t des sentiments, c’est encore notre plus ancien théâtre qui, dans le genre comique, nous en fournit des exemples. Je ne parl
uère mieux que les moralités. Celle qui est donnée comme le modèle du genre , et que les frères Parfait n’osent (tant elle est
ancienne, à une œuvre contemporaine de Louis XI, pour trouver dans le genre comique, une pièce qui mérite, je ne dirai pas d’
rtît la littérature du XVIIe siècle. Le théâtre, plus qu’aucun autre genre littéraire fut envahi par la manie latinisante ou
33 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Première partie. — L’école dogmatique — Chapitre III. — Du drame comique. Méditation d’un philosophe hégélien ou Voyage pittoresque à travers l’Esthétique de Hegel » pp. 111-177
ce. N’avoir aucune manière est la seule grande manière219. X Le genre humoristique n’est point goûté en France. Les Fra
de certains petits critiques allemands, pour ne pas reconnaître en ce genre une rare supériorité chez Molière. Mais la comédi
s morales de la pièce. En outre, Alceste a beau être brouillé avec le genre humain, il tombe dans les filets d’une femme, il
eur enthousiasme pour les productions faibles ou de mauvais goût d’un genre vicieux qu’ils ont donné comme le point culminant
ans l’art romantique, l’honneur et l’amour . T. I, p. 203. 178. Le genre lyrique est pour l’art romantique le type fondame
omme quelque chose d’infini en soi, et demande une réparation du même genre . T. II, p. 443. 201. Le développement de la p
s la division de la poésie dramatique, s’opposer l’un à l’autre comme genres différents. Dans la tragédie, les personnages con
re l’ancienne croyance et les anciennes mœurs, sur la sophistique, le genre larmoyant et les lamentations de lu tragédie, sur
reil déclamatoire, et déploient tout l’art de la rhétorique. Aussi ce genre de discours se rapproche-t-il plus des défauts qu
ticulier, dans celles de ses fines comédies, qui ne sont nullement du genre purement plaisant, est dans ce cas. Le prosaïque,
oquerie et une joie maligne. Par compensation, la supériorité dans ce genre se révèle surtout par la finesse et l’habileté à
ossier, borné et faux qu’ils poursuivent. Richard III appartient à ce genre . T. II, p. 498. 224. Pour se faire une idée ne
34 (1775) Anecdotes dramatiques [extraits sur Molière]
La fin du XVIIe siècle voit apparaître un genre de l’histoire littéraire moins fréquent aujourd’h
s comparer avec tout ce que l’antiquité offre de plus parfait dans ce genre . Plus l’examen sera approfondi, plus la supériori
encore plus à rire qu’à admirer. Il faut, d’ailleurs, distinguer les genres  : le Médecin malgré lui, Pourceaugnac, les Fourbe
oint pour le Tragique ». Il lui conseilla de s’appliquer à tout autre genre . Corneille n’était point jaloux ; mais il préféra
des Comédiens Italiens ; mais si l’on en juge par deux Pièces du même genre qui sont parvenues jusqu’à nous, elles étaient éc
dans le Tragique, et le noble Comique. Parmi les rôles de ce dernier genre , on cite celui d’Agnès44 de L’École des femmes, q
ièce [La Critique de l’École des femmes] est le premier ouvrage de ce genre qu’on connaisse au Théâtre ; c’est un Dialogue pl
 : Toi docteur ? Vraiment je crois que tu es un plaisant Docteur. Des genres , tu n’aimes que le masculin : à l’égard des conju
on est sûr du succès. Quelques Auteurs joignirent aux talents que ce genre exige, celui de semer leurs Pièces de vers heureu
re exige, celui de semer leurs Pièces de vers heureux. Voici comme ce genre s’introduisit. Tome II, p. 102-103 Cette Pi
’il n’était entendu des lecteurs. Il citait par exemple de ce dernier genre de Galimatias, ces quatre vers de la Tragédie de
41 dit quelque part, dans ses ouvrages, à l’occasion des Pièces de ce genre , qu’il aimerait mieux se voir jouer dans une Comé
merait mieux se voir jouer dans une Comédie bien faite et dans le bon genre , que d’assister seulement à l’une de nos Pièces m
s comparer avec tout ce que l’antiquité offre de plus parfait dans ce genre . Plus l’examen sera approfondi, plus la supériori
encore plus à rire qu’à admirer. Il faut, d’ailleurs, distinguer les genres  : le Médecin malgré lui, Pourceaugnac, les Fourbe
bons mots,      A reconnu son faux mérite ;      L’homme ennemi du genre humain,      Le Campagnard, qui tout admire,   
eul Molière ? » « Il n’y a, Sire, que lui qui soit estimable dans son genre d’écrire ». « Je n’eus garde, disait Despréaux, d
oileau anglais dans son Essai sur la poésie dramatique, il étudie les genres , mètres et unités et ouvre la voie aux dramaturge
r, comme dans son roman, Tom Jones. Innovateur ironique, il lança des genres hybrides : tragédie burlesque, opéra farce, préfi
lors commencé à produire des pièces plus originale, qui inaugurent le genre de la comédie larmoyante, avec en particulier le
35 (1886) Molière, l’homme et le comédien (Revue des deux mondes) pp. 796-834
le. On lui doit, en effet, un certain nombre de développemens dans le genre de celui-ci : « Presque toutes les têtes de l’his
expression solennelle que prennent les comédiens dans les rôles de ce genre et qu’il leur est bien difficile de ne pas exagér
ation chez le vieux poète, d’autant plus sensible aux allusions de ce genre qu’il voyait la faveur s’éloigner de son théâtre.
maris, est vraiment à regretter, car il y a forcé les deux règles du genre  : l’humilité et la flatterie ; en revanche, il y
osse plaisanterie gauloise, la haine du chimérique et du faux en tout genre , de l’hypocrisie, du pédantisme, de toutes les fo
nt laborieuse, chargée de soucis, tourmentée par les attaques de tout genre , l’ambition, les chagrins intimes. Alors, l’humeu
omani s’est amusé à incarner, dans un type très vrai, Filippopoli, ce genre d’aberration, capable de fausser le meilleur tale
ui-là même qui en faisait profession cédait malgré lui à la nature du genre et s’efforçait inutilement de se guinder à sa hau
p d’aigreur contre la tragédie, jointe au désir d’aborder de biais un genre pour lequel il persistait à se croire fait. C’est
oits, une reprise de Don Garcie de Navarre, tentative avortée dans un genre à demi tragique. Est-ce à dire que l’on puisse im
ut mauvais acteur tragique, il excellait dans le comique, et tous les genres de comique, le plus élevé comme le plus bas. Sous
onnait pas alors dans un seul ; on n’était même pas l’homme d’un seul genre , et l’on passait aisément de la comédie à la trag
comme la plus noble, la moins classée comme la plus régulière, a son genre de point d’honneur. Pour un comédien, pour un dir
36 (1819) Deux pièces inédites de J.-B. P. Molière [La Jalousie du Barbouillé, Le Médecin volant] pp. 1-4
it de probabilité. Le style est bas, sans doute ; mais il convient au genre des pièces et à la condition des personnages. La
es espèces d’atellanes où, sans s’écarter de la trivialité obligée du genre , il mit du moins une bouffonnerie plus ingénieuse
37 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XX. Des Pieces intriguées par le hasard. » pp. 223-240
« Nous n’avons parmi les ouvrages des Anciens que deux modeles en ce genre , l’Amphitrion & les Ménechmes. Moliere, en ch
révus par les personnages, & qu’excepté Amphitrion, c’est le seul genre que Moliere n’ait point traité. Les Espagnols ont
son à deux portes, & que l’on peut regarder comme un modele en ce genre  ». Riccoboni s’est trompé : on ne peut absolume
édie des Ménechmes, elle est, quoi qu’en dise Riccoboni, plus dans le genre dont il s’agit ici que l’Amphitrion. C’est le has
38 (1823) Notices des œuvres de Molière (VII) : L’Avare ; George Dandin ; Monsieur de Pourceaugnac ; Les Amants magnifiques pp. 171-571
utes les passions ? L’amour d’Harpagon pour Mariane est donc un autre genre d’épreuve où est mis son amour pour l’or ; mais c
aux yeux de Dieu, avaient cherché à se créer dans la société un autre genre de prérogative, celle de l’élégance des mœurs et
e d’odieux et de révoltant qui répugné à une condition essentielle du genre , celle d’amuser et de faire rire les honnêtes gen
les désordres, les disgrâces, les dangers, les inconvénients de tout genre , conséquences naturelles et accoutumées du défaut
l’emploi des mêmes acteurs, résulte nécessairement une action du même genre . Dans Pourceaugnac, comme dans les comédies de Pl
médie de Pourceaugnac, quelque conventionnel et factice qu’en soit le genre , il était impossible que Molière n’y plaçât pas q
Molière, il n’en coûte rien de l’avouer, n’avait pas au même degré ce genre de mérite. Peut-être avait-il la faiblesse de ne
esoin de s’en excuser, je dirais qu’il fit mieux que personne dans un genre où il est impossible de faire bien. Qu’est-il arr
t-il arrivé cependant ? Marivaux, porté par son instinct vers ce même genre que Molière n’avait traité qu’involontairement, M
39 (1812) Essai sur la comédie, suivi d’analyses du Misanthrope et du Tartuffe pp. 4-32
esprit observateur ne tarda pas à connaître la différence de ces deux genres , il en traça la ligne de démarcation. La première
et en embrasser toute l’étendue. Je ne parlerai donc ici que de deux genres de comédies. La comédie de caractère, celle de mœ
petit nombre qui puissent réunir toutes les conditions imposées à ce genre de comédie. Comédie de caractère. Un caractè
nie dramatique. Il s’agit de créer le plan, écueil où tant de fois le genre est venu se briser, et que Molière, si parfait da
al personnage. 2. Je passe ici sous silence quelques caractères d’un genre mixte qui ont fourni la matière d’une petite pièc
40 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IV. Du Choix du Titre. » pp. 94-102
Chapitre, de mettre sous les yeux du lecteur des exemples de tous les genres de titres que les comiques ont employés jusqu’ici
malignement, & dire que j’aurai bientôt cité tous les différents genres de titres, puisqu’il n’en est que trois, celui qu
uteur ne le corrige pas en l’avouant. Moliere n’a aucun titre dans ce genre . Il est une infinité d’autres titres qui peuvent
41 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Première partie. — L’école dogmatique — Chapitre IV. — Molière. Chœur des Français » pp. 178-183
scandaleux d’une biographie oubliée262. Ménandre a fondé en Grèce un genre de comédie plus régulier et plus complet que celu
les étonnent ; mais ce ne sont point des leçons de mœurs270. C’est un genre faux, agréablement touché par un homme de génie27
42 (1819) Introduction aux œuvres de Molière pp. -
ns occupe donc une place considérable dans le nouveau Commentaire. Le genre de chaque pièce, le choix du sujet, la contexture
savoir mieux que moi, et consultant chacun sur ce qui appartenait au genre de ses études. Je saisis l’occasion de solliciter
eront pleinement satisfaites, si l’on accorde que j’ai réussi dans un genre de travail qu’un préjugé ridicule s’efforce de ra
t la dernière. En tout, l’homme, avant de s’élever aux espèces et aux genres , a dû ne connaître que des individus. La première
in, le soldat fanfaron, toujours glorieux et toujours battu. Quant au genre de comique, c’est-à-dire au ton de plaisanterie,
la raison, du goût, de la décence même. De là, nulle distinction des genres qui constituent ailleurs deux scènes séparées, la
oute une peinture de la société espagnole ; mais elle est du moins un genre de plaisir approprié à son génie et à son goût. L
Anglais, l’art dramatique, à son origine, offrit la même confusion de genres , de personnages et de styles que chez les Espagno
prince imbu usages, des opinions et des goûts de la France, les deux genres furent séparés, et la comédie de mœurs se montra
ncore interrompues ; tant avait de peine à s’acclimater parmi nous un genre de poème en apparence si conforme à l’humeur et a
ifférents peuples de l’Italie, et montrant des ridicules, non plus de genre , d’espèce ou d’individu, mais de nation et, pour
que l’art en présente, existe entre les imitations même, suivant leur genre et leur destination. Le comique, du proverbe n’es
comique noble, le comique bourgeois et le comique populaire, tous les genres dans lesquels l’art se divise, toutes les formes
reste de son théâtre témoigne de sa supériorité dans tous les autres genres , ou plutôt dans ce genre composé de tous, qui réu
igne de sa supériorité dans tous les autres genres, ou plutôt dans ce genre composé de tous, qui réunit leurs divers mérites,
t du chant : la comédie-ballet est inventée ; et c’est peut-être à ce genre abandonné que l’opéra comique doit sa naissance.
dans ses plaisirs, il s’exerça, sur les traces de Corneille, dans le genre de la comédie héroïque ; et je ne sais si le peu
médie héroïque ; et je ne sais si le peu de succès qu’obtint, dans ce genre si faux, ce génie si naturel, ne doit pas entrer
les hommes de génie qui ont instruit ou charmé l’univers. En tous les genres de littérature, nos prosateurs et nos poètes ont
plus grand nombre de ne pas rester trop au-dessous d’eux. En tous les genres encore, nos auteurs trouvent, dans ceux des autre
i courait les foires de Paris et de la province. S’il eût continué ce genre de vie, sa jeunesse se serait flétrie dans les ha
ou qui se montre à nu dans l’ingénuité cynique de la grossièreté. Nul genre d’action, nulle classe d’hommes n’échappait à ses
ui une suffisante occasion de harangue. On conçoit qu’il se plût à ce genre d’exercice, car il y réussissait fort. Boileau, v
’élever des doutes sur les sentiments religieux de Molière : c’est un genre d’imputation auquel il fut exposé lui-même, injus
ie, que malheureusement il aimait à jouer. Cette prédilection pour le genre où il réussissait le moins, fut cause que Mignard
voici. Je me figure, moi, que Dieu, dans sa bonté, voulant donner au genre humain le plaisir de la comédie, un des plus doux
43 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XI. Des Pieces intriguées par un Valet. » pp. 125-134
CHAPITRE XI. Des Pieces intriguées par un Valet. Les pieces de ce genre sur-tout ont beaucoup d’ennemis, & leur nombr
chaque jour. Un Poëte charmant vient encore de se déchaîner contre ce genre , dans une préface qui précede un drame28. L’Auteu
ntriguant même ; nous ne pouvons nous déguiser que nos pieces dans ce genre ont le même vice. Combien de comédies où l’acteur
44 (1732) Jean-Baptiste Pocquelin de Molière (Le Parnasse françois) [graphies originales] « CII. JEAN-BAPTISTE POCQUELIN. DE MOLIERE, Le Prince des Poëtes Comiques en France, & celebre Acteur, né à Paris l’an 1620. mort le 17. Fevrier de l’année 1673. » pp. 308-320
e n’a reçu de la nature plus de talent que Moliere pour jouer tout le genre humain, pour trouver du ridicule dans les choses
à tes bons mots,    A reconnu son faux merite.    L’homme ennemi du genre humain,    Le Campagnard, qui tout admire,    N
oit & admiroit le plus ; & qu’il trouvoit plus parfait en son genre , que Corneille & Racine dans le leur.a On po
ges en Vers, qui marquent bien qu’il étoit capable de traiter d’autre genre de Poësie que celui de la Comédie. Son Poëme inti
45 (1853) Des influences royales en littérature (Revue des deux mondes) pp. 1229-1246
des influences qui ne sont pas beaucoup plus réelles. Les mots de ce genre , vagues et d’une portée douteuse, sont précieux e
hefs-d’œuvre officiels, dans ses oraisons funèbres, où l’étiquette du genre vient gêner son indépendance et imposer à cet esp
lusivement littéraire, et qui ne dut subir que des influences du même genre  : les satiriques romains, et chez nous Régnier et
lieu du lugubre hiver de 1709 que paraît Turcaret, le chef-d’œuvre du genre . En même temps Fontenelle et quelques autres prél
Quant à Campanella, il est permis de croire que ses témérités de tout genre auraient effrayé ceux que la prudence de Descarte
ands talens échapperont plus aisément que d’autres à des périls de ce genre  ; par bonheur, les Mécènes ont presque toujours u
46 (1747) Notices des pièces de Molière (1670-1673) [Histoire du théâtre français, tome XI] pp. -284
de perfection où le théâtre français est enfin parvenu, soit dans le genre tragique, soit dans le comique. Après la mort de
qui parurent au théâtre français, jusqu’à la fin du siècle passé. Le genre comique et moral, dont Molière était l’inventeur,
es pensées brillantes. La Nation française, naturellement portée à ce genre d’esprit, s’y prêta, le goûta, et lui donna par s
tion le moyen de s’emparer en peu de temps de la scène. C’est ce même genre d’écrire qui a passé jusques à nous, mais qui rév
ctérise la vraie comédie, l’utile mêlé à l’agréable. Dans la suite ce genre de comique prit encore une nouvelle face. Le fond
dernier ouvrage que cet illustre auteur donna au théâtre français, le genre tragique éprouva un changement encore plus marqué
is, le genre tragique éprouva un changement encore plus marqué que le genre comique. En général, les tragédies n’eurent plus,
méritée, paraît si plein de confiance de lui-même qu’il voit tout le genre humain fort au-dessous de lui. Le ridicule entête
ssent L’Avare, Le Tartuffe et Le Misanthrope, ou fussent même du même genre . De plus, comment Despréaux peut-il dire que Moli
47 (1898) Molière jugé par Stendhal pp. -134
s à crochets. Un auteur qui ne veut pas tomber à tous moments dans le genre officiel doit garder l’anonime. Voici ce pauvre d
e et numéroter les actions des personnages ridicules qui sont de deux genres  : Iº Situation comique. 5º Situation prouvant l
balivernes à la mode. Votre séjour à Civ. peut vous apporter le même genre d’utilité. Examinez les balivernes que le charlat
e ……… Je veux qu’on me distingue ; et, pour le trancher net. L’ami du genre humain n’est point du tout mon fait. On ne rit p
e, Du faux avec le vrai faire la différence. Et, comme je ne vois nul genre de héros Qui soient plus à priser que les parfait
gueur la chevalerie errante. Le défaut de Mys[elf] est un peu dans le genre de celui d’Alfieri, il provient de même de l’abus
puisse l’envie en crever de dépit ! Vanité puérile d’Orgon, dans le genre de celle de Pacé. Il commence trop à perdre de vu
. Si je meurs, regret d’avoir fait l’Amour], au lieu de travailler au genre Mocenigo. III.L’Avare L’Avare peut-il êtr
a douceur des plaisirs manqués76. (Destouches a décrit un Avare de ce genre dans le Dissipateur, je crois77.) Quant à l’Avare
ent qui lui fit conclure tout ce que Cléante avance, lui fît voir son genre de vie, et une partie des rapports d’Harpagon ave
ère, il fait avaler ce morceau d’exposition au moyen du piquant de ce genre de dialogue. Tout de suite quelque chose d’origin
s d’attention dans le spectateur. Dans les comédies, au contraire, du genre des Fourberies de Scapin, le plaisir vient de mil
me à la main. Mes occupations d’Auditeur ont si souvent interrompu ce genre de travail que je n’en ai plus l’habitude ; il fa
ittéraires. Elle est dans un salon de la Cour où elle découvre que ce genre de connaissance lui a nui infiniment auprès des g
-vous, ma sœur, à la philosophie, Qui nous monte au-dessus de tout le genre humain. C’est un Tartuffe femelle qui prête le f
ros, et l’estime, que ce même public fait d’un autre écrivain du même genre . Clitandre Qui fait qu’à son mérite incessamment
À notre tour aussi nous pourrions admirer. Traits excellents dans le genre peignant. Un vers vous montre la fatalité de la s
est que j’en suis l’auteur. Pour ce vers il me semble tout à fait du genre du pamphlet, et il est sans excuse. Comme dit Gri
antage. La scène de raillerie intéresse l’esprit, la dispute donne ce genre de plaisir qui fait que vous ouvrez votre croisée
mais il me paraît aussi qu’elle est trop dénuée de plaisanteries. Ce genre d’ornement aurait fait rire et donné plus de viva
en simple habit, et avec l’expression de la bonhomie. L’extrême de ce genre c’est la statue avec des personnages vivants tell
48 (1848) De l’influence des mœurs sur la comédie pp. 1-221
raphe, il exprime par l’organe de Dorante son propre sentiment sur le genre de talent et la mission des poêles comiques. On y
»Mais il est une pièce de Regnard, Le Joueur, qui sort tout à fait du genre de ses autres compositions. Outre le principal ca
Nanine, qui seule est restée au théâtre et qui participe moins de ce genre que du drame, mérite néanmoins de fixer l’attenti
ages de Beaumarchais. C’est, en effet, celui qui convient le mieux au genre imbroglio qu’il a traité. Le plus souvent ce comi
re mis au rang de nos meilleurs comiques. De tous les écrivains de ce genre , il est le seul, depuis Molière, dont les ouvrage
s’était organisée, avec la liberté de la presse, une lutte d’un autre genre , la lutte des idées et des principes ; où l’égoïs
a comédie partout où elle est, sans avoir égard à la dénomination des genres , ni se laisser arrêter par d’absurdes préjugés, e
amatiques ; et ce n’est point là, nous essaierons de le démontrer, le genre de versification qui convient à la comédie. En fa
, à coup sûr, sont délicieux, pleins d’élégance et de poésie, mais ce genre de poésie est-il bien celui qui convient au théât
quer sa curiosité en lui faisant l’énumération des célébrités de tous genres qui doivent s’y rendre. Vous y verrez entre autre
, et ne les quittaient qu’avec les employés. Les tribulations de tous genres du pauvre M. L’Espérance font assez voir combien
e, si étendue, que chacun veut l’avoir pour soi. Les coteries de tous genres , littéraires, scientifiques et politiques, s’en f
fallait bien qu’elle s’accomplît n’importe comment. Les fautes de ce genre , trop peu rares malheureusement dans ses ouvrages
Molière. Celles dont on se glorifie aujourd’hui sont d’un tout autre genre  : elles consistent surtout dans l’étrangeté des i
oprié à l’état actuel de la société, où la distinction tyrannique des genres n’existe plus ; où le sérieux et le plaisant, le
nsidéré, tout porte à le croire, la doctrine nouvelle qui confond les genres , qui veut que l’on tire d’un sujet tout le plaisa
éâtre, comme celui de Shakspeare, n’est point entaché de l’euphuisme, genre d’esprit abstrait, espèce de métaphysique subtile
écieuse ; qui explique énergiquement les motifs de sa haine contre le genre humain, et s’indigne avec éloquence des ménagemen
ci : Je m’étonne, pour moi, qu’étant, comme il me semble, Vous et le genre humain si fort brouillés ensemble, Malgré tout ce
us tenir, j’enrage, et mon dessein Est de rompre en visière à tout le genre humain. que de celui qui dirait avec Philinte :
roués de cour, de ce que l’on appelait autrefois les petits maîtres, genre de rôles où il excellait et auxquels ses manières
49 (1919) Molière (Histoire de la littérature française classique (1515-1830), t. II, chap. IV) pp. 382-454
sans mesure ; et tous ceux enfin qui, pour être grands dans un autre genre et d’une autre manière, ne sont pas moins grands
dit  : « Il y a de Louis XIV deux créations du même temps et du même genre   : Colbert et Molière ». Ce mot est très juste. N
daient de leur bon plaisir. Ne serait-ce pas en des expériences de ce genre qu’il faudrait chercher une des causes profondes
-même n’avait pas persévéré, et que dans son Menteur c’était un autre genre qu’il avait abordé. Est-ce là une comédie de cara
ns intéressantes, j’en choisis trois, comme assez caractéristiques du genre et de leurs auteurs  : don Bertrand de Cigarral (
ettre en lumière ce qu’ils enferment de plus durable qu’eux-mêmes. Le genre prend dès lors une dignité et une portée nouvelle
ns les pièces de cette catégorie  : Don Juan, Georges Dandin, etc. Ce genre de plaisanterie est peut-être gaulois, mais il es
émone, mais à la Silvia de Marivaux. Qu’on dise, si l’on veut, que le genre comique, par sa définition même, ne comporte pas
ux, les prétentions des médecins ne sont pas moins ridicules, en leur genre , que celle des dévots. Eux aussi, comme les dévot
est le style dramatique, et non celui du roman ou de l’histoire. Ce «  genre  » de style est assez difficile à définir sans dou
ût. Ainsi les caractères de cette langue sont bien les caractères du genre d’esprit et de la façon de vivre, de sentir ou de
s défauts, mais ces défauts ne l’empêchent point d’être unique en son genre , et dans notre histoire littéraire, pour des qual
50 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIII. » pp. 274-278
re connoissance des théâtres de nos voisins & de leurs différents genres , pour voir que la piece françoise, traitée &
Je ne finirois pas si je voulois rapporter toutes les illusions de ce genre . Bien des personnes pensent que le sonnet du Cou
51 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XIV » pp. 126-174
ères qui faisait ressortir son effronterie ; la décence gracieuse, du genre de celle de la marquise de Rambouillet, de Julie,
e hypocrite bel-esprit, Une seule idée commune aux précieuses de tout genre resta attachée à ce mot, ce fut celle de femmes q
rits des deux sexes ; de ce nombre sont huit cents précieuses de tout genre , depuis les illustres jusqu’aux plus ridicules. I
grecs et latins, et le Thésaurus, ouvrage auquel aucun autre du même genre ne peut se comparer. Les dialogues ont été imprim
uellement le plaisir de mettre les auteurs et les beaux-esprits de ce genre à la gêne, et de mortifier leur vanité ; et elles
comme « fort sottes et fort niaises quand elles y sont seules de leur genre , comme fort insolentes quand elles y sont plusieu
e reine, en 1660 ; et ensuite… une infinité d’autres ouvrages du même genre . Ce fut une grande gloire pour les précieuses du
52 (1801) Moliérana « Vie de Molière »
sa bientôt toutes les autres. Ce fut alors que Pocquelin, sentant son genre , résolut de s’y livrer tout entier, d’être à-la-f
té118 dans la voix et une espèce de hoquet qui ne pouvait convenir au genre sérieux, mais qui rendait son jeu comique plus pl
ière, qui savait se plier à tant de manières, et se prêter à tous les genres . Le Sicilien, ou l’Amour peintre, comédie-ballet
53 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VI. Des Pieces à scenes détachées, dans lesquelles une Divinité préside. » pp. 61-74
étachées, dans lesquelles une Divinité préside. Les comédies de ce genre sont premiérement moins naturelles, moins vraisem
M. de Boissi semble d’abord avoir voulu saisir tout ce que ce dernier genre a d’avantageux pour réunir l’utile à l’agréable,
s-je, l’Auteur semble n’avoir apperçu tous les ressorts de ce dernier genre que pour nous les indiquer & pour ne les empl
54 (1811) Discours de réception à l’Académie française (7 novembre 1811)
n effet, Messieurs, qui pouvait mieux que lui tracer les règles de ce genre vraiment français ? Disciple des Collé, des Piron
me semble entendre de graves censeurs se récrier sur la frivolité du genre . Eh ! Messieurs, ne soyons pas plus sévères que l
a beau varier ses compositions, l’écrivain a beau s’exercer dans les genres les plus différents, tout ce qui sort de sa plume
55 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXI » pp. 338-354
pas qu’ils parussent dans le monde avant cette espèce d’adoption d’un genre nouveau. Il paraît résulter de ces lettres, que l
âcher d’acquérir une profonde indifférence pour les lieux et pour les genres de vie auxquels on me destinera, de me détacher d
n aller chercher dans un état qui fait le malheur des trois quarts du genre humain. Cependant je n’ai pas rompu la négociatio
56 (1746) Notices des pièces de Molière (1658-1660) [Histoire du théâtre français, tome VIII] pp. -397
général est toujours du goût des spectateurs. Pendant que ce nouveau genre tragique s’avançait insensiblement vers le périod
vers le période brillant où M. Racine le porta peu de temps après, le genre comique n’était qu’amusant et gai ; et c’est dans
ge est rare et peu connu ; cependant il est plein d’anecdotes en tous genres et particulièrement de celles des théâtres. On se
era dans ce volume beaucoup d’autres qui ne le sont pas moins en leur genre . Tels sont ceux des trois comédies des Illustres
, de Lully, et de M. Quinault, lorsque ce dernier travaillait dans le genre lyrique, qu’en des termes qui exprimaient plus la
e, le caractère du premier personnage, la nature de l’intrigue, et le genre de comique qui y règne, semble annoncer qu’elle e
57 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXVI » pp. 413-441
en contradiction avec l’épître où il paraissait vouloir s’élever à un genre plus grave que celui de la satire ; qu’il aura mi
r, il est vrai, sans grande espérance de succès, à embrasser un autre genre de vie : « Que me servent ces vers avec soin co
stoire sainte, ni le pressentiment qu’elle conçut d’une pièce du même genre encore plus parfaite, pressentiment qui fut réali
nt, et qu’elle préférait le sublime au pathétique ; mais l’amour d’un genre n’était pas l’aversion de l’autre. Combien de gen
58 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre VIII » pp. 70-76
la société dissolue a la même époque. — Distinction entre différents genres de naïveté. À l’hôtel de Rambouillet régnait une
lime et la naïveté familière. Les naïvetés d’Agnès sont de ce dernier genre . Le fameux qu’il mourût , dans la bouche d’un pè
59 (1840) Le foyer du Théâtre-Français : Molière, Dancourt, I pp. 3-112
pas manqué d’imiter ces traits au moins rachète-t-il les choses de ce genre par la vivacité de son dialogue. Les deux Médecin
leurée par la liberté des propos de leurs suivantes. Lucile est de ce genre , mais Lucile se sent encore de la mauvaise compag
constance nous semble le premier fâcheux. Cette comédie appartient au genre de pièces qu’on appelle à tiroir, c’est-à-dire pi
ent à faire du bruit. Ils se livraient même à des attaques d’un autre genre . Un certain duc de La Feuillade, un de ces sots d
yer celte valeur que leur faiblesse admire. Don Juan oublierait-il ce genre de séduction ? Je ne suis pas dupe davantage de s
énèque, et persévérera bien longtemps dans ses malédictions contre le genre humain. Il est grand seigneur avant tout, le plus
us avons peinte, il sentira s’adoucir cette effroyable haine vouée au genre humain, et à laquelle nous ne lui avons jamais fa
rême autorité. On trouve dans tous les pays des exemples de ces trois genres de comédie. Caldéron, Lope de Vega, Shakespeare,
ope de Vega, Shakespeare, ont particulièrement brillé dans le premier genre  ; Aristophane, Beaumarchais, ont exploité le seco
, c’est-à-dire toujours… En France surtout, le pays classique dans ce genre , parce que c’est le pays où les intérêts du cœur
cour. Mais nous avons vu que Molière ne réussissait qu’à demi dans ce genre de pastorale héroïque, que le roi réclamait quelq
uniquement à la foule. S’il ne se rapproche guère dans ce travail du genre du Misanthrope, c’est qu’on ne représente pas un
ce du bien et du mal, il veut que la complète innocence de la mère du genre humain soit remplacée par une instinctive pudeur.
t en fait un type de perfection. Forcée de se marier avec un niais du genre d’Orgon, elle serait aussi noble, aussi chaste qu
pond la marquise. » Pas plus de mystère que cela ! La marquise est du genre de ces femmes que les enfants de famille, les jol
rel. Quoiqu’on ait prodigué, depuis quelques années, les scènes de ce genre , celles de Dancourt sont remplies de tant de grâc
60 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IV. Des Comédies-Ballets. » pp. 37-44
s encore par le bonheur qu’il eut d’avoir des hommes célebres en tous genres , qui contribuerent en même temps à ses plaisirs,
rsonnes, ne pouvoient avoir qu’un succès passager, n’a traité dans ce genre que celles dont son maître ou les circonstances l
61 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre VIII. Les Fedeli » pp. 129-144
éconds : il a laissé un grand nombre de pièces appartenant à tous les genres  ; il y en a dix-huit cataloguées dans la Drammatu
personnages de féerie. Les Fêtes théâtrales, dans lesquelles tous les genres se confondaient, remplacèrent et la comédie et la
62 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XIX » pp. 207-214
nt des courtisans sans doute. Mais il y a des courtisans de plus d’un genre . On peut distinguer dans les courtisans, comme da
eur caractère, et la grandeur de leurs desseins. Les courtisans de ce genre ont eux-mêmes leurs courtisans parmi les hommes d
63 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre IV. Le théâtre des Gelosi » pp. 59-79
et encore ces dix dernières offrent un singulier mélange de tous les genres . Ce sont plutôt ce que nous appellerions des mélo
lointain, que Flavio et Oratio accourent, etc. Dans les pièces de ce genre , qui sentent un peu le carnaval, les personnages
quelques lambeaux d’étoffe, et à produire d’autres spectacles du même genre ou plus indignes encore d’être mis sous les regar
64 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre II » pp. 12-29
r sous de nouveaux aspects, inspiraient le pressentiment d’un nouveau genre de communications, de nouveaux points de contact,
l’Art poétique, il les cite tous deux comme dignes d’éloges dans deux genres différents : Malherbe d’un héros peut vanter les
ndre à la suite d’avoir été injuste en bornant le talent du second au genre pastoral. Après avoir cité quelques vers du style
65 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE X. De la Diction. » pp. 178-203
r critique & celle de leurs partisans ? Pourquoi leurs différents genres sont-ils tous traités du même style ? Nos Auteurs
es pensées brillantes. La Nation Françoise, naturellement portée à ce genre d’esprit, s’y prêta d’abord par nécessité ; peu à
ion, le moyen de s’emparer en peu de temps de la scene. C’est le même genre d’écrire qui a passé parmi nous sous ce titre de
oit mieux se voir jouer dans une comédie bien faite & dans le bon genre , que d’assister seulement à l’une de nos pieces m
66 (1819) Notices des œuvres de Molière (III) : L’École des femmes ; La Critique de l’École des femmes ; L’Impromptu de Versailles ; Le Mariage forcé pp. 164-421
en peu de mots : « L’École des femmes, a-t-il dit, est une pièce d’un genre nouveau, laquelle, quoique toute en récits, est m
hacun de ces deux ouvrages était en France le premier chef-d’œuvre du genre et de l’auteur ; c’est que tous deux ils eurent u
ules ? La Critique de l’École des femmes est la première pièce de ce genre qui ait paru sur le théâtre. Comme tout ce que Mo
ent presque tous sous leur propre nom. J’y ai joint des notes du même genre sur ceux des comédiens de l’hôtel de Bourgogne, d
uvaise. Acteur et bretteur, Brécourt fut encore auteur de comédies du genre le plus bas et le plus trivial. Les moins inconnu
son nom de théâtre, et qu’il faut lire pour connaître le caractère du genre adopté par du Parc ; caractère soutenu, mais moin
ession. Molière avait donné, dans Les Fâcheux, le premier modèle d’un genre de comédie, où la danse est liée à l’action, et o
67 (1824) Notices des œuvres de Molière (VIII) : Le Bourgeois gentilhomme ; Psyché ; Les Fourberies de Scapin pp. 186-466
rence d’étendue, qui est le moindre des défauts), sont égaux, en leur genre , à tout ce que Molière a composé de plus parfait 
u’il eût encore donnés à sa cour, demanda à Molière une pièce dont le genre permît de mettre en jeu toutes les merveilles de
riée doit accomplir au milieu des difficultés et des épreuves de tout genre , et les récompenses qui sont réservées à celle do
de témoigner sa haine contre Racine, il prend le parti de ravaler un genre de sentiments que ce poète excellait à rendre, af
er lui-même, et il prétend que, si Corneille réussit une fois dans ce genre qui n’était pas le sien, et qu’il dédaignait, c’e
68 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE X. M. DIDEROT. » pp. 317-332
ne le crois pas. « Je puis donc avancer : « Que celui qui dit que le genre dans lequel j’ai écrit le Fils naturel est le mêm
ue le genre dans lequel j’ai écrit le Fils naturel est le même que le genre dans lequel Goldoni a écrit l’Ami vrai, dit un me
ur a écrit une soixantaine de pieces. Si quelqu’un se sent porté à ce genre de travail, je l’invite à choisir parmi celles qu
69 (1886) Revue dramatique : Les Fâcheux, Psyché (Revue des deux mondes) pp. 457-466
œuvres-ci, justement, il devint immortel. D’autre part, même dans ce genre -là, — c’est le ballet que je veux dire, — genre a
re part, même dans ce genre-là, — c’est le ballet que je veux dire, —  genre allégorique, mythologique, pseudo-pastoral et car
ur des Amans magnifiques, pour le carnaval, quelque nouvelle pompe du genre galant. Molière, pressé par le temps, n’écrit que
70 (1858) Molière et l’idéal moderne (Revue française) pp. 230-
es sièges à tous, il veut en punir tout le monde. Un amour d’un autre genre eût peut-être triomphé de ce triomphe ; Alceste e
e faiblesse (la dureté est une faiblesse) par des qualités d’un autre genre qui lui concilient, sinon l’affection, du moins l
rrière sa dureté. Célimène ne peut s’empêcher d’avoir pour Alceste le genre de respect dont elle est capable. Ainsi l’un mépr
71 (1847) Le Don Juan de Molière au Théâtre-Français (Revue des deux mondes) pp. 557-567
autés irrégulières font clairement prévoir ce qu’aurait produit en ce genre la muse française, s’il avait pu lui convenir de
de cette fable, à voir comme il domine et manie en maître ce nouveau genre de drame, on n’aperçoit pas la moindre trace, soi
de génie Molière comprit et pratiqua tout d’abord les conditions d’un genre auquel il s’appliquait pour la première fois. En
72 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre XII. Lo Ipocrito et Le Tartuffe » pp. 209-224
du rire qui me fait rire. GUARDABASSO. Si vous persévérez dans un tel genre de vie, vous ferez retourner le temps en arrière
O. Sans aucun doute. LISEO. L’utilité est aussi quelque chose du même genre . Ces deux carognes-là font le malheur de ce monde
73 (1746) Notices des pièces de Molière (1661-1665) [Histoire du théâtre français, tome IX] pp. -369
s comédies de Molière ; les brillants commencements de Racine dans le genre tragique ; les restes précieux de la Muse de Pier
sous le nom de Mme de Villedieu, donna un essai de son talent pour le genre dramatique : l’article de cette demoiselle mérite
e, doivent être étrangement défigurées. Veut-on voir, dans ce dernier genre , jusqu’à quel point Le Misanthrope est dégradé su
itaine de vaisseau plein de valeur, de franchise et de mépris pour le genre humain. Il a un ami sage et sincère, dont il se d
nols, dans lequel les incidents appartiennent plus à la comédie qu’au genre héroïque, et dont le fond même est vicieux, put c
e, Faut voir avec attention, Cette représentation, Qui peut dans son genre comique, Charmer le plus mélancolique, Surtout pa
« [*]La Critique de l’École des femmes et le premier ouvrage de ce genre qu’on connaisse au théâtre, c’est proprement un d
s’écarte jamais de l’objet que doit avoir un auteur comique, quelque genre qu’il mette sur la scène. Il sut, par le tableau
lus belle qu’on puisse trouver, et que je donnerais pour modèle en ce genre , n’était que bonne dans l’original, mais elle est
octeur, il ne laisse pas de plaire quelquefois, et de divertir en son genre … Voilà, en peu de mots, ce que l’on peut dire de
74 (1900) Molière pp. -283
re les succès des sots et des imbéciles) ; mais jusqu’à une colère du genre envieux. Nous voyons cette maladie singulière de
s, maintenant ; nous avons eu Regnard, qui était passé maître dans ce genre  ; nous avons Beaumarchais, Picard et Scribe ; nou
t se croyant sincèrement le fils de Jupiter, et mourant à Babylone du genre d’excès qui prête le moins à la description poéti
l’entêtement dans la médecine, mais encore l’entêtement dans tous les genres et dans tout le domaine de l’esprit humain. Même
elques points, que le peut être la différence des espèces. Je sors du genre humain pour que ma pensée (ou du moins la pensée
r et agir. À peine sont-elles en état de bégayer, qu’elles sont en ce genre de ruse passées maîtresses ; moins même elles son
n instant, Qu’un rat n’est pas un éléphant. Voilà tout ! Eh bien, ce genre de conception du monde et de la société, Molière
aine, il est probable qu’il trouva à ridiculiser les médecins le même genre de plaisir âcre qu’il trouvait à jouer de sa pers
a dans sa révolte, dans son fait à l’égard des médecins, un peu de ce genre particulier d’athéisme, qui ne se contente pas de
’avoir inventé la scène du Pauvre : Voltaire dit l’espèce humaine, le genre humain ; il ne dit pas l’humanité. Vous n’avez qu
y a l’article homme, dans lequel vous trouvez encore les expressions genre humain, espèce humaine, famille humaine ; vous n’
ception du monde et de son siècle. Je voudrais aujourd’hui étudier le genre d’influence et d’action sociale qu’il a exercé su
mari. Aujourd’hui, l’autorité plus douce a rendu les scandales de ce genre plus rares ; nous avons mis partout des dehors pl
c, — ceci est textuel, — se déshonore ! Eh bien, ces maximes-là et ce genre d’éloquence auraient fort réjoui le cœur d’Arnolp
leur permet, leur recommande, leur impose par décret d’État, un autre genre de distraction évidemment tout à fait innocent, d
du un grand service à la vie de société par sa guerre contre tous les genres de pédantisme. Il a fallu beaucoup de temps et de
La comédie, depuis la mort de Molière jusqu’à Beaumarchais, est le genre français par excellence. Depuis près d’un siècle
nos facultés, qu’elle est chez nous de toutes les époques. Les autres genres , dans ce qu’on peut appeler la littérature d’imag
cesse de caractère ; nos traditions scéniques se transforment, et le genre de spectacle qui plaisait le plus à nos pères cou
es deux sentiments. C’est par là qu’ils durent plus longtemps que les genres où ils ont excellé, et qu’ils méritent encore de
75 (1686) MDXX. M. de Molière (Jugements des savants) « M. DXX. M. DE MOLIÈRE » pp. 110-125
a Nature plus de talents que M. de Molière pour pouvoir jouer tout le genre humain, pour trouver le ridicule des choses les p
euse à tes bons mots A reconnu son faux Mérite. L’Homme ennemi du Genre humain, Le Campagnard qui tout admire N’ont p
76 (1838) Du monument de Molière (Revue de Paris) pp. 120-
ns. Comparé par les plus grands écrivains de son temps aux modèles du genre qu’il traitait, il a joui de son vivant de la pro
qu’un seul homme capable d’écrire de bonnes comédies? La comédie ! Ce genre si facile, si naturel aux Français ? Ce qu’on ne
77 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VI. Des Prologues. » pp. 118-138
mporteroient-ils sur l’Opéra Comique. Examinons bien leurs différents genres , & voyons à quoi ils peuvent être bons. Pr
eroient pas présentement plus complaisants pour des prologues dans ce genre . Si jamais un Auteur a eu le droit d’en faire, c’
vivement frappé. On me repprochera peut-être de m’être étendu sur un genre de prologue qu’on n’imitera jamais sur notre scen
78 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXV. » pp. 500-533
où il ne faut que des yeux, des oreilles, ou des doigts ; ceux-là au genre d’imitation qui demande du génie. De ce dernier n
concevable qu’il a fallu pour le composer. Une peinture, dans quelque genre qu’elle soit, est bien foible quand elle nous lai
t dans aucune de ses parties, ou ne peignent que les plus opposées au genre qu’ils ont pris ; tels sont les peintres, qui don
re est plus essentielle & plus difficile que dans tous les autres genres , puisque peu de chose peut rendre ses portraits o
79 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre VI. La commedia sostenuta » pp. 103-118
torale du Tasse, était un des triomphes d’Isabelle Andreini. Les deux genres échangeaient, du reste, leurs productions. Un can
es cascades (cascate, le mot est dans La Supplica de Beltrame) que le genre comportait. Il résulta de ces échanges que les tr
80 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXVIII » pp. 305-318
ur le blesser et lui causer du plaisir sur la scène. Un travers de ce genre , qui ne peut exister que dans des conditions élev
ublées, et il arrive que M. Aimé Martin tombe dans des fautes du même genre sur d’autres personnages de la même pièce. Il a t
81 (1819) Notices des œuvres de Molière (IV) : La Princesse d’Élide ; Le Festin de Pierre pp. 7-322
se convaincre, par le peu de succès de Dom Garcie de Navarre, que le genre noble, sérieux et galant ne convenait point à son
La Princesse d’Élide, est Augustin Moreto, reconnu supérieur, dans le genre de la comédie, à Caldéron, son compatriote et son
agnole, a probablement servi, en France, de type et de modèle pour un genre de comédies, qui n’a pas laissé d’augmenter les r
82 (1850) Histoire de la littérature française. Tome IV, livre III, chapitre IX pp. 76-132
pas dédaigné certains traits1. Après cette pièce et d’autres du même genre , une nouvelle imitation, celle du théâtre espagno
t d’être le grand Corneille. Au moment où ce grand homme parut, trois genres d’ouvrages dramatiques défrayaient le théâtre : l
quatre pièces, quoique du même ordre que le Menteur, et dans le même genre , sont plus près de la comédie de caractère. Cette
Précieuses ridicules, Sganarelle ; il y a une comédie parfaite en son genre , il y a un théâtre. Molière en fût-il resté là, i
donné d’être le plus grand par cette prodigieuse succession de trois genres de comédie et de trois théâtres, qui ont comme ép
est qu’il connut tout ce qui s’était écrit de comédies, dans tous les genres , avant lui et jusqu’à lui. Boileau, qui n’écrivai
83 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Préface » pp. -
ridendus . Il faut de la jeunesse pour donner le fini à un ouvrage du genre de celui-ci. L’histoire de la société polie veut,
84 (1836) Une étude sur Molière. Alceste et Célimène (La Revue de Bordeaux et Gironde unies) pp. 65-76
e ; pour Molière, il nous peint aussi son époque, mais c’est un autre genre d’étude qu’il faut faire avec lui. Il ne s’est po
anité, mais il abhorre les hommes vicieux ; il veut l’amélioration du genre humain ; mais il n’y songe pas pour les siècles f
85 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [59, p. 96-98] »
d’âme tout-à-fait risible que son écrit était bon, et parfait en son genre . Le public ne partagea pas la tendresse du citoye
86 (1882) Molière (Études littéraires, extrait) pp. 384-490
ôt de songer aux juges les plus difficiles, à Boileau, à lui-même, au genre humain ; et, dans cette prodigieuse fécondité, sa
a de l’ingratitude dont il était victime par le plaisir de maudire le genre humain. Retiré dans les bois comme une bête fauve
alheurs mérités qu’il devrait se reprocher, au lieu de les imputer au genre humain. Le Misanthrope inaugure la comédie de
de la vie commune, mais pas un de ces procédés qui sont ordinaires au genre  ; ni confidents, ni figures de fantaisie45, ni mo
par philanthropie qu’il a fini par devenir, ou se croire l’ennemi du genre humain50 ; et s’il méprise ses semblables, c’est
hes, et se soulageant ainsi de tous les griefs qu’il tourne contre le genre humain, pour ne pas s’en prendre directement à lu
ient odieuses. Nous pourrions la comparer à d’autres variétés du même genre , à la sublimité quintessenciée d’Armande, à la sé
sait : « Portraits à foison se font voir à notre horizon86. » Dans ce genre , qu’elle contribua plus que tout autre à mettre e
artisans de l’étiquette dramatique regardèrent comme une déchéance du genre ce qui n’était ici qu’une suprême convenance. En
temps ; et la chronique mentionne plus d’une autre altercation de ce genre . Ajoutons que le maître de Mme de Sévigné fut rép
école, Le Docteur amoureux. À Bordeaux, il fit jouer une Thébaïde, du genre sérieux, qui échoua. 10. On conserve à Pézenas u
dix-sept ans. Il en avait quarante. La Critique est une comédie d’un genre tout neuf. Le poète y répond aux injustes attaque
t le temps où la comédie ne paraissait à l’hôtel de Rambouillet qu’un genre inférieur. On en voulait à Molière de faire tant
ans le monde, c’est ce qui existe de plus grand, et de meilleur en ce genre . » 122. S’il faut en croire Brossette, Boileau
87 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XX. Des Unités. » pp. 352-366
nigme. « Le Pastor Fido passe pour l’effort de l’esprit humain en ce genre  ; & cependant, malgré tout l’intérêt qui est
dénouement. C’est lorsque Moliere fait des intrigues doubles dans ce genre , qu’il faut l’imiter. Il a dit lui-même, dans la
88 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE IX. De l’Adultère et des Amours faciles. » pp. 166-192
e ce que notre théâtre possède de meilleur et de plus antique dans ce genre . Mais ces charmes mêmes de la poésie et de la mus
cela froidement, comme une simple dissertation mythologique. C’est un genre de corruption très-doux, d’autant plus dangereux
lare pas toujours d’abord. Tout ce qui nourrit les passions est de ce genre … Qui sauroit reconnoître ce que c’est en l’homme
89 (1843) Le monument de Molière précédé de l’Histoire du monument élevé à Molière par M. Aimé Martin pp. 5-33
n Élisée où s’élèveraient des monuments consacrés aux bienfaiteurs du genre humain. Cet Élisée, il l’embellit de tous les arb
nifier dans tout ce qu’il avait de grand, non plus un peuple, mais le genre humain. Que les hautes intelligences apparaissent
e la société, se sont empressés de concourir. Les souscriptions de ce genre sont des symptômes certains d’intelligence : elle
titre, Des plaisirs de Versaille il est bientôt l’arbitre. Contre le genre faux qui domine partout Du monarque d’abord il ex
90 (1825) Notices des œuvres de Molière (IX) : La Comtesse d’Escarbagnas ; Les Femmes savantes ; Le Malade imaginaire pp. 53-492
tesse d’Escarbagnas est donc une véritable comédie, du moins quant au genre , qui est peu relevé sans doute, mais qui est touj
anger parmi les farces une petite comédie qui n’appartient point à ce genre d’ouvrages. Notice historique et littéraire su
es ridicules, comme si cette qualification n’eût pas dû appartenir au genre entier. Les véritables précieuses ne furent pas d
leurs vocabulaires ? Non, sans doute. Débusquées, pour ainsi dire, du genre précieux, elles se retranchèrent dans le genre pé
s, pour ainsi dire, du genre précieux, elles se retranchèrent dans le genre pédant. Ne pouvant plus aussi ouvertement raffine
fort, et exerçant une profession qui pouvait chaque jour provoquer ce genre d’accident, Molière avait inutilement demandé à l
91 (1885) La femme de Molière : Armande Béjart (Revue des deux mondes) pp. 873-908
tre, assez entortillée et obscure, fait allusion aux embarras de tout genre qu’éprouvait Molière au milieu des trois principa
effet. Les frères Parfaict rapportent l’avis d’un meilleur juge en ce genre  : « Personne n’a mieux su se mettre à l’air de so
rôle a si bien fait valoir Armande qu’elle en reçoit un autre du même genre dans l’Impromptu de Versailles, représenté le 14
i suivant, est une pièce fade et mal venue, retour malheureux vers le genre noble auquel appartenait Don Garcie de Navarre ;
us grande était, par excellence, une beauté coquette. N’est-ce pas le genre d’attraits que l’on voit à la Célimène idéale, ce
vait-elle, ainsi tourmentée, calomniée, surchargée d’embarras de tout genre , ne pas désirer un protecteur et un appui ? Peut-
92 (1825) Notice sur Molière — Histoire de la troupe de Molière (Œuvres complètes, tome I) pp. 1-
efs-d’œuvre) ont servi de type à une multitude de scènes dans le même genre  ; mais personne n’a trouvé ce naturel exquis, cet
us favorable à la musique. Molière dans Amphitryon déploya un nouveau genre de talent : au naturel et à la chaleur ordinaire
i vigoureux coup d’épée. Brécourt n’avait qu’un faible talent pour le genre dramatique. On a de lui les pièces de théâtre sui
dramatique. On a de lui les pièces de théâtre suivantes, qui sont du genre le plus bas et le plus trivial. La Feinte Mort d
ans tous les temps une foule de héros et de grands hommes dans chaque genre  ; elle semble n’avoir été avare que de grands com
le grand tragique, et le noble comique. Parmi les rôles de ce dernier genre , on cite celui d’Agnès de L’École des Femmes, qu’
93 (1914) En lisant Molière : l’homme et son temps, l’écrivain et son œuvre pp. 1-315
du Barbouillé La Jalousie du Barbouillé est une de ces farces du genre italien que la troupe de Molière jouait dans les
ce qui le rend très sympathique tout en le laissant très plaisant. Ce genre d’humour qui présente un personnage à la fois com
plus difficile que la tragédie et je suis l’homme qui échoue dans un genre inférieur parce qu’il est habitué à un genre plus
homme qui échoue dans un genre inférieur parce qu’il est habitué à un genre plus relevé. » C’est ainsi qu’on calme une rancun
tous poussés à la charge, comme il allait de soi dans une pièce de ce genre , sont du reste d’une parfaite justesse. On a cett
préciation que fait Voltaire de Mélicerte : « Cet ouvrage est dans un genre qui n’est pas celui de Molière… » Mélicerte est u
as celui de Molière… » Mélicerte est une comédie antique dans le même genre qu’Amphitryon et par conséquent n’est pas du tout
genre qu’Amphitryon et par conséquent n’est pas du tout en dehors du genre de Molière, qui du reste a plusieurs genres. Il e
t pas du tout en dehors du genre de Molière, qui du reste a plusieurs genres . Il est probable que Voltaire n’a pas lu Mélicert
ns ses ballets, aux cadences du vers libre que Molière a acquis en ce genre -là la maîtrise presque incomparable qu’il montra
er cette famille désorganisée par le vice du personnage principal. Ce genre de comédie est à la fois la comédie de caractère
il y a beaucoup de gens qui passent leur vie à se compléter. Mais ce genre d’apologie a toujours ceci contre lui qu’il est u
on voit très bien que vers la fin il faisait une synthèse de ces deux genres et avec une habileté véritablement souveraine. La
Ceux mêmes qui ont fait ou qui se préparent à faire un mariage de ce genre ne songent qu’à plaider pour eux la circonstance
me, c’est pour la même raison et pour celle-ci, plus générale, que ce genre d’ambition détraque un brave homme et lui fait fa
Beuve, c’est détester l’hypocrisie, toutes les affectations, tous les genres de manière, tous les pédantismes » — et c’est aim
esprit où il entre surtout de l’imagination ». A la place de tous les genres d’imagination, ce qu’il recommande à satiété, c’e
ment, par exemple, pourrait-il accepter la distinction rigoureuse des genres , lui qui fait des comédies qui touchent à chaque
mitive, toute d’instinct, allant droit à la jeunesse et à l’amour, au genre d’amour que peut donner la jeunesse, et en même t
tous n’ayant pas bougé d’un pas depuis 1550. Orgon doit être du même genre à cet égard. Il a donc vécu ainsi depuis son enfa
le libertin et le grondeur, et que la comédie professionnelle est un genre de comédie très légitime et aussi riche qu’il est
le monde bourgeois vient d’abord se faire admirer. II veut goûter un genre particulier de succès, qui est le succès direct,
ne et dure pour désespérer et pour jouir de ce désespoir. Il y a deux genres de coquettes, puisque la coquette a deux facultés
à dire non point pas du tout mais fort peu. Il était relégué dans le genre burlesque. Et encore, gardons-nous de nous y trom
par les romans de cette époque qui sont tout pleins d’aventures de ce genre et que ces dénouements n’ont pas étonner le moins
e, Du faux avec le vrai faire la différence » Et comme je ne vois nul genre de héros Qui soient plus à priser que les parfait
t rythmique point du tout abandonné, aussi savamment, agencé dans son genre qu’une phrasé de Bossuet ou de Rousseau. Voilà ce
e biais est ingénieux. L’impression, cependant, de la discordance des genres ‘d’avarice, persiste chez le spectateur. 8. Je n
94 (1873) Le théâtre-femme : causerie à propos de L’École des femmes (Théâtre de la Gaîté, 26 janvier 1873) pp. 1-38
n parti pris et l’éclat incomparable de ses victoires dramatiques, ce genre , cette forme, ce moyen particulier d’émouvoir qui
ille à coq-à-l’âne, recommandé pour les digestions laborieuses, et le genre Abélard, destiné aux familles. Mon Dieu ! ce n’es
toutes ou presque toutes les maîtresses œuvres de notre répertoire de genre . Je me souviens de la grande émotion, de la vive
95 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre XIII. Retour de Molière à Paris » pp. 225-264
de le lui amener. scène vi. Le pédagogue Hermogène, Lelio. Le même genre de plaisanteries continue entre ces deux personna
u Cocu imaginaire, Molière demande à la comédie soutenue une pièce du genre dit héroïque, Dom Garcie de Navarre, par laquelle
re l’a ramenée aux convenances, à la noblesse et à la dignité même du genre mixte où il s’essayait. La pièce italienne est pa
96 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXIX. Des Méprises, des Equivoques & de ce qu’on appelle quiproquo au Théâtre. » pp. 474-489
oi le titre de balourd lui étoit si bien approprié. « Il y a d’autres genres de comique : il y a des plaisanteries qui causent
és de joie ; Trissotin & Vadius, par exemple, semblent être de ce genre  ; le Joueur, le Grondeur, qui font un plaisir ine
97 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « De l’Imitation en général. » pp. 1-4
s avons assez parlé des parties de la comédie & de ses différents genres , pour savoir apprécier les changements heureux ou
98 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [56, p. 89-93] »
avec le naturel ; ce qui est le plus haut point de perfection en tout genre . Car il est bien plus difficile de faire des tabl
99 (1732) Moliere (Grand Dictionnaire historique, éd. 1732) [graphies originales] « article » pp. 45-46
de Terence, & des Italiens. Plusieurs poëtes s’exercerent sur le genre de mort de Moliere, & firent plusieurs vers.
100 (1852) Légendes françaises : Molière pp. 6-180
les Béjart, en province, avaient joué bien des fois dans des loges du genre de celles que nous décrit Perrault ; mais ce fut
devanciers et contemporains. Il s’était conformé, mais en maître, au genre un peu factice du temps : des amoureux sous le ba
ucoup de grâce Un prologue estimé, l’un des plus accomplis, Qu’en ce genre on pût écrire, Et plus beau que je ne dis, Ou bi
. Comédies, satires, épigrammes, sonnets, triolets, pauvretés de tous genres , de toutes parts bruissaient contre le grand comé
Arsinoé, c’était Mlle Duparc. Elle joua elle-même ce rôle. L’ami du genre humain, Philinte, c’était Chapelle, qui pour être
mme à bonnes fortunes ?) Cette pièce (pastorale héroïque) étant d’un genre peu naturel, Molière, qui n’était à son aise que
me représentation du Ballet des Muses, une autre comédie d’un nouveau genre , où il y eût des Turcs et des Maures, Molière, en
réations, Molière éprouvait le besoin d’une forme nouvelle ; tous les genres de comédie ont été par lui mis en œuvre : comédie
enfin où il est indignement moqué, trahi par Célimène. Dans un autre genre , nous verrons ce gentilhomme limousin, M. de Pour
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