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1 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE X. Du Père, de la Famille, de l’Etat. » pp. 193-216
CHAPITRE X. Du Père, de la Famille , de l’Etat. C’est une étude attachante que de
’est imposée. Le fondement nécessaire de toute société humaine est la famille . Les liens de respect, d’affection, de devoirs ré
ce qu’il y a de plus naturel dans la loi ‘ morale657 ; et l’esprit de famille est pour les êtres sensibles et intelligents un é
une épouse, d’un fils qui accomplissent sérieusement leurs devoirs de famille , que, par suite, ils accomplissent la plus grande
, envers l’humanité, même envers Dieu. Le mariage est ce qui fonde la famille , et partant la société tout entière ; mais il n’e
la famille, et partant la société tout entière ; mais il n’est pas la famille . Par quel contre-sens étonnant le génie de Molièr
la plus élevée du mariage, ] et n’a-t-il jamais entrevu l’idée de la famille  ? ‘ Un philosophe de nos jours a montré, dans un
Un philosophe de nos jours a montré, dans un livre excellent, que la famille est la véritable source de la moralité des peuple
s peuples658 : Molière n’a jamais mis sur son théâtre l’exemple d’une famille qui ne fût odieuse ou ridicule. Sans doute, il a
e affectueux662 : mais nulle part, dans ses œuvres’, on ne trouve une famille . Peut-on donner le nom de famille à la réunion de
dans ses œuvres’, on ne trouve une famille. Peut-on donner le nom de famille à la réunion des gens, honnêtes d’ailleurs, qu’en
ue le nom, la convenance, l’intérêt ? N’en dira-t-on pas autant de la famille de l’Avare y de celles de Philaminte, du Bourgeo
aimer ou à se soutenir ? Quel nœud forme d’eux tous le faisceau de la famille , seul capable de résister aux attaques du monde,
n soutien aux jeunes et une consolation aux vieillards ? C’est que la famille ne vit que par 1e père, et Molière semble avoir a
guère de reconnaissance. Quoi ! toujours mettre en scène des chefs de famille fous et ridicules, qui font une guerre haineuse a
riste 691, les Béralde 692 : quel malheur qu’ils n’aient rang dans la famille que d’oncles et de beaux-frères ! Mais non : sans
eau693, le mariage si excellent694, et qu’il ne représente jamais une famille honnête ni heureuse, où les parents aiment leurs
02, comme Mme Pernelle 703, on ne peut, les citer comme membres d’une famille  : ce sont des fléaux domestiques, que les enfants
ême dans les personnages qui sont les seuls vrais représentants de la famille chez Molière : les domestiques704. Je demande si
t produits lentement, à force de soins et d’exemples, par l’esprit de famille  : c’est un fruit que les enfants doivent aux vert
t si l’on n’en trouve plus de tels aujourd’hui, c’est que l’esprit de famille s’en est allé de notre société, par notre faute,
entiments de respect, d’affection et de dévouement qui constituent la famille . Pour une fille délicate et tendre comme Molière
soin jaloux qu’ils mettent à s’entourer pour leurs vieux jours d’une famille aimante ? lis ont la joie de laisser après eux qu
t négatif, et que cette perpétuelle satire peut indiquer aux chefs de famille tout ce qu’ils ont à éviter pour accomplir leur m
ne pas faire ressortir tout ce qu’il y a de naturel et de bon dans la famille grandissant autour d’eux avec amour et ^soumissio
don Juan, que noblesse oblige 740. Nous ne sommes pas libres, dans la famille immense qui est la patrie, d’abdiquer les devoirs
e debeat. » Cicéron, De Officiis, lib. I, cap. IV. 658. P. Janet, la Famille . 659. Don Louis dans le Festin de Pierre, act.
2 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VI. Les Femmes. » pp. 103-120
le, capable d’inspirer une passion folle, elle s’est enfermée dans sa famille , et, sans quitter le monde, elle a su renoncer au
te tâche, et qui se sentira assez inattaquable pour offrir au chef de famille le spectacle des attaques dont elle est l’objet.
ur du nom et du titre a tué tout autre sentiment, et qui croit qu’une famille n’est qu’une généalogie371. Elle sera, comme Mme
Mme Jourdain, avec plus de grâce et d’esprit si elle peut, la mère de famille qui veille à tout, môme quand le père oublie son
lice de désordres376. Elle deviendra la sauvegarde et l’honneur de la famille , comme la sage et rieuse Nicole 377 et la médecin
uvernail, et, par l’autorité du dévouement et du bon sens, sauvera la famille , comme fait Martine 379. Mais, fille ou mère, ép
èles servantes comme Nicole, Martine, Toinette, qui ne connaissent de famille ni d’affection que leurs maîtres, et qui sont, av
ailleurs Alcmène est bien une épouse passionnée, mais non une mère de famille . 357.   « Molière avait confié le rôle A’Elmi
t. V, sc. I, VII. — Voir d’ailleurs sur la femme mariée et la mère de famille , plus loin, chap. VIII. 373. L’Amour médecin, a
3 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre XII. Lo Ipocrito et Le Tartuffe » pp. 209-224
ersonnages de la comédie de l’Arétin sont : Liseo, vieillard, chef de famille  ; sa femme Maia, ses cinq filles, ses gendres et
e on dit, la pluie et le beau temps. Il domine et gouverne le chef de famille Liseo, vieillard à la tête faible, qui ne saurait
’être obligé de partager ses biens, se trouve être très riche et sans famille . Donc peu à peu tout s’arrange. Messer Ipocrito c
eut lui procurer, Ipocrito ne laisse pas de servir efficacement cette famille . Il conduit à bien toutes choses, tellement qu’un
gon de la dévotion. Il est placé dans un milieu pareil, au sein de la famille , où il exerce une autorité dangereuse. Une égale
l pacifie la maison troublée. Il est vrai qu’on doit trembler pour la famille où cet intrus a pris un tel empire ; mais rien ne
4 (1901) Molière moraliste pp. 3-32
t prétendre, la bienveillance, la bonté, la franchise et cette vie de famille saine, affectueuse, cette existence calme et pais
qui fut l’âme du jansénisme ; contre l’intrusion du directeur dans la famille , dont les jésuites furent toujours les défenseurs
s gens dévots se servent d’ordinaire. Il ne veut détacher Orgon de sa famille que pour lui mieux ravir son bien ; mais, en défi
tion terrestre pour n’aimer que Dieu et assurer son salut, un père de famille à s’absorber dans l’amour divin au point d’oublie
ille… Tels sont les dangers qu’un mauvais directeur fait courir à une famille , et c’est bien le directeur que Molière condamne,
qui soient sacrés aux yeux du poète. Elle est à jamais perdue pour la famille et l’Humanité. II. Comment Molière s’appuie
à nécessairement, comme dans la vie ? Ils font partie du salon, de la famille , de la maison. Ils ne semblent nullement sur la s
gentilhomme. Chrysale abdiquerait entièrement son autorité de chef de famille , s’il n’était vigoureusement exhorté par son frèr
rez sans honte immoler votre fille Aux folles visions qui tiennent la famille , Et de tout votre bien revêtir un nigaud Pour six
torité ferme et résolue du père est indispensable au bonheur de cette famille , mais cette haute leçon perd toute apparence dogm
ue jour elle souffre davantage de le voir prendre place à la table de famille où sa dupe lui sert les meilleurs morceaux. Dorin
rvantes de Molière. Aucune, en tout cas, ne semble aimer davantage la famille dont elle fait partie, et qu’elle tremble de voir
elle, Molière nous fait comprendre à merveille combien l’unité de la famille , l’entente de ses membres sous la direction ferme
s, ni la piété feinte, celle qui nous écarte de nos devoirs envers la famille et l’humanité. La vraie religion consiste à bien
5 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Première partie. — L’école dogmatique — Chapitre III. — Du drame comique. Méditation d’un philosophe hégélien ou Voyage pittoresque à travers l’Esthétique de Hegel » pp. 111-177
s Dieux dans l’Humanité n’est qu’un beau rêve. Ici, les affections de famille font taire les intérêts de la cité. Là, le salut
ans le scepticisme, et les idées, qui sont le fondement éternel de la Famille et de la Société, furent analysées, discutées et
ar militaire ils prosternaient leurs personnes et leurs affections de famille . V L’individu connut son prix, lorsque l’Es
ans l’histoire. Les intérêts généraux de la Société, les droits de la Famille , toutes ces idées morales pour lesquelles les hom
ée, qui est de périr parce qu’il ne sait pas agir198. Ce n’est pas la famille des Montaigu, ni celle des Capulet qui nous impor
s généraux et généreux de l’âme humaine., dans le for intérieur de la Famille et de la Société. Ces sentiments sont en petit no
ts de l’homme subissent finalement une défaite, et que la Société, la Famille , l’État, le véritable amour, le véritable honneur
es mains. Et, tandis que la comédie ne se glisse point au foyer d’une famille conforme à sa véritable idée, dont le chef sait m
sur les siens son autorité naturelle, elle entre sans façon dans une famille désorganisée, où les maîtres sont devenus les ser
t la nature des Dieux, le scepticisme sur la place publique, dans les familles et au théâtre, les idées morales en dissolution e
llision accidentelle des idées morales, sur lesquelles se fondent les familles et les cités, et la comédie classique212, sans mo
in fondateur du christianisme n’avait prétendu abolir ni l’État ni la famille , et ses apôtres ont nettement prêché le mariage e
ette et Roméo périr dans leur résistance active à la volonté de leurs familles . — Ce caractère classique et substantiel, l’actio
ée morale, avec quelque grand et général intérêt de la Société, de la Famille ou de la Religion, contre lequel ils ont la ridic
lleurs, ce ne sont plus les puissances morales de la Société et de la Famille , la tendresse conjugale la piété filiale, l’amour
ème absurde d’éducation morale, par lequel il a voulu proscrire de sa famille jusqu’à l’alphabet ; Agnès, contre le dessein de
abour, coupaient l’arbre qui devait servir de sceptre royal dans leur famille de génération en génération, façonnaient de leurs
héros de roman regarde comme un malheur qu’il y ait une société, une famille , un gouvernement, des lois, parce que ce sont aut
atique sont les principes éternels de la religion et de la morale, la Famille , la Patrie, l’État, l’Église, la gloire, l’amitié
finie. T. II, p. 397. 197. Dans Roméo et Juliette, la division des familles est la base générale de l’action. De même dans Ha
6 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre II » pp. 12-29
rande nation, même d’une grande cour, il s’y trouve toujours quelques familles où se conserve l’honnêteté des mœurs, où la raiso
comme certaines conformations : ici est d’ordinaire le privilège des familles nombreuses qui s’entretiennent, par les sympathie
les traditions de vertus où elles sont nées. Tel fut le caractère des familles de Vivonne et d’Angennes. Catherine de Vivonne ét
de Henri IV. Charles d’Angennes, marquis de Rambouillet, était d’une famille inébranlable dans sa fidélité à Henri IV. De huit
ns le parti de la Ligue6 ; mérite qui appartient peut-être qu’à cette famille , toute nombreuse qu’elle était. La marquise de Ra
fondée. Il était d’ailleurs naturel à une jeune femme élevée dans une famille de mœurs pures et décentes, de partager le dégoût
e faut pas confondre avec l’hôtel de Rambouillet qui appartenait à la famille d’Angennes, la maison de campagne que fit bâtir l
7 (1821) Sur le mariage de Molière et sur Esprit de Raimond de Mormoiron, comte de Modène pp. 131-151
ous le règne de Louis XIII. D’ailleurs il avait été trop attaché à la famille du connétable de Luines, pour n’être pas ennemi d
t pour le reste de sa vie. Le comte de Modène, ainsi débarrassé d’une famille qui lui était devenue presqu’étrangère, s’occupa
isputer ; on sait que son caractère n’était ni avide ni intéressé. La famille Bejard crut devoir se prêter à une précaution néc
femme de Molière. Elle n’osa jamais prendre celui de Modène, dont la famille ne l’aurait pas souffert. Quant à son père, il ét
aissin 32, dont l’auteur, travaillant sur les Mémoires fournis par la famille de Modène, dit (en 1750) que la fille de M. de Mo
itable naissance d’Armande-Grésinde est avouée ici clairement par une famille qui ne craignait plus alors des réclamations trop
8 (1911) L’Étourdi de Molière et Le Parasite de Tristan L’Hermite (De Jodelle à Molière) pp. 292-302
De voir gens pris sur mer par quelque Turc corsaire, Puis être à leur famille à point nommé rendus, Après quinze ou vingt ans q
pris sur mer par quelque Turc corsaire, est à point nommé rendu à sa famille après vingt ans qu’on l’a cru perdu. Il semble
nu pour chrétien, pour Français, Pour natif de sa ville, et d’honnête famille , Et vous a racheté. LISANDRE Mais, s’il faut que
tions dramatiques, une reconnaissance inévitable et prochaine dans la famille de Trufaldin. Il achemine donc Molière à un dénou
autrefois aimée, Laudomia, mais où Mezzetin (Trufaldin) restait sans famille comme auparavant. Ayant commencé à imiter la comé
9 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVI. M. DE BEAUMARCHAIS. » pp. 442-462
à la main contre son pere. Le Baron l’instruit de l’affront fait à sa famille par le Lord : on le sait chez Eugénie : on veut l
Don Sanche, respectable vieillard, d’avoir tenu des propos contre sa famille , & le fait maltraiter dans l’obscurité par de
resse son pere d’accepter cette réparation. Il sort pour consulter sa famille . Don Lope reproche à Jacinthe sa légéreté : mais
ui, & de souffrir qu’il se lave auparavant d’un affront fait à sa famille . Dans ce temps-là on vient dire à Don Lope que Ja
de son pere, & le prie de lui laisser venger l’affront fait à sa famille avant de l’obliger à se battre contre lui : le Co
d’Elvire, courent après le scélérat pour venger l’affront fait à leur famille , ou forcer D. Juan à s’unir avec leur sœur. D. Ca
e dans son sein, se repent d’avoir plongé dans le chagrin une honnête famille , demande pardon à sa chere Eugénie, & devient
10 (1884) Tartuffe pp. 2-78
e et sainte pratique qui est la conduite et direction des âmes et des familles par de sages guides et conducteurs pieux ». C’ét
ngérer dans les affaires les plus secrètes et les plus familières des familles  » et mettant en usage les adresses d’Escobar pour
on une exception. Il arrive rarement qu’un fourbe, introduit dans une famille y occupe la situation de Tartuffe ; il peut arriv
e qu’avait peint Molière : le prêtre, je veux dire le jésuite dans la famille . De là, l’immense tolle ; il dure encore, car l’É
placée par une espèce de mise en jugement du traître, à huis-clos, en famille , où chacun déposait et le raillait, et qui finiss
populairement. Quel habit d’ailleurs ? Celui sans doute des cadets de famille pauvres, qu’on destinait aux ordres. La culotte e
il ira donc droit devant lui, souriant et béat, sur les ruines de la famille  ; il mangera en conscience, il dormira sans troub
échantes mains ; avec Tartuffe il tombera en main morte. Cependant la famille , unie contre l’ennemi commun, fait un suprême eff
e sujet de sa pièce, c’est Tartuffe dans la maison, au foyer, dans la famille . Dans le Misanthrope, il a peint la société ; c’e
ans la famille. Dans le Misanthrope, il a peint la société ; c’est la famille qu’il a mise en scène dans Tartuffe. Et sous quel
uni, ces braves gens sont si affectionnés les uns aux autres, que la famille a résisté à ce dissolvant terrible : la belle-mèr
même sincère, lorsqu’elle va à l’excès peut devenir un danger pour la famille . Dans son esprit d’abord, dans l’homme qui la rep
idée du salut. Et comment fait-on son salut ? En sacrifiant à Dieu la famille . Orgon était le meilleur des pères. Cependant que
e. Où elle domine, encore une fois, que voulez-vous qu’il reste de la famille  ? Voilà l’excès dénoncé par Molière. Ne nous atta
t aussi pour la femme, le foyer dont la femme pose la pierre, pour la famille qu’elle crée autour, et que Molière ne veut pas q
11 (1824) Notice sur le Tartuffe pp. 91-146
eux levain des troubles civils fermentait encore dans l’intérieur des familles , et les intrigants ou les fripons, sous le masque
Monsieur, le 24 septembre suivant, en présence du roi et de toute la famille royale. Enfin, le 29 novembre de la même année, o
mpire, leur politique implacable et jalouse jette la division dans la famille des rois comme dans la famille des plus obscurs c
e et jalouse jette la division dans la famille des rois comme dans la famille des plus obscurs citoyens. Mais bientôt le critiq
rde entre le père et les enfants, et devenir peu à peu les tyrans des familles . Cette scène ne s’est pas retrouvée ; elle est d’
ez bon conseil, qui dirige, pour son intérêt il est vrai, un père de   famille simple et crédule. Ce père, nommé Lisée, a cinq f
eaux se reconnaissent, la paix et la joie rentrent dans le sein de la famille , le tout par les soins de l’hypocrite, qui emploi
sont bientôt dans une véritable odeur de sainteté ; les plus grandes familles s’estiment heureuses de les posséder un moment, e
ne se joué pas à la ligne directe, et il ne s’insinue jamais dans une famille où se trouvent à la fois une fille à établir et u
faux dévots ont plus beau jeu chez un célibataire que chez un père de famille  ; on calomnie, on dépouille plus facilement des c
ent exercer sur des hommes qui ne tiennent pas au lieu puissant de la famille  ? N’atteint-il pas de la sorte au plus haut degré
urberie ! Une belle-mère seule est déjà un germe de division dans une famille . Tartuffe n’a pas d’ailleurs, comme le pâle hypoc
sa passion criminelle ; c’est qu’il doit avoir hâte d’entrer dans une famille dont de nouvelles explications peuvent le faire s
, faire des dupes ; le tartufe de mœurs porter le déshonneur dans les familles , car ils prennent aussi le langage de la philanth
ou vous risquez de voir porter le trouble et le déshonneur dans votre famille , de prendre un maître qui vous opprime, un espion
l’ambition inquiète et tracassière a semé le trouble dans toutes les familles , et porté la terreur jusque dans le conseil des r
12 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Introduction » pp. 3-17
s dogmes. Si nous voulons donner un nom à cette première et nombreuse famille de critiques grands théoriciens et bons logiciens
nous l’appellerons tout naturellement l’école dogmatique. Une petite famille de douteurs (ceux qui trouvent que le doute est u
r une tête bien faite sont rares, surtout en littérature), une petite famille de douteurs tourmente l’école dogmatique. — Nous
i affirment. Si nous voulons donner un nom à cette deuxième et petite famille de critiques moins occupés de ce qu’ils croient q
13 (1865) Les femmes dans Molière pp. 3-20
et de langage qui, de l’hôtel Rambouillet, s’étendait déjà aux riches familles bourgeoises, et, à l’exemple des Arthénice et des
placée dans un milieu plus résistant, elle n’eut pas été une mère de famille dévouée et portant dans l’accomplissement de ses
se soit plu à vivre en esprit, comme s’il s’en fut fait une sorte de famille . Comme il prend plaisir à pénétrer et à révéler l
our se maintenir en très bons termes avec les membres divers de cette famille , où sa position de belle-mère était si délicate v
le monde pour n’avoir pas observé quel rôle important jouent dans les familles ces braves filles que nous appelons aujourd’hui b
ges qu’elle a de son côté. Comme elle prend à cœur les intérêts de la famille , et particulièrement de sa jeune maîtresse qui ne
14 (1900) Molière pp. -283
s du foyer domestique envahi par un odieux parasite et combat pour la famille en péril. Cependant l’extrême degré de souplesse
la honte d’un mariage malheureux. Vous le savez, il était issu d’une famille de bonne bourgeoisie parisienne, il avait fait d’
t pur, que l’éducation, les bonnes maximes et les bons exemples d’une famille honnête ont infailliblement la puissance d’élever
uel vous trouvez encore les expressions genre humain, espèce humaine, famille humaine ; vous n’y trouvez pas le mot humanité. O
ire du temps de Molière, ou plutôt il y en avait deux : affranchir la famille , et affranchir la vie de société de certaines gên
t la première partie de son œuvre a été de faire l’émancipation de la famille . Molière a voulu mettre et il a mis dans les rela
ustes le grand acte de la vie privée, celui qui fonde et constitue la famille , le mariage. Bien que, une fois que le mariage es
il s’accomplit ; en un mot, il a voulu substituer ou joindre, dans la famille , aux rapports rigoureux d’autorité, des rapports
eul était tout, cette cause latente suffisait pour faire que, dans la famille , à certains moments — les plus graves, — il n’y e
trop absolue. Je ne crois pas, bien entendu, que l’émancipation de la famille et des rapports de famille date seulement de Moli
as, bien entendu, que l’émancipation de la famille et des rapports de famille date seulement de Molière ; cela date de bien plu
, fondait l’obéissance au père, comme une condition essentielle de la famille , sur la foi religieuse, et qui, la recommandant c
sance plus libre en même temps que plus douce, et imposait au chef de famille une vue plus certaine du droit des personnes qui
n’y eût que des femmes opprimées, des enfants écrasés et des pères de famille despotes ; pas plus que je ne prétends qu’il n’y
. De toutes les situations de l’homme, en effet, sa situation dans la famille est celle sur laquelle le législateur a le moins
que chez le peuple romain. Vous savez tous les droits dont le père de famille était investi à Rome : droit de vie et de mort, c
de vie et de mort, complet, absolu, réel, sur tous les membres de la famille . Il arrivait à un Romain de tuer sa femme, parce
droit de la République, sans dire pourquoi, l’étrangler en conseil de famille . Voilà un droit qui au premier abord semble très
aient quelquefois de cruelles. De même, au xviie  siècle, le père de famille avait beau être investi d’une foule de droits ter
évolution a prises en faveur des femmes et des enfants, que, dans les familles , étant données certaines combinaisons de caractèr
Il est incontestable qu’avant Molière les maximes qui régissaient la famille étaient les maximes de rigueur et d’autorité. On
fait d’avance le défenseur de ces maximes dans le gouvernement de la famille . Ici, messieurs, vous pouvez vous demander si l’é
sauver du déluge. Quand bien même il ne resterait sur terre que deux familles , ces deux familles recèleraient en germe toutes l
Quand bien même il ne resterait sur terre que deux familles, ces deux familles recèleraient en germe toutes les combinaisons pos
les grands esprits, selon l’idée même qu’on se fait des devoirs de la famille et de la société. Non, les idées compteraient pou
; l’égalité que, sous ce rapport, nous pratiquons absolument dans les familles depuis la Révolution. Avant la Révolution, dans l
bon sens. Molière ne s’est pas seulement attaqué, pour affranchir la famille , aux abus d’une autorité qui du moins était légit
principe, de l’autorité paternelle ; il y a d’autres dangers pour la famille  ; il y a ces parasites dominateurs qui s’y introd
C’est un tyran très insinuant, et redoutable, qu’un médecin, dans une famille  ; c’est un très terrible maître ; Jacques Coictie
é ou moins sage. Ce n’était pas autre chose que l’inquisition dans la famille , et d’autant plus redoutable que ceux qui la subi
temps. Enfin, messieurs, en troisième lieu, après avoir affranchi la famille de l’autorité paternelle ou conjugale excessive,
e des discours et des systèmes ? Prenez-y bien garde ! Vous, pères de famille , très dévoués, très tendres pour vos enfants, pre
nce ; dans nos mœurs, plus de politesse véritable ; dans notre vie de famille , des affections plus fortes, plus de pureté avec
rire bien gai, que le rire violent qui nous montre dans Tartuffe une famille honnête bouleversée par l’imbécillité d’un dévot
ce divine, ou de la première éducation, comme un précieux héritage de famille , parce que tous les efforts les plus vifs et les
, le pouvoir paternel, l’obéissance filiale, tout ce qui constitue la famille . Nos observations sur cette matière pourront d’au
nce ; dans nos mœurs, plus de politesse véritable ; dans notre vie de famille , des affections plus fortes, plus de pureté avec
inze cents francs pour se loger, s’habiller, et se nourrir, lui et sa famille , osera paraître en public avec un bonnet à fleurs
de certaines transformations heureuses dans l’esprit et l’état de la famille , dans les mœurs, dans les relations de l’état soc
15 (1886) Molière : nouvelles controverses sur sa vie et sa famille pp. -131
osition du Tartuffe, où Mme Pernelle passe en revue les membres de la famille d’Orgon, les daube tous d’importance et, venant a
, c’est-à-dire en 1643, Molière ne fût déjà en liaison réglée avec la famille de cette enfant et en particulier avec la fille a
quelles circonstances il a été fait. Vers la fin de l’année 1642, la famille Béjart a quitté sa résidence urbaine et s’est ret
la réserve que nous impose le respect des membres survivants de cette famille . » Mais une complication survient : Béjart-Hervé
sée à renoncer en leur nom. Grave embarras ! car Joseph, l’aîné de la famille , alors âgé de plus de vingt-six ans, et le plus p
fera, aux yeux du lieutenant civil chargé de convoquer le conseil de famille , passer pour âgé de moins de vingt-cinq ans, et M
des actes de naissance des enfants ; ils s’en remettent au conseil de famille du soin de s’édifier quant à l’âge de ces dernier
derniers s’il le juge à propos. Le cas était prévu, et le conseil de famille dont la veuve Béjart indiqua les membres avait ét
enfants : tous les autres étaient des étrangers, qualifiés amis de la famille . Tous habitaient Paris ; la petite fille à qui il
qui ne saurait prendre intérêt aux enfants. » Paraître au conseil de famille , c’est justement ce que Joseph ne voulait pas. On
raité certaines parties de l’histoire de notre grand comique et de sa famille , ont puissamment aidé à ce mouvement de réaction
reste encore des choses neuves à découvrir dans cette histoire de la famille de Molière qu’on croit si connue. La question, co
va le voir, ne touche pas seulement à l’honneur d’un membre de cette famille , elle se relie à l’histoire du théâtre au dix-sep
lle est, disait-il, indigne de toute créance à raison des rapports de famille qui existent entre elle et la famille Aubry, le p
réance à raison des rapports de famille qui existent entre elle et la famille Aubry, le propre frère de Sébastien Aubry ayant é
es scandales qui se produisaient dans les ménages par ses rapports de famille avec le lieutenant de police La Reynie. Il dresse
tutelle, était domicilié rue de Thorigny, au Marais, avec sa nouvelle famille , les Béjart, ou tout près d’elle. 2° Que Molière,
ion, se conduisit moins en fils pieux qu’en homme d’affaires, père de famille lui-même. M. Eudore Soulié, qui avait découvert l
sailles était un vieillard, couvert de blessures, pauvre et chargé de famille . En outre, les médecins diront si Mlle Molière, q
les sacrements à Molière et qui parait avoir été le confesseur de sa famille , appartenait à cette classe d’esprits tolérants ;
bande dé parchemin collée au dos d’un tableau représentant une Sainte Famille . Molière y certifie que ce tableau lui a été donn
16 (1852) Légendes françaises : Molière pp. 6-180
u du peuple par le voisinage des Halles, en pleine bourgeoisie par sa famille , il pouvait, parmi tant de brillants acheteurs, o
Son père, l’année d’ensuite, se remaria. Le pauvre enfant vit donc sa famille non-seulement lui manquer, mais devenir, en quelq
n-seulement lui manquer, mais devenir, en quelque sorte, pour lui une famille étrangère. Par bonheur il lui restait un grand-pè
deur du roi François Ier auprès du pape Léon X ; et, par tradition de famille , Gassendi savait, sur tous ces hommes, des anecdo
e du temps. Cris, emportements, reproches, cela va sans dire, dans la famille du petit Poquelin. Père, frères, beau-frères, onc
u fond de sa tombe, son vieux grand-père ? N’était-ce pas là toute sa famille , sa vraie famille ? Qui l’avait aimé, caressé, él
, son vieux grand-père ? N’était-ce pas là toute sa famille, sa vraie famille  ? Qui l’avait aimé, caressé, élevé; qui l’avait c
llu pour charmer Molière. Il ne pouvait placer en elle 1’espoir d’une famille comme il l’eût voulue ! Mais Madeleine avait aupr
se, outre ses essais comme acteur et auteur ? C’était de se faire une famille , un ménage, une innocente vie. Mais dans quelles
emme selon son cœur, pauvre comédien qu’il était, rebuté de sa propre famille  ? Chaque jour il se plaisait davantage aux sourir
ait heureuse qu’avec Molière. Elle n’avait pas dans la troupe d’autre famille que lui. Lui seul, en effet, semblait veiller sur
it par sa dignité, par son bon sens. On se sentait avec eux comme en famille . Étant repassé par Avignon, en 1657, Molière y tr
es foyers, il voulut le chasser. Un sentiment sacré, le respect de la famille , l’avait seul inspiré. Au milieu de la variété de
i se contentera-t-il de nous montrer Tartuffe s’impatronisant dans la famille d’Orgon, ayant ses relations depuis l’huissier ju
ecours. Il s’adressa à Baron ; lui dit sa misère, qu’il était père de famille , et qu’il avait joué autrefois, en Languedoc avec
de Toinette. Les domestiques faisaient en quelque sorte partie de la famille  ; on les voyait, de père en fils, dans les mêmes
’y est joué le premier, en plusieurs endroits, sur les affaires de sa famille , et qui regardaient ce qui se passait dans son do
us apparaît dans les circonstances à jamais mémorables où il allie sa famille à celle du Grand-Turc, et où il est lui-même reçu
en dignité morale, s’était abandonnée davantage, et, n’ayant point de famille à lui, il allait se reposer dans celle de son ami
a femme, laissant là son rôle de philosophe, revienne aux soins de sa famille  ! C’est pour cela que le ciel l’a créée. Former
eulement la science et le génie de Molière, mais encore avoir aimé la famille , la vie honnête, comme il l’aima, et en avoir été
17 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXII. De l’Intérêt. » pp. 385-398
du Tartufe, de voir s’il y a rien de si attendrissant qu’une honnête famille réduite à la mendicité par un fourbe. Qu’on se pe
e à la mendicité par un fourbe. Qu’on se peigne le chef de cette même famille menacé d’être arrêté par un ordre supérieur, &
Eraste paroît, feint d’avoir connu M. de Pourceaugnac & toute sa famille à Limoges, l’oblige à prendre un logement chez lu
ui dégoûte le prétendu, parcequ’on aime à aller le front levé dans la famille des Pourceaugnac. Sbrigani le laisse avec Oronte
18 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XLI. Des Episodes. Maniere de les lier aux Caracteres principaux, & de placer les Caracteres accessoires. Embonpoint d’une Piece. » pp. 475-492
les états, On ne peut de mon art assez faire de cas ; Qu’un enfant de famille , & qu’on veut bien instruire, Devroit savoir
les partager. Je suis trop touché de voir mon ami ruiné, ainsi que sa famille . Je veux que mes intérêts & les siens soient
& à l’infamie, la tranquillité, la joie & la tendresse de ma famille . Stukely. J’ai pris la même résolution : & pu
elles encore, où Harpagon prête, au plus gros intérêt, à un enfant de famille qui lui promet que son pere mourra bientôt, &
19 (1865) Les femmes dans la comédie de Molière : deux conférences pp. 5-58
emme ; or, il serait fâcheux de débuter en ménage par une brouille de famille , et c’est un malheur qui arrive quelquefois. Malh
récautions pour les prévenir. Il a pris chez une paysanne, chargée de famille , une jeune fille qu’il a remarquée dès l’âge de q
perte prématurée. Son nom de femme est Elmire. Elle est née dans une famille qui ne promettait guère une telle merveille. Elle
tait-il pas à craindre que placée entre un père trop bourgeois et une famille pédante, Henriette ne contractât les défauts de l
femmes soient devenues par leur faute, comme des étrangères dans leur famille , ignorantes des affaires du mari, qu’elles ne con
Elle se tire aussi ingénieusement d’affaire avec Vadius, que toute la famille embrasse pour l’amour du grec et qui s’avance pou
r les lettres que son oncle a supposées, elle se croit ruinée avec sa famille , elle refuse d’épouser celui qu’elle chérit : Je
la superstition du respect filial. Sans doute, la raison du père de famille Est le meilleur gardien qu’ait une jeune fille ;
. Si elle rencontre quelque piège, elle l’évitera doucement. Enfin la famille reluira tout entière de ce bonheur que peut y rép
20 (1884) Molière et les Allemands pp. 3-12
connaître et de parler un peu, par vieille, très vieille tradition de famille . III Soit dit entre nous exclusivement, de
patriotique, et méridionale immodestie de rapporter deux souvenirs de famille qui vous aideront à comprendre et ma légitime sus
us près. La communauté d’Abeilhan, où de temps immémorial résidait la famille de ma mère9, faisait partie de la vicomté de Péze
21 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVIII. Des Pieces intriguées par des noms. » pp. 204-215
de s’y enrôler : il veut savoir leur nom de guerre & leur nom de famille pour les enregistrer ; il les fait approcher l’un
de son drôle est Parla. Il rit, & demande à M. Parla le nom de sa famille  : M. Parla lui répond Demain. Arlequin se fâche,
c un mousquetaire : il appelle M. Griffet, commissaire, fait venir la famille de son épouse, son jardinier & sa jardiniere
22 (1861) Molière (Corneille, Racine et Molière) pp. 309-514
oquelin naquit à Paris, le 15 janvier 1622. Sa mère appartenait à une famille de tapissiers; son père exerçait la même industri
es Poquelin, et ils l’exclurent, diton, de l’arbre généalogique de la famille . Molière n’était point un de ces jeunes gens qui,
l’irrésistible vocation du génie l’emporta. Le chagrin qu’éprouva sa famille en fut un très vif pour lui. L’anecdote suivante
raisons. Je me suis toujours reproché d’avoir donné ce déplaisir à ma famille , et je vous avoue que, si c’était à recommencer,
olation dans les rapports qu’il établit entre ses acteurs et lui : sa famille l’avait abandonné, il se fit de sa troupe une sec
ui : sa famille l’avait abandonné, il se fit de sa troupe une seconde famille . Généreux, hospitalier, d’un commerce agréable et
fluence de la société, lorsqu’elle est contrebalancée par celle de la famille , peut être très salutaire. La distinction des man
charme des sentiments vrais et naturels qu’entretient le foyer de la famille , et ces sentiments à leur tour empêchent les conv
raffinements puérils, fades, exagérés et menteurs. Lorsque manque la famille , le souci de quelque grand intérêt religieux, sci
u commencement du XVIIe siècle donna dans ces écarts. Les liens de la famille y étaient passablement relâchés, les hautes préoc
joue-t-il pas à la ligne directe, et il ne s’insinue jamais dans une famille où se trouvent tout à la fois une fille à pourvoi
s situations et les personnages comiques. Il y a de quoi rire dans la famille d’Orgon. Dorine, la suivante, est sans doute une
son fils, elle l’oblige à jouer inutilement avec elle le rôle que sa famille a si longtemps joué avec lui. Cette scène aussi e
n n’éprouve pas une angoisse bien vive en voyant les malheurs dont la famille d’Orgon est menacée. On sent que le triomphe de T
ent adopté par la comédie française. Nous sommes dans un intérieur de famille et c’est de mariage qu’il s’agit. Dans la réalité
lle n’aime pas. La science a malheureusement semé la discorde dans sa famille , qui s’est divisée en deux camps, le camp des gen
le à donner à ceux de ses héros qui sont de même race un caractère de famille , qui est le fond sur lequel se dessine le caractè
i offrent plus de prise à la comédie et sans sortir d’un intérieur de famille . Elle se montre, comme la tragédie sa sœur, stric
premiers ont simplement recueilli ce que les aventures des chefs des familles grecques liguées contre Troie avaient fait naître
e de ce pouvoir de charme et de séduction que la femme exerce dans la famille contre je ne sais qu’elle férule chamarrée de rub
pas; elle écrit peu de livres. Son rôle est ailleurs. Il est dans la famille , où elle règne sans commander. Il serait ridicule
emière société son mari et ses enfants. En elle réside le génie de la famille . Les enfants s’abritent sous son aile; elle les s
est la victime. La vie de la femme qui n’a pas connu les joies de la famille , n’est pas complète, dit-on; mais celle de l’homm
e; que, indépendamment de toutes les relations de la société et de la famille , ces facultés conservent leur prix, et qu’elles d
que d’un peuple, l’une des plus considérables est celle de la mère de famille . Quand elle manque ou quand elle est dénaturée, r
elle est dénaturée, rien au monde ne saurait la remplacer. La mère de famille joue dans les sociétés humaines un rôle éminemmen
guère qu’une sorte de révolutions qui se préparent dans le sein de la famille , celles qui ont pour mobile une haine de sang et
années, fécondes en ruines et en violences, ne naissent point dans la famille  : elles se préparent dans les clubs ou dans quelq
es clubs ou dans quelque bureau de journal. L’influence de la mère de famille est une influence régulatrice, qui ne se manifest
on profonde et irréparable, où l’avilissement du père a jeté toute la famille ; et la moralité de l’œuvre résulte du fait que l’
oiselle de haute maison, qui, par des considérations de fortune et de famille , a dû subir l’alliance d’un vilain. Elle lui joue
23 (1840) Le foyer du Théâtre-Français : Molière, Dancourt, I pp. 3-112
s, j’imagine, Malgré l’honneur vanté d’une antique origine, Mettre ma famille à l’encan. Mais, lorsque je me trouve en ce foy
à toucher, se rend bientôt au vœu des jeunes gens. Comme ces fils de famille sont vifs, galants, bien tournés ! qu’ils ont bon
souvint toujours de son compagnon Poquelin ; car c’était le nom de sa famille , nom qu’il quitta de peur de le déshonorer quand
ugales, c’est qu’il a eu la folie, lui paysan riche, de s’allier à la famille des Sottenville, où le ventre ne faisait pas qu’a
t pour cela ; ce n’est pas une effrontée, il s’en faut, et la mère de famille la plus sévère ne la désavouerait pas pour sa fil
reprise. Molière n’oublie jamais ces traits-là. Horace est un fils de famille , honnête et bien élevé, mais qui pense que l’on d
mes dont quelques oreilles délicates se trouvent blessées; un père de famille raisonnable ne craindra jamais de mettre les œuvr
s’est avisé de mettre Don Juan en vers, croyant ressaisir un bien de famille sans doute, a renforcé encore les traits de resse
ari; elle se défend contre les entreprises galantes comme une mère de famille doit le faire, sans scandale et sans bruit. Prise
elle peut, comme un propice arc-en-ciel, elle apaise les orages de la famille Dorine, qui n’a pas la même modération que sa maî
l’auteur de ses jours : c’est enfin l’union qu’elle conserve dans sa famille . Pour moi, je n’ai cessé de vous être soumise, et
nd les faiblesses du cœur humain. Il a dévoilé, dans cet intérieur de famille , les désordres auxquels les vices des pères entra
N’est-ce pas là ce qui se passe dans la vie ordinaire ! quelle est la famille où les grands orages ne viennent à gronder et ne
bon sens l’a empêchée de se gâter au contact de sa sotte et précieuse famille  ; la raison, poussée jusqu’à l’idéal parle mélang
urt, naquit à Fontainebleau le 1er novembre 1661. Il descendait d’une famille noble dont un des membres avait été honoré en Ang
Thorillière, sœur du dernier comédien de ce nom, le brouilla avec sa famille  ; et n’ayant plus de ressource que le théâtre, il
uenet. La comtesse Il a raison, cela était commode. Eraste Un fils de famille empruntait à grosses usures, faisant une dépense
que cela ! La marquise est du genre de ces femmes que les enfants de famille , les jolis hommes du temps, appelaient des Dames
un parterre. Une première représentation est d’ordinaire une fête de famille , à laquelle le petit nombre d’étrangers qui y son
24 (1682) Préface à l’édition des œuvres de Molière de 1682
s ses premières années de s’établir à Paris avec plusieurs enfants de famille , qui par son exemple, s’engagèrent comme lui dans
s’y est joué le premier en plusieurs endroits sur des affaires de sa famille , et qui regardaient ce qui se passait dans son do
rs qui occupaient l’Hôtel de Bourgogne ; mais les divers intérêts des familles , des Comédies n’ayant pu s’accommoder, ils suppli
25 (1821) Scène ajoutée au Boulevard Bonne-Nouvelle, pour l’anniversaire de la naissance de Molière pp. -
vres sterling de revenu, et qui était attaqué du spleen… du moins… la famille … il l’espérait (Air : Du Partage de la Richesse.
pas tout encore… Je avais une tante Tricot Ah ! mon dieu, quelle famille  ! L’Anglais Qui faisait des romans très longs
26 (1914) En lisant Molière : l’homme et son temps, l’écrivain et son œuvre pp. 1-315
ents burlesques : Sganarelle, faux médecin est surpris par le père de famille sans habit de médecin, il dit qu’il est le frère
uvenir de cela dans le Malade imaginaire) ; il se présente au père de famille tantôt en habit de médecin, tantôt en habit bourg
ère qui consiste, autour du personnage principal, à peindre toute une famille et à montrer cette famille désorganisée par le vi
personnage principal, à peindre toute une famille et à montrer cette famille désorganisée par le vice du personnage principal.
sentations consécutives. Comme l’Avare, Tartuffe est le tableau d’une famille dévastée ou près de l’être par le vice de son che
le Tartuffe, comme aussi le Malade Imaginaire, sont le tableau d’une famille désorganisée par le travers de son chef. Seulemen
e désorganisée par le travers de son chef. Seulement, ici, le chef de famille c’est la femme et non plus le mari. Parce que Phi
ons amoureux, bourgeois qui veulent faire les gentilshommes, mères de famille qui jouent à la philosophie, sacristains ou grand
urgeois gentilhomme et de l’Angélique de George Dandin et de toute la famille d’Harpagon, autant que de tous les Diafoirus du M
i de plus vous volera. Votre vice aura complètement désorganisé votre famille . Cela ne vous inspirera sans doute que cette idée
qu’il ne les croit capables que de jouer de pareilles bagatelles. La famille Corneille a flairé l’ennemi et sans tarder veut l
e est nommé arbitre dans une querelle de parents ou dans un procès de famille , il est pour les plus forts, je veux dire pour le
joue-t-il pas à la ligne directe, et il ne s’insinue jamais dans une famille où se trouvent tout à la fois une fille à pourvoi
s’étant introduit par la lecture ou par le commerce du monde dans sa famille depuis son grand-père. Non à propos d’Orgon, ce q
eté. Et ne faire que cela est une abdication de l’homme comme père de famille , comme citoyen et comme homme. L’égoïsme n’est es
élégante, telle que la comprenait Molière. Elle devait être de bonne famille bourgeoise, mais pauvre. Orgon l’a épousée pour s
despotique et colérique, excepté du côté de Tartuffe, et qui dans sa famille commande et tient haut le bâton. Dans cette maiso
rait qu’il fût. Il a des vices à côté de son vice principal. Il a une famille de vices dont l’ambition n’est que l’aînée. Il es
n de ce défaut, puisqu’à le montrer il compromet aux yeux de toute la famille d’Orgon, aux yeux peut-être d’Orgon lui-même, si
par la main et même « par le nez », comme dit Tartuffe. Du côté de sa famille , il est autoritaire, impérieux, dur, cassant et e
pourrait on me dire, de cet Orgon mi-parti, autoritaire du côté de sa famille et soumis jusqu’à l’anéantissement du côté de Tar
’anéantissement du côté de Tartuffe. Il est autoritaire du côté de sa famille , mais parce qu’il est soumis du côté de Tartuffe,
comme de cela de la mort de tous les siens. Voilà Orgon détaché de sa famille . Pourquoi, de plus, est-il irrité contre elle ? C
us, est-il irrité contre elle ? C’est qu’il a senti l’animosité de sa famille contre le dévot personnage. C’est qu’il s’est bie
me hâter de lui donner ma fille Pour confondre l’orgueil de toute ma famille . Voilà précisément la génération des sentiments
Coiffé de son Tartuffe on sait assez pourquoi, il s’est avisé que sa famille l’avait en horreur et il a été indisposé contre s
isé que sa famille l’avait en horreur et il a été indisposé contre sa famille  ; il s’est avisé qu’on voulait le chasser et, tre
alut, il s’est mis en attitude offensive et défensive à l’égard de sa famille  ; il s’est aperçu enfin qu’on se moquait de lui,
de m’être un signe qu’Orgon a toujours été autoritaire et un chef de famille peu f maniable. Je vous laisse à juger. Il n’est
appuis, ses soutiens, ses limites, ses entraves, etc. Il est dans une famille , dans un quartier, dans une société, dans un peti
pièces de Molière sont la peinture de toute une maison, de toute une famille . Dans le Malade imaginaire, un père, une femme, u
es qui ne font pas toujours, comme on sa dit, partie intégrante de la famille , et la Martine des Femmes savantes me semble être
dre le vicieux dans le monde qu’il habite et particulièrement dans sa famille . C’est ce que fait presque toujours Molière. Mont
s sa famille. C’est ce que fait presque toujours Molière. Montrer une famille désorganisée et disloquée par le défaut, par la p
ts du vice, Molière les a soigneusement et admirablement montrés. Une famille désorganisée par la passion de ne pas vouloir mou
ait, mais vous aussi, ce qui s’en serait suivi très probablement. Une famille désorganisée par le vice de son chef, c’est le Bo
fonnerie, avec le premier imbécile ou escroc qui se dira marquis. Une famille désorganisée par l’avarice, c’est l’Avare. Parce
sa fille est au moins très mal élevée et quelque peu aventureuse. Une famille désorganisée par la manie religieuse de son chef,
c’est la ruine matérielle qui est sur le point de fondre sur toute la famille d’Orgon, et c’est la fille d’Orgon qui n’a que le
coquin, sans compter qu’elle songe assez sérieusement au suicide. Une famille désorganisée par la spiritualité, c’est les Femme
r la spiritualité, c’est les Femmes savantes. Parce que le chef de la famille , qui, ici, est une femme, est féru de la passion
manière d’entendre la comédie. Un personnage central au milieu d’une famille , cela n’est qu’esquissé très vaguement en 1665 (D
guement en 1665 (Don Juan). Un personnage central au milieu non d’une famille mais d’un salon, d’une compagnie, cela apparaît e
nthrope), et un personnage central dont le vice désorganise toute une famille , cela n’apparaît qu’en 1667 avec Tartuffe ; mais
qui, quoique bourgeois, sacrifie non seulement tous ses sentiments de famille , mais tous ses biens temporels à l’espoir, à l’as
27 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXI. De la Catastrophe ou du Dénouement. » pp. 503-516
fond le monstre qu’on abhorre, & qu’il comble de joie une honnête famille à laquelle le spectateur prend le plus vif intérê
ste porte deux lettres par lesquelles on apprend que la fortune de la famille est renversée. Le protégé de Philaminte cede la p
t lâchement intéressé, offre de réparer le mauvais destin de toute la famille , & ce bon procédé réunit sur lui tous les suf
28 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXIII. Des Reconnoissances. » pp. 399-421
fille ! ah ! ma mere ! ah ! ma sœur ! ah ! mon frere ! ah ! toute la famille  ! il pleurera à chacune d’elles d’une maniere for
les désordres de Naples, & qui en firent exiler plusieurs nobles familles . Valere. Oui ; mais apprenez, pour vous confondre
que vous allez ravir, m’a mille fois entretenu des disgraces de notre famille . Le ciel ne nous fit point aussi périr dans ce tr
n d’une douce & sage personne, la consolation de quelque nouvelle famille . Le peu de sureté que j’ai vue pour ma vie à Napl
29 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXIII » pp. 378-393
rait couché à trente lieues d’ici. Mais enfin tout alla à souhait. La famille de l’ami (la famille royale) alla au-devant de lu
lieues d’ici. Mais enfin tout alla à souhait. La famille de l’ami (la famille royale) alla au-devant de lui ; on donna du temps
Quanto arriva un quart d’heure avant Quanto ; et comme il causait en famille , on le vint avertir de l’arrivée. Il courut avec
30 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE II. La Débauche, l’Avarice et l’Imposture ; le Suicide et le Duel. » pp. 21-41
hâtiment épouvantable de sa vie indigne ; mais l’homme est un fils de famille du dix-septième siècle, riche, égoïste, sans ombr
he 48. Son père, poussé à bout par un déshonneur qui rejaillit sur la famille , vient essayer de lui faire sentir l’indignité de
ourrait vivre avec aise et honneur, entouré d’une heureuse et aimante famille , dont il devient la honte et presque la perte108.
ibilité de vertu qu’elles émoussent promptement ; il les hait pour sa famille , pour ses enfants et pour ses serviteurs ; il les
31 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre III » pp. 30-37
à Marseille, était un homme de qualité, d’origine allemande, dont la famille habitait le Forez : il était allié de la maison d
. Le frère aîné de d’Urfé avait épousé cette belle par arrangement de famille  ; et d’Urfé, désespéré, s’était fait chevalier de
32 (1823) Notices des œuvres de Molière (VII) : L’Avare ; George Dandin ; Monsieur de Pourceaugnac ; Les Amants magnifiques pp. 171-571
turés ; et le drame serait invraisemblable, si, l’avare étant père de famille , ses enfants, réduits par lui aux plus dures et a
s, sans cesse en butte aux plaintes, aux ruses et aux sarcasmes d’une famille qui pâtit au sein de la richesse, offrira ce conf
ant de devenir nobles de leur chef, voulaient du moins s’allier à des familles nobles : les uns donnaient leur fille à quelque g
que vivaient, dans des manoirs délabrés, ces gentilshommes d’ancienne famille , dont les aïeux s’étaient obscurément ruinés et f
entes ; mais les qualités héréditaires subsistent en eux, et l’air de famille est profondément empreint sur leur figure. Nous r
ajourner l’auteur, En réparation d’honneur, Tant pour loi que pour sa famille , Laquelle en Pourceaugnacs fourmille. « Pourcea
c qu’il a demeuré deux ans à Limoges, et qu’il y a fréquenté toute sa famille et lui-même. Pourceaugnac, cette fois, ne donne p
33
contée par le trop dédaigné Grimarest, de ce vieux comédien chargé de famille et réduit à la misère, se présentant chez Molière
t de rejoindre une troupe nomade : « Ce pauvre homme, dont le nom de famille était Mignot, et Mondorge celui de comédien, fais
rir à lui, pour le mettre en état de rejoindre quelque troupe avec sa famille  ; qu’il avait été le camarade de M. de Molière en
our les personnes de qualité, les loges hautes pour la bourgeoisie en famille , les troisièmes loges pour les petites gens de la
songé qu’ils détruisaient un tableau pris sur nature, le tableau delà famille au temps de Louis XIV ; qu’ils substituaient à l’
elà famille au temps de Louis XIV ; qu’ils substituaient à l’ancienne famille , formaliste et respectueuse, l’irrévérence et les
ille, formaliste et respectueuse, l’irrévérence et les libertés de la famille nouvelle. Quoi ! En 1667, une grand-mère méconten
t cela manque de raison. L’exposition du Tartuffe mise en charpie, la famille d’Orgon qui n’existe plus, et pourquoi ? Pour qu’
s de l’état civil et dans les actes notariés concernant Molière et sa famille . Ainsi, le 20 février 1662, il est un des témoins
ue-là, il se serait peut-être diverti, en trouvant un marquis dans sa famille . « L’archevêque de Paris commença, dit le marqui
l a raison contre lui, mais il a trop raison. Cléante n’est pas de la famille d’Alceste, mais de la famille de Philinte. Barré
a trop raison. Cléante n’est pas de la famille d’Alceste, mais de la famille de Philinte. Barré a un fond de bourgeois franc e
et, plus immortel encore par le mérite des personnes qui composent la famille qu’il a laissée, que par le glorieux ouvrage de l
aillerie sur le théâtre, que par intérêt et pour se venger contre une famille de médecins ». Quelle était cette famille de méde
t pour se venger contre une famille de médecins ». Quelle était cette famille de médecins ? Recherche à faire. Puis Jean Bernie
aillerie sur le théâtre, que par intérêt et pour se venger contre une famille de médecins, sans se mettre en peine des règles d
34 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIV. Des Pieces intriguées par plusieurs Personnages. » pp. 169-175
, Scapin vient annoncer à Arlequin que M. Pantalon, suivi de toute sa famille , va dans le moment arriver pour lui demander sa s
une montre d’or, la vend, & invite ensuite Pantalon avec toute sa famille à souper. Scapin, ne pouvant rattraper sa clef, f
35 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXVIII. De l’exposition des Caracteres. » pp. 433-447
é, rougit comme une fille, Et qui, quoique fort riche, & de noble famille , Toujours rampant, craintif, & toujours conce
eux. Scene IX. Licandre apprend à Lisette qu’elle est d’une illustre famille , qu’elle peut prétendre à la main de Valere. Il d
e, & lui avoue qu’elle est, à ce que dit Licandre, d’une illustre famille . Valere est enchanté, & l’est trop pour pense
36 (1705) La vie de M. de Molière pp. 1-314
u parti que Molière avait pris, de jouer la Comédie. Il avance que sa famille alarmée de ce dangereux dessein, lui envoya un Ec
tique, pour lui représenter qu’il perdait entièrement l’honneur de sa famille  ; qu’il plongeait ses parents dans de douloureux
lui exposant la misère où elle allait être réduite, elle et toute sa famille , s’il le retenait. ―  Comment voulez-vous que je
e jeune homme l’amusait dans ses moments de relâche ; les chagrins de famille augmentaient tous les jours chez lui. Il ne pouva
à sa santé et à ses principes, débarrassé de cet attirail étranger de famille , et d’amis même, qui nous dérobent le plus souven
i fait un des plus beaux traits de sa vie.   Un homme, dont le nom de famille était, Mignot, et Mondorge, celui de Comédien, se
tâcher d’en tirer quelques secours, pour les besoins pressants d’une famille qui était dans une misère affreuse. Baron, à qui
rir à lui, pour le mettre en état de rejoindre quelque troupe avec sa famille  ; qu’il avait été le camarade de Mr de Molière en
is les plus saintes ; et pour troubler la tranquillité domestique des familles . Enfin ceux qui représentèrent au Roi, le firent
ui pourrait se reconnaître dans sa pièce, et qui était en état par sa famille non seulement de la décrier, mais encore de le fa
e de Mr de Chapelle ne serait-il point l’original du Tartuffe, qu’une famille de Paris, jalouse avec justice de la réputation d
raisons, je me suis toujours reproché d’avoir donné ce déplaisir à ma famille . Et je vous avoue que si c’était à recommencer, j
a cravate. Il avait un valet, dont je n’ai pu savoir ni le nom, ni la famille , ni le pays ; mais je sais que c’était un domesti
Public ; et je devais me rendre à leurs bonnes raisons. Cependant sa famille m’a si positivement assuré du contraire que je me
37 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XX. » pp. 411-419
ajourner l’Auteur En réparation d’honneur, Tant pour lui que pour sa famille , Laquelle en Pourceaugnacs fourmille. . . . . . .
oire, & que vous ne reconnoissiez pas le meilleur ami de toute la famille des Pourceaugnac ? M. de Pourceaugnac. Pardonnez-
38 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XI. Du Dialogue. » pp. 204-222
citoyenne d’Athenes ; qu’elle est bien élevée ; qu’elle est de bonne famille  ; que s’il veut l’épouser, les loix lui en facili
. On lui dit que la fille, quoique sans bien & sans appui, est de famille honnête ; & qu’à moins que de l’épouser, on n
VALERE, Madame GROGNAC. Valere. Quoi ! toujours opposée à toute une famille  ? Madame Grognac. Oui. Valere. Oui.Vous ne voule
39 (1884) La Science du cœur humain, ou la Psychologie des sentiments et des passions, d’après les oeuvres de Molière pp. 5-136
FE Dans la première scène de cette comédie, tous les membres de la famille de dame Pernelle donnent successivement à cette d
le, après avoir terminé ses récriminations contre chaque membre de sa famille , finit d’épancher sa colère, dont la violence s’a
est aussi sûr d’elle que de lui-même… Il ne s’insinue jamais dans une famille où se trouvent à la fois une fille à pourvoir et
duper, à cause du bruit que peut faire la violation des droits de la famille ou de tout autre motif moral, c’est une suppositi
celui-ci lui débite, en lui affirmant qu’il l’a connu lui et toute sa famille , il y a six ans, à Limoges. Bien qu’Éraste commet
ste commette les plus grosses bévues sur les diverses personnes de la famille de Pourceaugnac, celui-ci s’écrie avec enthousias
st resté insensible à tous les sentiments généreux, aux affections de famille , à l’honneur, à la reconnaissance pour les servic
mme passionnés, aveuglés, comme esprits de travers, sont des pères de famille . M. Jeannel a cru trouver dans cette circonstance
iquer. Il accuse Molière d’avoir continuellement ravalé le chef de la famille , d’avoir partout oppose des pères imbéciles aux j
et auteurs de leurs fautes. Si Molière a souvent choisi des pères de famille pour représenter les caractères vicieux et insens
Les vices produisent des résultats bien plus sérieux chez un chef de famille que chez un célibataire, car chez le premier les
e, car chez le premier les vices rejaillissent forcément sur toute la famille . Les enfants mal dirigés, ayant continuellement d
entravée, tandis qu’elle s’élargit et se développe autour du père de famille . Que Tartuffe prenne pour dupe un célibataire, qu
sser, que ses passionnés fussent haut placés dans la hiérarchie de la famille . Mais lorsque l’occasion de présenter un père dou
40 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVI. De l’Entr’acte. » pp. 289-308
yeux fixés sur une carte qui décide de leur sort & de celui d’une famille entiere, leur joie ou leur désespoir peindroit le
k d’arrêter toutes les lettres, en cas qu’il écrive à Eugénie ou à sa famille  ; il fait sa visite aux Dames. Le Baron le félici
t ordonner à Drink d’écarter tous ceux qui pourroient en instruire la famille d’Eugénie, sur-tout le Capitaine Cowerly ; c’est
41 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXIX. De l’action dans les Pieces à caractere. » pp. 448-468
ateurs tout cet enclos fourmille. Mais tu m’as demandé par mon nom de famille  ? Mondor. Sans doute. Comment donc aurois-je inte
reuses entre Dorante & Lucile, puisque cette derniere a un tic de famille , qu’elle aime les vers avec passion, & que si
ce fait, c’est le plus sûr moyen ; Car elle a du crédit sur toute la famille . Je ne reconnois pas là un glorieux. Si, comme j
42 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre XIV. La commedia dell’arte au temps de Molière (à partir de 1662) » pp. 265-292
Trivelin vient annoncer à Arlequin que M. Pantalon, suivi de toute sa famille , va, dans le moment, arriver pour lui demander sa
uve une montre d’or, la vend et invite ensuite Pantalon avec toute sa famille à souper. Trivelin, ne pouvant rattraper sa clef,
pédant scrupuleux. Scaramouche est chargé de l’éducation d’un fils de famille qui suit une intrigue amoureuse avec une jeune pe
43 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXII » pp. 355-377
oitou, pays natal des d’Aubigné, ou elle prenait plaisir à visiter sa famille . Dans le cours de ce voyage, elle écrit, le 20 ma
on. La femme de son ami solide (la reine) lui fait des visites, et la famille tour à tour ; elle passe nettement devant toutes
ions voir et que nous ne voyions point, tout ce qui se passe dans les familles où nous trouverions de la haine, de la jalousie,
44 (1885) Études sur la vie et les œuvres de Molière pp. -461
contrôle, Eudore Soulié publiait ses Recherches sur Molière et sur sa famille . Soixante-quinze documents authentiques, entièrem
ément de premier ordre en publiant l’état civil presque complet de la famille Béjart. Tout était à recommencer. Édouard Fournie
la longue association de Molière avec les Béjarts, devenus sa seconde famille , remplies par les conspirations de M. de Modène e
Molière, on n’en saurait douter, était déjà en liaison réglée avec la famille Béjart. Que l’on y prenne garde : la légende des
’y est joué le premier, en plusieurs endroits, sur les affaires de sa famille , et qui regardaient ce qui se passait dans son do
destie et une simplicité sérieuses : Recherches sur Molière et sur sa famille . Tirons-en la quintessence, sans nous faire faute
s ? Ce n’était pas là la seule attache religieuse qu’il y eût dans la famille de Molière Son frère Jean avait épousé, en 1656,
eux de la comédienne Béjard, dont il a épousé la fille. » II - La famille et la jeunesse de Molière4 Il n’est pas de f
endre qu’il eut deux noms, dont le plus célèbre n’est pas celui de sa famille . Grand homme, il s’appelle Molière ; enfant et je
us étonnez pas si je vous parle plutôt de Poquelin que de Molière. Sa famille , depuis un certain temps fixée à Paris, n’en étai
ndant confondues toujours, au risque de grouper autour de Molière une famille presque innombrable, et de lui trouver des parent
de Robert Poquelin. Qu’on ne s’étonne pas du nombre. Dans plus d’une famille , en fourmillait un pareil. Chez deux autres de ce
t que d’avoir vingt ans, • quand il l’épousa, était, elle aussi d une famille de tapissiers, mais qui avait des attaches bourge
s et si intelligents de M. Eudore Soulié, avaient pris femmes dans la famille Cressé. Un médecin qui fut alors des plus en vue
uatre-vingt-quatre ans, maître de la Faculté de médecine, était de la famille de la mère de Molière, dont, en outre, le frère a
pas à aller bien loin pour étudier ses types : il fit de la satire en famille . Sa mère, sur laquelle nous devons insister, car
oix dans les parrainages qu’on peut connaître ainsi les relations des familles . Celui de notre tapissière était donc, on le voit
lles. Tout lui était déjà bon pour observer, en s’amusant. Va-t-il en famille chez les Cressé, médecins ou chirurgiens, il rit
ers des Halles, en face du Pilori, qui, restée très longtemps dans sa famille , fut, à notre connaissance, son unique propriété.
bègue, s’associe à une troupe,.formée récemment par « des enfants de famille  », et qui se fait appeler « l’Illustre-Théâtre »,
de rester libraire, comme depuis plus d’un siècle on l’a été dans sa famille de père en fils ; Georges Pinel, qui de maître d’
res devoirs, le père se fait un bonheur d’être, à lui seul, toute une famille pour son enfant. Molière pleura donc bien ce prem
retrouve toute la modestie que la jeunesse n’eut jamais. Les Béjard, famille de procureurs, et qu’on eut cru, par conséquent,
bricante de verroterie ; ce n’est pas la noblesse non plus, car cette famille , à force de pauvreté, avait singulièrement déchu 
arfaitement honnêtes gens, ne vous semblent-elles pas être de la même famille  ? N’êtes-vous pas d’avis que l’une put fort bien
infamies, moyen d’usurpation et de mensonges, s’attaquant au cœur des familles , se glissant dans les consciences et partout enva
é le ridicule. Il se prétendit noble, cria bien haut qu’à Toulouse sa famille tenait au Capitoulat, et on finit par le croire,
odèle, place aussi, vers le même temps, l’arrivée de Tartuffe dans la famille d’Orgon. En effet, écoutez encore Dorine vous par
t c’est toujours La Bruyère qui parle : « Il entre dans le secret des familles , il est de quelque chose dans tout ce qui leur ar
faut l’admettre. » Avez-vous entendu ? « Il entre dans le secret des familles . » Or, c’est là que le guette Molière, car c’est
tout dans les maisons, et dont l’autorité y surpasse celle du père de famille . On ne sait plus maintenant ce qu’étaient au dix-
ence se fût bornée à ces sortes de petits édits somptuaires rendus en famille pour rabattre la coquetterie et faire fleurir 1’é
et sainte pratique, qui est la conduite et direction des âmes et des familles , par de sages guides et conducteurs pieux. » Plu
ce qu’il nous faut. La complainte commence ainsi : Un jeune homme de famille , Dont on ne dit pas le nom, De bonne condition, B
che, et l’impitoyable squelette se glisse dans le lit à ses côtés. La famille accourt ; on fait des oraisons, des exorcismes, e
pportaient les grosses recettes au théâtre, y étaient presque tous de famille lombarde ou florentine. Les vieilles farces, que
r voir que c’est pis encore. Molière y est méchamment attaqué dans sa famille , dans ses malheurs domestiques et surtout dans se
…... Oui, je prétends, ma fille, Unir par votre hymen Tartuffe à ma famille  ; Il sera votre époux…… qu’il indique son entrée
e doctrine. Il y a compris, le premier, cette grande solidarité de la famille , où le devoir commence au père par l’obligation d
, retrouvé clans les Archives de Bordeaux et qu’il a cru relatif à la famille de Molière, tandis que cet acte n’intéressait que
tif à la famille de Molière, tandis que cet acte n’intéressait que la famille Poquelin ; ce qui n’est pas absolument la même ch
a famille Poquelin ; ce qui n’est pas absolument la même chose. Cette famille , en effet, dont celle de Molière ne fut qu’une br
à la Bibliothèque de la rue de Richelieu (p. 57), que les chefs de la famille Poquelin étaient certainement parents à divers de
, note), l’un d’eux, ayant fait dresser le tableau généalogique de sa famille , oublia d’y faire figurer l’auteur du Bourgeois g
s Poquelin eurent moins de dédain. L’abbé La Fosse, qui représenta la famille à cette cérémonie académique, était de la branche
tainement pendant sa vie un des plus dédaigneux pour le comédien. Les familles s’étaient ainsi rapprochées ; nous laisserons l’h
s de son Sage, avec une pensée, non de la même forme, mais de la même famille  : « Ira-t-il s’étonner, se mettre en courroux de
certain Theodorus, directeur de Sempronia, riche bourgeoise, dans la famille de laquelle il joue un rôle assez semblable à cel
s de son sage, avec une pensée, non de la même forme, mais de la même famille  : « Ira-t-il s’étonner, se mettre en courroux de
ortraits historiques. FIN. 1. Recherches sur Molière et sur sa famille , par Eud. Soulié, conservateur adjoint des musées
l’étude qui précède, renferme beaucoup plus de particularités sur la famille Poquelin. Nous avons cru devoir le conserver pres
2, II, p. 104. 159. Voyez une grande partie de cette conférence, la Famille et la Jeunesse de Molière, dans les Éludes sur La
45 (1725) Vie de l’auteur (Les Œuvres de Monsieur de Molière) [graphies originales] pp. 8-116
uelque part à ce choix. Souvent un jeune homme qui veut épargner à sa famille les chagrins qu’elle auroit de le voir embrasser
ne broderie assez inutile dont on a tâché d’égaier les efforts que la famille fit pour détourner Moliere de son dessein. L’Aute
iqua à la pratique. Mr. Grimarest dit de plus sur le témoignage de la famille de Moliere, qu’il fit son Droit avec un de ses Ca
i exposant la misere où elle alloit être reduite, elle & toute sa famille , s’il le retenoit. Comment voulez-vous que je fas
ce jeune homme l’amusoit dans ses momens de relâche ; les chagrins de famille augmentoient tous les jours chez lui. Il ne pouvo
a santé & à ses principes, débarrassé de cet attirail étranger de famille , & d’amis même, qui nous dérobent le plus sou
qui fait un des plus beaux traits de sa vie. Un homme, dont le nom de famille étoit Mignot, & Mondorge celui de Comedien, s
ur tâcher d’en tirer quelque secours, pour les besoins pressans d’une famille , qui étoit dans une misere affreuse. Baron, à qui
rir à lui, pour le mettre en état de rejoindre quelque Troupe avec sa famille  ; qu’il avoit été le camarade de M. de Moliere en
les plus saintes, & pour troubler la tranquillité domestique des familles . Enfin ceux qui representerent au Roi, le firent
pourroit se reconnoître dans sa piece, & qui étoit en état par sa famille non seulement de la décrier, mais encore de le fa
e de M. de Chapelle ne seroit-il point l’original du Tartuffe, qu’une famille de Paris, jalouse avec justice de la reputation d
raisons, je me suis toûjours reproché d’avoir donné ce déplaisir à ma famille . Et je vous avouë que si c’étoit à recommencer, j
a cravate. Il avoit un valet, dont je n’ai pû savoir ni le nom, ni la famille , ni le pays ; mais je sai que c’étoit un domestiq
rs qui occupoient l’Hôtel de Bourgogne ; mais les divers interêts des familles des Comediens n’ayant pû s’accommoder, ils suppli
46 (1892) Vie de J.-B. P. Molière : Histoire de son théâtre et de sa troupe pp. 2-405
ntrée, d’une ville, qui ne doivent être honorés pour ainsi dire qu’en famille . Mais lorsque le mérite s’élève à une certaine ha
Pouguelin était aïeul paternel de Molière. Le véritable nom de cette famille était Poquelin ; mais les registres de l’état civ
tisé sous le nom de Jean, qui était particulièrement en usage dans la famille Poquelin, le fils aîné adopta et porta tout natur
honorable dans la bourgeoisie parisienne. Plusieurs membres de cette famille avaient fourni des juges et des consuls à la vill
e Paris » ; c’est le refrain d’une ballade de F. Villon. Il est d’une famille de bonne bourgeoisie ; mais, par une situation ex
on fils aîné la survivance de sa charge, se conduisait en bon père de famille . On raconte que le goût du jeune Poquelin pour le
esse de Molière sous un faux jour. Molière fut élevé comme un fils de famille , et il put aller au théâtre aussi tôt et aussi so
Poquelin eut probablement des motifs particuliers d’en agir ainsi. La famille des Poquelin ne put voir sans un vif déplaisir le
stinées exceptionnelles, une prudente résistance ; l’opposition de la famille est surtout légitime. Ceux qui y sont réellement
s n’avait pas jugé à propos sans doute de donner à cet arrangement de famille la sanction de démarches officielles. Le projet d
rière. Le goût du théâtre s’était développé de bonne heure dans cette famille des Béjart. Le père avait le titre de huissier or
alais. Ce ne devait pas être un emploi assez lucratif pour élever une famille aussi nombreuse que celle que lui donna Marie Her
quences de la défaite, défaite d’autant plus cruelle qu’elle avait la  famille pour témoin, et qu’il dut, en somme, pour se tire
isseur, était d’Argentan. « Il appartenait, dit M. Henri Chardon,à la  famille des Dufresne, peintres d’Argentan, dont on retrou
, celui qu’on surnommera l’Éguisé, fut venu se joindre au reste de la famille  ; il avait alors dix-huit ans. Avec ce dernier et
cela, d’une assez grande innocence, à ce qu’il semble, se passait en famille . Une sorte de post-scriptum, qu’il ajouta plus ta
tenant saisir toute la différence native qu’il y a de Molière à cette famille sobre, économe, méticuleuse, et avec raison, des
l ne nous paraît peut-être à distance. Molière se place au cœur de la famille et combat l’esprit d’oppression et de rigueur qui
dant de cet abbé ? Alors il y aurait eu là peut-être une tradition de famille . Que l’anecdote soit venue au jour tardivement, c
charge soixante ou quatre-vingt mille francs, était un homme de bonne famille et qui avait eu l’honneur de servir le roi vingt-
nou de Champluisant qui, vers 1622, avait épousé Edme Luillier, d’une famille illustre dans la robe, et par conséquent Mlle Men
e à contenter ses vœux : Et ce sont des plaisirs qu’on peut, dans nos familles , Lorsque l’on a du bien, permettre aux jeunes fil
s, 20 février 1662, à Saint-Germain-l’Auxerrois, en présence des deux  familles . L’acte de mariage, publié d’abord par Beffara, a
e décès de Louis Béjart, enfin tous les actes publics et privés de la famille  : ce qui constitue une possession d’état aussi in
ivil. « Une naissance illégitime, dit M. Bazin, aurait pu révolter la famille du marié. Le père, Jean Poquelin, le beau-frère,
it pu ainsi être changée pour satisfaire à de prétendues exigences de famille dont on n’aperçoit d’ailleurs pas trace ? Comment
aurait donc imposé à sa mère cette dangereuse supercherie, à toute la famille ce concert frauduleux, pourquoi ? Pour paraître b
 cachait cet acte83. On a donné aux enfants un curateur étranger à la famille , Simon Bedeau, maître sellier lormier (carrossier
en faveur de la même cause, qui n’est autre que l’émancipation de la famille . L’École des femmes, moins bien construite que L
arrasser de sa fille ; Dorimène est heureuse d’échapper au joug de la famille . La démonstration n’est pas moins saisissante, ni
a publicité libre et complète. Les princes du sang, les membres de la famille royale ne crurent pas, bien entendu, que la défen
ette dernière, à la date du 28 novembre 1664, annonce le voyage de la famille au château du Raincy : « Nous allons aujourd’hui,
aujourd’hui, dit-il, passer cinq ou six jours au Raincy avec toute la famille pour tenir compagnie à Mlle la princesse Palatine
sainte pratique, qui est la conduite et la direction des âmes et des familles par de sages guides et conducteurs pieux. Mais Sa
s’y est joué le premier en plusieurs endroits sur les affaires de sa famille et qui regardaient ce qui se passait dans son dom
de la guerre que poursuivait l’auteur comique contre les fléaux de la famille . Après la comédie antique d’Amphitryon, Molière,
rme comique, cette pièce déroule un drame redoutable : elle montre la famille en révolte contre un chef cupide et méprisable ;
s pièces du théâtre de Molière une intelligence saine et élevée de la famille . Philaminte, Henriette et Chrysale sont des types
it dans son testament : « En l’église Saint-Paul dans l’endroit où ma famille a droit de sépulture »Il paraît que ce droit de s
re 1615, et elle était restée comme la paroisse de prédilection de la famille . Madeleine Béjart mourait riche. Sans parler des
qui était alors Harlay de Champvalon, requête signée du notaire de la famille , Le Vasseur, et de Jean-Baptiste Aubry, époux en
ntalant, âgé de cinquante-neuf ans. M. de Montalant était d’une bonne famille , mais pauvre ; d’après le témoignage de Titon du
nt fille de J.-B. Poquelin, avocat au parlement, neveu de Molière. La famille Poquelin s’éteignit vers 1780 ; celle de Pierre C
ela qui me dit, de la part de mon ami Béjart et de toute sa généreuse famille , que je prisse cœur, que je me consolasse ; et qu
 Précieuses ridicules. Jodelet se nommait Julien Bedeau de son nom de famille . Cela résulte de l’acte de décès exhumé par M. Ja
s un bon acteur. Ses filles épousèrent Baron et Dancourt. Toute cette famille remplit un grand rôle dans l’histoire anecdotique
génie, et qu’il avait conduite à la célébrité et à la fortune ? Cette  famille artistique, plus large mais non moins chère peut-
artistique, plus large mais non moins chère peut-être au poète que sa famille naturelle, par quelles vicissitudes a-t-elle pass
liers des Halles, paroisse Saint-Eustache. Cette maison resta dans la famille , et M. Soulié a exhumé des baux de 1695 et de 170
t a cru que la possession de cette maison remontait plus haut dans la famille , jusqu’à Louis XIII, comme il dit, et que par con
47 (1910) Rousseau contre Molière
une chose raisonnable. Mais, sans doute ! Qui a jamais reproché à une famille d’être ascendante ? Qui a jamais reproché à un ho
’être ascendante ? Qui a jamais reproché à un homme de vouloir que sa famille fût ascendante et de vouloir, pour commencer, êtr
gions de la société la décadence inévitable de la plupart des grandes familles , il faut que les familles inférieures s’élèvent à
adence inévitable de la plupart des grandes familles, il faut que les familles inférieures s’élèvent à mesure que les familles s
lles, il faut que les familles inférieures s’élèvent à mesure que les familles supérieures s’éteignent ou retombent dans les bas
manières. George Dandin, paysan riche, a acheté une demoiselle d’une famille où le ventre anoblit, uniquement pour avoir des e
l qu’il soit, conservateur même, disloque, ruine et détruit toute une famille , que l’avarice d’un père, par exemple, fait un fi
et un vice épouvantable, un crime continu contre un homme, contre une famille et contre toute la société. Et on ne peut pas dir
n’est pas religion, c’est-à-dire à ses amis, à ses concitoyens, à sa famille (« et je verrais mourir frère, enfants, mère et f
’on conviendra bien qu’à le prendre d’ensemble, comme l’Avare est une famille disloquée par le vice de son chef, à savoir par l
son chef, à savoir par l’avarice, comme les Femmes savantes sont une famille disloquée par le travers de son vrai chef, à savo
à savoir par la manie de l’intellectualisme, de même Tartuffe est une famille ravagée par le vice de son chef, à savoir par la
édient, qui est d’une adresse supérieure. Mais il reste qu’il y a une famille désemparée et près de la ruine totale et que, si
lera ; votre sottise devenue vice aura complètement désorganisé votre famille . Vous n’en conclurez sans doute rien, sinon que v
s un peu vert pour une jeune fille. Et voilà, comme tous les pères de famille qui ont une manie, puisque c’est vous qui êtes le
lle qui ont une manie, puisque c’est vous qui êtes le père dans cette famille -là, que vous voulez faire épouser à une de vos fi
ir par Rome, ou parce qu’on n’a pas tranquillement tiré au sort, deux familles ont été dépeuplées, l’une à Albe et l’autre à Rom
été humaine, l’association des hommes entre eux dans la cité, dans la famille (à quoi il songe toujours) se maintient par les p
a mort chacun satisfait. Ciel offensé, lois violées, filles séduites, familles déshonorées, parents outragés, femmes mises à mal
ne maison et qui s’y intronise en exploitant une faiblesse du chef de famille  ; un mot de bonne grosse religion bourgeoise ou c
il aurait fallu que, sans prêcher et sans plaider, les membres de la famille d’Orgon eussent visiblement la religion de Cléant
our le public, si le public y prend garde que ce soit en dehors de la famille d’Orgon qu’il est forcé d’aller prendre les modèl
mples de la piété telle qu’il l’entend. Est-ce assez la preuve que la famille d’Orgon n’est pas pieuse, que tous les personnage
t qui est, ce me semble, extrêmement significative. Il n’y a, dans la famille d’Orgon, qu’un personnage qui, visiblement du moi
ur de cette dissertation est un petit bourgeois. On lui a dit dans sa famille qu’il n’y a rien de plus raisonnable que de faire
faute, ou quelque passion les aveugle. Cependant la véritable mère de famille , loin d’être une femme du monde, n’est guère moin
ment, mais avec discrétion, assez grands pour charmer les réunions de famille , assez médiocres pour que la femme ne songe pas à
ons amoureux, bourgeois qui veulent faire les gentilshommes, mères de famille qui jouent à la philosophie, sacristains ou grand
48 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VI. » pp. 106-124
he à contenter ses vœux ; Et ce sont des plaisirs qu’on peut dans nos familles , Lorsque l’on a du bien, permettre aux jeunes fil
s point de honte ? ACTE I. Scene IV. Sganarelle, seul. Quelle belle famille  ! un vieillard insensé, Qui fait le dameret dans
, quand la Déesse Salus elle-même se mettroit en tête de sauver cette famille , elle ne pourroit jamais en venir à bout. Je ne
49 (1885) La femme de Molière : Armande Béjart (Revue des deux mondes) pp. 873-908
hoix ; il ne pouvait guère prendre sa femme qu’au théâtre ou dans une famille qui tint au théâtre. Or, depuis dix ans, il voyai
z la « dame d’un rang distingué », et, depuis, elle ne quitta plus sa famille . A Lyon, la troupe joua l’Andromède de Corneille.
émonies prouve d’abord que l’union projetée ne rencontra pas, dans la famille du poète, les résistances dont on a parlé, ou, s’
ême âge, et confiée dans le Languedoc aux soins d’une honnête et sûre famille . Comme si l’éducation d’Agnès, tenue dans l’ignor
uffrant, écrasé de travail et de soucis, Molière aspirait à la vie de famille , intime et cachée. Profondément bon, mais nerveux
fois, Armande le prend de haut, et exige une séparation. En vain, sa famille , celle de Molière, leurs amis communs essaient de
à la clôture de Pâques. Le bonheur qu’elle trouvait dans sa nouvelle famille , et aussi la nonchalance naturelle que nous lui c
50 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXVIII. Du Comique, du Plaisant, des Causes du rire. » pp. 463-473
& Mad. de Sotenville exaltent moins la vertu des héroïnes de leur famille , le trait n’est plus rien ; preuve qu’il doit tou
un fou apprivoisé, & ridiculement vêtu, afin que l’héritier de la famille eût occasion de le railler & de se divertir d
51 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXVIII » pp. 305-318
s des conditions élevées, n’est d’aucune importance pour ces pères de famille que la médiocrité de fortune autorise à blâmer to
. Mais Trissotin est un homme à marier, qui veut attraper une honnête famille , et Cottin était ecclésiastique. Trissotin est un
52 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXVI » pp. 413-441
’étaient les restes de cette école de mœurs italiennes fondées par la famille du cardinal Mazarin. C’étaient les restes de cett
ées par la famille du cardinal Mazarin. C’étaient les restes de cette famille , qui, pendant la Fronde, fut si outrageusement re
istait plus ; huit que la duchesse de Montausier, dernier reste de la famille passait au lit une vie malade et sans espérance ;
53 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [9, p. 41] »
i pourrait se reconnaître dans la pièce, et qui était en état, par sa famille , non seulement de le décrier, mais encore de le d
54 (1877) Molière et Bourdaloue pp. 2-269
t pas exactement conformes à tous les principes de la religion, de la famille et de la propriété, » il finit cependant par le m
concert avec quelques jeunes fils comme lui, planta là ses études, sa famille , et s’enrôla comédien. La nature l’y poussait san
, mais il aurait fait ce que font tous les jours beaucoup de pères de famille qu’on loue de veiller sur l’honneur de leur nom e
aie cause du déshonneur de la profession comique, dans cette libérale famille du Christ qui ne méprise ni le serf, ni l’esclave
e pour devenir l’une des actrices de son théâtre, et choisie dans une famille à lui fort connue. Elle se nommait Armande-Grésin
e Béjart et d’un sieur de Modène, qu’on vit plus tard rentrer dans la famille comme parrain du second enfant de l’auteur du Tar
arler l’ami Bazin : « Une naissance illégitime aurait pu révolter la famille du marié, réconciliée à peine avec ce vagabond do
e-fille, devenue sa fille, un état légitime, un bon mari, une honnête famille . Voilà, quoique nous n’aimions pas à faire des co
e que le goût et l’habitude du théâtre jette de perturbations dans la famille , et jusque dans l’État. Le théâtre a commencé de
le, au milieu de tant de plaisirs et de tant d’excès, une infinité de familles meurent de faim et de désespoir. O calamités de n
-même partie à un degré inférieur, mais qui était partout honorée. La famille de Bourdaloue touchait à la noblesse. Son père, «
veut donner Henriette à Trissotin : il est tout naturel qu’un père de famille chrétien se veuille choisir un gendre dont la pié
peut arracher sans déraciner en même temps le bon grain ; le père de famille conseille de la laisser croître jusqu’à la moisso
e secrète admiration pour cet habile homme qui, seul contre toute une famille conjurée, parvient à la dépouiller en un tour de
on ressort, mais un supérieur dans sa société, un particulier dans sa famille , chacun sans exception dans son état. » Énumérati
vous savez être un véritable désordre soit dans l’intérieur de votre famille , soit au dehors. « Mais cet éclat troublera la p
tre trois femmes : aucune ne déroge aux traits caractéristiques de la famille poqueline. Une hypocrite, Arsinoé, Tartuffe femel
ique ou à peu près. Il existe entre eux un air de quartier, un air de famille . On cite encore, parmi les Parisiens, Rutebeuf et
commencement de 1701. 23. Auteur d’unTraité des devoirs des mères de famille , couronné par l’Académie. 24. « Onuphre… ne dit
se joue point à la ligne directe, et il ne s’insinue jamais dans une famille où se trouve à la fois une fille à pourvoir et un
55 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [47, p. 80] »
de Mortemar et de Vivonne (16..–1688) : d’une très noble et illustre famille , dans laquelle il s’est distingué d’une manière p
56 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXV. Du contraste des Caracteres. » pp. 386-397
lier les contrastes. « Je ne sais quel jugement on portera du Pere de famille  ; mais s’il n’est que mauvais, je l’aurois rendu
endu détestable en mettant le Commandeur en contraste avec le Pere de famille , Germénil avec Cécile, Saint-Albin avec Sophie, &
57 (1717) Molière (Grand Dictionnaire historique, éd. 1717) [graphies originales] « article » p. 530
tation, qui surpasse tout ce qu’on pourrait dire de lui. Le nom de sa Famille était Poquelin. Son père avait une Charge dans la
58 (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre III. Le théâtre est l’Église du diable » pp. 113-135
te maison d’Auteuil. De cette comparaison entre les œuvres de la même famille , un grand intérêt peut surgir, celle-ci éclairant
ls voulaient se reconnaître au milieu des divers membres de plusieurs familles , avaient soin de marquer d’un certain signe le ge
la comédie, est également indigne et incapable d’être un bon père de famille  ; on nous le montre en haine à sa fille, en mépri
et aux faux hommes de lettres. Saint-Évremond, un bel esprit de cette famille des beaux esprits, disait souvent que les grands
59 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XIII » pp. 109-125
ambouillet, après sa dispersion. Nous avons vu à quoi se réduisait la famille de la marquise de Rambouillet, depuis l’absence d
chez elle. Cette maison n’était plus que la réunion très bornée de la famille et ces vieux amis ; ce n’était plus le fameux hôt
60 (1882) Molière (Études littéraires, extrait) pp. 384-490
s et Scaramouche, il ne tarda pas à entrer dans une troupe de fils de famille qui, sous le titre de l’Illustre Théâtre, donnaie
e Poquelin résolut de s’appeler Molière, pour soustraire le nom de sa famille au décri qui s’attachait alors à une profession m
auté 71. » C’est qu’en effet les prudes et les coquettes sont de même famille . Aussi, tout en se détestant, s’attirent-elles pa
ditaires par une création définitive où se fixent, à jamais, l’air de famille et le type originel. Pendant plusieurs siècles, l
ne fois sa marmite rendue, l’Avare se métamorphose même en un père de famille affectueux et libéral, qui ne s’oppose point au b
séquences d’un vice dont la contagion étend ses ravages sur toute une famille  : telle est l’intention de Molière. Le caractère
peine pour grossir ce monceau d’écus auxquels il sacrifie honneur et famille , tout en un mot jusqu’à lui-même. Il y aura là d’
ement quelques petits secours aux modestes nécessités d’une vertueuse famille  » ? Mais la sécheresse et la cruauté d’un père dé
roduire dans un ménage d’honnête bourgeoisie. Il s’agit d’une mère de famille qui, atteinte de cette contagion, s’est affolée d
mémoires, passons en revue les caractères dont le conflit partage une famille en deux camps où se groupent, pour la lutte, des
n pouvait craindre un peu de monotonie ; mais, en conservant l’air de famille , Molière a su varier les nuances et distinguer le
la bêtise. 125. Sans doute, Tartuffe n’a pas dû choisir exprès une famille qui rendit ses visées plus difficiles et plus aud
on vous la livre. 138. Pierre Larivey (1546-1611) appartenait à la famille des Giunti (Les Arrivés), célèbres imprimeurs de
érieux ordinaire aux enfants qui n’ont jamais été les Benjamins de la famille . 181. Mais il ne la ferait pas triompher, sans
61 (1819) Introduction aux œuvres de Molière pp. -
enus et les divers liens formés pendant l’absence causaient, dans ces familles ainsi réunies, des surprises qui n’étaient pas to
re une fille de condition libre, digne de devenir l’épouse du fils de famille dont elle était la maîtresse. Tel était le princi
t, dans Orgon, cette préoccupation imbécile qui lui fait sacrifier sa famille entière à un misérable qu’il croit nécessaire au
est une pour les paysans riches qui seraient tentés de s’alliera une famille noble, et d’échanger leur or contre des affronts.
mme marche à pas précipités et se dispose à sortir de chez sa bru. La famille entière la reconduit avec civilité ; mais elle, n
encore sans talent, légitime sujet d’inquiétude et de chagrin pour sa famille , dont l’honnête obscurité ne pouvait prévoir quel
e produit légal d’une fraude convenue entre la maison de Modène et la famille Béjart. Voici les faits comme il les dispose. L’a
t d’accord avec la tradition particulière qui s’est perpétuée dans la famille de Modène encore subsistante ; et, de plus, elle
u’on le prétend, et il ne faut pas aller loin pour en trouver un : la famille même de Molière nous offre celui de la femme d’un
e point douteux d’une filiation qui n’intéressait que l’orgueil d’une famille . La liste de nos grands hommes est le vrai Nobili
e reste à le faire voir au milieu de sa troupe. Cette troupe était sa famille  ; il en était le père plus encore que le chef. Il
e indigent, qui toujours lui immole ses propres besoins et ceux de sa famille . Observateur exact et peintre fidèle de la nature
un autrefauteuil de Molière. Suivant une tradition conservée dans la famille qui, depuis Molière même, a fourni des concierges
mérite plus de confiance, venant d’un homme qui avait trouvé, dans sa famille même et dans la fréquentation de Boileau, la trad
s à l’endroit. Grimarest fut assez à plaindre pour ignorer le nom, la famille et le paysde ce valet ; mais un autre eut la joie
62 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre XI. Il Convitato di pietra (le Convié de pierre) » pp. 191-208
her que les grenouilles ne s’enrhument, que, dans Athènes, un père de famille ayant fait l’acquisition d’un cochon de lait, gen
rd, avec le sang et les débris de l’insolent quadrupède. « Ce père de famille , continue Arlequin, c’est Jupiter ; ce cochon, c’
63 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. Regnard imitateur de Moliere. » pp. 51-80
bien aussi tirer ma quote-part. Je suis un peu parent, je tiens à la famille . Lisette. Toi ? Crispin. Toi ?Ma premiere femme
n Juan. Ne vous étonnez pas si je m’informe des nouvelles de toute la famille  ; car j’y prends beaucoup d’intérêt. M. Dimanche.
poir de contribuer tout seul au bonheur de ce qu’il aime, & de sa famille . Henriette d’un autre côté refuse la main de Clit
64 (1825) Notices des œuvres de Molière (IX) : La Comtesse d’Escarbagnas ; Les Femmes savantes ; Le Malade imaginaire pp. 53-492
res malheureux, que la misère oblige à vendre du latin aux enfants de famille  ; que leurs élèves détestent, tourmentent, s’ils
lutte n’est établie qu’entre le bon sens un peu grossier d’un chef de famille , et la folie pédantesque de sa femme, de sa sœur
ui se montre désintéressé, en offrant de partager sa fortune avec une famille qu’il croit entièrement dépouillée de la sienne :
onvient à une femme qui règne despotiquement sur son mari et toute sa famille  : elle fait des règlements, des statuts, des lois
oit attirer sur lui les bénédictions du ciel, en introduisant dans sa famille un misérable qui fait le saint homme ; celui-là,
nnage. Du reste, Elmire ne peut que faire cause commune avec toute la famille contre l’odieux étranger qui en veut la ruine ent
65 (1825) Notice sur Molière — Histoire de la troupe de Molière (Œuvres complètes, tome I) pp. 1-
Bourgogne. C’était un sacrifice qu’il devait, par ménagement pour sa famille , aux préjugés de l’époque contre les comédiens. L
s. S’ils sont proscrits aujourd’hui, c’est que les originaux de cette famille de convention ont été épuisés, et Molière lui-mêm
arterre ; ils ont chacun leur caractère : ce sont des sots de la même famille , à quelques nuances près ; mais ces nuances suffi
la, qui me dit, de la part de mon ami Béjart et de toute sa généreuse famille , que je prisse cœur, que je me consolasse, et que
lui exposant la misère où elle allait être réduite, elle et toute sa famille , s’il le retenait. « Comment voulez-vous que je f
on s’en rapporte à l’extrait baptistaire produit après sa mort par sa famille , Baron naquit à Paris au mois d’octobre en 1653 :
66 (1775) Anecdotes dramatiques [extraits sur Molière]
l’on ne songea qu’à lui donner une éducation conforme à son état. Sa famille , qui le destinait à la charge de son père, en obt
pourrait se reconnaître dans la Pièce ; et qui était en état, par sa famille , non seulement de la décrier, mais encore de le d
se joue point à la ligne directe ; et il ne s’insinue jamais dans une famille où se trouvent à la fois une fille à pur et un fi
l’on ne songea qu’à lui donner une éducation conforme à son état. Sa famille , qui le destinait à la charge de son père, en obt
le premier en plusieurs endroit, sur ce qui se passait dans sa propre famille . Tome III, p. 348 1705, Grimarest, p. 85-67
edy, des satires de la tragédie pompeuse, et Grub Street Opera, de la famille royale. Interdit, il se consacre à la comédie sér
et en vers. 38. Chappuzeau, Samuel (Paris, 1625 – Paris, 1701) : sa famille était protestante, originaire du Poitou et appart
eur des pages à la cour du duc de Zell (1682). Chargé d’une nombreuse famille , avec peu de ressources, il eut une existence dif
, vicomte de (Bordeaux 1628 - Constantinople 1685) : issu d’une bonne famille bordelaise appartenant à la noblesse de robe, il
miques des générations suivantes. Honnête homme, bon époux et père de famille , c’est un modèle d’acteur bon citoyen et respecté
67 (1919) Molière (Histoire de la littérature française classique (1515-1830), t. II, chap. IV) pp. 382-454
rtent guère à une intelligence plus approfondie de son œuvre. Mais sa famille , son éducation, l’histoire de ses pérégrinations
Molière les mêmes moyens dont on se sert pour établir les droits des familles , et compulse les registres des paroisses, refait
de J. Loiseleur (1877) et de L. Moland (1885) nous suffiront. Sur la famille , la naissance, les premières œuvres et l’éducatio
s’y est joué le premier en plusieurs endroits sur les affaires de sa famille et qui regardaient ce qui se passait dans son dom
l, qui se retrouvent dans toutes ses pièces et leur donnent un air de famille . Le premier point du « système » est la subordin
s amoureux, bourgeois qui veulent faire les gentilshommes et mères de famille qui jouent à la philosophe, sacristains ou grands
complète devrait comporter les divisions suivantes  : Biographie : famille , éducation, voyage, apprentissage, Molière étant
68 (1898) Molière jugé par Stendhal pp. -134
nuscrits et je lui répondis d’avoir à s’adresser au légataire ou à sa famille s’il était décédé. J’ignore ce qu’il a pu faire.
considération très distinguée et de mon ancien attachement pour votre famille . Dacier. Heureusement pour Stendhal lui-même, po
r Mlle de Vienne peint seul la manière dont Orgon est regardé dans sa famille . [Acte premier, scène V] Scène V Orgon, Cl
les désavantages possibles d’une telle alliance. Iº Être ruiné par la famille noble et pauvre à laquelle on s’allie. 2º En épro
lui demandant si elle a pris ses manières de penser là dans la noble famille de son mari, en se moquant de ses petits scrupule
s : Développement du premier désavantage, page 2. Être ruiné par la famille noble. C’est un ridicule triste à faire voir (cep
êmement forte, et88 cependant point odieuse, de la gêne que donne une famille noble. On sent le ridicule de M. et Mme de Sotenv
l’amende. Monsieur de Sotenville Sachez que vous êtes entré dans une famille qui vous donnera de l’appui, et ne souffrira poin
toucher aucun revenu. Il la prendrait par famine, ainsi que sa fière famille . [Acte II, scène première] Acte II Scène
le, au moins suis-je d’une race où il n’y a point de reproche ; et la famille des Dandins… Avis à ceux qui parlent d’eux et en
à ceux qui parlent d’eux et encore avec des tournures imposantes, la famille des Dandins. G. Dandin, par bêtise, se fait une p
t Don Quichotte et Tom Jones n’est-elle pas plus propre à diriger une famille que celle qui fait dix paires de bas et quatre fa
69 (1886) Molière et L’École des femmes pp. 1-47
en équilibrée ; si l’éducation lui est distribuée avec soin, dans une famille aisée et exemplaire, on peut aller très loin ; ce
tre, si on lui eût demandé de résumer sa devise : la liberté, dans la famille  ! Car, pour les femmes trop savantes, la famille
la liberté, dans la famille ! Car, pour les femmes trop savantes, la famille n’existe plus. Telle est, suivant moi, l’idée de
70 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VII. De l’Exposition. » pp. 139-164
us ; lorsque vous fîtes galamment ce faux contrat qui ruina toute une famille  ; lorsqu’avec tant de grandeur d’ame, vous fûtes
De voir gens pris sur mer par quelque Turc corsaire, Puis être à leur famille à point nommé rendus, Après quinze ou vingt ans q
s les racines. 22. Jean François Regnard, né à Paris, d’une bonne famille , en 1647. Son inclination pour les voyages le con
71 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XII. M. COLLÉ. » pp. 354-380
. (La scene est dans le moulin.) Le Roi est à table avec toute la famille du Meûnier, on boit à la santé du Roi : la Meûnie
s Courtisans le reconnoissent à leur tour : le Meûnier & toute sa famille restent dans l’étonnement. Le Roi dit à Milord Lu
: ils nomment le Roi, aux pieds duquel le Meûnier tombe avec toute sa famille . Henri releve tout le monde avec bonté : il jette
72 (1873) Le théâtre-femme : causerie à propos de L’École des femmes (Théâtre de la Gaîté, 26 janvier 1873) pp. 1-38
ndé pour les digestions laborieuses, et le genre Abélard, destiné aux familles . Mon Dieu ! ce n’est pas la place qui manque; dan
s, — mais du moins, il y a une chose qui est restée debout : c’est la famille . Ah ! j’y tiens !... et vous aussi ! nous y tenon
sûr ! Qui sait ? c’est peut-être même par excès de tendresse pour la famille qu’ils lui tâtent le pouls quelquefois si brusque
73 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXVII et dernier » pp. 442-475
le roi s’établit à Versailles. Il exila plusieurs des jeunes gens des familles les plus considérables de la cour ; il était indi
ifester le fond de ses sentiments pour la reine, et ces affections de famille qui reprennent si doucement leur place dans les â
1er novembre 1682, de Maintenon, à la comtesse de Saint-Géran : « La famille royale vit dans une union tout à fait édifiante.
74 (1922) La popularité de Molière (La Grande Revue)
se simplicité : la femme doit-elle être d’abord et avant tout mère de famille et ménagère ? Est-il rationnel qu’une culture dis
ace que la nature et une organisation plusieurs fois millénaire de la famille ont attribuée à l’homme ? Aucune distinction subt
75 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XIV » pp. 126-174
a sœur la duchesse Mazarin, comme elle galante sans retenue. Toute la famille du cardinal, le prince de Conti et sa femme plus
te condition sont la société nécessaire, habituelle, sont les amis la famille  ? Ne serait-il pas absurde de mettre sur la scène
distraction quand on ne vent point répondre. L’habitude du travail en famille , la réunion de la mère de famille et de ses fille
répondre. L’habitude du travail en famille, la réunion de la mère de famille et de ses filles autour d’une taille de travail e
76 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [74, p. 108-114] »
aisons : je me suis toujours reproché d’avoir donné ce déplaisir à ma famille  ; et, je vous avoue que si c’était à recommencer,
77 (1850) Histoire de la littérature française. Tome IV, livre III, chapitre IX pp. 76-132
qui la ressusciteraient. En cherchant bien autour de certains fils de famille qui se sont ruinés galamment, et qui vivent sur l
ts, l’honnête liberté des discours, les plaisirs et les projets de la famille , un mariage sortable et déjà fort avancé ; person
e préparer des consolations, et il se dit à part lui : « Tout père de famille qui revient d’un voyage doit se figurer qu’il va
ues, et ces aphorismes deviennent une vérité de comédie. « Un père de famille , dit Scapin, qui a été absent de chez lui doit se
lle est le plus près de la réalité : ce sont nos mœurs, nos scènes de famille , nos travers ; c’est nous. L’imagination ne se fa
78 (1732) Moliere (Grand Dictionnaire historique, éd. 1732) [graphies originales] « article » pp. 45-46
is par ses comedies une reputation qui ne mourra jamais. Le nom de sa famille étoit Pocquelin. Après avoir fait ses humanités a
79 (1879) Les comédiennes de Molière pp. 1-179
vantes maîtresses, les fortes en gueule qui ont aujourd’hui quitté la famille pour tenir maison chez elles ? avec Armande Béjar
t n’était pas la première venue, elle avait été à bonne école dans sa famille , dans la compagnie de Molière et dans l’intimité
privé de vie être inhumé en l’église Saint-Paul, dans l’endroit où sa famille a droit de sépulture ; quant à son convoi et aux
ion, comme il est susmentionné à son égard, à la charge qu’en chacune famille , depuis ladite Madeleine-Esprit Poquelin décédée,
s’appelait Marquise Thérèse de Gorle. Jal se demande si elle était de famille noble, et si « marquise » est une qualité ou un n
ait d’ailleurs en réserve un de ses amants, Léonard de Loménie, de la famille des secrétaires d’État. Il avait pour témoin M. d
de mousse, mais les comédiennes qui courent les provinces se font une famille . Il paraît que la demoiselle voulait surtout plai
hérèse Le Noir de La Thorillière ; elle était née comédienne dans une famille de comédiens. Elle aurait pu créer les amoureuses
me jour que le grand Dauphin. Le calvinisme avait à peu près ruiné sa famille . Son père, voulant faire de lui un bon catholique
eauté. Elle n’en eut pas moins trois maris. On allait bien dans cette famille où la mère avait eu vingt-quatre ou vingt-huit en
80 (1848) De l’influence des mœurs sur la comédie pp. 1-221
ue c’est le seul moyen de lui arracher son masque et d’en délivrer sa famille . À côté de la perfide Célimène et du malheureux A
es yeux de sa mère au sujet de Trissotin, elle croit à la ruine de sa famille et ne veut plus épouser son amant. Je sais, lui d
issentiments politiques que l’on voit éclater jusque dans le sein des familles en brisent tous les liens ; ils y engendrent des
trés en France à la suite des Bourbons, et à qui les princes de cette famille , pour prix de leurs services et de leur dévouemen
ons. Si nous en exceptons sept à huit pièces estimables telles que La Famille Glinet, de Merville ; L’Agiotage et Les Trois Qua
ments de tant de fortunes péniblement acquises et la ruine d’honnêtes familles qui, la veille encore, opulentes et heureuses, se
t ne soit plus resserré dans l’étroit espace de quelque événement de famille ou dans les agitations d’une passion purement per
joue-t-il pas à la ligne directe, et il ne s’insinue jamais dans une famille où se trouvent tout à la fois une fille à pourvoi
supposable, et il a fallu toute l’imminence du danger qui menaçait sa famille , l’avenir perdu de la pauvre Marianne, et enfin l
dévouement et d’un courage ordinaires ; il fallait, ayant à sauver sa famille , en attirant dans un piège un fourbe abominable,
oyen qui répugne à sa délicatesse, n’hésiterait point, et ferait à sa famille le sacrifice de ses honnêtes scrupules. Donc, Tar
81 (1845) Œuvres de Molière, avec les notes de tous les commentateurs pp. -129
’y est joué le premier, en plusieurs endroits, sur des affaires de sa famille , et qui regardaient ce qui se passait dans son do
du parti que Molière avait pris de jouer la comédie.Il avance que sa famille , alarmée de ce dangereux dessein, lui envoya un e
que38, pour lui représenter qu’il perdait entièrement l’honneur de sa famille  ; qu’il plongeait ses parents dans de douloureux
lui exposant la misère où elle allait être réduite, elle et toute sa famille , s’il le retenait. « Comment voulez-vous que je f
e jeune homme l’amusait dans ses moments de relâche ; les chagrins de famille augmentaient tous les jours chez lui. Il ne pouva
à sa santé et à ses principes, débarrassé de cet attirail étranger de famille , et d’amis même, qui nous dérobent le plus souven
qui est un des plus beaux traits de sa vie : Un homme, dont le nom de famille était Mignot, et Mondorge celui de comédien, se t
r tâcher d’en tirer quelques secours pour les besoins pressants d’une famille qui était dans une misère affreuse. Baron, à qui
rir à lui, pour le mettre en état de rejoindre quelque troupe avec sa famille  ; qu’il avait été le camarade de M. de Molière en
ois les plus saintes, et pour troubler la tranquillité domestique des familles . Enfin ceux qui faisaient ces représentations au
urrait bien se reconnaître dans sa pièce, et qui était en état par sa famille non seulement de la décrier, mais encore de le fa
rage de M. Chapelle ne serait-il point l’original du Tartuffe, qu’une famille de Paris, jalouse avec justice de la réputation d
aisons : je me suis toujours reproché d’avoir donné ce déplaisir à ma famille  ; et je vous avoue que si c’était à recommencer,
a cravate. Il avait un valet, dont je n’ai pu savoir ni le nom, ni la famille , ni le pays : mais je sais que c’était un domesti
public ; et je devais me rendre à leurs bonnes raisons. Cependant sa famille m’a si positivement assuré du contraire, que je m
la, qui me dit, de la part de mon ami Béjart et de toute sa généreuse famille , que je prisse cœur, que je me consolasse, et que
ucoup plus étendu qu’aujourd’hui. Il signifiait proprement être de la famille , de la maison. Tous ceux qui faisaient partie de
82 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXVII. Du Caractere des Professions. » pp. 284-302
’en la forçant de manquer à l’honneur ; & cet autre plongeant une famille honnête dans la misere la plus affreuse pour augm
son Secrétaire, fait perdre injustement un procès considérable à une famille qu’il plonge par-là dans la derniere misere. Au b
83 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIX. » pp. 397-410
érer le pauvre époux en lui vantant le bonheur qu’il a de tenir à une famille dans laquelle la vertu est aussi héréditaire aux
ue Moliere a puisé la sotte vanité de George Dandin qui s’allie à une famille au-dessus de la sienne. C’est là qu’il a pris le
84 (1794) Mes idées sur nos auteurs comiques. Molière [posthume] pp. 135-160
ne du premier acte, où la vieille mère Pernelle, en grondant toute sa famille , expose si plaisamment et la pièce et le caractèr
la suivante, ou Éraste lui persuade qu’il connaît Limoges et toute sa famille  ; la onzième, où Pourceaugnac est entre les deux
85 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE IV. Jugement sur les Hommes de Molière. » pp. 65-82
us ; lorsque vous fîtes galamment ce faux contrat qui ruina toute une famille , lorsque avec tant de grandeur d’âme vous sûtes n
Sbrigani, roi de la pièce d’un bout à l’autre, qui dresse les fils de famille à courir les filles258 et à insulter leurs pères2
86 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXV » pp. 259-278
t tait sur l’âme du jeune Agrippa une de ces impressions qui dans les familles se transmettent de général ton en génération, for
bien des sottises, mais je ne lui en ferai point. Scarron était d’une famille parlementaire ; il recevait chez une bonne compag
87 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXVI » pp. 279-297
sait en prince qui se respecte et veut assurer le respect public à sa famille  ; pour la seconde fois, il se décidait par l’esti
lin. Un directeur était un parasite, « jaloux d’obtenir le secret des familles , aimant à trouver les portes ouvertes dans les ma
88 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XX » pp. 215-219
ée à la cour ; des honneurs de cour remplaçaient, dans ce reste de sa famille , les honneurs personnels que la marquise avait ob
89 (1900) Quarante ans de théâtre. [II]. Molière et la comédie classique pp. 3-392
é à une excellente femme, et nourrissant de son travail une nombreuse famille , il eût, il est vrai, donné l’exemple de toutes l
ule de pièces plus modernes encore ; prenez les quelques scènes de La Famille Benoiton où ces demoiselles parlent le langage de
tion un de mes correspondants habituels ; avez-vous remarqué ces deux familles qui étaient aux stalles de second rang ? Elles ét
étourné ses regards d’une fille, Seul reste des débris d’une illustre famille , tout le public des mardis du vingtième siècle s
ste distingué jusqu’en ses plus fortes balourdises : c’est un fils de famille et qui porte l’épée. Coquelin n’a pas besoin qu’o
prit et du tact ; si l’on tombe, sans le savoir, dans une querelle de famille , ou si l’on dérange un tête-à-tête amoureux, ou s
le comme à lia cour ; à trente ans, c’était l’usage, on était père de famille . Arnolphe n’a eu qu’une raison, une seule, de ne
iriez-vous, si, au cinquième acte, au moment où il va triompher d’une famille en larmes, une trappe s’ouvrait sous ses pieds et
uels. Ce que répond Éliante, c’est ce que pensent toutes les mères de famille  ; il est vrai que la plupart du temps elles ne l’
ès expressifs ; une physionomie intelligente et douce. Elle est de la famille de Mme Sarah Bernhardt, qui a bien voulu lui donn
’y aurait plus de pièce. Tartuffe s’est en effet impatronisé dans une famille , où tout le monde le déteste. La fille de la mais
jeune coq, et ne parle que de lui couper les deux oreilles. Toute la famille est donc montée contre cet intrus, qu’elle a perc
-il, ne joue pas à la ligne directe ; il ne s’insinue jamais dans une famille où il y a tout à la fois une fille à pourvoir et
duit dans le monde. Il est inouï, bizarre, invraisemblable ; toute la famille le déclare tel, s’en désole, s’occupe d’y remédie
u dix fois. Molière le porte à la scène. Au lever du rideau, toute la famille est réunie, en l’absence de son chef parti pour u
e bon sens et la vérité. Elle ne craint donc pas, quand le chef de la famille a tourné le dos, de laisser sa fille causer avec
ujours sur autrui les premiers à médire. Toutes deux sont de la même famille . Dorine, c’est Martine éduquée et devenue maîtres
qui était plus spécialement composé de collégiens amenés là par leur famille . Il a beaucoup fait rire encore le soir messieurs
s tombent de la bouche de Barré. On n’entend plus qu’un brave père de famille qui exhibe, dans un moment de mauvaise humeur, le
reuve terrible où il contrefait le mort pour savoir les secrets de sa famille , elle n’aurait pas, de longue main, préparé la sc
Elle a assez d’esprit pour ne s’inquiéter de rien, et elle est d’une famille qui a toujours eu du bonheur au théâtre. 7 juill
. Vous savez qu’Argan, pour éprouver les sentiments que lui porte sa famille , contrefait le mort. Angélique arrive, elle trouv
demander de tel à une pièce du Palais-Royal ? Un jeune homme de bonne famille aime les cartes et sa fiancée ; quand il gagne au
on pas comme une impression de douceur et de gaîté à vivre dans cette famille  ? Et Sylvia, quel joli caractère de jeune fille,
solide. Qu’on lise, si l’on veut se rendre compte de ce qu’était une famille bourgeoise en ce temps-là, qu’on lise dans l’hist
oire de Beaumarchais, par M. de Loménie, le tableau qu’il donne de la famille d’un simple horloger, qui ne valait ni mieux ni p
mes de chambre hors de condition, pour savoir ce qui se passe dans la famille . Tout ce dialogue est charmant ; mais qui ne voit
flèche bizarre, hardie et tortue, sa tour cathédrale surmontée de la famille Jacquemart : on dirait un volumineux et fantasque
u niais, et qu’elle sent quelque honte à l’avouer pour un homme de sa famille , et voilà qu’aussitôt Cléon part : La parenté m’
n’était pas homme de théâtre ; il n’avait pas le don ; et son Père de famille est illisible. Eh bien ! il s’est trouvé un écriv
90 (1696) Molière (Les Hommes illustres) « JEAN-BAPTISTE POQUELIN. DE MOLIERE. » pp. 79-80
vec l’esprit du ménage, si nécessaire pour conserver le bien dans les familles . Il s’attacha à jeter du ridicule sur ces deux vi
91 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XI. M. SAURIN. » pp. 333-353
pris soin de vous assembler un tas d’originaux qui composent la noble famille où j’entre. Vous verrez premiérement ma belle-mer
e. Moncade paroît avec tous ses amis : ils accablent de railleries la famille de Madame Abraham : ils signent le contrat. Après
92 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VIII. Le Mariage. » pp. 145-165
in seul peut fonder l’estime et d’échange de devoirs qui constitue la famille , et par suite la société.   Que deviendrait Orgon
parce qu’il attaque une chose sacrée, l’union sur laquelle repose la famille 514 ? Cet enseignement, qui devient sérieux presq
93 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE PREMIER. Regnard imitateur comparé avec la Bruyere, Plaute, & la nature. » pp. 5-50
; pour un inconsidéré, car il parle d’une banqueroute au milieu d’une famille où il y a cette tache ; d’exécution & d’échaf
s. LE RETOUR. Le Marquis, homme unique pour apprendre à un enfant de famille l’art de se ruiner, & la jeune Cidalise, aide
e dans un pays plus lointain, ne sauroit donner de ses nouvelles à sa famille , & l’on peut facilement le croire mort chez l
ont les militaires ont grand besoin ? Comment, malgré son silence, sa famille a-t-elle pu le croire mort ? Il sert, il a même u
94 (1759) Moliere (Grand Dictionnaire historique, éd. 1759) [graphies originales] « article » pp. 604-605
que, qui s’est acquis une réputation qui ne mourra jamais. Son nom de famille étoit Pocquelin. Il naquit à Paris en 1620. Son p
95 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre VI » pp. 50-55
te d’Anne d’Autriche. Ces mœurs étaient antipathiques avec celles des familles de Vivonne et d’Angennes, et leur contraste accro
96 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XI. » pp. 218-250
, en lui donnant le temps de réparer l’affront dont il a couvert leur famille , se réservant le droit de ne pas lui faire quarti
, pouvant être imputée au mépris que vous ferez d’elle & de notre famille , & notre honneur demande qu’elle vive avec vo
rdonne de la sorte. Don Carlos. Nous souffrirons cette tache en notre famille  ! Don Juan. Prenez-vous-en au Ciel. Don Carlos. H
97 (1802) Études sur Molière pp. -355
tations. Dans la pièce italienne, don Rodrigue enlève Delmire à sa famille  ; dans la pièce française, dom Garcie, dérobant E
il ordonne de ne ménager qu’un seul coffre renfermant des papiers de famille , et c’est précisément dans ce coffre que les aman
père. Les deux vers espagnols et les suivants n’ont-ils pas un air de famille  ? Belle Philis, on désespère Alors qu’on espère
t qui doit arrêter Orgon ; ce monstre a réduit au désespoir toute une famille , dont les cœurs sensibles partagent les alarmes :
ntre si chatouilleux. Secondement, est-ce lorsqu’un exploit jette une famille dans la plus grande désolation, qu’une soubrette,
 ? peut-il convenir à la femme respectable qui vit dans le sein d’une famille honnête, et qui parle à un mari plus que dévot ?
se joue point à la ligne directe, et il ne s’insinue jamais dans une famille où se trouvent à la fois une fille à pourvoir et
le veut rentrer, il proteste qu’il ne la recevra qu’en présence de sa famille . Gite tâche de s’excuser, prie, conjure, menace d
iselle de qualité ; trompé journellement par sa femme, méprisé par la famille entière, qu’il comble de bienfaits, il a encore l
ssez caractéristique ? Madame de Sotenville, la vanité de tenir à une famille dont le ventre ennoblit, et à une Jacqueline de
ce. La confession si comique de Scapin est imitée de Pantalon père de famille , canevas italien. Un fils de Pantalon vole un étu
l’avait pas soupçonné. Molière nous a sauvé l’exemple d’un enfant de famille qui vole un étui d’or. La scène, que diable alla
e apporte deux lettres par lesquelles on apprend que la fortune de la famille est renversée ; le protégé de Philaminte cède la
t lâchement intéressé, offre de réparer le mauvais destin de toute la famille  ; et ce procédé réunit sur lui tous les suffrages
mme de bon sens, un mari tremblant devant sa femme, enfin, un père de famille fier d’une autorité dont il ne sait pas se servir
scène : je me suis toujours reproché d’avoir donné ce déplaisir à ma famille . » Ce fut encore à Auteuil que ses amis le récon
ve point dans les actes par lesquels la terre du Bagnas a passé d’une famille à une autre, en remontant de nos jours à un temps
98 (1863) Histoire de la vie et des ouvrages de Molière pp. -252
Livre premier. 1622-1661 1622-1641. Naissance de Poquelin ; sa famille  ; son éducation. Son père obtient pour lui la sur
bourgeois appelée l’Illustre Théâtre. Il prend le nom de Molière. Sa famille s’efforce de le retirer du théâtre, il résiste, e
, puis à Paris, où sa troupe se donne à Monsieur. Elle joue devant la famille royale avec succès. Origine de l’usage de représe
alle des séances. Son éloge mis au concours en 1769. Extinction de la famille Poquelin en 1780. En 1792, la section de Molière
les préjugés du temps, ne put qu’en s’exposant à la malédiction de sa famille recevoir une éducation tardive ; témoin des mépri
la rue des Vieilles-Étuves. Sa mère, Marie Cressé, appartenait à une famille qui exerçait depuis longtemps à Paris la professi
e public, et je devais me rendre à leurs bonnes raisons. Cependant sa famille m’a si positivement assuré du contraire, que je m
lière aucune inquiétude pour la charge qu’il occupait chez le Roi. La famille de Molière ne fit pas moins d’efforts pour le dét
endre, il n’en fut pas moins cruellement affligé de la conduite de sa famille à son égard. Mais l’amour de son art, l’inspirati
raisons. Je me suis toujours reproché d’avoir donné ce déplaisir à ma famille  ; et je vous avoue que, si c’était à recommencer,
t pour lequel il n’avait pas hésité à rompre en quelque sorte avec sa famille , et qu’il sentait d’ailleurs que quitter ses cama
suffisant pour ne pas accomplir les promesses qu’il avait faites à la famille de mademoiselle Hamilton. Il prit donc la poste u
e Troyes, nommé Raisin, cherchant les moyens de soutenir sa nombreuse famille , fit faire un clavecin plus grand que les claveci
et sainte pratique, qui est la conduite et direction des âmes et des familles par de sages guides et conducteurs pieux. Mais Sa
nnemis de Molière cherchant à jeter la discorde jusque dans sa propre famille , et à représenter la Reine, sa mère, comme révolt
et douce, Dorme un esprit mordant qui s’exerce même aux dépens d’une famille qu’elle sert avec attachement. Enfin, dans cette
à se reconnaître dans ce personnage, pourrait, par l’influence de sa famille , non seulement décrier l’ouvrage, mais même se ve
a dernière de ces estimables productions. Quelques vers ont un air de famille avec le sonnet contre la Phèdre de Racine. L’on s
ajourner l’auteur En réparation d’honneur, Tant pour lui que pour sa famille , Laquelle en Pourceaugnacs fourmille. Quel génie
t de l’objet de son amour, s’écriait en regardant les portraits de sa famille  : « Que diraient mes ancêtres s’ils me voyaient d
e « fauteuil de Molière », est, selon une tradition conservée dans la famille qui, depuis ce grand homme jusqu’à nos jours, a f
lin mourut en 1772, sans postérité. Quant aux autres membres de cette famille qui existaient encore à cette époque, nous croyon
endre à ce Molière, a dit le rapporteur du Conseil, « parisien par sa famille , par sa naissance, par sa vie, par sa mort, par s
nt fort mal tenus à cette époque, et ceux de Paris écrivent le nom de famille de Molière tantôt Pouquelin, tantôt Pocguelin, Po
arthélemy contre Le Tartuffe, et de beaucoup de pièces relatives à la famille Poquelin. 100. Voici ce sonnet, qui nous a été
» en mauvaise humeur. Ce qu’il y a de certain, c’est que Béjart et sa famille s’empressèrent de lui donner en cette circonstanc
99 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IX. Du Genre larmoyant. » pp. 103-122
paroît pour l’arrêter. Que va-t-il devenir ? que va devenir toute sa famille éplorée ? Est-il de situation plus triste ? Nous
sition de jeune homme, ni argent frauduleusement détourné, ni fils de famille , qui, à l’insu de son pere, affranchit la jeune e
100 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE PREMIER. Part de la Morale dans la Comédie de Molière. » pp. 1-20
odèle idéal qu’il rêve ? Quels sont ses principes sur la religion, la famille et l’amour, quand il peint ses hypocrites, ses pè
rvirait qu’à le rendre très-ridicule… Il ne s’insinue jamais dans une famille où se trouvent tout à la fois une fille à pourvoi
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