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1 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXI. De l’Amour. » pp. 367-384
e même femme, en se servant de l’empire que l’amour lui donne sur son cœur  ? On pourroit absolument traiter un caractere, &a
amp; sur-tout toute l’honnêteté, afin d’intéresser en leur faveur les cœurs nobles & sensibles. Le public est-il une fois
nage de son esprit, ressources qui décelent toujours la corruption du cœur , le déréglement de l’imagination, & peu de ta
es simagrées qui ne séduisent que les enfants & les sots. Si leur cœur étoit réellement susceptible de sentiment & d
aître, j’y veux vivre ; & mon plus grand desir, Ce seroit que ton cœur en eût du déplaisir. Lélie. Qui rend donc contre
. (Tirant son épée à demi, il s’approche de Lélie.) Au beau milieu du cœur il faut que je lui donne.... Lélie, se retournant
r.) Hai ! Je ne parle pas.Ah ! poltron, dont j’enrage ! Lâche ! vrai cœur de poule ! Célie, à Lélie. Lâche ! vrai cœur de
j’enrage ! Lâche ! vrai cœur de poule ! Célie, à Lélie. Lâche ! vrai cœur de poule !Il t’en doit dire assez, Cet objet dont
ant puisse outrager la foi. Scanarelle, à part. Que n’ai-je un peu de cœur  ! Célie. Que n’ai-je un peu de cœur !Ah ! cesse
e, à part. Que n’ai-je un peu de cœur ! Célie. Que n’ai-je un peu de cœur  !Ah ! cesse devant moi, Traître, de ce discours l
tuer. Puisqu’un pareil discours émeut votre colere, Je dois de votre cœur me montrer satisfait, Et l’applaudir ici du beau
rien en vous dont mon feu ne s’augmente, Tout y marque à mes yeux un cœur bien enflammé ; Et c’est, je vous l’avoue, une ch
s si doux  Quelle en est la délicatesse. Vous ne concevez point qu’un cœur bien amoureux Sur cent petits égards s’attache av
nt, de vos vœux jaloux au dernier point, Souhaite qu’à lui seul votre cœur s’abandonne ;  Et sa passion ne veut point  De ce
ir des nœuds de l’hyménée, Rien d’un fâcheux devoir qui fait agir les cœurs , Et par qui, tous les jours, des plus cheres fave
le blesse ; Que le mari ne soit que pour votre vertu, Et que de votre cœur de bonté revêtu L’amant ait tout l’amour & to
comme moi, l’avez-vous souhaité ? Vous ne répondez rien ! & votre cœur soupire ! Lucile. A peine à mes transports mes se
rrons bien autre chose. Lucile continue : Au seul son de sa voix mon cœur se sent renaître, Et l’amour près de lui me donne
l’échauffe, & non pas la saillie. Celui que l’amour donne à deux cœurs bien épris, Est le seul qui m’inspire & dont
que dans le sentiment. Vous m’aimez ? Lucile. Vous m’aimez ?Oui, mon cœur vous aime uniquement. Le Marquis. Que votre belle
rir. De tout Paris, son art veut faire la conquête : A regner sur mon cœur votre gloire s’arrête. Il est par ses dehors &
ux Tircis    Eût assez de bonheur Pour avoir quelque place dans votre cœur  ! Angélique. Je ne m’en défends point, dans cette
2 (1862) Corneille, Racine et Molière (Revue chrétienne) pp. 249-266
de tous ses enfants, de tous ses intérêts; dans la vie intérieure du cœur , vaste et profond théâtre où, dans un demi-jour s
il n’était pas l’unique poète de l’assemblée, car tous chantaient du cœur ce qu’il exprimait des lèvres. Malheur à lui s’il
t pas un chevalier, parmi ceux qui l’entendaient, qui ne se sentît le cœur de Roland. Le jour où Molière peignit les jalousi
cantique du regret, magnifique prélude d’une -œuvre impure, tous les cœurs dévorés de ce besoin d’aimer, châtiment du ciel,
partie de ce discours, il met en regard les désirs insatiables de nos cœurs et les amères déceptions que la vie nous réserve
t boire, et il n’y a personne qui trouve de quoi étancher sa soif. Le cœur et la vie ne semblent pas faits l’un pour l’autre
résoudre en présence d’une telle contradiction ? Rabaisserons-nous le cœur au niveau de la vie, ou chercherons-nous les moye
e la vie, ou chercherons-nous les moyens d’élever la vie au niveau du cœur  ? Telle est la question que pose l’orateur, et vr
en répétant l’une après l’autre : « Peu importe la vie, pourvu que le cœur ne s abaisse pas. » III. La Bruyère a dit 
que la sensibilité, peut-être, n’est autre chose que l’imagination du cœur . J’accorderai volontiers que la sensibilité est l
ustique, une ambition qui cherche à se faire des appuis à la cour, un cœur faible, qui s’enflammait au vent de la prospérité
ure, par s’emparer à fond d’un homme, et par faciliter l’accès de son cœur à une foule de mauvaises pensées. Elle produit de
ces démons qui ne tardent pas à amener compagnie. » Racine avait le cœur trop sensible et trop facile à toucher pour être
s religieuses de sa jeunesse avaient laissé des traces au fond de son cœur . De temps à autre elles se réveillaient et venaie
tiplie les héroïnes qui souffrent et ne savent que résoudre. Tous ces cœurs facilement émus, que poursuit le besoin d’aimer,
images variées de ce qui se passait dans l’âme du poète ? Son propre cœur lui expliquait celui de Phèdre. » Mais ce n’est
 » Mais ce n’est pas de Phèdre seulement, c’est de l’ensemble de son cœur que la vie intime de Racine sert à nous rendre co
, s’il éleva encore la voix, ce fut pour célébrer la lumière dont son cœur avait été touché. Phèdre était le chant du cygne
ir et les élans de son retour vers une foi perdue lui ont expliqué le cœur de Joad. Ce qu’il avait aimé dans le monde : les
d’une sensibilité touchante et prompte à s’alarmer, la droiture d’un cœur fidèle unie au courage des braves ; ce qui fait l
’éloquence, dans les situations et les tableaux. Elle abonde dans les cœurs ; elle coule à flots dans cette scène prophétique
s promesses, et fidèle aussi dans ses menaces, tient dans sa main les cœurs de ces hommes qui ne sont que les instruments de
e ? On n’en saurait douter, dans l’histoire intime du poêle, dans son cœur . C’est aux larmes et aux prières de Racine, à ses
leures de son livre. Il aime Molière; il a pour lui des tendresses de cœur ; aussi le suit-il avec sympathie dans les détails
sa verve se répandait ainsi en un rire sans fin, la tristesse de son cœur allait croissant avec la gaieté de son génie ; le
de l’une avec l’autre naît un vif et sympathique intérêt. L’homme de cœur se montre derrière l’homme de sens. S’il lutte co
n œuvre, ne s’inspira que de lui-même et n’eut d’autre maître que son cœur . » Le premier de ces types est Tartufe. Il est t
pu s’attaquer à la tradition sans que la religion ait été frappée au cœur . Les théologiens allemands les plus hardis sont l
rait et de la vigueur. On y sent le mouvement d’un sang riche et d’un cœur généreux. Je ne sais quel souffle frais et vivifi
n le présentant de cette manière au public français comme un homme de cœur , un penseur original et un écrivain d’un beau tal
3 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VII. De l’Amour. » pp. 121-144
joignant la grâce physique aux charmes de l’esprit et aux caresses du cœur  ; enfin ce je ne sais quoi 421, matière infinie d
rence ni l’infidélité. Et le peu que nous savons de l’histoire de son cœur permet de supposer qu’il trouva plus d’une fois d
ressorts aident le poète à hâter sans invraisemblance la liaison des cœurs qu’il est obligé d’unir en quelques scènes ; et p
s de ses comédies., Molière a peint l’amour naturel 432, instinct des cœurs honnêtes : c’est un service qu’il a rendu à ses s
endu à ses semblables. Ses amoureux sont autant d’heureux exemples du cœur humain suivant naturellement un de ses plus préci
être digne d’eux, s’aimeront avec toute l’ardeur de la jeunesse et du cœur , toute la noblesse des âmes pures et élevées433.
jouir, ne vient-il pas développer et ennoblir toutes les qualités du cœur et de l’esprit qu’ils possédaient déjà436 ? Et qu
imer de si bon cœur, s’écrie : Ah ! les douces caresses ! Tenez, mon cœur s’émeut à toutes ces tendresses ; Cela ragaillard
; et chaque fois c’est avec une émotion nouvelle qu’on s’intéresse de cœur à ces simples et touchantes passions, qu’elles en
l’amour le plus pur prend les confidents les plus méprisables451 ; le cœur le plus respectueux pour sa maîtresse manque de r
, qu’aucune puissance, aucun intérêt ne pourra arrêter, parce que les cœurs qu’il mène sont poussés par une puissance et un i
auroit estimer ; Mais je trouve un obstacle à pouvoir vous aimer : Un cœur , vous le savez, à deux ne sauroit être, Et je sen
usque dans le langage parlé par l’amour, et il repoussait, autant par cœur que par goût, le style faux que l’on croyait alor
agérés. Ce n’était pas seulement, on le répète, son goût, c’était son cœur sincère qui s’indignait avec Alceste contre le so
siècle, l’exemple de cette langue douce et touchante qui va droit au cœur parce qu’elle en exprime les vrais sentiments. Es
issant qu’on promette à ma flamme, Mon plus solide espoir c’est votre cœur , madame. ‘ HENRIETTE. Pour mon cœur, vous pouvez
n plus solide espoir c’est votre cœur, madame. ‘ HENRIETTE. Pour mon cœur , vous pouvez vous assurer de lui. CLITANDRE. Je n
es sont engageantes, ont je ne sais quel charme à s’insinuer dans les cœurs . Pour de l’esprit, elle en a, du plus fin, du plu
eprend, se corrige et se perfectionne, bien plus que l’explosion d’un cœur qui se met lui-même en jeu. 424. Cicéron, De Off
r qui naît subitement est le plus long à guérir » (Les Caractères, Du Cœur ) ; mais je crois qu’il dépeint plutôt les acciden
re à cet éloge se trouvent plus loin, chap. IX. 434.   Et de deux cœurs brisés l’âpre conformité   Faisait de deux malhe
esprit cent vertus après elle ;   Aux nobles actions elle pousse les cœurs , etc. La Princesse d’Elide, act. I, sc. I. 43
4 (1865) Les femmes dans Molière pp. 3-20
part des grands écrivains, a bien souvent écrit sous la dictée de son cœur malade, et que l’état de son âme a dû se refléter
lle Armande. La première est, en fin de compte, une femme de tête, de cœur et de ressources. Quand, au dernier acte, elle ap
le malheur. Vous vous troublez beaucoup, dit elle à son mari ; Mon cœur n’est point du tout étourdi de ce coup. Faites, f
Et cependant avec toute sa diablerie, Il faut que je l’appelle et mon cœur et ma mie. On se demande, avec Ariste, si ce n’e
se fussent adressés tout d’abord les hommages de Clitandre, homme de cœur et de mérite ; mais ses manières hautaines son dé
s de chair, ses chaînes corporelles avaient fini par éteindre dans le cœur de son amant la passion que sa beauté y avait fai
us point et pouvez-vous, ma sœur, Aux suites de ce mot résoudre votre cœur . Les suites de ce mot, quand je les envisage, r
e lui raconte naïvement, elle ne poussât jusqu’au bout la guérison du cœur d’Horace, que, sans le savoir, elle avait blessé,
prend plaisir à pénétrer et à révéler les doux secrets de ces jeunes cœurs s’entrouvrant aux plus tendres sentiments ! Comme
se pour mériter d’être ménagée. Le plus sûr et le meilleur, pour deux cœurs qui s’aiment tendrement, c’est de tempérer tout d
e celle-ci une ingénieuse et impitoyable punition. Malheureusement le cœur lui fait défaut ; l’égoïsme de la coquetterie et
s vanités l’enivrent, Célimène recule et tout est fini entre le noble cœur et elle dont elle-même se sent indigne. M. Noël p
e une jeune femme remplie d’agréments, mais douce d’humeur, droite de cœur et de jugement, modeste, indulgente et sage, poss
out du temps de Molière. Le poète philosophe connaissait trop bien le cœur humain pour ne pas savoir que le bon sens, l’espr
lade imaginaire, quelle heureuse et fine nature ! Que de malice et de cœur tout à la fois ! Comme elle aime et protège adroi
de dire son avis ; mais qui, malgré tout, est une fille d’esprit, de cœur et de sens, appréciée et écoutée de ses maîtres ;
les rieurs, mais les sages qu’elle a de son côté. Comme elle prend à cœur les intérêts de la famille, et particulièrement d
elant l’exemple de cette brave Laforêt qui réunissait au meilleur des cœurs un esprit si judicieux que Molière lui soumettait
5 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IX. » pp. 180-200
urse : la Princesse a dansé & chanté devant lui, pour toucher son cœur  ; elle voudroit être instruite des sentiments que
admire. Bientôt le mépris que la Princesse a pour l’amour enflamme le cœur du Prince. Il a, dit-il, puisé son feu dans la ne
it par Polilla. Les sons mélodieux de Diana vont jusqu’au fond de son cœur  : il veut aller se jetter à ses pieds ; Polilla l
êtres. Il sort. La Princesse, seule, dit qu’elle sent le feu dans son cœur . Elle est surprise qu’un sein de marbre puisse br
ux menaces, des fureurs à l’expression de l’amour le plus tendre. Son cœur s’envole en pieces de son sein ; il en sort des é
le en pieces de son sein ; il en sort des éclairs : elle arrachera le cœur à Don Carlos, & déchirera ensuite le sien pou
son art : les situations sont intéressantes : il y a des scenes où le cœur de l’homme est développé en entier. Moliere les a
es progrès que l’amour & les talents de sa maîtresse font sur son cœur , tout cela auroit-il paru à Moliere indigne d’att
oir contre moi, découvrir à vos yeux les véritables sentiments de mon cœur . Je n’ai jamais aimé que vous, & jamais je n’
ûlois dans l’ame quand je vous déguisois mes sentiments, & jamais cœur n’a souffert une contrainte égale à la mienne. Qu
oumettre ; les soins & la constance de Lélio n’ont pu toucher son cœur . Une fête que cet amant a fait préparer, doit déc
n amant, elle part pour la chasse, mais avec le trait dans le fond du cœur . Elle ordonne de sonner le départ, afin de dissip
té passée, & lui apprend que c’est lui qui a fait naître dans son cœur le changement qu’elle a ressenti depuis peu : il
néreux. C’est une qualité que j’aime en un Monarque : La tendresse du cœur est une grande marque Que d’un Prince à votre âge
un esprit cent vertus après elle : Aux nobles actions elle pousse les cœurs , Et tous les grands héros ont senti ses ardeurs.
e ; Je vous trouvois bien fait, l’air grand & l’ame fiere ; Votre cœur , votre adresse éclatoient chaque jour : Mais je m
rent que votre ame à ses traits est sensible, Je triomphe ; & mon cœur , d’alégresse rempli, Vous regarde à présent comme
qu’une Nymphe belle, jeune, charmante, ressent pour lui. Quoi ! ton cœur est insensible pour une Nymphe si belle, si charm
pas dédaigné Iarbe & le Tyrien ? Pourquoi fermer maintenant votre cœur au tendre sentiment qui combleroit vos desirs ? .
6 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE IX. De l’Adultère et des Amours faciles. » pp. 166-192
nt pour un amant Adèle, Et bravez ceux qui voudroient vous blâmer. Un cœur tendre est aimable, et le nom de cruelle N’est pa
votre enfance, Et j’ai de vos vertus vu fleurir l’espérance... Votre cœur , votre adresse éclatoient chaque jour : Mais je m
montrent que votre âme à ses traits est sensible, Je triomphe, et mon cœur , d’allégresse rempli, Vous regarde à présent comm
s fières, Du pouvoir de tout charmer : Aimez, aimables bergères ; Nos cœurs sont faits pour aimer... Songez de bonne heure à
imer... Songez de bonne heure à suivre Le plaisir de s’enflammer : Un cœur ne commence à vivre Que du jour qu’il sait aimer.
Ah ! les beaux jours qu’amour nous donne, Lorsque sa flamme unit les cœurs  ! Est-il ni gloire ni couronne TIRCIS. Qu’avec p
emés de fleurs ; Mais c’est l’Amour et sa flamme Qui font revivre nos cœurs . UN SUIVANT DE BACCHUS. Le soleil chasse les ombr
re. Mais ces charmes mêmes de la poésie et de la musique prennent les cœurs malgré eux : on ne peut pas entendre cela froidem
la douce violence, Et ne laisse veiller en ces aimables lieux Que les cœurs que l’amour soumet à sa puissance.          Tes o
     Quand rien à nos vœux ne s’oppose ! À d’aimables penchants notre cœur nous dispose ; Mais on a des tyrans à qui l’on do
36.     Aimons-nous donc d’une ardeur éternelle :          Quand deux cœurs s’aiment bien,          Tout le reste n’est rien6
int de bergère Si froide et si sévère, Dont la pressante ardeur D’un cœur qui persévère Ne vainque la froideur. Il est, dan
Certes, aucun spectacle plus enchanteur n’y peut mieux disposer les cœurs , et les femmes, instruites à ces leçons, doivent
ites à ces leçons, doivent se dire avec Caliste : Ah ! que sur notre cœur La sévère loi de l’honneur Prend un cruel empire 
 : n’allez pas le redire. Puisque le ciel a voulu nous former Avec un cœur qu’Amour peut enflammer641, Quelle rigueur impito
te642, Et de pouvoir suivre sans crainte Les doux emportements de vos cœurs amoureux643 ! Et quand on entend bergers et berg
uissance d’autant plus criminelle qu’elle s’impose invinciblement aux cœurs fascinés ; d’autant plus impardonnable qu’elle pe
sauroit trop tôt se laisser enflammer ;   Qu’on n’a reçu du ciel un cœur que pour aimer ;   Et tous ces lieux communs de
chauffa des sons de sa musique ?   Mais de quels mouvements dans son cœur excités   Sentira-t-elle alors tous ses sens agi
e et Mme de Montespan se disputaient encore la première place dans le cœur du roi, toute la cour était occupée d’intrigues d
les yeux : les tendres discours, les chants passionnés, pénètrent le cœur par les oreilles. Quelquefois la corruption vient
7 (1862) Molière et ses contemporains dans Le Misanthrope (Revue trimestrielle) pp. 292-316
uvres capitales spécialement consacrées à la peinture des mœurs et du cœur humain, qui n’aient subi ce travail d’investigati
ur désigner à Molière ce caractère, qui, bien que respecté au fond du cœur , avait quelque chose d’importun pour les maîtress
et de Lauzun, dont les frivoles amours portèrent un coup si cruel au cœur de Molière. En vérité, Molière naturellement froi
ion et qui souvent est le fruit funeste de l’observation attentive du cœur humain (quoi qu’en disent les consolantes doctrin
mbrassé notre pauvre nature humaine et a « pénétré le fond de tant de cœurs cachés18; » Molière, « Dont la gaîté souvent fut
, et auxquels il donne une âme prise dans la profonde connaissance du cœur de l’homme. Le poète comique puise .ses inspirati
ujet divers et ondoyant 23 ; »suivre et saisir, dans le labyrinthe du cœur humain, les passions, ces Protées aux mille métam
rivain n’échappe, devient un besoin impérieux, irrésistible, quand le cœur a été secoué par ces cruelles émotions qui laisse
loux, nous rendant ainsi les confidents des premiers tourments de son cœur . De L’École des maris au Misanthrope, quel pas do
assurer le bonheur de sa vie, oubliant, lui le profond connaisseur du cœur humain, que la reconnaissance ne tient pas lieu d
une rupture. On a souvent cité, comme une touchante confession de son cœur , une conversation qu’il eut avec Chapelle dans so
nta, avec des accents si vrais et si douloureux qu’ils pénétrèrent le cœur de Chapelle, sceptique en amour comme en toutes c
illusions, ses vains efforts pour ramener à des sentiments sérieux ce cœur léger et frivole, et les chagrins que lui causa‌
Alceste, cette lutte intérieure, forte, incessante, avouée, entre son cœur et sa raison ? « J’ai beau voir ses défauts et j
me de bien qui est allé se fourvoyer dans le salon d’une Célimène, ce cœur honnête et profondément épris, obligé de prendre
ond à une passion profonde que par l’indifférence et la sécheresse du cœur , n’est-ce pas Armande Béjart, cette femme si friv
te femme si frivole et si coquette, qui n’a jamais compris quel noble cœur elle avait blessé à mort ? Cette scène si émouvan
un amant généreux dans la manière même dont il a su éloigner de votre cœur tout sentiment de mépris pour Célimène ? Car la c
obligent à trouver ici des allusions personnelles, l’histoire de son cœur . On l’a dit, Le Misanthrope, c’est le testament d
à vient que le Misanthrope, sans action, est si intéressant; c’est le cœur du poëte qui s’ouvre, c’est dans le cœur de Moliè
est si intéressant; c’est le cœur du poëte qui s’ouvre, c’est dans le cœur de Molière que vous lisez sans vous en douter; to
, racontait à cette grande société française l’histoire intime de son cœur et de ses souffrances. De quelle vie, de quelle v
8 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE V. » pp. 71-105
nu, Ou quelque autre rival qui m’étoit inconnu ? O Ciel ! donne à mon cœur des forces suffisantes Pour pouvoir supporter des
naître sans dépendance11, Que jamais par la force on n’entra dans un cœur , Et que toute ame est libre à nommer son vainqueu
it parlé sans feinte ; Et son arrêt livrant mon espoir à la mort, Mon cœur n’auroit eu droit de s’en prendre qu’au sort. Mai
lisse : Vous êtes maintenant sur un grand précipice ; Et ce que votre cœur pourra délibérer, Va vous y faire choir, ou bien
s vos soupçons démentir le crédit, Pour croire aveuglément ce que mon cœur vous dit, Cette soumission, cette marque d’estime
vous dit, Cette soumission, cette marque d’estime, Du passé, dans ce cœur , efface tout le crime : Je rétracte à l’instant c
l ne vous suffit pas de toute l’assurance Que vous peuvent donner mon cœur & ma naissance, Et que de votre esprit les om
trouver, dans toute sa rigueur, Un plus cruel moyen d’embarrasser un cœur  ? Ah ! que vous savez bien ici, contre moi-même,
Qu’à des conditions, qu’après d’ardents souhaits, Vous pensez que mon cœur n’acceptera jamais. Mais vous serez trompée en me
e par ce choix vous allez vous prescrire De ne plus rien prétendre au cœur de Done Elvire. Don Garcie. Soit ; je souscris à
ffort de ma rage. Dona Elvire. Ah ! c’est trop en souffrir, & mon cœur irrité Ne doit plus conserver une sotte bonté : A
ire lui conseille d’espérer encore. Elle porte Don Silve à rendre son cœur à la premiere beauté qui l’avoit captivé ; elle n
que sa jalousie ne le rende malheureux : il l’exhorte à bannir de son cœur cette funeste passion ; le Roi le lui promet. Pan
i en t’envoyant. . . . « avec laquelle je voudrois que tu reçusses un cœur . . . .  « Ne sois point surpris si j’emploie une.
t’envoyant cette lettre, avec laquelle je voudrois que tu reçusses un cœur qui t’adore. Ne sois point surpris si j’emploie u
instant, pour entendre de sa bouche la confirmation de sa grace. Son cœur est déchiré par la crainte d’être encore odieux à
s pas que le dépit & la colere deviennent les plus forts dans mon cœur . Oui, je veux bien te montrer la fausseté des ind
lus tendres sentiments ; & la tendresse la plus vive lie nos deux cœurs . Vous le voyez, Prince, je renonce aux vaines exc
réitérés de bannir pour jamais la jalousie de ton esprit & de ton cœur , & de n’en pas croire même tes yeux, dès la p
ssez simple pour te laisser abuser de cette façon : au contraire, ton cœur perfide & criminel est fait pour tromper, &am
précipice où vous a conduit cette aveugle jalousie qui déchire votre cœur . Ecoutez-moi, je n’ai, pour preuve de mon innocen
que je vous ferai voir plus claires que le jour, ne prétendez plus au cœur de Delmire ; oubliez même que vous l’avez connue,
stant fatal qui doit terminer tous mes malheurs. Rodrigue. Ah ! si un cœur déchiré comme le mien des plus cruelles douleurs,
diesse avec laquelle tu m’offres à prouver l’innocence de ton perfide cœur , de ton ame criminelle. Delmire. Seigneur, songez
ent de n’aspirer plus à ma main, mais de renoncer pour toujours à mon cœur , d’oublier que tu m’aies connue, de ne plus me re
9 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXI. » pp. 420-425
t que deux Princes rivaux se disputassent, par des fêtes galantes, le cœur d’une Princesse. Nous passerons légérement sur un
nt une amour fatale ; Si, perdant pour jamais tous ses droits sur mon cœur ,  Chloé vous laisse sans rivale... Lydie. Calaïs
. Lydie. Calaïs est charmant ; mais je n’aime que vous :  Ingrat, mon cœur vous justifie. Heureuse également, en des liens s
féroit ton ardeur, J’aurois quitté la couronne Pour régner dessus ton cœur . Philinte. Une autre a guéri mon ame Des feux que
i d’une douce ardeur Quelque renaissante trace Chassoit Cloris de mon cœur Pour te remettre en sa place ?... Climene. Bien q
s à ma bergere,  Je vivois dans les plaisirs. Colette. Depuis que son cœur me méprise,  Un autre a gagné le mien. Colin. Apr
te. Je crains un amant volage. Ensemble. Je me dégage à mon tour. Mon cœur , devenu paisible, Oubliera, s’il est possible, Qu
lgré moi ! Ensemble. A jamais Colin je t’engage / t’engage  Mon / Son cœur & ma / sa foi.  Qu’un doux mariage   M’unisse
10 (1812) Essai sur la comédie, suivi d’analyses du Misanthrope et du Tartuffe pp. 4-32
miration, de plaire à notre esprit, et de charmer en même temps notre cœur , c’est celui qui, dissipant les épaisses ténèbres
, c’est celui qui, dissipant les épaisses ténèbres qui enveloppent le cœur humain, découvre ses pensées les plus secrètes, p
marche, la comédie s’attacha uniquement à scruter profondément notre cœur , à en sonder les replis, et à provoquer le rire p
de jouir du bonheur que le sort nous avait accordé. Elle envisagea le cœur humain dans toutes les situations, le montra sous
actère, celle de mœurs. Aux regards de tout homme un peu réfléchi, le cœur humain offrira sept ou huit nuances bien marquées
caractères, qui sont les chefs-d’œuvre de notre scène. Sans doute, le cœur humain présente encore d’autres nuances, comme l’
comédie de caractère. Beaucoup de littérateurs ont soutenu que notre cœur était une mine inépuisable où le génie comique tr
profonds, ces saillies qui décèlent de nouvelles découvertes dans le cœur humain ? Je n’ai parlé jusqu’à présent que de la
uffit pas d’être doué d’un esprit observateur, de savoir lire dans le cœur humain, d’en arracher les secrets, il faut encore
ons énergiques, ces profondes saillies qui souvent décèlent ce que le cœur humain a de plus mystérieux, que le dernier mot d
’intérêt. On appelle intérêt tout ce qui attache ou l’esprit ou le cœur . Un ouvrage dramatique qui manque par l’intérêt,
nnages principaux et des situations où il les a placés. Mais comme le cœur humain a un attrait irrésistible pour tout ce qui
-mêmes, de leurs légères brouilleries et de leurs raccommodements, le cœur du spectateur est satisfait, en même temps que so
ntage. Tout auteur qui dans une comédie saura parler à l’esprit et au cœur , est assuré d’avance du succès le plus éclatant.
sonne n’a pu le suivre depuis, ce n’est pas une seule nuance de notre cœur , c’est tout son ensemble, la société entière, qu’
rofondeur que lui seul a connue, d’un côté il lui a découvert tout le cœur humain, lui a montré la société entière, tous les
ipaux traits cependant sont éternels, dureront aussi longtemps que le cœur humain ; et ce sont eux que Molière a saisis avec
11 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VI. Les Femmes. » pp. 103-120
paroles, et s’offense de l’ombre des choses343. » Que le naturel du cœur et de l’esprit soit son charme344. Que le respect
Nérines et à toutes les femmes d’intrigue348. Qu’elle ait pour eux ce cœur filial, toujours soumis et toujours aimant, qui f
tous les dehors de la grâce et de l’esprit, elle nourrisse au fond du cœur la sérieuse pensée du devoir, de l’époux qu’elle
ute. Si l’homme est grand par l’esprit, la. femme est éminente par le cœur . Or, la coquette n’a pas de cœur : c’est pour cel
sprit, la. femme est éminente par le cœur. Or, la coquette n’a pas de cœur  : c’est pour cela que Molière, abhorrait la coque
’homme. Que le monde pardonne ce terme énergique, mais une femme sans cœur était à ses yeux un monstre, comme un homme sans
es390. Peu à peu, les petites intrigues se nouent391 ; le temps et le cœur s’usent à ménager les prétendants, et à tenir la
pencher de leur côté392 ; la vanité, l’audace grandit à mesure que le cœur s’amoindrit ; les vrais amis s’éloignent discrète
’irréparable ruine des charmes du corps, que reste-t-il des grâces du cœur , quand enfin on est réduite à entrer dans la conf
emetteuses citées plus haut410 ont trop peu de conscience, et trop de cœur et d’esprit. Au même titre, Julie, dans M. de Pou
elte puissance d’esprit, cette justesse de sens, cette délicatesse de cœur , cette hauteur de vue qui rendent immortelles les
qui fait penser à la gracieuse légende de l’hermine. C’est la voix du cœur et du bon sens ; et il ne serait pas malheureux q
en que celte pièce attirerait beaucoup de monde, Mlle Molière avait à cœur de s’y faire remarquer par l’éclat de sa toilette
12 (1877) Molière et Bourdaloue pp. 2-269
raité les mêmes sujets. Ce sont deux moralistes, deux connaisseurs du cœur humain, deux princes, deux rois de l’éloquence. A
qui connaît ses passions et qui les combat, qui se rend maître de son cœur par sa raison, maître de sa raison par son cœur,
se rend maître de son cœur par sa raison, maître de sa raison par son cœur , qui s’applique sans emphase et sans lâche pitié
rdent longtemps, quelquefois toujours, la prétention d’ouvrir dans le cœur humain la noble source des larmes. Et lorsqu’enfi
mais l’on vit de plus en plus dans ses œuvres la trace chagrine d’un cœur irrité contre la noblesse, contre la décence et c
ques (ce fut la dernière fois qu’il joua la tragédie) et vilipender à cœur joie, et nommément Boursault, son pauvre petit en
us les traits de Cléante, l’homme bon, juste, tolérant, le « dévot de cœur  » qui connaîtra vraie religion, qui pratique la v
l prescrit, ne laissaient pas de troubler cruellement son esprit, son cœur , toute son existence. Mlle Molière était une joli
nt pour un amant fidèle, Et bravez ceux qui voudront vous blâmer ; Un cœur tendre est aimable, et le nom de cruelle N’est pa
néreux. C’est une qualité que j’aime en un monarque ; La tendresse du cœur est une grande marque Que d’un prince à votre âge
un esprit cent vertus après elle ; Aux nobles actions elle pousse les cœurs , Et tous les grands héros ont senti ses ardeurs..
ière ; Je vous trouvais bien fait, l’air grand et l’âme fière ; Votre coeur , votre adresse éclataient chaque jour : Mais je m
montrent que votre âme à ses traits est sensible, Je triomphe et mon cœur , d’allégresse rempli, Vous regarde à présent comm
telles douceurs, A pouvoir triompher de toutes ses froideurs, Que mon cœur , aux brillants d’une telle victoire Vit, de sa li
n’entends rien à cette politique Qui ne veut point souffrir que votre cœur s’explique ; Faites de votre flamme un éclat glo
parler, ni les crimes dont on veut qu’elle soit la source. C’est le cœur de la question ; Bossuet s’y jette avec sa lumièr
ont la parure porte à la licence, ornatu meretricio, qui enlèvent les cœurs des jeunes gens, qui les engagent par les douceur
ontre des âmes faibles. de leur donner de ces flèches qui percent les cœurs , de les immoler à l’incontinence publique d’une m
e payer leur luxe, d’entretenir leur corruption, de leur exposer leur cœur en proie et d’aller apprendre d’elles tout ce qu’
teur au spectateur, il examine comment la corruption se forme dans le cœur de ce dernier. Il décrit pas à pas, fibre par fib
comédie : combien elle sert à entretenir ces secrètes dispositions du cœur humain, soit qu’il ait déjà enfanté l’amour sensu
encore éclos. « Saint Jacques nous a expliqué ces deux états de noire cœur  : Chacun de nous est tenté par sa concupiscence q
ore ; qui saurait faire sentir à un chrétien la première plaie de son cœur et les suites d’un péril qu’il aime, préviendrait
la même indocilité des sens, la même captivité et la même attache du cœur aux objets sensibles. Par quelque endroit que vou
l’on reconnaît le philosophe, l’homme qui a sondé les profondeurs du cœur humain. Non ! La tristesse que le poète nous comm
nique provient d’une autre cause. Loin d’avoir sondé jusqu’au fond le cœur humain, Molière, ayant éteint le seul flambeau qu
oute consolation et tout refuge. Ah ! ceux qui savent voir le fond du cœur humain ne rient pas et ne désespèrent pas ! Ils n
ièce jouée, Alceste aura-t-il du bon sens, et Philinte et Célimène du cœur  ? Tartuffe sera-t-il moins scélérat, Orgon moins
vertus d’un monarque ; il vantait l’air du roi, Cet air qui sur les cœurs fait un effet charmant. Il lui promettait solenn
girait de l’amuser ; il s’écriait : Quand il faut le servir, j’ai du cœur pour le faire, Mais je ne m’en sens point lorsqu’
efois comme un trait de flamme qui viendra tout à coup vous percer le cœur et ira droit aux principes de vos maladies. Dieu
es, va trouver ce péché que nous dérobons et qui dort dans le fond du cœur . » Ce travail de la grâce se fait dans le cœur de
i dort dans le fond du cœur. » Ce travail de la grâce se fait dans le cœur des rois comme dans celui des autres hommes, et p
repousser ce glaive de lumière qui venait courageusement attaquer son cœur hautain. Quelques années après sa mort, un religi
eurs yeux ; cette impétuosité, ces emportements, ces hennissements de cœurs lascifs sont supprimé ‌ s14 ! » En 1662, l’abbé
s et si bons citoyens. La parole de Dieu, reçue avec docilité dans le cœur du puissant, s’y rendit peu à peu plus forte que
t singulier d’enflammer la raison comme d’autres avaient enflammé les cœurs . Mmede Sévigné y était : « Le Père Bourdaloue prê
lités bien propres, chrétiens, à faire, et sur vos esprits et sur vos cœurs , les plus fortes impressions, surtout si vous en
épuisé pour les élever à une prospérité complète. Mais cependant leur cœur est-il satisfait ? Ne désirent-ils plus rien ? Se
quelque abondantes que nous les concevions, ne pourront rassasier le cœur humain ? » A ce tableau, prolongé et repris sous
é tout le reste et compté le monde pour rien ? Vous bannissiez de mon cœur les vains plaisirs ; mais, pour empêcher que mon
nnissiez de mon cœur les vains plaisirs ; mais, pour empêcher que mon cœur ne les regrettât, vous y entriez à leur place ; e
vois qu’à travers le sombre voile de la foi, vous remplissez déjà mon cœur , que sera-ce dans celte bienheureuse patrie où je
le une de ces grâces qui font les rois grands devant Dieu et selon le cœur de Dieu ! Car c’est à vous, ô mon Dieu ! et à vot
ettres, maintes fois servie far Molière, était toute-puissante sur le cœur du roi. Bourdaloue osa attaquer plus fortement et
urs dédicaces la favorite et ses bâtards. L’effroi n’atteignit pas le cœur du jésuite. Il se trouve toujours dans l’Église u
assure que ce démon, ou plutôt que le vice qu’il entretient dans nos cœurs , est la cause la plus générale de la damnation de
erdit les plus belles lumières de son esprit, dès qu’il eut donné son cœur à D’INFAMES CREATURES. » Sauve qui peut ! mais B
aiblesses, mais qu’on l’impute à vos artifices et à la lâcheté de vos cœurs . N’est-il pas étonnant qu’au lieu de cette modest
es spectacles où l’impudence lève le masque et qui corrompent plus de cœurs que jamais les prédicateurs de l’Évangile rien co
ans ces emplois, enfermé dans sa cellule avec ses livres, sans feu au cœur de l’hiver, il composait ces sermons qui sont res
ien. Là, il a montré par excellence sa profondeur, sa connaissance du cœur de l’homme, son courage, sa sincérité, son habile
trahie. Vous connaissez bien le parterre, mais vous connaissez mal le cœur humain, ou vous ne le connaissez que pour en flat
rtuffe lui-même. Après lui avoir ôté l’esprit, Molière lui ôte ici le cœur  ; en quoi il pèche deux fois contre la plus indis
nt les valets dans la maison de Molière. Où donc sont les « dévots de cœur  », les vrais gens de bien dont le contraste serai
e nous troublons l’esprit. Je sais comme je parle et le ciel voit mon cœur  ! … Ne regardez point aux intérêts humains, Quand
imace et son crédit le fruit de la fraude ? Qui ne trouve, au fond du cœur , un peu son compte à se persuader que ce croyant
est le genre de contentement que la comédie de Molière procure à ces cœurs simples. C’est tout ce qu’il faut pour ruiner aup
justifier sur la conduite de sa comédie. » Il les conjure de tout son cœur , « de se défendre de toute prévention et de ne po
diffamer les dévots, il n’a songé qu’à les venger. Il en atteste son cœur ennemi des détours ! « Si l’on prend la peine,
non pour imaginer quelque moyen d’assainir sa vie et de purifier son cœur , mais tout simplement pour peindre l’infortune co
qui rien n’échappe et que sa voix éloquente sait rendre présente aux cœurs les plus endurcis. Il crie à l’hypocrite, il lui
rtuffe qui était tout à l’heure dans la salle ? Bourdaloue attaque le cœur par des points plus accessibles, il y touche des
peu de leurs protestations. En vrai moraliste, il sait lire dans les cœurs  ; en vrai chrétien, il ose lire tout haut. Tourno
ces de Polyeucte : Monde, pour moi tu n’es plus rien ; Je porte en un cœur tout chrétien Une flamme toute divine, Et je ne r
à la personne aimée ; Et c’est en nous qu’on trouve, acceptant notre cœur , De l’amour sans scandale et du plaisir sans peur
aucoup de larmes et sans vouloir en faire une confession publique, un cœur chrétien regrettera devant Dieu d’avoir cédé à un
t pour faux dévots ; dégoût de la piété, et, par suite, abattement de cœur qui va souvent jusqu’à leur faire abandonner le p
la piété, sans en avoir le fond, n’en est-ce pas une d’avoir dans le cœur l’estime de la piété, et d’affecter des dehors to
urir si on lui donne un autre époux ; les secrets et les flammes d’un cœur de jeune fille vertueuse sont au nombre des chose
respect humain, de montrer des sentiments de piété qui sont dans son cœur  ; il se corrompra si l’exemple de Tartuffe lui pe
uvrage. Nous apprendrons de l’orateur sacré ce que sont les dévots de cœur , et nous verrons quelle caricature Molière en a t
ature Molière en a tracée dans le Misanthrope. VII. Les Dévots de cœur Molière et Bourdaloue disent également : Les
ts de cœur Molière et Bourdaloue disent également : Les dévots de cœur sont aisés à connaître  ; mais l’orateur sacré le
soient chrétiens ! Qu’ils montent au rang d’élite de ces « dévots de cœur  » contre lesquels le monde n’a point d’armes ou n
le homme de bien, Molière l’avoue, c’est le vrai dévot, le « dévot de cœur  » : Je ne vois nul genre de héros Qui soit plus
e a pour source, dit-il, l’aveuglement de l’esprit et la faiblesse du cœur , d’où naissent parmi les chrétiens deux caractère
les scandales, les dérèglements de son peuple, tout cela fait sur mon cœur une impression à laquelle je ne puis résister. Qu
étien de Bourdaloue commence à ne plus ressembler du tout au dévot de cœur de Molière. Le contraste va devenir plus éclatant
mpiété. « Tous les emportements d’un fils débauché doivent toucher le cœur d’un père, tous les désordres d’un domestique vic
e sont plus du tout d’accord sur le caractère essentiel « du dévot de cœur , » qui est pourtant par excellence l’homme de bie
ésente ces deux personnages, et je lui demande : Quel est le dévot de cœur , quel est le grand homme de bien ? Cependant, ava
i se reprochent toujours de rire d’un honnête homme ; elle afflige le cœur humain comme tout spectacle d’un mal sans remède.
une autre manière que les autres ses aises et ses commodités ; il ait cœur malade et ne veut ni souffrir ni appliquer de rem
ade et ne veut ni souffrir ni appliquer de remède à la maladie de son cœur . Il fuit avec emphase, mais pour ne point combatt
de la sympathie pour Alceste. Après tout, il a de la sincérité et du cœur . Il serait possible de le mener à confesse, et po
i vous abordent pour la première fois ; cela est sûr. Mais ouvrir son cœur sans prudence, sans mesure et rendre serments pou
vient de donner. Alceste veut que l’on montre toujours le fond de son cœur , que l’on dise ou plutôt que l’on jette partout e
aise à votre austère honneur, Il est bon de cacher ce qu’on a dans le cœur . Entendons-nous ! l’on n’est pas toujours forcé
Si l’on parle, qu’il soit politique ou non de montrer le fond de son cœur , il faut toujours parler franc. La morale de théâ
ion et le châtiment de la dépravation de l’amour ; honteux fardeau du cœur au lieu d’en être l’allégresse ; passion désespér
sa vanité seule est blessée, elle ne mérite aucune sympathie ; si son cœur est engagé, que la raison le dégage ; si sa raiso
qu’elle veut se faire à celui qu’il lui aurait fait. En général, d’un cœur brisé par ces coups inattendus et humiliants, l’a
ette Célimène, dis-je, Alceste peut, sans outrer la folie, donner son cœur et offrir sa main. Il sortira de la raison, non p
e laisse engager. Cependant l’aventure se noue, les caractères et les cœurs se déclarent. L’un est blessé, l’autre n’est qu’e
si difficile et si impérieux amant ? Célimène se pose la question des cœurs médiocres et médiocrement épris : elle se demande
ête, il la refuse. Le voilà sage une fois, et c’est à la honte de son cœur . Comme Célimène, il calcule, il se demande s’il s
ité. La raison de l’humanité est plus forte que celle de Philinte, le cœur d’Alceste ne vaut pas le cœur de l’humanité. Que
st plus forte que celle de Philinte, le cœur d’Alceste ne vaut pas le cœur de l’humanité. Que reste-t-il donc ? On l’a dit e
ces de Polyeucte : Monde, pour moi tu n’es plus rien ; Je porte en un cœur tout chrétien Une flamme toute divine, Et je ne r
à la personne aimée ; Et c’est en nous qu’on trouve, acceptant notre cœur , De l’amour sans scandale et du plaisir sans peur
13 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXIV. » pp. 489-499
nte me parloit de l’amour qu’il me porte : Que si je veux fléchir mon cœur trop rigoureux, Ses biens me pourront mettre en u
un entretien moqueur, Pour prendre mieux le temps de le mettre en mon cœur . Mais, ma sœur, croyez-moi, n’en prenez point la
r jamais de ma vue il vous faut exiler. Clitandre. Des projets de mon cœur ne prenez point d’alarme : Henriette, Madame, est
liens d’une immuable ardeur, Aux beautés d’Henriette ont attaché mon cœur  : Henriette me tient sous son aimable empire, Et
igure est adroite ; &, pour n’en point sortir, Aux choses que mon cœur m’offre à vous repartir, Je dirai qu’Henriette à
STE. Ariste. Clitandre auprès de vous me fait son interprete, Et son cœur est épris des graces d’Henriette. Chrisale. Quoi 
sœur !Clitandre abuse vos esprits, Et c’est d’un autre objet que son cœur est épris. Ariste. Vous raillez. Ce n’est pas Hen
On est faite d’un air, je pense, à pouvoir dire Qu’on n’a pas pour un cœur soumis à son empire ; Et Dorante, Damis, Cléonte
ls ne m’ont jamais dit un mot de leur amour. Mais, pour m’offrir leur cœur & vouer leur service, Les muets truchements o
14 (1881) Molière et le Misanthrope pp. 1-83
Je n’oserais pas trop l’affirmer, car je ne me suis rendu qu’à contre cœur , et la considération qui m’a arrêté ne me semble
ridicule. C’est ainsi qu’il montre et bafoue l’égoïsme jusque dans le cœur des pères, les Géronte, les Argan, les Harpagon ;
e son temps et de tous les temps ; il n’a jamais pensé à soulager son cœur sur la scène et à nous apitoyer sur ses infortune
eux, dira-t-on. Bon gré mal gré, on se peint dans ses ouvrages, et le cœur n’est pas si loin de la tête qu’il ne monte à cel
le Bourgeois gentilhomme par exemple, tel portrait, telle peinture de cœur , tel cri de vérité humaine : et on les interprète
avers que de perversité, sage sur le tard, et n’ayant pas beaucoup de cœur peut-être ; mais le peu qu’elle en avait, ne l’ay
lvant Armande au nom de la faiblesse humaine qu’il sent en son propre cœur et de l’éternelle faillibilité féminine. Il ne fa
’est Molière. Croyez-vous donc qu’il ne vît clair que dans son propre cœur  ? Non. Cette petite fenêtre que Momus, le mytholo
de poètes, alléchant le public avec les soi-disant blessures de leur cœur , et s’en consolant en mauvais lieu. Il eût bien v
nt à pleurer, signe de faiblesse, mais à rire aussi, à rire du bon du cœur , ce qui désopilé la rate, élargit les côtes, purg
s, nettoie la bile, rafraîchit le sang, dilate et fortifie, et met le cœur sur la main. Ainsi, Alceste n’est pas Molière ; c
peine de vous mettre en frais pour ne me donner que l’espérance ! Un cœur bien atteint veut qu’on soit toute à lui ! C’est
nolphe aux pieds d’Agnès, il ne veut nous indigner ni nous gonfler le cœur de pitié, lorsqu’au quatrième acte il met Alceste
’en est fait, que tout est rompu, — « Madame, vengez-moi, recevez mon cœur , il n’y a que vous, vous allez voir comme je vais
ut naître sans dépendance. Que jamais par la force on n’entra dans un cœur , Et que toute âme est libre à nommer son vainqueu
queur. Aussi ne trouverai-je aucun sujet de plainte Si pour moi votre cœur avait parlé sans feinte, Et rejetant mes vœux dès
ait parlé sans feinte, Et rejetant mes vœux dès le premier abord, Mon cœur n’aurait eu droit de s’en prendre qu’au sort. Mai
quelle trahison pouvez-vous donc vous plaindre ? ALCESTE Ah ! que ce cœur est double et sait bien l’art de feindre, Mais A
’elle soit pour un autre, passons là-dessus, laissons ce poète. Mon cœur en a-t-il moins à se plaindre du vôtre ? En serez
u courage : Ciel ! rien de plus cruel peut-il être inventé Et jamais cœur fut-il de la sorte traité ! Quoi ! d’un juste cou
t, On me laisse tout croire, on fait gloire de tout, Et cependant mon cœur est encore assez lâche, Oui, cœur lâche, vrai cœ
t gloire de tout, Et cependant mon cœur est encore assez lâche, Oui, cœur lâche, vrai cœur de poule, Pour ne pouvoir brise
Et cependant mon cœur est encore assez lâche, Oui, cœur lâche, vrai cœur de poule, Pour ne pouvoir briser la chaîne qui r
e A descendre pour vous aux bassesses de feindre, Et pourquoi, si mon cœur penchait d’autre côté, Je ne le dirais pas avec s
 ! N’est-ce pas m’outrager que d’écouter leur voix ? Et puisque notre cœur fait un effort extrême Lorsqu’il peut se résoudre
rès la peine qu’elle a eue, cette pauvre Célimène, à lui dévoiler son cœur  ; songez donc ! la religion le défend, L’amant q
âme est tout abandonnée ; Je veux voir jusqu’au bout quel sera votre cœur Et si de me trahir il aura la noirceur. Et Célim
n, Que vous n’eussiez ni rang, ni naissance, ni bien, Afin que de mon cœur l’éclatant sacrifice Vous pût d’un pareil sort ré
ne trouve pas que c’est trop de compagnie ! Oui, Alceste est un grand cœur , et nous passe tous en vertu. Il a sur l’honneur
r ni de la mépriser. Oh ! Alceste, tu le dis toi-même, dans tous les cœurs il est toujours de l’homme ! C’est-à-dire qu’il y
15 (1884) La Science du cœur humain, ou la Psychologie des sentiments et des passions, d’après les oeuvres de Molière pp. 5-136
érité merveilleuse la plus difficile de toutes les sciences, celle du cœur humain. Pour connaître Molière d’une manière comp
es éléments instinctifs de l’esprit, on peut en déduire la science du cœur humain. Ce sont les moralistes psychologues, parm
. Mais en est-il beaucoup, parmi ceux qui se sont livrés à l’étude du cœur humain, qui aient, je ne dis pas dépassé, mais mê
eint les hauteurs auxquelles Molière est parvenu? Ce qu’on entend par cœur humain, dans le langage usuel, étant les éléments
l’esprit, c’est-à-dire les sentiments et les passions, la science du cœur humain consiste dans l’exposé des effets naturels
a personne qu’il aime, réveille instantanément cette passion dans son cœur . Dominé et aveuglé de nouveau par sa jalousie, il
cription qui est un chef-d’œuvre de fine observation et de science du cœur . Si l’homme reste toujours maître de lui en prése
s paroles suivantes, exprimées par Done Elvire : « Et toujours notre cœur est en notre pouvoir. Il peut bien quelquefois mo
ions de la manière suivante : « … J’aurai toujours ce coup-là sur le cœur  ; et c’est pour ma raison plus qu’un coup de tonn
lence de sa passion, et découvrant par cet excès ce qu’il a le plus à cœur de cacher : HARPAGON. (Bas, à part.) « Je trembl
ique également en paroles à l’occasion d’une joie vive qui remplit le cœur d’Horace dans l’École des Femmes. Voici l’admirab
cette occasion dans la bouche de ce jeune homme : « L’allégresse du cœur s’augmente à se répandre, et, goûtât-on cent fois
ue c’est par les bons procédés, par l’affection, que l’on s’empare du cœur de ses semblables, qu’on se les attache, qu’on le
ar la crainte, les humiliations, la tyrannie. Horace s’est adressé au cœur d’Agnès par l’affection, et il a fait naître de s
scène remarquable. C’est en vain qu’Arnolphe, après s’être aliéné le cœur d’Agnès, cherche à le saisir par des protestation
r des protestations amoureuses. Si l’on fait tant que de s’aliéner le cœur de son semblable, il est difficile de parvenir à
âme ; Horace avec deux mots en ferait plus que vous. » La science du cœur humain est, on le voit, essentiellement pratique
t que les bons procédés sont les plus sûrs moyens pour conserver leur cœur . Mais je vois éclater comme des axiomes, tout le
nce innée et instinctive que donnent les sentiments, les instincts du cœur , science que ne donnent ni l’intelligence la plus
Le mal devient alors pour ces monstres de l’ordre moral un besoin du cœur , de même que le bien à accomplir est également un
de leurs mutuelles ardeurs me donna de l’émotion ; j’en fus frappé au cœur , et mon amour commença par la jalousie. Oui, je n
eur intelligence et rompre cet attachement dont la délicatesse de mon cœur se tenait offensée. » Quelle admirable peinture
oraux ont leur délicatesse, Molière, à qui rien de ce que renferme le cœur humain ne reste inconnu, nous apprend que les sen
fait pour cela le séducteur ? Il a flatté deux passions puissantes du cœur humain : l’orgueil et la vanité. La promesse que
à Charlotte de l’épouser, excite tellement ces deux passions dans le cœur de cette jeune fille, qu’elles la dominent entièr
quelque faibles qu’ils soient, lorsque toutefois ils existent dans le cœur de l’homme, sont invoquées par ce père infortuné.
ictées par l’affection la plus pure, ont excité quelque chose dans le cœur de Don Juan ; mais ce n’est ni la reconnaissance,
s ans de galère de plus ou de moins ne sont pas pour arrêter un noble cœur . » Et plus loin : « Les périls ne m’ont jamais
ns n’aveuglent pas toujours l’homme, a eu le talent de placer dans le cœur de son héros une autre passion accidentellement s
n, par ce qu’elle a d’aigreur, que mon sincère avis vous a blessée au cœur . célimène. Au contraire, Madame ; et si l’on ét
ger. Cette scène est aussi admirable au point de vue de la science du cœur qu’au point de vue littéraire. L’inefficacité com
es moyens violents, et la puissance des bons procédés pour arriver au cœur de l’homme ainsi que pour l’amener à se comporter
 ; que vous n’eussiez ni rang, ni naissance, ni bien, afin que de mon cœur l’éclatant sacrifice vous fît, d’un pareil sort,
que trouve la vertu, et si de probité tout était revêtu, si tous les cœurs étaient francs, justes et dociles, la plupart des
ilosophes et moralistes, qui êtes assez peu versés dans la science du cœur humain pour affirmer que l’homme est toujours dou
montrer que c’est à tort que sages on nous nomme et que dans tous les cœurs il est toujours de l’homme. » Ce quelque chose q
complètement exposée, la partie la plus essentielle de la science du cœur humain, l’aveuglement de l’homme par ses passions
rand enseignement qui sera, de tous les temps, celui de la science du cœur humain. Néanmoins, les préceptes de morale ne fon
«… allons Madame, employer toute chose pour rompre le dessein que son cœur se propose. » Tel est le précepte moral qui, tir
ans Psyché, par les deux vers suivants : « Lorsque l’amour touche un coeur , Il n’a point de raison à dire. » Dans la scène
le voler et s’enfuir. A l’égard de tout ce qui concerne la science du cœur humain dans ses manifestations normales et anorma
e caractère incomparable, enfin un savant professeur de la science du cœur humain. AMPHITRYON L’amour, ai-je fait obse
sentiments de l’homme qu’il convient de s’adresser pour arriver à son cœur et pour le diriger vers la voie de la raison ; ma
dit Molière. Après avoir exposé comment il s’y prend pour parvenir au cœur d’Harpagon, Valère va nous donner un échantillon
illesse a plus de droits pour inspirer de l’amour que la jeunesse. Le cœur de l’avare, qui est resté insensible à tous les s
e qu’à posséder l’objet aimé, qui pût se partager, avec l’avarice, le cœur de ce vieillard. Molière n’est point un esprit sy
tré précédemment la toute-puissance des bons procédés pour arriver au cœur de l’homme et pour le gouverner, il n’ignore pas
ésenter les caractères vicieux et insensés, c’est parce qu’il avait à cœur de montrer dans toute leur gravité les malheurs q
ur ne fait-il pas commettre, même aux plus sages ! Dans la science du cœur humain, répéterai-je encore ici, il est bien diff
ls ne m’ont jamais dit un mot de leur amour. Mais, pour m’offrir leur cœur et vouer leur service, les muets truchements ont
remords : « Au changement de vœux nulle horreur ne s’égale ; et tout cœur infidèle est un monstre en morale. » Les personn
ppés de la perfection avec laquelle il a découvert tous les replis du cœur humain, ont cru devoir rattacher cette perfection
ve renfermer une branche spéciale réservée à l’étude des instincts du cœur , des sentiments et des passions, ainsi que de leu
écossaise, il est vrai, s’est beaucoup occupée des bons instincts du cœur , et elle les a décrits et classés sous le nom de
ure spéciale, par l’éducation, en un mot ; tant qu’ils n’auront pas à cœur de combattre énergiquement les causes de perversi
t surtout aux parents et aux chefs d’institution, en excitant dans le cœur des enfants les nobles instincts moraux qui inspi
16 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VIII. Le Mariage. » pp. 145-165
ande, qui s’est laissée prendre aux célestes théories De l’union des cœurs où les corps n’entrent pas499, y perd un honnête
issonner, quand elle demande à sa sœur comment elle peut résoudre son cœur aux suites de ce mot, c’est la nature, c’est la r
que sont les soucis matériels, auprès de tous ceux de l’esprit et du cœur , l’ennui, le dégoût, l’irritation, la haine même
s’aiment ! comme leurs caractères sont faits pour se plaire, et leurs cœurs pour se comprendre519 ! Et pourtant, comme, parmi
ez-vous bien qu’on risque un peu plus qu’on ne pense À vouloir sur un cœur user de violence ; Qu’il ne fait pas bien sûr, à
s 536 ; s’ils négligeaient moins leurs enfants, ces seconds liens des cœurs , qui viennent remplacer ceux de l’amour qui s’use
élicatesse et la perfection de cette morale supérieure, sentie par un cœur d’une honnêteté rare, comprise par un génie d’une
On ne doit point avoir cette foiblesse extrême De vouloir posséder un cœur malgré lui-même547. » VII. « Une grande inégali
ermer sa femme est un mauvais parti567. » XIX. « La possession d’un cœur est fort mal assurée lorsqu’on prétend le retenir
st fort mal assurée lorsqu’on prétend le retenir par force568. » « Le cœur est ce qu’il faut gagner569 ; c’est le cœur qu’il
enir par force568. » « Le cœur est ce qu’il faut gagner569 ; c’est le cœur qu’il faut arrêter par la douceur et la complaisa
mède des réflexions ou du mariage vient trop tard ; déjà le faible du cœur est attaqué, s’il n’est vaincu ; et l’union conju
17 (1843) Le monument de Molière précédé de l’Histoire du monument élevé à Molière par M. Aimé Martin pp. 5-33
traits les plus fins de l’esprit, les sentiments les plus délicats du cœur , qui lui fit comprendre, craindre et éviter le ri
front, Des images, tantôt riantes, tantôt sombres, S’échappant de son cœur , glissaient comme des ombres. Parfois se soulevan
haut rang, trop souvent sont éteints ; D’un esprit sain et fort, d’un cœur plein de droiture, Nul préjugé d’abord n’a faussé
que enfin de pâture… alors il songe à vivre, Et la vie apparaît à son cœur de vingt ans Belle, riche, éternelle : il est maî
îne joyeuse La troupe qu’il attache à sa jeunesse heureuse ; Pour des cœurs de vingt ans quel plus riant destin ? D’intrigues
Se forme sous le masque et s’essaie en riant ; Mais bientôt ce grand cœur dédaigne un art futile ; Aux hommes qu’il amuse i
l poursuit dès lors rien ne l’arrête : Il enchaîne l’orgueil dans son cœur de poète, Humblement de 6on père il accepte l’emp
sans de son regard moqueur, Au travers de leur masque il pénètre leur cœur  ; Observateur discret il devine en silence Quelle
er sa gloire, Ils forgent sur ses mœurs une impudique histoire14 ; Au cœur il est frappé par ceux qu’il persiflait Avec cett
Bossuet devait rendre immortelle15, De Molière outragé, que son grand cœur défend, Sur les fonts de baptême il veut tenir l’
pplaudi. Toutes ces riantes figures, Toutes ces jeunes filles pures, Cœurs charmants aux fraîches amours : Lucile, Angélique
aïve enfant se change en Célimène ; Alors plus de repos pour ce grand cœur blessé : Il regrette aujourd’hui les tourments du
verve est incisive : il fronde, il rit, il joue, La mort est dans son cœur , le fard est sur sa joue… L’artiste se surpasse e
ous pénétrons dans ce drame secret, Notre esprit s’épouvante et notre cœur se serre De voir tant de gaîté couvrir tant de mi
es passions que vous avez senties, Tous les secrets instincts par vos cœurs observés, En types immortels vous les avez gravés
pelée, Qui redit ses bienfaits et pleure, en révélant La bonté de son cœur égale à son talent ; Quelques vieux serviteurs, e
du beau, Cette ferme raison qui, radieux flambeau, Dans les replis du cœur projette sa lumière, Enfin cet art divin qu’attei
 ; Imitez du grand Roi l’exemple glorieux, Enflammez pour le bien les cœurs ambitieux. Si quelque Satyrique à la sainte colèr
l de celui qui dit : malheur à vous qui riez, car vous pleurerez. »Le cœur se serre en lisant ces exécrables paroles, et pou
18 (1861) Molière (Corneille, Racine et Molière) pp. 309-514
soustraire au travail. D’ailleurs, c’est enfoncer le poignard dans le cœur de vos parents que de monter sur le théâtre; vous
remplissaient sa vie d’affronts dévorés en silence. Molière avait le cœur fier, et la vocation de comédien, dans ce temps-l
on de comédien, dans ce temps-là surtout, n’était pas de celles où le cœur a le moins à souffrir. Deux choses toutefois le s
x plaisirs de la cour, mais de la bonne manière, et comme un homme de cœur demande à être estimé, pour son propre mérite. Mo
s sujets de consolation dans ses rapports avec sa troupe. Il avait le cœur tendre, tendre à l’excès. La grâce et la beauté,
es sont engageantes, ont je ne sais quel charme à s’insinuer dans les cœurs . — Pour de l’esprit... — Ah ! Elle en a, du plus
casion de se perdre. Ils durent se séparer. La Fontaine, qui avait le cœur aussi sensible, mais moins aimant que Molière, s’
t qu’il put; mais, comme il était alors dans une de ces plénitudes de cœur si connues par les gens qui ont aimé, il céda à l
répondre donc sur la connaissance parfaite que vous dites que j’ai du cœur de l’homme par les portraits que j’en expose tous
é à me rendre, heureux, c’est-à-dire autant qu’on peut l’être avec un cœur sensible. J’étais persuadé qu’il y avait fort peu
blement. Toutes les choses du monde ont du rapport avec elle dans mon cœur  : mon idée en est si fort occupée que je ne sais
attachant, rien de plus instructif pour celui qui désire connaître le cœur humain, que cette alliance du génie comique et de
œur humain, que cette alliance du génie comique et de la tendresse du cœur , que ces souffrances d’une âme trop aimante, qui
nt entraîné par son génie vers un genre qui n’était pas celui que son cœur eût choisi, et qu’il ait souffert d’une lutte sou
 ; La naine, un abrégé des merveilles des cieux ; L’orgueilleuse a le cœur digne d’une couronne; La fourbe a de l’esprit; la
de caractère, ou le haut comique, dont la source est au fond même du cœur humain. Cette classification n’a rien de très phi
e, il brode, il argumente, il pérore, il extrevague, il embrouille le cœur et les poumons; il va chercher au fond de sa mémo
vons déjà remarqué entre la gaîté de son génie et la tristesse de son cœur allait croissant. La vie de Molière ressemble à c
ciel ne pouvait mieux m’adoucir de tels coups, Quand, pour m’ôter ce cœur , il s’est servi de vous. Lorsqu’il écrivait ces
s yeux présentées, Aussi bien que ses rois, ont paru surmontées : Mon cœur , d’un fier mépris armé contre leurs traits, N’a p
. Mais, hélas! que vos yeux, ces aimables tyrans, Ont produit sur mon cœur des effets différents ! Ce grand nom de vainqueur
souhaite; Il vient avec plaisir avouer sa défaite : Heureux si, votre cœur se laissant émouvoir, Vos beaux yeux à leur tour
iment factice et de pure imagination, l’autre un sentiment vrai et du cœur . Il importe peu que l’on suppose à Alexandre une
saurait lui répondre que sérieusement et en livrant le secret de son cœur . Dans les deux cas, c’est un langage discret et r
, que je vous ferai voir plus clair que le jour, ne prétendez plus au cœur de Delmire; oubliez même que vous l’avez connue,
plisse : Vous êtes maintenant sur un grand précipice, Et ce que votre cœur pourra délibérer Va vous y faire choir, ou bien v
s vos soupçons démentir le crédit, Pour croire aveuglément ce que mon cœur vous dit, Cette soumission, cette marque d’estime
r vous dit, Cette soumission, cette marque d’estime, Du passé dans ce cœur efface tout le crime; Je rétracte, à l’instant, c
que poète de l’assemblée; tous les convives le sont; tous chantent du cœur ce qu’il va chanter des lèvres. Malheur à lui s’i
ce poète qui, vivant pour lui-même, étranger à ce qui fait battre nos cœurs , descend de temps à autre jusqu’à nous et s’écrie
un chevalier, parmi tous ceux qui l’entendirent, qui ne se sentît le cœur de Roland, et les preux du moyen âge en gardèrent
e cantique du regret, magnifique prélude d’une œuvre impure, tous les cœurs dévorés de ce besoin d’aimer, châtiment du ciel,
aux dogmes et à la tradition sans que la religion en soit frappée au cœur . Les théologiens allemands les plus hardis sont e
’a senti et il a trouvé le secret de déposer le germe comique dans le cœur de Tartuffe lui-mème. Il l’a fait de deux manière
homme vil. C’est dans la solitude que le génie du mal s’est emparé du cœur de Iago ; c’est dans la société que le génie de l
de Tartuffe ! Molière ne craint pas d’accuser les contrastes dans le cœur de ses héros et de multiplier, parfois en les opp
if de l’or est un bon préservatif contre toute autre passion. Mais le cœur humain est si riche en inconséquences et en bizar
goûta jamais. Le bonheur de vous plaire est ma suprême étude, Et mon cœur de vos vœux fait sa béatitude; Mais ce cœur vous
ma suprême étude, Et mon cœur de vos vœux fait sa béatitude; Mais ce cœur vous demande ici la liberté D’oser douter un peu
e et leur talent. Gare à celui qui s’approchera d’elle avec un de ces cœurs bien atteints, qu’irrite l’apparence même d’un pa
tout n’est que feinte et duperie. À la vue de tant de mensonges, son cœur se soulève et s’aigrit : il est pris d’une de ces
haïr, est aussi capable d’aimer plus qu’un autre. Il n’entre dans son cœur aucun sentiment médiocre, et, quoi qu’il en dise,
force pour les affections solides; mais lui, Alceste, il lui offre un cœur dont la puissance d’affection est d’autant plus é
s votre àme : Vous avez trop d’amants qu’on voit vous obséder, Et mon cœur de cela ne peut s’accommoder. CÉLIMÈNE. Des amant
ESTE. Non, ce n’est pas, madame, un bâton qu’il faut prendre. Mais un cœur à leurs vœux moins facile et moins tendre. Au mo
ce de devenir tout à fait sérieuse, et où Alceste s’écrie : Parlons à cœur ouvert ! le valet de Célimène annonce une visite,
sans cesse nourrie Par le coupable encens de votre flatterie; Et son cœur à railler trouverait moins d’appas, S’il avait ob
; Que vous n’eussiez ni rang, ni naissance, ni bien ; Afin que de mon cœur l’éclatant sacrifice Vous pût d’un pareil sort ré
faiblesse Où le vice du temps porte votre jeunesse, Pourvu que votre cœur veuille donner les mains Au dessein que j’ai fait
ouvez réparer le mal de vos écrits, Et qu’après cet éclat qu’un noble cœur abhorre, Il peut m’être permis de vous aimer enco
pénible. Alceste, dans un accès de sauvage jalousie, avait offert son cœur à Eliante et l’avait plaisamment conjurée de s’un
ons, madame, allons, employez toute chose À rompre le dessein que son cœur se propose. Dénouement admirable, le plus heureux
ose qu’une rancune; c’est la haine d’une âme forte et généreuse, d’un cœur droit, fier et franc. D’ailleurs il y a toujours
ngénu et la puissance d’affection d’un homme longtemps malheureux. Le cœur d’Alceste est un trésor encore vierge que le mond
emier sont trop étendues; elles ne sont pas faites pour la terre : le cœur de l’autre est trop exigeant; il n’est pas fait p
de la société française à cette époque ait fourni aux observateurs du cœur humain une ample moisson de faits piquants. C’est
ous mille formes. Racine se plaît aux incertitudes et aux luttes d’un cœur partagé ; Molière s’attache de préférence aux tou
emment ils se trahissent; ils parlent l’un et l’autre de ce dont leur cœur est plein. On disait au XVIIe siècle qu’Alceste é
Le Misanthrope dans le temps où il souffrait le plus de ses peines de cœur , et qu’il y joua le rôle d’Alceste, tandis que sa
! faut-il que je vous aime! Ah ! que si de vos mains je rattrappe mon cœur , Je bénirai le ciel de ce rare bonheur ! Je ne le
bonheur ! Je ne le cèle pas, je fais tout mon possible À rompre de ce cœur l’attachement terrible ; Mais mes plus grands eff
t surtout, avec quelle pénétrante éloquence, avec quel déchirement de cœur , et peut-être aussi quelles vagues lueurs d’espér
e poète amuse et charme la foule, mais aux dépens de sa vie et de son cœur . Leçon cinquième. Les Femmes savantes. Mess
à la philosophie, elle ne pardonne pas h sa sœur de lui avoir ravi le cœur de Clitandre, qui a dans le temps soupiré pour el
rapports avec Arsinoé. Malgré sa philosophie, elle n’a pas renoncé de cœur aux choses vulgaires, et elle pourrait, non sans
prouver divers sentiments, il peut être dans diverses dispositions de cœur et d’esprit, qui toutes l’amènent à aborder les c
que ce travers acquière un certain empire sans que le caractère et le cœur en soient atteints, sans que tous les rouages de
le que lui a départi la Providence. Dans une vie dont les intérêts du cœur doivent être la grande affaire, il ne saurait y a
ter, si cette idée blesse certains sentiments, déposés au fond de son cœur , comme un trésor sacré, elle la repousse aussitôt
en ont une à leur usage, qui consiste à faire prévaloir l’instinct du cœur sur les syllogismes de la raison. Les idées fauss
racines tenaces, nombreuses et envahissantes, qui vont jusque dans le cœur même, porter leur action dissolvante et absorber
Jouvence, qui entretient la santé morale, qui éternise la jeunesse du cœur et renouvelle la vigueur de l’esprit. À la femme
même; il lui a appris à regarder dans les coins et les recoins de son cœur . En lui donnant de la sainteté une idée plus haut
que La Rochefoucauld et Molière, qui ne jettent pas un regard sur le cœur humain sans que l’on entrevoie au fond le noir ab
ne affaire sérieuse. ALCMÈNE. Je sais, moi, comment il m’a blessée au cœur . JUPITER. Par ta main si chère, Alcmène, je t’en
e la sévère dignité du langage d’Alcmène. JUPITER. Avez-vous bien le cœur de me traiter ainsi ? Est-ce là cet amour si tend
. Il n’est plus, cet amour tendre et passionné ; Vous l’avez dans mon cœur , par cent vives blessures, Cruellement assassiné.
flexible, Un vif ressentiment, un dépit invincible, Un désespoir d’un cœur justement animé, Qui prétend vous haïr, pour cet
n œuvre, ne s’inspira que de lui-même et n’eut d’autre maître que son cœur . Arrêtons-nous un instant pour les considérer de
sait qu’elle est prude, à son corps défendant. Tant qu’elle a pu des cœur attirer les hommages, Elle a fort bien joui de to
les plus difficiles; les autres réellement pieuses et convaincues de cœur , mais qui savaient rendre la piété traitable, et,
essaillir les nobles âmes, qui sont la joie des esprits justes et des cœurs droits. Il y a dans le rôle d’Alceste une protest
de la société française ? L’homme d’honneur y est à l’étroit, et, le cœur ulcéré, il quitte un monde où il n’y a plus de pl
lière, il est le véritable prophète de ces sociétés déjà atteintes au cœur , qui s’enivrent de leur propre gloire, qu’aveugle
19 (1879) Les comédiennes de Molière pp. 1-179
r du Théâtre-Français, je recherchais pieusement tout ce qui a été le cœur et l’esprit de Molière. Par malheur, la Bibliothè
u Parc et Catherine de Brie, belles toutes les trois, jouant pour son cœur ardent toutes les symphonies des jeunes années. J
esse de Molière. Sous les gais tableaux du conteur, on sent battre le cœur de Molière. Les perles dont se parent les héroïne
t de l’histoire par un poète ; mais les poètes sont les historiens du cœur humain, même quand ils se nomment d’Assoucy. Un a
mal n’est pas si grand que l’on le fait ; Et lorsqu’on aime et que le cœur soupire, Son propre mal souvent le satisfait. Le
ne plus douce peine ! Peut-on subir une plus douce loi ! Qu’étant des cœurs la douce souveraine, Dessus le vôtre, Amour agiss
ais plus, de son esprit les brillantes clartés, Sa voix qui tient les cœurs par l’oreille enchantés ; Que de ses nobles pas l
aprice, ou bien ambition Qui vous donne la passion D’engager tous les cœurs de France ? Chacun peut prétendre à vous plaire L
ime, tout à la fois hardie et railleuse, avec la franchise d’un brave cœur et d’un esprit malicieux. Madeleine Béjart n’étai
tendre et pénétrante. La femme était l’esprit, la maîtresse était le cœur  ; Molière s’obstinait à vaincre l’esprit, mais da
s dans ses défaites il lui était doux de trouver au moins l’esprit du cœur . Combien de fois il a dû se jeter avec effusion d
ait une cour même à la cour, lui qui ne retrouvait que la jeunesse du cœur , l’éternelle jeunesse du génie, lui qui ne présen
— Et Molière comprenait cela, aussi se frappait-il douloureusement le cœur en s’écriant : — C’est ma faute ! C’est alors que
i sont quatre petits chefs-d’œuvre, — Alfred de Musset les savait par cœur  — sont-elles adressées par Molière à la Du Parc o
la prenait, l’abandonnait, la reprenait : elle avait toujours le même cœur  ; il aurait pu l’appeler le chien de la maison.
qui lui donne sa renommée rayonnante, c’est qu’elle mit la passion au cœur de quatre hommes de génie s’il en fut, Molière, C
beauté. Quoique d’amour je sois malade, Qu’une autre règne dans mon cœur , Vous pouvez, d’une seule œillade, Me rendre votr
quand la jeunesse se répand impétueuse par toutes les prodigalités du cœur et de l’esprit. En ce temps-là Molière aimait, ch
n remarque des appas ; Mes yeux me disent qu’elle est belle, Mais mon cœur ne me le dit pas. Les plus froids sont en feu pou
ensibles en font cas ; Mes yeux me disent qu’elle est belle, Mais mon cœur ne me le dit pas. La beauté de cette cruelle Est
euse par cent trépas ; Mes yeux me disent qu’elle est belle, Mais mon cœur ne me le dit pas. Mille amants, d’une ardeur fidè
ent toujours ses pas ; Mes yeux me disent qu’elle est belle, Mais mon cœur ne me le dit pas. Molière continue la même chans
e nous fait tout craindre Et ne fait rien espérer. Quand pour elle un cœur soupire, Il ne s’en trouve pas bien. Hélas ! je s
landerida5 ? III Racine enleva Mlle Du Parc à Molière, à son cœur et à son théâtre, voilà ce qui les brouilla. Si l
larmer, Je vous trouve trop aimable Et crains de vous trop aimer. Mon cœur à prendre est facile, Mes vœux sont des plus cons
nsport de tendresse à nul autre semblable. C’est là ce qui remplit un cœur fort amoureux : Le mien le sent pour vous, le vôt
it fermé les siens. Plus jeune, il se fût retourné ailleurs, mais son cœur trop attendri le retint comme un point d’admirati
tourment, La cause est trop légitime. Aussi quelque désordre où mon cœur soit plongé. Je ne veux l’en voir dégagé, Aimer m
da encore son luth ; on a ses vers sur le départ de la Marquise : Ce cœur que la raison ne peut plus secourir, Cherchait da
mme se dissipe à la moindre rigueur : Non qu’enfin mon amour prétende cœur pour cœur. je vois mes cheveux gris, je sais que
sipe à la moindre rigueur : Non qu’enfin mon amour prétende cœur pour cœur . je vois mes cheveux gris, je sais que les année
ants, attristés, douloureux ; c’est toute la symphonie du Miserere du cœur après les amères douleurs du misanthrope, qui est
près les amères douleurs du misanthrope, qui est aussi le Miserere du cœur de Molière. Je ne sais rien de plus triste que ce
quefois de soi-même on cherchait à me plaire ; Je pouvais aspirer au cœur le mieux placé, Mais, hélas ! j’étais jeune et ce
le repousse, on fait cent projets superflus : Le trait qu’on porte au cœur s’enfonce d’autant plus, Et ce feu, que de honte
quatre ans, lorsque Corneille faisait représenter Pulchérie ; mais le cœur du vieillard est encore ému et grondant comme à l
me est parole d’évangile. Corneille lui-même, qui connaissait bien le cœur humain, s’y laissait prendre tout le premier.
; Autrement la belle Du Parc, Par qui l’amour tirait de l’arc Sur les cœurs avec tant d’adresse. Clothon sans yeux et sans te
ans ses pièces, Dorimène, Aglante, Arsinoé, où elle enlevait tous les cœurs dès que sa beauté entrait en scène. Mais quoiqu’e
ais-Royal, je suis sûr que Molière, presque toujours gouverné par son cœur dans les actions de sa vie, donna une vraie larme
lantes natures qui vont où va le vent. Son esprit n’emportait pas son cœur vers les vanités de la comédie ; il semble au con
cœur vers les vanités de la comédie ; il semble au contraire que son cœur entraînait son esprit. Ç’a été une femme amoureus
n11. Jal, chercheur obstiné des actes de baptême et des fantaisies du cœur , se demande comment il arriva que ce paveur, dont
ntaisies du cœur, se demande comment il arriva que ce paveur, dont le cœur était tendre, s’éprit de Geneviève Béjart, femme
impertinent qu’il lui fallait payer pour être aimée ou plutôt que son cœur ne donnait pas une hospitalité écossaise. Mais l’
lons chantent d’une voix claire et vibrante une mélodie de Lulli, les cœurs tressaillent, voilà que Molière entre en scène ;
un honnête homme, la blanchisseuse n’était pas riche, Jeanne avait le cœur léger et l’esprit aventureux ; ce fut une affaire
, Et ce qu’il me faut taire, et ce qu’il me faut dire, Exerce sur mon cœur pareille cruauté. L’amour le met en fieu, la cont
e la scène le demanderait. Mais l’âne, qui ne savait pas son rôle par cœur , n’observa point le moment, et dès qu’il fut dans
Cette femme était dans la coulisse opposée et elle riait de tout son cœur . » C’était une tradition du théâtre, que Grimare
e grand seigneur magnifique, dit Dancourt en appuyant Thérèse sur son cœur . Détrompez-vous, je ne suis qu’un pauvre gentilho
20 (1901) Molière moraliste pp. 3-32
des basses manœuvres de ses ennemis ; cherchant vainement la paix du cœur et celle de l’âme, il put rêver comme le plus hau
ndamner un tel langage, si la vanité, l’affectation, la sécheresse de cœur des deux précieuses ne nous semblait bientôt plus
rit et de la fausse science, il dénonce au mépris de tous les gens de cœur ce M. de la Souche qui s’est efforcé systématique
son enfance) cette ignorance dont elle souffre et qui lui pèse sur le cœur  : Vous avez là-dedans bien opéré vraiment Et m’a
La science et l’esprit qui gâtent les personnes, qui dessèchent le cœur d’Armande, lui font mépriser le mariage, prendre
ux, mais les enfants et le ménage ; qui mettent un mauvais orgueil au cœur de Philaminte, l’entraînent à malmener son bon ho
Alceste bondit et, puisqu’on exige qu’il parle du sonnet, il parle à cœur ouvert : Franchement, il est bon à mettre au cab
on simple jusqu’à la naïveté, il s’écrie : Voilà ce que peut dire un cœur vraiment épris ? Un cœur de berger, sans doute ;
té, il s’écrie : Voilà ce que peut dire un cœur vraiment épris ? Un cœur de berger, sans doute ; mais lui-même, à Célimène
ontractée. Je n’ai jamais entendu, pour ma part, sans un serrement de cœur et un frisson de dégoût, les louanges passionnées
i ! je n’aurais jamais cette faiblesse extrême De vouloir posséder un cœur malgré lui-même ! Il savait bien qu’une fille qu
ule la femme sera capable d’élever, de rendre meilleur et plus pur le cœur de l’homme ; que seule la compagne de celui qui l
’une fille qui le conjure de ne pas la sacrifier : Allons, ferme mon cœur  ; point de faiblesse humaine ! Mortifiez vos sens
r être dévot, n’en sera pas moins homme. Il ne pourra jamais avoir au cœur la tendresse naturelle du père pour les siens et
homme, À faire condescendre une femme à vos vœux, Et prendre assez de cœur pour dire un : je le veux ? Vous laisserez sans h
gmatique et didactique, quand elle est donnée par un frère auquel son cœur et sa raison dictent à la fois ce qu’il dit. Et,
ette. Vous-même. Argan. Moi ? Toinette. Oui, vous n’aurez pas ce cœur -là. Argan. Je l’aurai. Toinette. Vous vous mo
leur peu d’équité Pour vouloir se tirer de leur société ? Si tous les cœurs étaient francs, justes et dociles, La plupart des
21 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE III. Choix du lieu de la Scene. » pp. 76-93
ce jour, favorable à ma flamme, Vous redonne à mes yeux avec le même cœur ,   Que j’y retrouve autant d’ardeur   Que vous en
 ! si-tôt de retour ? En ces occasions, n’est guere le langage   D’un cœur bien enflammé d’amour.   J’osois me flatter, en m
assez tendre,   Et rendre aux soins de votre amour Tout ce que de mon cœur vous aviez lieu d’attendre. Amphitrion. Comment ?
es soudains mouvements d’une entiere alégresse ? Et le transport d’un cœur peut-il s’expliquer mieux, Au retour d’un époux q
sent d’importance, Que du butin conquis vous m’aviez destiné.   Votre cœur , avec véhémence, M’étala de ses feux toute la vio
ien, ne me déplaisoient pas ;   Et, s’il faut que je le confesse, Mon cœur , Amphitrion, y trouvoit mille appas. Amphitrion.
s de déférence. Ce revers vient à bout de toute ma constance ; Et mon cœur ne respire, en ce fatal moment,   Et que fureur &
& n’est pas de mon goût,  Et je veux être fils unique. Sosie.  O cœur barbare & tyrannique ! Souffre qu’au moins je
la raison de cette inconséquence, & je l’ai enfin trouvée dans le cœur de mes jeunes confreres. La plupart sont des enfa
outient qu’il est aimé, qu’il est certain de posséder sans partage le cœur de sa maîtresse. Il accuse Clitandre & Damon
22 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XI. Du Dialogue. » pp. 204-222
desirent tous deux. Le premier, fin, adroit, veut s’insinuer dans le cœur de l’autre, & s’en emparer : le second s’appe
votre face épanché des beautés Dont les yeux sont surpris, & les cœurs transportés : Et je n’ai pu vous voir, parfaite c
dmirer en vous l’auteur de la nature, Et d’un ardent amour sentir mon cœur atteint, Au plus beau des portraits où lui-même i
fût du noir esprit une surprise adroite ; Et même à fuir vos yeux mon cœur se résolut, Vous croyant un obstacle à faire mon
s l’ajuster avecque la pudeur, Et c’est ce qui me fait abandonner mon cœur . Ce m’est, je le confesse, une audace bien grande
ur. Ce m’est, je le confesse, une audace bien grande Que d’oser de ce cœur vous adresser l’offrande ; Mais j’attends en mes
s ? Non, sans doute, puisque chaque mot doit porter un coup mortel au cœur de notre avare. L’on croit avoir ajouté au plaisa
ur jusqu’à demain. Laissez-le-moi finir en deux mots. (A Scapin.) Son cœur prend feu dès ce moment ; il ne sauroit plus vivr
d’un art infini, d’une connoissance très profonde du théâtre & du cœur humain, pour savoir distinguer les situations qui
oilà la regle que les bons Auteurs ont puisée dans la nature, dans le cœur humain, & qu’ils se sont imposée : ils ont mi
23 (1858) Molière et l’idéal moderne (Revue française) pp. 230-
: Hélas ! du crime affreux dont la honte me suit, Jamais mon triste cœur n’a recueilli le fruit. Écoutez Joad : Je crain
sez-vous que la fameuse sortie : Allons, ferme, poussez , parte d’un cœur désintéressé ? non. Alceste ne s’oublie pas ; Cél
ne pas faiblir ; mais Célimène joue avec son éventail. En face de ce cœur qui ne bat pas, la colère d’Alceste tombe dans le
e pour l’un, indifférente pour l’autre ; Alceste y met pour enjeu son cœur , son sang, sa vie, sou âme ; Célimène, une demi-h
concilient, sinon l’affection, du moins l’estime ; mais la femme sans cœur n’a rien. La femme peut perdre les qualités de la
la femme, mais elle ne peut acquérir celles de l’homme. La femme sans cœur est un monstre qui a perdu sa nature et sa forme
il nous apporte est la joie du triomphe : la solidarité nous prend au cœur , et toutes les gloires humaines sont les nôtres.
ses apôtres N’ont, pour servir sa cause et venger ses injures, Ni le cœur assez droit, ni les mains assez pures. De grands
e centre de perspective d’où toute chose est vue à sa vraie place, le cœur de la science et le cœur de la vie. L’art, comme
’où toute chose est vue à sa vraie place, le cœur de la science et le cœur de la vie. L’art, comme l’homme, étouffe si l’esp
24 (1836) Une étude sur Molière. Alceste et Célimène (La Revue de Bordeaux et Gironde unies) pp. 65-76
à son but, il jette dans une société polie et corrompue, un homme au cœur droit et haut placé, aux allures brusques et fran
re eût à souffrir : des douleurs bien plus intimes lui déchiraient le cœur . Celui qui avait écrit le racommodement d’Eraste
t qu’il put; mais, comme il était alors dans une de ces plénitudes de cœur si connues par les gens qui ont aimé, il céda à l
hé à me rendre heureux, c’est-à-dire autant qu’on peut l’être avec un cœur sensible. J’étais persuadé qu’il y avait fort peu
blement. Toutes les choses du monde ont du rapport avec elle dans mon cœur  : mon idée en est si fort occupée que je ne sais
ant qu’une qualité outrée de la femme ; le désir de plaire. Dans tout cœur d’homme, grand et noble, il y a du mécontentement
ur un échec d’amour propre, pourquoi Molière ne la frappe-t-il pas au cœur  ? — Au cœur ! une coquette ! cela ne se peut. C’e
d’amour propre, pourquoi Molière ne la frappe-t-il pas au cœur ? — Au cœur  ! une coquette ! cela ne se peut. C’est Alceste,
25 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [80, p. 121-126] »
férait ton ardeur, J’aurais quitté la couronne Pour régner dessus ton cœur . Philinte. Un autre a guéri mon âme Des feux que
d’une douce ardeur Quelque renaissante trace, Chassait Cloris de mon cœur Pour te remettre en sa place ! Chimène. Bien qu’a
is à ma bergère, Je vivais dans les plaisirs. Colette. Depuis que son cœur me méprise, Un autre a gagné le mien274. Colin. A
te. Je crains un amant volage. Ensemble. Je me dégage à mon tour, Mon cœur devenu paisible, Oubliera, s’il est possible, Que
26 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE IV. Jugement sur les Hommes de Molière. » pp. 65-82
resse le plus : nous-mêmes. Et nous ne pouvons nous voir, nous, notre cœur , nos passions, nos faiblesses et nos crimes, sans
rme victorieux qui domine la foule enivrée. Mais toute cette étude du cœur humain, si profonde, si philosophique même, Moliè
indignes, chez qui l’auteur fait survivre des qualités d’esprit et de cœur inconciliables avec la bassesse de leurs actions,
aux fils de famille252, mais des reines aux dieux. Qui n’a ri à plein cœur en voyant Sosie battu et Amphitryon à la porte253
choix : entrer par un mensonge dans une maison, et, contre son propre cœur , y maltraiter volontairement, malgré toute raison
nt mais266, c’est incompatible avec tant de constance, d’esprit et de cœur . À Valère il faut joindre Lélie de l’Etourdi : on
leine d’honneur274, une bienveillance indulgente275, une tendresse de cœur élevée276, un dévouement et un désintéressement a
, quoique humain, de l’homme accompli, Homme d’honneur, d’esprit, de cœur et de conduite 278, à qui ne manque ni la rigide
x pour son ami La Fontaine, ces fautes de son esprit, mais non de son cœur , sont excusées par la lutte sans pareille qu’il a
27 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VII.*. M. PIRON. » pp. 277-287
. LA MÉTROMANIE, en cinq actes, en vers. Tout le monde sait par cœur cette piece immortelle. Personne n’ignore que M. 
regarderent comme un ancien domestique à charge, qui ne tenoit à leur cœur que par un petit filet de bienséance, si mince, s
yran de l’univers ? Quel est le fruit de sa méditation ? il ouvre son cœur à un riche Banquier son ami. Voici la piece qu’il
u’ils l’adoreroient : les anciens sentiments qui avoient déserté leur cœur , revinrent ; je juge toujours par les apparences.
forgé cette massue   Pour assommer le fils ingrat   Dont l’esprit, le cœur scélérat, A mépriser un pere aisément s’habitue D
t,  Mourez de honte à l’aspect de ce vuide. Que votre sort effraie un cœur aussi perfide ! Le faiseur d’écran a pris cette
ut son bien à la belle orpheline, qui se fait un plaisir d’offrir son cœur & sa main au bon & généreux Géronte, &
28 (1850) Histoire de la littérature française. Tome IV, livre III, chapitre IX pp. 76-132
t ses affaires ; c’est une sorte de perversité de sa langue, dont son cœur est innocent. Quand, au premier acte, Dorante se
t d’amertume ; le gros rire, que ne suit aucune réflexion, réjouit le cœur et fait circuler le sang. C’est une surprise de l
et chatouille sa malveillance. Dans quel ravissement est-ce que mon cœur nage11 ? Voilà Valère instruit qu’il est aimé, e
n’en sera rien. Quoique blessé au plus vif de sa vanité et un peu au cœur , car il aime Agnès, il s’aveugle sur ses ressourc
é pour la passion d’Arnolphe et pour quelques souvenirs de son propre cœur , Molière termine la pièce par un dénouement posti
eût montré enfin la comédie épurée de tous ces moyens d’effet, et le cœur de l’homme, dans la seule diversité de ses mouvem
dans la comédie, devait naître désormais de cette variété infinie du cœur humain, lequel contient plus de coups de théâtre
dès le commencement ; Dorine, pour dire trop haut ce qu’elle a sur le cœur , risque à chaque instant de se faire chasser. Tou
bourgeois honnête homme, tantôt le naturel d’une jeune fille dont le cœur est pur, et dont l’esprit n’est point gâté par la
our sa bonté ? Jamais paroles plus charmantes sont-elles sorties d’un cœur paternel, que ces mots de l’excellent homme à la
t par la main : …Ah ! les douces caresses ! (À Ariste.) Tenez, mon cœur s’émeut à toutes ces tendresses ; Cela ragaillard
, avec une candeur qui témoigne qu’elle en a trouvé le secret dans un cœur honnête et dans un esprit droit. Ce n’est pas le
ns illusions. Tendre sans être romanesque, son bon sens a conduit son cœur  ; si Clitandre s’exalte en lui parlant d’amour, e
avec le bel esprit, et qui ne voit l’amour que dans un mariage où le cœur est approuvé par la raison. On ferait tort à la g
ant à contenter les goûts innocents de celle qu’il aime, à gagner son cœur par la facilité et la confiance ; comme lui se fl
t à tout le monde. Molière ne nous donne pas seulement le fond de son cœur  ; il y fait un choix dans ses illusions et dans s
blance n’allait pas jusqu’à la copie ; et ces peintures de son propre cœur respirent plutôt la sérénité d’un retour sur soi-
e l’amertume des souffrances présentes. Nul poète n’a fait parler les cœurs avec plus de passion et avec plus de justesse tou
e de devoir, soit un conseil de bienveillance, tout cela est sorti du cœur de Molière ; et tel est, sous ce convenu de l’art
rares. Le plus grand nombre est indirect : ce sont des confidences du cœur humain dont ses devanciers n’ont entendu que la m
situdes. Il n’y faut pas de savoir. Quiconque y apporte du sens et un cœur est compétent. De toutes les conventions elle est
29 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXVII et dernier » pp. 442-475
Oui, m’a-t-elle répondu : moi de nom, cette fille de fait, et vous du cœur . Je lui ai représenté en toute douceur qu’elle éc
lle écus de rente et un tabouret qu’elle a, et voulant la santé et le cœur du roi qu’elle n’a pas. » Le 21 juillet, madame
ment de posséder la personne, c’était aussi et surtout de posséder le cœur et d’obtenir un tendre retour. Quand Louis s’en r
pe ; mais elle ajoute : « Plût au ciel qu’il y en eut autant dans mon cœur , et que sans compter ce que je n’y connais pas, l
r à Dieu. Je le souhaiterais bien, mais je ne l’espère pas. Il y a un cœur mieux fait sur lequel j’aurais de plus grandes es
i, et réalisa une des grandes espérances qu’elle avait fondées sur ce cœur bien fait, en obtenant de lui un retour de tendre
manœuvrer des prêtres pour se faire épouser, elle qui avait acquis le cœur du roi et obtenu sa renonciation aux maîtresses,
n amour, c’est le vertueux usage de l’empire qu’il lui donnait sur le cœur du roi pour le remettre dans ses devoirs : et c’e
it d’autres choses et d’autres hommes, l’introduisait dans son propre cœur où il n’était jamais descendu, l’apprenait à s’ét
e continuera, se propagera pour la satisfaction des bons esprits, des cœurs honnêtes, et l’honneur de la nation. Elle n’avait
ureux. En effet, Louis réunissait sur elle tous les sentiments de son cœur , l’admiration, l’amitié, la confiance et l’amour.
n se défendant par un devoir qu’elle représentait comme pénible à son cœur , et comme assez contraire à son inclination pour
30 (1882) Molière (Études littéraires, extrait) pp. 384-490
r jamais eu d’autres ennemis que les envieux, et les vicieux. Car son cœur valut son imagination ; et, si le comique est la
aphaël29. Mais si quelques habiles lui ont marchandé l’admiration, le cœur de la France lui fut conquis dès le premier jour,
l’ostentation d’un Philinte qui n’aima vraiment personne, puisque son cœur , comme sa bourse et sa table, s’ouvrait sans choi
ur doit rien, puisque son Misanthrope est un grand esprit et un grand cœur , dont on respecte jusqu’aux défauts, et dont les
die de mœurs et de caractères, c’est-à-dire la peinture définitive du cœur humain et de la société. « La première représenta
es deviendrait impossible. Au lieu d’élever de vains griefs contre le cœur ou la raison de Molière, admirons donc la perfect
il cherche en eux cette vertu trop haute dont il porte l’idéal en son cœur . Son malheur fut donc d’entrer dans la vie avec d
e cri de tendre courroux : Ah ! que, si de vos mains je rattrape mon cœur , Je bénirai le ciel de ce rare bonheur ! Je ne le
onheur ! Je ne le cèle pas ; je fais tout mon possible À rompre de ce cœur l’attachement terrible ; Mais mes plus grands eff
», plaignons-le de tomber dans ce piège, d’où il ne pourra sauver son cœur que tout froissé, tout meurtri d’une incurable at
Or cette mesure, Alceste ne la connaît plus ; car l’imprudence de son cœur lui a fait perdre tout équilibre. Aussi prend-il
veux que l’on soit homme, et qu’en toute rencontre, Le fond de notre cœur en nos discours se montre… Quand il lui échappe
he. En d’autres termes, la coquetterie, comme l’ambition, dessèche le cœur  ; car elle n’est que l’égoïsme dans la vanité. Ce
ession dominante de celle que sa cousine Éliante jugeait ainsi : Son cœur de ce qu’il sent n’est pas bien sûr lui-même ; Il
nts. Aussi fait-on cercle autour de ses épigrammes qui s’en donnent à cœur joie. C’est à qui provoquera cette ironie légère
que donc que le désintéressement ; elle nous ferait même croire à son cœur , tellement elle est comédienne habile ; mais si e
deur de la routine galante, de sentir peut-être tressaillir enfin son cœur , ou, tout au moins de badiner avec cette jalousie
mot, d’un signe, la pluie et le beau temps65 ? Tenir sous sa main le cœur de ce lion amoureux, en ralentir ou en précipiter
divertissement raffiné dont il ne faut pas perdre l’occasion ? Le cœur de Célimène. L’avenir qui l’attend Elle risque
il leur esprit revêtu Se couvre du manteau d’une honnête vertu ; Leur cœur qui se connaît et qui fuit la lumière, S’il se mo
ié d’avance, en disant par la bouche de Cléante : Mais les dévots de cœur sont aisés à connaître. Notre siècle, mon frère,
n coquin dont les menées criminelles étouffent la libre expansion des cœurs , brisent un mariage ; visent à déshonorer une mèr
ur servir son Prince, il montra du courage. Or, ces mots allaient au cœur du Maître qui ne pardonnait pas aux Jansénistes d
u mais avec moins de chaleur généreuse qu’il n’y en eut dans le grand cœur de Molière et d’Alceste. L’Avare (1668)
mûr, est assez confiant pour lui demander la main de Phédra, dont le cœur est engagé dans d’autres liens. Euclion, qui s’im
maître quinteux et brutal, de ce père égoïste et tyrannique, dont le cœur est aussi fermé que la bourse, soit pour ses gens
s se faire respecter que se faire aimer. L’avarice lui dessèche le cœur , lui aveugle l’esprit. Il devient dupe et comique
t. Il devient dupe et comique Non seulement l’avarice dessèche son cœur  ; mais elle éteint en lui toute clairvoyance d’es
la révolte. Pourtant, son naturel n’était pas mauvais : il a même du cœur , puisqu’il s’est laissé toucher par « l’adorable
de bonne heure connu la souffrance ; et, par la violence faite à son cœur , Harpagon est encore responsable des armes dont e
nt homme enrage d’une sottise qui révolte son bon sens et affligé son cœur . Mais ce chef nominal de la communauté est trop f
et égoïsme d’amour-propre qui étouffe en elle la raison et presque le cœur n’exclut pourtant pas une sorte de dignité dont l
pas à sa sœur cadette de lui avoir ravi, sans le vouloir pourtant, le cœur de Clitandre. Depuis que ses dédains orgueilleux
e ? On a beau lui laisser entendre qu’il y a péril « à vouloir sur un cœur user de violence, » sa philosophie est résignée d
t pas homme à la gagner tout seul. Ce n’est pas que le bon sens et le cœur fassent défaut à ce père qui aime sa fille et dés
réflexion a devancé l’expérience, et sa raison est aussi sûre que son cœur est honnête, ou sa parole réservée. Non, elle ne
, elle menace de se tourner en un vice qui atteint le caractère et le cœur , puisqu’elle devient, comme on le voit ici, le dé
ploie tout ce qui peut éloigner leur familiarité ». Au fond, c’est un cœur sec, un vieux garçon. L’Aceste de Vauvenargues (é
ous montre Mme Récamier, charmante pour tous, et s’attachant tous les cœurs par une exquise bonté, que la grâce embellit enco
ore. Dans cette vieillesse idéale nous trouvons une Célimène qui a le cœur , la raison et les vertus d’Éliante. Armande Béjar
chologie, sur les sympathies soudaines, ou les mouvements secrets des cœurs . On en voit des traces non seulement dans les mém
e, Lyse, c’est un amour bientôt fait que le nôtre : Sa main entre les cœurs , par un secret pouvoir, Sème l’intelligence avant
onnes austères qui, à la Cour, prétendaient gêner les caprices de son cœur . Il était dans tout le feu d’une jeunesse qui dur
, scène 3, est celle de Mithridate dérobant à Monime le secret de son cœur  ; mais le ton n’est pas le même, et la note reste
e savoir. Il entendait l’hébreu et le syriaque Il pouvait réciter par cœur Homère et Platon. Il fit un charmant madrigal. Au
e savoir. Il entendait l’hébreu et le syriaque Il pouvait réciter par cœur Homère et Platon. Il fit un charmant madrigal. Au
; Mille viennent par jour se soumettre à ma loi. Je sens toujours des cœurs voler autour de moi. Sans cesse des soupirs siffl
saurait estimer ; Mais je trouve un obstacle à vous pouvoir aimer. Un cœur , vous le savez, à deux ne saurait être. Et je sen
l’on aimait, monsieur, par choix et par sagesse, Vous auriez tout mon cœur et toute ma tendresse ; Mais on voit que l’Amour
, de quel accent il s’écrie : Ah ! Les douces caresses ! Tenez : mon cœur s’émeut à toutes ces tendresses. Cela ragaillardi
gagner son intelligence, ce n’est pas la tenir : il faut conquérir le cœur . 184. C’est bien la comédie française par excell
31 (1840) Le foyer du Théâtre-Français : Molière, Dancourt, I pp. 3-112
ut leur lustre, Sur leurs hauts piédestaux, au Théâtre-Français : Mon cœur bat et mon sang bouillonne dans mes veines; Ces r
re céleste, Salut, type touchant et d’Arnolphe et d’Alceste, Poète au cœur aimant, philosophe profond ! Toi qui peignis si b
ourse, et menacent sans cesse leurs fils de les déshériter; mais leur cœur de père, facile à toucher, se rend bientôt au vœu
t amoureux, Molière s’est attaqué pour la première fois aux choses du cœur , et il l’a fait avec cette grâce et cette vérité
ssion désordonnée d’un vieillard, les regrets amers et superflus d’un cœur qui aime sans être aimé; puis viendront les empor
joue plus qu’en deux. La Comédie-Française s’est privée, de gaîté de cœur , d’une foule de scènes comiques, comme celle où P
ages que belles, honnêtes personnes qui ont tant de sincérité dans le cœur , et dont la pudeur inaltérable n’est pas effleuré
pour donner la description de son cheval alezan, et torture ainsi le cœur de son auditeur, dont l’impatience se croyait au
ux. Quel beau moment dans la vie de Louis XIV ! c’était l’heure où le cœur lui battait d’un noble amour pour mademoiselle de
it un mauvais expédient d’enfermer une femme d’esprit pour garder son cœur , mais que ce système de conservation ne demeurait
pitié vous prend en vérité, à voir ce malheureux Arnolphe atteint au cœur d’un véritable amour, et se jetant aux pieds d’Ag
ouvert, il dit à toute la nature qu’il est amoureux. L’allégresse du cœur s’augmente à la répandre. Il s’en va confier à s
assemblée. Il ne demanderait pas mieux, et il m’attaque de gaieté de cœur pour se faire connaître, de quelque façon que ce
toucher à son caractère. L’esprit s’efface alors pour faire place au cœur . La réplique de Molière est un véritable modèle p
lide est l’aïeule de celles de Marivaux. Toutes ses héroïnes, dont le cœur insensible se prend en un jour, et va jusqu’à l’e
son valet, don Juan s’abandonne en liberté à toutes ses débauches de cœur et d’esprit. Don Juan est brave, mais je ne suis
faux ; Alceste n’est pas ridicule un seul instant ; ses faiblesses de cœur et ses emportements ne produisent pas un si déplo
dont l’analyse est descendue le plus profondément dans les replis du cœur humain, je ne crois pas m’être trompé. On sait qu
de tomber dans le vice de la galanterie, que, la main crispée sur un cœur trop crédule, il en arrache son fol amour et s’en
u’une coquette peut aimer. L’homme aux rubans verts lui lient plus au cœur que les autres, si les coquettes ont un cœur. Que
verts lui lient plus au cœur que les autres, si les coquettes ont un cœur . Quel monde que celui du Misanthrope ! Quelle bel
franchise et de loyauté, et qu’on en revient la tête plus haute et le cœur plus ferme. Une âme bien située ne commettrait pa
r caractère. N’est-il pas raisonnable d’admettre qu’un homme ayant le cœur légèrement atteint par l’égoïsme, à trente ans, d
esprits mobiles des Grecs ; mais cette haute raison, cette science du cœur , cet ordre heureux qui consacrent les productions
evé que l’auteur ait créé. Ce rôle a été tissu avec les fibres de son cœur . Le Médecin malgré lui qui succéda au Misanthrope
fonnerie du sujet. La phrase nous avons changé tout cela, à propos du cœur que Sganarelle place à droite dans un de ses amph
lle et bavarde belle-mère, elle qui est si haute d’intelligence et de cœur . Elle a concentré les affections sur les enfants
ufe, elle est contrainte de garder le silence sur les émotions de son cœur  ; mais elle ne peut manquer de faire voir au spec
. Molière, dans cette pièce, a creusé jusqu’au fond les faiblesses du cœur humain. Il a dévoilé, dans cet intérieur de famil
tout à l’imprudence de ceux qui épousent une fille sans consulter son cœur . Nous avons eu occasion de remarquer que le maria
s classique dans ce genre, parce que c’est le pays où les intérêts du cœur sont le plus fréquemment sacrifiés aux intérêts d
eux. Il s’agit d’un jeune guerrier de condition obscure, qui gagne le cœur d’une grande princesse, et l’on prétend que Moliè
timent populaire était resté, parmi le grand monde, vivace au fond du cœur de Molière, et cela ne paraît pas douteux pour qu
essé à sa sœur Armande, car elle connaît le monde ; elle sait que les cœurs faits l’un pour l’autre ne se rencontrent pas du
dans sa chambre ; ah ! les douces caresses !… (A Ariste.) Venez ; mon cœur s’émeut à toutes ces tendresses; Cela ragaillardi
vieillard sur les passions de la jeunesse est un de ces mouvements du cœur que le génie seul ne trouverait pas. « C’est un
nie dans le rôle d’Argan et le tableau des plus mauvais sentiments du cœur humain dans celui de Beliue, arrêtent souvent le
t remercier Dieu de cette unique ressource qu’il embrasse de tout son cœur . Il accompagne cette prière et cette résolution d
oin de celui de Molière ! Alceste, Cléante, Valère, hommes de tant de cœur et d’esprit ! où êtes-vous ? Elmire, Henriette, M
Les héros qui revenaient de l’armée faisaient la conquête de tous les cœurs . Il n’en restait pas un aux pauvres citadins jusq
us intrépide est souvent contraint de lâcher pied et de se retirer le cœur meurtri et tout percé de coups de sifflets. » Gab
, un amant honnête, et qui ne peut être accusé que d’inconséquence du cœur . Cet amant se fait du reste son procès à lui-même
32 (1865) Les femmes dans la comédie de Molière : deux conférences pp. 5-58
encore encourir le premier. Surtout, je me garderai de contrister le cœur des mères par l’imprudence de mes paroles. Un anc
contré un homme assez sage pour distinguer les qualités de sens et de cœur que recouvre cette bourgeoise enveloppe. Mais peu
dans l’autre la vanité et la légèreté. La galanterie est un faible du cœur ou peut-être un vice de la complexion ; la coquet
ce qui me surprend encore davantage C’est cet étrange choix où votre cœur s’engage. La sincère Éliante a du penchant pour v
mants importunent Alceste ; il voudrait qu’elle les éloignât, Car un cœur bien épris veut qu’on soit tout à lui ; mais ell
Mais ce qui explique surtout le refus de Célimène, c’est le manque de cœur . Une femme honnête cherche une âme qui la compren
use, tout ce qu’il y a de plus séduisant au dehors ; et au dedans, un cœur sec ; voilà la coquette, voilà Célimène. On dirai
se laissât prendre à cet éclat qui dérobe le vide et la sécheresse du cœur . Vous m’auriez blâmé vous-mêmes de lui faire cont
qui console ses chagrins, qui répande la paix et la sérénité dans le cœur du mari, comme elle met l’ordre dans la maison. N
te a du penchant pour vous36. Esprit droit et sensé qui a compris le cœur du Misanthrope et pour cette raison fait de lui u
ais si un jour la coquetterie de Célimène rebutait en le déchirant le cœur d’Alceste, elle pourrait se résoudre à recevoir s
itandre s’y est trompé d’abord et a commencé par offrir à Armande son cœur qu’Henriette ne laissera plus échapper. On voit b
enée par Chrysale, prend la défense d’Henriette avec une verve que le cœur inspire : … Par quelle raison, jeune et bien fai
te et les visions de Bélise ? Un amant fait sa cour où s’attache son cœur  ; Il veut de tout le monde y gagner la faveur, Et
e l’esprit même, et qu’Henriette possède dans un haut degré, c’est le cœur . Elle est heureuse d’aimer et d’être aimée ; elle
t lui demande si elle croit que toute autre flamme soit morte dans le cœur de Clitandre. Que répond-elle ? Il me l’a dit, m
moi, je le crois Mot sublime, où s’exprime toute la confiance d’un cœur honnête et dévoué. Le dévouement est en effet l’u
t le nom vous a attirés ici ; j’étais sûr de trouver un écho dans vos cœurs en parlant de ce grand homme. La vérité partage a
33 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VIII. M. DE SAINT-FOIX. » pp. 288-296
a corde de mon arc. Il le tend en même temps, vise, & me perce le cœur  ; ensuite il se met à sauter en riant de toute sa
t : Mon hôte, réjouis-toi avec moi, mon arc est en bon état, mais ton cœur est bien malade. Dans la Piece, l’Amour, voulant
est bien malade. Dans la Piece, l’Amour, voulant s’insinuer dans le cœur de trois Nymphes & les séduire, s’annonce com
nne. Aglaé. Volontiers. Euphrosine. Et toi, Cyane. Cyane. De tout mon cœur . (Elles lui font baiser leurs mains.) L’Amour.
blonde : leurs appas différents ne donnoient aucun avantage dans mon cœur à l’une sur l’autre, & ne servoient qu’à me t
isance me fit consentir à ce qu’on voulut ; je riois même de tout mon cœur de la malice que j’allois faire. Ces Dames m’enve
34 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXVI. De l’opposition des Caracteres. » pp. 398-416
doute une amende plus haute : C’est marché donné ; mais nous avons le cœur bon. Cléon. Je reviens à l’instant. Dans la scen
qui sur vous voulois être absolue, J’ai suivi son exemple, & mon cœur désormais Veut se montrer par-là sensible à vos b
dele amant ! Bien que quelques défauts obscurcissent vos charmes, Mon cœur trop prévenu n’en conçoit pas d’alarmes. . . . .
alarmes. Le Marquis. Déja depuis long-temps, je l’avoue à regret, Mon cœur vous rend, Madame, un hommage secret. Céliante, à
s. Votre estime, Madame, est-elle le seul prix Qui dût récompenser un cœur vraiment épris ? Céliante. Vous vous piquez, Marq
e vous promettre une égale tendresse ; Mais je sens que pour vous mon cœur parle & s’empresse. Il me dit... Le Marquis.
tres. Damon, se jettant tout d’un coup entre eux. Je croyois vos deux cœurs plus braves que les autres : Mais dès le premier
argent & moins on a de vices. Le soin d’en amasser occupe tout le cœur , Et quiconque s’y livre y trouve son bonheur. Un
35 (1852) Légendes françaises : Molière pp. 6-180
, souvent trompeuses, qu’à celles qui se pouvaient passer au fond des cœurs . Après ce voyage, qui dura près d’un an, la plupa
ente vie. Mais dans quelles régions trouverait-il une femme selon son cœur , pauvre comédien qu’il était, rebuté de sa propre
urdi mêlée d’intrigues, de récits, d’aventures, mais en revanche, les cœurs s’y montrent mieux. Molière s’était dit qu’il fal
cun goût. » Il sentait combien son art était encore au-dessous de son cœur . Oh ! s’il venait jamais à exprimer ce cœur, on v
encore au-dessous de son cœur. Oh ! s’il venait jamais à exprimer ce cœur , on verrait ce que c’est que la vraie comédie ! D
critiques, continua d’étudier Plaute et Térence, et de lire dans son cœur . Hélas ! S’il donnait la comédie aux autres, la c
un regard, une simple rougeur, Un silence est assez pour expliquer un cœur . Tout parle dans l’amour. Molière avait écrit p
nc sa pièce, non de la pièce antique, mais de la comédie éternelle du cœur humain qu’il lisait en lui et hors de lui, comédi
i, dès son enfance, Et j’en aurai chéri la plus tendre espérance, Mon cœur aura bâti sur ses attraits naissants, Afin ! [...
dier la nature. Ce fut le monde intérieur surtout, ce fut son propre cœur qu’il étudia. Non pas qu’il n’ait observé toute s
[...] que c’est à tort que sages on nous nomme, Et que dans tous les cœurs il est toujours de l’homme. Il ne faut pas croir
voulez dire, Et se mettant doucement à sourire, D’un air qui sur les cœurs fait un charmant effet, Il passera comme un trait
peine l’écoutait-elle ! Au moment où il allait s’épancher: Parlons à cœur ouvert... Un domestique entrait : ARMANDE. Qu’est
is capable de la faire accepter ? Mais rien ne le put décourager. Son cœur et sa conscience l’emportaient... Une fois lancé
l leur esprit revêtu, Se couvre du manteau d’une austère vertu ; Leur cœur , qui se connaît et qui fuit la lumière, S’il se m
ne me font point de peur, Je sais comme je parle et le ciel voit mon cœur . Il tenait seulement à bien faire connaître son
a les cris, c’est que ce n’était plus seulement une étude profonde du cœur humain, mais une protestation contre les charlata
ant seize années, préparé avec tant de soins une compagne suivant son cœur , il se voyait réduit à vivre seul, sans repos, sa
c’est dans ses rôles à lui qu’il savait reproduire Ces mouvements du cœur , peints d’une adresse extrême Par des gestes puis
ns la manière dont elle s’exécute. Est-ce la nuit comme des gens sans cœur ou désespérés, que se doivent noyer des philosoph
air tout engageant, je ne sais quoi de tendre Dont il n’est point de cœur qui se puisse défendre. « Elle se prend,disait-
pouvant la changer, il essaya de se changer lui-même, de réformer son cœur , il ne le put. [...] je commence à connaître Que
blement. Toutes les choses du monde ont du rapport avec elle dans mon cœur  : mon idée en est si fort occupée, que je ne sais
tendresse ? Et quoiqu’avec ardeur, je veuille vous haïr, Trouvé-je un cœur en moi tout prêt à n’obéir ? Ensemble et détail
Ensemble et détails, tout était vrai : c’était sa vie, sa maison, son cœur , que Molière livrait ainsi en pâture au public.
ctement ce qu’est Alceste dans sa pièce ; il était trop maître de son cœur pour cela. N’imaginons pas davantage que son inte
atteint déjà d’un peu d’amour. Et trois bergères se disputaient son cœur (Molière avait-il déjà le pressentiment que Baron
ignez point au remords qui l’accable ; Souhaitez bien plutôt que son cœur en ce jour, Au sein de la vertu fasse un heureux
AIT PAS MOI […] Ce revers vient à bout de toute ma constance, Et mon cœur ne respire, en ce fatal moment, Et que fureur et
Et que l’on donnerait volontiers cette gloire Pour avoir le repos du cœur  ! Au mois de juillet suivant, pour une fête que
se trouva tout naturellement porté sur cette pente, dans son étude du cœur humain ? Mais quel admirable moment il choisit po
s le rôle de Psyché ; Baron, dans celui de l’Amour, enlevait tous les cœurs . Les applaudissements, qui les enveloppèrent ense
sirs, Et voulait réparer,par ce faible avantage, Ce qu’au fond de mon cœur je lui faisais d’outrage. Cette apparence de ret
36 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. De l’Etat, de la Fortune, de l’Age, du Rang, du Nom des Personnages. » pp. 39-75
enti, maudite robe, dis-je ; Vous ne pourrez jamais me porter dans le cœur Rien de votre poison ni de votre noirceur : Pour
apitre que les poëtes comiques doivent peindre seulement les vices du cœur , ou ceux de l’esprit, parceque ce sont les seuls
MON, PASQUIN. Lisimon, à Pasquin. Le Comte de Tufiere est-il ici, mon cœur  ? Pasquin. Oui, Monsieur, le voici. (Le Comte se
t, me voyant si bon, en revanche, aime-moi. Agnès. Du meilleur de mon cœur , je voudrois vous complaire ; Que me coûteroit-il
me coûteroit-il, si je le pouvois faire ? Arnolphe. Mon pauvre petit cœur , tu le peux, si tu veux. Ecoute seulement ce soup
rand monde, c’est-à-dire beaucoup de fatuité & de présomption. Le cœur de l’héroïne résiste à cet attrait séducteur, qui
l’étourderie, l’impertinence de l’amant qu’on lui destine, & son cœur donne la préférence au premier. Elle n’ose lui av
ien heureux si Hortense vous ressembloit : je l’épouserois d’un grand cœur  ; & j’ai bien de la peine à m’y résoudre. La
ui paierois la somme, pourvu qu’auparavant la personne qui a pris mon cœur , ait la bonté de me dire qu’elle veut bien de moi
les airs de Cour, parle haut, chante, rit ; Il est bien fait, il a du cœur & de l’esprit. Mad. Grognac. Il est trop gueu
e voir l’appui de ma vieillesse : Sentiments inconnus à votre mauvais cœur . Géronte. Mais qui vous a rendu si pauvre ? Lisim
mblée : il ne demanderoit pas mieux ; & il m’attaque de gaieté de cœur pour se faire connoître de quelque façon que ce s
37 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. » pp. 20-52
sonne ; mais cette feinte ne m’a été dictée que par la vengeance, mon cœur n’y pas eu la moindre part. Diana. Je mets tout s
C’en est fait ; je me veux guérir, & connois bien Ce que de votre cœur a possédé le mien. Un courroux si constant, pour
is rien. Mais enfin il n’importe, & puisque votre haine Chasse un cœur tant de fois que l’amour vous ramene, C’est la de
r.Non, non, n’ayez pas peur Que je fausse parole : eussé-je un foible cœur Jusques à n’en pouvoir effacer votre image, Croye
te lit.  « Vous m’aimez d’une ardeur extrême, « Eraste, & de mon cœur voulez être éclairci.  « Si je n’aime Eraste de m
-vous encor ?Que faut-il davantage ? Eraste. Ah ! Lucile, Lucile ! un cœur comme le mien Se fera regretter, & je le sais
ra regretter, & je le sais fort bien. Lucile. Eraste, Eraste ! un cœur fait comme est fait le vôtre Se peut facilement r
On voit d’un œil plus doux une offense amoureuse. Lucile. Non, votre cœur , Eraste, étoit mal enflammé. Eraste. Non, Lucile,
Point, vous avez voulu vous contenter vous-même. Eraste. Mais si mon cœur encor revouloit sa prison ?... Si, tout fâché qu’
a remarqué en combien de façons Eraste & Lucile y déploient leurs cœurs , on sentira combien ils sont supérieurs en tout à
l’hymen semble lui faire peur ; Et sur quelque parti que je sonde son cœur , Pour un pareil lien il est froid & recule. M
38 (1848) De l’influence des mœurs sur la comédie pp. 1-221
rivaux ne peut se contester. Habile à saisir les nuances délicates du cœur des femmes, il excelle dans leur peinture, et, so
chevèrent de prouver la parfaite connaissance qu’il possédait de leur cœur . Pourquoi faut-il que cette scène, vrai chef-d’œu
meilleurs ? Si son plus précieux avantage n’était pas de disposer nos cœurs , quels que soient les vices et les imperfections
rtu chez quelques-uns provient naturellement d’une excessive bonté de cœur , chez le plus grand nombre elle est l’heureux tri
incère, et qu’en homme d’honneur On ne dise aucun mot qui ne parte du cœur . Non, morbleu ! C’est à vous ; et vos ris complai
sans cesse nourrie Par le coupable encens de votre flatterie ; Et son cœur à railler trouverait moins d’appas S’il avait ob
e veux que l’on soit homme, et qu’en toute rencontre Le fond de notre cœur dans nos discours se montre, Que ce soit lui qui
que trouve la vertu ; Et si de probité tout était revêtu, Si tous les cœurs étaient francs, justes et dociles, La plupart des
s, madame, allons employer toute chose Pour rompre le dessein que son cœur se propose. Est-ce là de l’égoïsme ? N’est-ce p
blesse Où les vices du temps portent votre jeunesse, Pourvu que votre cœur veuille donner les mains Au dessein que j’ai fait
vez réparer le mal de vos écrits,  Et qu’après cet éclat qu’un noble cœur abhorre Il peut m’être permis de vous aimer enco
tendresse? Et quoique avec ardeur je veuille vous haïr, Trouvé-je un cœur en moi tout prêt à m’obéir ? Puis, se tournant v
ontrer que c’est à tort que sages on nous nomme, Et que dans tous les cœurs il est toujours de l’homme. Et c’est après cet a
este : Je ne m’oppose point à toute sa tendresse ; Au contraire, mon cœur pour elle s’intéresse ; Et si c’était qu’à moi la
: Mais laissez-moi toujours vous estimer de même. Et souffrez que mon cœur , en ses troubles divers, Ne se présente point à l
naître. Que ce serait pour vous un hommage trop bas Que le rebut d’un cœur qui ne vous valait pas. Eliante ne cherche point
un parti, ce qu’elle n’eût pas manqué de faire, ce me semble, si son cœur eût conservé pour lui les mêmes sentiments. Elle
out par la forme de son gouvernement, jamais on ne pourra extirper du cœur humain l’orgueil, la vanité, l’envie, qui sont sa
ésert, mais consent néanmoins à devenir sa femme : ........ Non, mon cœur à présent vous déteste, Et ce refus lui seul fait
t disconvenir, c’est qu’Alceste n’est subjugué ni par les qualités du cœur , ni même par l’esprit de Célimène, bien qu’elle e
l’avoue, que cette sorte de transaction soit passible de la part d’un cœur noblement épris. Je trouve, dans l’Arnolphe de L
t, me voyant si bon, en revanche, aime-moi. AGNÈS. Du meilleur de mon cœur je voudrais vous complaire : Que m’en coûterait-i
artuffe, mais en faut-il conclure que La Bruyère connaissait mieux le cœur humain, était un plus profond observateur que Mol
e ? N’observe-t-il pas dans toutes ses démarches, même en ouvrant son cœur à celle qu’il aime, la prudence et la circonspect
ieux aveu d’une coupable flamme. Elle est d’une humeur douce, et son cœur trop discret Voulait à toute force en garder le s
r ici seule avec vous enfermée, Et ce qui m’autorise à vous ouvrir un cœur Un peu trop prompt peut-être à souffrir votre ard
e style. ELMIRE. Ah ! Si d’un tel refus vous êtes en courroux, Que le cœur d’une femme est mal connu de vous ! Et que vous s
ord ; mais de l’air qu’on s’y prend On fait connaître assez que notre cœur se rend; Qu’à nos vœux, par honneur, notre bouche
vous prie, avec tant de douceur Écouté tout au long l’offre de votre cœur , Aurais-je pris la chose ainsi qu’on m’a vu faire
r, Aurais-je pris la chose ainsi qu’on m’a vu faire, Si l’offre de ce cœur n’eût eu de quoi me plaire ? Et lorsque j’ai voul
ennui qu’on aurait que ce nœud qu’on résout Vint partager du moins un cœur que l’on veut tout ? On dira peut-être que, just
goûta jamais. Le bonheur de vous plaire est ma suprême étude, Et mon cœur de vos vœux fait sa béatitude ; Mais ce cœur vous
a suprême étude, Et mon cœur de vos vœux fait sa béatitude ; Mais ce cœur vous demande ici la liberté D’oser douter un peu
r langue indiscrète, en qui l’on se confie, Déshonore l’autel où leur cœur sacrifie... (Plus bas encore et plus lentement.)
à la personne aimée ; Et c’est en nous qu’on trouve, acceptant notre cœur , De l’amour sans scandale et du plaisir sans peur
s pas moins homme ; Et lorsqu’on vient à voir vos célestes appas, Un cœur se laisse prendre et ne raisonne pas. Je sais qu’
stacle est pour moi peu de chose, Et cela ne doit point retenir votre cœur . ELMIRE. Mais des arrêts du ciel on nous fait tan
tenant il veut édifier son trop crédule ami par la magnanimité de son cœur . Il lui demande ’ la grâce de son fils, de ce fil
ion, la haine, la vengeance, voilà les sentiments qui remplissent son cœur , et ils sont trop violents pour ne pas faire irru
39 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE XII. Réflexions Générales. » pp. 241-265
eu l’esprit plein des dangers et des hontes de la vie de comédien, le cœur soulevé par les grossièretés étalées sur la scène
on naïve pour son ami, et qui l’a pleuré avec des accents qui vont au cœur . L’autre est Louis XIV, qui a donné preuve d’un g
l a aimé l’honnêteté et l’honneur : son honnête homme est accompli de cœur et d’esprit ; il pousse la délicatesse de la vert
il conduisait, un protecteur charitable et dévoué jusqu’à la mort825. Cœur convaincu, il sut avoir de la dignité dans sa con
la grâce, se rencontre à l’entrée de la vie devant un jeune homme de cœur , on peut dire que d’elle dépend ce qu’il sera, et
  Et puis, d’une autre part, toujours pour faire rire, il a forcé le cœur à être indulgent pour des gens méprisables, à s’i
faut juger, et le triomphe du comédien est de passionner si bien les cœurs que le jugement soit séduit et forcé. D’où il rés
struit moralement d’une manière suffisante ; si chaque homme dans son cœur portait, avec la volonté. de bien faire, une conn
e un bon goût de conversation.   A. Pommier, Crâneries et Dettes de cœur , À un Questionneur. 813. La Bruyère, les Carac
40 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VI. Des Pieces à scenes détachées, dans lesquelles une Divinité préside. » pp. 61-74
idicules, les travers, les vices, & qui développent à nos yeux le cœur humain pour nous en faire voir la fausseté. Celle
n même temps la satyre des mœurs & des arts, de l’esprit & du cœur . Je vais mettre trois exemples différents sous le
res vicieux, qu’elles y joignent des leçons excellentes, & que le cœur de l’homme varie bien moins que son esprit ; mais
les pieces qui, comme la suivante, critiquent en même temps & le cœur & l’esprit, même les modes & les usages.
nnoisseur,  Et le forcera de se taire,  Et d’admirer, en dépit de son cœur ,  La complaisance du Parterre, &c. On lit en
n critiquant alternativement les modes, les usages, l’esprit & le cœur  ; comme, dis-je, l’Auteur semble n’avoir apperçu
41 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXVI. Des Caracteres nationaux. » pp. 268-283
ur lui faire sa cour : Oui, oui, la haine seule est digne d’un grand cœur  ; Aussi bien que l’amour, la haine a sa douceur.
ne a sa douceur. Un fiel bien ménagé coule de veine en veine, Part du cœur , y retourne, ou fait filer la haine A longs trait
aisir... Le Comte. C’est avec grand plaisir...Ah ! c’est de tout mon cœur ... La Marquise. Qu’entre mon frere & moi ce j
en ce moment a rempli mon espoir. . . . . . . . . . (En montrant son cœur .) Voilà le livre où sont écrits tous les bienfait
Les yeux ne sont point nécessaires :  Je suis toujours averti par mon cœur . Scene XVII. Sudmer. Je suis dans un courroux
oir admiré les couleurs favorables avec lesquelles M. Favart peint le cœur d’un Anglois, il est juste de voir la critique qu
42 (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre II. Mademoiselle Mars a été toute la comédie de son temps » pp. 93-102
tendez-la parler, de cette voix divine qui sait le chemin de tous les cœurs  ; voyez-la se parer avec cette science naturelle
sourit une dernière fois ; vous, cependant, vous avez la mort dans le cœur . Tels sont les derniers et limpides sourires de m
songe qu’à montrer beaucoup d’esprit et un charmant visage ; quant au cœur , peu lui importe ! Ces beaux jeunes messieurs s’i
ur, peu lui importe ! Ces beaux jeunes messieurs s’inquiètent bien du cœur de Célimène ! Ils en veulent à l’éclat que cette
et à chacun, enfin, les plus secrètes pensées de son esprit et de son cœur . Ajoutez cette différence entre les mystères sole
’abriter contre ces insolences abominables ! Mais si quelques gens de cœur n’avaient pas été, pour ainsi dire, les gardes de
43 (1852) Molière — La Fontaine (Histoire de la littérature française, livre V, chap. I) pp. 333-352
ance, qui paraissait alors indissoluble comme tous les engagements du cœur , subsista aussi longtemps qu’il fut permis de cro
qui était le centre et le principal ressort de ce noble mouvement des cœurs et des intelligences : Voltaire a prouvé que ce n
noviciat d’épreuves morales et d’observations. L’étude de son propre cœur troublé par la passion lui avait donné des lumièr
venir une école pour réformer les travers de l’esprit et les vices du cœur , ou, tout au moins, pour les déconcerter par le r
ans doute on a fait de détestables comédies, capables de pervertir le cœur et l’esprit ; mais l’abus doit-il conclure contre
e tromper ni celui d’être trompés, qui ne craignent pas d’ouvrir leur cœur et qui veulent pénétrer et dévoiler ce que cachen
les fables de La Fontaine, on les regarde ; on ne les sait point par cœur , on continue de les voir. Si l’on ajoute à cet at
x, comme pour la nature, d’un amour véritable ; il les porte dans son cœur , il plaide leur cause avec éloquence, et dans l’o
pouvoir désabuser le monde d’une admiration qui a ses racines dans le cœur de l’homme. La Fontaine et Molière sont inséparab
44 (1870) La philosophie dans le théâtre de Molière (Revue chrétienne) pp. 326-347
trations en français et en latin, sur le foie qui est à gauche, et le cœur qui est à droite, finira par vous apprendre « que
a passion pour les anciens. Cette passion remplit, à cette époque, le cœur et l’âme d’un homme célèbre, Gui Patin. Tout dévo
ui se tourne sans cesse vers l’astre du jour, ni plus ni moins que le cœur de M. Thomas Diafoirus se tourne toujours vers l’
pas les plus grandes divergences d’opinions, — influence qui gagne le cœur , s’insinue jusqu’au centre même de la vie, et de
ce et la fin de toutes les disputes. Son caractère était aimable, son cœur ouvert à toutes les amitiés. Dans son enfance, co
mort même ne put troubler : sentant s’affaiblir les battements de son cœur , il posa dessus la main de son ami, et ferma les
ême de ses passions venait illuminer comme d’un éclair le fond de son cœur , et lui laisser enfin apercevoir le vide désespér
son amour passionné pour Lucrèce. Le maître sait le poète entier par cœur  : l’élève se met à le traduire ; mais de son œuvr
e race a écrit les noms immortels, non dans ses livres, mais dans son cœur . Amour magnifique, chrétien en un mot… quand il n
ncore on ne la connaissait pas! Mais Molière a sondé jusqu’au fond le cœur humain et ses misères… Torturé par la douleur phy
oublier jusqu’à son nom, ses amis le trahir, celle qui possédait son cœur , le tromper! Alors, dans une heure de profonde mé
ticle) où nous disons que Molière, après avoir sondé jusqu’au fond le cœur de l’homme, l’avait trouvé mauvais ? Molière aima
45 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE V.*. Destouches imitateur, comparé à Moliere, Plaute, Regnard, Shakespeare, &c. » pp. 185-218
ner une gradation vraisemblable aux progrès que cet amant fait sur le cœur de la maîtresse éprouvée : d’ailleurs le plan de
Je voudrois savoir, en un mot, si Camille m’est aussi fidelle dans le cœur que je l’ai cru jusqu’ici, & je ne puis m’en
it plus s’en détacher. Enfin l’amour naissoit insensiblement dans son cœur , & avoit déja fait bien des progrès avant qu’
de Damon. Léandre reste avec son ami, lui dit qu’il veut éprouver le cœur de Julie, le charge de ce soin : Damon se défend,
le prie de continuer à lui rendre des soins. Damon lui avoue que son cœur s’intéresse à la feinte ; Léandre en est enchanté
veut dire ; Damon & Crispin leur disent qu’elles sont effacées du cœur de Léandre & de l’Olive par des objets nouvea
& l’Olive leur ont permis de les épouser. Le dépit agit sur leurs cœurs . Crispin presse Nérine de couronner son amour ;
le un instant favorable ? Et que doit, après tout, m’importer que son cœur , Par goût ou par dépit, consente à mon bonheur ?
il me fait rire aussi. Oui, Baron, des savants. (Il rit de tout son cœur .) Le Baron, riant de plus en plus. Oui, Baron,
e. Timon lui dit en vain qu’elle jouira toujours de ses largesses. Le cœur de son amant est tout ce qui la touché, elle mour
es : le blanc dont elle se sert, est le plaisir de conquérir tous les cœurs . Cloé sa femme-de-chambre lui demande si elle ne
46 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVI. » pp. 294-322
Je demande présentement à l’Europe entiere, qui sait le Tartufe par cœur , ce que Moliere doit au Docteur Italien ; & l
affaires le retinrent à Séville. Montufar cependant y avoit gagné les cœurs de tout le monde par cet acte d’humilité contrefa
vie. Orgon. (A Tartufe.) (A son fils.) Mon frere, c’en est trop. Ton cœur ne se rend point, Traître ? Damis. Traître ?Quoi
est tout au moins, lui répliqua Blanche, qui savoit sa généalogie par cœur . Mais sans faire ici le dénombrement de nos aïeux
plus ancienne, je prétends être plus noble que vous, parceque j’ai le cœur bien situé. Si vous aviez le cœur bien situé, rép
us noble que vous, parceque j’ai le cœur bien situé. Si vous aviez le cœur bien situé, répartit le pétulant Don Diegue, vous
sais qui, & peut-être faire je ne sais quoi, qui me tient plus au cœur que tout le reste. Je veux sortir encore plus mat
, & faire à mon aise le je ne sais quoi qui vous tient si fort au cœur , & qui me plaît moins par le délice que j’y t
ien dit. Valere. Il est vrai, c’est bien dit.Sans doute, & votre cœur N’a jamais eu pour moi de véritable ardeur. Maria
t bien.Souvenez-vous au moins que c’est vous-même Qui contraignez mon cœur à cet effort extrême. Mariane. Oui. Valere, reven
47 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXV. » pp. 500-533
amp; chaque mot, chaque regard, est un trait plein de flamme dont son cœur se sent pénétré. Est-il, disoit-il, quelque chose
spose pour en célébrer la cérémonie. Jugez quelle atteinte cruelle au cœur de ce triste berger. Le voilà accablé d’une morte
x Tircis    Eût assez de bonheur  Pour avoir quelque place dans votre cœur  ? Angélique. Je ne m’en défends point, dans cette
ans une tragédie, ouvrage d’importance,  Que faut-il pour toucher les cœurs  ? L’Ecolier. Un songe, une reconnoissance, Un réc
Viva, viva la Pazzia, La madre dell’allegria, Souveraine de tous les cœurs , Et la Minerve des Auteurs ! La Folie conduit le
le, je ne fais des songes que d’elle, je ne respire que par elle, mon cœur vit tout en elle ; & voilà de tant d’amitié l
es sont engageantes, ont je ne sais quel charme à s’insinuer dans les cœurs . Covielle. Pour de l’esprit... Cléonte. Ah ! elle
singe est né pour être imitateur ; Mais l’homme doit agir d’après son cœur . L’Auteur de Nanine a voulu flatter l’humanité p
xaminer si l’air tendre & touchant exprime bien le sentiment d’un cœur foible & passionné ? Toute l’assemblée se liv
n des hommes jouit des sentiments que la musique fait naître dans son cœur sans en rechercher les causes ; & le plaisir
48 (1882) L’Arnolphe de Molière pp. 1-98
se déconcerte ; il n’en tirera rien, s’il ne décharge franchement son cœur . — Il le fait donc, à la façon classique, avec un
etite a beau objecter : Las ! il est si bien fait… je n’aurai pas le cœur … l’extravagant lui coupe la parole, et, enflant
t en effet, intrépide ; il n’est point, lui, de ces auteurs au faible cœur , qui tremblent et se dérobent ; il paie de sa per
oint. Les deux enfants — ils le sont par la confiance et la pureté de cœur — se font de touchants adieux, qu’Arnolphe abrège
toi-même, qui ne veux pas comprendre que c’est tout simplement que le cœur a plus d’esprit que l’esprit ! Mais il a perdu le
n faut qu’il la batte… Et quelques coups de poings satisferaient son cœur . — Hélas ! vous le pouvez, si cela peut vous plai
l demande qu’on l’aime. — Hélas ! elle le voudrait du meilleur de son cœur , mais quoi ! elle ne peut. — Force-toi, lui dit-i
réjouit, et la femme aussi. 11 est pour la nature, pour la liberté du cœur , pour la jeunesse ; en un mot, il est pour Horace
i dès son enfance, Et j’en aurai chéri la plus tendre espérance ; Mon cœur aura bâti sur ses attraits naissants Et cru la mi
’y a de Molière dans les types de Molière que parce que dans tous les cœurs il est toujours de l’homme ! Mais pourquoi, me di
et ce je ne sais quoi de tendre, que lui donne la bonté de son petit cœur  : Oh ! vraiment, Shakespeare a dit de la femme :
able ; elle est consternée. Comment ce qui ne laisse aucun trouble au cœur serait-il un péché ? Et qu’est-ce que cela signif
ce qu’Horace serait naïf, parce qu’il laisserait comme elle aller son cœur tout nu, parce qu’elle croirait Horace ! Pour Arn
ée au fond de la même ignorance de la vie et de la même générosité de cœur , cet éventé, toujours débordant d’amour et du bes
Elle a toutes les qualités charmantes de notre amie : la droiture du cœur , la tranquillité d’âme, jointe à beaucoup de fine
elle, et qu’on s’étonnât de la voir, toujours paisible, résoudre son cœur aux suites de ce mot, elle répondrait avec Henrie
il n’y a pas société : il faut que les esprits s’entendent comme les cœurs . Voilà, je crois, ce qu’a voulu prouver Molière.
xes, cette séparation contraignant l’homme à se gâcher l’esprit et le cœur dans la société des filles de plaisir. — J’ai pu,
itables poètes dramatiques, l’esprit planait au-dessus des misères du cœur  ; et que ses tortures intimes n’altérèrent jamais
49 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE XI. De la Religion. Principe et Sanction de la Morale de Molière. » pp. 217-240
s l’autre ? Ces nerfs, ces os, ces veines, ces artères, ce poumon, ce cœur , ce foie, et tous ces autres ingrédients qui sont
a menacé de « la colère d’une femme offensée754, » pour adresser à ce cœur de tigre les paroles qui tirent des larmes à Sgan
ts tumultueux d’un attachement criminel..., et il n’a laissé dans mon cœur pour vous qu’une flamme épurée de tout le commerc
oignez point au remords qui l’accable. Souhaitez bien plutôt que son cœur , en ce jour, Au sein de la vertu fasse un heureux
us les dérèglements de votre vie ; et ce même ciel, qui m’a touché le cœur et fait jeter les yeux sur les égarements de ma c
fût chrétien comme lui ; et l’on pensera avec lui Que les dévots de cœur sont aisés à connoître… : Ce ne sont point du tou
êmes, qui existe essentiellement en nous tous, qui dit secrètement au cœur de chacun ce qui est bien ou mal ; lumière univer
ertu seule peut donner ; dans la sérénité d’âme et la tranquillité de cœur que porte en soi le seul honnête homme. En un mot
r esprit revêtu   Se couvre du manteau d’une austère vertu ;   Leur cœur , qui se connoit et qui fuit la lumière,   S’il s
50 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXVIII. Du Comique, du Plaisant, des Causes du rire. » pp. 463-473
ter un ris général ? C’est qu’il a étudié dans le monde & dans le cœur humain les causes du rire. Voyons d’après lui que
e. Ce m’est, je le confesse, une audace bien grande, Que d’oser de ce cœur vous adresser l’offrande ; Mais j’attends, en mes
rds divins l’ineffable douceur Força la résistance où s’obstinoit mon cœur  ; Elle surmonta tout, jeûnes, prieres, larmes, Et
tes. Ce que je vous dis là ne sont pas des chansons, Et vous devez du cœur dévorer ces leçons. Si votre ame les suit, &
arder la céleste bonté ! Faites la révérence. Ainsi qu’une novice Par cœur dans le couvent doit savoir son office ; Entrant
51 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XLI. Des Episodes. Maniere de les lier aux Caracteres principaux, & de placer les Caracteres accessoires. Embonpoint d’une Piece. » pp. 475-492
Scene X. M. TOUTABAS, GÉRONTE. Toutabas. Avec tous les respects d’un cœur vraiment sincere, Je viens pour vous offrir mon p
. Stukely. Je me rends aux miens. Ils agissent trop fortement sur mon cœur ... Mais vous êtes bien froid !.. Nous allons donc
ous relever ensemble du précipice où nous sommes tombés ensemble. Mon cœur , mon honneur, mon amitié, tout le veut. Beverley.
ment recevez mes adieux. Beverley. Non, arrêtez un instant... Que mon cœur est agité ! J’ai ces pressentiments aussi. Mais j
oches. Beverley. Non, voilà d’où ils partiront tous. (En montrant son cœur .) Stukely. Je ne veux point vous persuader. Beve
sujet, l’a-t-il, pour ainsi dire, épuisé ? Parcequ’il connoissoit le cœur humain beaucoup mieux que Plaute ; parcequ’il a d
52 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE V. L’Éducation des Femmes. » pp. 83-102
ts et des idées, la distinction par un excès ruineux de, toilette, le cœur par un coquetterie de convention qui visitait tou
Quelle bonne satire du raffinement d’esprit substitué à la nature du cœur , que cette Orante et cette Climène des Fâcheux, q
ger les gens, quelle constance dans le droit chemin du bon sens et du cœur  !   Le luxe d esprit choquait Molière : il n’étai
e. En vain sur tous ses pas nous prétendons régner : Je trouve que le cœur est ce qu’il faut gagner327. Cette considératio
un autre non moins élevé : c’est qu’un maître sage doit régner par le cœur . Comme la vertu est aimable par soi, lui donner
s de la bienséance, de la prudence, du devoir, et se jettera de plein cœur dans les bras du premier qui s’offrira avec un ai
savions parfaitement, nous pourrions ne faillir jamais. Quel homme de cœur peut assister sans émotion au spectacle de cette
53 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. Regnard imitateur de Moliere. » pp. 51-80
race, Qu’il est fort peu d’emplois dont je ne sois en passe. Pour le cœur , dont sur-tout nous devons faire cas, On sait, sa
seul. Hé bien ! Marquis, tu vois, tout rit à ton mérite ; Le rang, le cœur , le bien, tout pour toi sollicite : Tu dois être
ni qualité, Vous nourrissez dans l’ame une velléité De me barrer son cœur . Valere. De me barrer son cœur.C’est pure médisa
s l’ame une velléité De me barrer son cœur. Valere. De me barrer son cœur .C’est pure médisance : Je sais ce qu’entre nous l
enfonce son chapeau. Le Marquis, bas. (Haut.) Je crois qu’il a du cœur . Je retiens ma colere : Mais... Valere, mettant l
de. Don Juan. La jolie petite fille que c’est ! Je l’aime de tout mon cœur . M. Dimanche. C’est trop d’honneur que vous lui f
e suis votre serviteur. Don Juan. Parbleu, je suis à vous de tout mon cœur . M. Dimanche. Vous m’honorez trop. Je... Don Juan
ait vœu de pauvreté : nous renonçons au monde. M. Galonier. Que votre cœur pour moi se laisse un peu toucher ! Notre femme e
54 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIV. Des Monologues. » pp. 261-273
siez raison de la santé que je viens de vous porter. Ah ! de tout mon cœur  ! Buvez donc. Voilà un brave homme ! Ta, ra, ta,
par ses amis, trahi par sa maîtresse, fuit d’Athenes la rage dans le cœur , & la bêche à la main, travaille la terre pou
.   Ha ! vraiment, mon pauvre Sosie.  A te revoir, j’ai de la joie au cœur .   Madame, ce m’est trop d’honneur,   Et mon dest
lutôt qu’il pourra, Madame, assurément ;  Mais bien plus tard que son cœur ne souhaite. Ah ! Mais quel est l’état où la guer
des yeux. Marton. Il aborde son pere... il hésite... il avance... Le cœur me bat... Il parle, il tombe à ses genoux. Que ce
55 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXVII. Du titre des Pieces à caractere. » pp. 417-432
inette. Apprends-moi donc...Voyez d’abord le beau côté : Eraste a le cœur noble & plein d’humanité.  Nous l’aimons tous
ire. Damis.  Qu’un tel acte est noble & touchant ! Il n’est qu’un cœur véritablement grand  Qui soit capable de le faire
ir touché son ame,  Si ses yeux ne m’ont pas flatté. Finette.  De son cœur ils sont la peinture. La naïve Sophie, en sa simp
est peint dans mes yeux :  « Ils vous disent : Je vous adore :  « Mon cœur vous le dit encor mieux... » Eraste.   Savez-vou
se, sœur d’Eraste, paroît la larme à l’œil & le désespoir dans le cœur  ; un homme qui venoit l’épouser est arrêté en rou
56 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XV. » pp. 290-293
icilien que Moliere Représente d’une maniere Qui fait rire de tout le cœur , Est donc de Sicile un Seigneur, Charmé, jusqu’à
p; le désespoir où il est de ne pouvoir déclarer sa tendresse : D’un cœur ardent, en tous lieux Un amant suit une belle ; M
e des yeux, S’entretenir avec elle. Est-il peine plus cruelle Pour un cœur bien amoureux ? Don Pedre se doute alors de que
57 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XX. Des Unités. » pp. 352-366
la perfection d’une fable d’action double est de partager si bien le cœur & l’esprit du spectateur, qu’il soit égalemen
la perfection d’une fable d’action double est de partager si bien le cœur & l’esprit du spectateur, qu’il soit égalemen
timents contraires ? Si la double intrigue doit également affecter le cœur & l’esprit du spectateur, il faut nécessairem
ment, il ne faut pas que chacune en particulier affecte également son cœur & son esprit. Ce raisonnement me semble aussi
amp; de Dorinde, les spectateurs n’ont, dans le cours de la piece, le cœur & l’esprit occupés que de l’intérêt d’Amarill
58 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IV. » pp. 57-70
arger de bois mon dos, comme il a fait mon front. Je hais de tout mon cœur les esprits colériques, Et porte grand amour aux
. (Tirant son épée à demi, il s’approche de Lélie.) Au beau milieu du cœur il faut que je lui donne. . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . Ah ! poltron, dont j’enrage, Lâche, vrai cœur de poule. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
rcés, Par où l’on peut aller parmi les trépassés ? Le moindre coup au cœur est une sure voie Pour aller chez les morts ; il
rivoles, Où l’on a plus besoin d’effets que de paroles. Animons notre cœur un peu trop retenu. . . . . . . . . . . . . . . .
59 (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre VI » pp. 394-434
uchêne et de Danton ! Hélas ! même le fameux chapitre des passions du cœur , il n’a pas moins changé que le chapitre de La fe
savante. On n’a entendu parler, de nos jours, en fait de passions du cœur , que de la plus triste sorte d’adultères inconnus
aujourd’hui, à rendre une âme contente, à remplir d’une douce joie un cœur blessé, à faire que la pauvreté soit apaisée, heu
et sa voix compte, et sa voix donne l’empire ! Que si le chapitre du cœur humain est à ce point soumis au changement, à l’a
qui ont à dépenser beaucoup de talent, beaucoup d’esprit, beaucoup de cœur  ; quant aux autres, aux immobiles, aux oisifs, au
, elle avait le courage de ces hommes généreux qui s’arracheraient le cœur , plutôt que de s’avouer vaincus, en public. Elle
ins noire ou moins blonde, que votre regard soit moins limpide, votre cœur moins honnête et votre espérance moins vaste et p
ligence, en plein exercice des facultés de l’âme et des puissances du cœur , est un signe, un présage, une promesse, une espé
re, avec cette effronterie naïve, les plus secrets sentiments de leur cœur . La langue qu’il parle est si retenue en ses plus
sez volontiers, ces beaux discours fleuris, à rencontre des choses du cœur , ces folles dissertations d’amour, cette éloquenc
, qu’on ne peut plus ni les voir ni les entendre, ils s’en donnent, à cœur joie, de toutes ces larmes ; mais qu’importe ? on
ie ; ses adieux ont été simples, touchants, sérieux ; elle tenait son cœur à deux mains, et elle aussi elle aurait pu dire c
le aurait pu dire comme cette héroïne de Corneille : — Tout beau, mon cœur  ! Ce jour du 18 avril 1841 fut un jour néfaste po
e consoler de n’être plus la fête de l’esprit, la fête des yeux et du cœur . Tantôt elle se cachait à tous les regards, fuyan
la fin de ses jours, par une de ces longues agonies qui font de votre cœur un lambeau, et de la femme la plus charmante un l
60 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVI. M. DE BEAUMARCHAIS. » pp. 442-462
; En apprenant son mal, apprends-lui son remede ; Car enfin, dans mon cœur , mon sang pour elle plaide : Et souviens-toi qu’e
& perdre son honneur, N’est pas perte pareille entre les gens de cœur . Ma générosité surpasse donc la tienne, D’autant
rere : Ta mort satisfera, moi, ma sœur & mon pere. Etant homme de cœur tu la disputeras : Mais le Ciel est injuste, ou b
on épée, &, marchant fiérement au Baron, lui met la pointe sur le cœur . Qui que vous soyez, n’avancez pas. Le Baron, por
point notre honneur avec cet emportement que vous témoignez. Ayons du cœur dont nous soyons les maîtres, une valeur qui n’ai
terre : elle parle ; chaque mot va se lancer en trait de feu dans le cœur de Thatley. Un de ses amis, nommé Thoward, rit de
61 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE X. De la Diction. » pp. 178-203
de l’injustice des Dieux, qui n’ont aucun égard à l’innocence de son cœur , & l’exposent à toutes sortes de malheurs. No
rcés, Par où l’on peut aller parmi les trépassés ? Le moindre coup au cœur est une sure voie Pour aller chez les morts : il
frivoles Où l’on a plus besoin d’effets que de paroles. Animons notre cœur un peu trop retenu. Çà, je pose le cas que mon ho
naître sans dépendance, Que jamais, par la force, on n’entra dans un cœur , Et que toute ame est libre à nommer son vainqueu
parlé sans feinte ; Et, rejettant mes vœux dès le premier abord, Mon cœur n’auroit eu droit de s’en prendre qu’au sort. Mai
n sait qu’elle est prude à son corps défendant. Tant qu’elle a pu des cœurs attirer les hommages, Elle a fort bien joui de to
our goûter la beautés du Misanthrope, du Tartufe : la connoissance du cœur humain me suffit. Depuis ce temps-là le ** n’a pl
62 (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre III. Le théâtre est l’Église du diable » pp. 113-135
, de la tromperie, de la gourmandise et des plus mauvais instincts du cœur humain. On nous dit : Mais n’est-ce rien la conte
u désir, se défendre de ces sensualités corruptrices, de ces liens du cœur , plus durs que la plus dure des prisons ? Omni c
c rien ! mais cette opération que tu fais là t’a donc tué l’âme et le cœur  ! Quel est cet empereur de Home assis sur son tri
otre Molière. Ah ! qu’il faut bien que la critique ait desséché votre cœur et corrompu votre esprit, pour que, dans ce lamen
pparences, et plus j’ai peur. D’ailleurs, cette petite fille est sans cœur à force d’être ignorante. Elle devrait quelque pi
ressés, qu’il n’y a plus de place pour les plus simples sentiments du cœur  ; il disait encore que la comédie de Molière, tou
ez absolument tout le secret de cette âme, de cet esprit, de ce jeune cœur  ; et quand enfin la charmante fille a tout dit, q
urs ? Elle en dit tant, que Molière, qui aime cette femme de tout son cœur , s’écrie, en frappant du pied : — Taisez-vous, ma
stant, écoutez-le poser les bases de la critique. Il a ri de tout son cœur , et il a poussé le rire jusqu’à la bouffonnerie ;
63 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVII. M. DORAT. » pp. 463-467
rapprocher deux amies. Je l’associois à mes jeux, je lui ouvrois mon cœur . Mes foibles attraits, l’éclat d’une alliance uti
e, n’importe en quel lieu. Eh bien, me dit cette infame Margiste, mon cœur s’est vaincu, mon devoir est de m’immoler ; mon z
age de la faire mourir : il finit par tuer un mouton dont il porte le cœur à son maître, en lui disant que c’est celui de la
64 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XV » pp. 175-187
ui ont dû naître de ces conversations, où les sens, l’imagination, le cœur , étaient en jeu ; où l’émulation de plaire et d’é
nnée ; les personnes s’étaient classées ; les sympathies d’esprit, de cœur , de caractère, même de conditions sociales, s’éta
r si sauvage Vous fait, en m’écoutant, rougir de votre ouvrage ; D’un cœur qui s’offre à vous, quel farouche entretient Quel
istolaire ; on en avait de son cousin Bussy-Rabutin, homme de mauvais cœur , de mauvais esprit, mais d’assez bon goût ; En mo
65 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VII. La Chaussée, imitateur de Regnard, d’un Auteur Espagnol, d’un Auteur Italien, d’un Romancier François, &c. » pp. 262-276
veux rien recevoir de vous. Mais vous ne pouvez nier au fond de votre cœur , que je ne vous doive le jour. Une malheureuse pa
ct que j’ai cru te devoir jusqu’à présent, & pour rejetter de mon cœur toute la tendresse que j’ai eue pour toi, & d
téré de mon sang ; &, puisque tu en as soif, viens donc percer ce cœur que tu dis qui ne t’appartient pas. Tu n’en viend
ile de ténebres qui me couvroit la vue. Oui, je rends à votre mere un cœur qui lui est dû légitimement, & je déteste en
faire à Darviane aucune confidence. Darviane. Quand, jusqu’au fond du cœur pénétré de regret, Je cherche à réparer un transp
66 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Première partie. — L’école dogmatique — Chapitre III. — Du drame comique. Méditation d’un philosophe hégélien ou Voyage pittoresque à travers l’Esthétique de Hegel » pp. 111-177
e, avec l’ambroisie et l’éternelle jeunesse, l’éternelle sérénité. Le cœur de l’homme peut être aussi le lieu de leur bonne
taire les intérêts de la cité. Là, le salut public refoule au fond du cœur d’un général d’armée la tendresse paternelle. Dan
toutes les conséquences du crime qu’elle a voulu commettre, sent son cœur faillir ; elle pleure ; elle trouverait quelque c
outes ses portes et toutes ses fenêtres au comique, qui, de gaieté de cœur , peut venir y prendre ses ébats et en bonne consc
ux en paix dans l’Olympe, les sentiments pathétiques en repos dans le cœur de l’homme, se délassent en contemplant la parodi
ncu ; mais cela n’est pas encore assez, et si la victoire lui tient à cœur , si la défaite lui est amère, qui ne voit que la
résent avec l’antique ou idéale vertu. Le dégoût que conçoit un grand cœur au spectacle de la corruption et de la servitude,
le lui avaient déjà fait commencer. Il devint subjectif. L’analyse du cœur humain, la peinture des caractères remplacèrent s
t la personne humaine, avec ses faiblesses et sa grandeur. Montrer le cœur humain, créer, en Angleterre, des caractères indi
tre la poésie, ces romans qui prétendent intéresser pathétiquement un cœur d’homme à de jeunes niais, dont le rêve est de re
s brutales et prosaïques, opposées à l’idéal et aux droits infinis du cœur . Ne pouvant changer ce qui est, il s’abstrait le
s de la chevalerie, il est accompli ; c’est un esprit sensé, c’est un cœur généreux, c’est un beau caractère. Tous ceux qui
d’une double négation ; elle est une affirmation. P. 380. 180. Le cœur de l’homme est grand et vaste. Dans la conscience
fraude,                 Un prince dont les jeux se font jour dans les cœurs ,                 Et que ne peut tromper tout l’ar
67 (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre IV. Que la critique doit être écrite avec zèle, et par des hommes de talent » pp. 136-215
ur maître une comédie qui sortît enfin de ses admirables peintures du cœur humain, qui reposât quelque peu l’attention fatig
ntion fatiguée du public, qui fût fondée, non pas sur les passions du cœur de l’homme, mais tout simplement sur le merveille
lle a essuyé ses larmes, elle a rassuré, tant qu’elle a pu, ce pauvre cœur si facile à troubler. Puisque vous vouliez absolu
s très humbles esclaves de l’amour. On les a si longtemps abordées le cœur troublé, le chapeau bas ! Voici Don Juan qui les
s à son aide ; il y avait tous les délires des sens, de la tête et du cœur . Oui, quelque chose de pareil s’agitait et se dém
e mademoiselle de Lenclos, ce grand philosophe, à l’esprit si net, au cœur si tendre, lorsque tout d’un coup, dans les folle
par le dévouement, par l’abnégation, par les petites délicatesses du cœur , celui-là gagne sa cause par le mensonge, par l’a
un mannequin pour les marchandes de modes ; on saluait du geste et du cœur ce Sganarelle, cet honnête valet d’un maître égoï
érieux, rien de solennel, rien qui partît de l’âme, de l’esprit et du cœur . Pendant que Molière croit à Don Juan, à son impi
souhaite comme cela ! — Vous savez cependant que je ne manque pas de cœur , et que je sais me servir de mon épée. Je m’en va
s ces gaietés funèbres, je comprends le vide et la tristesse de votre cœur , où la plainte se mêle au bruit des baisers ; dan
des grands jardins, ces chansons que dictaient aux poètes les jeunes cœurs amoureux, survivaient aux heures de folie. — Ains
qui la faute ? au public ? Non pas ! Il n’est pas forcé de savoir par cœur L’Amour médecin ! Il n’est pas forcé de deviner c
e l’âme ; c’est quelque chose de mieux que les sens, c’est presque le cœur qui lui parle, et de ce jour qui la devait plonge
à cette cour témoin de ses larmes… Vain espoir ! inutile pardon ! Le cœur de son amant est desséché pour elle ; alors enfin
us les fleuves brillants de l’art, la source obscure de la nature, le cœur silencieux de la femme. — Sur la surface tumultue
r qui m’a d’abord enseigné les mots dorés sous l’effigie desquels les cœurs honnêtes frappent, eux aussi, leur métal massif. 
e la guerre ! Le vieux Bertrand, resté seul, se dit à lui-même : « Le cœur d’un tourtereau bat sous cette poitrine de lion !
u si singulier nommé femme, les diamants sont toujours à-tout sur les cœurs . » Ce qui est une triste, une maussade, une méc
nuit, etc. Mademoiselle de La Val l ière. — « Dans les ténèbres le cœur glisse. (Tonnerre). Roule, roule, char funèbre de
re ? — L’amour se croit offensé si le chagrin jette ses ombres sur le cœur qu’il cherche à remplir d’un soleil sans nuages. 
oute la terre crierait : Honte ! La terre ne pourrait assourdir à son cœur la trompette qui, de sa voix sonore et triomphant
ur brûlant de Louis pour mademoiselle de La Vallière est tombé de son cœur comme un fruit mûr ; que le roi, désirant calmer
s ! hélas ! que je hais ce monde ! L’amour est mort, excepté dans mon cœur , et cet amour, amour survivant, se transforme et
viie  siècle), tu accepterais le rebut d’un roi ! Fi ! tu n’as pas de cœur  ! » Mademoiselle de La Vallière parler ainsi ! V
oir, et dans laquelle se montrent à nu les plus honteuses passions du cœur de l’homme : le vice sans frein, l’ironie sans re
68 (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre V. Comment finissent les comédiennes » pp. 216-393
erté, d’espace ; il manquait de mémoire. Être obligé d’apprendre, par cœur , le dialogue écrit par un autre, et de le retenir
u bord de la rampe, et la corps droit, la tête haute, la main sur son cœur , il regardait, il regardait cette foule qui lui a
ifflés à outrance ; c’était la seule oraison funèbre qui pût aller au cœur du pauvre et trois fois malheureux Prince des Sot
sait, jetant hardiment et tout haut, le bon mot qui allait frapper au cœur le poète comique dans sa loge grillée, le tyran s
qué lui-même ; il aimait cet art de la comédie pour les larmes que le cœur y verse, pour les éclats de rire que l’esprit y r
mauvais augure, un pied de nez, autant que de cette bouche pincée en cœur  ? Malheureux, que dites-vous ? c’est Baptiste aîn
bert Macaire. Fortes fortuna adjuvat ! « La Fortune aime les gens de cœur . » Si vous avez aimé Baptiste aîné, vous avez ad
femmes, œil tendre, avenant sourire, limpide regard, taille élancée, cœur qui bat au hasard, vous aviez mademoiselle Lange
ouvrir, où le théâtre est fermé pour un jour, je préfère, et de grand cœur , cette halle et ce marché qu’on appelle le Café d
ais la gaieté ne les abandonne, jamais l’espérance ne s’envole de ces cœurs imbus de la plus précieuse des poésies, c’est-à-d
leur propre jeunesse et celle des chefs-d’œuvre qu’ils ont appris par cœur , en suçant le lait de leur nourrice. — Pauvres ge
ouzaine de fois chaque soir ; sa tête était pleine de beaux vers, son cœur plein de nobles passions ; elle rajeunissait le v
emploi qui était de faire rire, quand nous passions quelque part, le cœur , l’esprit et le nez au vent. Autrefois nous n’éti
min, les mains gelées sur leur fusil. — Venez à mon aide, je sais par cœur tout le répertoire dramatique, et je pourrais le
sprit ou génie, ou courage, ou talent, n’usez pas votre tête et votre cœur dans les travaux de la science, gardez-vous de re
auditeur qui avait dix coudées. — Tête intelligente, active passion, cœur généreux ; il avait l’intuition de tant de choses
œur généreux ; il avait l’intuition de tant de choses ! Il savait par cœur , aussi bien qu’elle-même, le jeu parfait de madem
tes les choses, où il pouvait placer un peu de son âme, un peu de son cœur  ! Le paradoxe sur le comédien ! L’admirable décou
sidu, l’usage du monde, l’expérience du théâtre et la connaissance du cœur humain. Fi ! du comédien imitateur qui copie asse
uentes paroles ; il peut réveiller la passion endormie au fond de son cœur  ; il est un grand peut-être, il est un grand hasa
a cent jours après. C’est elle, la voilà, la voici, vous la savez par cœur . Tout au rebours, la Dumesnil déchaînée ! À peine
it à l’impulsion surnaturelle, elle obéit à sa tête, elle obéit à son cœur , c’est la Dorval anticipée, à côté de mademoisell
descendent de son cerveau, celles de l’homme sensible montent de son cœur  ; le comédien pleure comme un prêtre incrédule qu
de le mieux, qui se livre aux plus féroces emportements ; où c’est le cœur froid qui exprime le mieux les tendresses de l’am
                   Je me veux guérir, et connais bien Ce que de votre cœur a possédé le mien. La Comédienne : — Plus que v
ur. Éraste. Mais enfin il n’importe, et toute votre haine Chasse un cœur tant de fois que l’amour vous ramène. C’est la d
e Monsieur, et m’épargner encor cette dernière. Le Comédien : — Mon cœur , vous êtes une insolente, et vous vous en repenti
vous crains pas. Éraste. Que je fausse parole ; eussé-je un faible cœur Jusques à n’en pouvoir effacer votre image, Croye
ucun des motifs honnêtes qui pourraient entraîner un esprit droit, un cœur chaud, une âme sensible, vers une aussi belle pro
ux vers et les grandes actions, et elle applaudissait des mains et du cœur . Ce que voyant, Mégani le sculpteur s’était mis à
r. — Voulez-vous ses rôles ? prenez-les, il vous les cède et de grand cœur . Voulez-vous sa place sous le lustre ? il restera
i est la porte ouverte à toute philosophie !) pour oser, de gaieté de cœur , s’attaquer à Molière ! En vain, direz-vous qu’il
bien sentie, plus d’une tragédie sanglante, plus d’un soupir parti du cœur . C’est le grand charme de ces dix journées qu’on
eigneurs de la cour, et parmi ces jeunes gens c’est à qui offrira son cœur et sa main à la belle fille qui a sauvé les jours
é du sourire des anges ; à midi, rien ne manquait à cette fête de son cœur  ! Peu à peu, quand descendait le crépuscule, elle
rose, Et les joyeux ébats, et les chants et les ris, Avec l’âme et le cœur de ses amis chéris. » — « Muse, rassure-toi ; sou
plus charmant qui soit sorti, tout paré de ses grâces naturelles, du cœur et de la tête de Molière. La libre allure de cett
ons de ces trois ou quatre pédantes sans esprit, sans sagesse et sans cœur  ; — enfin les dangers courus par cette enfant, le
Allons ! songez que même au milieu de ces tortures de l’esprit et du cœur , il faut sourire ! Allons la tragédie arrive, ent
de cette comédie : Le corps peut avoir des associés, mais jamais le cœur  ! Tel est le raisonnement des amateurs à tout pr
nde, à l’avide affranchie, toujours soumise à la folle enchère de son cœur et de son corps. De quel droit voudriez-vous donc
ent à la jeune fille, l’action du jeune homme qui viole, de gaieté de cœur , et même sans trop savoir à qui il s’adresse, une
s misères ! Ces délicates s’abandonnent à leur appétit glouton, et le cœur vous manque, rien qu’à les voir tremper un pain d
ès d’elle sans fin et sans cesse ; il ne la quitte ni des yeux, ni du cœur  ; de bonne foi, cela vaut bien autant que d’être
M. Loewe ! C’est un homme de trente-huit ans déjà, mais du plus noble cœur . Les infortunés n’ont jamais eu d’ami plus dévoué
Célimène. Le marquis Clitandre était un beau de la cour ; il avait à cœur toutes les injures qu’il avait reçues ; il voulai
têtes si jeunes ont perdu une partie de leur flottante parure, et ces cœurs qui battaient si vite se sont ralentis ; hélas !
agrandit ; tout danse et tout chante autour de votre tête et de votre cœur , doucement réjouis. Le rire circule dans l’esprit
reprendre qu’à le laisser là ; ces trois femmes, sans esprit et sans cœur , qui n’ont même pas leur passion pour excuse, me
e maison qui paie bien ses gens, et qui est mal servie. Pas un mot du cœur , pas un tendre sentiment, pas une parole humaine
rt comprit que c’était sa muse qui passait ; il la suivit, tenant son cœur à deux mains : Tout beau, mon cœur ! Justement la
passait ; il la suivit, tenant son cœur à deux mains : Tout beau, mon cœur  ! Justement la belle fille, poussée par ce vent f
ens, ne croyaient pas être de si grands hommes, pour avoir appris par cœur et représenté l’esprit des autres, c’est qu’eux-m
édie des bourgeois. Il les aimait, il les flairait, il les savait par cœur . Il marchait à la piste de ces petites vanités, d
tout jamais, dans une passion, être mort dès sa jeunesse, refuser son cœur à tout ce qu’on voit d’aimable, est-ce là vivre ?
69 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE V. D’Ancourt imitateur, comparé à Moliere, la Fontaine, Saint-Yon, le Sage, Montfleury, &c. » pp. 133-184
lui de l’époux qu’on lui donne. Don Garcie sort, le désespoir dans le cœur . Don Juan a remarqué la méprise de Léonor, il est
evenue cette Léonor si intéressante par l’effort qu’elle fait sur son cœur en combattant sa passion & en la sacrifiant a
nnoncée pendant trois grands actes, comme Tartufe, paroît enfin : son cœur n’est pas plus ferme à la tentation que celui de
ns pour vous deux que vous ne méritez ; Et quand je fais du bien, mon cœur ne considere ; N’a pour unique objet, que le plai
re ; N’a pour unique objet, que le plaisir d’en faire. Dorante. Votre cœur est un cœur tout-à-fait généreux, Et nous ne pouv
r unique objet, que le plaisir d’en faire. Dorante. Votre cœur est un cœur tout-à-fait généreux, Et nous ne pouvons trop nou
issez au monde avoir juré la guerre ! Mad. Artus. Ah ! que mon foible cœur tient encore à la terre ! Et, dans l’aveuglement
me, & fort peu la quittoit. . . . . . . . Amour enfin, qui prit à cœur l’affaire, Leur inspira la ruse que voici. La Dam
j’en ai honte ; Et de venir ne tenois quasi compte, Ne te croyant le cœur si perverti Que de vouloir tromper un tel mari. O
ique. Voulez-vous me le bien persuader ? M. Bernard. Oh ! de tout mon cœur . Angélique. Le rendez-vous est au coin du parterr
sa belle, pour tâcher de la séduire : mais ses efforts sont vains, le cœur de la jeune personne est tout ce qu’il peut gagne
70 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XLII. De l’art d’épuiser un Sujet, un Caractere. » pp. 493-503
a vertu même des hommes, si l’on veut. Tout agit différemment sur nos cœurs , selon la différence de notre âge, ou de l’éducat
; il vous ennuyoit d’être maître chez vous. Ah ! j’enrage de tout mon cœur , & je me donnerois volontiers des soufflets !
ce qu’une coquette a jamais pratiqué, Lorsqu’elle veut surprendre un cœur qu’elle a manqué, Soins de plaire affectés, souri
ge. Cléante, homme sensé, raisonnable, croit que le Ciel lit dans nos cœurs  ; il agit & il parle en conséquence. Tartufe
71 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXIV » pp. 394-401
irs ou tombe cette vanité par l’évidence de la disgrâce. Désormais le cœur du roi suit madame de Maintenon dans son domaine.
Sévigné, plus désintéressée que madame de Maintenon, jugeait mieux le cœur du roi à l’égard de madame de Montespan. « Il n’y
e altière. Madame de Sévigné la regardait comme tout à fait sortie du cœur du roi. Le 15 du même mois, elle adressait à sa f
72 (1873) Le théâtre-femme : causerie à propos de L’École des femmes (Théâtre de la Gaîté, 26 janvier 1873) pp. 1-38
ieux, je le crois sincèrement mais chacun donne ce qu’il a. A toi de cœur . Le Théâtre-Femme Mesdames et Messieurs, Q
voir exactement et profondément à travers l’enveloppe qui recouvre le cœur humain, fut la force de Molière. Son œuvre, dont
e-même, cette, jolie perruche dont le bec fit saigner tant de fois le cœur de son mari, cabrioler de joie autour d’une parei
amour, il est permis d’être lâche. Molière, qui devait mourir d’un «  cœur brisé, » comme disent les Anglais, se met toujour
dée morale de l’ignorance; employée comme cadenas pour emprisonner un cœur enfant, tout ingénieuse qu’elle est et prêtant au
vous auriez beau chercher, pas une relique ne traîne du temps où les cœurs vertueux aimaient à voir lever l’aurore au théâtr
phelins du divorcé, qui cherchent en vain un foyer où réchauffer leur cœur , — car. ils ne sont plus chez eux, ni dans la mai
73 (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre premier. Ce que devient l’esprit mal dépensé » pp. 1-92
r obéi uniquement aux convictions de mon esprit, aux penchants de mon cœur , n’acceptant pas d’autre volonté et d’autre capri
e sont bons que pour les plaisirs de l’imagination, de l’esprit et du cœur  ! » Pourtant, comme disait Suétone en ses Histoir
e. Est-ce mourir cela ? Est-ce donc mourir, tout à fait, si plus d’un cœur , à vous lire, a battu plus vivement ; si plus d’u
e réveille, il s’oppose à ce qu’on joue ce drame que déjà il sait par cœur . Molière, en ce moment, était dans toute la joie
s de l’amour, le remède du mariage vient trop tard, déjà le faible du cœur est attaqué, s’il n’est vaincu. » Encore une fois
eur esprit cette impétuosité, ces emportements et ce hennissement des cœurs lascifs. Malheureusement pour l’histoire de la cr
vaillants camarades, qu’il se sent du feu à la tête et du courage au cœur . L’art du comédien, cette poésie du second ordre,
urs : elle aime, elle n’aime plus, elle aimera peut-être ; où est son cœur  ? elle n’en sait rien ; en attendant elle plaisan
le, et son bras perd le mouvement ; sa jambe refuse de le porter, son cœur se déplace et passe de gauche à droite. Bref, à t
out était peine, il ne restait plus de lui-même que son esprit et son cœur  ; il était devenu vieux avant l’heure, à aucun pr
nt dans mes veines, que la chaleur revient à ma joue et la paix à mon cœur  ? — Orchestre, mon ami, rien n’est plus facile à
se marier. — C’est une fille qui lui plaît et qu’il aime de tout son cœur . — Il l’a demandée à son père. — Le mariage doit
1667, à l’instant même où régnait mademoiselle de La Vallière sur le cœur du plus beau et du plus grand roi de l’Europe. To
t Rosine, mais elle se défend en disant naïvement ce qu’elle a sur le cœur . — Ainsi fait Isabelle dans L’École des maris, ai
rable. Que dis-je ? Quelle bouillante colère devait fermenter dans le cœur de cet éloquent proscrit de l’univers civilisé, q
istes tous les deux, Molière et Rousseau, ils ont vu tous les deux le cœur humain, sous un aspect bien différent. Molière a
exécration, le digne secrétaire de Danton ! Pourtant, cet homme sans cœur et qui s’est taché de sang, la première bonne act
ui a porté sur ses nerfs ? Est-ce le chagrin qui a si fort irrité son cœur  ? Son âme pleure-t-elle encore Célimène, cette be
a cessé de faire sa pâture des gens de robe, cet avocat a relevé son cœur et sa tête. Il est pauvre, il est fier. Il n’a pl
ans les formes : le ministre n’y peut rien Heureusement, Alceste a du cœur  ; il est éloquent comme Mirabeau ; il parle aux j
uine et qui, pendant toute la pièce, n’a pas une bonne pensée dans le cœur  ! Oui, c’est là, sinon une belle comédie, au moin
 ; il y a un homme de génie qui souffre, un philosophe qui attend, un cœur blessé et sans espoir ; il y a surtout un homme e
ine toute disposée à l’amour, à l’amitié, aux plus doux sentiments du cœur , et qui se voit forcée de cacher, comme on cacher
ette et si futile, et si charmante, qui n’a jamais compris quel noble cœur elle avait blessé à mort ; Arsinoé, c’est mademoi
ie le terrible portrait de la prude, tracé de main de maître. Avec un cœur aimant, Molière a dû se demander plus d’une fois,
rougir devant la prude Arsinoé. Soyez tranquilles, Molière connaît le cœur humain ; il sait que tant qu’une femme est jeune
r pas voulu renoncer à cette vie de galanteries sans fin. Molière, le cœur brisé, lui offrait son pardon à ce prix ; il eût
t comme Célimène : —  Il ne me plaît pas, moi ! Et alors, Molière, le cœur brisé, se sépara enfin de cette femme, en l’aiman
rit-là ! Elle était tour à tour, au gré de son génie, au gré de notre cœur , Célimène, Henriette, Elmire, et comme elle les j
mais de loin elle est encore si jolie ! Elle n’a plus d’amour dans le cœur , mais on comprend si bien que l’amour a passé par
74 (1900) Quarante ans de théâtre. [II]. Molière et la comédie classique pp. 3-392
du paveur en chambre. Eh bien ! on ne saurait être un observateur du cœur humain en chambre. Molière a mené une existence a
e ne sais quelle sonorité de langage qui aille par l’oreille jusqu’au cœur , on est, en dépit de toutes les constructions de
l’habitude de répéter deux ou trois fois une chose qui leur tient au cœur . Stendhal avait fait cette observation sur laquel
vient de forcer à renvoyer la pauvre Martine, finit par débonder son cœur . Tous vous rappelez tous cette merveilleuse tirad
pendue à ses lèvres, avec cette sorte d’admiration et de battement de cœur qu’on ressent à voir un danseur de corde faire se
’est un homme rare que ce tuteur. Il voit grandir et se développer au cœur de l’enfant cette passion dont les suites l’inqui
lé sur cette maison, et voilà que la passion gronde et se déchaîne au cœur du pauvre Arnolphe. Elle croît d’acte en acte, et
ïr ; et c’est là qu’est le comique : ses quarante-deux ans, son grand cœur et son honnêteté ne font rien à l’affaire. Il veu
s’élève au fond de l’âme une sourde et violente irritation contre les cœurs pusillanimes qui n’osent point aller au bout de l
des misères ; et c’est ainsi qu’une grande œuvre élève et fortifie le cœur de ceux qui la veulent comprendre. On y vient, da
tout naître sans dépendance, Que jamais par la force on entra dans un cœur , Et que toute âme est libre à nommer son vainqueu
vait parlé sans feinte, Et rejeté mes vœux dès le premier abord ; Mon cœur n’aurait eu droit de s’en prendre qu’au sort. Mai
déroute : Ciel ! rien de plus cruel peut-il être inventé ! Et jamais cœur fût-il de la sorte traité ! Quoi ! d’un juste cou
oix sèche et rude, qui porte dans le raisonné tout l’emportement d’un cœur chaud, épouse ainsi, au refus d’un autre, une fem
si bien vu dans le monde et qui en est si bien considéré, n’est qu’un cœur sec et une tête vide ; que ce mari, qui est pour
cette trempe ne restent pas longtemps, dans un désert, à se ronger le cœur . Leur nature ardente les emporte vers les grandes
x         Quelle en est la délicatesse ; Vous ne concevez point qu’un cœur bien amoureux Sur cent petits égards s’attache av
amoureux, joue avec eux comme le chat avec la souris, leur déchire le cœur d’un coup de patte, et se lèche les lèvres de pla
’est pas assurément sans s’être aperçue que Tartuffe avait douceur de cœur pour elle. Mais elle n’est point assez perfide po
t : Pour moi ce que je veux, c’est un mot d’entretien, Où tout votre cœur s’ouvre et ne me cache rien. Et Tartuffe repart
ents de toutes sortes. Je commence donc par remercier, et de tout mon cœur , M. Perrin du mal qu’il s’est donné, du goût exqu
ndu en comédienne consommée cette première et soudaine explosion d’un cœur tout neuf. Elle semblait accablée d’un trouble dé
tirée vers son amant par une force irrésistible, elle lui ouvrait son cœur et ne s’expliquait pas pourquoi elle en avait hon
duit l’idée du poète : la sensation a disparu. Tout le monde sait par cœur les adorables vers où Cupidon avoue à sa maîtress
 Delaunay, avec son organe tendre et amoureux, serrant Psyché sur son cœur , et lui frôlant l’oreille de ces mots passionnés 
même que le tour particulier de son esprit (car il était bourgeois du cœur à l’âme et de la tête aux pieds) ne l’y eut pas p
                                Ah ! les douces caresses ! Tenez, mon cœur s’émeut à toutes ces tendresses ; Cela ragaillard
, avec une candeur qui témoigne qu’elle en a trouvé le secret dans un cœur honnête et dans un esprit droit. Ce n’est pas le
s illusions. Tendre, sans être romanesque, son bon sens a conduit son cœur  ; si Clitandre s’exalte en lui parlant d’amour, e
honnêtement la chose et qui ne voit l’amour que dans un mariage où le cœur est approuvé par la raison. » Mlle Baretta est p
scène à effet. Mais cette scène, tous les connaisseurs la savent par cœur  ; tous ont dans l’oreille les inflexions dont la
rompe : l’erreur porte sur la scène ; il dit, en faisant la bouche en cœur  : le « Suivez-moi » de Guillaume Tell. C’est une
n ton d’attendrissement et les larmes aux yeux : — Ils sont pleins de cœur  ! lui dit-il, pleins de cœur ! Je ne veux pas me
s larmes aux yeux : — Ils sont pleins de cœur ! lui dit-il, pleins de cœur  ! Je ne veux pas me donner l’air de taquiner Cade
éfierait-elle ? Toinette est une si bonne fille, l’air si avenant, le cœur sur la main ; est-ce qu’on peut tromper, quand on
ans cesse à la muse facile de Regnard : Qui connaît mieux que toi le cœur et ses travers ! Le bon sens est toujours à son a
voyez Mme Marie Laurent, femme du peuple, ronde d’allures, tendre de cœur , gaie de langage, aux petits soins pour l’être so
rs de l’esprit sont trop rares pour qu’on s’en retranche de gaieté de cœur . Votre dévoué et affectueux, Théodore Reinach.   
s, beaucoup d’enfants. Et Crispin répond : Rien que neuf ; mais, le cœur tout gonflé d’amertume, Deux ans encore après j’a
cotés, théâtre habituel de ces légères escarmouches de l’esprit et du cœur . Bourguignon dit à Lisette des choses qui ne diff
maginations des jeunes filles et qui font battre mystérieusement leur cœur . Tenez ! prenez La Mère confidente. Quelle est la
ur l’ami d’un frère, n’ait senti le délicieux secret lui peser sur le cœur et n’ait cherché des yeux autour d’elle à qui s’e
ottent derrière ce front blanc ! Comme elle voudrait pénétrer dans ce cœur qui lui est fermé pour la première fois ! Quels s
t-il parler encore des Jeux de l’amour et du hasard ? Tous les jeunes cœurs n’ont-ils pas fait ce rêve : être aimé pour soi-m
? Il serait injuste cependant de ne pas regarder en lui le peintre du cœur humain et l’analyste des passions féminines. On
aventure qui traverse la passion des amants ; ce sont des chicanes de cœur qu’ils se font ; c’est une guerre d’escarmouches
e cœur qu’ils se font ; c’est une guerre d’escarmouches morales ; les cœurs au fond étant à peu près d’accord dès le début et
celui qui termine la pièce : « Ah ! je vois donc enfin clair dans mon cœur  ! » l’intervalle n’est pas grand ; c’est un saut
ylvia, quel joli caractère de jeune fille, ouverte, primesautière, le cœur sur la main, un bon petit cœur de femme ! Et dans
eune fille, ouverte, primesautière, le cœur sur la main, un bon petit cœur de femme ! Et dans Les Fausses Confidences, il n’
la main ; Rémy, le vieux procureur, est franc comme l’osier ; il a du cœur , et ce cœur il l’a sur la main. Je ne vois guère
my, le vieux procureur, est franc comme l’osier ; il a du cœur, et ce cœur il l’a sur la main. Je ne vois guère que la mère,
uderies d’enfant gâté. Je vois du premier coup que c’est un bon petit cœur , qu’elle est à la fois naïve et étourdie, que la
. Le premier mot par où se marque l’évolution qui va se faire dans le cœur de Sylvia est celui qu’elle laisse tomber, après
e qu’on lui propose. Mais voilà que peu à peu l’amour se lève dans ce cœur ingénu, qui ne sait pas ce que c’est que l’amour.
s que Sylvia est un moineau franc, une soupe au lait, un gentil petit cœur ingénument ouvert à tous les sentiments. Elle s’é
urguignon lui ayant avoué qu’il est Dorante, elle voit clair dans son cœur . Mais cette joie imprévue, est-ce qu’elle en meur
en meurt est-ce qu’elle s’évanouit ? est-ce qu’elle en est frappée au cœur comme une héroïne du drame moderne ? Eh ! non, c’
Elle ne me laisse voir personne, et avant que je connusse Éraste, le cœur me battait quand j’étais regardée par un jeune ho
j’avais joui d’une liberté honnête ? en vérité, si je n’avais pas le cœur bon, tiens, je crois que je haïrais ma mère d’êtr
toute pure, passion naïve et telle en effet qu’elle peut jaillir d’un cœur de seize ans. L’autre est philosophe ; elle s’exa
te un réel et vif plaisir à écouter ces fines et subtiles analyses du cœur féminin, par un homme qui a été l’un des plus ing
de Sylvia ne fût pas venue aux gens du dix-huitième siècle. Mettez le cœur de Jean-Jacques Rousseau sous la livrée que Bourg
e un léger chatouillement de plaisir. Elle ne voit pas clair dans son cœur , et tout ce tracas la fatigue et l’irrite. C’est
s productions ce Candide, en qui se résume pour nous son génie et son cœur . Il entasse critique sur critique, et l’on ne peu
ivoques. Rosine est une honnête fille très chaste, très pudique, d’un cœur simple et d’un esprit droit. Elle ne se résout au
a reçu un coup, et elle ajoute gentiment : — Oui, le coup m’a été au cœur . Cette chasteté, cette bonne grâce, cette ingénio
l lui était permis de voir ses successeurs ! il n’aurait plus tant de cœur à rire ! Et c’est pour cela, peut-être, qu’on ne
mais rien du tout, en comparaison des rages qui s’éveillaient dans le cœur de nos arrière-grand-pères, à ce seul nom de trai
e convient au moraliste. La comédie veut davantage, elle exige que le cœur soit touché, et qu’il prenne parti… Tous les rais
u. Ils savaient tout cela, et ils ne s’en sont pas moins mis de grand cœur à la besogne. Ce n’est pas une petite affaire de
tentissement, tout y est, et avec un feu d’éloquence, où l’on sent le cœur d’un poète. C’est qu’il était poète avant tout, p
st plus aisé d’arborer une cravate blanche et un maintien grave qu’un cœur noble et un esprit généreux. Que de gens de lettr
r d’elle. Il la soignait, se laissait battre et la pleura de tout son cœur , lorsqu’elle mourut, comme s’il eût fait une pert
une passion dans sa vie, et la plus noble qui ait jamais tourmenté le cœur d’un homme, la passion des vers. Il adorait la po
ron, lui dit-il. Le financier croit faire sa cour, et avec un haut le cœur  : — Oh ! monsieur le duc, dit-il, un poète ! — Le
’est aussi que l’illustre maréchal a joué dans toute cette affaire de cœur un bien vilain rôle, d’un pandour retors et hypoc
Embrasse-moi, la belle enfant. »     « — Hélas ! lui dit-elle,     Le cœur transi de peur,     Volontiers, monseigneur.    
75 (1801) Moliérana « Préface »
di*), il mit ses leçons en pratique ; profond dans la connaissance du cœur humain, il en développa les ressorts avec une sag
ienfaits sans ostentation, et n’en chercha de récompense que dans son cœur . Il eût ses défauts, car quel homme en est exempt
76 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE X. M. DIDEROT. » pp. 317-332
les charmes touchants de Rosalie, & sur l’effet produit dans son cœur par les mots qui lui ont découvert la tendresse d
etour de son pere pour se déterminer. Clairville regrette toujours le cœur de son amante, & dit à d’Orval que sa sœur, s
t d’Orval pour son fils. D’Orval & Rosalie voyent clair dans leur cœur .   Je ne sais si dans la nouveauté de cette piece
Il se retire à Milan auprès de Mario, qui lui découvre l’état de son cœur , & lui apprend qu’il souffre en ce moment tou
’elle fit sur moi. Quel trouble j’éprouvai ! avec quelle violence mon cœur palpita ! Ce que je ressentis ! ce que je devins 
77 (1898) Molière jugé par Stendhal pp. -134
i subtil que l’était celui de Stendhal, sur un observateur profond du cœur humain, tel Molière, ne pouvait manquer d’intérêt
7 : « Tout le mal est pletore, et stagnation du sang dans le côté du cœur  »… XIV — F. 134 — 138 blancs. V. Volu
toire probable, des tombeaux de Cornetto. Vous pourriez apprendre par cœur 8 pages de Goldoni. J’ai l’honneur d’être, Monsie
agréable : ce serait une revanche que je prendrais avec vous de grand cœur . Voici l’état de l’affaire dont vous avez bien vo
ur. » B : « On se lasse de parler de l’homme estimable, mais dans le cœur l’estime survit. » II, page 8 : V : « Le trafic
e leurs vieux jours. » II, page 30 : V : « On peut aimer de tout son cœur ceux en qui on reconnaît de grands défauts. » B 
ours je crois à de la mauvaise humeur. » Telle est la connaissance du cœur humain avec laquelle ils jugent. [Acte II, scè
r une preuve fidèle Petit faux brillant italien. De l’infidélité du cœur de votre belle ; Et, si pour d’autres yeux le vôt
te Éliante Moi, vous venger ! comment ? Alceste      En recevant mon cœur . Acceptez-le, madame, au lieu de l’infidèle r. [
te IV, scène III] Scène III Célimène, Alceste Alceste Ah ! que ce cœur est double, et sait bien l’art de feindre ! App.
l y eut aussi une diversion gaie. Valère      Sans doute ; et votre cœur N’a jamais eu pour moi de véritable ardeur. Maria
’un drame. » Ils consultent cette règle, au lieu d’avoir l’œil sur le cœur du spectateur, seule boussole du poète, quelqu’Al
ement désapprouvé par suite de la même règle, et faute de regarder le cœur du spectateur, le grand nombre d’acteurs du Timon
complaisant à tout ce qu’elle dit, Et pourroit bien avoir douceur de cœur pour elle. Plût à Dieu qu’il fût vrai ! la chose
mirer en vous l’Auteur de la nature Et d’une ardente amour sentir mon cœur atteint. Au plus beau des portraits où lui-même i
l’ajuster avecque la pudeur, El c’est ce qui m’y fait abandonner mon cœur . Ce m’est, je le confesse, une audace bien grande
rds divins l’ineffable douceur Força la résistance où s’obstinoit mon cœur  ; Elle surmonta tout, jeûnes, prières, larmes. Y
rgon sous la table. Orgon (se sentant attendrir). Allons, ferme, mon cœur  ! point de faiblesse humaine ! Vers qui montre l
nte, Damis, Dorine, Monsieur Loyal Orgon (à part). Du meilleur de mon cœur je donnerois, sur l’heure Les cent plus beaux lou
amais de confidences à personne. Ses confidences auraient fait mal au cœur . De qui rit-on dans cette pièce ? Il faut avouer
coloris. Il fallait attacher en montrant à nu, les sentiments de deux cœurs tendres. On peut se rappeler le premier duo del m
ire plaisanter par eux. plaisantant lui-même, sur ce qui lui perce le cœur 86. Cinquième situation : Combat de la vanité
omiques qui ont d’ailleurs cet autre inconvénient que je les sais par cœur . Jusqu’ici (page 11) je n’ai pas ri, je me suis s
c’est une jeune fille qui vaut de l’argent ; et je l’aime de tout mon cœur . Clitandre Aussi t’ai-je amené avec moi pour l’en
et on la tournerait au sentiment. Elle est mal écrite Angélique Mon cœur se portera jusqu’aux extrêmes résolutions ; et, d
qui ont d’ailleurs cet autre inconvénient que je les sais presque par cœur , jusqu’ici (page n) je n’ai pas ri. Je me suis se
rang distingué dans le monde, et qu’il y ait de l’ambition dans leur cœur (l’amour des avantages extérieurs dans la société
78 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [72, p. 106-108] »
e la scène le demanderait. Mais l’âne qui ne savait point le rôle par cœur , n’observa point ce moment ; et dès qu’il fut dan
r à travers le théâtre pour arrêter l’âne ; et elle riait de tout son cœur de voir son maître renversé sur le derrière de ce
79 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIX. Des Pieces intriguées par un déguisement. » pp. 216-222
on château : il craint de ne pas lui plaire ; & pour éprouver son cœur , il feint de vouloir l’unir à un homme fort riche
n un acte, en prose, de le Grand. Un jeune homme qui veut éprouver le cœur de sa maîtresse, fait déguiser son valet en finan
aîtresse fait déguiser sa soubrette en dame, pour connoître à fond le cœur de son amant. LES JEUX DE L’AMOUR & DU HASARD
80 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE V. Des Vers & de la Prose dans les Comédies. » pp. 103-117
sions ; c’est le frapper par son endroit mortel ; c’est lui percer le cœur  ; c’est lui arracher les entrailles. Un homme vr
op de foi. Eraste. Si j’osois vous montrer une preuve assurée Que son cœur ... Non, votre ame en seroit altérée. Valere. Si j
nts  Qu’il vient de donner à vos charmes. Ce vol qu’à vos beautés mon cœur a consacré, Pourroit être blâmé dans la bouche pu
ncessamment Vous rendre hommage constamment. Recevez agréablement Mon cœur , mon ame & mon serment, Et jurez réciproqueme
81 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXII. Des Caracteres principaux ou simples, des Caracteres accessoires, des Caracteres composés. » pp. 337-349
ez-vous, de ma niece, à vous plaindre, entre nous ? Léandre. Non, mon cœur ne peut plus déguiser avec vous : Pour une autre,
êtes bien hardi de me le déclarer. Léandre. Madame, sur ce point mon cœur n’est plus son maître. Après les sentiments qu’il
re. L’ennui, de l’indolence est plutôt le partage : C’est un vuide du cœur , né de l’inaction. Il faut du mouvement, de l’occ
guide. A s’en bien acquitter on trouve un bien plus sûr, Et, pour un cœur bien fait, le plaisir le plus pur. Le bonheur le
82 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVIII. M. GOLDONI. » pp. 468-479
te dans le Bourru bienfaisant. Géronte a le ton brusque & le cœur excellent ; il dit lui-même qu’on doit s’en rappo
; le cœur excellent ; il dit lui-même qu’on doit s’en rapporter à son cœur & non à sa voix. Il répete seul en grondant u
Viens ici, benêt. Sur quoi as-tu pu t’imaginer que je n’avois pas un cœur compatissant ? Allons, vîte, la main l’un & l
Là, je vous marie, soyez heureux, & ayez meilleure opinion de mon cœur une autre fois, bêtes que vous êtes. »   Je ne s
83 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IV. Des Comédies-Ballets. » pp. 37-44
r que de la finesse avec laquelle il développe quelques sentiments du cœur , & l’art qu’il emploie pour peindre l’amour-p
gnifiques. Deux Princes rivaux se disputent par des fêtes galantes le cœur d’une Princesse.... « L’Auteur, qui par de soli
Il ne dit, il ne fait que ce qu’on lui prescrit : Burrhus conduit son cœur , Séneque son esprit. Pour toute ambition, pour ve
84 (1881) La philosophie de Molière (Revue des deux mondes) pp. 323-362
olière : celui-ci, en effet, n’avait-il pas dit : Mais les dévots de cœur sont aisés à connaître ; Notre siècle, mon frère,
de peine à reprendre le sceptre des salons et à gagner de nouveau le cœur des hommes, et cependant on ne surprend en elle a
le aucun vestige de remords, pas l’ombre d’un sentiment généreux ; le cœur est absolument vide. Voilà donc un caractère qui
e sent-on pas qu’il a voulu, au contraire, flétrir la sécheresse d’un cœur glacé, incapable de comprendre le prix d’un cœur
r la sécheresse d’un cœur glacé, incapable de comprendre le prix d’un cœur comme le sien ? Si l’on prend à la lettre le prin
légers et peu importants, et surtout à des travers qui viennent d’un cœur noble et généreux, cela est surtout vrai lorsqu’i
        et qu’en homme honneur, On ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur . C’est dans le même sens qu’il dit encore : Je
e veux que l’on soit homme et qu’en toute rencontre, Le fond de notre cœur dans nos discours se montre. Ce qui l’indigne, c
exquis et de plus perfide, la beauté sans la bonté, l’esprit sans le cœur , la richesse et tous les dons du dehors sans aucu
te idéale, usant et abusant de tous ses dons, déchirant le plus noble cœur avec une grâce homicide, victime à la fin de ses
enser en commun, l’art de raisonner sur la vie, sur les mœurs, sur le cœur humain, en un mot l’art de la vie mondaine n’a ét
fond de tout et qui vit avec le vice, quoique ayant encore au fond du cœur l’amour du bien. C’est une sorte de fusion entre
ureté ; enfin le nouveau Alceste, comme l’autre, reste seul blessé au cœur , et avec bien plus de droit que celui-ci de deven
et l’honneur doivent se tenir à distance du monde sans le fuir, qu’un cœur haut et bien placé ne doit pas disputer aux petit
85 (1914) En lisant Molière : l’homme et son temps, l’écrivain et son œuvre pp. 1-315
aisément De toutes ces faveurs qu’on fait avec étude, A celles où du cœur fait pencher l’habitude ! Dans les unes toujours
soif la méchanceté qui ait inspiré au méchant le besoin de conquérir cœurs pour les torturer ou que Ce soit l’habitude des b
satirique, tandis que la devise du Don Juan de Molière serait : Les cœurs sensibles sont pour nos menus plaisirs ce qui es
je veux qu’il me batte, moi ! », le mot de Sganarelle qui a parlé du cœur à droite et du foie à gauche, à qui l’on fait rem
endresse avec tant de rigueur, Et faire un jugement si mauvais de mon cœur  ? Quoi ! faut-il que de lui vous ayez quelque cra
férait ton ardeur, J’aurais quitté la couronne Pour régner dessus ton cœur . — Une autre a guéri mon âme Des feux que j’avai
i d’une douce ardeur Quelque renaissante trace Chassait Cloris de mon cœur Pour te remettre en sa place… ? — Bien qu’avec p
phigénie de Racine : Je ne yeux point dans cette adversité Parer mon cœur d’insensibilité, Et cacher l’ennui qui me touche.
coups, Je veux bien l’étaler, ma fille, aux yeux de tous, Et dans le cœur d’un roi montrer le cœur d’un homme. Molière, da
aler, ma fille, aux yeux de tous, Et dans le cœur d’un roi montrer le cœur d’un homme. Molière, dans Psyché, se montre quoi
 ; Et ce qu’il me faut taire, et ce qu’il me faut dire Exerce sur mon cœur pareille cruauté. L’amour le met en feu, la contr
ces attraits, ces douceurs Qui font à leurs leçons un passage en nos cœurs . Les suivants, depuis : « II nous étale enfin »
c’est une certaine générosité, une certaine élévation d’esprit et de cœur , un certain idéal : il faut réfléchir avant de pa
en la personne d’un homme qui la suivait et lui obéissait de tout sou cœur . Arnolphe est-il de ceux qui masquent la nature e
aïve qu’elle semble beaucoup moins d’un homme de cour que d’un « joli cœur  » de barrière ? Comment ; peuvent-ils être rangés
e ! Mille gens le sont bien, sans vous faire bravade, Qui de mine, de cœur , de biens et de maison, Ne feraient avec vous nul
en dit : allons à ses pieds3 avec joie Nous louer des bontés que son cœur nous déploie. Puis, acquittés un peu de ce premie
aiblesse tout autant que Philaminte pour son bel esprit : Tenez, mon cœur s’émeut à toutes ces tendresses, Cela ragaillardi
an : vous voulez donner pour mari à votre fille un gendre selon votre cœur et non selon le sien et qui n’a pour mérite que d
t, et dont toutes les flatteries ont une douceur fade qui fait mal au cœur à ceux qui les écoutent ? N’a-t-il pas ces lâches
néreux. C’est une qualité que j’aime en un monarque : La tendresse du cœur est une grande marque ; Que d’un prince à votre â
un esprit cent vertus après elle ; Aux nobles actions elle pousse les cœurs , Et tous les grands héros ont senti ses ardeurs.
ière ; Je vous trouvais bien fait, l’air grand et l’âme fière ; Votre cœur , votre adresse, éclataient chaque jour : Mais je
montrent que votre âme à ses traits est sensible, Je triomphe, et mon cœur , d’allégresse rempli, Vous regarde à présent comm
x aisément le connaître ; Et c’est assez, je crois, pour remettre ton cœur Dans l’état auquel il doit être, Et rétablir chez
je suis, doit être le jaloux […] Sors donc des noirs chagrins que ton cœur a soufferts, Et rends le calme entier à l’ardeur
de leurs mutuelles ardeurs me donna de l’émotion ; j’en fus frappé au cœur et mon amour commença par la jalousie. Oui, je ne
eur intelligence et rompre cet attachement dont la délicatesse de mon cœur se tenait offensé… » Voilà qui s’entend : le bon
dérober aux autres les justes prétentions qu’elles ont toutes sur nos cœurs . Pour moi, la beauté me ravit partout où je la tr
où la nature nous oblige. Quoi qu’il en soit, je ne puis refuser mon cœur à tout ce que je vois d’aimable ; et dès qu’un be
gement. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le cœur d’une jeune beauté, à voir de jour en jour les pe
lque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs et présenter à notre cœur les charmes attrayants d’une conquête à faire. En
t rien qui puisse arrêter l’impétuosité de mes désirs : je me sens un cœur à aimer toute ta terre ; et comme Alexandre, je s
satisfait était pour lui enterré à jamais ; — qu’il n’y cède pas, son cœur est assez desséché pour qu’à la fois il ne soit p
que trouve la vertu ; Et si de probité tout était revêtu, Si tous les cœurs étaient francs, justes et dociles, La plupart des
rer Des vertus de Madame et les bien admirer, Ou découvrir un fond de cœur qui fût moins sage ; Et peut-être on eut tort, tr
aisance attendrie, de même sont fiers et heureux des maladies de leur cœur , de leurs faiblesses, de leurs mélancolies, de le
refus la discrète froideur N’en est pas moins puissante à rebuter un cœur . Une femme se rit de sottises pareilles (une fem
ennui qu’on aurait que ce nœud qu’on résout Vînt partager du moins un cœur que l’on veut tout ? Tartuffe est suffisamment c
ble : Je ne m’oppose point à toute sa tendresse9 ; Au contraire, mon cœur pour elle s’intéresse ; Et si c’était qu’à moi la
Qu’avec tant de bonté votre âme lui présente : Heureux si, quand son cœur s’y pourra dérober, Elle pouvait sur moi, Madame,
— Comment ? — Qui voulez-vous, mon père, que je dise Qui me touche le cœur , et qu’il me serait doux De voir, par votre choix
ile d’indiquer qu’une passion, si féroce qu’elle soit, ne dessèche le cœur qu’au point où elle est engagée et qui l’intéress
à donner à Mariane un diamant qu’arracher de son doigt lui arrache le cœur  ; comme de bonnes scènes encore, même en tant que
es il s’arrange de telle sorte qu’en toute rencontre le fond de notre cœur dans leurs discours se montre. Or c’est faux : le
dramatistes, ne sont presque jamais prononcés. Ils restent au fond du cœur . Ce qui s’oppose à ce qu’ils sortent, c’est une r
ue à gagner, sent fuir loin de lui une partie de sa substance, de son cœur , de ses entrailles… Et lui qui savait si bien que
le a été abandonnée : « J’admire ma simplicité et la faiblesse de mon cœur à douter d’une trahison que tant d’apparences me
c plaisir mille chimères ridicules qui vous peignaient innocent à mon cœur  ; mais enfin cet abord ne me permet plus de doute
e se faire expliquer trop sa honte ; et, sur de tels sujets, un noble cœur , au premier mot doit prendre son parti. N’attend
auts suivants : métaphores incohérentes. Exemples : Pourvu que votre cœur veuille donner les mains Au dessein que j’ai fait
, Vous me faites un bien me faisant vous connaître ; J’y profite d’un cœur qu’ainsi vous me rendez Et trouve une vengeance
ennui qu’on aurait que ce nœud qu’on résout Vint partager de moins un cœur que l’on veut tout14 ? Un style inorganique, c’e
Aussi ne crois-je pas qu’on puisse voir personne Qui sente dans son cœur la peine que je sens. […] Et il me semble, à moi,
ela ; Et l’on n’en voit point de si fière Qui ne s’applaudisse en son cœur Des conquêtes que font ses yeux. […] Certes, voul
ous que je dise ? Vous prenez un mauvais parti, Et la possession d’un cœur […] Je ne vous dis rien là-dessus. Mais les femme
rien en vous dont mon feu ne s’augmente : Tout y marque à mes yeux un cœur bien enflammé, Et c’est, je vous l’avoue, une cho
s si doux, Quelle en est la délicatesse. Vous ne concevez point qu’un cœur bien amoureux Sur cent petits égards s’attache av
nt, de vos vœux jaloux au dernier point, Souhaite qu’à lui seul votre cœur s’abandonne ; Et sa passion ne veut point De ce q
86 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XI. M. SAURIN. » pp. 333-353
ns d’horreur & d’alarmes, Le repentir vous chasse à jamais de mon cœur . En vain m’offrirez-vous un appât enchanteur : Ma
n ami se désole chez Vilson, il va, dit-il, porter le dernier coup au cœur de Madame Béverley. Stukéli veut faire croire à
e livre à l’espoir d’être vengé. L’avarice n’a plus d’empire sur mon cœur  ; Il ne respire plus que vengeance & fureur.
ns avoir peur d’être éveillé par le remords, tandis que son pere a le cœur déchiré. Madame Béverley veut profiter du temps o
s de Stukéli : celui-ci est confondu, arrêté ; la joie renaît dans le cœur de la plupart des personnages. Mais le poison agi
87 (1847) Le Don Juan de Molière au Théâtre-Français (Revue des deux mondes) pp. 557-567
nière sublime par Ligier, qui, avec quatre ou cinq paroles sorties du cœur , sans cris, sans gestes, a ému profondément toute
or : « Va, va, jure un peu ; » puis un honnête mendiant qui, ayant au cœur la crainte de Dieu et le sentiment de sa dignité
re de done Elvire, il répond : « Vous savez que je ne manque point de cœur et que je sais me servir de mon épée quand il le
ble !) descend de son mausolée et vient brûler de sa main de glace le cœur du réprouvé. On conçoit ce qu’il y a de grandeur
es voûtes de sa chapelle sépulcrale. La légende que chacun savait par cœur en Castille l’exigeait ainsi. Ce second repas s’a
88 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIII. M. ROCHON DE CHABANNES. » pp. 381-412
édisance : Marton la rassure, lui dit de se livrer au conseil que son cœur lui donne. Pasquin part pour rejoindre son maître
pris un poste, il a couru mille dangers : c’est alors que votre petit cœur palpitera de crainte, de plaisir, peut-être d’amo
e jour : il est étourdi (qui ne l’est pas à son âge ?) ; mais il a le cœur excellent. Il ne tient qu’à lui de s’amuser. Il t
t son sang se gela dans ses veines. Il va partir ! s’écria-t-elle, le cœur saisi & pénétré. Il va se battre ! Il va mour
i. On me fit promettre de l’aimer uniquement : ma bouche dit oui, mon cœur non, & ce fut mon cœur qui lui tint parole. .
’aimer uniquement : ma bouche dit oui, mon cœur non, & ce fut mon cœur qui lui tint parole. . . . . . . . . . . . . . .
Oh non ! Madame, il faut être juste : j’abandonne volontiers tous les cœurs pour le vôtre ; perte ou gain, c’est le sort du j
89 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXIII » pp. 378-393
s imitations chargées ; mais elle faisait sentir au roi un intérêt de cœur , elle lui faisait pressentir des jouissances inco
r que de Dieu. Ses paroles m’ont paru toutes choisies pour toucher un cœur sans bassesse et sans importunité. » Dans le mêm
; mais la longue expérience de Bossuet et sa profonde connaissance du cœur humain lui avaient appris que la douceur, la pati
inclination pour elle, le désir de se fixer à la possession du noble cœur qu’il lui avait reconnu. Mais supposé que la sage
90 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVIII. De la Décence & de l’Indécence. » pp. 314-341
mœurs doit être non seulement assez décente pour ne pas corrompre le cœur & l’esprit ; elle doit l’être jusqu’au point
radons pas. Renonçons généreusement à des applaudissements dont notre cœur ne pourroit pas jouir. Imitons nos prédécesseurs
atrice : il est donc bien plus dangereux qu’elles passent jusqu’à son cœur . Moliere, mon héros éternel, lui qui a purgé la
les affronts, l’affront le plus sensible ; Et, loin que ce matin ton cœur l’ait réparé,  Tu t’es d’avec moi séparé, Par des
r Que des enfants pesants, & qui ne sauroient vivre. Vois, si mon cœur n’eût su de froideur se munir, Quels inconvénient
emblée ; il ne demanderoit pas mieux, & il m’attaque de gaieté de cœur , pour se faire connoître de quelque façon que ce
91 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VI. Baron, imitateur, comparé à Moliere, à Cicognini, à Térence, &c. » pp. 219-261
issance, Voilà de mon amour la fatale naissance. Et tu viens dans mon cœur , malheureux ! retracer Des objets qu’à jamais je
servir ce rival, as-tu formé l’envie, Dis-moi, de m’arracher & le cœur & la vie ? Va, ne lui prête point un si cruel
riane est au désespoir des peines que sa mere ressent pour elle ; son cœur voudroit pouvoir lui sacrifier Moncade. Pasquin
, A la moindre apparence il reprend ses fureurs : Il me charge en son cœur de crimes effroyables ; Vos yeux seuls en seront
. Moncade. Damis, je ne sens plus d’amour pour Mariane. Damis. Si son cœur innocent à vos yeux vient s’offrir... Moncade. Qu
, il devient furieux. Dona Elvire profite de ce moment pour mettre le cœur du jaloux à la plus forte épreuve : elle avoue d’
s voyez qu’à vous plaire il fait tout son possible ; De l’état de son cœur c’est la preuve sensible. Simon. Il est vrai que
ire des femmes, qui se fait une gloire de porter le trouble dans leur cœur & de les afficher, qui croit établir sa gloir
92 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXIII. De ce que nous entendons par caractere. » pp. 259-260
qu’ils ont encore distingué des caracteres ou des mœurs, les vices du cœur , les vices de l’esprit, la coutume d’une nation,
un portrait des travers, des ridicules, des foiblesses, des vices du cœur ou de l’esprit d’un homme, nous aura peint nécess
93 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XLIII. Du But Moral. Philosophie de Regnard comparée à celle de Moliere. » pp. 504-548
ridicules, tous les travers, tous les vices dont elle veut purger nos cœurs , & en nous exposant leur difformité dans tout
ut qu’un Poëte comique soit juste en tout, & qu’il satisfasse les cœurs droits de son assemblée, en traitant ses personna
nfants de l’ignorance : sans dire précisément comme Sganarelle que le cœur est du côté droit & le foie du côté gauche, i
pure :   « Si le Roi m’avoit donné, &c. Voilà ce que peut dire un cœur vraiment épris. (A Philinte, qui rit.) Oui, Monsi
ie, que leurs adieux devroient suffire pour exclure la coquetterie du cœur de toutes les femmes. Enfin Moliere enfante le Ta
e font point de peur : Je sais comme je parle, & le ciel voit mon cœur . De tous vos façonniers on n’est point les esclav
ages différents. 74. Le poëte tragique fut désespéré de perdre le cœur de son héroïne favorite. L’infidélité de l’actric
ardeur elle fut consacrée, Qui prit assez long-temps racine dans son cœur  :  Mais, par un grand malheur, Le tonnerre est ve
j’en doute fort. Moliere, amoureux de sa femme, pouvoit regretter son cœur comme celui d’une maîtresse chérie ; mais il étoi
94 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. Des Comédies Héroïques. » pp. 9-29
istin rebelle De ton bras triomphant éprouve tout le poids.   Que ton cœur à ce bruit de guerre,   A ces éclairs, à ce tonne
sa voix a dompté ma fureur ; La douceur de ses yeux a passé dans mon cœur  : Elle vient de verser dans mon ame charmée Le de
Que les astres malins n’ont sur nous de puissance Qu’autant que notre cœur est d’accord avec eux, Que notre volonté regle le
us devez respecter, quels que soient mes desseins, Ou le choix de mon cœur , ou l’œuvre de mes mains. Je l’ai fait votre égal
anneau dépend le diadême. Il vaut bien un combat : vous avez tous du cœur , Et je le garde... D. Lope. Et je le garde...A q
95 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIX & dernier. Des causes de la décadence du Théâtre, & des moyens de le faire refleurir. » pp. 480-499
. A la place de ces traits mâles, vrais, vigoureux, qui démasquent le cœur humain, qui agrandissent l’ame, qui nous initient
les romans, des pieces qui ne décelent pas la moindre connoissance du cœur humain, & qui annonceroient aussi peu d’imagi
son pays, qu’il a marché long-temps dans le sentier de la gloire. Un cœur françois ne voit pas de récompense plus flatteuse
s anciens : le desir de vous illustrer sur la scene s’empare de votre cœur  ; il vous dévore ; vous lui sacrifiez vos veilles
nécessaires pour la police du Parnasse ; qu’on y parle enfin plus au cœur & à l’esprit qu’aux oreilles : alors tout Par
96 (1692) Œuvres diverses [extraits] pp. 14-260
ci, sans affaire, La nuit à bien dormir, et le jour à rien faire, Mon cœur exempt de soins, libre de passion, Sait donner un
Ne crois pas toutefois, par tes savants ouvrages, Entraînant tous les cœurs gagner tous les suffrages. Si tôt que d’Apollon u
mique. Quiconque voit bien l’Homme, et d’un esprit profond De tant de cœurs cachés a pénétré le fond ; Qui sait bien ce que c
97 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VII. De l’Exposition. » pp. 139-164
on pere ; elle s’écrie en paroissant : Ah ! n’espérez jamais que mon cœur y consente. Alors le pere indigné peut, sans man
eûner, je l’ai étudié une bonne demi-heure, & je le sais déja par cœur . Pour sa figure, je ne veux point vous en parler 
t. Scene I. Du Croisy. Il me semble que vous prenez la chose fort à cœur . La Grange. Sans doute je l’y prends, & de te
ts, sa victoire est certaine. Honteuse de son choix, elle reprend son cœur  ; Et l’on voit à ses feux succéder la froideur :
ns mystere. Pasquin. Voilà, sur ma parole, un plaisant caractere ! Un cœur tendre & volage, un esprit vif, ardent Jusqu’
? Antiphon. Lui trouver de l’argent. Géta. Je le voudrois de tout mon cœur  : mais où ? parlez. Antiphon. Mon pere est ici. G
98 (1769) Éloge de Molière pp. 1-35
er que le vice n’ait besoin que de se montrer pour entraîner tous les cœurs  ? Ceux que Cléante a scandalisés veulent-ils un e
es conditions cette arme lui sera-t-elle confiée ? Avoir à la fois un cœur honnête, un esprit juste ; se placer à la hauteur
t le ridicule, est le grand mérite de Molière. Quelle connaissance du cœur  ! Quel choix dans l’assemblage des vices et des t
ui révèle le secret du caractère, et qu’on pourrait appeler le mot du cœur . La manière dont il excusait les torts de sa femm
ent le génie de la réflexion, soit que l’observateur trop attentif du cœur humain, en soit puni par le malheur de le connaît
is escarpée et sans bords  ? Les découvertes nouvelles faites sur le cœur humain par La Bruyère et d’autres Moralistes, le
99 (1802) Études sur Molière pp. -355
ouser Célie. La moralité. — Bonne ; elle nous prouve à quel point un cœur jaloux peut égarer l’imagination. De la tradit
main ; mais si vous exigez une justification, ne comptez plus sur mon cœur . » Le prince hésite, il est prêt à croire son am
également don Rodrigue et dom Garcie de les bannir à jamais de leurs cœurs , s’ils ne méritent pas le pardon de leurs transpo
mots : Je vous aime et n’ose vous le dire… Tout le monde sait par cœur La Confidente sans le savoir de La Fontaine, il s
pressions tendres, tant de traits délicats échappés successivement du cœur de son amante ? Hélas ! cette lettre ordinairemen
, mieux qu’un long discours, un amant tout entier aux intérêts de son cœur  ; et je félicite le comédien qui l’imagina. Je fé
rtent de là pour jouer le rôle en idiotes ; elles le sont tant que le cœur d’Agnès n’a point parlé ; mais une fois que les s
air tout engageant, je ne sais quoi de tendre, Dont il n’est point de cœur qui se pusse défendre. Disons mieux : le rôle d’
le jette la variété des plaisirs dont abonde la capitale, il a eu le cœur assez droit, l’esprit assez juste, pour faire un
la peinture des ridicules à la mode. Nous y voyons encore que, si son cœur était sensible aux bienfaits de son roi, il ne l’
nnez vos louanges de si peu de sel, que leur douceur fade fait mal au cœur …… ; qui voulez usurper les récompenses dues au mé
des personnalités ; ce prince prit les intérêts de Molière si fort à cœur , qu’il lui ordonna de se venger ; et c’est à cet
erons de ce dernier sentiment, si nous ne consultons que la marche du cœur humain, et si nous nous rapprochons du temps où l
elle espère le toucher par la douceur enchanteresse de sa voix ; son cœur , le dépit et l’espoir lui dictent les chansons le
regrette la scène dans laquelle la princesse chante pour attendrir le cœur de Carlos ; je regrette la contrainte de l’amant,
bles savants de la ville, généralement estimé pour la droiture de son cœur , la sûreté de son commerce, était cependant dévor
our écarter les soupçons jaloux de son mari qui, le désespoir dans le cœur , prit le parti de se concentrer dans son cabinet,
une marchande de modes : si je descends ensuite avec Molière dans le cœur humain, j’y lis qu’il y a loin d’une coquette à u
contribué à sa gloire littéraire, elles font du moins l’éloge de son cœur reconnaissant, mais sensible aux bienfaits ; il n
des deux suivants : Et lorsqu’on vient à voir vos célestes appas, Un cœur se laisse prendre et ne raisonne pas. Dans la no
acquitter même envers les rois ? Molière, en homme qui connaissait le cœur humain, a-t-il voulu intéresser au succès de sa p
Orgon ; ce monstre a réduit au désespoir toute une famille, dont les cœurs sensibles partagent les alarmes : mais l’exempt p
ompte, Dorine, en disant à sa jeune maîtresse : Mais l’amour dans un cœur veut de la fermeté, tendit le bras et le lui por
sette. Remarquons que Molière a bien mieux fouillé dans les replis du cœur humain, que l’auteur du dénouement latin ; chez c
Ces vers ne devraient-ils pas être gravés en traits de flamme dans le cœur de tous les auteurs, de tous les artistes et de t
père et le fils adoptif souffraient de leur éloignement ; mais leurs cœurs se sont entendus. Baron, reconnaît ses torts, il
vieux comédien de campagne, se trouvait dans le plus grand besoin, le cœur de Molière lui était connu, il imagina d’aller à
anneau dépend le diadème, Il vaut bien un combat, vous avez tous du cœur , Et je le garde. — À qui, Carlos ? — À mon vainq
ec eux d’agrément, et de séduire en même temps l’œil, l’oreille et le cœur  ? Il est des comédiens que personne n’ose remplac
se échapper le sentiment avec autant de facilité qu’il s’échappait du cœur et de la plume de notre philosophe amoureux ! D’a
oin de le voir, de l’entendre ; je le devine d’avance, je le sais par cœur  : c’est inutilement que, pour se donner une physi
, à l’aide d’un demi-sourire ; c’est inutilement qu’en parlant de son cœur , une main convulsive le cherchera sur toutes les
ur lui-même. La scène brûlante de sentiment dans laquelle le dieu des cœurs et Psyché se déclarent mutuellement leur amour se
re complaisant, et lui dire : Un amant fait sa cour où s’attache son cœur , Il veut de tout le monde y gagner la faveur ; Et
tandre ce conseil : Qu’il prenne garde au moins que je suis dans son cœur  ; Par un prompt désespoir souvent on se marie : Q
ntime, par ce changement de vie, la réunion après laquelle son faible cœur soupirait depuis longtemps ; et il disait à ses a
s le foyer de la Comédie-Française : « Tout le monde sait Molière par cœur , excepté les comédiens. » Combien semblent en eff
a belle-fille devient plus naturelle ; les noms de petit-fils, de mon cœur , de pauvre mari, qu’elle prodigue à son vieil épo
tte douce et consolante idée, répète avec Orgon : Allons, ferme, mon cœur , point de faiblesse humaine. Nous avons dit, dan
ssista aux six premières représentations de cette pièce, l’apprit par cœur , la fit imprimer et la dédia à Molière. 20. Quel
au lecteur. 67. Voltaire trouve que « l’épreuve de l’Avare, sur le cœur de son fils, est la même que celle de Mithridate 
100 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXVII. Des aparté. » pp. 446-462
E, LISETTE, PHILIPIN. La Tante. Baron, quand vous aimez, avez-vous le cœur tendre ? La Montagne. Comment, tendre ? La Tante.
oi ! vous hésitez ?Non, ma poupine veuve, Ordonnez, j’ai pour vous un cœur à toute épreuve. La Tante. Un certain la Rapiere.
de se battre pour une fille dont l’esprit étoit aussi corrompu que le cœur , & jurerent en s’embrassant de ne plus la voi
malignement le même propos : elle passa sur la scene la rage dans le cœur , & fut punir le public des affronts qu’elle a
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