e même femme, en se servant de l’empire que l’amour lui donne sur son
cœur
? On pourroit absolument traiter un caractere, &a
amp; sur-tout toute l’honnêteté, afin d’intéresser en leur faveur les
cœurs
nobles & sensibles. Le public est-il une fois
nage de son esprit, ressources qui décelent toujours la corruption du
cœur
, le déréglement de l’imagination, & peu de ta
es simagrées qui ne séduisent que les enfants & les sots. Si leur
cœur
étoit réellement susceptible de sentiment & d
aître, j’y veux vivre ; & mon plus grand desir, Ce seroit que ton
cœur
en eût du déplaisir. Lélie. Qui rend donc contre
. (Tirant son épée à demi, il s’approche de Lélie.) Au beau milieu du
cœur
il faut que je lui donne.... Lélie, se retournant
r.) Hai ! Je ne parle pas.Ah ! poltron, dont j’enrage ! Lâche ! vrai
cœur
de poule ! Célie, à Lélie. Lâche ! vrai cœur de
j’enrage ! Lâche ! vrai cœur de poule ! Célie, à Lélie. Lâche ! vrai
cœur
de poule !Il t’en doit dire assez, Cet objet dont
ant puisse outrager la foi. Scanarelle, à part. Que n’ai-je un peu de
cœur
! Célie. Que n’ai-je un peu de cœur !Ah ! cesse
e, à part. Que n’ai-je un peu de cœur ! Célie. Que n’ai-je un peu de
cœur
!Ah ! cesse devant moi, Traître, de ce discours l
tuer. Puisqu’un pareil discours émeut votre colere, Je dois de votre
cœur
me montrer satisfait, Et l’applaudir ici du beau
rien en vous dont mon feu ne s’augmente, Tout y marque à mes yeux un
cœur
bien enflammé ; Et c’est, je vous l’avoue, une ch
s si doux Quelle en est la délicatesse. Vous ne concevez point qu’un
cœur
bien amoureux Sur cent petits égards s’attache av
nt, de vos vœux jaloux au dernier point, Souhaite qu’à lui seul votre
cœur
s’abandonne ; Et sa passion ne veut point De ce
ir des nœuds de l’hyménée, Rien d’un fâcheux devoir qui fait agir les
cœurs
, Et par qui, tous les jours, des plus cheres fave
le blesse ; Que le mari ne soit que pour votre vertu, Et que de votre
cœur
de bonté revêtu L’amant ait tout l’amour & to
comme moi, l’avez-vous souhaité ? Vous ne répondez rien ! & votre
cœur
soupire ! Lucile. A peine à mes transports mes se
rrons bien autre chose. Lucile continue : Au seul son de sa voix mon
cœur
se sent renaître, Et l’amour près de lui me donne
l’échauffe, & non pas la saillie. Celui que l’amour donne à deux
cœurs
bien épris, Est le seul qui m’inspire & dont
que dans le sentiment. Vous m’aimez ? Lucile. Vous m’aimez ?Oui, mon
cœur
vous aime uniquement. Le Marquis. Que votre belle
rir. De tout Paris, son art veut faire la conquête : A regner sur mon
cœur
votre gloire s’arrête. Il est par ses dehors &
ux Tircis Eût assez de bonheur Pour avoir quelque place dans votre
cœur
! Angélique. Je ne m’en défends point, dans cette
de tous ses enfants, de tous ses intérêts; dans la vie intérieure du
cœur
, vaste et profond théâtre où, dans un demi-jour s
il n’était pas l’unique poète de l’assemblée, car tous chantaient du
cœur
ce qu’il exprimait des lèvres. Malheur à lui s’il
t pas un chevalier, parmi ceux qui l’entendaient, qui ne se sentît le
cœur
de Roland. Le jour où Molière peignit les jalousi
cantique du regret, magnifique prélude d’une -œuvre impure, tous les
cœurs
dévorés de ce besoin d’aimer, châtiment du ciel,
partie de ce discours, il met en regard les désirs insatiables de nos
cœurs
et les amères déceptions que la vie nous réserve
t boire, et il n’y a personne qui trouve de quoi étancher sa soif. Le
cœur
et la vie ne semblent pas faits l’un pour l’autre
résoudre en présence d’une telle contradiction ? Rabaisserons-nous le
cœur
au niveau de la vie, ou chercherons-nous les moye
e la vie, ou chercherons-nous les moyens d’élever la vie au niveau du
cœur
? Telle est la question que pose l’orateur, et vr
en répétant l’une après l’autre : « Peu importe la vie, pourvu que le
cœur
ne s abaisse pas. » III. La Bruyère a dit
que la sensibilité, peut-être, n’est autre chose que l’imagination du
cœur
. J’accorderai volontiers que la sensibilité est l
ustique, une ambition qui cherche à se faire des appuis à la cour, un
cœur
faible, qui s’enflammait au vent de la prospérité
ure, par s’emparer à fond d’un homme, et par faciliter l’accès de son
cœur
à une foule de mauvaises pensées. Elle produit de
ces démons qui ne tardent pas à amener compagnie. » Racine avait le
cœur
trop sensible et trop facile à toucher pour être
s religieuses de sa jeunesse avaient laissé des traces au fond de son
cœur
. De temps à autre elles se réveillaient et venaie
tiplie les héroïnes qui souffrent et ne savent que résoudre. Tous ces
cœurs
facilement émus, que poursuit le besoin d’aimer,
images variées de ce qui se passait dans l’âme du poète ? Son propre
cœur
lui expliquait celui de Phèdre. » Mais ce n’est
» Mais ce n’est pas de Phèdre seulement, c’est de l’ensemble de son
cœur
que la vie intime de Racine sert à nous rendre co
, s’il éleva encore la voix, ce fut pour célébrer la lumière dont son
cœur
avait été touché. Phèdre était le chant du cygne
ir et les élans de son retour vers une foi perdue lui ont expliqué le
cœur
de Joad. Ce qu’il avait aimé dans le monde : les
d’une sensibilité touchante et prompte à s’alarmer, la droiture d’un
cœur
fidèle unie au courage des braves ; ce qui fait l
’éloquence, dans les situations et les tableaux. Elle abonde dans les
cœurs
; elle coule à flots dans cette scène prophétique
s promesses, et fidèle aussi dans ses menaces, tient dans sa main les
cœurs
de ces hommes qui ne sont que les instruments de
e ? On n’en saurait douter, dans l’histoire intime du poêle, dans son
cœur
. C’est aux larmes et aux prières de Racine, à ses
leures de son livre. Il aime Molière; il a pour lui des tendresses de
cœur
; aussi le suit-il avec sympathie dans les détails
sa verve se répandait ainsi en un rire sans fin, la tristesse de son
cœur
allait croissant avec la gaieté de son génie ; le
de l’une avec l’autre naît un vif et sympathique intérêt. L’homme de
cœur
se montre derrière l’homme de sens. S’il lutte co
n œuvre, ne s’inspira que de lui-même et n’eut d’autre maître que son
cœur
. » Le premier de ces types est Tartufe. Il est t
pu s’attaquer à la tradition sans que la religion ait été frappée au
cœur
. Les théologiens allemands les plus hardis sont l
rait et de la vigueur. On y sent le mouvement d’un sang riche et d’un
cœur
généreux. Je ne sais quel souffle frais et vivifi
n le présentant de cette manière au public français comme un homme de
cœur
, un penseur original et un écrivain d’un beau tal
joignant la grâce physique aux charmes de l’esprit et aux caresses du
cœur
; enfin ce je ne sais quoi 421, matière infinie d
rence ni l’infidélité. Et le peu que nous savons de l’histoire de son
cœur
permet de supposer qu’il trouva plus d’une fois d
ressorts aident le poète à hâter sans invraisemblance la liaison des
cœurs
qu’il est obligé d’unir en quelques scènes ; et p
s de ses comédies., Molière a peint l’amour naturel 432, instinct des
cœurs
honnêtes : c’est un service qu’il a rendu à ses s
endu à ses semblables. Ses amoureux sont autant d’heureux exemples du
cœur
humain suivant naturellement un de ses plus préci
être digne d’eux, s’aimeront avec toute l’ardeur de la jeunesse et du
cœur
, toute la noblesse des âmes pures et élevées433.
jouir, ne vient-il pas développer et ennoblir toutes les qualités du
cœur
et de l’esprit qu’ils possédaient déjà436 ? Et qu
imer de si bon cœur, s’écrie : Ah ! les douces caresses ! Tenez, mon
cœur
s’émeut à toutes ces tendresses ; Cela ragaillard
; et chaque fois c’est avec une émotion nouvelle qu’on s’intéresse de
cœur
à ces simples et touchantes passions, qu’elles en
l’amour le plus pur prend les confidents les plus méprisables451 ; le
cœur
le plus respectueux pour sa maîtresse manque de r
, qu’aucune puissance, aucun intérêt ne pourra arrêter, parce que les
cœurs
qu’il mène sont poussés par une puissance et un i
auroit estimer ; Mais je trouve un obstacle à pouvoir vous aimer : Un
cœur
, vous le savez, à deux ne sauroit être, Et je sen
usque dans le langage parlé par l’amour, et il repoussait, autant par
cœur
que par goût, le style faux que l’on croyait alor
agérés. Ce n’était pas seulement, on le répète, son goût, c’était son
cœur
sincère qui s’indignait avec Alceste contre le so
siècle, l’exemple de cette langue douce et touchante qui va droit au
cœur
parce qu’elle en exprime les vrais sentiments. Es
issant qu’on promette à ma flamme, Mon plus solide espoir c’est votre
cœur
, madame. ‘ HENRIETTE. Pour mon cœur, vous pouvez
n plus solide espoir c’est votre cœur, madame. ‘ HENRIETTE. Pour mon
cœur
, vous pouvez vous assurer de lui. CLITANDRE. Je n
es sont engageantes, ont je ne sais quel charme à s’insinuer dans les
cœurs
. Pour de l’esprit, elle en a, du plus fin, du plu
eprend, se corrige et se perfectionne, bien plus que l’explosion d’un
cœur
qui se met lui-même en jeu. 424. Cicéron, De Off
r qui naît subitement est le plus long à guérir » (Les Caractères, Du
Cœur
) ; mais je crois qu’il dépeint plutôt les acciden
re à cet éloge se trouvent plus loin, chap. IX. 434. Et de deux
cœurs
brisés l’âpre conformité Faisait de deux malhe
esprit cent vertus après elle ; Aux nobles actions elle pousse les
cœurs
, etc. La Princesse d’Elide, act. I, sc. I. 43
part des grands écrivains, a bien souvent écrit sous la dictée de son
cœur
malade, et que l’état de son âme a dû se refléter
lle Armande. La première est, en fin de compte, une femme de tête, de
cœur
et de ressources. Quand, au dernier acte, elle ap
le malheur. Vous vous troublez beaucoup, dit elle à son mari ; Mon
cœur
n’est point du tout étourdi de ce coup. Faites, f
Et cependant avec toute sa diablerie, Il faut que je l’appelle et mon
cœur
et ma mie. On se demande, avec Ariste, si ce n’e
se fussent adressés tout d’abord les hommages de Clitandre, homme de
cœur
et de mérite ; mais ses manières hautaines son dé
s de chair, ses chaînes corporelles avaient fini par éteindre dans le
cœur
de son amant la passion que sa beauté y avait fai
us point et pouvez-vous, ma sœur, Aux suites de ce mot résoudre votre
cœur
. Les suites de ce mot, quand je les envisage, r
e lui raconte naïvement, elle ne poussât jusqu’au bout la guérison du
cœur
d’Horace, que, sans le savoir, elle avait blessé,
prend plaisir à pénétrer et à révéler les doux secrets de ces jeunes
cœurs
s’entrouvrant aux plus tendres sentiments ! Comme
se pour mériter d’être ménagée. Le plus sûr et le meilleur, pour deux
cœurs
qui s’aiment tendrement, c’est de tempérer tout d
e celle-ci une ingénieuse et impitoyable punition. Malheureusement le
cœur
lui fait défaut ; l’égoïsme de la coquetterie et
s vanités l’enivrent, Célimène recule et tout est fini entre le noble
cœur
et elle dont elle-même se sent indigne. M. Noël p
e une jeune femme remplie d’agréments, mais douce d’humeur, droite de
cœur
et de jugement, modeste, indulgente et sage, poss
out du temps de Molière. Le poète philosophe connaissait trop bien le
cœur
humain pour ne pas savoir que le bon sens, l’espr
lade imaginaire, quelle heureuse et fine nature ! Que de malice et de
cœur
tout à la fois ! Comme elle aime et protège adroi
de dire son avis ; mais qui, malgré tout, est une fille d’esprit, de
cœur
et de sens, appréciée et écoutée de ses maîtres ;
les rieurs, mais les sages qu’elle a de son côté. Comme elle prend à
cœur
les intérêts de la famille, et particulièrement d
elant l’exemple de cette brave Laforêt qui réunissait au meilleur des
cœurs
un esprit si judicieux que Molière lui soumettait
urse : la Princesse a dansé & chanté devant lui, pour toucher son
cœur
; elle voudroit être instruite des sentiments que
admire. Bientôt le mépris que la Princesse a pour l’amour enflamme le
cœur
du Prince. Il a, dit-il, puisé son feu dans la ne
it par Polilla. Les sons mélodieux de Diana vont jusqu’au fond de son
cœur
: il veut aller se jetter à ses pieds ; Polilla l
êtres. Il sort. La Princesse, seule, dit qu’elle sent le feu dans son
cœur
. Elle est surprise qu’un sein de marbre puisse br
ux menaces, des fureurs à l’expression de l’amour le plus tendre. Son
cœur
s’envole en pieces de son sein ; il en sort des é
le en pieces de son sein ; il en sort des éclairs : elle arrachera le
cœur
à Don Carlos, & déchirera ensuite le sien pou
son art : les situations sont intéressantes : il y a des scenes où le
cœur
de l’homme est développé en entier. Moliere les a
es progrès que l’amour & les talents de sa maîtresse font sur son
cœur
, tout cela auroit-il paru à Moliere indigne d’att
oir contre moi, découvrir à vos yeux les véritables sentiments de mon
cœur
. Je n’ai jamais aimé que vous, & jamais je n’
ûlois dans l’ame quand je vous déguisois mes sentiments, & jamais
cœur
n’a souffert une contrainte égale à la mienne. Qu
oumettre ; les soins & la constance de Lélio n’ont pu toucher son
cœur
. Une fête que cet amant a fait préparer, doit déc
n amant, elle part pour la chasse, mais avec le trait dans le fond du
cœur
. Elle ordonne de sonner le départ, afin de dissip
té passée, & lui apprend que c’est lui qui a fait naître dans son
cœur
le changement qu’elle a ressenti depuis peu : il
néreux. C’est une qualité que j’aime en un Monarque : La tendresse du
cœur
est une grande marque Que d’un Prince à votre âge
un esprit cent vertus après elle : Aux nobles actions elle pousse les
cœurs
, Et tous les grands héros ont senti ses ardeurs.
e ; Je vous trouvois bien fait, l’air grand & l’ame fiere ; Votre
cœur
, votre adresse éclatoient chaque jour : Mais je m
rent que votre ame à ses traits est sensible, Je triomphe ; & mon
cœur
, d’alégresse rempli, Vous regarde à présent comme
qu’une Nymphe belle, jeune, charmante, ressent pour lui. Quoi ! ton
cœur
est insensible pour une Nymphe si belle, si charm
pas dédaigné Iarbe & le Tyrien ? Pourquoi fermer maintenant votre
cœur
au tendre sentiment qui combleroit vos desirs ? .
nt pour un amant Adèle, Et bravez ceux qui voudroient vous blâmer. Un
cœur
tendre est aimable, et le nom de cruelle N’est pa
votre enfance, Et j’ai de vos vertus vu fleurir l’espérance... Votre
cœur
, votre adresse éclatoient chaque jour : Mais je m
montrent que votre âme à ses traits est sensible, Je triomphe, et mon
cœur
, d’allégresse rempli, Vous regarde à présent comm
s fières, Du pouvoir de tout charmer : Aimez, aimables bergères ; Nos
cœurs
sont faits pour aimer... Songez de bonne heure à
imer... Songez de bonne heure à suivre Le plaisir de s’enflammer : Un
cœur
ne commence à vivre Que du jour qu’il sait aimer.
Ah ! les beaux jours qu’amour nous donne, Lorsque sa flamme unit les
cœurs
! Est-il ni gloire ni couronne TIRCIS. Qu’avec p
emés de fleurs ; Mais c’est l’Amour et sa flamme Qui font revivre nos
cœurs
. UN SUIVANT DE BACCHUS. Le soleil chasse les ombr
re. Mais ces charmes mêmes de la poésie et de la musique prennent les
cœurs
malgré eux : on ne peut pas entendre cela froidem
la douce violence, Et ne laisse veiller en ces aimables lieux Que les
cœurs
que l’amour soumet à sa puissance. Tes o
Quand rien à nos vœux ne s’oppose ! À d’aimables penchants notre
cœur
nous dispose ; Mais on a des tyrans à qui l’on do
36. Aimons-nous donc d’une ardeur éternelle : Quand deux
cœurs
s’aiment bien, Tout le reste n’est rien6
int de bergère Si froide et si sévère, Dont la pressante ardeur D’un
cœur
qui persévère Ne vainque la froideur. Il est, dan
Certes, aucun spectacle plus enchanteur n’y peut mieux disposer les
cœurs
, et les femmes, instruites à ces leçons, doivent
ites à ces leçons, doivent se dire avec Caliste : Ah ! que sur notre
cœur
La sévère loi de l’honneur Prend un cruel empire
: n’allez pas le redire. Puisque le ciel a voulu nous former Avec un
cœur
qu’Amour peut enflammer641, Quelle rigueur impito
te642, Et de pouvoir suivre sans crainte Les doux emportements de vos
cœurs
amoureux643 ! Et quand on entend bergers et berg
uissance d’autant plus criminelle qu’elle s’impose invinciblement aux
cœurs
fascinés ; d’autant plus impardonnable qu’elle pe
sauroit trop tôt se laisser enflammer ; Qu’on n’a reçu du ciel un
cœur
que pour aimer ; Et tous ces lieux communs de
chauffa des sons de sa musique ? Mais de quels mouvements dans son
cœur
excités Sentira-t-elle alors tous ses sens agi
e et Mme de Montespan se disputaient encore la première place dans le
cœur
du roi, toute la cour était occupée d’intrigues d
les yeux : les tendres discours, les chants passionnés, pénètrent le
cœur
par les oreilles. Quelquefois la corruption vient
uvres capitales spécialement consacrées à la peinture des mœurs et du
cœur
humain, qui n’aient subi ce travail d’investigati
ur désigner à Molière ce caractère, qui, bien que respecté au fond du
cœur
, avait quelque chose d’importun pour les maîtress
et de Lauzun, dont les frivoles amours portèrent un coup si cruel au
cœur
de Molière. En vérité, Molière naturellement froi
ion et qui souvent est le fruit funeste de l’observation attentive du
cœur
humain (quoi qu’en disent les consolantes doctrin
mbrassé notre pauvre nature humaine et a « pénétré le fond de tant de
cœurs
cachés18; » Molière, « Dont la gaîté souvent fut
, et auxquels il donne une âme prise dans la profonde connaissance du
cœur
de l’homme. Le poète comique puise .ses inspirati
ujet divers et ondoyant 23 ; »suivre et saisir, dans le labyrinthe du
cœur
humain, les passions, ces Protées aux mille métam
rivain n’échappe, devient un besoin impérieux, irrésistible, quand le
cœur
a été secoué par ces cruelles émotions qui laisse
loux, nous rendant ainsi les confidents des premiers tourments de son
cœur
. De L’École des maris au Misanthrope, quel pas do
assurer le bonheur de sa vie, oubliant, lui le profond connaisseur du
cœur
humain, que la reconnaissance ne tient pas lieu d
une rupture. On a souvent cité, comme une touchante confession de son
cœur
, une conversation qu’il eut avec Chapelle dans so
nta, avec des accents si vrais et si douloureux qu’ils pénétrèrent le
cœur
de Chapelle, sceptique en amour comme en toutes c
illusions, ses vains efforts pour ramener à des sentiments sérieux ce
cœur
léger et frivole, et les chagrins que lui causa
Alceste, cette lutte intérieure, forte, incessante, avouée, entre son
cœur
et sa raison ? « J’ai beau voir ses défauts et j
me de bien qui est allé se fourvoyer dans le salon d’une Célimène, ce
cœur
honnête et profondément épris, obligé de prendre
ond à une passion profonde que par l’indifférence et la sécheresse du
cœur
, n’est-ce pas Armande Béjart, cette femme si friv
te femme si frivole et si coquette, qui n’a jamais compris quel noble
cœur
elle avait blessé à mort ? Cette scène si émouvan
un amant généreux dans la manière même dont il a su éloigner de votre
cœur
tout sentiment de mépris pour Célimène ? Car la c
obligent à trouver ici des allusions personnelles, l’histoire de son
cœur
. On l’a dit, Le Misanthrope, c’est le testament d
à vient que le Misanthrope, sans action, est si intéressant; c’est le
cœur
du poëte qui s’ouvre, c’est dans le cœur de Moliè
est si intéressant; c’est le cœur du poëte qui s’ouvre, c’est dans le
cœur
de Molière que vous lisez sans vous en douter; to
, racontait à cette grande société française l’histoire intime de son
cœur
et de ses souffrances. De quelle vie, de quelle v
nu, Ou quelque autre rival qui m’étoit inconnu ? O Ciel ! donne à mon
cœur
des forces suffisantes Pour pouvoir supporter des
naître sans dépendance11, Que jamais par la force on n’entra dans un
cœur
, Et que toute ame est libre à nommer son vainqueu
it parlé sans feinte ; Et son arrêt livrant mon espoir à la mort, Mon
cœur
n’auroit eu droit de s’en prendre qu’au sort. Mai
lisse : Vous êtes maintenant sur un grand précipice ; Et ce que votre
cœur
pourra délibérer, Va vous y faire choir, ou bien
s vos soupçons démentir le crédit, Pour croire aveuglément ce que mon
cœur
vous dit, Cette soumission, cette marque d’estime
vous dit, Cette soumission, cette marque d’estime, Du passé, dans ce
cœur
, efface tout le crime : Je rétracte à l’instant c
l ne vous suffit pas de toute l’assurance Que vous peuvent donner mon
cœur
& ma naissance, Et que de votre esprit les om
trouver, dans toute sa rigueur, Un plus cruel moyen d’embarrasser un
cœur
? Ah ! que vous savez bien ici, contre moi-même,
Qu’à des conditions, qu’après d’ardents souhaits, Vous pensez que mon
cœur
n’acceptera jamais. Mais vous serez trompée en me
e par ce choix vous allez vous prescrire De ne plus rien prétendre au
cœur
de Done Elvire. Don Garcie. Soit ; je souscris à
ffort de ma rage. Dona Elvire. Ah ! c’est trop en souffrir, & mon
cœur
irrité Ne doit plus conserver une sotte bonté : A
ire lui conseille d’espérer encore. Elle porte Don Silve à rendre son
cœur
à la premiere beauté qui l’avoit captivé ; elle n
que sa jalousie ne le rende malheureux : il l’exhorte à bannir de son
cœur
cette funeste passion ; le Roi le lui promet. Pan
i en t’envoyant. . . . « avec laquelle je voudrois que tu reçusses un
cœur
. . . . « Ne sois point surpris si j’emploie une.
t’envoyant cette lettre, avec laquelle je voudrois que tu reçusses un
cœur
qui t’adore. Ne sois point surpris si j’emploie u
instant, pour entendre de sa bouche la confirmation de sa grace. Son
cœur
est déchiré par la crainte d’être encore odieux à
s pas que le dépit & la colere deviennent les plus forts dans mon
cœur
. Oui, je veux bien te montrer la fausseté des ind
lus tendres sentiments ; & la tendresse la plus vive lie nos deux
cœurs
. Vous le voyez, Prince, je renonce aux vaines exc
réitérés de bannir pour jamais la jalousie de ton esprit & de ton
cœur
, & de n’en pas croire même tes yeux, dès la p
ssez simple pour te laisser abuser de cette façon : au contraire, ton
cœur
perfide & criminel est fait pour tromper, &am
précipice où vous a conduit cette aveugle jalousie qui déchire votre
cœur
. Ecoutez-moi, je n’ai, pour preuve de mon innocen
que je vous ferai voir plus claires que le jour, ne prétendez plus au
cœur
de Delmire ; oubliez même que vous l’avez connue,
stant fatal qui doit terminer tous mes malheurs. Rodrigue. Ah ! si un
cœur
déchiré comme le mien des plus cruelles douleurs,
diesse avec laquelle tu m’offres à prouver l’innocence de ton perfide
cœur
, de ton ame criminelle. Delmire. Seigneur, songez
ent de n’aspirer plus à ma main, mais de renoncer pour toujours à mon
cœur
, d’oublier que tu m’aies connue, de ne plus me re
t que deux Princes rivaux se disputassent, par des fêtes galantes, le
cœur
d’une Princesse. Nous passerons légérement sur un
nt une amour fatale ; Si, perdant pour jamais tous ses droits sur mon
cœur
, Chloé vous laisse sans rivale... Lydie. Calaïs
. Lydie. Calaïs est charmant ; mais je n’aime que vous : Ingrat, mon
cœur
vous justifie. Heureuse également, en des liens s
féroit ton ardeur, J’aurois quitté la couronne Pour régner dessus ton
cœur
. Philinte. Une autre a guéri mon ame Des feux que
i d’une douce ardeur Quelque renaissante trace Chassoit Cloris de mon
cœur
Pour te remettre en sa place ?... Climene. Bien q
s à ma bergere, Je vivois dans les plaisirs. Colette. Depuis que son
cœur
me méprise, Un autre a gagné le mien. Colin. Apr
te. Je crains un amant volage. Ensemble. Je me dégage à mon tour. Mon
cœur
, devenu paisible, Oubliera, s’il est possible, Qu
lgré moi ! Ensemble. A jamais Colin je t’engage / t’engage Mon / Son
cœur
& ma / sa foi. Qu’un doux mariage M’unisse
miration, de plaire à notre esprit, et de charmer en même temps notre
cœur
, c’est celui qui, dissipant les épaisses ténèbres
, c’est celui qui, dissipant les épaisses ténèbres qui enveloppent le
cœur
humain, découvre ses pensées les plus secrètes, p
marche, la comédie s’attacha uniquement à scruter profondément notre
cœur
, à en sonder les replis, et à provoquer le rire p
de jouir du bonheur que le sort nous avait accordé. Elle envisagea le
cœur
humain dans toutes les situations, le montra sous
actère, celle de mœurs. Aux regards de tout homme un peu réfléchi, le
cœur
humain offrira sept ou huit nuances bien marquées
caractères, qui sont les chefs-d’œuvre de notre scène. Sans doute, le
cœur
humain présente encore d’autres nuances, comme l’
comédie de caractère. Beaucoup de littérateurs ont soutenu que notre
cœur
était une mine inépuisable où le génie comique tr
profonds, ces saillies qui décèlent de nouvelles découvertes dans le
cœur
humain ? Je n’ai parlé jusqu’à présent que de la
uffit pas d’être doué d’un esprit observateur, de savoir lire dans le
cœur
humain, d’en arracher les secrets, il faut encore
ons énergiques, ces profondes saillies qui souvent décèlent ce que le
cœur
humain a de plus mystérieux, que le dernier mot d
’intérêt. On appelle intérêt tout ce qui attache ou l’esprit ou le
cœur
. Un ouvrage dramatique qui manque par l’intérêt,
nnages principaux et des situations où il les a placés. Mais comme le
cœur
humain a un attrait irrésistible pour tout ce qui
-mêmes, de leurs légères brouilleries et de leurs raccommodements, le
cœur
du spectateur est satisfait, en même temps que so
ntage. Tout auteur qui dans une comédie saura parler à l’esprit et au
cœur
, est assuré d’avance du succès le plus éclatant.
sonne n’a pu le suivre depuis, ce n’est pas une seule nuance de notre
cœur
, c’est tout son ensemble, la société entière, qu’
rofondeur que lui seul a connue, d’un côté il lui a découvert tout le
cœur
humain, lui a montré la société entière, tous les
ipaux traits cependant sont éternels, dureront aussi longtemps que le
cœur
humain ; et ce sont eux que Molière a saisis avec
paroles, et s’offense de l’ombre des choses343. » Que le naturel du
cœur
et de l’esprit soit son charme344. Que le respect
Nérines et à toutes les femmes d’intrigue348. Qu’elle ait pour eux ce
cœur
filial, toujours soumis et toujours aimant, qui f
tous les dehors de la grâce et de l’esprit, elle nourrisse au fond du
cœur
la sérieuse pensée du devoir, de l’époux qu’elle
ute. Si l’homme est grand par l’esprit, la. femme est éminente par le
cœur
. Or, la coquette n’a pas de cœur : c’est pour cel
sprit, la. femme est éminente par le cœur. Or, la coquette n’a pas de
cœur
: c’est pour cela que Molière, abhorrait la coque
’homme. Que le monde pardonne ce terme énergique, mais une femme sans
cœur
était à ses yeux un monstre, comme un homme sans
es390. Peu à peu, les petites intrigues se nouent391 ; le temps et le
cœur
s’usent à ménager les prétendants, et à tenir la
pencher de leur côté392 ; la vanité, l’audace grandit à mesure que le
cœur
s’amoindrit ; les vrais amis s’éloignent discrète
’irréparable ruine des charmes du corps, que reste-t-il des grâces du
cœur
, quand enfin on est réduite à entrer dans la conf
emetteuses citées plus haut410 ont trop peu de conscience, et trop de
cœur
et d’esprit. Au même titre, Julie, dans M. de Pou
elte puissance d’esprit, cette justesse de sens, cette délicatesse de
cœur
, cette hauteur de vue qui rendent immortelles les
qui fait penser à la gracieuse légende de l’hermine. C’est la voix du
cœur
et du bon sens ; et il ne serait pas malheureux q
en que celte pièce attirerait beaucoup de monde, Mlle Molière avait à
cœur
de s’y faire remarquer par l’éclat de sa toilette
raité les mêmes sujets. Ce sont deux moralistes, deux connaisseurs du
cœur
humain, deux princes, deux rois de l’éloquence. A
qui connaît ses passions et qui les combat, qui se rend maître de son
cœur
par sa raison, maître de sa raison par son cœur,
se rend maître de son cœur par sa raison, maître de sa raison par son
cœur
, qui s’applique sans emphase et sans lâche pitié
rdent longtemps, quelquefois toujours, la prétention d’ouvrir dans le
cœur
humain la noble source des larmes. Et lorsqu’enfi
mais l’on vit de plus en plus dans ses œuvres la trace chagrine d’un
cœur
irrité contre la noblesse, contre la décence et c
ques (ce fut la dernière fois qu’il joua la tragédie) et vilipender à
cœur
joie, et nommément Boursault, son pauvre petit en
us les traits de Cléante, l’homme bon, juste, tolérant, le « dévot de
cœur
» qui connaîtra vraie religion, qui pratique la v
l prescrit, ne laissaient pas de troubler cruellement son esprit, son
cœur
, toute son existence. Mlle Molière était une joli
nt pour un amant fidèle, Et bravez ceux qui voudront vous blâmer ; Un
cœur
tendre est aimable, et le nom de cruelle N’est pa
néreux. C’est une qualité que j’aime en un monarque ; La tendresse du
cœur
est une grande marque Que d’un prince à votre âge
un esprit cent vertus après elle ; Aux nobles actions elle pousse les
cœurs
, Et tous les grands héros ont senti ses ardeurs..
ière ; Je vous trouvais bien fait, l’air grand et l’âme fière ; Votre
coeur
, votre adresse éclataient chaque jour : Mais je m
montrent que votre âme à ses traits est sensible, Je triomphe et mon
cœur
, d’allégresse rempli, Vous regarde à présent comm
telles douceurs, A pouvoir triompher de toutes ses froideurs, Que mon
cœur
, aux brillants d’une telle victoire Vit, de sa li
n’entends rien à cette politique Qui ne veut point souffrir que votre
cœur
s’explique ; Faites de votre flamme un éclat glo
parler, ni les crimes dont on veut qu’elle soit la source. C’est le
cœur
de la question ; Bossuet s’y jette avec sa lumièr
ont la parure porte à la licence, ornatu meretricio, qui enlèvent les
cœurs
des jeunes gens, qui les engagent par les douceur
ontre des âmes faibles. de leur donner de ces flèches qui percent les
cœurs
, de les immoler à l’incontinence publique d’une m
e payer leur luxe, d’entretenir leur corruption, de leur exposer leur
cœur
en proie et d’aller apprendre d’elles tout ce qu’
teur au spectateur, il examine comment la corruption se forme dans le
cœur
de ce dernier. Il décrit pas à pas, fibre par fib
comédie : combien elle sert à entretenir ces secrètes dispositions du
cœur
humain, soit qu’il ait déjà enfanté l’amour sensu
encore éclos. « Saint Jacques nous a expliqué ces deux états de noire
cœur
: Chacun de nous est tenté par sa concupiscence q
ore ; qui saurait faire sentir à un chrétien la première plaie de son
cœur
et les suites d’un péril qu’il aime, préviendrait
la même indocilité des sens, la même captivité et la même attache du
cœur
aux objets sensibles. Par quelque endroit que vou
l’on reconnaît le philosophe, l’homme qui a sondé les profondeurs du
cœur
humain. Non ! La tristesse que le poète nous comm
nique provient d’une autre cause. Loin d’avoir sondé jusqu’au fond le
cœur
humain, Molière, ayant éteint le seul flambeau qu
oute consolation et tout refuge. Ah ! ceux qui savent voir le fond du
cœur
humain ne rient pas et ne désespèrent pas ! Ils n
ièce jouée, Alceste aura-t-il du bon sens, et Philinte et Célimène du
cœur
? Tartuffe sera-t-il moins scélérat, Orgon moins
vertus d’un monarque ; il vantait l’air du roi, Cet air qui sur les
cœurs
fait un effet charmant. Il lui promettait solenn
girait de l’amuser ; il s’écriait : Quand il faut le servir, j’ai du
cœur
pour le faire, Mais je ne m’en sens point lorsqu’
efois comme un trait de flamme qui viendra tout à coup vous percer le
cœur
et ira droit aux principes de vos maladies. Dieu
es, va trouver ce péché que nous dérobons et qui dort dans le fond du
cœur
. » Ce travail de la grâce se fait dans le cœur de
i dort dans le fond du cœur. » Ce travail de la grâce se fait dans le
cœur
des rois comme dans celui des autres hommes, et p
repousser ce glaive de lumière qui venait courageusement attaquer son
cœur
hautain. Quelques années après sa mort, un religi
eurs yeux ; cette impétuosité, ces emportements, ces hennissements de
cœurs
lascifs sont supprimé s14 ! » En 1662, l’abbé
s et si bons citoyens. La parole de Dieu, reçue avec docilité dans le
cœur
du puissant, s’y rendit peu à peu plus forte que
t singulier d’enflammer la raison comme d’autres avaient enflammé les
cœurs
. Mmede Sévigné y était : « Le Père Bourdaloue prê
lités bien propres, chrétiens, à faire, et sur vos esprits et sur vos
cœurs
, les plus fortes impressions, surtout si vous en
épuisé pour les élever à une prospérité complète. Mais cependant leur
cœur
est-il satisfait ? Ne désirent-ils plus rien ? Se
quelque abondantes que nous les concevions, ne pourront rassasier le
cœur
humain ? » A ce tableau, prolongé et repris sous
é tout le reste et compté le monde pour rien ? Vous bannissiez de mon
cœur
les vains plaisirs ; mais, pour empêcher que mon
nnissiez de mon cœur les vains plaisirs ; mais, pour empêcher que mon
cœur
ne les regrettât, vous y entriez à leur place ; e
vois qu’à travers le sombre voile de la foi, vous remplissez déjà mon
cœur
, que sera-ce dans celte bienheureuse patrie où je
le une de ces grâces qui font les rois grands devant Dieu et selon le
cœur
de Dieu ! Car c’est à vous, ô mon Dieu ! et à vot
ettres, maintes fois servie far Molière, était toute-puissante sur le
cœur
du roi. Bourdaloue osa attaquer plus fortement et
urs dédicaces la favorite et ses bâtards. L’effroi n’atteignit pas le
cœur
du jésuite. Il se trouve toujours dans l’Église u
assure que ce démon, ou plutôt que le vice qu’il entretient dans nos
cœurs
, est la cause la plus générale de la damnation de
erdit les plus belles lumières de son esprit, dès qu’il eut donné son
cœur
à D’INFAMES CREATURES. » Sauve qui peut ! mais B
aiblesses, mais qu’on l’impute à vos artifices et à la lâcheté de vos
cœurs
. N’est-il pas étonnant qu’au lieu de cette modest
es spectacles où l’impudence lève le masque et qui corrompent plus de
cœurs
que jamais les prédicateurs de l’Évangile rien co
ans ces emplois, enfermé dans sa cellule avec ses livres, sans feu au
cœur
de l’hiver, il composait ces sermons qui sont res
ien. Là, il a montré par excellence sa profondeur, sa connaissance du
cœur
de l’homme, son courage, sa sincérité, son habile
trahie. Vous connaissez bien le parterre, mais vous connaissez mal le
cœur
humain, ou vous ne le connaissez que pour en flat
rtuffe lui-même. Après lui avoir ôté l’esprit, Molière lui ôte ici le
cœur
; en quoi il pèche deux fois contre la plus indis
nt les valets dans la maison de Molière. Où donc sont les « dévots de
cœur
», les vrais gens de bien dont le contraste serai
e nous troublons l’esprit. Je sais comme je parle et le ciel voit mon
cœur
! … Ne regardez point aux intérêts humains, Quand
imace et son crédit le fruit de la fraude ? Qui ne trouve, au fond du
cœur
, un peu son compte à se persuader que ce croyant
est le genre de contentement que la comédie de Molière procure à ces
cœurs
simples. C’est tout ce qu’il faut pour ruiner aup
justifier sur la conduite de sa comédie. » Il les conjure de tout son
cœur
, « de se défendre de toute prévention et de ne po
diffamer les dévots, il n’a songé qu’à les venger. Il en atteste son
cœur
ennemi des détours ! « Si l’on prend la peine,
non pour imaginer quelque moyen d’assainir sa vie et de purifier son
cœur
, mais tout simplement pour peindre l’infortune co
qui rien n’échappe et que sa voix éloquente sait rendre présente aux
cœurs
les plus endurcis. Il crie à l’hypocrite, il lui
rtuffe qui était tout à l’heure dans la salle ? Bourdaloue attaque le
cœur
par des points plus accessibles, il y touche des
peu de leurs protestations. En vrai moraliste, il sait lire dans les
cœurs
; en vrai chrétien, il ose lire tout haut. Tourno
ces de Polyeucte : Monde, pour moi tu n’es plus rien ; Je porte en un
cœur
tout chrétien Une flamme toute divine, Et je ne r
à la personne aimée ; Et c’est en nous qu’on trouve, acceptant notre
cœur
, De l’amour sans scandale et du plaisir sans peur
aucoup de larmes et sans vouloir en faire une confession publique, un
cœur
chrétien regrettera devant Dieu d’avoir cédé à un
t pour faux dévots ; dégoût de la piété, et, par suite, abattement de
cœur
qui va souvent jusqu’à leur faire abandonner le p
la piété, sans en avoir le fond, n’en est-ce pas une d’avoir dans le
cœur
l’estime de la piété, et d’affecter des dehors to
urir si on lui donne un autre époux ; les secrets et les flammes d’un
cœur
de jeune fille vertueuse sont au nombre des chose
respect humain, de montrer des sentiments de piété qui sont dans son
cœur
; il se corrompra si l’exemple de Tartuffe lui pe
uvrage. Nous apprendrons de l’orateur sacré ce que sont les dévots de
cœur
, et nous verrons quelle caricature Molière en a t
ature Molière en a tracée dans le Misanthrope. VII. Les Dévots de
cœur
Molière et Bourdaloue disent également : Les
ts de cœur Molière et Bourdaloue disent également : Les dévots de
cœur
sont aisés à connaître ; mais l’orateur sacré le
soient chrétiens ! Qu’ils montent au rang d’élite de ces « dévots de
cœur
» contre lesquels le monde n’a point d’armes ou n
le homme de bien, Molière l’avoue, c’est le vrai dévot, le « dévot de
cœur
» : Je ne vois nul genre de héros Qui soit plus
e a pour source, dit-il, l’aveuglement de l’esprit et la faiblesse du
cœur
, d’où naissent parmi les chrétiens deux caractère
les scandales, les dérèglements de son peuple, tout cela fait sur mon
cœur
une impression à laquelle je ne puis résister. Qu
étien de Bourdaloue commence à ne plus ressembler du tout au dévot de
cœur
de Molière. Le contraste va devenir plus éclatant
mpiété. « Tous les emportements d’un fils débauché doivent toucher le
cœur
d’un père, tous les désordres d’un domestique vic
e sont plus du tout d’accord sur le caractère essentiel « du dévot de
cœur
, » qui est pourtant par excellence l’homme de bie
ésente ces deux personnages, et je lui demande : Quel est le dévot de
cœur
, quel est le grand homme de bien ? Cependant, ava
i se reprochent toujours de rire d’un honnête homme ; elle afflige le
cœur
humain comme tout spectacle d’un mal sans remède.
une autre manière que les autres ses aises et ses commodités ; il ait
cœur
malade et ne veut ni souffrir ni appliquer de rem
ade et ne veut ni souffrir ni appliquer de remède à la maladie de son
cœur
. Il fuit avec emphase, mais pour ne point combatt
de la sympathie pour Alceste. Après tout, il a de la sincérité et du
cœur
. Il serait possible de le mener à confesse, et po
i vous abordent pour la première fois ; cela est sûr. Mais ouvrir son
cœur
sans prudence, sans mesure et rendre serments pou
vient de donner. Alceste veut que l’on montre toujours le fond de son
cœur
, que l’on dise ou plutôt que l’on jette partout e
aise à votre austère honneur, Il est bon de cacher ce qu’on a dans le
cœur
. Entendons-nous ! l’on n’est pas toujours forcé
Si l’on parle, qu’il soit politique ou non de montrer le fond de son
cœur
, il faut toujours parler franc. La morale de théâ
ion et le châtiment de la dépravation de l’amour ; honteux fardeau du
cœur
au lieu d’en être l’allégresse ; passion désespér
sa vanité seule est blessée, elle ne mérite aucune sympathie ; si son
cœur
est engagé, que la raison le dégage ; si sa raiso
qu’elle veut se faire à celui qu’il lui aurait fait. En général, d’un
cœur
brisé par ces coups inattendus et humiliants, l’a
ette Célimène, dis-je, Alceste peut, sans outrer la folie, donner son
cœur
et offrir sa main. Il sortira de la raison, non p
e laisse engager. Cependant l’aventure se noue, les caractères et les
cœurs
se déclarent. L’un est blessé, l’autre n’est qu’e
si difficile et si impérieux amant ? Célimène se pose la question des
cœurs
médiocres et médiocrement épris : elle se demande
ête, il la refuse. Le voilà sage une fois, et c’est à la honte de son
cœur
. Comme Célimène, il calcule, il se demande s’il s
ité. La raison de l’humanité est plus forte que celle de Philinte, le
cœur
d’Alceste ne vaut pas le cœur de l’humanité. Que
st plus forte que celle de Philinte, le cœur d’Alceste ne vaut pas le
cœur
de l’humanité. Que reste-t-il donc ? On l’a dit e
ces de Polyeucte : Monde, pour moi tu n’es plus rien ; Je porte en un
cœur
tout chrétien Une flamme toute divine, Et je ne r
à la personne aimée ; Et c’est en nous qu’on trouve, acceptant notre
cœur
, De l’amour sans scandale et du plaisir sans peur
nte me parloit de l’amour qu’il me porte : Que si je veux fléchir mon
cœur
trop rigoureux, Ses biens me pourront mettre en u
un entretien moqueur, Pour prendre mieux le temps de le mettre en mon
cœur
. Mais, ma sœur, croyez-moi, n’en prenez point la
r jamais de ma vue il vous faut exiler. Clitandre. Des projets de mon
cœur
ne prenez point d’alarme : Henriette, Madame, est
liens d’une immuable ardeur, Aux beautés d’Henriette ont attaché mon
cœur
: Henriette me tient sous son aimable empire, Et
igure est adroite ; &, pour n’en point sortir, Aux choses que mon
cœur
m’offre à vous repartir, Je dirai qu’Henriette à
STE. Ariste. Clitandre auprès de vous me fait son interprete, Et son
cœur
est épris des graces d’Henriette. Chrisale. Quoi
sœur !Clitandre abuse vos esprits, Et c’est d’un autre objet que son
cœur
est épris. Ariste. Vous raillez. Ce n’est pas Hen
On est faite d’un air, je pense, à pouvoir dire Qu’on n’a pas pour un
cœur
soumis à son empire ; Et Dorante, Damis, Cléonte
ls ne m’ont jamais dit un mot de leur amour. Mais, pour m’offrir leur
cœur
& vouer leur service, Les muets truchements o
Je n’oserais pas trop l’affirmer, car je ne me suis rendu qu’à contre
cœur
, et la considération qui m’a arrêté ne me semble
ridicule. C’est ainsi qu’il montre et bafoue l’égoïsme jusque dans le
cœur
des pères, les Géronte, les Argan, les Harpagon ;
e son temps et de tous les temps ; il n’a jamais pensé à soulager son
cœur
sur la scène et à nous apitoyer sur ses infortune
eux, dira-t-on. Bon gré mal gré, on se peint dans ses ouvrages, et le
cœur
n’est pas si loin de la tête qu’il ne monte à cel
le Bourgeois gentilhomme par exemple, tel portrait, telle peinture de
cœur
, tel cri de vérité humaine : et on les interprète
avers que de perversité, sage sur le tard, et n’ayant pas beaucoup de
cœur
peut-être ; mais le peu qu’elle en avait, ne l’ay
lvant Armande au nom de la faiblesse humaine qu’il sent en son propre
cœur
et de l’éternelle faillibilité féminine. Il ne fa
’est Molière. Croyez-vous donc qu’il ne vît clair que dans son propre
cœur
? Non. Cette petite fenêtre que Momus, le mytholo
de poètes, alléchant le public avec les soi-disant blessures de leur
cœur
, et s’en consolant en mauvais lieu. Il eût bien v
nt à pleurer, signe de faiblesse, mais à rire aussi, à rire du bon du
cœur
, ce qui désopilé la rate, élargit les côtes, purg
s, nettoie la bile, rafraîchit le sang, dilate et fortifie, et met le
cœur
sur la main. Ainsi, Alceste n’est pas Molière ; c
peine de vous mettre en frais pour ne me donner que l’espérance ! Un
cœur
bien atteint veut qu’on soit toute à lui ! C’est
nolphe aux pieds d’Agnès, il ne veut nous indigner ni nous gonfler le
cœur
de pitié, lorsqu’au quatrième acte il met Alceste
’en est fait, que tout est rompu, — « Madame, vengez-moi, recevez mon
cœur
, il n’y a que vous, vous allez voir comme je vais
ut naître sans dépendance. Que jamais par la force on n’entra dans un
cœur
, Et que toute âme est libre à nommer son vainqueu
queur. Aussi ne trouverai-je aucun sujet de plainte Si pour moi votre
cœur
avait parlé sans feinte, Et rejetant mes vœux dès
ait parlé sans feinte, Et rejetant mes vœux dès le premier abord, Mon
cœur
n’aurait eu droit de s’en prendre qu’au sort. Mai
quelle trahison pouvez-vous donc vous plaindre ? ALCESTE Ah ! que ce
cœur
est double et sait bien l’art de feindre, Mais A
’elle soit pour un autre, passons là-dessus, laissons ce poète. Mon
cœur
en a-t-il moins à se plaindre du vôtre ? En serez
u courage : Ciel ! rien de plus cruel peut-il être inventé Et jamais
cœur
fut-il de la sorte traité ! Quoi ! d’un juste cou
t, On me laisse tout croire, on fait gloire de tout, Et cependant mon
cœur
est encore assez lâche, Oui, cœur lâche, vrai cœ
t gloire de tout, Et cependant mon cœur est encore assez lâche, Oui,
cœur
lâche, vrai cœur de poule, Pour ne pouvoir brise
Et cependant mon cœur est encore assez lâche, Oui, cœur lâche, vrai
cœur
de poule, Pour ne pouvoir briser la chaîne qui r
e A descendre pour vous aux bassesses de feindre, Et pourquoi, si mon
cœur
penchait d’autre côté, Je ne le dirais pas avec s
! N’est-ce pas m’outrager que d’écouter leur voix ? Et puisque notre
cœur
fait un effort extrême Lorsqu’il peut se résoudre
rès la peine qu’elle a eue, cette pauvre Célimène, à lui dévoiler son
cœur
; songez donc ! la religion le défend, L’amant q
âme est tout abandonnée ; Je veux voir jusqu’au bout quel sera votre
cœur
Et si de me trahir il aura la noirceur. Et Célim
n, Que vous n’eussiez ni rang, ni naissance, ni bien, Afin que de mon
cœur
l’éclatant sacrifice Vous pût d’un pareil sort ré
ne trouve pas que c’est trop de compagnie ! Oui, Alceste est un grand
cœur
, et nous passe tous en vertu. Il a sur l’honneur
r ni de la mépriser. Oh ! Alceste, tu le dis toi-même, dans tous les
cœurs
il est toujours de l’homme ! C’est-à-dire qu’il y
érité merveilleuse la plus difficile de toutes les sciences, celle du
cœur
humain. Pour connaître Molière d’une manière comp
es éléments instinctifs de l’esprit, on peut en déduire la science du
cœur
humain. Ce sont les moralistes psychologues, parm
. Mais en est-il beaucoup, parmi ceux qui se sont livrés à l’étude du
cœur
humain, qui aient, je ne dis pas dépassé, mais mê
eint les hauteurs auxquelles Molière est parvenu? Ce qu’on entend par
cœur
humain, dans le langage usuel, étant les éléments
l’esprit, c’est-à-dire les sentiments et les passions, la science du
cœur
humain consiste dans l’exposé des effets naturels
a personne qu’il aime, réveille instantanément cette passion dans son
cœur
. Dominé et aveuglé de nouveau par sa jalousie, il
cription qui est un chef-d’œuvre de fine observation et de science du
cœur
. Si l’homme reste toujours maître de lui en prése
s paroles suivantes, exprimées par Done Elvire : « Et toujours notre
cœur
est en notre pouvoir. Il peut bien quelquefois mo
ions de la manière suivante : « … J’aurai toujours ce coup-là sur le
cœur
; et c’est pour ma raison plus qu’un coup de tonn
lence de sa passion, et découvrant par cet excès ce qu’il a le plus à
cœur
de cacher : HARPAGON. (Bas, à part.) « Je trembl
ique également en paroles à l’occasion d’une joie vive qui remplit le
cœur
d’Horace dans l’École des Femmes. Voici l’admirab
cette occasion dans la bouche de ce jeune homme : « L’allégresse du
cœur
s’augmente à se répandre, et, goûtât-on cent fois
ue c’est par les bons procédés, par l’affection, que l’on s’empare du
cœur
de ses semblables, qu’on se les attache, qu’on le
ar la crainte, les humiliations, la tyrannie. Horace s’est adressé au
cœur
d’Agnès par l’affection, et il a fait naître de s
scène remarquable. C’est en vain qu’Arnolphe, après s’être aliéné le
cœur
d’Agnès, cherche à le saisir par des protestation
r des protestations amoureuses. Si l’on fait tant que de s’aliéner le
cœur
de son semblable, il est difficile de parvenir à
âme ; Horace avec deux mots en ferait plus que vous. » La science du
cœur
humain est, on le voit, essentiellement pratique
t que les bons procédés sont les plus sûrs moyens pour conserver leur
cœur
. Mais je vois éclater comme des axiomes, tout le
nce innée et instinctive que donnent les sentiments, les instincts du
cœur
, science que ne donnent ni l’intelligence la plus
Le mal devient alors pour ces monstres de l’ordre moral un besoin du
cœur
, de même que le bien à accomplir est également un
de leurs mutuelles ardeurs me donna de l’émotion ; j’en fus frappé au
cœur
, et mon amour commença par la jalousie. Oui, je n
eur intelligence et rompre cet attachement dont la délicatesse de mon
cœur
se tenait offensée. » Quelle admirable peinture
oraux ont leur délicatesse, Molière, à qui rien de ce que renferme le
cœur
humain ne reste inconnu, nous apprend que les sen
fait pour cela le séducteur ? Il a flatté deux passions puissantes du
cœur
humain : l’orgueil et la vanité. La promesse que
à Charlotte de l’épouser, excite tellement ces deux passions dans le
cœur
de cette jeune fille, qu’elles la dominent entièr
quelque faibles qu’ils soient, lorsque toutefois ils existent dans le
cœur
de l’homme, sont invoquées par ce père infortuné.
ictées par l’affection la plus pure, ont excité quelque chose dans le
cœur
de Don Juan ; mais ce n’est ni la reconnaissance,
s ans de galère de plus ou de moins ne sont pas pour arrêter un noble
cœur
. » Et plus loin : « Les périls ne m’ont jamais
ns n’aveuglent pas toujours l’homme, a eu le talent de placer dans le
cœur
de son héros une autre passion accidentellement s
n, par ce qu’elle a d’aigreur, que mon sincère avis vous a blessée au
cœur
. célimène. Au contraire, Madame ; et si l’on ét
ger. Cette scène est aussi admirable au point de vue de la science du
cœur
qu’au point de vue littéraire. L’inefficacité com
es moyens violents, et la puissance des bons procédés pour arriver au
cœur
de l’homme ainsi que pour l’amener à se comporter
; que vous n’eussiez ni rang, ni naissance, ni bien, afin que de mon
cœur
l’éclatant sacrifice vous fît, d’un pareil sort,
que trouve la vertu, et si de probité tout était revêtu, si tous les
cœurs
étaient francs, justes et dociles, la plupart des
ilosophes et moralistes, qui êtes assez peu versés dans la science du
cœur
humain pour affirmer que l’homme est toujours dou
montrer que c’est à tort que sages on nous nomme et que dans tous les
cœurs
il est toujours de l’homme. » Ce quelque chose q
complètement exposée, la partie la plus essentielle de la science du
cœur
humain, l’aveuglement de l’homme par ses passions
rand enseignement qui sera, de tous les temps, celui de la science du
cœur
humain. Néanmoins, les préceptes de morale ne fon
«… allons Madame, employer toute chose pour rompre le dessein que son
cœur
se propose. » Tel est le précepte moral qui, tir
ans Psyché, par les deux vers suivants : « Lorsque l’amour touche un
coeur
, Il n’a point de raison à dire. » Dans la scène
le voler et s’enfuir. A l’égard de tout ce qui concerne la science du
cœur
humain dans ses manifestations normales et anorma
e caractère incomparable, enfin un savant professeur de la science du
cœur
humain. AMPHITRYON L’amour, ai-je fait obse
sentiments de l’homme qu’il convient de s’adresser pour arriver à son
cœur
et pour le diriger vers la voie de la raison ; ma
dit Molière. Après avoir exposé comment il s’y prend pour parvenir au
cœur
d’Harpagon, Valère va nous donner un échantillon
illesse a plus de droits pour inspirer de l’amour que la jeunesse. Le
cœur
de l’avare, qui est resté insensible à tous les s
e qu’à posséder l’objet aimé, qui pût se partager, avec l’avarice, le
cœur
de ce vieillard. Molière n’est point un esprit sy
tré précédemment la toute-puissance des bons procédés pour arriver au
cœur
de l’homme et pour le gouverner, il n’ignore pas
ésenter les caractères vicieux et insensés, c’est parce qu’il avait à
cœur
de montrer dans toute leur gravité les malheurs q
ur ne fait-il pas commettre, même aux plus sages ! Dans la science du
cœur
humain, répéterai-je encore ici, il est bien diff
ls ne m’ont jamais dit un mot de leur amour. Mais, pour m’offrir leur
cœur
et vouer leur service, les muets truchements ont
remords : « Au changement de vœux nulle horreur ne s’égale ; et tout
cœur
infidèle est un monstre en morale. » Les personn
ppés de la perfection avec laquelle il a découvert tous les replis du
cœur
humain, ont cru devoir rattacher cette perfection
ve renfermer une branche spéciale réservée à l’étude des instincts du
cœur
, des sentiments et des passions, ainsi que de leu
écossaise, il est vrai, s’est beaucoup occupée des bons instincts du
cœur
, et elle les a décrits et classés sous le nom de
ure spéciale, par l’éducation, en un mot ; tant qu’ils n’auront pas à
cœur
de combattre énergiquement les causes de perversi
t surtout aux parents et aux chefs d’institution, en excitant dans le
cœur
des enfants les nobles instincts moraux qui inspi
ande, qui s’est laissée prendre aux célestes théories De l’union des
cœurs
où les corps n’entrent pas499, y perd un honnête
issonner, quand elle demande à sa sœur comment elle peut résoudre son
cœur
aux suites de ce mot, c’est la nature, c’est la r
que sont les soucis matériels, auprès de tous ceux de l’esprit et du
cœur
, l’ennui, le dégoût, l’irritation, la haine même
s’aiment ! comme leurs caractères sont faits pour se plaire, et leurs
cœurs
pour se comprendre519 ! Et pourtant, comme, parmi
ez-vous bien qu’on risque un peu plus qu’on ne pense À vouloir sur un
cœur
user de violence ; Qu’il ne fait pas bien sûr, à
s 536 ; s’ils négligeaient moins leurs enfants, ces seconds liens des
cœurs
, qui viennent remplacer ceux de l’amour qui s’use
élicatesse et la perfection de cette morale supérieure, sentie par un
cœur
d’une honnêteté rare, comprise par un génie d’une
On ne doit point avoir cette foiblesse extrême De vouloir posséder un
cœur
malgré lui-même547. » VII. « Une grande inégali
ermer sa femme est un mauvais parti567. » XIX. « La possession d’un
cœur
est fort mal assurée lorsqu’on prétend le retenir
st fort mal assurée lorsqu’on prétend le retenir par force568. » « Le
cœur
est ce qu’il faut gagner569 ; c’est le cœur qu’il
enir par force568. » « Le cœur est ce qu’il faut gagner569 ; c’est le
cœur
qu’il faut arrêter par la douceur et la complaisa
mède des réflexions ou du mariage vient trop tard ; déjà le faible du
cœur
est attaqué, s’il n’est vaincu ; et l’union conju
traits les plus fins de l’esprit, les sentiments les plus délicats du
cœur
, qui lui fit comprendre, craindre et éviter le ri
front, Des images, tantôt riantes, tantôt sombres, S’échappant de son
cœur
, glissaient comme des ombres. Parfois se soulevan
haut rang, trop souvent sont éteints ; D’un esprit sain et fort, d’un
cœur
plein de droiture, Nul préjugé d’abord n’a faussé
que enfin de pâture… alors il songe à vivre, Et la vie apparaît à son
cœur
de vingt ans Belle, riche, éternelle : il est maî
îne joyeuse La troupe qu’il attache à sa jeunesse heureuse ; Pour des
cœurs
de vingt ans quel plus riant destin ? D’intrigues
Se forme sous le masque et s’essaie en riant ; Mais bientôt ce grand
cœur
dédaigne un art futile ; Aux hommes qu’il amuse i
l poursuit dès lors rien ne l’arrête : Il enchaîne l’orgueil dans son
cœur
de poète, Humblement de 6on père il accepte l’emp
sans de son regard moqueur, Au travers de leur masque il pénètre leur
cœur
; Observateur discret il devine en silence Quelle
er sa gloire, Ils forgent sur ses mœurs une impudique histoire14 ; Au
cœur
il est frappé par ceux qu’il persiflait Avec cett
Bossuet devait rendre immortelle15, De Molière outragé, que son grand
cœur
défend, Sur les fonts de baptême il veut tenir l’
pplaudi. Toutes ces riantes figures, Toutes ces jeunes filles pures,
Cœurs
charmants aux fraîches amours : Lucile, Angélique
aïve enfant se change en Célimène ; Alors plus de repos pour ce grand
cœur
blessé : Il regrette aujourd’hui les tourments du
verve est incisive : il fronde, il rit, il joue, La mort est dans son
cœur
, le fard est sur sa joue… L’artiste se surpasse e
ous pénétrons dans ce drame secret, Notre esprit s’épouvante et notre
cœur
se serre De voir tant de gaîté couvrir tant de mi
es passions que vous avez senties, Tous les secrets instincts par vos
cœurs
observés, En types immortels vous les avez gravés
pelée, Qui redit ses bienfaits et pleure, en révélant La bonté de son
cœur
égale à son talent ; Quelques vieux serviteurs, e
du beau, Cette ferme raison qui, radieux flambeau, Dans les replis du
cœur
projette sa lumière, Enfin cet art divin qu’attei
; Imitez du grand Roi l’exemple glorieux, Enflammez pour le bien les
cœurs
ambitieux. Si quelque Satyrique à la sainte colèr
l de celui qui dit : malheur à vous qui riez, car vous pleurerez. »Le
cœur
se serre en lisant ces exécrables paroles, et pou
soustraire au travail. D’ailleurs, c’est enfoncer le poignard dans le
cœur
de vos parents que de monter sur le théâtre; vous
remplissaient sa vie d’affronts dévorés en silence. Molière avait le
cœur
fier, et la vocation de comédien, dans ce temps-l
on de comédien, dans ce temps-là surtout, n’était pas de celles où le
cœur
a le moins à souffrir. Deux choses toutefois le s
x plaisirs de la cour, mais de la bonne manière, et comme un homme de
cœur
demande à être estimé, pour son propre mérite. Mo
s sujets de consolation dans ses rapports avec sa troupe. Il avait le
cœur
tendre, tendre à l’excès. La grâce et la beauté,
es sont engageantes, ont je ne sais quel charme à s’insinuer dans les
cœurs
. — Pour de l’esprit... — Ah ! Elle en a, du plus
casion de se perdre. Ils durent se séparer. La Fontaine, qui avait le
cœur
aussi sensible, mais moins aimant que Molière, s’
t qu’il put; mais, comme il était alors dans une de ces plénitudes de
cœur
si connues par les gens qui ont aimé, il céda à l
répondre donc sur la connaissance parfaite que vous dites que j’ai du
cœur
de l’homme par les portraits que j’en expose tous
é à me rendre, heureux, c’est-à-dire autant qu’on peut l’être avec un
cœur
sensible. J’étais persuadé qu’il y avait fort peu
blement. Toutes les choses du monde ont du rapport avec elle dans mon
cœur
: mon idée en est si fort occupée que je ne sais
attachant, rien de plus instructif pour celui qui désire connaître le
cœur
humain, que cette alliance du génie comique et de
œur humain, que cette alliance du génie comique et de la tendresse du
cœur
, que ces souffrances d’une âme trop aimante, qui
nt entraîné par son génie vers un genre qui n’était pas celui que son
cœur
eût choisi, et qu’il ait souffert d’une lutte sou
; La naine, un abrégé des merveilles des cieux ; L’orgueilleuse a le
cœur
digne d’une couronne; La fourbe a de l’esprit; la
de caractère, ou le haut comique, dont la source est au fond même du
cœur
humain. Cette classification n’a rien de très phi
e, il brode, il argumente, il pérore, il extrevague, il embrouille le
cœur
et les poumons; il va chercher au fond de sa mémo
vons déjà remarqué entre la gaîté de son génie et la tristesse de son
cœur
allait croissant. La vie de Molière ressemble à c
ciel ne pouvait mieux m’adoucir de tels coups, Quand, pour m’ôter ce
cœur
, il s’est servi de vous. Lorsqu’il écrivait ces
s yeux présentées, Aussi bien que ses rois, ont paru surmontées : Mon
cœur
, d’un fier mépris armé contre leurs traits, N’a p
. Mais, hélas! que vos yeux, ces aimables tyrans, Ont produit sur mon
cœur
des effets différents ! Ce grand nom de vainqueur
souhaite; Il vient avec plaisir avouer sa défaite : Heureux si, votre
cœur
se laissant émouvoir, Vos beaux yeux à leur tour
iment factice et de pure imagination, l’autre un sentiment vrai et du
cœur
. Il importe peu que l’on suppose à Alexandre une
saurait lui répondre que sérieusement et en livrant le secret de son
cœur
. Dans les deux cas, c’est un langage discret et r
, que je vous ferai voir plus clair que le jour, ne prétendez plus au
cœur
de Delmire; oubliez même que vous l’avez connue,
plisse : Vous êtes maintenant sur un grand précipice, Et ce que votre
cœur
pourra délibérer Va vous y faire choir, ou bien v
s vos soupçons démentir le crédit, Pour croire aveuglément ce que mon
cœur
vous dit, Cette soumission, cette marque d’estime
r vous dit, Cette soumission, cette marque d’estime, Du passé dans ce
cœur
efface tout le crime; Je rétracte, à l’instant, c
que poète de l’assemblée; tous les convives le sont; tous chantent du
cœur
ce qu’il va chanter des lèvres. Malheur à lui s’i
ce poète qui, vivant pour lui-même, étranger à ce qui fait battre nos
cœurs
, descend de temps à autre jusqu’à nous et s’écrie
un chevalier, parmi tous ceux qui l’entendirent, qui ne se sentît le
cœur
de Roland, et les preux du moyen âge en gardèrent
e cantique du regret, magnifique prélude d’une œuvre impure, tous les
cœurs
dévorés de ce besoin d’aimer, châtiment du ciel,
aux dogmes et à la tradition sans que la religion en soit frappée au
cœur
. Les théologiens allemands les plus hardis sont e
’a senti et il a trouvé le secret de déposer le germe comique dans le
cœur
de Tartuffe lui-mème. Il l’a fait de deux manière
homme vil. C’est dans la solitude que le génie du mal s’est emparé du
cœur
de Iago ; c’est dans la société que le génie de l
de Tartuffe ! Molière ne craint pas d’accuser les contrastes dans le
cœur
de ses héros et de multiplier, parfois en les opp
if de l’or est un bon préservatif contre toute autre passion. Mais le
cœur
humain est si riche en inconséquences et en bizar
goûta jamais. Le bonheur de vous plaire est ma suprême étude, Et mon
cœur
de vos vœux fait sa béatitude; Mais ce cœur vous
ma suprême étude, Et mon cœur de vos vœux fait sa béatitude; Mais ce
cœur
vous demande ici la liberté D’oser douter un peu
e et leur talent. Gare à celui qui s’approchera d’elle avec un de ces
cœurs
bien atteints, qu’irrite l’apparence même d’un pa
tout n’est que feinte et duperie. À la vue de tant de mensonges, son
cœur
se soulève et s’aigrit : il est pris d’une de ces
haïr, est aussi capable d’aimer plus qu’un autre. Il n’entre dans son
cœur
aucun sentiment médiocre, et, quoi qu’il en dise,
force pour les affections solides; mais lui, Alceste, il lui offre un
cœur
dont la puissance d’affection est d’autant plus é
s votre àme : Vous avez trop d’amants qu’on voit vous obséder, Et mon
cœur
de cela ne peut s’accommoder. CÉLIMÈNE. Des amant
ESTE. Non, ce n’est pas, madame, un bâton qu’il faut prendre. Mais un
cœur
à leurs vœux moins facile et moins tendre. Au mo
ce de devenir tout à fait sérieuse, et où Alceste s’écrie : Parlons à
cœur
ouvert ! le valet de Célimène annonce une visite,
sans cesse nourrie Par le coupable encens de votre flatterie; Et son
cœur
à railler trouverait moins d’appas, S’il avait ob
; Que vous n’eussiez ni rang, ni naissance, ni bien ; Afin que de mon
cœur
l’éclatant sacrifice Vous pût d’un pareil sort ré
faiblesse Où le vice du temps porte votre jeunesse, Pourvu que votre
cœur
veuille donner les mains Au dessein que j’ai fait
ouvez réparer le mal de vos écrits, Et qu’après cet éclat qu’un noble
cœur
abhorre, Il peut m’être permis de vous aimer enco
pénible. Alceste, dans un accès de sauvage jalousie, avait offert son
cœur
à Eliante et l’avait plaisamment conjurée de s’un
ons, madame, allons, employez toute chose À rompre le dessein que son
cœur
se propose. Dénouement admirable, le plus heureux
ose qu’une rancune; c’est la haine d’une âme forte et généreuse, d’un
cœur
droit, fier et franc. D’ailleurs il y a toujours
ngénu et la puissance d’affection d’un homme longtemps malheureux. Le
cœur
d’Alceste est un trésor encore vierge que le mond
emier sont trop étendues; elles ne sont pas faites pour la terre : le
cœur
de l’autre est trop exigeant; il n’est pas fait p
de la société française à cette époque ait fourni aux observateurs du
cœur
humain une ample moisson de faits piquants. C’est
ous mille formes. Racine se plaît aux incertitudes et aux luttes d’un
cœur
partagé ; Molière s’attache de préférence aux tou
emment ils se trahissent; ils parlent l’un et l’autre de ce dont leur
cœur
est plein. On disait au XVIIe siècle qu’Alceste é
Le Misanthrope dans le temps où il souffrait le plus de ses peines de
cœur
, et qu’il y joua le rôle d’Alceste, tandis que sa
! faut-il que je vous aime! Ah ! que si de vos mains je rattrappe mon
cœur
, Je bénirai le ciel de ce rare bonheur ! Je ne le
bonheur ! Je ne le cèle pas, je fais tout mon possible À rompre de ce
cœur
l’attachement terrible ; Mais mes plus grands eff
t surtout, avec quelle pénétrante éloquence, avec quel déchirement de
cœur
, et peut-être aussi quelles vagues lueurs d’espér
e poète amuse et charme la foule, mais aux dépens de sa vie et de son
cœur
. Leçon cinquième. Les Femmes savantes. Mess
à la philosophie, elle ne pardonne pas h sa sœur de lui avoir ravi le
cœur
de Clitandre, qui a dans le temps soupiré pour el
rapports avec Arsinoé. Malgré sa philosophie, elle n’a pas renoncé de
cœur
aux choses vulgaires, et elle pourrait, non sans
prouver divers sentiments, il peut être dans diverses dispositions de
cœur
et d’esprit, qui toutes l’amènent à aborder les c
que ce travers acquière un certain empire sans que le caractère et le
cœur
en soient atteints, sans que tous les rouages de
le que lui a départi la Providence. Dans une vie dont les intérêts du
cœur
doivent être la grande affaire, il ne saurait y a
ter, si cette idée blesse certains sentiments, déposés au fond de son
cœur
, comme un trésor sacré, elle la repousse aussitôt
en ont une à leur usage, qui consiste à faire prévaloir l’instinct du
cœur
sur les syllogismes de la raison. Les idées fauss
racines tenaces, nombreuses et envahissantes, qui vont jusque dans le
cœur
même, porter leur action dissolvante et absorber
Jouvence, qui entretient la santé morale, qui éternise la jeunesse du
cœur
et renouvelle la vigueur de l’esprit. À la femme
même; il lui a appris à regarder dans les coins et les recoins de son
cœur
. En lui donnant de la sainteté une idée plus haut
que La Rochefoucauld et Molière, qui ne jettent pas un regard sur le
cœur
humain sans que l’on entrevoie au fond le noir ab
ne affaire sérieuse. ALCMÈNE. Je sais, moi, comment il m’a blessée au
cœur
. JUPITER. Par ta main si chère, Alcmène, je t’en
e la sévère dignité du langage d’Alcmène. JUPITER. Avez-vous bien le
cœur
de me traiter ainsi ? Est-ce là cet amour si tend
. Il n’est plus, cet amour tendre et passionné ; Vous l’avez dans mon
cœur
, par cent vives blessures, Cruellement assassiné.
flexible, Un vif ressentiment, un dépit invincible, Un désespoir d’un
cœur
justement animé, Qui prétend vous haïr, pour cet
n œuvre, ne s’inspira que de lui-même et n’eut d’autre maître que son
cœur
. Arrêtons-nous un instant pour les considérer de
sait qu’elle est prude, à son corps défendant. Tant qu’elle a pu des
cœur
attirer les hommages, Elle a fort bien joui de to
les plus difficiles; les autres réellement pieuses et convaincues de
cœur
, mais qui savaient rendre la piété traitable, et,
essaillir les nobles âmes, qui sont la joie des esprits justes et des
cœurs
droits. Il y a dans le rôle d’Alceste une protest
de la société française ? L’homme d’honneur y est à l’étroit, et, le
cœur
ulcéré, il quitte un monde où il n’y a plus de pl
lière, il est le véritable prophète de ces sociétés déjà atteintes au
cœur
, qui s’enivrent de leur propre gloire, qu’aveugle
r du Théâtre-Français, je recherchais pieusement tout ce qui a été le
cœur
et l’esprit de Molière. Par malheur, la Bibliothè
u Parc et Catherine de Brie, belles toutes les trois, jouant pour son
cœur
ardent toutes les symphonies des jeunes années. J
esse de Molière. Sous les gais tableaux du conteur, on sent battre le
cœur
de Molière. Les perles dont se parent les héroïne
t de l’histoire par un poète ; mais les poètes sont les historiens du
cœur
humain, même quand ils se nomment d’Assoucy. Un a
mal n’est pas si grand que l’on le fait ; Et lorsqu’on aime et que le
cœur
soupire, Son propre mal souvent le satisfait. Le
ne plus douce peine ! Peut-on subir une plus douce loi ! Qu’étant des
cœurs
la douce souveraine, Dessus le vôtre, Amour agiss
ais plus, de son esprit les brillantes clartés, Sa voix qui tient les
cœurs
par l’oreille enchantés ; Que de ses nobles pas l
aprice, ou bien ambition Qui vous donne la passion D’engager tous les
cœurs
de France ? Chacun peut prétendre à vous plaire L
ime, tout à la fois hardie et railleuse, avec la franchise d’un brave
cœur
et d’un esprit malicieux. Madeleine Béjart n’étai
tendre et pénétrante. La femme était l’esprit, la maîtresse était le
cœur
; Molière s’obstinait à vaincre l’esprit, mais da
s dans ses défaites il lui était doux de trouver au moins l’esprit du
cœur
. Combien de fois il a dû se jeter avec effusion d
ait une cour même à la cour, lui qui ne retrouvait que la jeunesse du
cœur
, l’éternelle jeunesse du génie, lui qui ne présen
— Et Molière comprenait cela, aussi se frappait-il douloureusement le
cœur
en s’écriant : — C’est ma faute ! C’est alors que
i sont quatre petits chefs-d’œuvre, — Alfred de Musset les savait par
cœur
— sont-elles adressées par Molière à la Du Parc o
la prenait, l’abandonnait, la reprenait : elle avait toujours le même
cœur
; il aurait pu l’appeler le chien de la maison.
qui lui donne sa renommée rayonnante, c’est qu’elle mit la passion au
cœur
de quatre hommes de génie s’il en fut, Molière, C
beauté. Quoique d’amour je sois malade, Qu’une autre règne dans mon
cœur
, Vous pouvez, d’une seule œillade, Me rendre votr
quand la jeunesse se répand impétueuse par toutes les prodigalités du
cœur
et de l’esprit. En ce temps-là Molière aimait, ch
n remarque des appas ; Mes yeux me disent qu’elle est belle, Mais mon
cœur
ne me le dit pas. Les plus froids sont en feu pou
ensibles en font cas ; Mes yeux me disent qu’elle est belle, Mais mon
cœur
ne me le dit pas. La beauté de cette cruelle Est
euse par cent trépas ; Mes yeux me disent qu’elle est belle, Mais mon
cœur
ne me le dit pas. Mille amants, d’une ardeur fidè
ent toujours ses pas ; Mes yeux me disent qu’elle est belle, Mais mon
cœur
ne me le dit pas. Molière continue la même chans
e nous fait tout craindre Et ne fait rien espérer. Quand pour elle un
cœur
soupire, Il ne s’en trouve pas bien. Hélas ! je s
landerida5 ? III Racine enleva Mlle Du Parc à Molière, à son
cœur
et à son théâtre, voilà ce qui les brouilla. Si l
larmer, Je vous trouve trop aimable Et crains de vous trop aimer. Mon
cœur
à prendre est facile, Mes vœux sont des plus cons
nsport de tendresse à nul autre semblable. C’est là ce qui remplit un
cœur
fort amoureux : Le mien le sent pour vous, le vôt
it fermé les siens. Plus jeune, il se fût retourné ailleurs, mais son
cœur
trop attendri le retint comme un point d’admirati
tourment, La cause est trop légitime. Aussi quelque désordre où mon
cœur
soit plongé. Je ne veux l’en voir dégagé, Aimer m
da encore son luth ; on a ses vers sur le départ de la Marquise : Ce
cœur
que la raison ne peut plus secourir, Cherchait da
mme se dissipe à la moindre rigueur : Non qu’enfin mon amour prétende
cœur
pour cœur. je vois mes cheveux gris, je sais que
sipe à la moindre rigueur : Non qu’enfin mon amour prétende cœur pour
cœur
. je vois mes cheveux gris, je sais que les année
ants, attristés, douloureux ; c’est toute la symphonie du Miserere du
cœur
après les amères douleurs du misanthrope, qui est
près les amères douleurs du misanthrope, qui est aussi le Miserere du
cœur
de Molière. Je ne sais rien de plus triste que ce
quefois de soi-même on cherchait à me plaire ; Je pouvais aspirer au
cœur
le mieux placé, Mais, hélas ! j’étais jeune et ce
le repousse, on fait cent projets superflus : Le trait qu’on porte au
cœur
s’enfonce d’autant plus, Et ce feu, que de honte
quatre ans, lorsque Corneille faisait représenter Pulchérie ; mais le
cœur
du vieillard est encore ému et grondant comme à l
me est parole d’évangile. Corneille lui-même, qui connaissait bien le
cœur
humain, s’y laissait prendre tout le premier.
; Autrement la belle Du Parc, Par qui l’amour tirait de l’arc Sur les
cœurs
avec tant d’adresse. Clothon sans yeux et sans te
ans ses pièces, Dorimène, Aglante, Arsinoé, où elle enlevait tous les
cœurs
dès que sa beauté entrait en scène. Mais quoiqu’e
ais-Royal, je suis sûr que Molière, presque toujours gouverné par son
cœur
dans les actions de sa vie, donna une vraie larme
lantes natures qui vont où va le vent. Son esprit n’emportait pas son
cœur
vers les vanités de la comédie ; il semble au con
cœur vers les vanités de la comédie ; il semble au contraire que son
cœur
entraînait son esprit. Ç’a été une femme amoureus
n11. Jal, chercheur obstiné des actes de baptême et des fantaisies du
cœur
, se demande comment il arriva que ce paveur, dont
ntaisies du cœur, se demande comment il arriva que ce paveur, dont le
cœur
était tendre, s’éprit de Geneviève Béjart, femme
impertinent qu’il lui fallait payer pour être aimée ou plutôt que son
cœur
ne donnait pas une hospitalité écossaise. Mais l’
lons chantent d’une voix claire et vibrante une mélodie de Lulli, les
cœurs
tressaillent, voilà que Molière entre en scène ;
un honnête homme, la blanchisseuse n’était pas riche, Jeanne avait le
cœur
léger et l’esprit aventureux ; ce fut une affaire
, Et ce qu’il me faut taire, et ce qu’il me faut dire, Exerce sur mon
cœur
pareille cruauté. L’amour le met en fieu, la cont
e la scène le demanderait. Mais l’âne, qui ne savait pas son rôle par
cœur
, n’observa point le moment, et dès qu’il fut dans
Cette femme était dans la coulisse opposée et elle riait de tout son
cœur
. » C’était une tradition du théâtre, que Grimare
e grand seigneur magnifique, dit Dancourt en appuyant Thérèse sur son
cœur
. Détrompez-vous, je ne suis qu’un pauvre gentilho
des basses manœuvres de ses ennemis ; cherchant vainement la paix du
cœur
et celle de l’âme, il put rêver comme le plus hau
ndamner un tel langage, si la vanité, l’affectation, la sécheresse de
cœur
des deux précieuses ne nous semblait bientôt plus
rit et de la fausse science, il dénonce au mépris de tous les gens de
cœur
ce M. de la Souche qui s’est efforcé systématique
son enfance) cette ignorance dont elle souffre et qui lui pèse sur le
cœur
: Vous avez là-dedans bien opéré vraiment Et m’a
La science et l’esprit qui gâtent les personnes, qui dessèchent le
cœur
d’Armande, lui font mépriser le mariage, prendre
ux, mais les enfants et le ménage ; qui mettent un mauvais orgueil au
cœur
de Philaminte, l’entraînent à malmener son bon ho
Alceste bondit et, puisqu’on exige qu’il parle du sonnet, il parle à
cœur
ouvert : Franchement, il est bon à mettre au cab
on simple jusqu’à la naïveté, il s’écrie : Voilà ce que peut dire un
cœur
vraiment épris ? Un cœur de berger, sans doute ;
té, il s’écrie : Voilà ce que peut dire un cœur vraiment épris ? Un
cœur
de berger, sans doute ; mais lui-même, à Célimène
ontractée. Je n’ai jamais entendu, pour ma part, sans un serrement de
cœur
et un frisson de dégoût, les louanges passionnées
i ! je n’aurais jamais cette faiblesse extrême De vouloir posséder un
cœur
malgré lui-même ! Il savait bien qu’une fille qu
ule la femme sera capable d’élever, de rendre meilleur et plus pur le
cœur
de l’homme ; que seule la compagne de celui qui l
’une fille qui le conjure de ne pas la sacrifier : Allons, ferme mon
cœur
; point de faiblesse humaine ! Mortifiez vos sens
r être dévot, n’en sera pas moins homme. Il ne pourra jamais avoir au
cœur
la tendresse naturelle du père pour les siens et
homme, À faire condescendre une femme à vos vœux, Et prendre assez de
cœur
pour dire un : je le veux ? Vous laisserez sans h
gmatique et didactique, quand elle est donnée par un frère auquel son
cœur
et sa raison dictent à la fois ce qu’il dit. Et,
ette. Vous-même. Argan. Moi ? Toinette. Oui, vous n’aurez pas ce
cœur
-là. Argan. Je l’aurai. Toinette. Vous vous mo
leur peu d’équité Pour vouloir se tirer de leur société ? Si tous les
cœurs
étaient francs, justes et dociles, La plupart des
ce jour, favorable à ma flamme, Vous redonne à mes yeux avec le même
cœur
, Que j’y retrouve autant d’ardeur Que vous en
! si-tôt de retour ? En ces occasions, n’est guere le langage D’un
cœur
bien enflammé d’amour. J’osois me flatter, en m
assez tendre, Et rendre aux soins de votre amour Tout ce que de mon
cœur
vous aviez lieu d’attendre. Amphitrion. Comment ?
es soudains mouvements d’une entiere alégresse ? Et le transport d’un
cœur
peut-il s’expliquer mieux, Au retour d’un époux q
sent d’importance, Que du butin conquis vous m’aviez destiné. Votre
cœur
, avec véhémence, M’étala de ses feux toute la vio
ien, ne me déplaisoient pas ; Et, s’il faut que je le confesse, Mon
cœur
, Amphitrion, y trouvoit mille appas. Amphitrion.
s de déférence. Ce revers vient à bout de toute ma constance ; Et mon
cœur
ne respire, en ce fatal moment, Et que fureur &
& n’est pas de mon goût, Et je veux être fils unique. Sosie. O
cœur
barbare & tyrannique ! Souffre qu’au moins je
la raison de cette inconséquence, & je l’ai enfin trouvée dans le
cœur
de mes jeunes confreres. La plupart sont des enfa
outient qu’il est aimé, qu’il est certain de posséder sans partage le
cœur
de sa maîtresse. Il accuse Clitandre & Damon
desirent tous deux. Le premier, fin, adroit, veut s’insinuer dans le
cœur
de l’autre, & s’en emparer : le second s’appe
votre face épanché des beautés Dont les yeux sont surpris, & les
cœurs
transportés : Et je n’ai pu vous voir, parfaite c
dmirer en vous l’auteur de la nature, Et d’un ardent amour sentir mon
cœur
atteint, Au plus beau des portraits où lui-même i
fût du noir esprit une surprise adroite ; Et même à fuir vos yeux mon
cœur
se résolut, Vous croyant un obstacle à faire mon
s l’ajuster avecque la pudeur, Et c’est ce qui me fait abandonner mon
cœur
. Ce m’est, je le confesse, une audace bien grande
ur. Ce m’est, je le confesse, une audace bien grande Que d’oser de ce
cœur
vous adresser l’offrande ; Mais j’attends en mes
s ? Non, sans doute, puisque chaque mot doit porter un coup mortel au
cœur
de notre avare. L’on croit avoir ajouté au plaisa
ur jusqu’à demain. Laissez-le-moi finir en deux mots. (A Scapin.) Son
cœur
prend feu dès ce moment ; il ne sauroit plus vivr
d’un art infini, d’une connoissance très profonde du théâtre & du
cœur
humain, pour savoir distinguer les situations qui
oilà la regle que les bons Auteurs ont puisée dans la nature, dans le
cœur
humain, & qu’ils se sont imposée : ils ont mi
: Hélas ! du crime affreux dont la honte me suit, Jamais mon triste
cœur
n’a recueilli le fruit. Écoutez Joad : Je crain
sez-vous que la fameuse sortie : Allons, ferme, poussez , parte d’un
cœur
désintéressé ? non. Alceste ne s’oublie pas ; Cél
ne pas faiblir ; mais Célimène joue avec son éventail. En face de ce
cœur
qui ne bat pas, la colère d’Alceste tombe dans le
e pour l’un, indifférente pour l’autre ; Alceste y met pour enjeu son
cœur
, son sang, sa vie, sou âme ; Célimène, une demi-h
concilient, sinon l’affection, du moins l’estime ; mais la femme sans
cœur
n’a rien. La femme peut perdre les qualités de la
la femme, mais elle ne peut acquérir celles de l’homme. La femme sans
cœur
est un monstre qui a perdu sa nature et sa forme
il nous apporte est la joie du triomphe : la solidarité nous prend au
cœur
, et toutes les gloires humaines sont les nôtres.
ses apôtres N’ont, pour servir sa cause et venger ses injures, Ni le
cœur
assez droit, ni les mains assez pures. De grands
e centre de perspective d’où toute chose est vue à sa vraie place, le
cœur
de la science et le cœur de la vie. L’art, comme
’où toute chose est vue à sa vraie place, le cœur de la science et le
cœur
de la vie. L’art, comme l’homme, étouffe si l’esp
à son but, il jette dans une société polie et corrompue, un homme au
cœur
droit et haut placé, aux allures brusques et fran
re eût à souffrir : des douleurs bien plus intimes lui déchiraient le
cœur
. Celui qui avait écrit le racommodement d’Eraste
t qu’il put; mais, comme il était alors dans une de ces plénitudes de
cœur
si connues par les gens qui ont aimé, il céda à l
hé à me rendre heureux, c’est-à-dire autant qu’on peut l’être avec un
cœur
sensible. J’étais persuadé qu’il y avait fort peu
blement. Toutes les choses du monde ont du rapport avec elle dans mon
cœur
: mon idée en est si fort occupée que je ne sais
ant qu’une qualité outrée de la femme ; le désir de plaire. Dans tout
cœur
d’homme, grand et noble, il y a du mécontentement
ur un échec d’amour propre, pourquoi Molière ne la frappe-t-il pas au
cœur
? — Au cœur ! une coquette ! cela ne se peut. C’e
d’amour propre, pourquoi Molière ne la frappe-t-il pas au cœur ? — Au
cœur
! une coquette ! cela ne se peut. C’est Alceste,
férait ton ardeur, J’aurais quitté la couronne Pour régner dessus ton
cœur
. Philinte. Un autre a guéri mon âme Des feux que
d’une douce ardeur Quelque renaissante trace, Chassait Cloris de mon
cœur
Pour te remettre en sa place ! Chimène. Bien qu’a
is à ma bergère, Je vivais dans les plaisirs. Colette. Depuis que son
cœur
me méprise, Un autre a gagné le mien274. Colin. A
te. Je crains un amant volage. Ensemble. Je me dégage à mon tour, Mon
cœur
devenu paisible, Oubliera, s’il est possible, Que
resse le plus : nous-mêmes. Et nous ne pouvons nous voir, nous, notre
cœur
, nos passions, nos faiblesses et nos crimes, sans
rme victorieux qui domine la foule enivrée. Mais toute cette étude du
cœur
humain, si profonde, si philosophique même, Moliè
indignes, chez qui l’auteur fait survivre des qualités d’esprit et de
cœur
inconciliables avec la bassesse de leurs actions,
aux fils de famille252, mais des reines aux dieux. Qui n’a ri à plein
cœur
en voyant Sosie battu et Amphitryon à la porte253
choix : entrer par un mensonge dans une maison, et, contre son propre
cœur
, y maltraiter volontairement, malgré toute raison
nt mais266, c’est incompatible avec tant de constance, d’esprit et de
cœur
. À Valère il faut joindre Lélie de l’Etourdi : on
leine d’honneur274, une bienveillance indulgente275, une tendresse de
cœur
élevée276, un dévouement et un désintéressement a
, quoique humain, de l’homme accompli, Homme d’honneur, d’esprit, de
cœur
et de conduite 278, à qui ne manque ni la rigide
x pour son ami La Fontaine, ces fautes de son esprit, mais non de son
cœur
, sont excusées par la lutte sans pareille qu’il a
. LA MÉTROMANIE, en cinq actes, en vers. Tout le monde sait par
cœur
cette piece immortelle. Personne n’ignore que M.
regarderent comme un ancien domestique à charge, qui ne tenoit à leur
cœur
que par un petit filet de bienséance, si mince, s
yran de l’univers ? Quel est le fruit de sa méditation ? il ouvre son
cœur
à un riche Banquier son ami. Voici la piece qu’il
u’ils l’adoreroient : les anciens sentiments qui avoient déserté leur
cœur
, revinrent ; je juge toujours par les apparences.
forgé cette massue Pour assommer le fils ingrat Dont l’esprit, le
cœur
scélérat, A mépriser un pere aisément s’habitue D
t, Mourez de honte à l’aspect de ce vuide. Que votre sort effraie un
cœur
aussi perfide ! Le faiseur d’écran a pris cette
ut son bien à la belle orpheline, qui se fait un plaisir d’offrir son
cœur
& sa main au bon & généreux Géronte, &
t ses affaires ; c’est une sorte de perversité de sa langue, dont son
cœur
est innocent. Quand, au premier acte, Dorante se
t d’amertume ; le gros rire, que ne suit aucune réflexion, réjouit le
cœur
et fait circuler le sang. C’est une surprise de l
et chatouille sa malveillance. Dans quel ravissement est-ce que mon
cœur
nage11 ? Voilà Valère instruit qu’il est aimé, e
n’en sera rien. Quoique blessé au plus vif de sa vanité et un peu au
cœur
, car il aime Agnès, il s’aveugle sur ses ressourc
é pour la passion d’Arnolphe et pour quelques souvenirs de son propre
cœur
, Molière termine la pièce par un dénouement posti
eût montré enfin la comédie épurée de tous ces moyens d’effet, et le
cœur
de l’homme, dans la seule diversité de ses mouvem
dans la comédie, devait naître désormais de cette variété infinie du
cœur
humain, lequel contient plus de coups de théâtre
dès le commencement ; Dorine, pour dire trop haut ce qu’elle a sur le
cœur
, risque à chaque instant de se faire chasser. Tou
bourgeois honnête homme, tantôt le naturel d’une jeune fille dont le
cœur
est pur, et dont l’esprit n’est point gâté par la
our sa bonté ? Jamais paroles plus charmantes sont-elles sorties d’un
cœur
paternel, que ces mots de l’excellent homme à la
t par la main : …Ah ! les douces caresses ! (À Ariste.) Tenez, mon
cœur
s’émeut à toutes ces tendresses ; Cela ragaillard
, avec une candeur qui témoigne qu’elle en a trouvé le secret dans un
cœur
honnête et dans un esprit droit. Ce n’est pas le
ns illusions. Tendre sans être romanesque, son bon sens a conduit son
cœur
; si Clitandre s’exalte en lui parlant d’amour, e
avec le bel esprit, et qui ne voit l’amour que dans un mariage où le
cœur
est approuvé par la raison. On ferait tort à la g
ant à contenter les goûts innocents de celle qu’il aime, à gagner son
cœur
par la facilité et la confiance ; comme lui se fl
t à tout le monde. Molière ne nous donne pas seulement le fond de son
cœur
; il y fait un choix dans ses illusions et dans s
blance n’allait pas jusqu’à la copie ; et ces peintures de son propre
cœur
respirent plutôt la sérénité d’un retour sur soi-
e l’amertume des souffrances présentes. Nul poète n’a fait parler les
cœurs
avec plus de passion et avec plus de justesse tou
e de devoir, soit un conseil de bienveillance, tout cela est sorti du
cœur
de Molière ; et tel est, sous ce convenu de l’art
rares. Le plus grand nombre est indirect : ce sont des confidences du
cœur
humain dont ses devanciers n’ont entendu que la m
situdes. Il n’y faut pas de savoir. Quiconque y apporte du sens et un
cœur
est compétent. De toutes les conventions elle est
Oui, m’a-t-elle répondu : moi de nom, cette fille de fait, et vous du
cœur
. Je lui ai représenté en toute douceur qu’elle éc
lle écus de rente et un tabouret qu’elle a, et voulant la santé et le
cœur
du roi qu’elle n’a pas. » Le 21 juillet, madame
ment de posséder la personne, c’était aussi et surtout de posséder le
cœur
et d’obtenir un tendre retour. Quand Louis s’en r
pe ; mais elle ajoute : « Plût au ciel qu’il y en eut autant dans mon
cœur
, et que sans compter ce que je n’y connais pas, l
r à Dieu. Je le souhaiterais bien, mais je ne l’espère pas. Il y a un
cœur
mieux fait sur lequel j’aurais de plus grandes es
i, et réalisa une des grandes espérances qu’elle avait fondées sur ce
cœur
bien fait, en obtenant de lui un retour de tendre
manœuvrer des prêtres pour se faire épouser, elle qui avait acquis le
cœur
du roi et obtenu sa renonciation aux maîtresses,
n amour, c’est le vertueux usage de l’empire qu’il lui donnait sur le
cœur
du roi pour le remettre dans ses devoirs : et c’e
it d’autres choses et d’autres hommes, l’introduisait dans son propre
cœur
où il n’était jamais descendu, l’apprenait à s’ét
e continuera, se propagera pour la satisfaction des bons esprits, des
cœurs
honnêtes, et l’honneur de la nation. Elle n’avait
ureux. En effet, Louis réunissait sur elle tous les sentiments de son
cœur
, l’admiration, l’amitié, la confiance et l’amour.
n se défendant par un devoir qu’elle représentait comme pénible à son
cœur
, et comme assez contraire à son inclination pour
r jamais eu d’autres ennemis que les envieux, et les vicieux. Car son
cœur
valut son imagination ; et, si le comique est la
aphaël29. Mais si quelques habiles lui ont marchandé l’admiration, le
cœur
de la France lui fut conquis dès le premier jour,
l’ostentation d’un Philinte qui n’aima vraiment personne, puisque son
cœur
, comme sa bourse et sa table, s’ouvrait sans choi
ur doit rien, puisque son Misanthrope est un grand esprit et un grand
cœur
, dont on respecte jusqu’aux défauts, et dont les
die de mœurs et de caractères, c’est-à-dire la peinture définitive du
cœur
humain et de la société. « La première représenta
es deviendrait impossible. Au lieu d’élever de vains griefs contre le
cœur
ou la raison de Molière, admirons donc la perfect
il cherche en eux cette vertu trop haute dont il porte l’idéal en son
cœur
. Son malheur fut donc d’entrer dans la vie avec d
e cri de tendre courroux : Ah ! que, si de vos mains je rattrape mon
cœur
, Je bénirai le ciel de ce rare bonheur ! Je ne le
onheur ! Je ne le cèle pas ; je fais tout mon possible À rompre de ce
cœur
l’attachement terrible ; Mais mes plus grands eff
», plaignons-le de tomber dans ce piège, d’où il ne pourra sauver son
cœur
que tout froissé, tout meurtri d’une incurable at
Or cette mesure, Alceste ne la connaît plus ; car l’imprudence de son
cœur
lui a fait perdre tout équilibre. Aussi prend-il
veux que l’on soit homme, et qu’en toute rencontre, Le fond de notre
cœur
en nos discours se montre… Quand il lui échappe
he. En d’autres termes, la coquetterie, comme l’ambition, dessèche le
cœur
; car elle n’est que l’égoïsme dans la vanité. Ce
ession dominante de celle que sa cousine Éliante jugeait ainsi : Son
cœur
de ce qu’il sent n’est pas bien sûr lui-même ; Il
nts. Aussi fait-on cercle autour de ses épigrammes qui s’en donnent à
cœur
joie. C’est à qui provoquera cette ironie légère
que donc que le désintéressement ; elle nous ferait même croire à son
cœur
, tellement elle est comédienne habile ; mais si e
deur de la routine galante, de sentir peut-être tressaillir enfin son
cœur
, ou, tout au moins de badiner avec cette jalousie
mot, d’un signe, la pluie et le beau temps65 ? Tenir sous sa main le
cœur
de ce lion amoureux, en ralentir ou en précipiter
divertissement raffiné dont il ne faut pas perdre l’occasion ? Le
cœur
de Célimène. L’avenir qui l’attend Elle risque
il leur esprit revêtu Se couvre du manteau d’une honnête vertu ; Leur
cœur
qui se connaît et qui fuit la lumière, S’il se mo
ié d’avance, en disant par la bouche de Cléante : Mais les dévots de
cœur
sont aisés à connaître. Notre siècle, mon frère,
n coquin dont les menées criminelles étouffent la libre expansion des
cœurs
, brisent un mariage ; visent à déshonorer une mèr
ur servir son Prince, il montra du courage. Or, ces mots allaient au
cœur
du Maître qui ne pardonnait pas aux Jansénistes d
u mais avec moins de chaleur généreuse qu’il n’y en eut dans le grand
cœur
de Molière et d’Alceste. L’Avare (1668)
mûr, est assez confiant pour lui demander la main de Phédra, dont le
cœur
est engagé dans d’autres liens. Euclion, qui s’im
maître quinteux et brutal, de ce père égoïste et tyrannique, dont le
cœur
est aussi fermé que la bourse, soit pour ses gens
s se faire respecter que se faire aimer. L’avarice lui dessèche le
cœur
, lui aveugle l’esprit. Il devient dupe et comique
t. Il devient dupe et comique Non seulement l’avarice dessèche son
cœur
; mais elle éteint en lui toute clairvoyance d’es
la révolte. Pourtant, son naturel n’était pas mauvais : il a même du
cœur
, puisqu’il s’est laissé toucher par « l’adorable
de bonne heure connu la souffrance ; et, par la violence faite à son
cœur
, Harpagon est encore responsable des armes dont e
nt homme enrage d’une sottise qui révolte son bon sens et affligé son
cœur
. Mais ce chef nominal de la communauté est trop f
et égoïsme d’amour-propre qui étouffe en elle la raison et presque le
cœur
n’exclut pourtant pas une sorte de dignité dont l
pas à sa sœur cadette de lui avoir ravi, sans le vouloir pourtant, le
cœur
de Clitandre. Depuis que ses dédains orgueilleux
e ? On a beau lui laisser entendre qu’il y a péril « à vouloir sur un
cœur
user de violence, » sa philosophie est résignée d
t pas homme à la gagner tout seul. Ce n’est pas que le bon sens et le
cœur
fassent défaut à ce père qui aime sa fille et dés
réflexion a devancé l’expérience, et sa raison est aussi sûre que son
cœur
est honnête, ou sa parole réservée. Non, elle ne
, elle menace de se tourner en un vice qui atteint le caractère et le
cœur
, puisqu’elle devient, comme on le voit ici, le dé
ploie tout ce qui peut éloigner leur familiarité ». Au fond, c’est un
cœur
sec, un vieux garçon. L’Aceste de Vauvenargues (é
ous montre Mme Récamier, charmante pour tous, et s’attachant tous les
cœurs
par une exquise bonté, que la grâce embellit enco
ore. Dans cette vieillesse idéale nous trouvons une Célimène qui a le
cœur
, la raison et les vertus d’Éliante. Armande Béjar
chologie, sur les sympathies soudaines, ou les mouvements secrets des
cœurs
. On en voit des traces non seulement dans les mém
e, Lyse, c’est un amour bientôt fait que le nôtre : Sa main entre les
cœurs
, par un secret pouvoir, Sème l’intelligence avant
onnes austères qui, à la Cour, prétendaient gêner les caprices de son
cœur
. Il était dans tout le feu d’une jeunesse qui dur
, scène 3, est celle de Mithridate dérobant à Monime le secret de son
cœur
; mais le ton n’est pas le même, et la note reste
e savoir. Il entendait l’hébreu et le syriaque Il pouvait réciter par
cœur
Homère et Platon. Il fit un charmant madrigal. Au
e savoir. Il entendait l’hébreu et le syriaque Il pouvait réciter par
cœur
Homère et Platon. Il fit un charmant madrigal. Au
; Mille viennent par jour se soumettre à ma loi. Je sens toujours des
cœurs
voler autour de moi. Sans cesse des soupirs siffl
saurait estimer ; Mais je trouve un obstacle à vous pouvoir aimer. Un
cœur
, vous le savez, à deux ne saurait être. Et je sen
l’on aimait, monsieur, par choix et par sagesse, Vous auriez tout mon
cœur
et toute ma tendresse ; Mais on voit que l’Amour
, de quel accent il s’écrie : Ah ! Les douces caresses ! Tenez : mon
cœur
s’émeut à toutes ces tendresses. Cela ragaillardi
gagner son intelligence, ce n’est pas la tenir : il faut conquérir le
cœur
. 184. C’est bien la comédie française par excell
ut leur lustre, Sur leurs hauts piédestaux, au Théâtre-Français : Mon
cœur
bat et mon sang bouillonne dans mes veines; Ces r
re céleste, Salut, type touchant et d’Arnolphe et d’Alceste, Poète au
cœur
aimant, philosophe profond ! Toi qui peignis si b
ourse, et menacent sans cesse leurs fils de les déshériter; mais leur
cœur
de père, facile à toucher, se rend bientôt au vœu
t amoureux, Molière s’est attaqué pour la première fois aux choses du
cœur
, et il l’a fait avec cette grâce et cette vérité
ssion désordonnée d’un vieillard, les regrets amers et superflus d’un
cœur
qui aime sans être aimé; puis viendront les empor
joue plus qu’en deux. La Comédie-Française s’est privée, de gaîté de
cœur
, d’une foule de scènes comiques, comme celle où P
ages que belles, honnêtes personnes qui ont tant de sincérité dans le
cœur
, et dont la pudeur inaltérable n’est pas effleuré
pour donner la description de son cheval alezan, et torture ainsi le
cœur
de son auditeur, dont l’impatience se croyait au
ux. Quel beau moment dans la vie de Louis XIV ! c’était l’heure où le
cœur
lui battait d’un noble amour pour mademoiselle de
it un mauvais expédient d’enfermer une femme d’esprit pour garder son
cœur
, mais que ce système de conservation ne demeurait
pitié vous prend en vérité, à voir ce malheureux Arnolphe atteint au
cœur
d’un véritable amour, et se jetant aux pieds d’Ag
ouvert, il dit à toute la nature qu’il est amoureux. L’allégresse du
cœur
s’augmente à la répandre. Il s’en va confier à s
assemblée. Il ne demanderait pas mieux, et il m’attaque de gaieté de
cœur
pour se faire connaître, de quelque façon que ce
toucher à son caractère. L’esprit s’efface alors pour faire place au
cœur
. La réplique de Molière est un véritable modèle p
lide est l’aïeule de celles de Marivaux. Toutes ses héroïnes, dont le
cœur
insensible se prend en un jour, et va jusqu’à l’e
son valet, don Juan s’abandonne en liberté à toutes ses débauches de
cœur
et d’esprit. Don Juan est brave, mais je ne suis
faux ; Alceste n’est pas ridicule un seul instant ; ses faiblesses de
cœur
et ses emportements ne produisent pas un si déplo
dont l’analyse est descendue le plus profondément dans les replis du
cœur
humain, je ne crois pas m’être trompé. On sait qu
de tomber dans le vice de la galanterie, que, la main crispée sur un
cœur
trop crédule, il en arrache son fol amour et s’en
u’une coquette peut aimer. L’homme aux rubans verts lui lient plus au
cœur
que les autres, si les coquettes ont un cœur. Que
verts lui lient plus au cœur que les autres, si les coquettes ont un
cœur
. Quel monde que celui du Misanthrope ! Quelle bel
franchise et de loyauté, et qu’on en revient la tête plus haute et le
cœur
plus ferme. Une âme bien située ne commettrait pa
r caractère. N’est-il pas raisonnable d’admettre qu’un homme ayant le
cœur
légèrement atteint par l’égoïsme, à trente ans, d
esprits mobiles des Grecs ; mais cette haute raison, cette science du
cœur
, cet ordre heureux qui consacrent les productions
evé que l’auteur ait créé. Ce rôle a été tissu avec les fibres de son
cœur
. Le Médecin malgré lui qui succéda au Misanthrope
fonnerie du sujet. La phrase nous avons changé tout cela, à propos du
cœur
que Sganarelle place à droite dans un de ses amph
lle et bavarde belle-mère, elle qui est si haute d’intelligence et de
cœur
. Elle a concentré les affections sur les enfants
ufe, elle est contrainte de garder le silence sur les émotions de son
cœur
; mais elle ne peut manquer de faire voir au spec
. Molière, dans cette pièce, a creusé jusqu’au fond les faiblesses du
cœur
humain. Il a dévoilé, dans cet intérieur de famil
tout à l’imprudence de ceux qui épousent une fille sans consulter son
cœur
. Nous avons eu occasion de remarquer que le maria
s classique dans ce genre, parce que c’est le pays où les intérêts du
cœur
sont le plus fréquemment sacrifiés aux intérêts d
eux. Il s’agit d’un jeune guerrier de condition obscure, qui gagne le
cœur
d’une grande princesse, et l’on prétend que Moliè
timent populaire était resté, parmi le grand monde, vivace au fond du
cœur
de Molière, et cela ne paraît pas douteux pour qu
essé à sa sœur Armande, car elle connaît le monde ; elle sait que les
cœurs
faits l’un pour l’autre ne se rencontrent pas du
dans sa chambre ; ah ! les douces caresses !… (A Ariste.) Venez ; mon
cœur
s’émeut à toutes ces tendresses; Cela ragaillardi
vieillard sur les passions de la jeunesse est un de ces mouvements du
cœur
que le génie seul ne trouverait pas. « C’est un
nie dans le rôle d’Argan et le tableau des plus mauvais sentiments du
cœur
humain dans celui de Beliue, arrêtent souvent le
t remercier Dieu de cette unique ressource qu’il embrasse de tout son
cœur
. Il accompagne cette prière et cette résolution d
oin de celui de Molière ! Alceste, Cléante, Valère, hommes de tant de
cœur
et d’esprit ! où êtes-vous ? Elmire, Henriette, M
Les héros qui revenaient de l’armée faisaient la conquête de tous les
cœurs
. Il n’en restait pas un aux pauvres citadins jusq
us intrépide est souvent contraint de lâcher pied et de se retirer le
cœur
meurtri et tout percé de coups de sifflets. » Gab
, un amant honnête, et qui ne peut être accusé que d’inconséquence du
cœur
. Cet amant se fait du reste son procès à lui-même
encore encourir le premier. Surtout, je me garderai de contrister le
cœur
des mères par l’imprudence de mes paroles. Un anc
contré un homme assez sage pour distinguer les qualités de sens et de
cœur
que recouvre cette bourgeoise enveloppe. Mais peu
dans l’autre la vanité et la légèreté. La galanterie est un faible du
cœur
ou peut-être un vice de la complexion ; la coquet
ce qui me surprend encore davantage C’est cet étrange choix où votre
cœur
s’engage. La sincère Éliante a du penchant pour v
mants importunent Alceste ; il voudrait qu’elle les éloignât, Car un
cœur
bien épris veut qu’on soit tout à lui ; mais ell
Mais ce qui explique surtout le refus de Célimène, c’est le manque de
cœur
. Une femme honnête cherche une âme qui la compren
use, tout ce qu’il y a de plus séduisant au dehors ; et au dedans, un
cœur
sec ; voilà la coquette, voilà Célimène. On dirai
se laissât prendre à cet éclat qui dérobe le vide et la sécheresse du
cœur
. Vous m’auriez blâmé vous-mêmes de lui faire cont
qui console ses chagrins, qui répande la paix et la sérénité dans le
cœur
du mari, comme elle met l’ordre dans la maison. N
te a du penchant pour vous36. Esprit droit et sensé qui a compris le
cœur
du Misanthrope et pour cette raison fait de lui u
ais si un jour la coquetterie de Célimène rebutait en le déchirant le
cœur
d’Alceste, elle pourrait se résoudre à recevoir s
itandre s’y est trompé d’abord et a commencé par offrir à Armande son
cœur
qu’Henriette ne laissera plus échapper. On voit b
enée par Chrysale, prend la défense d’Henriette avec une verve que le
cœur
inspire : … Par quelle raison, jeune et bien fai
te et les visions de Bélise ? Un amant fait sa cour où s’attache son
cœur
; Il veut de tout le monde y gagner la faveur, Et
e l’esprit même, et qu’Henriette possède dans un haut degré, c’est le
cœur
. Elle est heureuse d’aimer et d’être aimée ; elle
t lui demande si elle croit que toute autre flamme soit morte dans le
cœur
de Clitandre. Que répond-elle ? Il me l’a dit, m
moi, je le crois Mot sublime, où s’exprime toute la confiance d’un
cœur
honnête et dévoué. Le dévouement est en effet l’u
t le nom vous a attirés ici ; j’étais sûr de trouver un écho dans vos
cœurs
en parlant de ce grand homme. La vérité partage a
a corde de mon arc. Il le tend en même temps, vise, & me perce le
cœur
; ensuite il se met à sauter en riant de toute sa
t : Mon hôte, réjouis-toi avec moi, mon arc est en bon état, mais ton
cœur
est bien malade. Dans la Piece, l’Amour, voulant
est bien malade. Dans la Piece, l’Amour, voulant s’insinuer dans le
cœur
de trois Nymphes & les séduire, s’annonce com
nne. Aglaé. Volontiers. Euphrosine. Et toi, Cyane. Cyane. De tout mon
cœur
. (Elles lui font baiser leurs mains.) L’Amour.
blonde : leurs appas différents ne donnoient aucun avantage dans mon
cœur
à l’une sur l’autre, & ne servoient qu’à me t
isance me fit consentir à ce qu’on voulut ; je riois même de tout mon
cœur
de la malice que j’allois faire. Ces Dames m’enve
doute une amende plus haute : C’est marché donné ; mais nous avons le
cœur
bon. Cléon. Je reviens à l’instant. Dans la scen
qui sur vous voulois être absolue, J’ai suivi son exemple, & mon
cœur
désormais Veut se montrer par-là sensible à vos b
dele amant ! Bien que quelques défauts obscurcissent vos charmes, Mon
cœur
trop prévenu n’en conçoit pas d’alarmes. . . . .
alarmes. Le Marquis. Déja depuis long-temps, je l’avoue à regret, Mon
cœur
vous rend, Madame, un hommage secret. Céliante, à
s. Votre estime, Madame, est-elle le seul prix Qui dût récompenser un
cœur
vraiment épris ? Céliante. Vous vous piquez, Marq
e vous promettre une égale tendresse ; Mais je sens que pour vous mon
cœur
parle & s’empresse. Il me dit... Le Marquis.
tres. Damon, se jettant tout d’un coup entre eux. Je croyois vos deux
cœurs
plus braves que les autres : Mais dès le premier
argent & moins on a de vices. Le soin d’en amasser occupe tout le
cœur
, Et quiconque s’y livre y trouve son bonheur. Un
, souvent trompeuses, qu’à celles qui se pouvaient passer au fond des
cœurs
. Après ce voyage, qui dura près d’un an, la plupa
ente vie. Mais dans quelles régions trouverait-il une femme selon son
cœur
, pauvre comédien qu’il était, rebuté de sa propre
urdi mêlée d’intrigues, de récits, d’aventures, mais en revanche, les
cœurs
s’y montrent mieux. Molière s’était dit qu’il fal
cun goût. » Il sentait combien son art était encore au-dessous de son
cœur
. Oh ! s’il venait jamais à exprimer ce cœur, on v
encore au-dessous de son cœur. Oh ! s’il venait jamais à exprimer ce
cœur
, on verrait ce que c’est que la vraie comédie ! D
critiques, continua d’étudier Plaute et Térence, et de lire dans son
cœur
. Hélas ! S’il donnait la comédie aux autres, la c
un regard, une simple rougeur, Un silence est assez pour expliquer un
cœur
. Tout parle dans l’amour. Molière avait écrit p
nc sa pièce, non de la pièce antique, mais de la comédie éternelle du
cœur
humain qu’il lisait en lui et hors de lui, comédi
i, dès son enfance, Et j’en aurai chéri la plus tendre espérance, Mon
cœur
aura bâti sur ses attraits naissants, Afin ! [...
dier la nature. Ce fut le monde intérieur surtout, ce fut son propre
cœur
qu’il étudia. Non pas qu’il n’ait observé toute s
[...] que c’est à tort que sages on nous nomme, Et que dans tous les
cœurs
il est toujours de l’homme. Il ne faut pas croir
voulez dire, Et se mettant doucement à sourire, D’un air qui sur les
cœurs
fait un charmant effet, Il passera comme un trait
peine l’écoutait-elle ! Au moment où il allait s’épancher: Parlons à
cœur
ouvert... Un domestique entrait : ARMANDE. Qu’est
is capable de la faire accepter ? Mais rien ne le put décourager. Son
cœur
et sa conscience l’emportaient... Une fois lancé
l leur esprit revêtu, Se couvre du manteau d’une austère vertu ; Leur
cœur
, qui se connaît et qui fuit la lumière, S’il se m
ne me font point de peur, Je sais comme je parle et le ciel voit mon
cœur
. Il tenait seulement à bien faire connaître son
a les cris, c’est que ce n’était plus seulement une étude profonde du
cœur
humain, mais une protestation contre les charlata
ant seize années, préparé avec tant de soins une compagne suivant son
cœur
, il se voyait réduit à vivre seul, sans repos, sa
c’est dans ses rôles à lui qu’il savait reproduire Ces mouvements du
cœur
, peints d’une adresse extrême Par des gestes puis
ns la manière dont elle s’exécute. Est-ce la nuit comme des gens sans
cœur
ou désespérés, que se doivent noyer des philosoph
air tout engageant, je ne sais quoi de tendre Dont il n’est point de
cœur
qui se puisse défendre. « Elle se prend,disait-
pouvant la changer, il essaya de se changer lui-même, de réformer son
cœur
, il ne le put. [...] je commence à connaître Que
blement. Toutes les choses du monde ont du rapport avec elle dans mon
cœur
: mon idée en est si fort occupée, que je ne sais
tendresse ? Et quoiqu’avec ardeur, je veuille vous haïr, Trouvé-je un
cœur
en moi tout prêt à n’obéir ? Ensemble et détail
Ensemble et détails, tout était vrai : c’était sa vie, sa maison, son
cœur
, que Molière livrait ainsi en pâture au public.
ctement ce qu’est Alceste dans sa pièce ; il était trop maître de son
cœur
pour cela. N’imaginons pas davantage que son inte
atteint déjà d’un peu d’amour. Et trois bergères se disputaient son
cœur
(Molière avait-il déjà le pressentiment que Baron
ignez point au remords qui l’accable ; Souhaitez bien plutôt que son
cœur
en ce jour, Au sein de la vertu fasse un heureux
AIT PAS MOI […] Ce revers vient à bout de toute ma constance, Et mon
cœur
ne respire, en ce fatal moment, Et que fureur et
Et que l’on donnerait volontiers cette gloire Pour avoir le repos du
cœur
! Au mois de juillet suivant, pour une fête que
se trouva tout naturellement porté sur cette pente, dans son étude du
cœur
humain ? Mais quel admirable moment il choisit po
s le rôle de Psyché ; Baron, dans celui de l’Amour, enlevait tous les
cœurs
. Les applaudissements, qui les enveloppèrent ense
sirs, Et voulait réparer,par ce faible avantage, Ce qu’au fond de mon
cœur
je lui faisais d’outrage. Cette apparence de ret
enti, maudite robe, dis-je ; Vous ne pourrez jamais me porter dans le
cœur
Rien de votre poison ni de votre noirceur : Pour
apitre que les poëtes comiques doivent peindre seulement les vices du
cœur
, ou ceux de l’esprit, parceque ce sont les seuls
MON, PASQUIN. Lisimon, à Pasquin. Le Comte de Tufiere est-il ici, mon
cœur
? Pasquin. Oui, Monsieur, le voici. (Le Comte se
t, me voyant si bon, en revanche, aime-moi. Agnès. Du meilleur de mon
cœur
, je voudrois vous complaire ; Que me coûteroit-il
me coûteroit-il, si je le pouvois faire ? Arnolphe. Mon pauvre petit
cœur
, tu le peux, si tu veux. Ecoute seulement ce soup
rand monde, c’est-à-dire beaucoup de fatuité & de présomption. Le
cœur
de l’héroïne résiste à cet attrait séducteur, qui
l’étourderie, l’impertinence de l’amant qu’on lui destine, & son
cœur
donne la préférence au premier. Elle n’ose lui av
ien heureux si Hortense vous ressembloit : je l’épouserois d’un grand
cœur
; & j’ai bien de la peine à m’y résoudre. La
ui paierois la somme, pourvu qu’auparavant la personne qui a pris mon
cœur
, ait la bonté de me dire qu’elle veut bien de moi
les airs de Cour, parle haut, chante, rit ; Il est bien fait, il a du
cœur
& de l’esprit. Mad. Grognac. Il est trop gueu
e voir l’appui de ma vieillesse : Sentiments inconnus à votre mauvais
cœur
. Géronte. Mais qui vous a rendu si pauvre ? Lisim
mblée : il ne demanderoit pas mieux ; & il m’attaque de gaieté de
cœur
pour se faire connoître de quelque façon que ce s
sonne ; mais cette feinte ne m’a été dictée que par la vengeance, mon
cœur
n’y pas eu la moindre part. Diana. Je mets tout s
C’en est fait ; je me veux guérir, & connois bien Ce que de votre
cœur
a possédé le mien. Un courroux si constant, pour
is rien. Mais enfin il n’importe, & puisque votre haine Chasse un
cœur
tant de fois que l’amour vous ramene, C’est la de
r.Non, non, n’ayez pas peur Que je fausse parole : eussé-je un foible
cœur
Jusques à n’en pouvoir effacer votre image, Croye
te lit. « Vous m’aimez d’une ardeur extrême, « Eraste, & de mon
cœur
voulez être éclairci. « Si je n’aime Eraste de m
-vous encor ?Que faut-il davantage ? Eraste. Ah ! Lucile, Lucile ! un
cœur
comme le mien Se fera regretter, & je le sais
ra regretter, & je le sais fort bien. Lucile. Eraste, Eraste ! un
cœur
fait comme est fait le vôtre Se peut facilement r
On voit d’un œil plus doux une offense amoureuse. Lucile. Non, votre
cœur
, Eraste, étoit mal enflammé. Eraste. Non, Lucile,
Point, vous avez voulu vous contenter vous-même. Eraste. Mais si mon
cœur
encor revouloit sa prison ?... Si, tout fâché qu’
a remarqué en combien de façons Eraste & Lucile y déploient leurs
cœurs
, on sentira combien ils sont supérieurs en tout à
l’hymen semble lui faire peur ; Et sur quelque parti que je sonde son
cœur
, Pour un pareil lien il est froid & recule. M
rivaux ne peut se contester. Habile à saisir les nuances délicates du
cœur
des femmes, il excelle dans leur peinture, et, so
chevèrent de prouver la parfaite connaissance qu’il possédait de leur
cœur
. Pourquoi faut-il que cette scène, vrai chef-d’œu
meilleurs ? Si son plus précieux avantage n’était pas de disposer nos
cœurs
, quels que soient les vices et les imperfections
rtu chez quelques-uns provient naturellement d’une excessive bonté de
cœur
, chez le plus grand nombre elle est l’heureux tri
incère, et qu’en homme d’honneur On ne dise aucun mot qui ne parte du
cœur
. Non, morbleu ! C’est à vous ; et vos ris complai
sans cesse nourrie Par le coupable encens de votre flatterie ; Et son
cœur
à railler trouverait moins d’appas S’il avait ob
e veux que l’on soit homme, et qu’en toute rencontre Le fond de notre
cœur
dans nos discours se montre, Que ce soit lui qui
que trouve la vertu ; Et si de probité tout était revêtu, Si tous les
cœurs
étaient francs, justes et dociles, La plupart des
s, madame, allons employer toute chose Pour rompre le dessein que son
cœur
se propose. Est-ce là de l’égoïsme ? N’est-ce p
blesse Où les vices du temps portent votre jeunesse, Pourvu que votre
cœur
veuille donner les mains Au dessein que j’ai fait
vez réparer le mal de vos écrits, Et qu’après cet éclat qu’un noble
cœur
abhorre Il peut m’être permis de vous aimer enco
tendresse? Et quoique avec ardeur je veuille vous haïr, Trouvé-je un
cœur
en moi tout prêt à m’obéir ? Puis, se tournant v
ontrer que c’est à tort que sages on nous nomme, Et que dans tous les
cœurs
il est toujours de l’homme. Et c’est après cet a
este : Je ne m’oppose point à toute sa tendresse ; Au contraire, mon
cœur
pour elle s’intéresse ; Et si c’était qu’à moi la
: Mais laissez-moi toujours vous estimer de même. Et souffrez que mon
cœur
, en ses troubles divers, Ne se présente point à l
naître. Que ce serait pour vous un hommage trop bas Que le rebut d’un
cœur
qui ne vous valait pas. Eliante ne cherche point
un parti, ce qu’elle n’eût pas manqué de faire, ce me semble, si son
cœur
eût conservé pour lui les mêmes sentiments. Elle
out par la forme de son gouvernement, jamais on ne pourra extirper du
cœur
humain l’orgueil, la vanité, l’envie, qui sont sa
ésert, mais consent néanmoins à devenir sa femme : ........ Non, mon
cœur
à présent vous déteste, Et ce refus lui seul fait
t disconvenir, c’est qu’Alceste n’est subjugué ni par les qualités du
cœur
, ni même par l’esprit de Célimène, bien qu’elle e
l’avoue, que cette sorte de transaction soit passible de la part d’un
cœur
noblement épris. Je trouve, dans l’Arnolphe de L
t, me voyant si bon, en revanche, aime-moi. AGNÈS. Du meilleur de mon
cœur
je voudrais vous complaire : Que m’en coûterait-i
artuffe, mais en faut-il conclure que La Bruyère connaissait mieux le
cœur
humain, était un plus profond observateur que Mol
e ? N’observe-t-il pas dans toutes ses démarches, même en ouvrant son
cœur
à celle qu’il aime, la prudence et la circonspect
ieux aveu d’une coupable flamme. Elle est d’une humeur douce, et son
cœur
trop discret Voulait à toute force en garder le s
r ici seule avec vous enfermée, Et ce qui m’autorise à vous ouvrir un
cœur
Un peu trop prompt peut-être à souffrir votre ard
e style. ELMIRE. Ah ! Si d’un tel refus vous êtes en courroux, Que le
cœur
d’une femme est mal connu de vous ! Et que vous s
ord ; mais de l’air qu’on s’y prend On fait connaître assez que notre
cœur
se rend; Qu’à nos vœux, par honneur, notre bouche
vous prie, avec tant de douceur Écouté tout au long l’offre de votre
cœur
, Aurais-je pris la chose ainsi qu’on m’a vu faire
r, Aurais-je pris la chose ainsi qu’on m’a vu faire, Si l’offre de ce
cœur
n’eût eu de quoi me plaire ? Et lorsque j’ai voul
ennui qu’on aurait que ce nœud qu’on résout Vint partager du moins un
cœur
que l’on veut tout ? On dira peut-être que, just
goûta jamais. Le bonheur de vous plaire est ma suprême étude, Et mon
cœur
de vos vœux fait sa béatitude ; Mais ce cœur vous
a suprême étude, Et mon cœur de vos vœux fait sa béatitude ; Mais ce
cœur
vous demande ici la liberté D’oser douter un peu
r langue indiscrète, en qui l’on se confie, Déshonore l’autel où leur
cœur
sacrifie... (Plus bas encore et plus lentement.)
à la personne aimée ; Et c’est en nous qu’on trouve, acceptant notre
cœur
, De l’amour sans scandale et du plaisir sans peur
s pas moins homme ; Et lorsqu’on vient à voir vos célestes appas, Un
cœur
se laisse prendre et ne raisonne pas. Je sais qu’
stacle est pour moi peu de chose, Et cela ne doit point retenir votre
cœur
. ELMIRE. Mais des arrêts du ciel on nous fait tan
tenant il veut édifier son trop crédule ami par la magnanimité de son
cœur
. Il lui demande ’ la grâce de son fils, de ce fil
ion, la haine, la vengeance, voilà les sentiments qui remplissent son
cœur
, et ils sont trop violents pour ne pas faire irru
eu l’esprit plein des dangers et des hontes de la vie de comédien, le
cœur
soulevé par les grossièretés étalées sur la scène
on naïve pour son ami, et qui l’a pleuré avec des accents qui vont au
cœur
. L’autre est Louis XIV, qui a donné preuve d’un g
l a aimé l’honnêteté et l’honneur : son honnête homme est accompli de
cœur
et d’esprit ; il pousse la délicatesse de la vert
il conduisait, un protecteur charitable et dévoué jusqu’à la mort825.
Cœur
convaincu, il sut avoir de la dignité dans sa con
la grâce, se rencontre à l’entrée de la vie devant un jeune homme de
cœur
, on peut dire que d’elle dépend ce qu’il sera, et
Et puis, d’une autre part, toujours pour faire rire, il a forcé le
cœur
à être indulgent pour des gens méprisables, à s’i
faut juger, et le triomphe du comédien est de passionner si bien les
cœurs
que le jugement soit séduit et forcé. D’où il rés
struit moralement d’une manière suffisante ; si chaque homme dans son
cœur
portait, avec la volonté. de bien faire, une conn
e un bon goût de conversation. A. Pommier, Crâneries et Dettes de
cœur
, À un Questionneur. 813. La Bruyère, les Carac
idicules, les travers, les vices, & qui développent à nos yeux le
cœur
humain pour nous en faire voir la fausseté. Celle
n même temps la satyre des mœurs & des arts, de l’esprit & du
cœur
. Je vais mettre trois exemples différents sous le
res vicieux, qu’elles y joignent des leçons excellentes, & que le
cœur
de l’homme varie bien moins que son esprit ; mais
les pieces qui, comme la suivante, critiquent en même temps & le
cœur
& l’esprit, même les modes & les usages.
nnoisseur, Et le forcera de se taire, Et d’admirer, en dépit de son
cœur
, La complaisance du Parterre, &c. On lit en
n critiquant alternativement les modes, les usages, l’esprit & le
cœur
; comme, dis-je, l’Auteur semble n’avoir apperçu
ur lui faire sa cour : Oui, oui, la haine seule est digne d’un grand
cœur
; Aussi bien que l’amour, la haine a sa douceur.
ne a sa douceur. Un fiel bien ménagé coule de veine en veine, Part du
cœur
, y retourne, ou fait filer la haine A longs trait
aisir... Le Comte. C’est avec grand plaisir...Ah ! c’est de tout mon
cœur
... La Marquise. Qu’entre mon frere & moi ce j
en ce moment a rempli mon espoir. . . . . . . . . . (En montrant son
cœur
.) Voilà le livre où sont écrits tous les bienfait
Les yeux ne sont point nécessaires : Je suis toujours averti par mon
cœur
. Scene XVII. Sudmer. Je suis dans un courroux
oir admiré les couleurs favorables avec lesquelles M. Favart peint le
cœur
d’un Anglois, il est juste de voir la critique qu
tendez-la parler, de cette voix divine qui sait le chemin de tous les
cœurs
; voyez-la se parer avec cette science naturelle
sourit une dernière fois ; vous, cependant, vous avez la mort dans le
cœur
. Tels sont les derniers et limpides sourires de m
songe qu’à montrer beaucoup d’esprit et un charmant visage ; quant au
cœur
, peu lui importe ! Ces beaux jeunes messieurs s’i
ur, peu lui importe ! Ces beaux jeunes messieurs s’inquiètent bien du
cœur
de Célimène ! Ils en veulent à l’éclat que cette
et à chacun, enfin, les plus secrètes pensées de son esprit et de son
cœur
. Ajoutez cette différence entre les mystères sole
’abriter contre ces insolences abominables ! Mais si quelques gens de
cœur
n’avaient pas été, pour ainsi dire, les gardes de
ance, qui paraissait alors indissoluble comme tous les engagements du
cœur
, subsista aussi longtemps qu’il fut permis de cro
qui était le centre et le principal ressort de ce noble mouvement des
cœurs
et des intelligences : Voltaire a prouvé que ce n
noviciat d’épreuves morales et d’observations. L’étude de son propre
cœur
troublé par la passion lui avait donné des lumièr
venir une école pour réformer les travers de l’esprit et les vices du
cœur
, ou, tout au moins, pour les déconcerter par le r
ans doute on a fait de détestables comédies, capables de pervertir le
cœur
et l’esprit ; mais l’abus doit-il conclure contre
e tromper ni celui d’être trompés, qui ne craignent pas d’ouvrir leur
cœur
et qui veulent pénétrer et dévoiler ce que cachen
les fables de La Fontaine, on les regarde ; on ne les sait point par
cœur
, on continue de les voir. Si l’on ajoute à cet at
x, comme pour la nature, d’un amour véritable ; il les porte dans son
cœur
, il plaide leur cause avec éloquence, et dans l’o
pouvoir désabuser le monde d’une admiration qui a ses racines dans le
cœur
de l’homme. La Fontaine et Molière sont inséparab
trations en français et en latin, sur le foie qui est à gauche, et le
cœur
qui est à droite, finira par vous apprendre « que
a passion pour les anciens. Cette passion remplit, à cette époque, le
cœur
et l’âme d’un homme célèbre, Gui Patin. Tout dévo
ui se tourne sans cesse vers l’astre du jour, ni plus ni moins que le
cœur
de M. Thomas Diafoirus se tourne toujours vers l’
pas les plus grandes divergences d’opinions, — influence qui gagne le
cœur
, s’insinue jusqu’au centre même de la vie, et de
ce et la fin de toutes les disputes. Son caractère était aimable, son
cœur
ouvert à toutes les amitiés. Dans son enfance, co
mort même ne put troubler : sentant s’affaiblir les battements de son
cœur
, il posa dessus la main de son ami, et ferma les
ême de ses passions venait illuminer comme d’un éclair le fond de son
cœur
, et lui laisser enfin apercevoir le vide désespér
son amour passionné pour Lucrèce. Le maître sait le poète entier par
cœur
: l’élève se met à le traduire ; mais de son œuvr
e race a écrit les noms immortels, non dans ses livres, mais dans son
cœur
. Amour magnifique, chrétien en un mot… quand il n
ncore on ne la connaissait pas! Mais Molière a sondé jusqu’au fond le
cœur
humain et ses misères… Torturé par la douleur phy
oublier jusqu’à son nom, ses amis le trahir, celle qui possédait son
cœur
, le tromper! Alors, dans une heure de profonde mé
ticle) où nous disons que Molière, après avoir sondé jusqu’au fond le
cœur
de l’homme, l’avait trouvé mauvais ? Molière aima
ner une gradation vraisemblable aux progrès que cet amant fait sur le
cœur
de la maîtresse éprouvée : d’ailleurs le plan de
Je voudrois savoir, en un mot, si Camille m’est aussi fidelle dans le
cœur
que je l’ai cru jusqu’ici, & je ne puis m’en
it plus s’en détacher. Enfin l’amour naissoit insensiblement dans son
cœur
, & avoit déja fait bien des progrès avant qu’
de Damon. Léandre reste avec son ami, lui dit qu’il veut éprouver le
cœur
de Julie, le charge de ce soin : Damon se défend,
le prie de continuer à lui rendre des soins. Damon lui avoue que son
cœur
s’intéresse à la feinte ; Léandre en est enchanté
veut dire ; Damon & Crispin leur disent qu’elles sont effacées du
cœur
de Léandre & de l’Olive par des objets nouvea
& l’Olive leur ont permis de les épouser. Le dépit agit sur leurs
cœurs
. Crispin presse Nérine de couronner son amour ;
le un instant favorable ? Et que doit, après tout, m’importer que son
cœur
, Par goût ou par dépit, consente à mon bonheur ?
il me fait rire aussi. Oui, Baron, des savants. (Il rit de tout son
cœur
.) Le Baron, riant de plus en plus. Oui, Baron,
e. Timon lui dit en vain qu’elle jouira toujours de ses largesses. Le
cœur
de son amant est tout ce qui la touché, elle mour
es : le blanc dont elle se sert, est le plaisir de conquérir tous les
cœurs
. Cloé sa femme-de-chambre lui demande si elle ne
Je demande présentement à l’Europe entiere, qui sait le Tartufe par
cœur
, ce que Moliere doit au Docteur Italien ; & l
affaires le retinrent à Séville. Montufar cependant y avoit gagné les
cœurs
de tout le monde par cet acte d’humilité contrefa
vie. Orgon. (A Tartufe.) (A son fils.) Mon frere, c’en est trop. Ton
cœur
ne se rend point, Traître ? Damis. Traître ?Quoi
est tout au moins, lui répliqua Blanche, qui savoit sa généalogie par
cœur
. Mais sans faire ici le dénombrement de nos aïeux
plus ancienne, je prétends être plus noble que vous, parceque j’ai le
cœur
bien situé. Si vous aviez le cœur bien situé, rép
us noble que vous, parceque j’ai le cœur bien situé. Si vous aviez le
cœur
bien situé, répartit le pétulant Don Diegue, vous
sais qui, & peut-être faire je ne sais quoi, qui me tient plus au
cœur
que tout le reste. Je veux sortir encore plus mat
, & faire à mon aise le je ne sais quoi qui vous tient si fort au
cœur
, & qui me plaît moins par le délice que j’y t
ien dit. Valere. Il est vrai, c’est bien dit.Sans doute, & votre
cœur
N’a jamais eu pour moi de véritable ardeur. Maria
t bien.Souvenez-vous au moins que c’est vous-même Qui contraignez mon
cœur
à cet effort extrême. Mariane. Oui. Valere, reven
amp; chaque mot, chaque regard, est un trait plein de flamme dont son
cœur
se sent pénétré. Est-il, disoit-il, quelque chose
spose pour en célébrer la cérémonie. Jugez quelle atteinte cruelle au
cœur
de ce triste berger. Le voilà accablé d’une morte
x Tircis Eût assez de bonheur Pour avoir quelque place dans votre
cœur
? Angélique. Je ne m’en défends point, dans cette
ans une tragédie, ouvrage d’importance, Que faut-il pour toucher les
cœurs
? L’Ecolier. Un songe, une reconnoissance, Un réc
Viva, viva la Pazzia, La madre dell’allegria, Souveraine de tous les
cœurs
, Et la Minerve des Auteurs ! La Folie conduit le
le, je ne fais des songes que d’elle, je ne respire que par elle, mon
cœur
vit tout en elle ; & voilà de tant d’amitié l
es sont engageantes, ont je ne sais quel charme à s’insinuer dans les
cœurs
. Covielle. Pour de l’esprit... Cléonte. Ah ! elle
singe est né pour être imitateur ; Mais l’homme doit agir d’après son
cœur
. L’Auteur de Nanine a voulu flatter l’humanité p
xaminer si l’air tendre & touchant exprime bien le sentiment d’un
cœur
foible & passionné ? Toute l’assemblée se liv
n des hommes jouit des sentiments que la musique fait naître dans son
cœur
sans en rechercher les causes ; & le plaisir
se déconcerte ; il n’en tirera rien, s’il ne décharge franchement son
cœur
. — Il le fait donc, à la façon classique, avec un
etite a beau objecter : Las ! il est si bien fait… je n’aurai pas le
cœur
… l’extravagant lui coupe la parole, et, enflant
t en effet, intrépide ; il n’est point, lui, de ces auteurs au faible
cœur
, qui tremblent et se dérobent ; il paie de sa per
oint. Les deux enfants — ils le sont par la confiance et la pureté de
cœur
— se font de touchants adieux, qu’Arnolphe abrège
toi-même, qui ne veux pas comprendre que c’est tout simplement que le
cœur
a plus d’esprit que l’esprit ! Mais il a perdu le
n faut qu’il la batte… Et quelques coups de poings satisferaient son
cœur
. — Hélas ! vous le pouvez, si cela peut vous plai
l demande qu’on l’aime. — Hélas ! elle le voudrait du meilleur de son
cœur
, mais quoi ! elle ne peut. — Force-toi, lui dit-i
réjouit, et la femme aussi. 11 est pour la nature, pour la liberté du
cœur
, pour la jeunesse ; en un mot, il est pour Horace
i dès son enfance, Et j’en aurai chéri la plus tendre espérance ; Mon
cœur
aura bâti sur ses attraits naissants Et cru la mi
’y a de Molière dans les types de Molière que parce que dans tous les
cœurs
il est toujours de l’homme ! Mais pourquoi, me di
et ce je ne sais quoi de tendre, que lui donne la bonté de son petit
cœur
: Oh ! vraiment, Shakespeare a dit de la femme :
able ; elle est consternée. Comment ce qui ne laisse aucun trouble au
cœur
serait-il un péché ? Et qu’est-ce que cela signif
ce qu’Horace serait naïf, parce qu’il laisserait comme elle aller son
cœur
tout nu, parce qu’elle croirait Horace ! Pour Arn
ée au fond de la même ignorance de la vie et de la même générosité de
cœur
, cet éventé, toujours débordant d’amour et du bes
Elle a toutes les qualités charmantes de notre amie : la droiture du
cœur
, la tranquillité d’âme, jointe à beaucoup de fine
elle, et qu’on s’étonnât de la voir, toujours paisible, résoudre son
cœur
aux suites de ce mot, elle répondrait avec Henrie
il n’y a pas société : il faut que les esprits s’entendent comme les
cœurs
. Voilà, je crois, ce qu’a voulu prouver Molière.
xes, cette séparation contraignant l’homme à se gâcher l’esprit et le
cœur
dans la société des filles de plaisir. — J’ai pu,
itables poètes dramatiques, l’esprit planait au-dessus des misères du
cœur
; et que ses tortures intimes n’altérèrent jamais
s l’autre ? Ces nerfs, ces os, ces veines, ces artères, ce poumon, ce
cœur
, ce foie, et tous ces autres ingrédients qui sont
a menacé de « la colère d’une femme offensée754, » pour adresser à ce
cœur
de tigre les paroles qui tirent des larmes à Sgan
ts tumultueux d’un attachement criminel..., et il n’a laissé dans mon
cœur
pour vous qu’une flamme épurée de tout le commerc
oignez point au remords qui l’accable. Souhaitez bien plutôt que son
cœur
, en ce jour, Au sein de la vertu fasse un heureux
us les dérèglements de votre vie ; et ce même ciel, qui m’a touché le
cœur
et fait jeter les yeux sur les égarements de ma c
fût chrétien comme lui ; et l’on pensera avec lui Que les dévots de
cœur
sont aisés à connoître… : Ce ne sont point du tou
êmes, qui existe essentiellement en nous tous, qui dit secrètement au
cœur
de chacun ce qui est bien ou mal ; lumière univer
ertu seule peut donner ; dans la sérénité d’âme et la tranquillité de
cœur
que porte en soi le seul honnête homme. En un mot
r esprit revêtu Se couvre du manteau d’une austère vertu ; Leur
cœur
, qui se connoit et qui fuit la lumière, S’il s
ter un ris général ? C’est qu’il a étudié dans le monde & dans le
cœur
humain les causes du rire. Voyons d’après lui que
e. Ce m’est, je le confesse, une audace bien grande, Que d’oser de ce
cœur
vous adresser l’offrande ; Mais j’attends, en mes
rds divins l’ineffable douceur Força la résistance où s’obstinoit mon
cœur
; Elle surmonta tout, jeûnes, prieres, larmes, Et
tes. Ce que je vous dis là ne sont pas des chansons, Et vous devez du
cœur
dévorer ces leçons. Si votre ame les suit, &
arder la céleste bonté ! Faites la révérence. Ainsi qu’une novice Par
cœur
dans le couvent doit savoir son office ; Entrant
Scene X. M. TOUTABAS, GÉRONTE. Toutabas. Avec tous les respects d’un
cœur
vraiment sincere, Je viens pour vous offrir mon p
. Stukely. Je me rends aux miens. Ils agissent trop fortement sur mon
cœur
... Mais vous êtes bien froid !.. Nous allons donc
ous relever ensemble du précipice où nous sommes tombés ensemble. Mon
cœur
, mon honneur, mon amitié, tout le veut. Beverley.
ment recevez mes adieux. Beverley. Non, arrêtez un instant... Que mon
cœur
est agité ! J’ai ces pressentiments aussi. Mais j
oches. Beverley. Non, voilà d’où ils partiront tous. (En montrant son
cœur
.) Stukely. Je ne veux point vous persuader. Beve
sujet, l’a-t-il, pour ainsi dire, épuisé ? Parcequ’il connoissoit le
cœur
humain beaucoup mieux que Plaute ; parcequ’il a d
ts et des idées, la distinction par un excès ruineux de, toilette, le
cœur
par un coquetterie de convention qui visitait tou
Quelle bonne satire du raffinement d’esprit substitué à la nature du
cœur
, que cette Orante et cette Climène des Fâcheux, q
ger les gens, quelle constance dans le droit chemin du bon sens et du
cœur
! Le luxe d esprit choquait Molière : il n’étai
e. En vain sur tous ses pas nous prétendons régner : Je trouve que le
cœur
est ce qu’il faut gagner327. Cette considératio
un autre non moins élevé : c’est qu’un maître sage doit régner par le
cœur
. Comme la vertu est aimable par soi, lui donner
s de la bienséance, de la prudence, du devoir, et se jettera de plein
cœur
dans les bras du premier qui s’offrira avec un ai
savions parfaitement, nous pourrions ne faillir jamais. Quel homme de
cœur
peut assister sans émotion au spectacle de cette
race, Qu’il est fort peu d’emplois dont je ne sois en passe. Pour le
cœur
, dont sur-tout nous devons faire cas, On sait, sa
seul. Hé bien ! Marquis, tu vois, tout rit à ton mérite ; Le rang, le
cœur
, le bien, tout pour toi sollicite : Tu dois être
ni qualité, Vous nourrissez dans l’ame une velléité De me barrer son
cœur
. Valere. De me barrer son cœur.C’est pure médisa
s l’ame une velléité De me barrer son cœur. Valere. De me barrer son
cœur
.C’est pure médisance : Je sais ce qu’entre nous l
enfonce son chapeau. Le Marquis, bas. (Haut.) Je crois qu’il a du
cœur
. Je retiens ma colere : Mais... Valere, mettant l
de. Don Juan. La jolie petite fille que c’est ! Je l’aime de tout mon
cœur
. M. Dimanche. C’est trop d’honneur que vous lui f
e suis votre serviteur. Don Juan. Parbleu, je suis à vous de tout mon
cœur
. M. Dimanche. Vous m’honorez trop. Je... Don Juan
ait vœu de pauvreté : nous renonçons au monde. M. Galonier. Que votre
cœur
pour moi se laisse un peu toucher ! Notre femme e
siez raison de la santé que je viens de vous porter. Ah ! de tout mon
cœur
! Buvez donc. Voilà un brave homme ! Ta, ra, ta,
par ses amis, trahi par sa maîtresse, fuit d’Athenes la rage dans le
cœur
, & la bêche à la main, travaille la terre pou
. Ha ! vraiment, mon pauvre Sosie. A te revoir, j’ai de la joie au
cœur
. Madame, ce m’est trop d’honneur, Et mon dest
lutôt qu’il pourra, Madame, assurément ; Mais bien plus tard que son
cœur
ne souhaite. Ah ! Mais quel est l’état où la guer
des yeux. Marton. Il aborde son pere... il hésite... il avance... Le
cœur
me bat... Il parle, il tombe à ses genoux. Que ce
inette. Apprends-moi donc...Voyez d’abord le beau côté : Eraste a le
cœur
noble & plein d’humanité. Nous l’aimons tous
ire. Damis. Qu’un tel acte est noble & touchant ! Il n’est qu’un
cœur
véritablement grand Qui soit capable de le faire
ir touché son ame, Si ses yeux ne m’ont pas flatté. Finette. De son
cœur
ils sont la peinture. La naïve Sophie, en sa simp
est peint dans mes yeux : « Ils vous disent : Je vous adore : « Mon
cœur
vous le dit encor mieux... » Eraste. Savez-vou
se, sœur d’Eraste, paroît la larme à l’œil & le désespoir dans le
cœur
; un homme qui venoit l’épouser est arrêté en rou
icilien que Moliere Représente d’une maniere Qui fait rire de tout le
cœur
, Est donc de Sicile un Seigneur, Charmé, jusqu’à
p; le désespoir où il est de ne pouvoir déclarer sa tendresse : D’un
cœur
ardent, en tous lieux Un amant suit une belle ; M
e des yeux, S’entretenir avec elle. Est-il peine plus cruelle Pour un
cœur
bien amoureux ? Don Pedre se doute alors de que
la perfection d’une fable d’action double est de partager si bien le
cœur
& l’esprit du spectateur, qu’il soit égalemen
la perfection d’une fable d’action double est de partager si bien le
cœur
& l’esprit du spectateur, qu’il soit égalemen
timents contraires ? Si la double intrigue doit également affecter le
cœur
& l’esprit du spectateur, il faut nécessairem
ment, il ne faut pas que chacune en particulier affecte également son
cœur
& son esprit. Ce raisonnement me semble aussi
amp; de Dorinde, les spectateurs n’ont, dans le cours de la piece, le
cœur
& l’esprit occupés que de l’intérêt d’Amarill
arger de bois mon dos, comme il a fait mon front. Je hais de tout mon
cœur
les esprits colériques, Et porte grand amour aux
. (Tirant son épée à demi, il s’approche de Lélie.) Au beau milieu du
cœur
il faut que je lui donne. . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . Ah ! poltron, dont j’enrage, Lâche, vrai
cœur
de poule. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
rcés, Par où l’on peut aller parmi les trépassés ? Le moindre coup au
cœur
est une sure voie Pour aller chez les morts ; il
rivoles, Où l’on a plus besoin d’effets que de paroles. Animons notre
cœur
un peu trop retenu. . . . . . . . . . . . . . . .
uchêne et de Danton ! Hélas ! même le fameux chapitre des passions du
cœur
, il n’a pas moins changé que le chapitre de La fe
savante. On n’a entendu parler, de nos jours, en fait de passions du
cœur
, que de la plus triste sorte d’adultères inconnus
aujourd’hui, à rendre une âme contente, à remplir d’une douce joie un
cœur
blessé, à faire que la pauvreté soit apaisée, heu
et sa voix compte, et sa voix donne l’empire ! Que si le chapitre du
cœur
humain est à ce point soumis au changement, à l’a
qui ont à dépenser beaucoup de talent, beaucoup d’esprit, beaucoup de
cœur
; quant aux autres, aux immobiles, aux oisifs, au
, elle avait le courage de ces hommes généreux qui s’arracheraient le
cœur
, plutôt que de s’avouer vaincus, en public. Elle
ins noire ou moins blonde, que votre regard soit moins limpide, votre
cœur
moins honnête et votre espérance moins vaste et p
ligence, en plein exercice des facultés de l’âme et des puissances du
cœur
, est un signe, un présage, une promesse, une espé
re, avec cette effronterie naïve, les plus secrets sentiments de leur
cœur
. La langue qu’il parle est si retenue en ses plus
sez volontiers, ces beaux discours fleuris, à rencontre des choses du
cœur
, ces folles dissertations d’amour, cette éloquenc
, qu’on ne peut plus ni les voir ni les entendre, ils s’en donnent, à
cœur
joie, de toutes ces larmes ; mais qu’importe ? on
ie ; ses adieux ont été simples, touchants, sérieux ; elle tenait son
cœur
à deux mains, et elle aussi elle aurait pu dire c
le aurait pu dire comme cette héroïne de Corneille : — Tout beau, mon
cœur
! Ce jour du 18 avril 1841 fut un jour néfaste po
e consoler de n’être plus la fête de l’esprit, la fête des yeux et du
cœur
. Tantôt elle se cachait à tous les regards, fuyan
la fin de ses jours, par une de ces longues agonies qui font de votre
cœur
un lambeau, et de la femme la plus charmante un l
; En apprenant son mal, apprends-lui son remede ; Car enfin, dans mon
cœur
, mon sang pour elle plaide : Et souviens-toi qu’e
& perdre son honneur, N’est pas perte pareille entre les gens de
cœur
. Ma générosité surpasse donc la tienne, D’autant
rere : Ta mort satisfera, moi, ma sœur & mon pere. Etant homme de
cœur
tu la disputeras : Mais le Ciel est injuste, ou b
on épée, &, marchant fiérement au Baron, lui met la pointe sur le
cœur
. Qui que vous soyez, n’avancez pas. Le Baron, por
point notre honneur avec cet emportement que vous témoignez. Ayons du
cœur
dont nous soyons les maîtres, une valeur qui n’ai
terre : elle parle ; chaque mot va se lancer en trait de feu dans le
cœur
de Thatley. Un de ses amis, nommé Thoward, rit de
de l’injustice des Dieux, qui n’ont aucun égard à l’innocence de son
cœur
, & l’exposent à toutes sortes de malheurs. No
rcés, Par où l’on peut aller parmi les trépassés ? Le moindre coup au
cœur
est une sure voie Pour aller chez les morts : il
frivoles Où l’on a plus besoin d’effets que de paroles. Animons notre
cœur
un peu trop retenu. Çà, je pose le cas que mon ho
naître sans dépendance, Que jamais, par la force, on n’entra dans un
cœur
, Et que toute ame est libre à nommer son vainqueu
parlé sans feinte ; Et, rejettant mes vœux dès le premier abord, Mon
cœur
n’auroit eu droit de s’en prendre qu’au sort. Mai
n sait qu’elle est prude à son corps défendant. Tant qu’elle a pu des
cœurs
attirer les hommages, Elle a fort bien joui de to
our goûter la beautés du Misanthrope, du Tartufe : la connoissance du
cœur
humain me suffit. Depuis ce temps-là le ** n’a pl
, de la tromperie, de la gourmandise et des plus mauvais instincts du
cœur
humain. On nous dit : Mais n’est-ce rien la conte
u désir, se défendre de ces sensualités corruptrices, de ces liens du
cœur
, plus durs que la plus dure des prisons ? Omni c
c rien ! mais cette opération que tu fais là t’a donc tué l’âme et le
cœur
! Quel est cet empereur de Home assis sur son tri
otre Molière. Ah ! qu’il faut bien que la critique ait desséché votre
cœur
et corrompu votre esprit, pour que, dans ce lamen
pparences, et plus j’ai peur. D’ailleurs, cette petite fille est sans
cœur
à force d’être ignorante. Elle devrait quelque pi
ressés, qu’il n’y a plus de place pour les plus simples sentiments du
cœur
; il disait encore que la comédie de Molière, tou
ez absolument tout le secret de cette âme, de cet esprit, de ce jeune
cœur
; et quand enfin la charmante fille a tout dit, q
urs ? Elle en dit tant, que Molière, qui aime cette femme de tout son
cœur
, s’écrie, en frappant du pied : — Taisez-vous, ma
stant, écoutez-le poser les bases de la critique. Il a ri de tout son
cœur
, et il a poussé le rire jusqu’à la bouffonnerie ;
rapprocher deux amies. Je l’associois à mes jeux, je lui ouvrois mon
cœur
. Mes foibles attraits, l’éclat d’une alliance uti
e, n’importe en quel lieu. Eh bien, me dit cette infame Margiste, mon
cœur
s’est vaincu, mon devoir est de m’immoler ; mon z
age de la faire mourir : il finit par tuer un mouton dont il porte le
cœur
à son maître, en lui disant que c’est celui de la
ui ont dû naître de ces conversations, où les sens, l’imagination, le
cœur
, étaient en jeu ; où l’émulation de plaire et d’é
nnée ; les personnes s’étaient classées ; les sympathies d’esprit, de
cœur
, de caractère, même de conditions sociales, s’éta
r si sauvage Vous fait, en m’écoutant, rougir de votre ouvrage ; D’un
cœur
qui s’offre à vous, quel farouche entretient Quel
istolaire ; on en avait de son cousin Bussy-Rabutin, homme de mauvais
cœur
, de mauvais esprit, mais d’assez bon goût ; En mo
veux rien recevoir de vous. Mais vous ne pouvez nier au fond de votre
cœur
, que je ne vous doive le jour. Une malheureuse pa
ct que j’ai cru te devoir jusqu’à présent, & pour rejetter de mon
cœur
toute la tendresse que j’ai eue pour toi, & d
téré de mon sang ; &, puisque tu en as soif, viens donc percer ce
cœur
que tu dis qui ne t’appartient pas. Tu n’en viend
ile de ténebres qui me couvroit la vue. Oui, je rends à votre mere un
cœur
qui lui est dû légitimement, & je déteste en
faire à Darviane aucune confidence. Darviane. Quand, jusqu’au fond du
cœur
pénétré de regret, Je cherche à réparer un transp
e, avec l’ambroisie et l’éternelle jeunesse, l’éternelle sérénité. Le
cœur
de l’homme peut être aussi le lieu de leur bonne
taire les intérêts de la cité. Là, le salut public refoule au fond du
cœur
d’un général d’armée la tendresse paternelle. Dan
toutes les conséquences du crime qu’elle a voulu commettre, sent son
cœur
faillir ; elle pleure ; elle trouverait quelque c
outes ses portes et toutes ses fenêtres au comique, qui, de gaieté de
cœur
, peut venir y prendre ses ébats et en bonne consc
ux en paix dans l’Olympe, les sentiments pathétiques en repos dans le
cœur
de l’homme, se délassent en contemplant la parodi
ncu ; mais cela n’est pas encore assez, et si la victoire lui tient à
cœur
, si la défaite lui est amère, qui ne voit que la
résent avec l’antique ou idéale vertu. Le dégoût que conçoit un grand
cœur
au spectacle de la corruption et de la servitude,
le lui avaient déjà fait commencer. Il devint subjectif. L’analyse du
cœur
humain, la peinture des caractères remplacèrent s
t la personne humaine, avec ses faiblesses et sa grandeur. Montrer le
cœur
humain, créer, en Angleterre, des caractères indi
tre la poésie, ces romans qui prétendent intéresser pathétiquement un
cœur
d’homme à de jeunes niais, dont le rêve est de re
s brutales et prosaïques, opposées à l’idéal et aux droits infinis du
cœur
. Ne pouvant changer ce qui est, il s’abstrait le
s de la chevalerie, il est accompli ; c’est un esprit sensé, c’est un
cœur
généreux, c’est un beau caractère. Tous ceux qui
d’une double négation ; elle est une affirmation. P. 380. 180. Le
cœur
de l’homme est grand et vaste. Dans la conscience
fraude, Un prince dont les jeux se font jour dans les
cœurs
, Et que ne peut tromper tout l’ar
ur maître une comédie qui sortît enfin de ses admirables peintures du
cœur
humain, qui reposât quelque peu l’attention fatig
ntion fatiguée du public, qui fût fondée, non pas sur les passions du
cœur
de l’homme, mais tout simplement sur le merveille
lle a essuyé ses larmes, elle a rassuré, tant qu’elle a pu, ce pauvre
cœur
si facile à troubler. Puisque vous vouliez absolu
s très humbles esclaves de l’amour. On les a si longtemps abordées le
cœur
troublé, le chapeau bas ! Voici Don Juan qui les
s à son aide ; il y avait tous les délires des sens, de la tête et du
cœur
. Oui, quelque chose de pareil s’agitait et se dém
e mademoiselle de Lenclos, ce grand philosophe, à l’esprit si net, au
cœur
si tendre, lorsque tout d’un coup, dans les folle
par le dévouement, par l’abnégation, par les petites délicatesses du
cœur
, celui-là gagne sa cause par le mensonge, par l’a
un mannequin pour les marchandes de modes ; on saluait du geste et du
cœur
ce Sganarelle, cet honnête valet d’un maître égoï
érieux, rien de solennel, rien qui partît de l’âme, de l’esprit et du
cœur
. Pendant que Molière croit à Don Juan, à son impi
souhaite comme cela ! — Vous savez cependant que je ne manque pas de
cœur
, et que je sais me servir de mon épée. Je m’en va
s ces gaietés funèbres, je comprends le vide et la tristesse de votre
cœur
, où la plainte se mêle au bruit des baisers ; dan
des grands jardins, ces chansons que dictaient aux poètes les jeunes
cœurs
amoureux, survivaient aux heures de folie. — Ains
qui la faute ? au public ? Non pas ! Il n’est pas forcé de savoir par
cœur
L’Amour médecin ! Il n’est pas forcé de deviner c
e l’âme ; c’est quelque chose de mieux que les sens, c’est presque le
cœur
qui lui parle, et de ce jour qui la devait plonge
à cette cour témoin de ses larmes… Vain espoir ! inutile pardon ! Le
cœur
de son amant est desséché pour elle ; alors enfin
us les fleuves brillants de l’art, la source obscure de la nature, le
cœur
silencieux de la femme. — Sur la surface tumultue
r qui m’a d’abord enseigné les mots dorés sous l’effigie desquels les
cœurs
honnêtes frappent, eux aussi, leur métal massif.
e la guerre ! Le vieux Bertrand, resté seul, se dit à lui-même : « Le
cœur
d’un tourtereau bat sous cette poitrine de lion !
u si singulier nommé femme, les diamants sont toujours à-tout sur les
cœurs
. » Ce qui est une triste, une maussade, une méc
nuit, etc. Mademoiselle de La Val l ière. — « Dans les ténèbres le
cœur
glisse. (Tonnerre). Roule, roule, char funèbre de
re ? — L’amour se croit offensé si le chagrin jette ses ombres sur le
cœur
qu’il cherche à remplir d’un soleil sans nuages.
oute la terre crierait : Honte ! La terre ne pourrait assourdir à son
cœur
la trompette qui, de sa voix sonore et triomphant
ur brûlant de Louis pour mademoiselle de La Vallière est tombé de son
cœur
comme un fruit mûr ; que le roi, désirant calmer
s ! hélas ! que je hais ce monde ! L’amour est mort, excepté dans mon
cœur
, et cet amour, amour survivant, se transforme et
viie siècle), tu accepterais le rebut d’un roi ! Fi ! tu n’as pas de
cœur
! » Mademoiselle de La Vallière parler ainsi ! V
oir, et dans laquelle se montrent à nu les plus honteuses passions du
cœur
de l’homme : le vice sans frein, l’ironie sans re
erté, d’espace ; il manquait de mémoire. Être obligé d’apprendre, par
cœur
, le dialogue écrit par un autre, et de le retenir
u bord de la rampe, et la corps droit, la tête haute, la main sur son
cœur
, il regardait, il regardait cette foule qui lui a
ifflés à outrance ; c’était la seule oraison funèbre qui pût aller au
cœur
du pauvre et trois fois malheureux Prince des Sot
sait, jetant hardiment et tout haut, le bon mot qui allait frapper au
cœur
le poète comique dans sa loge grillée, le tyran s
qué lui-même ; il aimait cet art de la comédie pour les larmes que le
cœur
y verse, pour les éclats de rire que l’esprit y r
mauvais augure, un pied de nez, autant que de cette bouche pincée en
cœur
? Malheureux, que dites-vous ? c’est Baptiste aîn
bert Macaire. Fortes fortuna adjuvat ! « La Fortune aime les gens de
cœur
. » Si vous avez aimé Baptiste aîné, vous avez ad
femmes, œil tendre, avenant sourire, limpide regard, taille élancée,
cœur
qui bat au hasard, vous aviez mademoiselle Lange
ouvrir, où le théâtre est fermé pour un jour, je préfère, et de grand
cœur
, cette halle et ce marché qu’on appelle le Café d
ais la gaieté ne les abandonne, jamais l’espérance ne s’envole de ces
cœurs
imbus de la plus précieuse des poésies, c’est-à-d
leur propre jeunesse et celle des chefs-d’œuvre qu’ils ont appris par
cœur
, en suçant le lait de leur nourrice. — Pauvres ge
ouzaine de fois chaque soir ; sa tête était pleine de beaux vers, son
cœur
plein de nobles passions ; elle rajeunissait le v
emploi qui était de faire rire, quand nous passions quelque part, le
cœur
, l’esprit et le nez au vent. Autrefois nous n’éti
min, les mains gelées sur leur fusil. — Venez à mon aide, je sais par
cœur
tout le répertoire dramatique, et je pourrais le
sprit ou génie, ou courage, ou talent, n’usez pas votre tête et votre
cœur
dans les travaux de la science, gardez-vous de re
auditeur qui avait dix coudées. — Tête intelligente, active passion,
cœur
généreux ; il avait l’intuition de tant de choses
œur généreux ; il avait l’intuition de tant de choses ! Il savait par
cœur
, aussi bien qu’elle-même, le jeu parfait de madem
tes les choses, où il pouvait placer un peu de son âme, un peu de son
cœur
! Le paradoxe sur le comédien ! L’admirable décou
sidu, l’usage du monde, l’expérience du théâtre et la connaissance du
cœur
humain. Fi ! du comédien imitateur qui copie asse
uentes paroles ; il peut réveiller la passion endormie au fond de son
cœur
; il est un grand peut-être, il est un grand hasa
a cent jours après. C’est elle, la voilà, la voici, vous la savez par
cœur
. Tout au rebours, la Dumesnil déchaînée ! À peine
it à l’impulsion surnaturelle, elle obéit à sa tête, elle obéit à son
cœur
, c’est la Dorval anticipée, à côté de mademoisell
descendent de son cerveau, celles de l’homme sensible montent de son
cœur
; le comédien pleure comme un prêtre incrédule qu
de le mieux, qui se livre aux plus féroces emportements ; où c’est le
cœur
froid qui exprime le mieux les tendresses de l’am
Je me veux guérir, et connais bien Ce que de votre
cœur
a possédé le mien. La Comédienne : — Plus que v
ur. Éraste. Mais enfin il n’importe, et toute votre haine Chasse un
cœur
tant de fois que l’amour vous ramène. C’est la d
e Monsieur, et m’épargner encor cette dernière. Le Comédien : — Mon
cœur
, vous êtes une insolente, et vous vous en repenti
vous crains pas. Éraste. Que je fausse parole ; eussé-je un faible
cœur
Jusques à n’en pouvoir effacer votre image, Croye
ucun des motifs honnêtes qui pourraient entraîner un esprit droit, un
cœur
chaud, une âme sensible, vers une aussi belle pro
ux vers et les grandes actions, et elle applaudissait des mains et du
cœur
. Ce que voyant, Mégani le sculpteur s’était mis à
r. — Voulez-vous ses rôles ? prenez-les, il vous les cède et de grand
cœur
. Voulez-vous sa place sous le lustre ? il restera
i est la porte ouverte à toute philosophie !) pour oser, de gaieté de
cœur
, s’attaquer à Molière ! En vain, direz-vous qu’il
bien sentie, plus d’une tragédie sanglante, plus d’un soupir parti du
cœur
. C’est le grand charme de ces dix journées qu’on
eigneurs de la cour, et parmi ces jeunes gens c’est à qui offrira son
cœur
et sa main à la belle fille qui a sauvé les jours
é du sourire des anges ; à midi, rien ne manquait à cette fête de son
cœur
! Peu à peu, quand descendait le crépuscule, elle
rose, Et les joyeux ébats, et les chants et les ris, Avec l’âme et le
cœur
de ses amis chéris. » — « Muse, rassure-toi ; sou
plus charmant qui soit sorti, tout paré de ses grâces naturelles, du
cœur
et de la tête de Molière. La libre allure de cett
ons de ces trois ou quatre pédantes sans esprit, sans sagesse et sans
cœur
; — enfin les dangers courus par cette enfant, le
Allons ! songez que même au milieu de ces tortures de l’esprit et du
cœur
, il faut sourire ! Allons la tragédie arrive, ent
de cette comédie : Le corps peut avoir des associés, mais jamais le
cœur
! Tel est le raisonnement des amateurs à tout pr
nde, à l’avide affranchie, toujours soumise à la folle enchère de son
cœur
et de son corps. De quel droit voudriez-vous donc
ent à la jeune fille, l’action du jeune homme qui viole, de gaieté de
cœur
, et même sans trop savoir à qui il s’adresse, une
s misères ! Ces délicates s’abandonnent à leur appétit glouton, et le
cœur
vous manque, rien qu’à les voir tremper un pain d
ès d’elle sans fin et sans cesse ; il ne la quitte ni des yeux, ni du
cœur
; de bonne foi, cela vaut bien autant que d’être
M. Loewe ! C’est un homme de trente-huit ans déjà, mais du plus noble
cœur
. Les infortunés n’ont jamais eu d’ami plus dévoué
Célimène. Le marquis Clitandre était un beau de la cour ; il avait à
cœur
toutes les injures qu’il avait reçues ; il voulai
têtes si jeunes ont perdu une partie de leur flottante parure, et ces
cœurs
qui battaient si vite se sont ralentis ; hélas !
agrandit ; tout danse et tout chante autour de votre tête et de votre
cœur
, doucement réjouis. Le rire circule dans l’esprit
reprendre qu’à le laisser là ; ces trois femmes, sans esprit et sans
cœur
, qui n’ont même pas leur passion pour excuse, me
e maison qui paie bien ses gens, et qui est mal servie. Pas un mot du
cœur
, pas un tendre sentiment, pas une parole humaine
rt comprit que c’était sa muse qui passait ; il la suivit, tenant son
cœur
à deux mains : Tout beau, mon cœur ! Justement la
passait ; il la suivit, tenant son cœur à deux mains : Tout beau, mon
cœur
! Justement la belle fille, poussée par ce vent f
ens, ne croyaient pas être de si grands hommes, pour avoir appris par
cœur
et représenté l’esprit des autres, c’est qu’eux-m
édie des bourgeois. Il les aimait, il les flairait, il les savait par
cœur
. Il marchait à la piste de ces petites vanités, d
tout jamais, dans une passion, être mort dès sa jeunesse, refuser son
cœur
à tout ce qu’on voit d’aimable, est-ce là vivre ?
lui de l’époux qu’on lui donne. Don Garcie sort, le désespoir dans le
cœur
. Don Juan a remarqué la méprise de Léonor, il est
evenue cette Léonor si intéressante par l’effort qu’elle fait sur son
cœur
en combattant sa passion & en la sacrifiant a
nnoncée pendant trois grands actes, comme Tartufe, paroît enfin : son
cœur
n’est pas plus ferme à la tentation que celui de
ns pour vous deux que vous ne méritez ; Et quand je fais du bien, mon
cœur
ne considere ; N’a pour unique objet, que le plai
re ; N’a pour unique objet, que le plaisir d’en faire. Dorante. Votre
cœur
est un cœur tout-à-fait généreux, Et nous ne pouv
r unique objet, que le plaisir d’en faire. Dorante. Votre cœur est un
cœur
tout-à-fait généreux, Et nous ne pouvons trop nou
issez au monde avoir juré la guerre ! Mad. Artus. Ah ! que mon foible
cœur
tient encore à la terre ! Et, dans l’aveuglement
me, & fort peu la quittoit. . . . . . . . Amour enfin, qui prit à
cœur
l’affaire, Leur inspira la ruse que voici. La Dam
j’en ai honte ; Et de venir ne tenois quasi compte, Ne te croyant le
cœur
si perverti Que de vouloir tromper un tel mari. O
ique. Voulez-vous me le bien persuader ? M. Bernard. Oh ! de tout mon
cœur
. Angélique. Le rendez-vous est au coin du parterr
sa belle, pour tâcher de la séduire : mais ses efforts sont vains, le
cœur
de la jeune personne est tout ce qu’il peut gagne
a vertu même des hommes, si l’on veut. Tout agit différemment sur nos
cœurs
, selon la différence de notre âge, ou de l’éducat
; il vous ennuyoit d’être maître chez vous. Ah ! j’enrage de tout mon
cœur
, & je me donnerois volontiers des soufflets !
ce qu’une coquette a jamais pratiqué, Lorsqu’elle veut surprendre un
cœur
qu’elle a manqué, Soins de plaire affectés, souri
ge. Cléante, homme sensé, raisonnable, croit que le Ciel lit dans nos
cœurs
; il agit & il parle en conséquence. Tartufe
irs ou tombe cette vanité par l’évidence de la disgrâce. Désormais le
cœur
du roi suit madame de Maintenon dans son domaine.
Sévigné, plus désintéressée que madame de Maintenon, jugeait mieux le
cœur
du roi à l’égard de madame de Montespan. « Il n’y
e altière. Madame de Sévigné la regardait comme tout à fait sortie du
cœur
du roi. Le 15 du même mois, elle adressait à sa f
ieux, je le crois sincèrement mais chacun donne ce qu’il a. A toi de
cœur
. Le Théâtre-Femme Mesdames et Messieurs, Q
voir exactement et profondément à travers l’enveloppe qui recouvre le
cœur
humain, fut la force de Molière. Son œuvre, dont
e-même, cette, jolie perruche dont le bec fit saigner tant de fois le
cœur
de son mari, cabrioler de joie autour d’une parei
amour, il est permis d’être lâche. Molière, qui devait mourir d’un «
cœur
brisé, » comme disent les Anglais, se met toujour
dée morale de l’ignorance; employée comme cadenas pour emprisonner un
cœur
enfant, tout ingénieuse qu’elle est et prêtant au
vous auriez beau chercher, pas une relique ne traîne du temps où les
cœurs
vertueux aimaient à voir lever l’aurore au théâtr
phelins du divorcé, qui cherchent en vain un foyer où réchauffer leur
cœur
, — car. ils ne sont plus chez eux, ni dans la mai
r obéi uniquement aux convictions de mon esprit, aux penchants de mon
cœur
, n’acceptant pas d’autre volonté et d’autre capri
e sont bons que pour les plaisirs de l’imagination, de l’esprit et du
cœur
! » Pourtant, comme disait Suétone en ses Histoir
e. Est-ce mourir cela ? Est-ce donc mourir, tout à fait, si plus d’un
cœur
, à vous lire, a battu plus vivement ; si plus d’u
e réveille, il s’oppose à ce qu’on joue ce drame que déjà il sait par
cœur
. Molière, en ce moment, était dans toute la joie
s de l’amour, le remède du mariage vient trop tard, déjà le faible du
cœur
est attaqué, s’il n’est vaincu. » Encore une fois
eur esprit cette impétuosité, ces emportements et ce hennissement des
cœurs
lascifs. Malheureusement pour l’histoire de la cr
vaillants camarades, qu’il se sent du feu à la tête et du courage au
cœur
. L’art du comédien, cette poésie du second ordre,
urs : elle aime, elle n’aime plus, elle aimera peut-être ; où est son
cœur
? elle n’en sait rien ; en attendant elle plaisan
le, et son bras perd le mouvement ; sa jambe refuse de le porter, son
cœur
se déplace et passe de gauche à droite. Bref, à t
out était peine, il ne restait plus de lui-même que son esprit et son
cœur
; il était devenu vieux avant l’heure, à aucun pr
nt dans mes veines, que la chaleur revient à ma joue et la paix à mon
cœur
? — Orchestre, mon ami, rien n’est plus facile à
se marier. — C’est une fille qui lui plaît et qu’il aime de tout son
cœur
. — Il l’a demandée à son père. — Le mariage doit
1667, à l’instant même où régnait mademoiselle de La Vallière sur le
cœur
du plus beau et du plus grand roi de l’Europe. To
t Rosine, mais elle se défend en disant naïvement ce qu’elle a sur le
cœur
. — Ainsi fait Isabelle dans L’École des maris, ai
rable. Que dis-je ? Quelle bouillante colère devait fermenter dans le
cœur
de cet éloquent proscrit de l’univers civilisé, q
istes tous les deux, Molière et Rousseau, ils ont vu tous les deux le
cœur
humain, sous un aspect bien différent. Molière a
exécration, le digne secrétaire de Danton ! Pourtant, cet homme sans
cœur
et qui s’est taché de sang, la première bonne act
ui a porté sur ses nerfs ? Est-ce le chagrin qui a si fort irrité son
cœur
? Son âme pleure-t-elle encore Célimène, cette be
a cessé de faire sa pâture des gens de robe, cet avocat a relevé son
cœur
et sa tête. Il est pauvre, il est fier. Il n’a pl
ans les formes : le ministre n’y peut rien Heureusement, Alceste a du
cœur
; il est éloquent comme Mirabeau ; il parle aux j
uine et qui, pendant toute la pièce, n’a pas une bonne pensée dans le
cœur
! Oui, c’est là, sinon une belle comédie, au moin
; il y a un homme de génie qui souffre, un philosophe qui attend, un
cœur
blessé et sans espoir ; il y a surtout un homme e
ine toute disposée à l’amour, à l’amitié, aux plus doux sentiments du
cœur
, et qui se voit forcée de cacher, comme on cacher
ette et si futile, et si charmante, qui n’a jamais compris quel noble
cœur
elle avait blessé à mort ; Arsinoé, c’est mademoi
ie le terrible portrait de la prude, tracé de main de maître. Avec un
cœur
aimant, Molière a dû se demander plus d’une fois,
rougir devant la prude Arsinoé. Soyez tranquilles, Molière connaît le
cœur
humain ; il sait que tant qu’une femme est jeune
r pas voulu renoncer à cette vie de galanteries sans fin. Molière, le
cœur
brisé, lui offrait son pardon à ce prix ; il eût
t comme Célimène : — Il ne me plaît pas, moi ! Et alors, Molière, le
cœur
brisé, se sépara enfin de cette femme, en l’aiman
rit-là ! Elle était tour à tour, au gré de son génie, au gré de notre
cœur
, Célimène, Henriette, Elmire, et comme elle les j
mais de loin elle est encore si jolie ! Elle n’a plus d’amour dans le
cœur
, mais on comprend si bien que l’amour a passé par
du paveur en chambre. Eh bien ! on ne saurait être un observateur du
cœur
humain en chambre. Molière a mené une existence a
e ne sais quelle sonorité de langage qui aille par l’oreille jusqu’au
cœur
, on est, en dépit de toutes les constructions de
l’habitude de répéter deux ou trois fois une chose qui leur tient au
cœur
. Stendhal avait fait cette observation sur laquel
vient de forcer à renvoyer la pauvre Martine, finit par débonder son
cœur
. Tous vous rappelez tous cette merveilleuse tirad
pendue à ses lèvres, avec cette sorte d’admiration et de battement de
cœur
qu’on ressent à voir un danseur de corde faire se
’est un homme rare que ce tuteur. Il voit grandir et se développer au
cœur
de l’enfant cette passion dont les suites l’inqui
lé sur cette maison, et voilà que la passion gronde et se déchaîne au
cœur
du pauvre Arnolphe. Elle croît d’acte en acte, et
ïr ; et c’est là qu’est le comique : ses quarante-deux ans, son grand
cœur
et son honnêteté ne font rien à l’affaire. Il veu
s’élève au fond de l’âme une sourde et violente irritation contre les
cœurs
pusillanimes qui n’osent point aller au bout de l
des misères ; et c’est ainsi qu’une grande œuvre élève et fortifie le
cœur
de ceux qui la veulent comprendre. On y vient, da
tout naître sans dépendance, Que jamais par la force on entra dans un
cœur
, Et que toute âme est libre à nommer son vainqueu
vait parlé sans feinte, Et rejeté mes vœux dès le premier abord ; Mon
cœur
n’aurait eu droit de s’en prendre qu’au sort. Mai
déroute : Ciel ! rien de plus cruel peut-il être inventé ! Et jamais
cœur
fût-il de la sorte traité ! Quoi ! d’un juste cou
oix sèche et rude, qui porte dans le raisonné tout l’emportement d’un
cœur
chaud, épouse ainsi, au refus d’un autre, une fem
si bien vu dans le monde et qui en est si bien considéré, n’est qu’un
cœur
sec et une tête vide ; que ce mari, qui est pour
cette trempe ne restent pas longtemps, dans un désert, à se ronger le
cœur
. Leur nature ardente les emporte vers les grandes
x Quelle en est la délicatesse ; Vous ne concevez point qu’un
cœur
bien amoureux Sur cent petits égards s’attache av
amoureux, joue avec eux comme le chat avec la souris, leur déchire le
cœur
d’un coup de patte, et se lèche les lèvres de pla
’est pas assurément sans s’être aperçue que Tartuffe avait douceur de
cœur
pour elle. Mais elle n’est point assez perfide po
t : Pour moi ce que je veux, c’est un mot d’entretien, Où tout votre
cœur
s’ouvre et ne me cache rien. Et Tartuffe repart
ents de toutes sortes. Je commence donc par remercier, et de tout mon
cœur
, M. Perrin du mal qu’il s’est donné, du goût exqu
ndu en comédienne consommée cette première et soudaine explosion d’un
cœur
tout neuf. Elle semblait accablée d’un trouble dé
tirée vers son amant par une force irrésistible, elle lui ouvrait son
cœur
et ne s’expliquait pas pourquoi elle en avait hon
duit l’idée du poète : la sensation a disparu. Tout le monde sait par
cœur
les adorables vers où Cupidon avoue à sa maîtress
Delaunay, avec son organe tendre et amoureux, serrant Psyché sur son
cœur
, et lui frôlant l’oreille de ces mots passionnés
même que le tour particulier de son esprit (car il était bourgeois du
cœur
à l’âme et de la tête aux pieds) ne l’y eut pas p
Ah ! les douces caresses ! Tenez, mon
cœur
s’émeut à toutes ces tendresses ; Cela ragaillard
, avec une candeur qui témoigne qu’elle en a trouvé le secret dans un
cœur
honnête et dans un esprit droit. Ce n’est pas le
s illusions. Tendre, sans être romanesque, son bon sens a conduit son
cœur
; si Clitandre s’exalte en lui parlant d’amour, e
honnêtement la chose et qui ne voit l’amour que dans un mariage où le
cœur
est approuvé par la raison. » Mlle Baretta est p
scène à effet. Mais cette scène, tous les connaisseurs la savent par
cœur
; tous ont dans l’oreille les inflexions dont la
rompe : l’erreur porte sur la scène ; il dit, en faisant la bouche en
cœur
: le « Suivez-moi » de Guillaume Tell. C’est une
n ton d’attendrissement et les larmes aux yeux : — Ils sont pleins de
cœur
! lui dit-il, pleins de cœur ! Je ne veux pas me
s larmes aux yeux : — Ils sont pleins de cœur ! lui dit-il, pleins de
cœur
! Je ne veux pas me donner l’air de taquiner Cade
éfierait-elle ? Toinette est une si bonne fille, l’air si avenant, le
cœur
sur la main ; est-ce qu’on peut tromper, quand on
ans cesse à la muse facile de Regnard : Qui connaît mieux que toi le
cœur
et ses travers ! Le bon sens est toujours à son a
voyez Mme Marie Laurent, femme du peuple, ronde d’allures, tendre de
cœur
, gaie de langage, aux petits soins pour l’être so
rs de l’esprit sont trop rares pour qu’on s’en retranche de gaieté de
cœur
. Votre dévoué et affectueux, Théodore Reinach.
s, beaucoup d’enfants. Et Crispin répond : Rien que neuf ; mais, le
cœur
tout gonflé d’amertume, Deux ans encore après j’a
cotés, théâtre habituel de ces légères escarmouches de l’esprit et du
cœur
. Bourguignon dit à Lisette des choses qui ne diff
maginations des jeunes filles et qui font battre mystérieusement leur
cœur
. Tenez ! prenez La Mère confidente. Quelle est la
ur l’ami d’un frère, n’ait senti le délicieux secret lui peser sur le
cœur
et n’ait cherché des yeux autour d’elle à qui s’e
ottent derrière ce front blanc ! Comme elle voudrait pénétrer dans ce
cœur
qui lui est fermé pour la première fois ! Quels s
t-il parler encore des Jeux de l’amour et du hasard ? Tous les jeunes
cœurs
n’ont-ils pas fait ce rêve : être aimé pour soi-m
? Il serait injuste cependant de ne pas regarder en lui le peintre du
cœur
humain et l’analyste des passions féminines. On
aventure qui traverse la passion des amants ; ce sont des chicanes de
cœur
qu’ils se font ; c’est une guerre d’escarmouches
e cœur qu’ils se font ; c’est une guerre d’escarmouches morales ; les
cœurs
au fond étant à peu près d’accord dès le début et
celui qui termine la pièce : « Ah ! je vois donc enfin clair dans mon
cœur
! » l’intervalle n’est pas grand ; c’est un saut
ylvia, quel joli caractère de jeune fille, ouverte, primesautière, le
cœur
sur la main, un bon petit cœur de femme ! Et dans
eune fille, ouverte, primesautière, le cœur sur la main, un bon petit
cœur
de femme ! Et dans Les Fausses Confidences, il n’
la main ; Rémy, le vieux procureur, est franc comme l’osier ; il a du
cœur
, et ce cœur il l’a sur la main. Je ne vois guère
my, le vieux procureur, est franc comme l’osier ; il a du cœur, et ce
cœur
il l’a sur la main. Je ne vois guère que la mère,
uderies d’enfant gâté. Je vois du premier coup que c’est un bon petit
cœur
, qu’elle est à la fois naïve et étourdie, que la
. Le premier mot par où se marque l’évolution qui va se faire dans le
cœur
de Sylvia est celui qu’elle laisse tomber, après
e qu’on lui propose. Mais voilà que peu à peu l’amour se lève dans ce
cœur
ingénu, qui ne sait pas ce que c’est que l’amour.
s que Sylvia est un moineau franc, une soupe au lait, un gentil petit
cœur
ingénument ouvert à tous les sentiments. Elle s’é
urguignon lui ayant avoué qu’il est Dorante, elle voit clair dans son
cœur
. Mais cette joie imprévue, est-ce qu’elle en meur
en meurt est-ce qu’elle s’évanouit ? est-ce qu’elle en est frappée au
cœur
comme une héroïne du drame moderne ? Eh ! non, c’
Elle ne me laisse voir personne, et avant que je connusse Éraste, le
cœur
me battait quand j’étais regardée par un jeune ho
j’avais joui d’une liberté honnête ? en vérité, si je n’avais pas le
cœur
bon, tiens, je crois que je haïrais ma mère d’êtr
toute pure, passion naïve et telle en effet qu’elle peut jaillir d’un
cœur
de seize ans. L’autre est philosophe ; elle s’exa
te un réel et vif plaisir à écouter ces fines et subtiles analyses du
cœur
féminin, par un homme qui a été l’un des plus ing
de Sylvia ne fût pas venue aux gens du dix-huitième siècle. Mettez le
cœur
de Jean-Jacques Rousseau sous la livrée que Bourg
e un léger chatouillement de plaisir. Elle ne voit pas clair dans son
cœur
, et tout ce tracas la fatigue et l’irrite. C’est
s productions ce Candide, en qui se résume pour nous son génie et son
cœur
. Il entasse critique sur critique, et l’on ne peu
ivoques. Rosine est une honnête fille très chaste, très pudique, d’un
cœur
simple et d’un esprit droit. Elle ne se résout au
a reçu un coup, et elle ajoute gentiment : — Oui, le coup m’a été au
cœur
. Cette chasteté, cette bonne grâce, cette ingénio
l lui était permis de voir ses successeurs ! il n’aurait plus tant de
cœur
à rire ! Et c’est pour cela, peut-être, qu’on ne
mais rien du tout, en comparaison des rages qui s’éveillaient dans le
cœur
de nos arrière-grand-pères, à ce seul nom de trai
e convient au moraliste. La comédie veut davantage, elle exige que le
cœur
soit touché, et qu’il prenne parti… Tous les rais
u. Ils savaient tout cela, et ils ne s’en sont pas moins mis de grand
cœur
à la besogne. Ce n’est pas une petite affaire de
tentissement, tout y est, et avec un feu d’éloquence, où l’on sent le
cœur
d’un poète. C’est qu’il était poète avant tout, p
st plus aisé d’arborer une cravate blanche et un maintien grave qu’un
cœur
noble et un esprit généreux. Que de gens de lettr
r d’elle. Il la soignait, se laissait battre et la pleura de tout son
cœur
, lorsqu’elle mourut, comme s’il eût fait une pert
une passion dans sa vie, et la plus noble qui ait jamais tourmenté le
cœur
d’un homme, la passion des vers. Il adorait la po
ron, lui dit-il. Le financier croit faire sa cour, et avec un haut le
cœur
: — Oh ! monsieur le duc, dit-il, un poète ! — Le
’est aussi que l’illustre maréchal a joué dans toute cette affaire de
cœur
un bien vilain rôle, d’un pandour retors et hypoc
Embrasse-moi, la belle enfant. » « — Hélas ! lui dit-elle, Le
cœur
transi de peur, Volontiers, monseigneur.
di*), il mit ses leçons en pratique ; profond dans la connaissance du
cœur
humain, il en développa les ressorts avec une sag
ienfaits sans ostentation, et n’en chercha de récompense que dans son
cœur
. Il eût ses défauts, car quel homme en est exempt
les charmes touchants de Rosalie, & sur l’effet produit dans son
cœur
par les mots qui lui ont découvert la tendresse d
etour de son pere pour se déterminer. Clairville regrette toujours le
cœur
de son amante, & dit à d’Orval que sa sœur, s
t d’Orval pour son fils. D’Orval & Rosalie voyent clair dans leur
cœur
. Je ne sais si dans la nouveauté de cette piece
Il se retire à Milan auprès de Mario, qui lui découvre l’état de son
cœur
, & lui apprend qu’il souffre en ce moment tou
’elle fit sur moi. Quel trouble j’éprouvai ! avec quelle violence mon
cœur
palpita ! Ce que je ressentis ! ce que je devins
i subtil que l’était celui de Stendhal, sur un observateur profond du
cœur
humain, tel Molière, ne pouvait manquer d’intérêt
7 : « Tout le mal est pletore, et stagnation du sang dans le côté du
cœur
»… XIV — F. 134 — 138 blancs. V. Volu
toire probable, des tombeaux de Cornetto. Vous pourriez apprendre par
cœur
8 pages de Goldoni. J’ai l’honneur d’être, Monsie
agréable : ce serait une revanche que je prendrais avec vous de grand
cœur
. Voici l’état de l’affaire dont vous avez bien vo
ur. » B : « On se lasse de parler de l’homme estimable, mais dans le
cœur
l’estime survit. » II, page 8 : V : « Le trafic
e leurs vieux jours. » II, page 30 : V : « On peut aimer de tout son
cœur
ceux en qui on reconnaît de grands défauts. » B
ours je crois à de la mauvaise humeur. » Telle est la connaissance du
cœur
humain avec laquelle ils jugent. [Acte II, scè
r une preuve fidèle Petit faux brillant italien. De l’infidélité du
cœur
de votre belle ; Et, si pour d’autres yeux le vôt
te Éliante Moi, vous venger ! comment ? Alceste En recevant mon
cœur
. Acceptez-le, madame, au lieu de l’infidèle r. [
te IV, scène III] Scène III Célimène, Alceste Alceste Ah ! que ce
cœur
est double, et sait bien l’art de feindre ! App.
l y eut aussi une diversion gaie. Valère Sans doute ; et votre
cœur
N’a jamais eu pour moi de véritable ardeur. Maria
’un drame. » Ils consultent cette règle, au lieu d’avoir l’œil sur le
cœur
du spectateur, seule boussole du poète, quelqu’Al
ement désapprouvé par suite de la même règle, et faute de regarder le
cœur
du spectateur, le grand nombre d’acteurs du Timon
complaisant à tout ce qu’elle dit, Et pourroit bien avoir douceur de
cœur
pour elle. Plût à Dieu qu’il fût vrai ! la chose
mirer en vous l’Auteur de la nature Et d’une ardente amour sentir mon
cœur
atteint. Au plus beau des portraits où lui-même i
l’ajuster avecque la pudeur, El c’est ce qui m’y fait abandonner mon
cœur
. Ce m’est, je le confesse, une audace bien grande
rds divins l’ineffable douceur Força la résistance où s’obstinoit mon
cœur
; Elle surmonta tout, jeûnes, prières, larmes. Y
rgon sous la table. Orgon (se sentant attendrir). Allons, ferme, mon
cœur
! point de faiblesse humaine ! Vers qui montre l
nte, Damis, Dorine, Monsieur Loyal Orgon (à part). Du meilleur de mon
cœur
je donnerois, sur l’heure Les cent plus beaux lou
amais de confidences à personne. Ses confidences auraient fait mal au
cœur
. De qui rit-on dans cette pièce ? Il faut avouer
coloris. Il fallait attacher en montrant à nu, les sentiments de deux
cœurs
tendres. On peut se rappeler le premier duo del m
ire plaisanter par eux. plaisantant lui-même, sur ce qui lui perce le
cœur
86. Cinquième situation : Combat de la vanité
omiques qui ont d’ailleurs cet autre inconvénient que je les sais par
cœur
. Jusqu’ici (page 11) je n’ai pas ri, je me suis s
c’est une jeune fille qui vaut de l’argent ; et je l’aime de tout mon
cœur
. Clitandre Aussi t’ai-je amené avec moi pour l’en
et on la tournerait au sentiment. Elle est mal écrite Angélique Mon
cœur
se portera jusqu’aux extrêmes résolutions ; et, d
qui ont d’ailleurs cet autre inconvénient que je les sais presque par
cœur
, jusqu’ici (page n) je n’ai pas ri. Je me suis se
rang distingué dans le monde, et qu’il y ait de l’ambition dans leur
cœur
(l’amour des avantages extérieurs dans la société
e la scène le demanderait. Mais l’âne qui ne savait point le rôle par
cœur
, n’observa point ce moment ; et dès qu’il fut dan
r à travers le théâtre pour arrêter l’âne ; et elle riait de tout son
cœur
de voir son maître renversé sur le derrière de ce
on château : il craint de ne pas lui plaire ; & pour éprouver son
cœur
, il feint de vouloir l’unir à un homme fort riche
n un acte, en prose, de le Grand. Un jeune homme qui veut éprouver le
cœur
de sa maîtresse, fait déguiser son valet en finan
aîtresse fait déguiser sa soubrette en dame, pour connoître à fond le
cœur
de son amant. LES JEUX DE L’AMOUR & DU HASARD
sions ; c’est le frapper par son endroit mortel ; c’est lui percer le
cœur
; c’est lui arracher les entrailles. Un homme vr
op de foi. Eraste. Si j’osois vous montrer une preuve assurée Que son
cœur
... Non, votre ame en seroit altérée. Valere. Si j
nts Qu’il vient de donner à vos charmes. Ce vol qu’à vos beautés mon
cœur
a consacré, Pourroit être blâmé dans la bouche pu
ncessamment Vous rendre hommage constamment. Recevez agréablement Mon
cœur
, mon ame & mon serment, Et jurez réciproqueme
ez-vous, de ma niece, à vous plaindre, entre nous ? Léandre. Non, mon
cœur
ne peut plus déguiser avec vous : Pour une autre,
êtes bien hardi de me le déclarer. Léandre. Madame, sur ce point mon
cœur
n’est plus son maître. Après les sentiments qu’il
re. L’ennui, de l’indolence est plutôt le partage : C’est un vuide du
cœur
, né de l’inaction. Il faut du mouvement, de l’occ
guide. A s’en bien acquitter on trouve un bien plus sûr, Et, pour un
cœur
bien fait, le plaisir le plus pur. Le bonheur le
te dans le Bourru bienfaisant. Géronte a le ton brusque & le
cœur
excellent ; il dit lui-même qu’on doit s’en rappo
; le cœur excellent ; il dit lui-même qu’on doit s’en rapporter à son
cœur
& non à sa voix. Il répete seul en grondant u
Viens ici, benêt. Sur quoi as-tu pu t’imaginer que je n’avois pas un
cœur
compatissant ? Allons, vîte, la main l’un & l
Là, je vous marie, soyez heureux, & ayez meilleure opinion de mon
cœur
une autre fois, bêtes que vous êtes. » Je ne s
r que de la finesse avec laquelle il développe quelques sentiments du
cœur
, & l’art qu’il emploie pour peindre l’amour-p
gnifiques. Deux Princes rivaux se disputent par des fêtes galantes le
cœur
d’une Princesse.... « L’Auteur, qui par de soli
Il ne dit, il ne fait que ce qu’on lui prescrit : Burrhus conduit son
cœur
, Séneque son esprit. Pour toute ambition, pour ve
olière : celui-ci, en effet, n’avait-il pas dit : Mais les dévots de
cœur
sont aisés à connaître ; Notre siècle, mon frère,
de peine à reprendre le sceptre des salons et à gagner de nouveau le
cœur
des hommes, et cependant on ne surprend en elle a
le aucun vestige de remords, pas l’ombre d’un sentiment généreux ; le
cœur
est absolument vide. Voilà donc un caractère qui
e sent-on pas qu’il a voulu, au contraire, flétrir la sécheresse d’un
cœur
glacé, incapable de comprendre le prix d’un cœur
r la sécheresse d’un cœur glacé, incapable de comprendre le prix d’un
cœur
comme le sien ? Si l’on prend à la lettre le prin
légers et peu importants, et surtout à des travers qui viennent d’un
cœur
noble et généreux, cela est surtout vrai lorsqu’i
et qu’en homme honneur, On ne lâche aucun mot qui ne parte du
cœur
. C’est dans le même sens qu’il dit encore : Je
e veux que l’on soit homme et qu’en toute rencontre, Le fond de notre
cœur
dans nos discours se montre. Ce qui l’indigne, c
exquis et de plus perfide, la beauté sans la bonté, l’esprit sans le
cœur
, la richesse et tous les dons du dehors sans aucu
te idéale, usant et abusant de tous ses dons, déchirant le plus noble
cœur
avec une grâce homicide, victime à la fin de ses
enser en commun, l’art de raisonner sur la vie, sur les mœurs, sur le
cœur
humain, en un mot l’art de la vie mondaine n’a ét
fond de tout et qui vit avec le vice, quoique ayant encore au fond du
cœur
l’amour du bien. C’est une sorte de fusion entre
ureté ; enfin le nouveau Alceste, comme l’autre, reste seul blessé au
cœur
, et avec bien plus de droit que celui-ci de deven
et l’honneur doivent se tenir à distance du monde sans le fuir, qu’un
cœur
haut et bien placé ne doit pas disputer aux petit
aisément De toutes ces faveurs qu’on fait avec étude, A celles où du
cœur
fait pencher l’habitude ! Dans les unes toujours
soif la méchanceté qui ait inspiré au méchant le besoin de conquérir
cœurs
pour les torturer ou que Ce soit l’habitude des b
satirique, tandis que la devise du Don Juan de Molière serait : Les
cœurs
sensibles sont pour nos menus plaisirs ce qui es
je veux qu’il me batte, moi ! », le mot de Sganarelle qui a parlé du
cœur
à droite et du foie à gauche, à qui l’on fait rem
endresse avec tant de rigueur, Et faire un jugement si mauvais de mon
cœur
? Quoi ! faut-il que de lui vous ayez quelque cra
férait ton ardeur, J’aurais quitté la couronne Pour régner dessus ton
cœur
. — Une autre a guéri mon âme Des feux que j’avai
i d’une douce ardeur Quelque renaissante trace Chassait Cloris de mon
cœur
Pour te remettre en sa place… ? — Bien qu’avec p
phigénie de Racine : Je ne yeux point dans cette adversité Parer mon
cœur
d’insensibilité, Et cacher l’ennui qui me touche.
coups, Je veux bien l’étaler, ma fille, aux yeux de tous, Et dans le
cœur
d’un roi montrer le cœur d’un homme. Molière, da
aler, ma fille, aux yeux de tous, Et dans le cœur d’un roi montrer le
cœur
d’un homme. Molière, dans Psyché, se montre quoi
; Et ce qu’il me faut taire, et ce qu’il me faut dire Exerce sur mon
cœur
pareille cruauté. L’amour le met en feu, la contr
ces attraits, ces douceurs Qui font à leurs leçons un passage en nos
cœurs
. Les suivants, depuis : « II nous étale enfin »
c’est une certaine générosité, une certaine élévation d’esprit et de
cœur
, un certain idéal : il faut réfléchir avant de pa
en la personne d’un homme qui la suivait et lui obéissait de tout sou
cœur
. Arnolphe est-il de ceux qui masquent la nature e
aïve qu’elle semble beaucoup moins d’un homme de cour que d’un « joli
cœur
» de barrière ? Comment ; peuvent-ils être rangés
e ! Mille gens le sont bien, sans vous faire bravade, Qui de mine, de
cœur
, de biens et de maison, Ne feraient avec vous nul
en dit : allons à ses pieds3 avec joie Nous louer des bontés que son
cœur
nous déploie. Puis, acquittés un peu de ce premie
aiblesse tout autant que Philaminte pour son bel esprit : Tenez, mon
cœur
s’émeut à toutes ces tendresses, Cela ragaillardi
an : vous voulez donner pour mari à votre fille un gendre selon votre
cœur
et non selon le sien et qui n’a pour mérite que d
t, et dont toutes les flatteries ont une douceur fade qui fait mal au
cœur
à ceux qui les écoutent ? N’a-t-il pas ces lâches
néreux. C’est une qualité que j’aime en un monarque : La tendresse du
cœur
est une grande marque ; Que d’un prince à votre â
un esprit cent vertus après elle ; Aux nobles actions elle pousse les
cœurs
, Et tous les grands héros ont senti ses ardeurs.
ière ; Je vous trouvais bien fait, l’air grand et l’âme fière ; Votre
cœur
, votre adresse, éclataient chaque jour : Mais je
montrent que votre âme à ses traits est sensible, Je triomphe, et mon
cœur
, d’allégresse rempli, Vous regarde à présent comm
x aisément le connaître ; Et c’est assez, je crois, pour remettre ton
cœur
Dans l’état auquel il doit être, Et rétablir chez
je suis, doit être le jaloux […] Sors donc des noirs chagrins que ton
cœur
a soufferts, Et rends le calme entier à l’ardeur
de leurs mutuelles ardeurs me donna de l’émotion ; j’en fus frappé au
cœur
et mon amour commença par la jalousie. Oui, je ne
eur intelligence et rompre cet attachement dont la délicatesse de mon
cœur
se tenait offensé… » Voilà qui s’entend : le bon
dérober aux autres les justes prétentions qu’elles ont toutes sur nos
cœurs
. Pour moi, la beauté me ravit partout où je la tr
où la nature nous oblige. Quoi qu’il en soit, je ne puis refuser mon
cœur
à tout ce que je vois d’aimable ; et dès qu’un be
gement. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le
cœur
d’une jeune beauté, à voir de jour en jour les pe
lque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs et présenter à notre
cœur
les charmes attrayants d’une conquête à faire. En
t rien qui puisse arrêter l’impétuosité de mes désirs : je me sens un
cœur
à aimer toute ta terre ; et comme Alexandre, je s
satisfait était pour lui enterré à jamais ; — qu’il n’y cède pas, son
cœur
est assez desséché pour qu’à la fois il ne soit p
que trouve la vertu ; Et si de probité tout était revêtu, Si tous les
cœurs
étaient francs, justes et dociles, La plupart des
rer Des vertus de Madame et les bien admirer, Ou découvrir un fond de
cœur
qui fût moins sage ; Et peut-être on eut tort, tr
aisance attendrie, de même sont fiers et heureux des maladies de leur
cœur
, de leurs faiblesses, de leurs mélancolies, de le
refus la discrète froideur N’en est pas moins puissante à rebuter un
cœur
. Une femme se rit de sottises pareilles (une fem
ennui qu’on aurait que ce nœud qu’on résout Vînt partager du moins un
cœur
que l’on veut tout ? Tartuffe est suffisamment c
ble : Je ne m’oppose point à toute sa tendresse9 ; Au contraire, mon
cœur
pour elle s’intéresse ; Et si c’était qu’à moi la
Qu’avec tant de bonté votre âme lui présente : Heureux si, quand son
cœur
s’y pourra dérober, Elle pouvait sur moi, Madame,
— Comment ? — Qui voulez-vous, mon père, que je dise Qui me touche le
cœur
, et qu’il me serait doux De voir, par votre choix
ile d’indiquer qu’une passion, si féroce qu’elle soit, ne dessèche le
cœur
qu’au point où elle est engagée et qui l’intéress
à donner à Mariane un diamant qu’arracher de son doigt lui arrache le
cœur
; comme de bonnes scènes encore, même en tant que
es il s’arrange de telle sorte qu’en toute rencontre le fond de notre
cœur
dans leurs discours se montre. Or c’est faux : le
dramatistes, ne sont presque jamais prononcés. Ils restent au fond du
cœur
. Ce qui s’oppose à ce qu’ils sortent, c’est une r
ue à gagner, sent fuir loin de lui une partie de sa substance, de son
cœur
, de ses entrailles… Et lui qui savait si bien que
le a été abandonnée : « J’admire ma simplicité et la faiblesse de mon
cœur
à douter d’une trahison que tant d’apparences me
c plaisir mille chimères ridicules qui vous peignaient innocent à mon
cœur
; mais enfin cet abord ne me permet plus de doute
e se faire expliquer trop sa honte ; et, sur de tels sujets, un noble
cœur
, au premier mot doit prendre son parti. N’attend
auts suivants : métaphores incohérentes. Exemples : Pourvu que votre
cœur
veuille donner les mains Au dessein que j’ai fait
, Vous me faites un bien me faisant vous connaître ; J’y profite d’un
cœur
qu’ainsi vous me rendez Et trouve une vengeance
ennui qu’on aurait que ce nœud qu’on résout Vint partager de moins un
cœur
que l’on veut tout14 ? Un style inorganique, c’e
Aussi ne crois-je pas qu’on puisse voir personne Qui sente dans son
cœur
la peine que je sens. […] Et il me semble, à moi,
ela ; Et l’on n’en voit point de si fière Qui ne s’applaudisse en son
cœur
Des conquêtes que font ses yeux. […] Certes, voul
ous que je dise ? Vous prenez un mauvais parti, Et la possession d’un
cœur
[…] Je ne vous dis rien là-dessus. Mais les femme
rien en vous dont mon feu ne s’augmente : Tout y marque à mes yeux un
cœur
bien enflammé, Et c’est, je vous l’avoue, une cho
s si doux, Quelle en est la délicatesse. Vous ne concevez point qu’un
cœur
bien amoureux Sur cent petits égards s’attache av
nt, de vos vœux jaloux au dernier point, Souhaite qu’à lui seul votre
cœur
s’abandonne ; Et sa passion ne veut point De ce q
ns d’horreur & d’alarmes, Le repentir vous chasse à jamais de mon
cœur
. En vain m’offrirez-vous un appât enchanteur : Ma
n ami se désole chez Vilson, il va, dit-il, porter le dernier coup au
cœur
de Madame Béverley. Stukéli veut faire croire à
e livre à l’espoir d’être vengé. L’avarice n’a plus d’empire sur mon
cœur
; Il ne respire plus que vengeance & fureur.
ns avoir peur d’être éveillé par le remords, tandis que son pere a le
cœur
déchiré. Madame Béverley veut profiter du temps o
s de Stukéli : celui-ci est confondu, arrêté ; la joie renaît dans le
cœur
de la plupart des personnages. Mais le poison agi
nière sublime par Ligier, qui, avec quatre ou cinq paroles sorties du
cœur
, sans cris, sans gestes, a ému profondément toute
or : « Va, va, jure un peu ; » puis un honnête mendiant qui, ayant au
cœur
la crainte de Dieu et le sentiment de sa dignité
re de done Elvire, il répond : « Vous savez que je ne manque point de
cœur
et que je sais me servir de mon épée quand il le
ble !) descend de son mausolée et vient brûler de sa main de glace le
cœur
du réprouvé. On conçoit ce qu’il y a de grandeur
es voûtes de sa chapelle sépulcrale. La légende que chacun savait par
cœur
en Castille l’exigeait ainsi. Ce second repas s’a
édisance : Marton la rassure, lui dit de se livrer au conseil que son
cœur
lui donne. Pasquin part pour rejoindre son maître
pris un poste, il a couru mille dangers : c’est alors que votre petit
cœur
palpitera de crainte, de plaisir, peut-être d’amo
e jour : il est étourdi (qui ne l’est pas à son âge ?) ; mais il a le
cœur
excellent. Il ne tient qu’à lui de s’amuser. Il t
t son sang se gela dans ses veines. Il va partir ! s’écria-t-elle, le
cœur
saisi & pénétré. Il va se battre ! Il va mour
i. On me fit promettre de l’aimer uniquement : ma bouche dit oui, mon
cœur
non, & ce fut mon cœur qui lui tint parole. .
’aimer uniquement : ma bouche dit oui, mon cœur non, & ce fut mon
cœur
qui lui tint parole. . . . . . . . . . . . . . .
Oh non ! Madame, il faut être juste : j’abandonne volontiers tous les
cœurs
pour le vôtre ; perte ou gain, c’est le sort du j
s imitations chargées ; mais elle faisait sentir au roi un intérêt de
cœur
, elle lui faisait pressentir des jouissances inco
r que de Dieu. Ses paroles m’ont paru toutes choisies pour toucher un
cœur
sans bassesse et sans importunité. » Dans le mêm
; mais la longue expérience de Bossuet et sa profonde connaissance du
cœur
humain lui avaient appris que la douceur, la pati
inclination pour elle, le désir de se fixer à la possession du noble
cœur
qu’il lui avait reconnu. Mais supposé que la sage
mœurs doit être non seulement assez décente pour ne pas corrompre le
cœur
& l’esprit ; elle doit l’être jusqu’au point
radons pas. Renonçons généreusement à des applaudissements dont notre
cœur
ne pourroit pas jouir. Imitons nos prédécesseurs
atrice : il est donc bien plus dangereux qu’elles passent jusqu’à son
cœur
. Moliere, mon héros éternel, lui qui a purgé la
les affronts, l’affront le plus sensible ; Et, loin que ce matin ton
cœur
l’ait réparé, Tu t’es d’avec moi séparé, Par des
r Que des enfants pesants, & qui ne sauroient vivre. Vois, si mon
cœur
n’eût su de froideur se munir, Quels inconvénient
emblée ; il ne demanderoit pas mieux, & il m’attaque de gaieté de
cœur
, pour se faire connoître de quelque façon que ce
issance, Voilà de mon amour la fatale naissance. Et tu viens dans mon
cœur
, malheureux ! retracer Des objets qu’à jamais je
servir ce rival, as-tu formé l’envie, Dis-moi, de m’arracher & le
cœur
& la vie ? Va, ne lui prête point un si cruel
riane est au désespoir des peines que sa mere ressent pour elle ; son
cœur
voudroit pouvoir lui sacrifier Moncade. Pasquin
, A la moindre apparence il reprend ses fureurs : Il me charge en son
cœur
de crimes effroyables ; Vos yeux seuls en seront
. Moncade. Damis, je ne sens plus d’amour pour Mariane. Damis. Si son
cœur
innocent à vos yeux vient s’offrir... Moncade. Qu
, il devient furieux. Dona Elvire profite de ce moment pour mettre le
cœur
du jaloux à la plus forte épreuve : elle avoue d’
s voyez qu’à vous plaire il fait tout son possible ; De l’état de son
cœur
c’est la preuve sensible. Simon. Il est vrai que
ire des femmes, qui se fait une gloire de porter le trouble dans leur
cœur
& de les afficher, qui croit établir sa gloir
qu’ils ont encore distingué des caracteres ou des mœurs, les vices du
cœur
, les vices de l’esprit, la coutume d’une nation,
un portrait des travers, des ridicules, des foiblesses, des vices du
cœur
ou de l’esprit d’un homme, nous aura peint nécess
ridicules, tous les travers, tous les vices dont elle veut purger nos
cœurs
, & en nous exposant leur difformité dans tout
ut qu’un Poëte comique soit juste en tout, & qu’il satisfasse les
cœurs
droits de son assemblée, en traitant ses personna
nfants de l’ignorance : sans dire précisément comme Sganarelle que le
cœur
est du côté droit & le foie du côté gauche, i
pure : « Si le Roi m’avoit donné, &c. Voilà ce que peut dire un
cœur
vraiment épris. (A Philinte, qui rit.) Oui, Monsi
ie, que leurs adieux devroient suffire pour exclure la coquetterie du
cœur
de toutes les femmes. Enfin Moliere enfante le Ta
e font point de peur : Je sais comme je parle, & le ciel voit mon
cœur
. De tous vos façonniers on n’est point les esclav
ages différents. 74. Le poëte tragique fut désespéré de perdre le
cœur
de son héroïne favorite. L’infidélité de l’actric
ardeur elle fut consacrée, Qui prit assez long-temps racine dans son
cœur
: Mais, par un grand malheur, Le tonnerre est ve
j’en doute fort. Moliere, amoureux de sa femme, pouvoit regretter son
cœur
comme celui d’une maîtresse chérie ; mais il étoi
istin rebelle De ton bras triomphant éprouve tout le poids. Que ton
cœur
à ce bruit de guerre, A ces éclairs, à ce tonne
sa voix a dompté ma fureur ; La douceur de ses yeux a passé dans mon
cœur
: Elle vient de verser dans mon ame charmée Le de
Que les astres malins n’ont sur nous de puissance Qu’autant que notre
cœur
est d’accord avec eux, Que notre volonté regle le
us devez respecter, quels que soient mes desseins, Ou le choix de mon
cœur
, ou l’œuvre de mes mains. Je l’ai fait votre égal
anneau dépend le diadême. Il vaut bien un combat : vous avez tous du
cœur
, Et je le garde... D. Lope. Et je le garde...A q
. A la place de ces traits mâles, vrais, vigoureux, qui démasquent le
cœur
humain, qui agrandissent l’ame, qui nous initient
les romans, des pieces qui ne décelent pas la moindre connoissance du
cœur
humain, & qui annonceroient aussi peu d’imagi
son pays, qu’il a marché long-temps dans le sentier de la gloire. Un
cœur
françois ne voit pas de récompense plus flatteuse
s anciens : le desir de vous illustrer sur la scene s’empare de votre
cœur
; il vous dévore ; vous lui sacrifiez vos veilles
nécessaires pour la police du Parnasse ; qu’on y parle enfin plus au
cœur
& à l’esprit qu’aux oreilles : alors tout Par
ci, sans affaire, La nuit à bien dormir, et le jour à rien faire, Mon
cœur
exempt de soins, libre de passion, Sait donner un
Ne crois pas toutefois, par tes savants ouvrages, Entraînant tous les
cœurs
gagner tous les suffrages. Si tôt que d’Apollon u
mique. Quiconque voit bien l’Homme, et d’un esprit profond De tant de
cœurs
cachés a pénétré le fond ; Qui sait bien ce que c
on pere ; elle s’écrie en paroissant : Ah ! n’espérez jamais que mon
cœur
y consente. Alors le pere indigné peut, sans man
eûner, je l’ai étudié une bonne demi-heure, & je le sais déja par
cœur
. Pour sa figure, je ne veux point vous en parler
t. Scene I. Du Croisy. Il me semble que vous prenez la chose fort à
cœur
. La Grange. Sans doute je l’y prends, & de te
ts, sa victoire est certaine. Honteuse de son choix, elle reprend son
cœur
; Et l’on voit à ses feux succéder la froideur :
ns mystere. Pasquin. Voilà, sur ma parole, un plaisant caractere ! Un
cœur
tendre & volage, un esprit vif, ardent Jusqu’
? Antiphon. Lui trouver de l’argent. Géta. Je le voudrois de tout mon
cœur
: mais où ? parlez. Antiphon. Mon pere est ici. G
er que le vice n’ait besoin que de se montrer pour entraîner tous les
cœurs
? Ceux que Cléante a scandalisés veulent-ils un e
es conditions cette arme lui sera-t-elle confiée ? Avoir à la fois un
cœur
honnête, un esprit juste ; se placer à la hauteur
t le ridicule, est le grand mérite de Molière. Quelle connaissance du
cœur
! Quel choix dans l’assemblage des vices et des t
ui révèle le secret du caractère, et qu’on pourrait appeler le mot du
cœur
. La manière dont il excusait les torts de sa femm
ent le génie de la réflexion, soit que l’observateur trop attentif du
cœur
humain, en soit puni par le malheur de le connaît
is escarpée et sans bords ? Les découvertes nouvelles faites sur le
cœur
humain par La Bruyère et d’autres Moralistes, le
ouser Célie. La moralité. — Bonne ; elle nous prouve à quel point un
cœur
jaloux peut égarer l’imagination. De la tradit
main ; mais si vous exigez une justification, ne comptez plus sur mon
cœur
. » Le prince hésite, il est prêt à croire son am
également don Rodrigue et dom Garcie de les bannir à jamais de leurs
cœurs
, s’ils ne méritent pas le pardon de leurs transpo
mots : Je vous aime et n’ose vous le dire… Tout le monde sait par
cœur
La Confidente sans le savoir de La Fontaine, il s
pressions tendres, tant de traits délicats échappés successivement du
cœur
de son amante ? Hélas ! cette lettre ordinairemen
, mieux qu’un long discours, un amant tout entier aux intérêts de son
cœur
; et je félicite le comédien qui l’imagina. Je fé
rtent de là pour jouer le rôle en idiotes ; elles le sont tant que le
cœur
d’Agnès n’a point parlé ; mais une fois que les s
air tout engageant, je ne sais quoi de tendre, Dont il n’est point de
cœur
qui se pusse défendre. Disons mieux : le rôle d’
le jette la variété des plaisirs dont abonde la capitale, il a eu le
cœur
assez droit, l’esprit assez juste, pour faire un
la peinture des ridicules à la mode. Nous y voyons encore que, si son
cœur
était sensible aux bienfaits de son roi, il ne l’
nnez vos louanges de si peu de sel, que leur douceur fade fait mal au
cœur
…… ; qui voulez usurper les récompenses dues au mé
des personnalités ; ce prince prit les intérêts de Molière si fort à
cœur
, qu’il lui ordonna de se venger ; et c’est à cet
erons de ce dernier sentiment, si nous ne consultons que la marche du
cœur
humain, et si nous nous rapprochons du temps où l
elle espère le toucher par la douceur enchanteresse de sa voix ; son
cœur
, le dépit et l’espoir lui dictent les chansons le
regrette la scène dans laquelle la princesse chante pour attendrir le
cœur
de Carlos ; je regrette la contrainte de l’amant,
bles savants de la ville, généralement estimé pour la droiture de son
cœur
, la sûreté de son commerce, était cependant dévor
our écarter les soupçons jaloux de son mari qui, le désespoir dans le
cœur
, prit le parti de se concentrer dans son cabinet,
une marchande de modes : si je descends ensuite avec Molière dans le
cœur
humain, j’y lis qu’il y a loin d’une coquette à u
contribué à sa gloire littéraire, elles font du moins l’éloge de son
cœur
reconnaissant, mais sensible aux bienfaits ; il n
des deux suivants : Et lorsqu’on vient à voir vos célestes appas, Un
cœur
se laisse prendre et ne raisonne pas. Dans la no
acquitter même envers les rois ? Molière, en homme qui connaissait le
cœur
humain, a-t-il voulu intéresser au succès de sa p
Orgon ; ce monstre a réduit au désespoir toute une famille, dont les
cœurs
sensibles partagent les alarmes : mais l’exempt p
ompte, Dorine, en disant à sa jeune maîtresse : Mais l’amour dans un
cœur
veut de la fermeté, tendit le bras et le lui por
sette. Remarquons que Molière a bien mieux fouillé dans les replis du
cœur
humain, que l’auteur du dénouement latin ; chez c
Ces vers ne devraient-ils pas être gravés en traits de flamme dans le
cœur
de tous les auteurs, de tous les artistes et de t
père et le fils adoptif souffraient de leur éloignement ; mais leurs
cœurs
se sont entendus. Baron, reconnaît ses torts, il
vieux comédien de campagne, se trouvait dans le plus grand besoin, le
cœur
de Molière lui était connu, il imagina d’aller à
anneau dépend le diadème, Il vaut bien un combat, vous avez tous du
cœur
, Et je le garde. — À qui, Carlos ? — À mon vainq
ec eux d’agrément, et de séduire en même temps l’œil, l’oreille et le
cœur
? Il est des comédiens que personne n’ose remplac
se échapper le sentiment avec autant de facilité qu’il s’échappait du
cœur
et de la plume de notre philosophe amoureux ! D’a
oin de le voir, de l’entendre ; je le devine d’avance, je le sais par
cœur
: c’est inutilement que, pour se donner une physi
, à l’aide d’un demi-sourire ; c’est inutilement qu’en parlant de son
cœur
, une main convulsive le cherchera sur toutes les
ur lui-même. La scène brûlante de sentiment dans laquelle le dieu des
cœurs
et Psyché se déclarent mutuellement leur amour se
re complaisant, et lui dire : Un amant fait sa cour où s’attache son
cœur
, Il veut de tout le monde y gagner la faveur ; Et
tandre ce conseil : Qu’il prenne garde au moins que je suis dans son
cœur
; Par un prompt désespoir souvent on se marie : Q
ntime, par ce changement de vie, la réunion après laquelle son faible
cœur
soupirait depuis longtemps ; et il disait à ses a
s le foyer de la Comédie-Française : « Tout le monde sait Molière par
cœur
, excepté les comédiens. » Combien semblent en eff
a belle-fille devient plus naturelle ; les noms de petit-fils, de mon
cœur
, de pauvre mari, qu’elle prodigue à son vieil épo
tte douce et consolante idée, répète avec Orgon : Allons, ferme, mon
cœur
, point de faiblesse humaine. Nous avons dit, dan
ssista aux six premières représentations de cette pièce, l’apprit par
cœur
, la fit imprimer et la dédia à Molière. 20. Quel
au lecteur. 67. Voltaire trouve que « l’épreuve de l’Avare, sur le
cœur
de son fils, est la même que celle de Mithridate
E, LISETTE, PHILIPIN. La Tante. Baron, quand vous aimez, avez-vous le
cœur
tendre ? La Montagne. Comment, tendre ? La Tante.
oi ! vous hésitez ?Non, ma poupine veuve, Ordonnez, j’ai pour vous un
cœur
à toute épreuve. La Tante. Un certain la Rapiere.
de se battre pour une fille dont l’esprit étoit aussi corrompu que le
cœur
, & jurerent en s’embrassant de ne plus la voi
malignement le même propos : elle passa sur la scene la rage dans le
cœur
, & fut punir le public des affronts qu’elle a
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