CHAPITRE VII. De l’
Amour
. L’amour, entre l’homme et la femme accomplis
CHAPITRE VII. De l’Amour. L’
amour
, entre l’homme et la femme accomplis tels que les
rel, infus dans toutes les âmes, qui est le fondement de la morale. L’
amour
, chez eux, ne sera point un entraînement des sens
rêt, ni une alliance fondée froidement par la raison, non : il sera l’
amour
, cette inexplicable et toute-puissante attraction
de Molière, quand on voit que cet acteur de farces a su représenter l’
amour
aussi bien que les plus grands tragiques, avec un
; mais le domaine de Molière est partout. On a dit avec raison que l’
amour
ne peut guère être exprimé que par ceux qui l’ont
faire parler Bérénice, et c’est l’année qui suivit un mariage plein d’
amour
, que Corneille peignit l’amour conjugal de Paulin
l’année qui suivit un mariage plein d’amour, que Corneille peignit l’
amour
conjugal de Pauline. (Molière aima sa femme d’une
on parce qu’il aima Armande Béjart, qu’il est un peintre sublime de l’
amour
. Ce qui le lui fit connaître et peindre ainsi, c’
ui rien d’humain n’était étranger ; et ce qui donne à ses peintures d’
amour
un caractère moral. c’est son bon sens, qui resta
ut malgré les assauts de la passion. Ce bon sens lui apprit à voir l’
amour
en philosophe, comme une des facultés naturelles
a plaisir à rechercher, dans tant de figures charmantes, le type de l’
amour
tel que l’entendait Molière ? Et donc, l’amour
mantes, le type de l’amour tel que l’entendait Molière ? Et donc, l’
amour
est d’abord un mouvement naturel ; mais, par le m
iellement raisonnable 424. Oui, l’imprescriptible raison règne dans l’
amour
vrai, en fait la grandeur, la bonté, la durée, l’
s l’amour vrai, en fait la grandeur, la bonté, la durée, l’énergie. L’
amour
vrai ne naît point au hasard, par une séduction d
a grâce du corps qui l’excite : la beauté n’est capable de produire l’
amour
que parce qu’elle est l’interprète de l’âme qui l
oncourent à cette rencontre, elles sont l’occasion, non la cause de l’
amour
. Les hasards qui semblent le faire naître dans pl
es ; et pourtant, ce court espace lui suffit aussi.pour montrer que l’
amour
vrai est l’amour des âmes, faites par Dieu avec l
ce court espace lui suffit aussi.pour montrer que l’amour vrai est l’
amour
des âmes, faites par Dieu avec le tendre et noble
s utiles. À travers les intrigues de ses comédies., Molière a peint l’
amour
naturel 432, instinct des cœurs honnêtes : c’est
; et, de tous ces tableaux vivants, ressort doucement la figure de l’
amour
vrai, naturel, partant moral. Comme les plante
nce, toute grâce les rendront plus propres à éprouver et à inspirer l’
amour
. C’est pour eux seuls, pour eux tout entiers qu’i
me ressouviens de mes jeunes amours437, qui n’a devant les yeux cet
amour
pur et naturel, plein de joie et d’honneur, que P
es passions, qu’elles entraînent les dieux mêmes et les nymphes comme
Amour
et Psyché 439, ou les valets et les servantes com
valets et les servantes comme Covielle et Nicole 440. C’est l’Eternel
amour
qu’il sait peindre et varier à l’infini, toujours
ns une pièce de commande écrite en quinze jours, comme les Fâcheux, l’
amour
d’Orphise et d’Eraste 444 est supérieur à tous le
s Fâcheux, l’amour d’Orphise et d’Eraste 444 est supérieur à tous les
amours
de roman dont Scudéri donnait alors si libéraleme
ces amoureux du Dépit, des deux Écoles, de la Princesse d’Elide, de l’
Amour
médecin, du Misanthrope, du Médecin malgré lui, d
ur médecin, du Misanthrope, du Médecin malgré lui, de Mélicerte, de l’
Amour
peintre, du Tartuffe, de l’Avare, de M. de Pource
de caractère les plus hardies, apporter la grâce riante de vos jeunes
amours
! Il est beau d’avoir conçu cette idée élevée d’u
tuations souvent délicates, le caractère chaste et spiritualiste de l’
amour
, quand tant d’auteurs ont cherché et cherchent en
e prosternent devant la peinture corruptrice de ce qu’ils appellent l’
amour
physique. Mais il est peut-être plus beau, meille
ent un caractère particulièrement utile et moral. Oui, la source de l’
amour
est belle, pure, sublime : mais l’amoureux est ho
e perdre à jamais son Agnès 450. Dans F Etourdi, le Dépit amoureux, l’
Amour
médecin, les deux Écoles, le Médecin malgré lui,
ar la seule route de l’honneur. C’est que nous sommes ainsi faits ; l’
amour
le plus pur prend les confidents les plus méprisa
sous toutes ces erreurs et ces hésitations qui sont vraies, il y a l’
amour
vrai, qu’aucune puissance, aucun intérêt ne pourr
par une puissance et un intérêt supérieurs à tous les autres455. Cet
amour
aura une persévérance sans fin, une adresse inépu
ise sans réserves462. Il sera pur463 : jamais un amant, qui aime de l’
amour
peint par Molière, ne songera à faire sa maîtress
ne mesure et une justesse qui donnent à l’ensemble de ces peintures d’
amour
un caractère général de moralité, et qui placent
on âme : c’est la coquetterie. La coquetterie est incompatible avec l’
amour
, parce qu’elle est égoïsme et parce qu’elle est m
s qui l’obsède465. La prude Arsinoé ne peut pas davantage connaître l’
amour
dans la coquetterie de vertu que son âge lui impo
es meilleurs salons, prendre à la coquetterie la place et le nom de l’
amour
, et où il n’y avait point de femme à la mode qui
la comédie, il fait entrevoir où ira la prude quarantenaire, avec son
amour
pour les réalités 473 : Rien n’égale en fureur,
sens que du mien Clitandre s’est fait maître480. Cette franchise en
amour
, Molière la réclame presque brutalement par la bo
t de le voir, il n’admettait pas qu’on la sacrifiât aux intérêts de l’
amour
même. Bien plus, il la voulait jusque dans le lan
our même. Bien plus, il la voulait jusque dans le langage parlé par l’
amour
, et il repoussait, autant par cœur que par goût,
et il avait raison. Il y avait presque autant de mérite à réformer l’
amour
dans l’expression que dans le fond, à l’époque où
ffrit485. Après avoir rappelé les amants à un langage naturel comme l’
amour
, il donna, mieux que tous les autres auteurs du s
rais sentiments. Est-il besoin de rappeler les charmantes causeries d’
amour
qui remplissent tant de comédies486 ? Le spectate
r la simplicité du style et la vérité de la passion, faire parler à l’
amour
un langage digne de Corneille : CLITANDRE. Quelq
me par le naturel. Il est revenu sans cesse sur cette nécessité que l’
amour
soit naturel, conforme à l’âge, à la condition, a
e de la fable489 ? Quel rappel à la nature et à la raison, sans qui l’
amour
devient tout brutal ! On ne saurait trop remarque
trop remarquer quel enseignement pratique résulte de la peinture de l’
amour
mal placé et du funeste résultat des passions con
omplètement instructive et vraie, il faut jeter un coup d’œil sur les
amours
faux, intéressés et voluptueux que Molière a mis
x, intéressés et voluptueux que Molière a mis quelquefois en face des
amours
vrais, délicats et purs. Quelle leçon ressort des
ge Dandin 495 ! Quand on repense à la fausseté et à l’indécence des
amours
applaudis sur tant de théâtres, à la corruption i
ature, à la gloire acquise par tant d’auteurs au moyen des théories d’
amour
les plus brutales et des peintures d’amour les pl
rs au moyen des théories d’amour les plus brutales et des peintures d’
amour
les plus lubriques, on reconnaît que Molière a re
ntant sans cesse le spectacle, conforme à la nature et à la raison, d’
amours
jeunes, joyeux et honnêtes. Et quand, après avoir
, on demeure convaincu que nul poète n’a jamais conçu ni représenté l’
amour
d’une manière plus vraie, plus touchante, plus mo
. 421. Voir Psyché, act. III, sc. III, la déclaration de Psyché à l’
Amour
, par le grand Corneille ; les Entretiens d’Ariste
odo sanciantur M. T. Ciceronis Officia. 425. La Bruyère dit que « l’
amour
qui naît subitement est le plus long à guérir » (
s je crois qu’il dépeint plutôt les accidents que l’essence même de l’
amour
. 426. Le Festin de Pierre, act. I, sc. II ; act
de imaginaire, act. I, sc. V. 432. Voir plus haut, p. 124. 433. Les
amours
de la femme incomprise, de la femme de quarante a
me Bélise des Femmes savantes ou la Comtesse d’Escarbagnas. Quant aux
amours
obliques ou contre nature qui remplissent nos rom
, sc. IX. 438. J. Racine, Phèdre, act. IV, sc. VI. 439. Voir, sur l’
Amour
ingénu de Psyché, Saint-Marc Girardin, Cours de L
r surtout l’Avare, M. de Pourceaugnac, les Femmes savantes. 457. L’
Amour
médecin, l’Amour peintre, le Médecin malgré lui,
, M. de Pourceaugnac, les Femmes savantes. 457. L’Amour médecin, l’
Amour
peintre, le Médecin malgré lui, l’École des Femme
e Pierre, act : I, sc. III ; act. II, sc. I, II ; act. IV, sc. IX ; l’
Amour
médecin, act. III, sc. VI ; le Misanthrope, act.
I, sc. I ; act. IV, sc. I, III, VII ; Mélicerte, act. II, sc. III ; l’
Amour
peintre, sc. XIII ; le Tartuffe, act. II, sc. IV
riant ». Voyons les deux odes. ODE III. Il y a quelque temps que l’
Amour
frappa la nuit à ma porte. Qui est là, m’écriai-j
arc est en bon état, mais ton cœur est bien malade. Dans la Piece, l’
Amour
, voulant s’insinuer dans le cœur de trois Nymphes
nt prise dans Anacréon. ODE XXX. L’autre jour les Muses, ayant lié l’
Amour
avec des fleurs, le donnerent en garde à la Beaut
point, & préférera la servitude à sa liberté. Dans la comédie, l’
Amour
est tout de même enchaîné par des Nymphes au pied
encore beaucoup à la principale scene des Graces. Euphrosine a lié l’
Amour
avec des chaînes de fleurs, sous prétexte de l’em
l’emmener avec plus de sureté. Ses compagnes arrivent. Scene IX. L’
AMOUR
, EUPHROSINE, AGLAÉ, CYANE. (Elles s’asseyent to
(Elles s’asseyent toutes les trois au pied de l’arbre, autour de l’
Amour
.) Aglaé. Ah ! vous voilà donc pris ? L’Amour. Qu
de l’arbre, autour de l’Amour.) Aglaé. Ah ! vous voilà donc pris ? L’
Amour
. Qu’appellez-vous pris ? Est-ce que vous avez des
e vous desirez, vous rendroit-elle déja moins vif, moins empressé ? L’
Amour
. Oh ! il ne dépend que de vous de me voir tout au
des gens, que de les tenir liés ! Aglaé. Qu’est-ce que cela fait ? L’
Amour
. Comment ! ce que cela fait ? Cela fait tout. Eup
ssédant comme vous voilà, nous vous ferons mille petites amitiés... L’
Amour
. Toutes ces petites amitiés-là seroient en pure p
ure est charmante ! Il faudra le garder au moins un mois avec nous. L’
Amour
. Toujours lié ? Euphrosine. Oh ! toujours : mais
ez bien du plaisir à me baiser la main : tenez, baisez-la encore... L’
Amour
, en colere. Finissons, finissons, vous dis-je. Eu
ne. Cyane. De tout mon cœur. (Elles lui font baiser leurs mains.) L’
Amour
. O Ciel ! Euphrosine, à l’Amour. Fi ! que cela es
lles lui font baiser leurs mains.) L’Amour. O Ciel ! Euphrosine, à l’
Amour
. Fi ! que cela est vilain d’avoir de l’humeur ! O
! On lui montre l’inclination qu’on a pour lui, & il se fâche ! L’
Amour
. Mais tandis qu’auprès de vous je n’aurai que les
e délier entiérement, du moins rendez-moi un bras. Euphrosine. Non. L’
Amour
. Une main. Euphrosine. Rien du tout. L’Amour. C’e
bras. Euphrosine. Non. L’Amour. Une main. Euphrosine. Rien du tout. L’
Amour
. C’en est trop ; écoutez : si je me mets moi-même
n railleur. Vous vous croyez donc un petit garçon bien redoutable ? L’
Amour
, faisant des efforts pour rompre ses liens. Ah !
ez pas : j’ai bien pris mes précautions ; il est trop bien attaché. L’
Amour
, à Euphrosine. Scélérate ! Euphrosine, à l’Amour.
trop bien attaché. L’Amour, à Euphrosine. Scélérate ! Euphrosine, à l’
Amour
. Soyez donc tranquille. Il faut avouer que les ho
us... Allons, faites-nous quelque petite histoire pour nous amuser. L’
Amour
. Non, je veux dormir. Euphrosine. Dormir entre no
ux dormir. Euphrosine. Dormir entre nous trois ! Cela seroit joli ! L’
Amour
. Cela ne vous fera pas trop d’honneur. Euphrosine
d’honneur. Euphrosine. Nous vous en empêcherons bien. Emmenons-le. L’
Amour
. Vous ne m’emmenerez point si vous ne me déliez.
ivent à présent être arrivées à Paris. Dans la comédie des Graces, l’
Amour
, attaché à un arbre par les Nymphes qu’il veut su
s jeux. Il existe un petit poëme latin intitulé, Amor crucifixus, l’
Amour
crucifié ; je me souvìens très bien que plusieurs
ucifié ; je me souvìens très bien que plusieurs Nymphes y attachent l’
Amour
à un arbre, mais je n’ai pu le retrouver. J’ai en
CHAPITRE IX. De l’Adultère et des
Amours
faciles. Pourquoi faut-il que cette grande fig
le Amphitryon et de la touchante Alcmène, trompés dans leurs honnêtes
amours
par le don Juan de l’Olympe. C’est justement parc
est pour cela que cette pièce est très-immorale590. Si pur que soit l’
amour
d’Alcmène pour son époux, si indigne que soit le
ures indulgentes de l’adultère618 : c’est la théorie sentimentale des
amours
faciles. Cette matière banale des opéras est la f
a des sons de sa musique619. Lui-même, avec cette sublime idée de l’
amour
qu’il se faisait et qu’il exprimait d’une manière
eries. L’Aurore chante, en ouvrant le jour qui verra se dénouer les
amours
de la Princesse d’Elide 620 : Quand l’amour à vo
ui verra se dénouer les amours de la Princesse d’Elide 620 : Quand l’
amour
à vos yeux offre un choix agréable, Jeunes beauté
Et, bien que mon sort touche à ses derniers soleils, Je dirai, que l’
amour
sied bien à vos pareils ; Que ce tribut qu’on ren
esse éclatoient chaque jour : Mais je m’inquiétois de ne voir point d’
amour
. Et, puisque les langueurs d’une plaie invincible
loin arrivent deux bergères qui se demandent si l’on doit croire de l’
amour
« ou le mal ou le bien, » et qui concluent en cha
n d’aimer630. On croit inutile d’insister sur celte assimilation des
amours
des hommes et des amours des bêtes : Molière, d’a
nutile d’insister sur celte assimilation des amours des hommes et des
amours
des bêtes : Molière, d’ailleurs, fait prononcer l
la vie Ce qu’on en passe sans aimer. CHLORIS. Ah ! les beaux jours qu’
amour
nous donne, Lorsque sa flamme unit les cœurs ! Es
x empire Répare dix ans de soupirs. TOUS ENSEMBLE. Chantons tous de l’
Amour
le pouvoir admirable ; Chantons tous dans ces lie
autre dieu, dont nous suivons les lois, S’oppose à cet honneur qu’à l’
Amour
osent rendre Vos musettes et vos voix. À des titr
hus contre les danseurs et les chantres qui soutenoient le parti de l’
Amour
. CHLORIS. C’est le printemps qui rend l’âme À nos
printemps qui rend l’âme À nos champs semés de fleurs ; Mais c’est l’
Amour
et sa flamme Qui font revivre nos cœurs. UN SUIVA
DE BACCHUS. Bacchus est révéré sur la terre et sur l’onde. CHŒUR DE L’
AMOUR
. Et l’Amour est un dieu qu’on adore en tous lieux
Bacchus est révéré sur la terre et sur l’onde. CHŒUR DE L’AMOUR. Et l’
Amour
est un dieu qu’on adore en tous lieux. CHŒUR DE B
DE BACCHUS. Bacchus à son pouvoir a soumis tout le monde. CHŒUR DE L’
AMOUR
. Et l’Amour a dompté les hommes et les dieux. CHŒ
Bacchus à son pouvoir a soumis tout le monde. CHŒUR DE L’AMOUR. Et l’
Amour
a dompté les hommes et les dieux. CHŒUR DE BACCHU
DE BACCHUS. Rien peut-il égaler sa douceur sans seconde ? CHŒUR DE L’
AMOUR
. Rien peut-il égaler ses charmes précieux ? CHŒUR
Rien peut-il égaler ses charmes précieux ? CHŒUR DE BACCHUS. Fi de l’
Amour
et de ses feux ! LE PARTI DE L’AMOUR. Ah ! quel p
ieux ? CHŒUR DE BACCHUS. Fi de l’Amour et de ses feux ! LE PARTI DE L’
AMOUR
. Ah ! quel plaisir d’aimer ! LE PARTI DE BACCHUS.
Ah ! quel plaisir de boire ! LE PARTI DE L’
AMOUR
. À qui vit sans amour la vie est sans appas. LE P
Ah ! quel plaisir de boire ! LE PARTI DE L’AMOUR. À qui vit sans
amour
la vie est sans appas. LE PARTI DE BACCHUS. C’est
BACCHUS. C’est mourir que de vivre et de ne boire pas. LE PARTI DE L’
AMOUR
. Aimables fers ! LE PARTI DE BACCHUS.
HUS. Douce victoire ! LE PARTI DE L’
AMOUR
. Ah ! quel plaisir d’aimer ! LE PARTI DE BACCHUS.
Non, non, c’est un abus : Le plus grand dieu de tous... LE PARTI DE L’
AMOUR
.
I DE L’AMOUR. C’est l’
Amour
! LE PARTI DE BACCHUS.
quoi ces débats ? Souffrons qu’en un parti la raison nous assemble. L’
Amour
a des douceurs, Bacchus a des appas : Ce sont deu
lence, Et ne laisse veiller en ces aimables lieux Que les cœurs que l’
amour
soumet à sa puissance. Tes ombres et ton
lus beaux que le plus beau jour, Offrent de doux moments à soupirer d’
amour
. Que soupirer d’amour Est une d
, Offrent de doux moments à soupirer d’amour. Que soupirer d’
amour
Est une douce chose, Quand rien à
oit-ce que la vie ? . Ah ! perdons plutôt le jour Que de perdre notre
amour
! Les biens, la gloire, les grandeurs, Les sceptr
grandeurs, Les sceptres qui font tant d’envie, Tout n’est rien, si l’
amour
n’y mêle ses ardeurs638. Il n’est point sans l’am
n’est rien, si l’amour n’y mêle ses ardeurs638. Il n’est point sans l’
amour
de plaisir dans la vie, Soyons toujours amoureux,
llement, la cour entière, à la suite de son roi enivré de gloire et d’
amour
, passe aux réflexions des bergers Lycaste et Lyco
ez pas le redire. Puisque le ciel a voulu nous former Avec un cœur qu’
Amour
peut enflammer641, Quelle rigueur impitoyable Con
le : Jouissons, jouissons des plaisirs innocents Dont les feux de l’
Amour
savent charmer nos sens 644, n’est-il pas tout
our. Ce beau séjour, Ces doux ramages, Ce beau séjour Nous invite à l’
amour
. Vois, ma Climène, Vois sous ce chêne S’entrebais
mèdes de cette pièce païenne, les soins de Zéphyre, les conseils de l’
Amour
649 ; et, pour aller jusqu’au bout, les chansons
riage forcé, sc. IV, VII, X ; le Festin de Pierre, act. II, sc. I ; l’
Amour
médecin, act. II, sc. VII ; le Médecin malgré lui
s danses, ces héros à voix luxurieuse, Entendra ces discours sur l’
amour
seul roulans, Ces doucereux Renauds, ces insen
Ces doucereux Renauds, ces insensés Rolands ; Saura d’eux, qu’à l’
amour
, comme au seul dieu suprême, On doit immoler t
place dans le cœur du roi, toute la cour était occupée d’intrigues d’
amour
: Louvois même était sensible, etc. » 646. Le
ite que par accident ; chap. V, Si la comédie d’aujourd’hui purifie l’
amour
sensuel en le faisant aboutir au mariage ; chap.
le ; Ritrosia per ritrosia, Rebut pour rebut, comédie italienne ; les
Amours
à la chasse, comédie de Coypel ; l’Heureux strata
orgueil, & projette de se trouver à la fête pour lui donner de l’
amour
. On lui peint le danger de l’entreprise ; elle ré
, qu’il est aimé. Le Roi le remercie de sa feinte, & approuve son
amour
. La Princesse qui survient, croit que son pere ap
sa Cour, & l’admire. Bientôt le mépris que la Princesse a pour l’
amour
enflamme le cœur du Prince. Il a, dit-il, puisé s
z plaisamment que les amants, semblables aux aveugles, chantent leurs
amours
dans les rues. Le Prince de Béarn & Don Gasto
ite de Daphné devant Apollon. Diana marque le mépris qu’elle a pour l’
amour
, qui n’est qu’un enfant. Les musiciens finissent
issent par un couplet dont voici le sens : Il ne faut pas se fier à l’
amour
; il cache sa puissance sous la forme d’un petit
vaincre, par leurs raisonnements, la haine que la Princesse a pour l’
amour
; mais c’est en vain. Ils fondent leur espoir sur
as de lui laisser la couleur qu’on a destinée au Prince. Le Médecin d’
amour
l’exhorte à donner à Carlos quelques menues faveu
lui répond qu’il ne pourroit s’empêcher d’être ingrat : il parle de l’
amour
avec le dernier mépris. La Princesse, toujours pl
qui ferment la marche, restent sur le théâtre. Don Carlos déclare son
amour
, & le fait si vivement, que la Princesse croi
esse enrage ; elle donneroit sa couronne pour voir mourir le Prince d’
amour
. Elle projette de l’attendrir par les charmes de
rquer ses charmes. Il sort. La Princesse est désespérée. Le Médecin d’
amour
augmente son dépit, en lui disant que Carlos, loi
paroît aussi au-dessous de l’éloge qu’elle lui en a fait, mais que l’
amour
les aveugle tous deux apparemment. En feignant de
la neige est changée en feu. Elle ne peut cacher plus long-temps son
amour
; elle délibere si elle l’avouera. Cintia vient s
ate ; passe de la priere aux menaces, des fureurs à l’expression de l’
amour
le plus tendre. Son cœur s’envole en pieces de so
le sien pour détruire le portrait de l’ingrat. Elle déclame contre l’
amour
, qui est un enfant dans ses jeux, mais un Dieu da
t sa couronne. La Princesse écoute à part. Son pere est enchanté de l’
amour
de Carlos pour Cintia ; il va les unir. Don Carlo
x, la contrainte d’un amant qui est forcé de cacher les progrès que l’
amour
& les talents de sa maîtresse font sur son cœ
a préférant l’étude à la tendresse, que la Princesse d’Elide fuyant l’
amour
pour suivre les ours dans les bois. Je suppose po
r pour suivre les ours dans les bois. Je suppose pour un moment que l’
amour
soit un monstre comme le prétendent les amants da
une Princesse collet monté comme Madame Diana fasse confidence de son
amour
à un plat original, un inconnu qui se présente so
plat original, un inconnu qui se présente sous le titre de Médecin d’
Amour
, & qu’elle le retienne tout de suite à son se
doit épouser Silvia. A l’instant Flaminia passe de l’indifférence à l’
amour
le plus violent ; &, après avoir prié Scapin
ques reproches obligeants de part & d’autre, Lélio lui découvre l’
amour
qu’il a toujours eu pour elle : Flaminia lui dit
& Marivaux, & le rendît tout-à-fait propre à nos mœurs ? Les
Amours
a la chasse, par Coypel 21. Flaminia, fille de Pa
de Pantalon, ne se plaît que dans les bois, n’aime que la chasse : l’
amour
n’a pu la soumettre ; les soins & la constanc
angement ; & son embarras redouble, quand tout-à-coup elle voit l’
Amour
sortir d’un buisson de rosiers, & s’avancer v
suite de célébrer sa victoire, & il se forme une lutte entre les
Amours
& les Chasseurs, qui est imitée par les instr
est imitée par les instruments entre les violons & les cors : les
Amours
enchaînent les Chasseurs avec des guirlandes, &am
ensemble forment un ballet au son des cors réunis avec les violons. L’
Amour
prend la main de Lélio & la met dans celle de
Flaminia. Les peres sont contents, les amants sont heureux ; & l’
Amour
, glorieux de sa victoire, la fait célébrer par de
amie. Dorante est furieux : la Marquise lui conseille de feindre de l’
amour
pour elle. La Comtesse est la dupe de cette feint
Gouverneur d’Euriale, exhorte ce Prince à se livrer au penchant de l’
amour
. Arbate. Moi, vous blâmer, Seigneur, des tendres
: Et bien que mon sort touche à ses derniers soleils, Je dirai que l’
amour
sied bien à vos pareils ; Que ce tribut qu’on ren
esse éclatoient chaque jour : Mais je m’inquiétois de ne point voir d’
amour
. Et puisque les langueurs d’une plaie invincible
idon conseille à cette Princesse de ne plus résister aux charmes de l’
amour
. Voici comme s’exprime cette digne confidente :
nseils à leurs éleves. ACTE I. Scene I. Théramene. Enfin d’un chaste
amour
pourquoi vous effrayer ? S’il a quelque douceur,
. . Théramene est aussi galant qu’Arbate. Tous les deux traitent l’
amour
avec la même gentillesse, tous les deux l’érigent
ntil Théramene dit au jeune Hippolyte qu’il ne seroit point né sans l’
amour
d’Anthiope pour Thésée. La naïve & maligne He
ua à la Comédie Italienne une piece dudit sieur Coypel, intitulée les
Amours
à la chasse, & que c’est la premiere qu’on co
danses, dont la derniere est intitulée l’Union de l’Hymen & de l’
Amour
: les paroles sont de Coypel, la musique de Lalan
CHAPITRE XXI. De l’
Amour
. L’amour est absolument nécessaire sur la scen
CHAPITRE XXI. De l’Amour. L’
amour
est absolument nécessaire sur la scene comique. R
ractere, quel qu’il soit, ne se démasque jamais si bien que lorsque l’
amour
le met en jeu. Otez à Alceste sa passion amoureus
’aurons point cette belle scene, cette scene divine dans laquelle son
amour
le force à ôter le voile qui couvre son hypocrisi
les qu’il inspire à cette même femme, en se servant de l’empire que l’
amour
lui donne sur son cœur ? On pourroit absolument t
, & à les mettre sur-tout à la portée de tout le monde, puisque l’
amour
est de tous les états. D’après ce que je viens de
, qu’ils s’aiment, qu’ils s’adorent, qu’ils brûlent, qu’ils meurent d’
amour
. Je me hâte de déclarer que, loin de les aimer, j
? Comment ? le voici. Etablissons bien au commencement d’une piece l’
amour
de deux amants, faisons-en voir toute la violence
s de suivre la marche d’une piece ; ou ces nymphes qui, blasées sur l’
amour
par l’amour même, feignent cependant d’en avoir t
la marche d’une piece ; ou ces nymphes qui, blasées sur l’amour par l’
amour
même, feignent cependant d’en avoir toute la viva
ement susceptible de sentiment & de délicatesse, la peinture d’un
amour
ou fade ou persiffleur leur feroit pitié. Je prés
ion de deux amants assez désœuvrés pour faire des dissertations sur l’
amour
; ou lorsqu’il a mis des scenes amoureuses dans s
e. Isabelle & Valere s’y déclarent la violence, la pureté de leur
amour
, & prennent des mesures sures pour le couronn
oisieme acte du Cocu imaginaire, Lélie & Célie se parlent de leur
amour
; mais leur scene est très piquante, puisque Léli
mé ; Et c’est, je vous l’avoue, une chose charmante De trouver tant d’
amour
dans un objet aimé. Mais, si je l’ose dire, un sc
es sentiments que vous me faites voir ; Et, pour les bien goûter, mon
amour
, chere Alcmene, Voudroit n’y voir entrer rien de
t je ne comprends rien à ce nouveau scrupule Dont s’embarrasse votre
amour
. Jupiter. Ah ! ce que j’ai pour vous d’ardeur &am
votre vertu, Et que de votre cœur de bonté revêtu L’amant ait tout l’
amour
& toute la tendresse. Parcourez ainsi toutes
se disent mille choses flatteuses. Le Baron exhorte Lucile à servir l’
amour
du Marquis, à se charger d’une lettre pour sa maî
le continue : Au seul son de sa voix mon cœur se sent renaître, Et l’
amour
près de lui me donne un nouvel être. Que cette i
gnie : Le sentiment l’échauffe, & non pas la saillie. Celui que l’
amour
donne à deux cœurs bien épris, Est le seul qui m’
de l’indifférence. Jugez combien ce fonds de haine est augmenté Par l’
amour
que le vôtre a si bien mérité ! Jugez combien il
! Est-ce ainsi que s’expriment deux amants jeunes, passionnés, que l’
amour
réunit après une longue absence, & qui ont to
e fort piquants, ou qu’il ne leur en reste qu’une bien foible idée. L’
amour
est toujours le même : les amants de tous les pay
une pastorale allégorique dans laquelle l’auteur a décrit ses propres
amours
dégagés de toute idée grossière, et où, « par plu
ngage, les conversations vagues et frivoles , les longs verbiages d’
amour
commencèrent à être en vogue. Cet ouvrage, dit-i
e marquis s’éloigna et alla rêver dans une autre ville aux liens d’un
amour
exempt de désirs grossiers et au-dessus du danger
s grossiers et au-dessus du danger de si tristes réalités. Ce fut cet
amour
idéal qu’il peignit dans L’Astrée, durant sa retr
nit dans L’Astrée, durant sa retraite, se rappelant la période de son
amour
où il était borné aux rêves de l’espérance et du
n voit, que d’Urfé fût venu au monde pour reproduire les délices de l’
amour
platonique et dégoûter des grossièretés de l’amou
e les délices de l’amour platonique et dégoûter des grossièretés de l’
amour
physique. Cette histoire de d’Urfé était fort rép
dit Patru, une pastorale allégorique , un assemblage d’histoires des
amours
de d’Urfé avec Marguerite de Valois, avec Diane d
é avec Marguerite de Valois, avec Diane de Châteaumorand, et d’autres
amours
du temps. L’auteur, dit encore Patru, a mêlé ces
et du goût de Henri IV lui-même, tout éloigné qu’était ce prince des
amours
platoniques, ne déplaisait pas non plus à l’hôtel
opinions de la partie désœuvrée de la nation française. Les dernières
amours
de Henri IV, à cinquante-six ans, sa malheureuse
llir la continuation de L’Astrée. On devait se plaire à la peinture d’
amours
dégagés d’un érotisme grossier, accueillir même l
écessité de comédie, et pour fournir un dénouement que tous ces beaux
amours
aboutissent au mariage496 ? Non : c’est par vérit
t la joie de cette union est aussi nécessaire, comme conséquence de l’
amour
vrai, que le désordre et le dégoût comme conséque
uvres sont souvent funestes. Molière fait justice de l’illusion que l’
amour
puisse exister entre les âmes seules, et que l’ho
t498 et ce personnage burlesque est la plus juste critique du parfait
amour
, par lequel beaucoup de femmes essaient de se tro
la femme ont par nature un penchant qui les porte à s’aimer ; et cet
amour
peut, doit être satisfait par le mariage, seuleme
vec autant d’esprit que de raison : J’aime avec tout moi-même ; et l’
amour
qu’on me donne En veut, je vous l’avoue, à toute
en assez honnête et doux…511. Ce lien honnête seul peut satisfaire l’
amour
vrai sans blesser le respect et la pudeur qui en
pour se comprendre519 ! Et pourtant, comme, parmi ces grands élans d’
amour
, ils songent sérieusement aux enfants, au ménage
s mots, le lien honnête et doux de Molière, c’est le mariage fait par
amour
, nature et raison : rare alliance sans laquelle i
tout le monde, et fait rire tous ceux à qui on en parle523 ; » — si l’
amour
Savez-vous bien qu’on risque un peu plus qu’on
rus 527, les femmes des Dorimènes et des Angéliques 528. Si c’est par
amour
du bien-être et du pot-au-feu, on est traité comm
té présidait à cette, union ; si ceux qui s’unissent s’aimaient de. l’
amour
vrai dépeint au précédent chapitre ; si, considér
nfants, ces seconds liens des cœurs, qui viennent remplacer ceux de l’
amour
qui s’usent537 ; s’ils se consacraient résolument
ris sont traitées comme elles le méritent dans le tableau comique des
amours
du Bourgeois gentilhomme pour sa belle marquise ;
exions sur la comédie, chap. V, Si la comédie d’aujourd’hui purifie l’
amour
sensuel en le faisant aboutir au mariage, et chap
ariages du théâtre : « On commence par se livrer aux impressions de l’
amour
sensuel ; le remède des réflexions ou du mariage
II. 566. Id., act. I, sc. II. 567. Id., act. I, sc. III. 568. L’
Amour
peintre, sc. VII. 569. L’École des Maris, act.
peintre, sc. VII. 569. L’École des Maris, act. I, sc. II. 570. L’
Amour
peintre, sc. XX. 571. L’École des Maris, act. I
Écoutez Alceste, George Dandin, Arnolphe, tous ces représentants de l’
amour
au dix-septième siècle, qu’aiment-ils dans Célimè
ns Molière, la femme est une mortelle, et même une faible mortelle. L’
amour
qu’on lui porte semble se terminer à elle. Les ho
as le nom de Dieu sortir de leur bouche ; Dieu n’a que faire dans ces
amours
qui ne sortent pas de ce monde. Trompés, moqués,
a, dans notre âme entière, des retentissements terribles ; et comme l’
amour
va toujours plus loin que son objet, le coup qui
le coup qui le frappe nous ébranle jusque dans les fondements. Notre
amour
va au ciel. Depuis Werther jusqu’à René, voyez to
aine, je me trompe, sa mauvaise humeur, ne l’emporte pas plus que son
amour
vers les régions supérieures qui lui sont interdi
rigueur, il s’en passerait, pourvu que celle qui ne contente pas son
amour
contentât sa colère et se séparât des hommes. Ell
ble, et le coup a été sûr. La vraie passion d’Alceste, ce n’est pas l’
amour
, c’est la jalousie. Alceste, c’est Othello, moins
n trop d’affection pour les autres. Alceste ne se repose pas dans son
amour
, il ne s’endort pas sur une pensée douce. Non, il
ents faux ! Celui qui fuit des scènes a la passion peut-être ; mais l’
amour
, jamais. L’amour et la passion sont en raison inv
qui fuit des scènes a la passion peut-être ; mais l’amour, jamais. L’
amour
et la passion sont en raison inverse l’un de l’au
un de l’autre. Les irritations, les taquineries naissent d’un essai d’
amour
avorté. Arrive une visite : Alceste veut sortir o
rès avoir donné des sièges à tous, il veut en punir tout le monde. Un
amour
d’un autre genre eût peut-être triomphé de ce tri
et de tout à l’abandonnée. Voilà la jalousie, voilà le contraire de l’
amour
, qui est avant tout la bienveillance. Ce rôle ad
e, n’est plus capable d’agir ; Célimène, incessamment préoccupée de l’
amour
, n’aimera jamais, jamais ! Pourquoi donc ce drame
n’avait rien à faire non plus entre l’auteur et son œuvre. L’art et l’
amour
s’étaient détachés de l’infini ; l’unité régnait
fut un temps mon séjour ; Et puis j’aurai pour moi la fortune & l’
amour
. Finette. L’amour ! Vraiment, Eraste en condamne
éjour ; Et puis j’aurai pour moi la fortune & l’amour. Finette. L’
amour
! Vraiment, Eraste en condamne l’usage. Avec ce r
, Perde, à philosopher, le plus beau de son âge, Et prenne, au lieu d’
amour
, de l’ennui tout son soul. Damis. Il faut m’aider
ble. Finette. Mais Sophie à vos vœux est-elle favorable ? Damis. Mon
amour
n’a point éclaté : Mes regards seuls ont pu lui d
omper moi-même. Sophie ignore encore à quel excès je l’aime ; Et cet
amour
fait tout mon prix. Finette. Si modeste à vingt a
venir Sophie : Je m’en charge. Damis. Je m’en charge.A tes soins mon
amour
se confie. Tout, dans cette exposition, ne prome
donc ?Seroit-il beau Qu’un sage, en matiere pareille ?... C’est de l’
amour
... L’amour offense votre oreille. Eraste. C’est d
t-il beau Qu’un sage, en matiere pareille ?... C’est de l’amour... L’
amour
offense votre oreille. Eraste. C’est de l’amour a
C’est de l’amour... L’amour offense votre oreille. Eraste. C’est de l’
amour
anglois... Je saurai me prêter. Voyons. Damis. V
« Le Ciel à l’humaine nature « Donna la beauté pour parure, « Et l’
amour
pour consolateur. « Dans le calice de la vie, «
tte d’ambroisie « Qu’y versa la bonté des Dieux. « On vous a peint l’
amour
de rayons odieux. « Voyez-le tel qu’il est : il s
toutes les connoissances que le faux Anglois réunit. Il parle de son
amour
pour sa pupille, & ne sait trop s’il doit l’é
peller. Damis paroît & reconnoît son oncle Lisimon : il avoue son
amour
. Le tuteur voit que Damis est aimé, & lui don
es liens de la grossiéreté & de la barbarie, les Auteurs mirent l’
Amour
au rang de leurs interlocuteurs, firent succéder
dre plus agréables, plus intéressants, plus variés, ils appellerent l’
amour
à leur secours, le personnifierent, & l’intro
actes, en vers, par Claude Bassecourt, imprimée en 1594. PROLOGUE. L’
Amour
déguisé en berger vante son pouvoir. ACTE I. Les
Mylas s’entretiennent ensemble sur les charmes & les dangers de l’
amour
. Malgré les avis de Daphné, Mylas persiste à ne v
Tyrse & Daphné viennent sur la scene, & parlent ensemble de l’
amour
de Cloris. Daphné dit qu’elle va conseiller à Myl
trait. Quant à présent il nous suffit de sentir que cette piece, où l’
Amour
personnifié joue un rôle, nous rapproche un peu d
e au culte de Diane, & qui ne veut pas répondre à sa tendresse. L’
Amour
, piqué de l’indifférence de Dorine, & de la p
ver par-là les jours à sa maîtresse, qui, soupçonnée d’avoir écouté l’
Amour
, alloit être immolée à Diane. On est forcé de con
gnée de la perfection des Graces, lui ressemble cependant beaucoup. L’
Amour
, fugitif dans les deux pieces, s’amuse à séduire
Les meilleurs Peintres ont toujours peint en petit les Graces & l’
Amour
. Nous avons vu comment ce genre s’étoit élevé peu
ans une piece dans le genre gracieux, intitulée Hilas & Silvie. L’
Amour
y forme le dessein de séduire les Nymphes de Dian
s il y a dans le dialogue des détails très lestes, sur-tout lorsque l’
Amour
, en faisant l’exercice, bande son arc, & qu’i
eul & les charmes de l’objet qu’il aime, & la violence de son
amour
. Hespérie l’entend, & croit qu’il parle d’ell
ur, dites le vrai, que vous disoit Phalante ? Mélise. Il me parloit d’
amour
. Hespérie. Il me parloit d’amour.Oh ! la ruse ex
Phalante ? Mélise. Il me parloit d’amour. Hespérie. Il me parloit d’
amour
.Oh ! la ruse excellente ! Donc il s’adresse à vou
ez point, ma sœur, votre esprit de la sorte. Phalante me parloit de l’
amour
qu’il me porte : Que si je veux fléchir mon cœur
s me direz que je suis inhumaine ; Que je dois par pitié soulager ses
amours
: Cent fois le jour j’entends de semblables disco
tié ! Si vous avez pour moi tant soit peu d’amitié, Ne parlons plus d’
amour
, souffrez que je respire. Mélise. Vous ignorez, m
i me charme ; Et je viens ardemment conjurer vos bontés De seconder l’
amour
que j’ai pour ses beautés. Bélise. Ah ! certes, l
it que l’on est contente du détour Dont s’est adroitement avisé votre
amour
; Et que, sous la figure où le respect l’engage,
son pere aujourd’hui. Bélise. Fort bien ! Ariste. Fort bien !Et son
amour
même m’a fait instance De presser les moments d’u
er si fort jusqu’à ce jour, Qu’ils ne m’ont jamais dit un mot de leur
amour
. Mais, pour m’offrir leur cœur & vouer leur s
ouffrir de ce que fait sa bru ? Elle lui reproche son ajustement, son
amour
du monde, l’éducation qu’elle donne à ses enfants
promet que bonheur dans le mariage : Il jurait qu’il m’aimait d’une
amour
sans seconde7 ; Il me disait des mots, les plus g
; mais plutôt que la crainte du diable, il faut mettre en leur âme l’
amour
de Dieu. Que j’aime bien mieux cette parole de sa
ux cette parole de saint François de Sales : « Il faut tout faire par
amour
et rien par force. » Renonçons donc, nous aussi,
de fatalité que l’on a toujours regardée comme un des caractères de l’
amour
. Aux yeux des anciens, l’amour est un délire que
regardée comme un des caractères de l’amour. Aux yeux des anciens, l’
amour
est un délire que les dieux inspirent aux mortels
et surtout Mlle de Scudéry, avaient même fait de cette fatalité de l’
amour
une théorie que Molière exprime en ces termes dan
aison me le dit chaque jour ; Mais la raison n’est pas ce qui règle l’
amour
. Nous autres modernes, nous ayons expliqué l’amo
as ce qui règle l’amour. Nous autres modernes, nous ayons expliqué l’
amour
par une autre théorie, fort ancienne, puisqu’elle
ttire et le bonheur qu’il éprouve, c’est le sentiment et la joie de l’
amour
. Théorie charmante et poétique, mais dont, par ma
ui ; mais elle a plus besoin encore du commerce des galants que de l’
amour
d’Alceste ; elle minaude et refuse de s’expliquer
louer, mais parce que La solitude effraye une âme de vingt ans29. L’
amour
d’Alceste ne saurait lui suffire. Sans doute il e
elle éprouvait un sentiment vrai, elle ne serait plus coquette, car l’
amour
est exclusif. Elle n’aurait plus assez de présenc
aie perfection et de l’éternelle beauté. Nous-mêmes que le désir et l’
amour
de la perfection anime et transporte, nous l’ente
es, car l’éducation que reçoivent aujourd’hui les femmes a retiré à l’
amour
son bandeau et l’a rendu très bon calculateur. Le
viennent, d’un ton de mauvais goguenard, Vous railler sottement sur l’
amour
d’un vieillard ; Et moi, d’un tel vieillard je pr
recevoir ses vœux et à tâcher de le guérir ; voilà les limites où son
amour
se renferme. Elle est franche avec tout le monde,
te gracieuse duchesse d’Orléans dont Racine a peint dans Bérénice les
amours
combattus, dont Bossuet a si douloureusement dépl
ardit tout à fait mes vieux jours, Et je me ressouviens de mes jeunes
amours
. En disant cela, le bon Chrysale a le sourire su
l’entendre recommander à Clitandre de ménager, dans l’intérêt de leur
amour
, les prétentions de Philaminte et les visions de
ieusement d’affaire avec Vadius, que toute la famille embrasse pour l’
amour
du grec et qui s’avance pour embrasser aussi Henr
tterie les vœux que Clitandre lui adresse ; elle se complaît dans cet
amour
qui la venge des dédains d’Armande et l’ennoblit
t dévoué. Le dévouement est en effet l’un des caractères du véritable
amour
; et quelle femme est plus dévouée qu’Henriette ?
vous charger point de notre adversité. Nous sommes bien loin de ces
amours
, bruyants, mais égoïstes, pour qui l’annonce d’un
umeur. Combien de jeunes couples, pour l’avoir oublié, se sont fait l’
amour
pendant six mois, et la moue pendant le reste de
ui est pas moins attachée. Tous deux lui ont confié le secret de leur
amour
pour Valère et pour la sœur de Valère, et elle tr
n peut donner une idée du bonheur qu’il lui devra. Elle l’aimera d’un
amour
calme et réfléchi, sans emportement et sans tempê
qu’ils représentent le mariage comme l’état qui réalise tout ce que l’
amour
a rêvé. C’est un état où le sérieux des devoirs à
ines maîtresses, ne vont plus être que les très humbles esclaves de l’
amour
. On les a si longtemps abordées le cœur troublé,
n simple : l’un est un honnête homme amoureux à la façon des honnêtes
amours
; l’autre est un scélérat et un égoïste. Cependan
n vont l’un et l’autre, au hasard, courant, celui-ci après son unique
amour
qui l’appelle, celui-là après toutes ses amours q
ui-ci après son unique amour qui l’appelle, celui-là après toutes ses
amours
qui s’enfuient — colombes épouvantées par le vaut
’il vient de livrer, et très heureux d’avoir un nouveau rendez-vous d’
amour
pour le soir. Soit caprice, oisiveté, — soit que
nat de la vingtième année. Alors toute cette joie, et ce luxe, et ces
amours
, tout cet esprit mêlé à ces scandales parés à la
é que seraient débitées, en sa présence, de si énormes maximes ! Et l’
amour
, comme ce Don Juan mène l’amour ! Quoi ! le roi L
résence, de si énormes maximes ! Et l’amour, comme ce Don Juan mène l’
amour
! Quoi ! le roi Louis XIV est tremblant devant sa
chie, les timidités, les sciences, les élégances, les politesses de l’
amour
, et voici ce damné Don Juan qui mène, tambour bat
avec enthousiasme ces héros grandis de vingt coudées. On saluait avec
amour
, avec terreur, ce Don Juan dont Thomas Corneille
ire de ce bandit nous racontant à sa façon : que tout le plaisir de l’
amour
est dans le changement, par la raison que les inc
e la passion est fini et qu’on s’endort dans la tranquillité d’un tel
amour
. Mais, direz-vous, à tout prendre, Thomas Corneil
rent et blasphèment dans le giron soyeux de leurs maîtresses, ivres d’
amour
! Quant à Sganarelle, il ne sait pas ce que c’est
Bulwer. Les Fêtes de Versailles. — Lulli, Molière et Quinault. — L’
Amour
médecin. — Le Bourgeois gentilhomme. — Anniversai
e plus aimé de cette cour qui s’abandonne à tous les enivrements de l’
amour
et de la gloire, c’est Lulli ! C’est ce méchant p
tte foule de toutes les grandeurs de la noblesse, de la fortune, de l’
amour
et du génie. Ce qu’on appelait les mascarades du
Lulli, pour n’oublier personne, il faut placer le vrai héraut de ces
amours
, le jeune poète Quinault, le poète de Renaud et d
ds amuseurs, ils se furent bien vite emparés de Versailles, et de ses
amours
; à eux trois, ils se mirent à célébrer les dieux
nt aux heures de folie. — Ainsi fut improvisé, au mois de mai 1665, L’
Amour
médecin, qui a l’honneur d’être compté parmi les
comme ferait le parfum d’un flacon débouché depuis deux siècles ! Cet
Amour
médecin tient donc peu de place dans la gloire et
d habit. — Quand il improvisait, en trois jours, les trois actes de L’
Amour
médecin, Molière se mettait au niveau des maîtres
quis de Villeroy, du duc de Luynes et du duc de Saint-Aignan. Ainsi L’
Amour
médecin est une comédie-ballet ou un ballet-coméd
est une comédie-ballet ou un ballet-comédie à volonté ; une suite des
Amours
déguisés, par exemple ; Amours déguisés en forger
llet-comédie à volonté ; une suite des Amours déguisés, par exemple ;
Amours
déguisés en forgerons, — Amours déguisés en compa
te des Amours déguisés, par exemple ; Amours déguisés en forgerons, —
Amours
déguisés en compagnons de Proserpine, — même L’Am
en forgerons, — Amours déguisés en compagnons de Proserpine, — même L’
Amour
déguisé en comtesse de Soissons ; à celui-là, cer
je te connais beau masque ! Et. dans ces yeux romains, peut-être L’
amour
n’est pas si bien caché Qu’il ne soit facile à co
puisse être touché. Le petit ballet de L’
Amour
médecin. Le petit ballet de L’Amour médecin a ét
Le petit ballet de L’Amour médecin. Le petit ballet de L’
Amour
médecin a été remis en lumière une seule fois de
pour célébrer un des anniversaires de la naissance de Molière. — « L’
amour
médecin, disait l’affiche, arrangé par un metteur
u il est permis de toucher à Tartuffe, aussi fort peut-on toucher à L’
Amour
médecin. Le crime n’est pas d’y avoir ajouté ces
tout à fait dans son droit. Au temps du Bourgeois gentilhomme et de L’
Amour
médecin, on riait plus facilement que de nos jour
es cheveux. Ce qui était digne de blâme, dans les choses ajoutées à L’
Amour
médecin, par les metteurs en scène du Théâtre-Fra
faute ? au public ? Non pas ! Il n’est pas forcé de savoir par cœur L’
Amour
médecin ! Il n’est pas forcé de deviner ce qui ap
uil abominable du 24 janvier ! Le bruit de ces fêtes, le bruit de ces
amours
expiées, ces improvisations de Molière et de Lull
poétiques du grand siècle, nous ramènent aux drames sans fin dont les
amours
de Louis XIV ont été le sujet, et parmi ces drame
mi ces drames (car il faut que l’on sache de quelle façon ces royales
amours
ont été traitées), j’en choisis deux, un drame de
e voilà, dans un drame vulgaire, qui court sur les toits pour faire l’
amour
, à peu près, comme l’écolier du Diable boiteux. U
parlera de Cavoye. Un soir, le roi entend la jeune fille qui parle d’
amour
; à ces propos d’amour son nom est mêlé, et lorsq
soir, le roi entend la jeune fille qui parle d’amour ; à ces propos d’
amour
son nom est mêlé, et lorsqu’à la dérobée il jette
râce et la récompense. Elle a été le bon génie, elle a été le sincère
amour
de ce roi gâté par toutes les obéissances et par
, laissant une mémoire respectée, et se plaçant, par la vérité de son
amour
, à côté de cette maîtresse royale qui fut une fem
fière et insultante beauté que le dépit poussait au cloître, comme l’
amour
y avait précipité sœur de la Miséricorde, et qui
ce poste éminent par une de ses protégées, (grâces pleurez ! pleurez
amours
) ! par la veuve du bonhomme Scarron ! Alors se re
haines, où furent expiées, si cruellement, tant d’ambitions et tant d’
amour
. La cellule est étroite, le lit est de pierre, et
t de pardon ! Rien de plus funèbre que ce dénouement d’une histoire d’
amour
, depuis l’histoire d’Héloïse et d’Abeilard ! La c
et, d’insulter plus sérieusement et plus innocemment la gloire et les
amours
du plus grand roi qui ait honoré un trône. L’aute
gelone se trouve fort ridicule de parler ainsi, il ajoute : « C’est l’
amour
qui m’a d’abord enseigné les mots dorés sous l’ef
s emphatique que Bragelone, déclame ces beaux vers : « Qui a parlé d’
amour
? l’héliotrope, regardant le soleil, ne lui deman
s galants ! Tu m’étais la pensée de cette vie remplissant l’univers d’
amour
et de sainteté, et revêtant de poésie la beauté h
llière). — « Pourquoi si peu de gaîté ? pourquoi ne pas sourire ? — L’
amour
se croit offensé si le chagrin jette ses ombres s
divin Louis ; que serait-ce de remplir son âme entière ?… Perdre ton
amour
(c’est la première fois qu’elle lui parle !) doit
e Babet : « Belle dame quand tu parles, je rêve ce que devrait être l’
amour
. Tu viens implorante et tu restes juge ; oh ! je
ile Charles II, spirituel et licencieux copiste de Louis XIV, « que l’
amour
brûlant de Louis pour mademoiselle de La Vallière
it une femme de la halle. « Hélas ! hélas ! que je hais ce monde ! L’
amour
est mort, excepté dans mon cœur, et cet amour, am
ue je hais ce monde ! L’amour est mort, excepté dans mon cœur, et cet
amour
, amour survivant, se transforme et devient désesp
ais ce monde ! L’amour est mort, excepté dans mon cœur, et cet amour,
amour
survivant, se transforme et devient désespoir ! —
moine chez la duchesse, c’est le roi, qui vient voir comment vont les
amours
de Lauzun ? Alors, voilà Bragelone qui se dit tou
Versailles. » Bragelone déclame contre les vanités de la vie et de l’
amour
: — « Quel grand philosophe que la vie ! » Il est
ied de la croix, le roi l’arrête, en s’écriant : — « Tu es rendue à l’
amour
. — Ne m’appelle pas sire ; reviens à ces heures d
de dona Elvire le nœud de sa lugubre comédie ; mais faute d’un peu d’
amour
dans l’âme de Don Juan, cette Dona Elvire, elle-m
Juan, on se reposait de ses bonnes fortunes en écoutant les pénibles
amours
de Pierrot. Parlez-moi de Pierrot le séducteur !
u rôle appartient à ces deux jeunes filles qui se défendent avec leur
amour
, avec leur bon sens, avec leur honnêteté naturell
Mémoires de Don Juan. 29. « Comme la science, comme la guerre et l’
amour
, l’espace a son peut-être. Qu’y a-t-il de caché d
comme modèle d’épouse, malgré la grâce et la chasteté antique de son
amour
, la mythologique Alcmène 356. Peut-être Elmire es
é de conscience se joint, chez Elmire, quelque chose de plus beau : l’
amour
pour ses enfants d’adoption. Ce n’est pas une mar
pris pour dupe et l’époux outragé ; c’est l’épouse, c’est la mère par
amour
et par devoir, sinon par nature, qui se chargera
rit370 ; ni, comme Mme de Sotenville, une folle de Noblesse, en qui l’
amour
du nom et du titre a tué tout autre sentiment, et
pris pour celles qui feignent la vertu que pour celles qui feignent l’
amour
. Avec le pédantisme, la coquetterie est, chez la
s, son indignation contre celles qui passent leur vie à inspirer de l’
amour
sans avoir rien que de la vanité. Il semble que c
au désespoir par une exigence indigne394 ; et l’on demeure perdue à l’
amour
qu’on n’a point connu, au monde qui met autant de
chimériques et irréalisables comme les esclaves de l’Etourdi et de l’
Amour
peintre 401, ou l’étrange garçon du Dépit amoureu
ue et ravissante Psyché 407. On pourra reparler d’elles à propos de l’
amour
, qui est toujours l’amour, chez les bergères comm
7. On pourra reparler d’elles à propos de l’amour, qui est toujours l’
amour
, chez les bergères comme chez les divinités408 ;
ctateur pour la femme vicieuse. Si Phèdre nous attache, c’est que son
amour
insensé est aux prises avec cette douleur vertueu
a femme mariée et la mère de famille, plus loin, chap. VIII. 373. L’
Amour
médecin, act. I, sc. III, IV, VI ; act. II, sc. I
mposait pour être mises en musique, œuvres qui célèbrent toujours les
amours
faciles. C’est exclusivement dans les sentences p
: « Voir un prince emporté qui perd à tous moments le respect que l’
amour
inspire aux vrais amants ; qui, dans les soins ja
ité intellectuelle quand elle est dirigée par la passion : « Quand l’
amour
est bien fort, rien ne peut l’arrêter ; ses proje
r cette princesse elle-même, alors qu’elle brûle toujours d’un ardent
amour
pour Hippolyte, il aurait dû, afin de rester psyc
aste ayant à décider, après un vif débat entre deux dames, quel est l’
amour
préférable, de celui qui est jaloux ou de celui q
et effet des passions accidentelles : HORACE. « Il le faut avouer, l’
amour
est un grand maître : ce qu’on ne fut jamais, il
et donne de l’esprit à la plus innocente. » Ce que Molière dit de l’
amour
s’applique à toute passion accidentelle assez pui
e, il nous montre l’état psychique des demandeurs de conseils, dans l’
Amour
médecin il expose l’état psychique de ceux qui le
doit point vous inquiéter ; c’est un homme que je n’épouse point par
amour
, et sa seule richesse me fait résoudre à l’accept
personnes être si contentes l’une de l’autre et faire éclater tant d’
amour
. La tendresse visible de leurs mutuelles ardeurs
elles ardeurs me donna de l’émotion ; j’en fus frappé au cœur, et mon
amour
commença par la jalousie. Oui, je ne pus souffrir
ante, n’a cependant pas le pouvoir de l’aveugler. Cette passion est l’
amour
que Célimène lui a inspiré. Aussi, tandis qu’il r
ntant la raison, le vrai, le bien, il considère comme une faiblesse l’
amour
que lui inspire cette dame. Il n’est point aveugl
Il n’est point aveuglé sur ses défauts ; il les reconnaît : « Non, l’
amour
que je sens pour cette jeune veuve ne ferme point
ivre pas de son fanatisme qui cause sa misanthropie, il guérit de son
amour
pour Célimène. Nous devons nous arrêter un instan
dont il est épris. Un amoureux chez lequel la passion dominante est l’
amour
, ne s’apercevra pas des défauts de sa maîtresse,
des défauts de sa maîtresse, à moins que ces défauts ne blessent son
amour
. Il pourra même les prendre pour des qualités ; i
pose leur caractère réel. On ne saurait peindre avec plus de vérité l’
amour
tel qu’il est dans l’humanité et les idées qu’il
Alceste, s’adressant à Célimène. « Ah ! rien n’est comparable à mon
amour
extrême, et dans l’ardeur qu’il a de se montrer à
joie et la gloire en ce jour de vous voir tenir tout des mains de mon
amour
. » Voilà bien le véritable caractère égoïste de
mains de mon amour. » Voilà bien le véritable caractère égoïste de l’
amour
avec ses transports intéressés, suggérant les vœu
retenir enchaîné par la reconnaissance. Les poètes qui ont fait de l’
amour
une passion généreuse, sublime, ont créé de toute
de l’amour une passion généreuse, sublime, ont créé de toute pièce un
amour
surhumain, un amour de fantaisie qui n’existe pas
on généreuse, sublime, ont créé de toute pièce un amour surhumain, un
amour
de fantaisie qui n’existe pas. L’amour, basé sur
e pièce un amour surhumain, un amour de fantaisie qui n’existe pas. L’
amour
, basé sur un sentiment et sur un besoin physique
ction. De plus, la nature ayant créé impérieuse cette satisfaction, l’
amour
devait être essentiellement égoïste. Si l’on veut
une nouvelle démonstration du caractère essentiellement égoïste de l’
amour
. Ce n’est point sous l’inspiration d’une simple b
e ce phénomène dans Psyché, par les deux vers suivants : « Lorsque l’
amour
touche un coeur, Il n’a point de raison à dire. »
e qui est tout à fait dans la nature des passionnés, en déclarant son
amour
à cette dame sans avoir au préalable tâté le terr
un savant professeur de la science du cœur humain. AMPHITRYON L’
amour
, ai-je fait observer en étudiant le Misanthrope,
allons rencontrer ici une démonstration nouvelle de ce caractère de l’
amour
. Plutôt que de savoir sa femme victime d’une erre
ue de savoir sa femme victime d’une erreur qui le blesserait dans son
amour
, Amphitryon préfère qu’elle ait subi le pire de t
it pas de même ? C’est dans le caractère essentiellement égoïste de l’
amour
qu’on trouve la cause pour laquelle l’homme place
inent, couvre, avec le mot magique de : son honneur, l’égoïsme de son
amour
et la jalousie qui accompagne toujours plus ou mo
mer à cette occasion. Cette manière de voir étant générale, puisque l’
amour
a toujours et partout le même caractère égoïste,
nt précisé que l’honneur dont se décorent la jalousie et l’égoïsme en
amour
est un faux honneur. A propos de l’erreur dans la
les endroits délicats ; et la raison bien souvent les pardonne que l’
amour
et l’honneur ne les pardonnent pas. » On ne pouv
e et les ramener au bien par la souffrance, par de durs châtiments. L’
amour
est parfois tellement irrésistible que l’homme se
a déjà exposé dans le Misanthrope cette faiblesse de l’homme devant l’
amour
; il va la retracer ici pour la seconde fois : Cl
que vous ne vous donniez pas la peine de me le dire ; car, enfin, mon
amour
ne veut rien écouter, et je vous prie de ne me po
de raison, chose qui ne se rencontre chez l’homme en santé que dans l’
amour
, à cause de l’attrait violent qui parfois l’accom
accompagne. Molière a si bien analysé ce point de la psychologie de l’
amour
, parce qu’il a pu l’étudier sur lui-même. Lui aus
s ce moment-là, en présence de son épouse, absorbé et aveuglé par son
amour
, il se trouvait dans l’état psychique constitutif
eux, il ajoute foi aux absurdités que Dorine invente pour flatter son
amour
suranné, et il finit par croire que la vieillesse
init par croire que la vieillesse a plus de droits pour inspirer de l’
amour
que la jeunesse. Le cœur de l’avare, qui est rest
naissance pour les services que Dorine lui rend, a été accessible à l’
amour
. Il n’y avait que cette passion essentiellement é
jeunes amoureux des ruses honteuses, dégradantes, à la noblesse de l’
amour
qui les anime. En nous montrant chez les bons un
oses et honnête homme en d’autres.» Lorsque l’homme est dominé par l’
amour
, dont le caractère, au lieu d’être noble, est tou
rmonter les obstacles par les procédés convenables. Que de sottises l’
amour
ne fait-il pas commettre, même aux plus sages ! D
e. « Comme nous sommes grands amis, Léandre me fit confidence de son
amour
et me mena voir cette fille, que je trouvai belle
blâmait sans cesse de l’indifférence où j’étais pour les feux de son
amour
. » Octave, devenu amoureux, tombe dans les mêmes
lui découvrir l’effet que ses beautés avaient fait sur mon âme. » L’
amour
agit de la même manière sur ces deux jeunes gens.
our ce qui peut la servir. Léandre, croyant que Scapin a desservi son
amour
en le dévoilant à son père, manifeste contre ce v
peut être entraîné, par une passion qui l’absorbe et le domine, par l’
amour
surtout, l’homme même le mieux doué. LES FEMME
mbinées dans le but de lui nuire. Belise prend pour une déclaration d’
amour
s’adressant à elle l’aveu que Clitandre lui fait
rer si fort jusqu’à ce jour qu’ils ne m’ont jamais dit un mot de leur
amour
. Mais, pour m’offrir leur cœur et vouer leur serv
els entrent bien rarement en ligne de compte dans ce qui inspire de l’
amour
aux femmes. Les grands génies, en quelque genre q
que genre que ce soit, sont bien loin d’avoir été les plus heureux en
amour
. L’exemple de Molière entre autres est là pour le
rencontrent chez les grandes intelligences et les savants. Et puis, l’
amour
étant tout sentiment, ce ne peut être que par le
persuadant qu’Oronte est épris d’elle, & que n’osant déclarer son
amour
, il prioit Angélique de parler pour lui à sa tant
s imparfaites ! Que ne me parliez-vous tantôt comme vous faites ? Mon
amour
n’eût alors fait scrupule de rien, Et Léandre jam
en. La Tante. Léandre m’aimeroit ! Oronte. Léandre m’aimeroit !D’une
amour
éperdue. La Tante. Cet aveu me surprend. Oronte.
ond de votre ame, Votre ami. Léandre. Votre ami.Quoi ! ces feux, ces
amours
prétendus, Vous les savez d’Oronte ? La Tante. V
tirer, (Haut.) Elle m’accablera. . . . . Madame, quand Oronte De mon
amour
pour vous vous a fait le beau compte, Ne lui parl
gleterre, aima La Comtesse d’Uspek qu’à son tour il charma : De leurs
amours
secrets ce fruit serra la chaîne. . . . . . . . .
ette sait. . . . .Que vous savez fourber. . . . . . . . . . On fait l’
amour
à Londre aussi bien qu’à Paris. Oronte. Qu’il s’y
à Londre aussi bien qu’à Paris. Oronte. Qu’il s’y fasse ! qu’aura cet
amour
qui me touche ? La Tante. Je ne veux qu’un seul m
ore de face. Scene IV. LA TANTE, ORONTE, LISETTE. Oronte. Lorsque l’
amour
est fort, hélas ! peut-il se taire ? Ah ! pourquo
onsieur, que l’on me gronde ! Je vous l’avois bien dit, renvoyant vos
amours
, Que ma tante vouloit rester veuve toujours : Ell
La Tante. Quand d’Oronte aujourd’hui je n’aurois pas appris Combien d’
amour
pour moi vous vous sentez épris, Vous m’en avez t
ne marche traînante & ennuyeuse. La raison en est bien simple : l’
amour
est la base, le fondement, & l’une des machin
compagné d’un cri ; le galant Dorante vole à son secours, déclare son
amour
: & voilà l’action en mouvement. Elle ne peut
’intrigue est-elle traînante jusqu’à la fin du second acte, lorsque l’
amour
, ou, pour mieux dire, le goût de Dorante, s’étant
éressant pour deux amants qui, déja loin de toutes les simagrées de l’
amour
, & de ses enfantillages, partagent de bonne f
mpagne. Au reste, si le spectateur veut qu’on lui présente d’abord un
amour
bien établi, il en est ainsi de tous les autres p
uera-t-on pas que la marche de la piece seroit bien moins chaude si l’
amour
de Marianne & de Valere ne faisoit que de naî
époux ; Durval, plus inconstant, lui a fait des infidélités : mais l’
Amour
venge l’Hymen, & ramene le perfide vers sa fe
oit pas su vous plaire. Horace. Par son luth, par sa voix, organe des
amours
, Chloé seule me paroît belle. Si le destin jalou
nnerai les miens pour elle. Lydie. Le jeune Calaïs, plus beau que les
amours
, Plaît seul à mon ame ravie. Si le destin jaloux
. Quoi ! si mes premiers feux, ranimant leur ardeur, Etouffoient une
amour
fatale ; Si, perdant pour jamais tous ses droits
it plus que le jour ; Et moi, je perdrois la vie Pour lui montrer mon
amour
. Philinte. Mais si d’une douce ardeur Quelque ren
Colette. Quoiqu’un Seigneur jeune, aimable, Me parle aujourd’hui d’
amour
, Colin m’eût semblé préférable A tout l’éclat de
ariage M’unisse avec toi. Aimons-nous toujours sans partage, Que l’
amour
soit notre loi. Personne n’est plus que moi l’ad
enon. — Son éducation. — Son mariage avec Scarron. — Naissance de son
amour
pour le roi. Nous touchons à la fin de cette gu
es, qu’on ne savait plus ce que c’était que les regarder. » De là ces
amours
à l’italienne décrits par le même auteur, ces amo
der. » De là ces amours à l’italienne décrits par le même auteur, ces
amours
dont Dangeau a aussi parié dans ses mémoires, et
cesse Palatine, d’après les monuments de l’époque : ce sont ces mêmes
amours
contre lesquels l’éloquence de Bourdaloue a tonné
ns que madame de Maintenon ressentit au plus haut point ; savoir : Un
amour
vif pour Louis XIV, et un grand respect pour elle
emment sage et éclairé, et une puissance infinie à sa conversation. L’
amour
de la considération est, comme l’amour de la gloi
e infinie à sa conversation. L’amour de la considération est, comme l’
amour
de la gloire, une passion peu définissable, La co
représentent, et que le mot qui les exprime est l’abrégé de toutes. L’
amour
d’une femme qui plaît et se respecte a des charme
e cœur d’une telle femme. Donnez à un soldat du talent, du courage, l’
amour
de la gloire, et une occasion : voilà un maréchal
un maréchal de France. Donnez à une femme le don de plaire, un peu d’
amour
, un grand respect d’elle-même affermi par l’ambit
ès, tout en traversant les nombreuses intrigues de galanterie, même d’
amours
, dont le roi fut occupé dix années. En 1666, quan
al, car cette virago est abominable avec sa grande figure plate, où l’
amour
ne trouverait pas de place à mettre un baiser. C’
dans les jours troublés, — ce compagnon sévère c’était son génie. Les
amours
de Molière semblent n’avoir eu pour théâtre que s
e tragi-comique. M. Henry de la Pommeraye, dans sa conférence sur les
Amours
de Molière, a très bien dit cette histoire : « Il
, depuis ce temps jusqu’à notre époque, par plus d’un braconnier de l’
amour
. Heureusement pour la morale, pareilles escapades
nd elles montent sur la scène ; le public enthousiasmé leur porte son
amour
comme son argent. Tout ce qu’elles font est bien,
es à Madeleine qui ont été recueillies dans ses œuvres : Souffrez qu’
Amour
cette nuit vous réveille, Par mes soupirs laissez
aimer, c’est de vouloir le taire Pour l’éviter, parles en ma faveur ;
Amour
le veut, n’en laites point mystère, Mais vous tre
douce loi ! Qu’étant des cœurs la douce souveraine, Dessus le vôtre,
Amour
agisse en roi ! Rendez-vous donc, ô divine Amaran
! Rendez-vous donc, ô divine Amarante ! Soumettez-vous aux volontés d’
amour
, Aimez pendant que vous êtes charmante, Car le te
uve avec sa raillerie de poète comique : Beauté, pour qui je meurs d’
amour
, Songez à soulager mes peines, Ou, du moins, à me
des quand il passa de Madeleine à Armande. Ce fut alors un véritable
amour
pour Madeleine, quoique M. de Modène fût là, mais
il tourne le monde, Et que souvent soi-même il se mire dans l’onde. L’
amour
n’a rien de beau, d’attrayant, ni de doux, Point
rds, vos ris et vos discours Font mourir mille amants et naître mille
amours
. Mais, dans ce bel amas de grâces nonpareilles,
, Se baigne dans les pleurs que versent vos amants. Mais si parfois d’
amour
votre âme est allumée, C’est un feu passager qui
de. Vous brûlez de la sorte, et sans savoir comment, Vos plus chaudes
amours
passent en un moment ; Vous ne savez que c’est d’
ît, et ne se passe jour, Que vous ne fassiez naître ou mourir quelque
amour
. Vous êtes sans arrêt, faible, vaine et légère, I
dépit, rendons les armes ! » M’écriai-je un moment, tout transporté d’
amour
; Qu’avec ma liberté je perde aussi le jour l Je
fameuse Angélique Cent baladins fissent la cour, Sur le chapitre de l’
amour
Vous lui pourriez faire la nique. Une foule vous
s extravagances avec le comte de Modène et avec Molière, elle avait l’
amour
du luxe et la main dépensière ; ce qui ne parait
urnée vers Dieu et vers cette « sainte économie », qui est le dernier
amour
des vieilles filles. Et maintenant si vous voulez
p philosophe et trop humain pour ne pas comprendre la loi fatale de l’
amour
. On ne triomphe d’une femme ni par la colère ni p
’une femme ni par la colère ni par la raillerie, ni par les larmes, l’
amour
seul a raison de l’amour ; pouvait-il imposer une
re ni par la raillerie, ni par les larmes, l’amour seul a raison de l’
amour
; pouvait-il imposer une passion profonde à cette
c ou à la de Brie ? C’est un amant, ouvrez la porte ! Il est plein d’
amour
et de foi. Que faites-vous, êtes-vous morte ? Ou
eune pour aimer et comme il faucherait avec la Du Parc le regain de l’
amour
si elle ne le condamnait à se nourrir d’idéal !
Il avait alors toutes les aspirations de la jeunesse. Il avait soif d’
amour
comme il avait soif de gloire ; l’éternel féminin
ous porteriez une couronne Si l’on couronnait à la beauté. Quoique d’
amour
je sois malade, Qu’une autre règne dans mon cœur,
oute la cour ; Que n’est-elle autant traitable, Qu’elle sait donner d’
amour
! On ne serait pas à plaindre, Quoi que l’on pût
ains nuit et jour, Je ne saurais me contraindre, Vous voyant si peu d’
amour
. Voulez-vous me faire taire, Sans qu’on m’entende
ois, Tout fait lan la landeridette, Tout fait lan la landerida. Que l’
amour
trouble mon âme ! Qu’il lui fut de doux efforts !
eurs de la nature On se défend à regret ; Votre pudeur en murmure ; L’
Amour
vous dit en secret : Faites lan la landeridette,
une belle comédienne et une plus belle tragédienne6. Voyons d’abord l’
amour
de Pierre Corneille pour la marquise. Mlle du Par
s de cette équipée, Molière et sa troupe à Rouen, par M. Bouquet, Les
Amours
de Corneille, par M. Levallois. Molière trouva do
blesse ; Ma flamme se dissipe à la moindre rigueur : Non qu’enfin mon
amour
prétende cœur pour cœur. je vois mes cheveux gri
. La charmeuse lui forçait le pas. Ainsi, après la représentation des
Amours
de Diane et d’Endymion, où Mlle Du Parc remplissa
hélas ! qu’il y eût de la lune ou qu’il n’y en eût pas. Ce persistant
amour
, qui prit dans l’âme de Pierre Corneille les tein
accent nouveau, particulier, qui prouve quelles traces profondes cet
amour
avait laissées dans son âme. Les vieillards amour
dans la passion, les tirades de Psyché. La déclaration de Psyché à l’
Amour
, les vers où celui-ci peint en termes d’une délic
sque à tous déserter votre cour, Et n’ose vous parler ni d’hymen ni d’
amour
. Vous le dites du moins, et voulez qu’on le croie
our. Vous le dites du moins, et voulez qu’on le croie. Et mon reste d’
amour
vous en croit avec joie : Je fais plus, je le voi
rompait personne, sinon ses amoureux ; car c’est là le privilège de l’
amour
de croire que tout ce qui tombe de la bouche d’un
s la mort inattendue de la Du Parc, nous n’aurions peut-être pas vu l’
amour
de Racine pour la Champmeslé et le talent de la C
Si charmante, si triomphante ; Autrement la belle Du Parc, Par qui l’
amour
tirait de l’arc Sur les cœurs avec tant d’adresse
elle inhumée Fort longtemps l’image imprimée. Item, maints différents
amours
, Affublés de sombres atours, Qui pour le pas semb
tte actrice celui des rôles de sa tragédie où respire la passion de l’
amour
, et que, du reste, pour peindre la fidèle Androma
ns rien dire Et ses deux yeux tirent de l’arc ! Louis Racine nie les
amours
profanes de son père ; mais Jean Racine n’a-t-il
passée » ? Molière eut toujours pour la Du Parc une amitié teintée d’
amour
; par exemple, entre autres preuves, relisons L’l
vous sur ce pourvu. » On enlevait toutes les filles de comédiens par
amour
pour la comédie — même la fille de Molière qui jo
insi les aventures de Jeanne : « Née de parents inconnus, enfant de l’
amour
, abandonnée par une fille coupable, ou enfant d’u
re, et ce qu’il me faut dire, Exerce sur mon cœur pareille cruauté. L’
amour
le met en fieu, la contrainte le tue ; Et, si par
ublia, le lendemain, d’aller à la Comédie. Après la lune de miel de l’
amour
, une lune de quatre semaines comme toutes les lun
t que j’ai voulu voir encore une fois la fenêtre qui a éclairé tant d’
amour
! » Tout le roman est charmant, mais passons vit
encore Mlle Barrillionet. Est-ce parce qu’elle a mis au monde un des
Amours
du ballet de Psyché, que M. Frédéric Hillemacher
les images vivantes de ces génies aimés de Dieu qui nous ont versé l’
amour
et la lumière. Noble et puissante institution ouv
udeur dans leur expression la plus gracieuse. Corneille avait peint l’
amour
héroïque, Molière peignit l’amour aimable dans se
gracieuse. Corneille avait peint l’amour héroïque, Molière peignit l’
amour
aimable dans ses caprices, dans ses jeux, dans sa
ent pour le seul plaisir d’aimer, comme si la vie n’était rien sans l’
amour
, comme si l’amour était toute la vie. Tableau cha
laisir d’aimer, comme si la vie n’était rien sans l’amour, comme si l’
amour
était toute la vie. Tableau charmant qu’il oppose
our était toute la vie. Tableau charmant qu’il oppose au tableau de l’
amour
grossier du populaire, faisant rire de l’un, fais
ve, dont l’onde enchanteresse Semble se dérouler sans fin ! Trésors d’
amour
et de science, Plaisirs, dont l’inexpérience Nous
L’art qui l’attire dans ses voies Lui montre de faciles joies, Folles
amours
, jours sans lien, Succès, revers, pauvreté même,
l voudrait être utile ; En lui deux sentiments profonds ont éclaté. L’
amour
vrai de son art et de l’humanité ! Il fera parmi
et la haine Sont un double fardeau qui pèse à l’âme humaine ! Dans un
amour
profond il avait cru trouver Ce pur délassement q
figures, Toutes ces jeunes filles pures, Cœurs charmants aux fraîches
amours
: Lucile, Angélique, Henriette, Folle, aimante, s
lui donna gloire et richesse, Pour avoir de l’enchanteresse Un peu d’
amour
… Ce fut en vain ! À peine de l’hymen a-t-il for
femme. Il est jaloux…… ; il veut se venger, la haïr…… Il pardonne A l’
amour
il ne sait qu’obéir ! Il souffre, mais toujours s
respire, C’est que par votre voix la nature a parlé : Vos héros ont l’
amour
dont vous avez brûlé, Vos haines sont en eux, com
s jours, ô Molière, Tu maudirais surtout, de ta voix rude et fière, L’
amour
de l’or, ardente et vile passion Qui consume et q
, ardente et vile passion Qui consume et qui perd la génération ! Cet
amour
a tué l’amour de la patrie ; Par son impur poison
ile passion Qui consume et qui perd la génération ! Cet amour a tué l’
amour
de la patrie ; Par son impur poison la jeunesse e
nstincts fait dévier le cours : Plus d’élans généreux, plus de nobles
amours
…… Le poète lui-même, aurais-tu pu le croire ; Aim
ce d’aujourd’hui, de la France éternelle : la gloire, la liberté et l’
amour
! Ainsi, les poètes manqués, les dramaturges impu
jardins, à la suite et comme le complément de ces scandales et de ces
amours
. Surtout il se souvenait de Tartuffe, ce chef-d’œ
achant très bien que des amitiés pareilles lui feraient pardonner ses
amours
. Elle avait accepté, mais en l’épurant autant qu’
i donnait, à la fois, pour inaugurer son palais, ses victoires et ses
amours
, il fut permis à Molière de jouer à la cour ses t
ère fut un peu, au fond de l’âme, et pour les mêmes raisons (tous les
amours
se ressemblent) du même sentiment que mademoisell
trouver honnêtes « toutes les fausses tendances, toutes les maximes d’
amour
, et toutes les douces invitations à jouir du beau
ux au théâtre ? des vraies passions ? des larmes véritables ? assez d’
amour
pour mettre en feu le parterre et les loges ? des
ène, toujours honnête dans l’état où elle paraît aujourd’hui, ôte à l’
amour
ce qu’il a de grossier et d’illicite, en faisant
ur ce qu’il a de grossier et d’illicite, en faisant tourner ce chaste
amour
de la beauté, au nœud conjugal ! » Il explique, a
saisit que son propre objet ; le mariage, loin d’empêcher tout autre
amour
, le provoque au contraire » ; et c’est justement
ut autre amour, le provoque au contraire » ; et c’est justement à cet
amour
profane que se rattache l’intérêt des plus honnêt
ies. « On commence, dit-il encore, par se livrer aux impressions de l’
amour
, le remède du mariage vient trop tard, déjà le fa
st vaincu. » Encore une fois, Marivaux lui-même ne parlerait pas de l’
amour
avec plus de finesse, avec plus de sagacité que B
mieux définie et mieux comprise que par Bossuet ; Bossuet a raison, l’
amour
toujours l’amour, rien que l’amour, voilà la seul
mieux comprise que par Bossuet ; Bossuet a raison, l’amour toujours l’
amour
, rien que l’amour, voilà la seule puissance au th
par Bossuet ; Bossuet a raison, l’amour toujours l’amour, rien que l’
amour
, voilà la seule puissance au théâtre. En ceci, il
ssuet ! Plus loin, l’évêque de Meaux explique aussi très bien : que l’
amour
ne vit pas sans cette impulsion de la beauté qui
t : — Appartient-il à la langue qui n’aime pas elle-même, de parler d’
amour
? Son passage sur les comédiennes n’est pas moins
la tragédie de Racine, les tragédies de Sophocle qui avaient laissé l’
amour
à la comédie, « comme une passion qui ne pouvait
vers champs, de ville en ville, en quête du rire, du bon sens et de l’
amour
. Et l’un et l’autre, ils enseignent, celui-ci l’h
une et brillante, et dans ce double enivrement de la victoire et de l’
amour
, nul ne pensait, à Dieu ne plaise ! que toute cet
t, des chansons de la veille et des comédiens du lendemain ; il a des
amours
d’un instant qu’il faut satisfaire, des passions
cations et toutes les joies d’une intrigue italienne, la passion d’un
amour
vif et bien senti, cette gaieté surabondante d’un
de terreur, et dans cette autre bouche, tout remplis de tristesse, d’
amour
et de passion ? Ainsi, plus que toute autre s’est
comme un théâtre en retard, le théâtre de la Porte-Saint-Martin, tes
amours
? Messieurs de l’Orchestre et du Parterre, vous v
e l’argent à tout prix, mon amoureux. Mais qui donc a de l’argent ? L’
amour
habite de préférence l’hôtel de l’impécuniosité,
de sourires, d’insouciance et de bonheur. Pourquoi vouloir déloger l’
amour
? Mettez l’argent dans la comédie, il n’y a plus
ancien valet le barbier Figaro. Mais quelle différence entre ces deux
amour
?, grand Dieu ! entre ces deux confidents ! Le je
omprend confusément qu’un des privilèges, un des grands bonheurs de l’
amour
, c’est de se suffire à soi-même, et qu’en ceci la
maîtresse, qu’il faut au jeune Adraste un peu d’esprit et beaucoup d’
amour
. Or Adraste est en fonds de bonnes ruses ; pour a
je vais d’un seul coup de baguette endormir la vigilance, éveiller l’
amour
, égarer la jalousie, fourvoyer l’intrigue, renver
, la plus grande ambition des femmes est, croyez-moi, d’inspirer de l’
amour
. » Comparez donc ce dialogue avec le dialogue de
ied furtif, etc. » — De bonne foi, est-ce donc ainsi qu’un messager d’
amour
oserait parler à une honnête fille que son maître
e sont en présence, comme cette fois éclatent librement l’esprit et l’
amour
l’Adraste ne peut se lasser de contempler celle q
ieux personnage de Basile, qui n’a rien à faire dans cette intrigue d’
amour
, non plus que les prétentions littéraires, philos
, l’amoureux tremblant de tant de belles dames qui n’avaient pour ses
amours
ni un regard, ni un sourire ; lui, le mari ou plu
est aussi honnête homme qu’Alceste lui-même ; il ne lui cède rien, en
amour
, en générosité, en courage. Seulement, il a sur A
aciles, le drame éternel et toujours changeant de la jeunesse et de l’
amour
. Notre débutant était un jeune homme à tête ronde
du prince de Conti et dans les petits appartements du roi ; c’est son
amour
passionné pour cette indigne femme, si jolie et s
et cruel. Mais il s’agit d’une pauvre âme en peine toute disposée à l’
amour
, à l’amitié, aux plus doux sentiments du cœur, et
oublier sa moquerie ingénieuse, son art de voir toutes choses, même l’
amour
d’Alceste, sous leur côté ridicule, soudain vous
e. Eh ! comment donc n’avez-vous pas vu depuis longtemps, que c’est l’
amour
qui a perverti le caractère de cet homme ? Faites
Toute cette comédie du Misanthrope est sa vie. Ce sont ses mœurs, ses
amours
, ses amitiés, qu’il a placés là tout exprès pour
était une exception. La lutte des deux amants est admirable ; tout l’
amour
est d’un côté, de l’autre côté est toute l’estime
’il vous plaît aussi, vous remarquerez la belle tirade d’Éliante : L’
amour
pour l’ordinaire est peu fait à ces lois. C’est
uvent que cela leur va bien et que c’est un utile assaisonnement de l’
amour
, ils liront avec joie le terrible portrait de la
ertaine compensation ineffable dans les peines les plus cruelles de l’
amour
. — D’ailleurs, il est si bon homme ! L’heure arri
des premières scènes, mais déjà plus brusque et plus malheureux ; ses
amours
vont si mal, et même en fermant les yeux, il va d
lle verve ! quel éclat ! quelle colère ! et le malheureux, quel grand
amour
! L’aventure du billet, cette lettre qu’on lui di
celle-là, indifférente, qui se moque tout bas de tant de faiblesse. L’
amour
d’un homme pour une femme n’a jamais été plus loi
able d’imaginer l’adorable faiblesse d’Alceste pour sa maîtresse. Cet
amour
d’Alceste a précédé tous les amours sérieux des h
e d’Alceste pour sa maîtresse. Cet amour d’Alceste a précédé tous les
amours
sérieux des héros de Racine ; Le Misanthrope est
yrrhus. Vous savez le reste : ce Misanthrope, qui n’a défendu que son
amour
, est accablé de toutes parts ; son procès est per
de cette indignation vertueuse. Seule, tant elle est sûre de ce grand
amour
, le père de toute indulgence, Célimène ose affron
représentants de la plus belle société du monde, passions contenues,
amours
voilés, coquetterie savante et calme, de tout ce
ment dissimulée, autant elle jouait avec abandon, avec sécurité, avec
amour
, la Célimène du Misanthrope. De Célimène à Sylvia
, et des comédies telles que Les Fausses Confidences et Les Jeux de l’
amour
et du hasard, est à coup sûr un romancier et un a
eur première, mais de loin elle est encore si jolie ! Elle n’a plus d’
amour
dans le cœur, mais on comprend si bien que l’amou
! Elle n’a plus d’amour dans le cœur, mais on comprend si bien que l’
amour
a passé par là ! Donc aimez-la, pour ses beaux jo
ar une autre comédienne, Les Fausses Confidences, ou bien Le Jeu de l’
amour
et du hasard. Aussitôt l’ombre évoquée arrive à v
CHAPITRE XV. Le Sicilien ou l’
Amour
Peintre, Comédie-Ballet d’un acte, en prose, comp
ons aussi flatteuses, doit lui tenir lieu de génie. Le Sicilien ou l’
Amour
Peintre ne fut joué à Paris, sur le théâtre du Pa
miniature, Et comme dans leur plus beau jour, Et la jalousie & l’
amour
. Ce Sicilien que Moliere Représente d’une maniere
stratagême Pour voir ce rare objet qu’il aime, (Car, comme on sait, l’
amour
est fin) Fait si bien qu’il l’enleve enfin, Par u
amp; chantants. L’un d’eux exprime devant Isidore, dans un couplet, l’
amour
de l’amant François, & le désespoir où il est
de lui ; il fait semblant de s’entremettre pour favoriser les folles
amours
de M. Jourdain auprès d’une belle marquise dont i
que : celui-ci, qu’un art plus noble devrait rendre plus sensible à l’
amour
de la gloire, confesse, avec une assez basse ingé
se, avec une assez basse ingénuité, qu’il est mû principalement par l’
amour
de l’or ; et celui-là, plus jaloux de l’honneur,
et, qui plus est, d’y prendre le principal rôle. Il est vrai que son
amour
, approuvé de tous, n’a pour ennemi que la folle v
chimère ; il est, enfin, pour le jeune homme plein de franchise et d’
amour
, dont cette même manie repousse l’ardente et hono
s. La Fontaine avait fait paraître, l’année précédente, son roman des
Amours
de Psyché et de Cupidon, imité d’Apulée. Ce fut p
de leurs rôles, de se déclarer, de se témoigner, en face du public, l’
amour
dont ils étaient enflammés l’un pour l’autre. La
du au signal donné par l’Italie. Le couple charmant de Psyché et de l’
Amour
a respiré de nouveau sous les pinceaux du chef de
omphe, l’infortune et l’apothéose de la beauté qui enflamma Cupidon d’
amour
, et Vénus de jalousie5. Le premier des arts, la p
ements et aux métamorphoses, chanter, comme a dit Lamotte, les mêmes
amours
qu’elle n’avait encore que déclamées . En 1678, s
es qui prétendent à sa main sont, dans leur rivalité, comme dans leur
amour
, d’une générosité plus que romanesque. Dans ce qu
ur de Cinna fit, à l’âge de soixante-cinq ans, cette déclaration de l’
Amour
à Psyché, qui passe encore pour être un des morce
Corneille n’exprima avec autant de douceur les doux emportements de l’
amour
; mais, ne laissant échapper aucune occasion de t
s magnifiques et Psyché ; tantôt comiques ou même bouffonnes, comme L’
Amour
médecin et Le Mariage forcé, George Dandin et Pou
esclave dirige l’intrigue, il est presque toujours aussi question des
amours
d’un jeune homme libre pour une jeune fille de mê
la reconnaissance de deux jeunes filles, ravies depuis longtemps à l’
amour
de leurs pères, et que des incidents inattendus r
ysiques et des fonctions de la vie animale ; le Médecin malgré lui, l’
Amour
médecin, le Malade imaginaire, contiennent à ce s
i de Molière, sont deux valets travestis en docteurs, qui servent les
amours
de leurs maîtres. Le seul côté plaisant de l’intr
inspiré la scène adorable de Marianne et de Valère dans le Tartufe. L’
amour
n’a pas eu de secrets pour Molière. C’est un livr
enseigné aux hommes à se défier de ses séductions. Molière veut que l’
amour
repose sur la confiance, et la confiance ne peut
uteurs qui ont porté la main sur cette œuvre ont été pris d’un ardent
amour
national, et qu’ils ont voulu en ôter tout ce qui
à ce prétendant un grand bien en partage. En vain s’écrie-t-il Que l’
amour
est souvent un fruit du mariage; il vaut mieux q
n fruit du mariage; il vaut mieux que le mariage soit le fruit, et l’
amour
la fleur. Gorgibus dit à sa fille : De quolibets
fruit, et l’amour la fleur. Gorgibus dit à sa fille : De quolibets d’
amour
votre tête est remplie, Et vous parlez de Dieu bi
leurs ouvrages sans en perdre l’esprit, et même en intéressant à ses
amours
. Le croirait-on ? Molière, se voyant accuser de b
te pièce. Plus de bouffonnerie comme dans le Cocu imaginaire ; plus d’
amours
romanesques comme dans Don Garcie de Navarre, L’a
able même de violence, mais encore en insistant sur la sincérité de l’
amour
des deux jeunes gens. Isabelle sort, il est vrai,
vie de Louis XIV ! c’était l’heure où le cœur lui battait d’un noble
amour
pour mademoiselle de La Vallière, où il s’assimil
r vis-à-vis d’une ingénue ; les verrous enfin se trouvent tirés par l’
amour
, ce grand maître qui déjoue les projets des jalou
vérité, à voir ce malheureux Arnolphe atteint au cœur d’un véritable
amour
, et se jetant aux pieds d’Agnès en homme désespér
ïveté : mais pour sotte, elle ne l’est pas. L’esprit lui vient avec l’
amour
. Sitôt que le regard du jeune Horace a animé cett
prouve, Et c’est un rendez-vous où la vertu se trouve ; On y traite l’
amour
, mais c’est d’une façon Moins propre à divertir q
e dans cette solitude. Louis XIV n’avait pas encore osé proclamer ses
amours
et secouer toute espèce de joug il cacha quelque
re, en vérité, est la seule à laquelle on prenne intérêt, parce que l’
amour
purifia ses faiblesses. Un tableau que l’on voit
Louis XIV. On pouvait donc, sans être trop courtisan, flatter les
amours
du roi, lorsque Molière écrivit, pour les fêtes d
e père de Diana, tout attristé qu’il est de voir sa fille rebelle à l’
amour
, n’admet pas ce moyen que Molière a négligé. La c
e les autres. Il sait d’ailleurs que le meilleur moyen de conquérir l’
amour
des femmes est de déployer celte valeur que leur
diens s’obstinent à nous présenter la copie au lieu de l’original. L’
Amour
Médecin, qui succéda de près au Festin de Pierre,
vent fissent rire une fois au moins dans leur vie. Cette comédie de l’
Amour
Médecin est pleine de traits charmants. Rien n’es
de l’importance quand on vit dans un petit cercle ; et, forcé par son
amour
pour Célimène de se trouver sans cesse confondu a
amoureux d’une coquette ; et quand j’ai dit que, pour ce qui touche l’
amour
Molière me semblait le poète dont l’analyse est d
naît les défauts de Célimène Mais la raison n’est pas ce qui règle l’
amour
. La grâce de la belle veuve est la plus forte; i
que, la main crispée sur un cœur trop crédule, il en arrache son fol
amour
et s’enfuit dans la solitude, honteux d’avoir été
e sont les vers que prononce Céliante sur les illusions des amans. L’
amour
pour l’ordinaire… Ces vers sont empruntés à Lucr
mphigouris est devenue un proverbe comme celle vous êtes orfèvre de l’
Amour
Médecin. Rien n’est plus amusant que la scène où
es amis du théâtre déplorent cet excès de constance. Le Sicilien ou l’
Amour
peintre est une des jolies petites comédies de Mo
et espagnols, dans lesquels la musique joue un aussi grand rôle que l’
amour
, et qui montrent de vieux jaloux dupés par de jol
nos yeux entre le caractère et le nom et de dire : c’était écrit ! En
amour
surtout, ce phénomène est fréquent. Je vous deman
reille aux propos du monde, parce qu’il peut s’y glisser des choses d’
amour
. Elmire est la plus honnête femme qui ait été ima
nquer de faire voir au spectateur le mépris que lui inspire un pareil
amour
. Quand Elmire est poussée à bout par Tartufe qui
ris l’un de l’autre. Jamais les brouilles et les raccommodements de l’
amour
délicat n’ont été retracés avec une plus adorable
pudeur, l’empire qu’elle a sur ses passions, la crainte des dieux, l’
amour
envers l’auteur de ses jours : c’est enfin l’unio
et les troubadours chantaient leurs charmes et leurs vertus. Quand un
amour
fatal les atteignait, elles mouraient, mais ne s
d’une grande princesse, et l’on prétend que Molière fit allusion aux
amours
de Mademoiselle pour Lauzun. C’était, de la part
avec Quinault et le grand Corneille. On sait que la déclaration que l’
amour
fait à Psyché, est de la main de l’auteur de Rodo
is accrochés comme les atomes d’Épicure, ils ne se quittent plus. Les
amours
de Clitandre et d’Henriette respirent une douce p
il peut y avoir de bonheur sur la terre dans une union assortie par l’
amour
et par la sympathie. Henriette a de vingt-et-un à
ardit tout-à-fait mes vieux jours, Et je me ressouviens de mes jeunes
amours
… Ce retour du vieillard sur les passions de la j
ère a attaqué vivement la faiblesse la plus inhérente à l’humanité, l’
amour
exagéré de la vie, et sa dernière pièce fut l’œuv
l étudia le droit, et fut reçu avocat. Il avait alors dix-sept ans. L’
amour
qu’il conçut ensuite pour une comédienne, nommée
ha à revenir sur les licences de sa jeunesse eu cachant ses dernières
amours
avec Mmede Maintenon. Son hypocrisie religieuse n
st attristé de rencontrer à chaque pas la coquetterie à la place de l’
amour
. La petite pièce du Vert Galant, que nos modernes
Croyez-moi ce n’est pas un si grand crime à un jeune homme de faire l’
amour
, d’aller au cabaret, d’enfoncer les portes. 2. S
r les oncles & les tuteurs de leurs maîtresses ; que les modernes
amours
ont des courtiers plus décents, quoiqu’ils fassen
oin. Premiérement, ils employoient toute leur adresse pour servir les
amours
d’un jeune étourdi avec une chanteuse, une joueus
e. Les frippons d’Athenes & de Rome ne servoient quelquefois les
amours
de leur jeune patron avec des concubines, qu’en m
n trésor est épuisé on lui refuse la porte. Il fait confidence de ses
amours
& de ses malheurs à son pere. Celui-ci ne peu
it très souvent la maison de Pantalon entiérement bouleversée par les
amours
de son valet Arlequin & de sa servante Argent
aut des courtiers aux amants assez malheureux pour ne pouvoir faire l’
amour
de plain-pied : à qui s’adresseront-ils donc, si
e modes, les maîtres à chanter, à danser, &c. « Que les modernes
amours
ont des courtiers plus décents, quoiqu’ils fassen
Notice historique et littéraire sur L’
Amour
médecin Le roi demande à Molière une comédie
une comédie, même la plus courte et la moins chargée d’incidents ! L’
Amour
médecin, en trois actes, avec un prologue et des
at qu’on l’a jouée jusqu’à ce jour. On a dit et souvent répété que L’
Amour
médecin était la première comédie où Molière eût
même en une matière qui n’intéresse ni la foi, ni la morale ; mais L’
Amour
médecin, qui suivit de près Le Festin de Pierre,
er que Molière n’était pas moins impie en médecine que dom Juan. Si L’
Amour
médecin n’est pas le premier coup que Molière ait
; il ajoute que Molière, pour venger sa femme et lui-même, composa L’
Amour
médecin, et que, depuis ce temps, il ne négligea
n a consigné, dans ses Lettres, la nouvelle de la représentation de L’
Amour
médecin, d’une manière inexacte, mais qui prouve
pe sur les principales circonstances du fait qu’il raconte, prenant L’
Amour
malade pour L’Amour médecin, l’hôtel de Bourgogne
es circonstances du fait qu’il raconte, prenant L’Amour malade pour L’
Amour
médecin, l’hôtel de Bourgogne pour le Palais-Roya
une pièce où il n’en paraît que cinq. À l’époque où fut représenté L’
Amour
médecin, l’usage des masques n’était pas aboli de
ctéristiques de leurs défauts ou de leurs habitudes individuelles. L’
Amour
médecin, ce simple crayon , et ce petit impromp
a jeunesse de Louis XIV ; mais Dupuis et Desronais est un drame, et L’
Amour
médecin est une comédie. Quelques motifs de scène
e, et L’Amour médecin est une comédie. Quelques motifs de scènes de L’
Amour
médecin ont été transportés par Molière dans Le M
ur les fêtes de la cour, Le Mariage forcé, La Princesse d’Élide, et L’
Amour
médecin. Chef zélé d’une troupe de comédiens, il
CHAPITRE XII. l’
Amour
Médecin, comédie-ballet en trois actes, en prose,
est redevable de quelque chose ; mais nous allons reconnoître dans l’
Amour
Médecin, de l’italien, du Boursault, du Cyrano, d
, ou corrigé avec discernement, & encadré avec goût. Précis de l’
Amour
Médecin. Lucinde est amoureuse de Clitandre : e
dans une langueur mortelle. Sganarelle, son pere, se doute bien que l’
amour
en est la seule cause ; mais il feint de ne pas s
édecin volant italien, Arlequin se déguise en Médecin pour servir les
amours
d’Octave & d’Eularia qui feint d’être malade.
é, on corrigera les hommes d’une aveugle foiblesse que leur inspire l’
amour
trop inquiet de la vie, & on démasquera les c
promets pas. Mais au moins suis-je assuré de vous faire paroître mon
amour
par mon combat, si je ne puis vous témoigner ma b
second est excellent. Pourquoi cela ? Parceque Granger, qui connoît l’
amour
de son fils pour Génevote, doit nécessairement se
édécesseurs, M. Goldoni, qui a fait une piece d’après la comédie de l’
Amour
Médecin, l’a imitée à son tour avec finesse. Il a
Béatrice & Onesti se rencontrent. Béatrice déclare au Médecin l’
amour
que Rosaura sent pour lui. Il est très sensible à
dans sa Finta Ammalata des choses excellentes, qui ne sont pas dans l’
Amour
Médecin : par exemple, les différents caracteres
jeune veuve, sœur de Clairville, a perdu le sommeil comme d’Orval, l’
amour
le lui a ravi ; elle est alarmée en apprenant que
ontient une déclaration en forme de Rosalie. D’Orval, poursuivi par l’
amour
, la honte & le remords, répond au billet. Ch
e. Clairville reproche à son ami le mystere qu’il lui faisoit de son
amour
pour sa sœur : Avez-vous eu peur, lui dit-il, de
e la mélancolie qu’il a remarquée dans son ami n’est causée que par l’
amour
qu’il a pour sa sœur, & par les efforts que l
s pressantes. Alors Mario déclare à son ami qu’il n’ignore plus que l’
amour
est la seule cause de son chagrin ; qu’il fait de
trouble, & semble balancer entre la crainte & l’espérance, l’
amour
& la générosité. Mais Mario, continuant toujo
transport d’un ami qui oblige son ami, lui dit qu’il a découvert son
amour
pour sa sœur Silvia ; que, malgré son hymen arrêt
encouragé par l’amitié que Mario a témoignée à son maître, découvre l’
amour
de Lélio pour Flaminia, & les efforts qu’il s
pour Flaminia, & les efforts qu’il s’est faits pour sacrifier son
amour
à son ami. Mario ne veut pas montrer moins de gén
s, seul, va chercher le moyen de faire éclater toute la pureté de son
amour
. Acte III. Desronais a écrit une lettre à la Com
lard délaissé par ce qu’il a de plus cher ; mais il cede enfin à leur
amour
, à leurs transports, & à leurs tendres protes
ant à me venger de vous, m’a fait consentir à ma propre ruine. Pour l’
amour
de vous-même revenez ici, je vous en conjure ; j’
dans mes bras, ma chere Peggy, & laisse-moi reprendre mon premier
amour
. Peggy. Non, vous ne devez point, vous ne pouvez
ujours. Peggy. Malheureuse que je suis ! faut-il que j’aie offensé un
amour
si généreux ! Le Meûnier se prosterne aux genoux
ettre d’Agathe, elle est pleine de tendresse & de protestations d’
amour
: mais Lucas remarque que la mijaurée a passé six
on boit à la santé du Roi, on chante des couplets qui lui peignent l’
amour
de ses sujets : il répand des larmes de joie. Aga
ettes, Ce n’est pour faire au miracle crier. Gratis est mort : plus d’
amours
sans payer : En beaux louis se comptent les fleur
bare, Qui l’or en main n’explique ses desirs. Le jeu, la jupe & l’
amour
des plaisirs Sont les ressorts que Cupidon emploi
ion qu’elle met à l’union des amants, elle est avare jusques dans ses
amours
même. Le Comte de Gulphar, parent du Chevalier, a
Dame n’a point perdu au jeu. Le Comte lui demande où il en est de ses
amours
avec Sophie ; s’il a la petite. Le Chevalier reje
qu’il va travailler pour eux. Ceux-ci parlent, en attendant, de leurs
amours
: Sophie fait entendre qu’elle a tout accordé au
idore. Tout le monde se laisse duper par l’habit d’Ascagne, excepté l’
Amour
, qui la blesse pour Valere, fils de Polidore ; ma
t le secret de son sexe : la belle se confie à lui, & lui avoue l’
amour
qu’elle a pour Flaminio, l’amant de sa sœur Béatr
lieu aux dépits amoureux de Flaminio. La cause en est belle ; c’est l’
amour
qui les a fait naître. Diane pardonne à son amant
ejettant tout le fatras qu’amenent dans la piece italienne, & les
amours
de Pantalon, & le déguisement d’Arlequin, a s
our l’être réellement. Diana. Vous ne pouvez pas en juger, parceque l’
amour
que vous avez pour Béatrix vous aveugle sur le mi
évidente, lorsque, charmé des beautés de Béatrix, vous renoncez à mon
amour
pour devenir son époux. Flaminio. J’ai conservé m
oncez à mon amour pour devenir son époux. Flaminio. J’ai conservé mon
amour
pour vous tant que vous m’avez conservé la foi qu
vant de le terminer. J’en prends à témoin tous les Dieux du Ciel, mon
amour
, mon innocence, & vous, ingrat, qui répondez
ort pour me punir des torts que vous me supposez, ou rendez-moi votre
amour
en récompense de la foi que je vous ai conservée.
r, puisqu’elle me fait connoître la pureté & la vivacité de votre
amour
. Voyons présentement la scene de dépit françoise
ois de mes fers, Les auroit préférés à des sceptres offerts. Oui, mon
amour
pour vous sans doute étoit extrême, Je vivois tou
’importe, & puisque votre haine Chasse un cœur tant de fois que l’
amour
vous ramene, C’est la derniere ici des importunit
s vont dîner, un petit mot, Pancrace. Dirois-tu qu’une fille eût de l’
amour
pour moi ? Pancrace. C’est qu’elle a reconnu quel
upirs ? Parcequ’il est vieux, qu’Agnès est jeune ; & que le mot d’
amour
, toujours ridicule dans la bouche d’un vieillard,
Je te pardonne tout, & te rends ma tendresse : Considere par-là l’
amour
que j’ai pour toi, Et, me voyant si bon, en revan
regard mourant, contemple ma personne, Et quitte ce morveux, & l’
amour
qu’il te donne. C’est quelque sort qu’il faut qu’
rt.) Jusqu’où la passion peut-elle faire aller ! (haut.) Enfin, à mon
amour
rien ne peut s’égaler. Quelle preuve veux-tu que
s sont tous deux dans cet âge brillant fait pour la tendresse ; que l’
amour
est chez eux un penchant bien intéressant, qu’on
en même temps d’être morale, puisqu’elle n’offre plus le tableau d’un
amour
mal assorti, & de ses ridicules. Nous pouvons
ue du Legs naît de la timidité du Marquis, qui n’ose pas déclarer son
amour
à la Comtesse : la timidité n’est ordinairement q
ent ; ou des vieillards qui, assez raisonnables pour comprendre que l’
amour
est un ridicule chez eux, n’osent pas l’avouer. P
des dans les jeunes gens qui n’osent avouer la premiere blessure de l’
Amour
, & dans les vieillards qui craignent d’être d
pas tant. Que vous êtes heureuse de n’aimer rien, & de mépriser l’
amour
! La Comtesse. Moi ! mépriser ce qu’il y a au mon
onde de plus naturel ! cela ne seroit pas raisonnable. Ce n’est pas l’
amour
, ce sont les amants, tels qu’ils sont pour la plu
nt il s’agit ? qu’est-ce que cela signifie ? est-ce une déclaration d’
amour
que vous me faites ? Le Marquis. Oh ! point du to
; ou ceux qu’elle prodigue à un vieillard, n’étant plus dictés par l’
amour
, ne sont plus excusables. On répondra à cela qu’i
s à la malignité de Moliere, nous avons des noms tirés du grec dans l’
Amour
Médecin. Les quatre Médecins de la Cour y sont jo
Je chéris tendrement ce. . . . Pour me tirer des mains de. . . . Son
amour
, ses devoirs. . . . Mais il m’est odieux avec. .
fait Don Garcie Pour me tirer des mains de nos fiers ravisseurs : Son
amour
, ses devoirs ont pour moi des douceurs ; Mais il
Don Lope accourt pour lui faire part d’une découverte qui blesse son
amour
; il refuse de l’écouter, & en meurt d’envie.
voir outragé. Je sais que sur les vœux on n’a pas de puissance, Que l’
amour
veut par-tout naître sans dépendance11, Que jamai
a rage. Trahi de tout côté, mais dans un triste état, Il faut que mon
amour
se venge avec éclat, Qu’ici j’immole tout à ma fu
is née, Mon bonheur, satisfait par ce respect soudain, Promet à votre
amour
& mes vœux & ma main. Mais prêtez bien l’
iblesse extrême, Et ménager pour vous l’effort prodigieux De ce fatal
amour
né de vos traîtres yeux ! Parcequ’on est surprise
la premiere beauté qui l’avoit captivé ; elle ne peut répondre à son
amour
, parcequ’elle veut se retirer dans un asyle respe
a Princesse : il prend la manchette avec la lettre, & lit : « L’
amour
que tu m’as juré, mon cher. . . . « que tu ne mép
cesse prie le Roi de joindre les deux morceaux de lettre. Il lit : L’
amour
que tu m’as juré, mon cher Florente, m’assure que
me donnera la mort ! Reviens ici, au moins par pitié, si ce n’est par
amour
. Viens trouver celle que ton éloignement fait lan
Quoi ! que me diras-tu ? qu’il ne t’a pas même osé regarder ; que son
amour
est une flamme toute pure, une passion délicate &
ridicule proposition me forceroit à rire. Quoi ! tu te flattes que l’
amour
ardent dont je brûle pour toi ; que l’espérance d
on fils ? comment ce même Prince, cru Don Alphonse, a pu promener ses
amours
de Dona Ignès à Dona Elvire, dans les Etats qu’on
ela avec tant de plaisir qu’il ne pouvoit plus s’en détacher. Enfin l’
amour
naissoit insensiblement dans son cœur, & avoi
noître ? & quels combats ne sentit-il point en lui-même entre cet
amour
naissant & la sincere amitié qu’il avoit pour
il en estima davantage Camille ; & l’estime augmentant encore son
amour
, il résolut de suivre son dessein & ne perdit
t d’abord déclaré que pour céder aux instances de son ami, mais que l’
amour
s’est bien vengé de sa résistance. L’épouse devie
mille la lui pardonne, & projette de la tourner au profit de leur
amour
. En effet, elle s’arme le lendemain d’un poignard
é. Damon vient dire à Léandre qu’il ne peut se déterminer à parler d’
amour
à Julie, il craint que la feinte ne devienne une
ant Nérine tous les airs ridicules d’un petit-maître ; il déclare son
amour
, & reçoit un soufflet. Acte III. L’Olive dit
e dépit agit sur leurs cœurs. Crispin presse Nérine de couronner son
amour
; elle veut suivre en tout l’exemple de sa maître
poir de le rendre plus heureux : il est très long-temps sans parler d’
amour
à Camille, & persuade à son ami qu’elle résis
e de son époux ; il ne lui dit que des choses vraies, lors même que l’
amour
l’a séduit. Damon persuade à Julie que Léandre es
à son ami pour bien peu de chose. Ce dernier est aussi peu délicat en
amour
qu’en amitié ; aussi dit-il en parlant de Julie :
ble Evandra, est toujours attachante ; elle respire continuellement l’
amour
le plus pur, la tendresse la plus délicate ; c’es
ette aux pieds d’Isabelle pour lui faire de nouvelles protestations d’
amour
& de fidélité. Javotte, petite sœur d’Isabel
; promet de ne rien dire à son papa, à condition qu’on favorisera ses
amours
lorsqu’elle sera grande. On craint que la petite
dont vous peignez la charmante Lucile, « Je ne suis pas surpris de l’
amour
de mon fils. « Par son médiateur il est des mieux
s-je ! oui, moi ! moi ! C’est moi-même Qui suis le bel objet de votre
amour
extrême. Damis. Vous ne plaisantez point ? Franca
ant j’ai consacré mes jours, Muses, tenez-moi lieu de fortune & d’
amours
. Harpagon, dans l’Avare. Allons revoir ma chere c
nous, Hector ; & quelque jour Le jeu m’acquittera des pertes de l’
amour
. Léandre, dans le Distrait. Toi, Carlin, à l’inst
ieux. Non, je n’aspire plus qu’à triompher de moi : Du respect, de l’
amour
je veux suivre la loi. Ils m’ont ouvert les yeux
nuitamment sous le nom et les habits de sa sœur dont il est épris. L’
amour
menaçant de détruire par un travestissement ce qu
pas comme les autres : on ne se lassera pas plus de la peinture de l’
amour
, qu’on ne se lassera de l’amour lui-même. Molière
lassera pas plus de la peinture de l’amour, qu’on ne se lassera de l’
amour
lui-même. Molière pensait bien ainsi ; car il ne
allait-il à Molière, pour lui enseigner à peindre les agitations de l’
amour
, d’autres maîtres que son cœur qui les éprouva to
Les Précieuses ridicules vont ouvrir une ère nouvelle. 1. « L’
amour
est sujet à toutes ces vicissitudes ; injures, so
erre, et puis la paix ; puis, guerre et paix encore : Voilà du tendre
amour
tout l’assaisonnement. On se brouille, on revient
fit languir treize ans, le soumit à toutes les épreuves imposées aux
amours
fabuleux des romans du temps, exigea qu’il parcou
e dépravation invétérée. Que si elles avaient le défaut de faire de l’
amour
un délire de l’imagination, elles eurent aussi le
urent aussi le mérite d’élever les esprits et les âmes au-dessus de l’
amour
d’instinct, et de préparer cet amour du cœur, ce
prits et les âmes au-dessus de l’amour d’instinct, et de préparer cet
amour
du cœur, ce doux accord des sympathies morales si
orales si fécond en délices inconnues à l’incontinence grossière, cet
amour
qui donne tant d’heureuses années à la vie humain
années à la vie humaine, appelée seulement à d’heureux moments par l’
amour
d’instinct. Madeleine de Scudéry fut une des prem
uté à son sujet, pour le rendre plus théâtral, le songe de Pauline, l’
amour
de Sévère, etc. M. Corneille explique, dans l’Avi
t, avec son page et son ami, ne connaissant ni l’amitié de l’un, ni l’
amour
de l’autre. Il va droit chez la perle des femmes,
nt l’illustre mémoire, Vivra toujours dans notre histoire, Fouquet, l’
amour
des beaux esprits, Et dont un roman1 de grand pri
ifficulté ; mais comme rien n’intéresse davantage que la passion de l’
amour
, et qu’elle est plus à la portée des spectateurs
ère a fait rouler son action, son intrigue, et son dénouement. Mais l’
amour
, devenu le principal mobile de cette pièce, entra
bile de cette pièce, entraînait de nouvelles difficultés. Une scène d’
amour
bien filée, une autre scène de jalousie, suivie d
3. Les Comédiens de Monsieur, Pour qui dans mon intérieur, J’ai de l’
amour
et de l’estime, (Et surtout pour un anonyme,) On
’être admirées, Où princes et grands de la Cour, Et notre roi digne d’
amour
, En comblant nos cœurs d’allégresses, Font éclate
de Molière. « Dans la comédie espagnole, la princesse, qui dédaigne l’
amour
, a une conversation avec le prince, dont elle est
rince n’a d’autre intention que de la toucher et de lui inspirer de l’
amour
; dans cette situation, la princesse fait une fau
fausse confidence de l’état de son cœur, et feint d’être sensible à l’
amour
d’un de ses amants. Le prince, revenu de l’étonne
essein d’épouser la princesse sa fille, et qu’il a été insensible à l’
amour
, jusqu’au moment où la vue de sa nièce a commencé
er la plus vive tendresse : que cependant leur commune opposition à l’
amour
lui a rendu trop chère la princesse pour rien ent
; ce prétexte, tout spécieux qu’il paraît, fait assez entendre que l’
amour
est le motif qui l’anime ; cependant le père cons
s ce qu’il demande ; alors le prince se jette à ses genoux, avoue son
amour
et son stratagème, et lui en demande pardon, en p
mière fois à la princesse en habit de médecin, et se dit médecin de l’
amour
. La princesse, que ces plaisanteries divertissent
it et de l’indignation de la voir se déclarer si ouvertement contre l’
amour
; les présents qu’il reçoit du prince achèvent de
que le prince a nommée ; par là, le prince et obligé de lui parler d’
amour
, et elle est engagée à lui répondre : ce qui prod
âtrale. Cependant, le prince, malgré le dessein qu’il a de cacher son
amour
, profite des circonstances pour déclarer sa passi
ment le prince : son dessein est d’y chanter, et de lui inspirer de l’
amour
par la beauté de sa voix, et par les grâces de so
à peine, Et certes, il sera quelque jour, Fort propre aux rôles de l’
amour
. La permission que la veuve Raisin obtint pour t
vous apprendrez chez Quinet, Ce qu’ici vous dit Robinet. 1665. L’
Amour
médecina Comédie-ballet en trois actes, en p
Paris sur le théâtre du Palais-Royal, le 22 du même mois. « [*] L’
Amour
médecin est encore un de ces ouvrages précipités
fond de comique plus amusant, à la vérité, qu’instructif. » « [*] L’
Amour
médecin, est le premier ouvrage dans lequel Moliè
correction des mœurs, et remplissait mieux son intention. « [*]Dans L’
Amour
médecin, Molière introduit sur le théâtre quatre
ient concevoir. » « [*]Entre les dénouements de Molière, celui de L’
Amour
médecin doit tenir le premier rang : c’est une pe
séjour à la cour d’Angleterre, avait fort aimé Mlle Hamilton : leurs
amours
même avaient fait du bruit, et il repassait en Fr
il te laisse mourir de faim, prend cet argent, je te le donne pour l’
amour
de l’humanité.” » b. Rosimont, comédien du Mara
ait, appris et représenté en cinq jours. Voyez l’Avis au lecteur de L’
Amour
médecin. 1. [Note marginale] Voyez l’Avis au lec
de L’Amour médecin. 1. [Note marginale] Voyez l’Avis au lecteur de L’
Amour
médecin. 1. [Note marginale] Vie de Molière, par
, dès le berceau. Vous voyez que je suis gentilhomme manceau. Mais l’
amour
fait descendre volontiers monsieur le marquis de
, d’infiniment d’esprit cependant, ont mis au théâtre un avare dont l’
amour
se partage, pour ainsi dire, entre ses richesses
orsque l’exemple de la licence et de la débauche venait d’en haut ? L’
amour
du luxe et le besoin des plaisirs étaient tels qu
nous voyons l’intéressante Angélique, dont cette mort fait éclater l’
amour
filial. Enfin, il oppose à l’orgueilleuse et péda
ncée, qui lui promet de l’aimer beaucoup: « Ce n’est guère; en fait d’
amour
, vois-tu, trop n’est pas même assez. »Ceci est du
e assez. »Ceci est du pur Marivaux. Orgon, en effet, dans Le Jeu de l’
amour
et du hasard, dit à sa fille : « Qu’ici-bas il fa
révolution et propager les principes républicains. Malheureusement l’
amour
de la patrie et la haine du despotisme n’étaient
son côté, donne bien l’idée de ces femmes légères et frivoles à qui l’
amour
du luxe et des plaisirs faisait négliger leurs de
adame à son hôtel avait spectacle et bal ; Le soir elle jouait dans L’
Amour
filial ; Et vous concevez bien qu’une aussi grand
des créanciers et de plus un rival plébéien qui le contrarie dans ses
amours
, il conseille au jeune homme de faire mettre les
llègues, et qui, du moment où l’on est de son avis, n’en est plus par
amour
pour l’indépendance ; pusillanime au fond cependa
t ; pour se conformer au goût du jour, il compliqua son intrigue de l’
amour
romanesque d’un jeune plébéien pour la fille d’un
e l’amour romanesque d’un jeune plébéien pour la fille d’un ministre;
amour
que celle-ci partage, et dont le ministre est d’a
la peinture des mœurs est abandonnée ou négligée, ce n’est pas dans l’
amour
du public pour l’extraordinaire et la fiction qu’
raison me le dit chaque jour, Mais la raison n’est pas ce qui règle l’
amour
. Enfin, lui démontre-t-on jusqu’à l’évidence que
re-t-il pas encore pour lui tout son dévouement ? Moins occupé de son
amour
qu’afflige de la résolution de son ami, son premi
rait l’unir. Mais si dans un tel choix, comme tout se peut faire, Son
amour
éprouvait quelque destin contraire, S’il fallait
ès tout, que les erreurs d’un homme honnête. Il intéresse parce que l’
amour
, comme les autres sentiments qui l’animent, est p
, je ne croyais pas être Si plaisant que je suis. Alceste, dans son
amour
, vous semble-t-il moins extravagant ? Non, c’est
isanthrope inspire dans cette scène. On souffre sans doute de voir un
amour
comme le sien, aussi vrai, aussi passionné, payé
n’est-on pas aussi un peu en colère de le lui voir si mal placer? Cet
amour
, d’ailleurs, pour être bien intéressant, n’est-il
ue tous les amants et dont Eliante fait une si piquante peinture : L’
amour
, pour l’ordinaire, est peu fait à ces lois, Et l’
fait aucune illusion sur ceux de sa maîtresse. Non, dit-il, . . . L’
amour
que je sens pour cette jeune veuve Ne ferme point
nature doit entraîner à des concessions peu délicates, auxquelles un
amour
, né d’une source plus pure, ne descendrait jamais
aiblesse extrême, Et ménager pour vous l’excès prodigieux De ce fatal
amour
, né de vos traîtres yeux ! Défendez-vous au moins
e plus grossier; mais c’est toujours un homme entraîné par un violent
amour
, où les sens ont la plus grande part, et qui, pou
sse, Je te pardonne tout et te rends ma tendresse. Considère par-là l’
amour
que j’ai pour toi, Et, me voyant si bon, en revan
s ce regard mourant, contemple ma personne, Et quitte ce morveux et l’
amour
qu’il te donne. C’est quelque sort qu’il faut qu’
d’originaux divers, depuis l’orgueilleux Adraste, « tout gonflé de l’
amour
de lui-même, » jusqu’au grand flandrin de vicomte
uger tel, c’est que, dans la scène où Damis le surprend déclarant son
amour
à Elmire et se hâte d’en instruire son père, Tart
de madame il est, ma foi, jaloux. Ainsi c’est, comme on le voit, l’
amour
qui par moments peut faire oublier à Tartuffe sa
re venue excitaient à ce point sa convoitise, il est à présumer que l’
amour
qu’il ressent pour Elmire n’aurait pas, comme il
re mentir son personnage, prêter à Tartuffe une pareille faiblesse. L’
amour
, à les en croire, n’a que peu de prise sur les ge
réduite, Faire poser le masque à cette âme hypocrite, Flatter de son
amour
les désirs effrontés, Et donner un champ libre à
lant avec adresse la manière dont elle a d’abord écouté l’aveu de son
amour
et les circonstances qui l’ont suivi, finit par l
ut nous donner de tendres sentiments. Quelque raison qu’on trouve à l’
amour
qui nous dompte, On trouve à l’avouer toujours un
es de leurs victimes, pour satisfaire un certain goût du luxe ou leur
amour
des plaisirs, se livrer inconsidérément à des dép
nt que d’ordinaire on emploie au théâtre pour exprimer les élans d’un
amour
honnête. ] L’ardeur de Tartuffe doit être grande
ien caractériser. Tout plein de ses désirs coupables et déclarant son
amour
à Elmire, on se figure Tartuffe l’œil enflammé, m
ne aimée ; Et c’est en nous qu’on trouve, acceptant notre cœur, De l’
amour
sans scandale et du plaisir sans peur. Dans la s
er que pécher en silence. Au surplus, dans les deux grandes scènes d’
amour
, Tartuffe n’est Tartuffe qu’à demi : il a déjà so
us m’excuserez, sur l’humaine faiblesse, Des violents transports d’un
amour
qui vous blesse, Et considérerez, en regardant vo
rse la pièce est mue par deux grandes passions, la concupiscence et l’
amour
des richesses ; que dès lors il faut se montrer t
ont propres ; pour ne pas exprimer l’une avec l’accent passionné d’un
amour
ordinaire, ou ne pas la faire dégénérer en satyri
En ces occasions, n’est guere le langage D’un cœur bien enflammé d’
amour
. J’osois me flatter, en moi-même, Que, loin de
e vit témoigner une joie assez tendre, Et rendre aux soins de votre
amour
Tout ce que de mon cœur vous aviez lieu d’attendr
Que me dites-vous là ? Alcmene. Que me dites-vous là ?Que même votre
amour
Montra de mon accueil une joie incroyable ; Et qu
i que son impatience Pour le retour s’étoit donné ; Et jamais votre
amour
, en pareille occurrence, Ne me parut si tendre &a
s là demeurer. Le déshonneur est sûr, mon malheur est visible, Et mon
amour
en vain voudroit me l’obscurcir ; Mais le détail
parler à l’insu de ses séveres surveillants. Voici l’expédient que l’
amour
ou plutôt sa coquetterie lui avoit dicté. « Le pe
mettoit de n’aimer que lui, l’exhortoit à juger de la violence de son
amour
par la démarche hardie qu’elle faisoit, le quitto
; Damon éclaterent de rire. Sainval vomit mille imprécations contre l’
Amour
, les femmes, les balcons & les sacs à ouvrage
avec leurs modeles, que la scene livrée entiérement à des propos, des
amours
, ou des actions constamment héroïques, deviendroi
e entre vous & la toute-puissance. Elle reconnoît l’objet de son
amour
dans le héros qui lui sauve la vie. Samson ne peu
nnoît alors que le bras de Dieu s’appesantit sur lui, & punit son
amour
pour Dalila. Mon mal redouble, hélas ! mes sens
; Pour la seule vertu je la sens enflammée : Et d’un tyran, en moi, l’
amour
fait un héros. Mais la fureur reprend bientôt la
e mes peines, De mon bonheur détruit prouve la vérité. Je le sens cet
amour
dont je brûle pour elle, Et pour la démentir ma f
e est compté pour rien. La Princesse, qui n’a pas été insensible à l’
amour
de Sigismond, vient le délivrer à la tête d’une a
smond paroît. Il se passe entre lui & la Princesse une scene où l’
amour
, la valeur & la générosité brillent également
ns de Carlos les avoit portées toutes deux jusqu’à l’aimer, mais d’un
amour
étouffé par le souvenir de ce qu’elles devoient à
t l’interrompre : les raisonnements politiques, les froids discours d’
amour
ne doivent pas le glacer ; & les pensées rech
ur un homme de sainte vie, pourroit, sans le savoir, être utile à ses
amours
. Après avoir concerté dans sa tête la maniere don
m’aime plus que sa vie, & qui ne me refuse rien. Je réponds à son
amour
comme je dois. Je serois la personne du monde la
Cavalier, s’étoit apperçue avec plaisir qu’elle lui avoit donné de l’
amour
. Elle retourne voir le même Pere, & commence
omme se retira avec une joie extrême d’avoir reçu des assurances de l’
amour
de sa maîtresse, & des présents magnifiques q
simplicité du bon Pere, qui avoit, sans y penser, si bien servi leur
amour
, & on prit des mesures pour se voir à l’aveni
, qui vient, dit-elle, continuellement sous ses fenêtres lui parler d’
amour
. Réprimande très vive du Docteur à Léandre, qui a
supériorité. Dans l’Ecole des Maris, Isabelle se fait servir dans ses
amours
par une personne qui croit voir en elle l’honneur
& la rend bien plus brillante. Isabelle & Valere se jurent un
amour
éternel, se donnent la main, conviennent d’un enl
s aux siens ont tâché chaque jour De pouvoir expliquer l’excès de mon
amour
. ACTE II. Scene XI. Sganarelle, à Isabelle. Mai
e de farces comme le Festin de Pierre, peindre la croyance en Dieu, l’
amour
de Dieu, la dignité, la nécessité de cette croyan
l’amour de Dieu, la dignité, la nécessité de cette croyance et de cet
amour
. Ces scènes ne sont point d’origine espagnole : e
dessus ; mais Fénelon a-t-il mieux dit749 ? Le désintéressement de l’
amour
de Dieu, qu’il faut aimer par-dessus toute chose7
t Sganarelle qui l’encourage, « il aime mieux mourir de faim752. » L’
amour
du prochain, qu’il faut aimer comme soi-même pour
im752. » L’amour du prochain, qu’il faut aimer comme soi-même pour l’
amour
de Dieu753, quand a-t-il été pratiqué d’une maniè
e épurée de tout le commerce des sens, une tendresse toute sainte, un
amour
détaché de tout, qui n’agit point pour soi, et ne
vie et de prévenir votre perte. Sauvez-vous, je vous prie, ou pour l’
amour
de vous, ou pour l’amour de moi. Encore une fois,
perte. Sauvez-vous, je vous prie, ou pour l’amour de vous, ou pour l’
amour
de moi. Encore une fois, je vous le demande avec
la plus pure de la foi chrétienne et aux élans les plus ardents de l’
amour
divin, sans que cet incroyable mélange choque le
en de passion, et non pas un état moyen de croyance dans le vrai et d’
amour
pour le bien797. Voilà le principe de la morale d
En un mot, la morale de Molière est fondée sur la notion claire et l’
amour
vif du bien 800. Cette morale naturelle est néces
Sévigné écrit au comte de Bussy-Rabutin : « On parle de changements d’
amours
à la cour ; le temps nous en éclaircira133 ». Le
roi. Plus sa tendresse pour son fils augmente, plus il semble que son
amour
pour la mère diminue ; ce n’est plus que comme un
nt-Germain, une lettre où se trouvent de légères traces de son secret
amour
pour le roi et une nouvelle indication de la tend
on qui l’avait rendu dès longtemps amoureux de madame de Maintenon. L’
amour
aurait suffi peut-être pour déterminer le roi à l
me de Maintenon, c’est le désintéressement, c’est le sacrifice de son
amour
, c’est le vertueux usage de l’empire qu’il lui do
n grand charme cette amitié qui, dans madame de Maintenon, était de l’
amour
retenu par la raison, la justice, l’honneur, la b
oin du moment où il dirait : Je n’ai que trop chanté les jeux et les
amours
; Sur un ton plus sublime il faut me faire entend
les sentiments de son cœur, l’admiration, l’amitié, la confiance et l’
amour
. » (Genlis, t. II, p. 93). 138. T. XIII, p. 111
tait ; elle opposait la religion. La religion était donc obstacle ; l’
amour
seul était donc le motif du roi. À la vérité, la
charmes. La main du roi fut sollicitée par la religion en faveur de l’
amour
. L’amour l’aurait peut-être donnée sans elle, et
La main du roi fut sollicitée par la religion en faveur de l’amour. L’
amour
l’aurait peut-être donnée sans elle, et elle ne l
é du reste, je dois le dire, d’étudier la pièce en conscience et avec
amour
; cependant je n’ai pas joué Alceste, et, selon t
Géronte, les Argan, les Harpagon ; l’injustice et la tyrannie dans l’
amour
le plus vrai, comme dans Arnolphe et dans tous se
ait souffert. Armande le trompait : Armande, qu’il avait épousée par
amour
, après l’avoir élevée avec la plus généreuse et l
e, incapable de sortir de son petit mot vaniteux pour comprendre ni l’
amour
, ni le génie de son mari ; — ne voyant en lui seu
ent plus dans la disposition de la plaindre que de la blâmer. C’est l’
amour
qui parle, à coup sûr ; mais c’est aussi, je pens
mple, que sa femme, la belle et platonique Julie, s’entremît dans les
amours
de Louis XIV avec Mme de Montespan. Voilà une pat
du Médecin malgré lui et la façon cavalière et quasi espagnole de l’
Amour
peintre ! — Mais je reviens à mon sujet. La leçon
ux, il l’est en effet, sincèrement et profondément ; mais comment cet
amour
s’exprime-t-il ? Par boutades et par bourrades :
njures ! On n’a jamais vu d’amant si rébarbatif. Mais ce qu’il est en
amour
, il l’est en toute autre chose, et c’est ce qu’il
onte l’a habillée à la manière du temps, voilà tout. Oui, parbleu, en
amour
, l’espérance, et puis l’espérance, et toujours l’
cet air là qu’il exprime à Célimène … l’excès prodigieux De ce fatal
amour
né de ses traîtres yeux ! Voilà pour Alceste con
r outragé ! Je sais que sur les vœux on n’a point de puissance. Que l’
amour
veut partout naître sans dépendance. Que jamais p
aiblesse extrême, Et ménager pour vous l’excès prodigieux De ce fatal
amour
né de vos traîtres yeux ! Et alors, enrageant, m
Allez, vous êtes fou dans vos transports jaloux Et ne méritez pas l’
amour
qu’on a pour vous. Je voudrais bien savoir qui po
pressant de se disculper, avec feu : Ah ! rien n’est comparable à mon
amour
extrême, Et dans l’ardeur qu’il a de se montrer à
joie et la gloire en ce jour De vous voir tenir tout des mains de mon
amour
! Admirable profession de foi et qui dans son em
l y a de plus noble et de plus douloureux au monde ; et sa défaite en
amour
le rend cher à ceux qui ont eu plus ou moins à se
es donne à Alceste, comme don Juan fait l’aumône au pauvre, — pour l’
amour
de l’humanité. Réponse à M. de La Pommeraye Ici
A moins toutefois qu’on ait des raisons de le leur dire. Mais pour l’
amour
pur de la vérité absolue ! Oh ! non, la morale ne
re. Il avait des « goûts d’artiste », comme nous disons maintenant, l’
amour
des beaux ameublements, des œuvres d’art, d’un in
eois gentilhomme, il n’était pas importun, il n’était pas trompeur en
amour
, encore qu’il fût polygame, il n’était pas méchan
, ce port que tout le monde admire. Ce visage si propre à donner de l’
amour
, Pour qui mille beautés soupirent nuit et jour ;
plainte. De jaloux mouvements doivent être odieux, S’ils partent d’un
amour
qui déplaît à nos yeux ; Mais tout ce qu’un amant
st ce que Corneille avait déjà indiqué dans un joli vers : Et plus l’
amour
est grand, plus il est délicat (c’est-à-dire sus
réhabiliter Don Garcie en disant qu’il en est. Il s’agit du véritable
amour
: Mais que contre ses vœux on combat vainement,
robable que Molière était à cette date (1661) sous l’influence de son
amour
pour Armande Béjart, plus jeune que lui de vingt-
i amoureuse d’un autre et du prince qui, pour amener la princesse à l’
amour
pour lui, se déclare à elle épris d’une autre bea
femme antique, beaucoup moins sensible, n’avait guère de désespoirs d’
amour
, restreint, ainsi, à n’être qu’un sensuel, qu’un
antique la plus considérable. En ce temps-là il s’appelait Zeus. L’
Amour
médecin L’Amour médecin est une simple farce,
idérable. En ce temps-là il s’appelait Zeus. L’Amour médecin L’
Amour
médecin est une simple farce, mais c’est une date
ir de 1665 avoir remplacé les marquis par des docteurs. La farce de L’
Amour
médecin est, du- reste, lestement enlevée, d’un a
ite que c’est lui-même qu’elles adorent. Il y a, çà et là, des vers d’
amour
fort agréables : Et vous pouvez l’avoir, cette i
pouvez l’avoir, cette injuste tristesse ! Vous pouvez soupçonner mon
amour
de faiblesse, Et croire qu’engagé par des charmes
rable qu’il montra plus tard dans son Amphitryon. Le Sicilien ou L’
Amour
peintre Voltaire a pleinement raison _au jugem
peintre Voltaire a pleinement raison _au jugement qu’il donne de L’
Amour
peintre : « C’est la seule petite pièce en un act
nd plus bouffon et moins agréable. » On ne saurait dire plus juste. L’
Amour
peintre ressemble assez sensiblement au Barbier d
à la prose et qui n’y détonnent pas. Victor Hugo estimait beaucoup L’
Amour
peintre et il aimait à en citer les premières lig
pour soi… Voilà encore sur quoi nous aurons occasion de revenir, L’
Amour
peintre est un charmant chef-d’œuvre en un acte.
a scène de dépit amoureux, qui, de quoi qu’en faveur de Molière notre
amour
pour lui nous entretienne, doit être reconnue com
rit plus que le jour, Et moi je perdrais la vie- Pour lui montrer mon
amour
. — Mais si d’une douce ardeur Quelque renaissant
-être la seule pièce où Molière n’ait fustigé aucun travers . Dans l’
Amour
peintre même, du reste charmant, il a berné un Ba
ire, et ce qu’il me faut dire Exerce sur mon cœur pareille cruauté. L’
amour
le met en feu, la contrainte le tue ; Et si par l
eintre commun trouve une peine extrême, À sortir, dans ses airs, de l’
amour
de soi-même ; De redites sans nombre il fatigue l
le pauvre, quoique vaincu par lui, lui donne cependant un louis « par
amour
de l’humanité ». Cela veut ; dire qu’il suffit d’
l, étant le bon ; il faut écrire et même parler avec agrément par cet
amour
du bien qui doit accompagner fous les actes de no
sont tus » ; il ne faut se laisser guider, pour le mariage, que par l’
amour
, en s’assurant bien, du reste, qu’il est réciproq
e. Il est toujours (excepté dans l’École des maris) pour le mariage d’
amour
, pour le mariage jeune, pour le mariage entre jeu
ose fût érigée en règle générale. Tout le monde sent que le mariage d’
amour
entre jeunes gens, malgré certains inconvénients
aimer. Molière partisan et défenseur du mariage jeune et du mariage d’
amour
ne contrarie donc pas son public et se sent coude
lière qui a de la générosité dans la pensée et qui rêve de mariages d’
amour
, qui rêve d’éducation libérale et confiante aux b
ardit tout à fait mes vieux jours, Et je me ressouviens de mes jeunes
amours
. Premier point donc : Molière ne sacrifie pas, n
trois Tartuffe, voué deux Tartuffe de la médecine et un Tartuffe de l’
amour
conjugal. Et, comme il arrive toujours, votre sot
; Et bien que mon sort touche à ses derniers soleils, je dirai que l’
amour
sied bien à vos pareils, Que ce tribut qu’on rend
sse, éclataient chaque jour : Mais je m inquiétais de ne voir point d’
amour
, Et puisque les langueurs d5une plaie invincible
n 1668, Molière a-t-il écrit Amphitryon pour approuver et flatter les
amours
adultères de Louis XIV ? Nous n’en savons rien du
ais où il trompe aussi la femme et exploite, pour tromper la femme, l’
amour
même de la femme pour son mari. Le Seigneur Jupit
est dans Don Juan, mais, que je crois, n’a pas beaucoup de portée. L’
amour
de Dieu ? Il y a doute. La seule vertu qu’il ait
e (« Ce diable de Molière attire tout chez lui. » Chevalier, dans les
Amours
de Calotin, 1663). Songez qu’il est au moment de
econnaître les gens de votre siècle […] » On sait assez que dans les
Amours
de Psyché Gélaste, qui n’est peut-être pas Molièr
trompés par toute la ville. Son fond, c’est l’instinct despotique, l’
amour
féroce de la propriété, le propriétisme furieux.
en a seize, et c’est quand elle en avait « quatre » qu’il a eu de « l’
amour
pour elle » et qu’il l’a comme achetée et séquest
iments connexes au précédent : il a l’horreur de la civilisation et l’
amour
intéressé d’une religion rigoureuse et disciplina
minine primitive, toute d’instinct, allant droit à la jeunesse et à l’
amour
, au genre d’amour que peut donner la jeunesse, et
toute d’instinct, allant droit à la jeunesse et à l’amour, au genre d’
amour
que peut donner la jeunesse, et en même temps ing
isais couler. De même Don Juan, ayant vu deux jeunes fiancés ravis d’
amour
l’un pour l’autre, dira : « La tendresse visible
uelles ardeurs me donna de l’émotion ; j’en fus frappé au cœur et mon
amour
commença par la jalousie. Oui, je ne pus souffrir
… » Voilà qui s’entend : le bonheur des autres offense Don Juan et l’
amour
chez lui commence par la jalousie, c’est-à-dire p
enons de le voir, la vue de la douleur des autres le ramène aussi à l’
amour
. Il a abandonné Elmire ; elle revient à lui, elle
oir au matin. Tiens, voilà un louis d’or ; mais je te le donne pour l’
amour
de l’humanité. » « Cette scène, convenable au c
ette douce violence dont elle nous entraîne, J’ai beau être engagé, l’
amour
que j’ai pour une belle n’engage point mon âme à
s, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l’
amour
est dans le changement. On goûte une douceur extr
assion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d’un tel
amour
, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos
cède pas ; son émotion, il est bien loin de ce qu’il était quand tout
amour
satisfait était pour lui enterré à jamais ; — qu’
n à quoi assurément il songe ; mais il est retenu dans le monde par l’
amour
qu’il a pour une mondaine, et il est sans cesse e
caractère que lui. Le fond de son âme est certainement la vertu et l’
amour
du bien, mais aussi il y a, dans le fond de son â
le métier dont il vit. Donc il doit l’employer un peu quand il parle
amour
. Or, il ne l’emploie qu’un peu et si c’eût été un
se soit arrangé de manière que quelques expressions de la langue de l’
amour
divin se glissassent dans le discours par où Tart
our divin se glissassent dans le discours par où Tartuffe déclare son
amour
terrestre. On peut faire la statistique et je ne
vice d’Argan n’est qu’une vertu pratiquée sottement et gauchement. L’
amour
de soi est une vertu. Il faut, pour les siens, po
homme. L’égoïsme n’est estimable qu’en fonction de l’altruisme, et l’
amour
de soi n’est une vertu qu’à la condition qu’on en
à quoi rêvent les vieilles filles. Elle a été jeune, elle a songé à l’
amour
, elle a lu les livres qui en parlaient ; elle s’e
nt. Elle s’est vue elle-même dans toutes les héroïnes des aventures d’
amour
, et transportant cette mentalité dans la vie réel
éable, mais la vérité, et d’inspirer à chacun, en même temps que de l’
amour
pour elle, de l’estime pour tous les autres et de
matériel qui lui serait, tendu et il demande des preuves réelles de l’
amour
d’Elmire, et comme cette sollicitation est précis
comme il sa beaucoup trop voulu pour ses intérêts. Elle va droit à l’
amour
la première fois qu’il s’offre et serait bien inc
crèce, et quel passage ? Celui où le poète se moque des passions de l’
amour
et le montre comme une hallucination perpétuelle.
tant. Est-ce aimer que cela ? Oui, à la condition qu’on accorde que l’
amour
peut être une simple forme de l’estime. Dans cert
ime aussi davantage. Car enfin c’est ce qui lui montre que c’est de l’
amour
, et s’il n’était pas un coquin ce ne serait que d
l est un scélérat ce ne peut être de l’estime et c’est donc bien de l’
amour
, et à force de se dire : « Faut-il que je l’aime
défaut de l’autre avec une grande bienveillance ». Et c’est ce duo d’
amour
, étourdissant de bon sens et de placidité, entre
rait l’unir. Mais si dans un tel choix, comme tout se peut faire, Son
amour
éprouvait quelque destin contraire, S’il fallait
ions qui vont suivre s’y appliquent. Or il n’y a rien qui écarte de l’
amour
comme d’être sur le radeau de la Méduse ou de cro
au de la Méduse ou de croire y être, et il n’y a rien qui écarte de l’
amour
comme l’ambition, particulièrement comme cette am
comme vous dites, pendant trente ans. Un jour il tombe amoureux et l’
amour
a raison, partiellement, de l’inhibition. Vous n’
montre Harpagon forcé par son fils et par le respect humain et par l’
amour
à donner à Mariane un diamant qu’arracher de son
ts le baron Hulot se sentir idéaliste, s’éprendre pour une femme d’un
amour
, chaste, d’une passion où il y aurait de la pitié
omique et de trop outré lorsqu’il explique à Agnès la violence de son
amour
avec ces roulements d’yeux extravagants, ces soup
« La pièce tient au tragique le héros y montrant presque toujours un
amour
qui passe jusqu’à la fureur et le porte à demande
’enfer, Orgon, le peureux en face de l’indigence, Harpagon. C’est par
amour
de ce naturel qu’il a à peu près banni de ses piè
r à lui, cette galanterie, c’est-à-dire ce langage conventionnel de l’
amour
, cette phraséologie de l’amour, cette imagination
t-à-dire ce langage conventionnel de l’amour, cette phraséologie de l’
amour
, cette imagination toute faite et traditionnelle
ns l’ombre de déclamation ; elle le réfute en femme d’expérience : L’
amour
, dans son transport, parle toujours ainsi. Des re
ise de Paris, peut-être une fille de petite noblesse, qui exprime son
amour
par tout ce qu’il lui inspire de pratique, sans a
le langage tragique et pompeux. On pourrait appliquer au langage de l’
amour
dans Molière ce qu’il a dit de certaines faveurs
ce qu’il a dit de certaines faveurs amoureuses et dire que ses mots d’
amour
ou de colère amoureuse sont Semblables à ces eau
de par cette loi des contraires qui régit, quoi qu’en dise Schérer, l’
amour
, et il est logique qu’amoureux d’une mondaine et
és, et que Philaminte finalement soit stupéfaite des sottises que son
amour
du bel esprit lui a fait faire. Il est vrai qu’Or
gréables dans la Princesse d’Élide, dans la Pastorale comique, dans l’
Amour
peintre. Remarquez cette particularité très notab
rin et de l’octosyllabe. Voici des exemples pris exclusivement dans L’
Amour
peintre qui, ne l’oubliez pas, est en prose : Il
dire La grande ambition des femmes Est, croyez-moi, d’inspirer de l’
amour
, Tous les soins qu’elles prennent Ne sont que pou
iment pas qu’on les gêne. […] Mais tout cela ne part que d’un excès d’
amour
. — Si c’est votre façon d’aimer, Je vous prie de
st ainsi préparé qu’il écrivit Amphitryon et il est à remarquer que l’
Amour
peintre est de 1667 et Amphitryon de janvier 166
isément ce qu’il faut que le rythme soit. Relisez encore les propos d’
amour
de. Jupiter à Alcmène : Je ne vois rien en vous
mmé, Et c’est, je vous l’avoue, une chose charmante De trouver tant d’
amour
dans un objet aimé. Mais, si je l’ose dire, un sc
res sentiments que vous me faites voir ; Et pour les bien goûter, mon
amour
, chère Alcmène, Voudrait n’y voir entrer rien de
ait ni à la dignité que garde toujours Jupiter ni au caractère de son
amour
qui ne laisse pas d’être un peu superficiel. Lai
ge où le célibat et la solitude deviennent pénibles. Il était las des
amours
banales ; la fortune et le succès commençaient à
se sentent aimés ; ce sentiment n’aurait pas de peine à se changer en
amour
conjugal. Quant à la jeune fille, elle ne pouvait
excédée de tous « ces jeunes fous » qui « la raillent sottement sur l’
amour
d’un vieillard, » et déclarant qu’elle préfère de
’amour d’un vieillard, » et déclarant qu’elle préfère de beaucoup cet
amour
à « tous les beaux transports de leurs jeunes cer
ti-pris d’admiration, qui témoignent, après huit ans de mariage, d’un
amour
aussi vif et aussi ardent que le premier jour. On
on valet Covielle, et soutiens ma résolution contre tous les restes d’
amour
qui me pourroient parler pour elle. Dis-m’en, je
une belle mijaurée, une pimpesouée bien bâtie, pour vous donner de l’
amour
! Je ne lui vois rien que de très médiocre et vou
mande faisait la princesse, une sorte de Diane farouche, ennemie de l’
amour
, mais qui ne tarde pas à s’humaniser en faveur du
un homme d’une condition inférieure à la sienne et qui lutte entre l’
amour
qu’elle-même ressent et le sentiment de sa dignit
eu d’une pompe royale, c’est l’apothéose de leur manière d’entendre l’
amour
; tous les sentimens y sont grandioses et nobles,
e leur traité et de l’aller voir toutes les après-midi. » Ce marché d’
amour
est commode et simple ; mais, outre que l’on sait
e cette manière ; mais, pour moi, je crois qu’il n’y a qu’une sorte d’
amour
, et que les gens qui n’ont point senti de semblab
langage de ce solennel imbécile de baron dans On ne badine pas avec l’
amour
, lorsqu’il répond aux supplications passionnées d
aussi douloureuses que celles dont souffrait Molière. Seul, un autre
amour
peut les rendre supportables, en attendant que l’
éprise d’une passion violente pour le très jeune Baron, qui faisait l’
Amour
, et ils auraient continué leur rôle hors du théât
ntes les unes que les autres, on est heureux de rencontrer non pas un
amour
, mais un hommage aussi pur qu’honorable pour Arma
ntimens pour Mlle Molière lorsque, dans Psyché, il faisait parler à l’
Amour
le langage délicieusement précieux qui est dans t
dire, nous apprend Fontenelle, Corneille lui-même. Le sentiment que l’
Amour
murmurait avec une espérance passionnée, Martian
ité de sa femme, et Armande une coquette aimant plus les manèges de l’
amour
et les satisfactions de vanité qu’ils procurent q
èges de l’amour et les satisfactions de vanité qu’ils procurent que l’
amour
lui-même. Si ce n’est point là un caractère très
’appui de la foule qui était à ses pieds, la foule a passé à d’autres
amours
, elle ne sait plus rien de ses transports de la v
de ; à peine l’ordre est donné, la comédienne est perdue. Imposez vos
amours
à la comédie, aussitôt le public s’éloigne ou il
nt la voix évoquait les fantômes d’autrefois, ces belles princesses l’
amour
de la terre ! — et avec ces illusions-là, que d’e
et avec ces illusions-là, que d’enthousiasme, que de passions, que d’
amours
à jamais évanouis ! Ce malheureux Prince des Sots
qu’un brave homme, fort discret, dont la baraque s’ouvrait à tous les
amours
défendus. Or, parmi ces derniers sages, il y avai
es ; la poupée a créé le rococo, le joli, le bouffon, le mignard, les
amours
enrubannés, la poudre aux cheveux, la mouche à la
racontent, entre eux, toutes sortes de mensonges, passions factices,
amours
fictifs, terreurs qui tiennent à un poignard sans
te ; sa voix était pleine d’éclat pour la colère, de tendresse pour l’
amour
, pleine de déchirements pour les grandes douleurs
arité, il se tenait à la distance convenable. Portait-il un message d’
amour
, et cette charge-là n’était pas tout à fait dans
au monde apportant, pour tout capital, beaucoup d’esprit, beaucoup d’
amour
, beaucoup de jeunesse ; ils ont dépensé avec une
d silence. Ils portent aux hommes assemblés, le rire et les larmes, l’
amour
et la haine, la passion et la terreur, puis tout
mée, et certes il ne fallait pas un grand instinct pour deviner que l’
amour
et la comédie avaient passé par là. Maintenant, m
nts ; où c’est le cœur froid qui exprime le mieux les tendresses de l’
amour
; où les beaux rôles de la jeunesse appartiennent
il n’importe, et toute votre haine Chasse un cœur tant de fois que l’
amour
vous ramène. C’est la dernière ici des importuni
a comédie, il la joue pour son propre compte, et ne songeant qu’à ses
amours
, le voilà bien loin d’être le modèle idéal et sub
ésenter à son bénéfice, Le Dépit amoureux, cette élégante idylle de l’
amour
naïf et coquet ; La Critique de l’École des femme
, au contraire, dans sa comédie, arrange à merveille la déclaration d’
amour
de l’aimable Gillette. Voici la scène : Autour du
ville de Boccace, à l’instant même où il n’était question que du fol
amour
du comte de Roussillon pour la fille d’une pauvre
stoire de sa maison, les chagrins, les douleurs et les traverses de l’
amour
. Je vous en prie, disait Gillette, faites dire à
es enfin toute prête à l’écouter, et s’il accepte votre rendez-vous d’
amour
, qu’il vous envoie son anneau d’or. Ainsi fut dit
comte de Roussillon rentre dans son comté sans trop s’occuper de ses
amours
. Seulement le jeune comte trouve déjà que les heu
bien il ouvrit ses bras à sa femme, et depuis ce jour il l’entoura d’
amour
et de respects. Tel est ce petit drame, un drame
isions-nous autrefois du docteur Blanche, ce que disait Voltaire de l’
amour
! et rien n’amusait le docteur Blanche davantage.
leuses ; bêtes sans peau, têtes sans cervelles, sourires sans causes,
amours
sans motifs, passions sans feu ni lieu, rêveries,
eler, par une illumination soudaine, les joies de sa jeunesse, et ses
amours
, et ses délires, à l’instant même où la comédie l
de sa raison absente il va chanter sa plus vive chanson de joie et d’
amour
. N’est-ce pas, en effet, que c’est chose curieuse
fin les dangers courus par cette enfant, les obstacles apportés à cet
amour
légitime, le caractère ingénu de son père, cette
te voix douce et tendre suffit à réciter ces admirables passages d’un
amour
sincère et vrai, comme on n’en met guère dans le
rée à des jouets d’enfant, ou cette vieille fille qui se jette dans l’
amour
idéal, faute d’une passion moins éthérée. De ces
e, Horace, tous enfin, étonnés et charmés de cette Vénus africaine, l’
amour
et la passion des plus beaux esprits de tous les
de finesse, les deux amis nous expliquent comment la délicatesse de l’
amour
français répugnait à cette convention funeste par
nrichis, la fine fleur du Parlement ou de la finance, nous aurons des
amours
plus délicates, parce qu’elles s’adresseront à to
s par épouser, si elles le veulent bien. Par cela même que toutes nos
amours
seront d’une origine libre et qu’elles s’agiteron
origine libre et qu’elles s’agiteront dans un cercle plus vaste, nos
amours
vont gagner en dignité, en élégance, en esprit, e
, esclave et fille d’esclave ; c’est la différence de la débauche à l’
amour
mutuel et librement consenti ; c’est la différenc
s, non, pas même un seul jour. Je renonce à ma sœur plutôt qu’à votre
amour
. Tout ce personnage de l’affranchie amoureuse es
e, une réserve inconnues aux Romains. Cette Thaïs qui parle si bien d’
amour
, soyez-en sûrs, elle ne sera pas inutile à la Did
livre. À cette comédie de Térence, commence la langue véritable de l’
amour
. En ce moment la courtisane disparaît : on ne se
à comment nous sommes, nous autres, les affranchies du festin et de l’
amour
; nous n’avons pas le droit de pleurnicher à tout
rmante, inconnue à la comédie grecque, la joie inépuisable des jeunes
amours
? La Malade i maginaire Il faut cependant
sé là, sans lui dire pourquoi, une jeune fille à qui il avait juré un
amour
éternel. Sous aucun rapport ce baron ne vaut notr
et même un peu capricant » ; tout ce qu’il peut faire, et encore par
amour
pour miss Anna, c’est d’ordonner à la malade des
uminations ; la terre et le ciel, l’ironie et l’esprit, l’argent et l’
amour
, toutes les délices se réunissent dans le même dr
mmes, charmante et malicieuse enfant qui n’a pas d’autre maître que l’
amour
, vient de mettre au monde son troisième fils, et
t jamais été davantage la souveraine maîtresse de ses actions, de ses
amours
. Délivrée de ce censeur importun, elle s’abandonn
lles, trahie par ses propres faiblesses, passa de mains en mains et d’
amours
en amours jusqu’au jour où sa maison fut déserte,
ie par ses propres faiblesses, passa de mains en mains et d’amours en
amours
jusqu’au jour où sa maison fut déserte, où la vie
son image ! Ces vives passions ont changé et se sont déplacées ; ces
amours
s’amortissent et s’en vont où vont toutes choses.
ivers comique, le bâton remplace l’éclat de rire, le mariage efface l’
amour
, les passions font place aux intérêts. Versailles
e les plus charmants, renier les divinités poétiques, les Grâces et l’
Amour
, et se repentir publiquement d’avoir chanté toute
celui-là qui se moque de Boileau en écrivant comme lui, et qui fait l’
amour
à la barbe des Athéniens. Ce qui fut dit fut fait
ant que Regnard, même sans piano, et vous passerez pour un héros de l’
amour
. Regnard était allé en Alger à l’époque où les ba
ut content pour son propre compte, il dut être fort mortifié dans ses
amours
; car enfin c’était lui dire, bien clairement, qu
préparé par toutes sortes d’aventures étranges, incroyables, par des
amours
tels qu’on n’en faisait plus depuis l’Astrée, et
survivants… le sentier de la licence poétique, de la vie facile, des
amours
vulgaires, des joies de la taverne et des amours
e la vie facile, des amours vulgaires, des joies de la taverne et des
amours
débraillés. Pour tout dire il ouvrait brillamment
us rien de plus amusant que Le Joueur, ces deux passions, le jeu et l’
amour
, qui sont aux prises, celle-ci renversant celle-l
e ! Il ne s’agit pas d’une soubrette éveillée et rieuse, protégeant l’
amour
des jeunes gens comme c’est son droit, son devoir
, pas même son éclat de rire, à plus forte raison ses préjugés et ses
amours
. En fait d’amours et de préjugés, on tient à honn
at de rire, à plus forte raison ses préjugés et ses amours. En fait d’
amours
et de préjugés, on tient à honneur d’arriver le p
ant, si cagot ! (On ne parlait plus à Paris, ni de la guerre, ni de l’
amour
, ni des fêtes, ni des carrousels d’autrefois) que
ète comique de notre âge, l’auteur de La Camaraderie et des Premières
amours
! — Voyez donc que d’esprit, de génie, et de gaît
onge !) le luxe exquis et sans frein, les festins sans fin, le jeu, l’
amour
, l’intrigue, les beaux-arts, les merveilles, les
va, c’est lui qui le ramène. Il n’est pas tellement préoccupé de ses
amours
, qu’il ne veille fort bien sur les amours de ses
tellement préoccupé de ses amours, qu’il ne veille fort bien sur les
amours
de ses voisins. Eh ! mais, j’y songe ! Ce prétend
disait ce gentilhomme anglais au roi Louis XV : — Vous venez faire l’
amour
à Paris ? disait le roi. — Non Sire ! je l’achète
e Ninon de Lenclos et de madame de Maintenon ; la ville aux élégantes
amours
, aux belles passions, aux belles manières, au sav
in que d’écrire à des femmes étrangères, ou de recevoir des lettres d’
amour
, sous les yeux et dans la maison même de Lucinde.
es trois femmes qui paient le même homme, qui courent après lui, sans
amour
et sans passion, et qui le quittent sans regret e
xcuse que dit Moncade, Lucinde est persuadée comme si elle l’aimait d’
amour
. Ce n’est pas là le propre d’une femme qui paie s
ces innocentes filles si charmantes, ces grandes dames si fières, ces
amours
si malheureux, ces passions si indignement mais s
jolie ! Après toute délibération, on résolut, pour les guérir de leur
amour
, de les laisser mourir de faim. La faim vint, plu
nt pas d’autre métier que de tirer un certain profit de leurs vénales
amours
. L’un, Moncade, reçoit à son lever une montre d’A
ronne. À fortune égale, il donnera la préférence à la petite brune. L’
amour
du chevalier n’est pas capable d’un plus grand ef
montrait enfin, amoureux pour leur propre compte, partagés entre leur
amour
et leur avarice, et traités par l’objet de leur p
n’a voyagé sur la carte de Tendre, et même sa première déclaration d’
amour
a quelque chose qui offense et qui blesse ces dél
cates personnes, si entendues dans les choses les plus délicates de l’
amour
. Suivez Don Juan, écoutez-le, et vous allez prend
allez prendre en mépris tout ce qui est la passion, tout ce qui est l’
amour
. Fi ! s’ensevelir à tout jamais, dans une passion
, Seigneur Eraste ? Eraste. Hé bien, Seigneur Eraste ?En quel état l’
amour
? Valere. En quel état vos feux ? Eraste. En que
e. En quel état vos feux ?Plus forts de jour en jour. Valere. Et mon
amour
plus fort. Eraste. Et mon amour plus fort.Pour L
orts de jour en jour. Valere. Et mon amour plus fort. Eraste. Et mon
amour
plus fort.Pour Lucile ? Valere. Et mon amour plu
s fort. Eraste. Et mon amour plus fort.Pour Lucile ? Valere. Et mon
amour
plus fort. Pour Lucile ?Pour elle. . . . . . . .
pourroient ici découvrir ma venue, Qu’il est à propos de cacher. Mon
amour
, que gênoient tous ces soins éclatants Où me teno
qu’il vienne. Citons un exemple plus considérable. LE SICILIEN, ou L’
AMOUR
PEINTRE. ACTE I. Scene II. Il fait noir comme da
roit infaillibles ; mais la jeune & simple Agnès, instruite par l’
amour
seul, les rend toutes inutiles. Le plaisant de ce
taparole va la continuer. Etant ainsi ces deux amants conjoints d’un
amour
réciproque, cependant qu’ils étoient en ces propo
e, se partit ». Vous pouvez penser, mêmement ceux qui ont expérimenté
amour
, combien tous ces discours étoient agréables à Ma
iste, Eut un François moins propre à faire en Droit un cours Qu’en
Amours
. Le Docteur un beau jour, le voyant sombre &
l’élite de Rome, Des Graces, des Vénus, avec un grand concours D’
Amours
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . Il offroit l
re des cocus. Horace. A ne vous rien cacher de la vérité pure, J’ai d’
amour
en ces lieux eu certaine aventure ; Et l’amitié m
ais peut-être il n’est point que vous n’ayez bien vu Ce jeune astre d’
amour
de tant d’attraits pourvu ; C’est Agnès qu’on l’a
es grands ressorts, Et que ce doux métal qui frappe tant de têtes, En
amour
comme en guerre avance les conquêtes. . . . . . .
grande part aux peines de son prochain, s’apperçut bientôt & de l’
amour
de l’étranger, & du peu de progrès qu’il fais
temps, fit connoissance & amitié avec elle ; il lui découvrit son
amour
, & lui promit de faire pour le moins sa fortu
douta point qu’on ne le voulût attraper. Sa peur alors domina sur son
amour
, tout violent qu’il étoit, & il s’enfuit plus
ois que ce fut aussi sans la regretter, rien n’étant si fragile que l’
amour
que l’on a pour une sotte. Laure ne le trouva poi
II. Dans un vieux livre intitulé les Faveurs & les Disgraces de l’
amour
, que j’ai lu dans mon enfance, & que je n’ai
domestiques un droit670. Certes, si les comédies tournent bien, si l’
amour
honnête et le désintéressement sont récompensés,
uche686, celui d’Hippolyte, qui vient donner à un jeune homme perdu d’
amour
d’inutiles conseils de modération687. Mais de que
opposition formelle avec la raison et avec lui-même, quand il peint l’
amour
si beau693, le mariage si excellent694, et qu’il
e délicate et tendre comme Molière en a.tant représenté, la joie de l’
amour
peut-elle être complète sans une mère digne de ce
digne de ce nom ? Quelle éducation peuvent donner aux enfants de leur
amour
ceux qui n’ont pu s’aimer qu’en se moquant de leu
haute moralité appliqués à la peinture de l’homme, de la femme, de l’
amour
, du mariage. Il y a là, qui le croirait ? une inf
a de naturel et de bon dans la famille grandissant autour d’eux avec
amour
et ^soumission. La société entière est une immens
ourdi. 673. Le Dépit amoureux. 674. Le Mariage forcé. 675. L’
Amour
médecin. 676. Le Médecin malgré lui, les Fourb
belle ; et c’est par là qu’il s’empêcheroit des choses ! » 741. L’
Amour
peintre, sc. XXI. 742. Le Misanthrope, act. I,
sur-tout font des faux pas en géants, & nous en pigmées. Un petit
amour
larmoyant, souvent interrompu par de plates plais
piece jusqu’à la fin, n’est pas moins ridicule dans la comédie, que l’
amour
tout-à-fait tragique mêlé par les Anglois au comi
ui ne demandent qu’à pleurer, ou pour des adolescents, à qui le mot d’
amour
, prononcé sur un ton d’élégie, fait verser des la
idicules. L’on s’accoutume à croire insensiblement que l’intérêt de l’
amour
est le seul qui doive regner dans une comédie, &a
lie & Eraste s’aiment ; que le pere de Julie est contraire à leur
amour
, puisqu’il l’a promise à M. de Pourceaugnac, Avoc
enes dans lesquelles les valets parodient leurs maîtres, & font l’
amour
pour leur compte ; enlevez-en encore toutes les a
ulime fille du Cadi. Le chagrin de ne pouvoir parler à l’objet de son
amour
l’a réduit à l’extrémité. Il est convalescent. Vo
assiner leur maître. Almanzor se montre au Cadi, & lui avoue son
amour
. Zulime vient se jetter aux pieds de son pere, p
lle est sa fille, mais en qualité d’être 34. Rosalie lui parle de son
amour
, lui représente que son pere, avant que de mourir
jure que la philosophie ne tiendra pas contre Crispin, Marton & l’
Amour
. Acte II. Valere a fait entrer chez Cidalise, en
c déclarer sans détour, Pour l’un tous vos mépris, pour l’autre votre
amour
. Rosalie. Oh ! oui. Marton. Oh ! oui.Vous sentez
. Cela promet. Rosalie. Cela promet.Aussi, pourquoi m’épouvanter ? L’
amour
, dans le besoin, me rendra du courage. Ressembl
sa discipline. Dans les Philosophes, Cidalise dit en paroissant : L’
amour
, dans le besoin, me rendra du courage.
t entier sublime. Sganarelle, qui va porter à Valère la déclaration d’
amour
, ensuite le billet, ensuite le conseil d’enlever
, dans laquelle Euriale et la princesse se trompent tous les deux par
amour
, et veulent se persuader qu’ils sont insensibles,
dénouement moins inconcevable en le faisant souhaiter davantage. L’
AMOUR
MÉDECIN. Jolie farce. La première scène du pre
Myrtil y parlent comme des bergers bien amoureux et bien naïfs. L’
AMOUR
PEINTRE. Petite pièce pleine de grâce et de ga
c’est le grand Corneille qui l’a faite. Psyché fait sa déclaration d’
amour
à l’Amour : c’est un modèle. Voilà tout ce qu’il
grand Corneille qui l’a faite. Psyché fait sa déclaration d’amour à l’
Amour
: c’est un modèle. Voilà tout ce qu’il y a dans l
e plus ; la quatrième, où Bélise veut toujours voir une déclaration d’
amour
dans tout ce que lui dit Clitandre ; au deuxième
ervalle, admirez la série : le Mariage forcé, la Princesse d’Élide, l’
Amour
médecin, Mélicerte, Pastorale comique, le Sicilie
de secours étrangers, Molière eût dit volontiers ce qu’il disait de l’
Amour
médecin, dans son Avis au lecteur : « Il serait à
ur une scène au moins, d’être délicat : ce débat sur la jalousie et l’
amour
est un épisode précieux, mais d’une préciosité ch
et les Grâces, du haut du ciel, viendront-elles dans des conques ? L’
Amour
partira-t-il « du bord du théâtre, et, après avoi
la Bête ; ensuite, au troisième acte, par le spirituel entretien de l’
Amour
, ce Prince Charmant, et de son valet Zéphire : —
— aussitôt après, par la déclaration tendrement ingénue de Psyché à l’
Amour
, et par la réplique tendrement jalouse de l’Amour
génue de Psyché à l’Amour, et par la réplique tendrement jalouse de l’
Amour
à Psyché : — voilà pour Corneille ; — enfin, de-c
’a pu l’être celui des comédies de Molière. Bourdaloue a foudroyé les
amours
du grand roi avec Mlle de la Vallière ; M. Louis
é pratique qu’il a fait ces recherches. Il les a menées à bien pour l’
amour
de la vérité. Molière est un moraliste infiniment
de Mascarille, ce n’est point qu’il soit emporté par la violence d’un
amour
qui le rende inattentif ; c’est qu’il est au fond
ibles. Vous vous rappelez ce délicieux couplet sur les illusions de l’
amour
que Molière a emprunté de Lucrèce pour le transpo
ux que parce que le hasard les jette à la traverse d’un rendez-vous d’
amour
. Si Éraste n’attendait pas Orphise, il écouterait
venant l’un après l’autre, se trouvent déranger le même rendez-vous d’
amour
. C’est une pièce à tiroirs. Une pièce à tiroirs n
-sept ans, j’aimais encore ! » À vingt-sept ans ! On se retirait de l’
amour
juste à l’époque où nous venons d’y entrer. Les q
t encore dans la force de l’âge ; mais ces bagatelles charmantes de l’
amour
jeune ne conviennent plus à sa tête qui grisonne
en homme de théâtre. Voici, d’un côté, un homme qui a passé l’âge des
amours
, et, de l’autre, une enfant de seize ans qui ne s
Cette loi de nature, Arnolphe n’en a tenu aucun compte. La question d’
amour
n’est pas entrée dans ses calculs. Chose bizarre
e piano ou sur le confesseur. Non, j’entends une passion sérieuse, un
amour
vrai et profond. Mais c’est un renversement de la
s engins dont la civilisation dispose ; je veux dire que ces sortes d’
amour
, qui contrarient l’instinct primordial de la créa
conter Katia. Tout ce que je voulais vous faire observer, c’est qu’un
amour
, quand la disproportion d’âge est trop considérab
et l’emporter sans résistance aucune. Arnolphe n’a pas fait entrer l’
amour
en ligne de compte, ou plutôt il a cru sottement
entrer l’amour en ligne de compte, ou plutôt il a cru sottement que l’
amour
lui amènerait à lui, quadragénaire, cette fillett
te éducation se retournant contre lui à tout coup. Il avait éliminé l’
amour
de ses calculs, et l’amour se venge ; et il se ve
contre lui à tout coup. Il avait éliminé l’amour de ses calculs, et l’
amour
se venge ; et il se venge doublement. Car, outre
passion : Un air doux et posé parmi d’autres enfants M’inspire de l’
amour
pour elle dès quatre ans. Ce n’était pas là, j’i
e l’amour pour elle dès quatre ans. Ce n’était pas là, j’imagine, un
amour
bien vif ni bien brûlant. Ce même amour, Arnolphe
n’était pas là, j’imagine, un amour bien vif ni bien brûlant. Ce même
amour
, Arnolphe l’a gardé pour Agnès devenue jeune fill
plus, en Agnès, son idée fixe réalisée que la femme elle-même. Mais l’
amour
a soufflé sur cette maison, et voilà que la passi
t, pour s’en parer, il a pris la nature corps à corps ; il a chassé l’
amour
de son jeu et lui a dit : « Tu n’existes pas ; ri
de plus aisé que de triompher de toi, ou même de s’en passer. » Et l’
amour
a repris l’offensive, et il l’a forcé, le couteau
. Et comme il n’en peut être aimé, puisque la loi de nature est que l’
amour
des jeunes aille aux jeunes, c’est l’éducation mê
on même qu’il a donnée à la jeune fille qui la livre sans défense à l’
amour
et la lui arrache des mains. C’est la situation d
L’École des femmes que la révolte instinctive de la jeunesse et de l’
amour
, contre une vieille bête qui a cru pouvoir, grâce
ire. Il veut être aimé, et au lieu d’aimer lui-même et de prouver son
amour
, ce qui est la seule voie, il ennuie sa maîtresse
imé. L’événement lui donne tort ; Agnès se prend tout naturellement d’
amour
pour Horace ; non pas seulement parce qu’il a vin
ingt ans, mais parce qu’il a suivi le meilleur chemin pour inspirer l’
amour
. Arnolphe s’en aperçoit, et l’idiot qu’il est ! a
yllogisme. Je sais que sur les vœux on n’a point de puissance. Que l’
amour
veut partout naître sans dépendance, Que jamais p
s bien lui-même, ce qui souffre le plus dans cet entretien, ou de son
amour
raillé ou de sa logique en déroute : Ciel ! rien
aime moi-même. Si par hasard vous sentez pour notre ami cette sorte d’
amour
que je ne connais point, je suis assez indulgent,
e de Montaiglon remarque, avec beaucoup de sens, que Le Sicilien ou l’
Amour
peintre serait un livret d’opéra-comique tout fai
ers libres sans rimes) il l’a fait, et certaines scènes, les scènes d’
amour
ou de jalousie, sont bien plus agréables à lire,
alant que le grand couplet de Jupiter : Ah ! ce que j’ai pour vous d’
amour
et de tendresse Passe aussi celle d’un ép
r après m’avoir tirée de l’eau, et les hommages assidus de cet ardent
amour
, que ni le temps, ni les obstacles n’ont rebuté,
lui, Weiss, personnellement, et qu’il aime mieux voir ou Le Jeu de l’
amour
et du hasard de Marivaux ou Les Trois Sultanes, c
te de pitié presque attendrie ; car elle est coquette au fond, et cet
amour
la flatte. Mais elle est trop sensée pour ne pas
mme. Il ne se doute de rien ; autour de lui, le secret des nombreuses
amours
d’Ida s’est ébruité ; il est devenu même public ;
ce qui faisait le fond de toutes les conversations en ce temps-là, l’
amour
! ou plutôt des propos de galanterie spirituelle
voir une déclaration. Oui, elle le sait, car Dorine a déjà remarqué l’
amour
de Tartuffe, et elle en parle, comme elle fait to
! car Molière, — et c’est là un trait de génie, — n’a pas voulu que l’
amour
de Tartuffe fût ridicule. Rien ne lui était plus
» et peu capable d’en aimer un autre, mais se plaisant à jouer avec l’
amour
. Aussi, ne suis-je pas d’avis que, dans la derniè
us les yeux que deux polissons, se cachant de leur père, pour faire l’
amour
, sous les yeux et avec la complicité de la petite
jeunes amoureux qui se fâchent et qu’elle raccommode. Tous ces jeux d’
amour
sont des plus honnêtes, puisqu’elle est là, et qu
er : le chœur se reforma et nous entendîmes pour la seconde fois : L’
amour
charme Ceux qu’il désarme. C’est une mélodie ple
ité ; celle que Molière a mise en scène, c’est la mère des ris et des
amours
, un peu bien maligne peut-être, violente, emporté
u de ces émerveillements qui l’étonnent. Les princes lui offrent leur
amour
. « Que ne vous adressez-vous à mes sœurs ? » leur
c’était une jeune femme qui connaissait les joies et les peines de l’
amour
, et qui avait pitié de ses sœurs qu’on délaissait
: elle l’aperçoit, et soudain la voilà frappée. Son âme s’éveille à l’
amour
. Mlle Favart a rendu en comédienne consommée cett
ses regards étonnés et tendres, un mélange de rougissante pudeur et d’
amour
qui s’ignore. Elle tendait les bras comme attirée
nd il l’écrivit. Toute cette pièce est, en quelque sorte, imprégnée d’
amour
, et l’on y respire un air tout chargé de volupté.
ite pour la Comédie-Française, qui a fait de grandes dépenses par pur
amour
de l’art ; pour M. Thierry qui a pris une initiat
les voilà toutes qui se récrient et Philaminte ajoute : Ah ! pour l’
amour
du grec, souffrez qu’on vous embrasse. Ah ! la v
aminte ravie, Bélise pudique, Armande un peu ennuyée de subir, pour l’
amour
du grec, les lèvres de ce vieux cuistre et il arr
tin. Il rend compte de son ambassade à son frère, qui s’intéresse aux
amours
de Clitandre et d’Henriette. Il lui conte qu’elle
ardit tout à fait mes vieux jours, Et je me ressouviens de mes jeunes
amours
. Eh bien ! il pourra se faire qu’un jour il se r
bon sens a conduit son cœur ; si Clitandre s’exalte en lui parlant d’
amour
, elle le ramène au vrai : L’amo
en lui parlant d’amour, elle le ramène au vrai : L’
amour
dans ses transports parle toujours ainsi ;
ge, que d’Henriette, qui désire honnêtement la chose et qui ne voit l’
amour
que dans un mariage où le cœur est approuvé par l
a été, tout le long du rôle, charmant de jeunesse, de bonne grâce, d’
amour
tendre et d’aimable persiflage. Il n’a manqué que
fait courir comme cinq cents diables aux cabinets, et le second à un
amour
hystérique de l’or qui le fait courir comme un dé
ond des eaux ; Vous aviez de Vénus et l’habit et la mine ; Cent mille
amours
poussaient une conque marine ; Et les zéphyrs bad
océdé pour les situations, « les scènes à faire » ou à « refaire ». L’
amour
de Géronte pour Isabelle, c’est de L’Avare ; la s
Mascarille se font gloire de mériter les galères, où la jeunesse et l’
amour
ont le droit de triompher insolemment et de se jo
crédit elles étaient restées. En 1801 il écrit, parlant des Jeux de l’
amour
et du hasard : « Cette pièce qui court les petit
de Shakespeare. « En écoutant cette charmante comédie des Jeux de l’
amour
et du hasard, écrivait Théophile Gautier, il nous
s, de comtesses, évanoui sans retour ; et pourtant dans les Jeux de l’
amour
et du hasard respire comme un frais souffle de Co
coutant Le Caprice, Les Caprices de Marianne, On ne badine pas avec l’
amour
, Il ne faut jurer de rien, prit le goût de ces an
llet et de sa Marguerite Laroque. Faut-il parler encore des Jeux de l’
amour
et du hasard ? Tous les jeunes cœurs n’ont-ils pa
cun de ces deux hommes n’est à sa place ! » dit la Sylvia du Jeu de l’
amour
et du hasard comparant le faux Bourguignon et le
e montre presque à portée de la main. Mais il sait que le chemin de l’
amour
est semé d’une foule de petits obstacles, chicane
a pièce reprend, jusqu’à la prochaine barrière, son allure bénigne. L’
amour
, et non pas l’amour-passion, mais l’amour mêlé de
ière, son allure bénigne. L’amour, et non pas l’amour-passion, mais l’
amour
mêlé de galanterie, avec tout ce qu’il a de plus
connaisseurs, il plaît encore au grand public ; c’est que Le Jeu de l’
amour
et du hasard, Le Legs et Les Fausses Confidences
ançaise, devant l’élite des amateurs. 4 avril 1881. « Le Jeu de l’
amour
et du hasard » I. L’interprétation de Mariva
. L’interprétation de Marivaux À propos de la reprise du Jeu de l’
amour
et du hasard, je m’étais engagé à examiner avec n
îmes à causer, et naturellement la conversation tomba sur Le Jeu de l’
amour
et du hasard. Je ne lui cachais pas combien j’éta
ade, M. Benoit, le célèbre professeur de la Sorbonne, sur Le Jeu de l’
amour
et du hasard. Je n’ai pu vous reprendre à l’entr’
ita Rusca pour les soubrettes) la première représentation du Jeu de l’
amour
et du hasard, qui fut un des rares triomphes de M
ivaux n’en composa que quelques-unes, par exemple Arlequin poli par l’
amour
, son premier succès. S’il fut assez souvent heure
Or, celle-ci fit tomber deux de ses pièces, la seconde Surprise de l’
amour
et Les Serments indiscrets. Pourquoi ? parce qu’e
s cascades qu’elle comporte. Eh bien ! pour ne citer dans Le Jeu de l’
amour
et du hasard qu’une de ces scènes, prenez celle q
il m’est devenu pour ma part impossible de lire tout haut Le Jeu de l’
amour
et du hasard. Je n’ai plus la sincérité d’express
u trois mois, quand Mlle Bartet se hasarda dans la Sylvia du Jeu de l’
amour
et du hasard, tout en rendant justice à la supéri
le va aimer, la pièce sera tout de suite finie. De cet étonnement à l’
amour
vrai, le chemin est court ; Marivaux ne saurait l
tre la femme de l’homme qu’on lui propose. Mais voilà que peu à peu l’
amour
se lève dans ce cœur ingénu, qui ne sait pas ce q
amour se lève dans ce cœur ingénu, qui ne sait pas ce que c’est que l’
amour
. Si elle se rendait compte sérieusement de ce qu’
e qui est à l’abri de ce qui m’arrive ? Où en sommes-nous ? » Pour l’
amour
de Dieu, ne mettez pas trop de sérieux à ces empo
venture est attendrissant. C’est la jeunesse qui s’extravase, c’est l’
amour
qui éclate, c’est la fantaisie qui pétille ! Il f
émoire des vieux de l’orchestre : Et je me ressouviens de mes jeunes
amours
! Il faut que cette plénitude de tendresse et de
tant qu’il se pourrait. Tous deux sont trompés dans leurs calculs ; l’
amour
, qui est un grand maître, éveille l’imagination d
re quand elle dit ces vers délicieux : Il disait qu’il m’aimait d’un
amour
sans seconde ; Il me disait des mots les plus gen
jouer par une autre comédienne Les Fausses Confidences ou Le Jeu de l’
amour
et du hasard. Aussitôt l’ombre évoquée arrive à v
renons encore un exemple. Mlle Judith venait de reprendre Le Jeu de l’
amour
et du hasard à la Comédie-Française. Écoutons Thé
de théâtre, était un fort bon juge : « Mlle Mars jouait Le Jeu de l’
amour
et du hasard et tout le répertoire de Marivaux av
it à Mlle Mars, et peut-être aussi à Mme Plessy. La pièce Le Jeu de l’
amour
et du hasard peut, à un certain point de vue, êtr
erait séduire aux ruses de ce coquin de Dubois et aux protestations d’
amour
du jeune homme ! que la seule chose qui lui pût c
le dernier mot de nos marchands ; cela ne finit pas. Il n’y a que mon
amour
pour Suzanne qui soit une vérité de bon aloi. Que
s le mérite souverain, mais la haute originalité du livre, ce brûlant
amour
de l’humanité qui échauffe toutes les pages de ce
ndre, pudique, réservée jusqu’en ses malices, s’ouvrant avec joie à l’
amour
, mais pénétrée de sentiments d’honneur, une Franç
nivré de beaux vers, s’écrie : Muses, tenez-moi lieu de fortune et d’
amour
! Il n’avait point, comme le poète romantique de
: Je ne sais où j’en suis, ni ce que je résous ; Ah ! qu’un premier
amour
a d’empire sur nous ! J’allais braver Chloé par m
e dit l’autre. Elle était capable tout ensemble et des transport d’un
amour
honnête et désintéressé, comme fut celui qu’elle
tous les respects. Cette figure, on voit que Favart l’a caressée avec
amour
. Il n’y a pas dans notre théâtre de rôle où il fa
L’Arabe révolté menace tes provinces : Cours le punir, laisse gémir l’
amour
, Donne-lui, si tu veux, des soins à ton retour.
En la montrant dans tout son jour Elle sait l’embellir des roses de l’
amour
… etc. Toute cette tirade est charmante, encore q
celui-là l’est bien davantage encore, car il faut qu’Elmire feigne un
amour
qu’elle ne sent point, et Soliman, qui ne l’aime
qui avaient sur lui des droits divers. Madeleine Béjart, son premier
amour
, Mlle de Brie, le. second, et Armande Béjart, sa
ore rien aimé, lui répondit Molière, et vous avez pris la figure de l’
amour
pour l’amour même. Je ne vous rapporterai point u
, lui répondit Molière, et vous avez pris la figure de l’amour pour l’
amour
même. Je ne vous rapporterai point une infinité d
comme tous mes efforts n’ont pu vaincre les penchants que j’avais à l’
amour
, j’ai cherché à me rendre, heureux, c’est-à-dire
e cette manière ; mais, pour moi, je crois qu’il n’y a qu’une sorte d’
amour
, et que les gens qui n’ont point senti de semblab
r à réfuter cette doctrine d’Alceste, Qu’a ne rien pardonner le pur
amour
éclate. Les voici : L’amour, pour l’ordinaire,
lceste, Qu’a ne rien pardonner le pur amour éclate. Les voici : L’
amour
, pour l’ordinaire, est peu fait à ces lois, Et l’
l’analogue dans les grandes œuvres de moins grands poètes. C’est à L’
Amour
médecin que nous devons le mot fameux : « Vous êt
divination des choses humaines, qui fait le grand poète. Voyez dans L’
Amour
médecin ce père qui adore sa fille, qui mourrait
e tout, mais qui, lorsqu’elle fait signe que sa peine est une peine d’
amour
, n’entend pas et la quitte brusquement : « Va, fi
roi m’avait donné Paris, sa grand’ville. Et qu’il me fallût quitter L’
amour
de ma mie , Je dirais au roi Henri : Reprenez vot
mais les fausses teintes disparurent. Chacun connaît la déclaration d’
amour
qu’Alexandre, dans la tragédie de Racine, fait à
r pouvoir ! Y a-t-il une grande différence entre cette déclaration d’
amour
, et telle autre que nous trouvons dans les pièces
de votre mère ? Ah! si par mon devoir forcé de vous quitter, Tout mon
amour
alors ne put pas éclater, Ne vous souvient-il plu
n de vous, sans espoir de retour, Je nourrissais encore un malheureux
amour
, Contente et résolue à l’hymen de mon père, Tous
arme, d’attraits, de beaux yeux : le compliment sert de passeport à l’
amour
. Alexandre et Xipharès envisagent leur passion co
ent, paraît une sorte de divinité peu traitable, dont ils implorent l’
amour
, non comme un sentiment heureux de s’avouer et de
épondre en se bornant à taquiner le héros macédonien sur ses propos d’
amour
galants et bien tournés. Monime n’a à reprochera
deux cas, c’est un langage discret et raffiné; mais dans l’un c’est l’
amour
qui s’en sert, et dans l’autre cette fausse image
c’est l’amour qui s’en sert, et dans l’autre cette fausse image de l’
amour
que l’on appelle la galanterie, et qui n’est le p
e double fin ; le critique allemand habitué au contraire à entendre l’
amour
parler une langue à part, une langue idéale, née
is née, Mon honneur, satisfait par ce respect soudain, Promet à votre
amour
et mes vœux et ma main. Mais prêtez bien l’oreill
eût fallu davantage si Tartuffe se fût borné à parler le langage d’un
amour
impudique et grossièrement sensuel ; mais ce dern
as une idée infiniment heureuse de mettre l’avarice aux prises avec l’
amour
? On objecte que la soif de l’or est un bon prése
st à la fois très piquant et très instructif de voir ce que devient l’
amour
quand l’avarice le domine et le comprime. Chose c
s disparaissent : on croyait être tout à la rage et l’on est tout à l’
amour
. Elle a des charmes contre lesquels on ne se met
sort s’accomplisse. C’est chose à la fois comique et touchante qu’un
amour
si tendre avec des pensées si sombres et des pass
ux moins facile et moins tendre. Au moment où cette piquante scène d’
amour
menace de devenir tout à fait sérieuse, et où Alc
urroux, N’ont jamais rien produit de si méchant que vous. Mais que d’
amour
sous cette violence, et quel débordement de tendr
omme il faut que l’on aime. ALCESTE. Ah ! rien n’est comparable à mon
amour
extrême ; Et dans l’ardeur qu’il a de se montrer
joie et la gloire en ce jour De vous voir tenir tout des mains de mon
amour
. Il était écrit qu’Alceste devait passer en un j
ager d’une parole qu’elle n’a jamais prise au sérieux; elle avoue son
amour
pour Philinte, et Alceste leur fait ses adieux. I
atisfaire, parce que rien n’y est plus commun que les apparences de l’
amour
et rien plus rare que l’amour lui-même. Au fond,
est plus commun que les apparences de l’amour et rien plus rare que l’
amour
lui-même. Au fond, Alceste est un homme fort, mai
s de La Critique de l’École des femmes, et surtout dans Don Garcie. L’
amour
malheureux et jaloux est de tous les sujets drama
’un cœur partagé ; Molière s’attache de préférence aux tourments d’un
amour
méconnu. Évidemment ils se trahissent; ils parlen
il avait éprouvé, comme Alceste, les tourments de la jalousie et d’un
amour
toujours repoussé. De même, il y a une ressemblan
une situation si cruellement dramatique, devait-il parler de ce fatal
amour
né de vos traîtres yeux, et prononcer des vers co
main à Célimène et lui offrir encore une fois l’oubli, le pardon et l’
amour
! Pauvre et grand poète, que de fois sur la scène
ngui sans exercice, quoiqu’elle refuse d’embrasser les savants pour l’
amour
du grec. Elle est jolie; mais on ne le remarque p
en de cette sensibilité maladive qui n’est que la fausse monnaie de l’
amour
. Que vous dirai-je encore ? Ce n’est pas la fianc
au s’étonnait si ingénument. Rien qui ressemble à un sacrifice pour l’
amour
des règles. Molière ne connaît pas ces peintures
e cadrent plus avec nos mœurs, dans leur esprit elles répondent à cet
amour
de la perfection poussée jusqu’au bout, qui est l
is que la femme, née pour soumettre l’homme à la douce influence de l’
amour
, soit prise de cette passion, que Molière trouve
ents de l’esprit moderne, plus positif et plus politique. Aux cours d’
amour
avaient succédé les salons, et, pour conserver le
ans leurs regards le sourire de la fortune autant que le sourire de l’
amour
. Le culte qu’on leur vouait était devenu un culte
JUPITER. Avez-vous bien le cœur de me traiter ainsi ? Est-ce là cet
amour
si tendre Qui devait tant durer quand je vins hie
s, et vos lâches injures En ont autrement ordonné. Il n’est plus, cet
amour
tendre et passionné ; Vous l’avez dans mon cœur,
s; et leur heureux naturel se trahit dans des domaines plus divers. L’
amour
est aussi pour eux une grande préoccupation; mais
âtre et la chaire; elle avait deux héros : le poète séducteur; dont l’
amour
était le thème favori, et le sévère prédicateur,
j’aime mieux mourir de faim. DON JUAN. Va, va, je te le donne pour l’
amour
de l’humanité. Que signifie ce mot l’humanité ?
il n’est pas ici un simple synonyme de bonté. Don Juan donne pour l’
amour
de l’humanité par opposition à Tartuffe qui donne
pour l’amour de l’humanité par opposition à Tartuffe qui donne pour l’
amour
de Dieu. Mais n’est-ce là qu’une ironie de plus,
impérieux, et jusque dans cette admirable Athalie, où, sous le Dieu d’
amour
, se cache ce Dieu des Hébreux, qui traitait les a
omme, moitié sérieusement, moitié dérisoirement, fait l’aumône pour l’
amour
de l’humanité. De même au XVIIIe siècle, pendant
i peut faire honneur ; il lui demande s’il n’a jamais éprouvé d’autre
amour
. Le capitaine répond qu’il a été amoureux, à Mila
s confidences du capitaine Spavente qui l’entretient de ses nouvelles
amours
, faisait naturellement entendre les mêmes plainte
d’ouïr de tes propres oreilles, et de la bouche même de cet ingrat, l’
amour
qu’il te porte. Infortunée, pourquoi perdre plus
ait votre serviteur si fidèle, si dévoué ; celle qui vous a aimé d’un
amour
si brave et si constant. Vous vous taisez, ah ! c
et si constant. Vous vous taisez, ah ! comme vous savez peu estimer l’
amour
d’une dame comme elle ! LE CAPITAINE. Est-il poss
qu’elle s’attire Toute âme par son bien dire, Combien d’attraits et d’
amours
Et d’autres grâces célestes, Soit au visage ou au
même une école. Il y avait aussi quelque chose de plus chez elle : un
amour
, une passion. Je m’explique. Peut-être, en effet,
c’était de ne pas partager ce qui faisait la vie même de l’école, son
amour
, sa passion pour les anciens. Cette passion rempl
dont je veux parler (21). » Voilà pour l’école. Mais, on le sait, l’
amour
n’aime pas trop les généralités, surtout les abst
ar haine de l’école, de cette école qui semblait avoir caché tout son
amour
de l’autorité, et toute la susceptibilité du moye
ise vient lui prêter son appui : Nous, nous établissons une espèce d’
amour
Qui doit être épuré comme l’astre du jour. La sub
ussi que voyons-nous ? Tout d’abord Gassendi communique à Molière son
amour
passionné pour Lucrèce. Le maître sait le poète e
a écrit les noms immortels, non dans ses livres, mais dans son cœur.
Amour
magnifique, chrétien en un mot… quand il n’est pa
uand il n’est pas seul, quand il est pénétré, soutenu, purifié par un
amour
plus élevé encore, par l’amour pour Dieu. Ne refu
l est pénétré, soutenu, purifié par un amour plus élevé encore, par l’
amour
pour Dieu. Ne refusons pas cependant de lui rendr
que l’homme, et quels efforts ne faut-il pas pour conserver tout cet
amour
à cette créature ainsi réduite à sa propre valeur
assant Gassendi, Molière a triomphé de lui-même… Mais ce jour-là, son
amour
pour l’humanité a-t-il été vaincu ? Non, Molière
ien qu’il vit ses défauts et ses vices. Seulement il souffrait de son
amour
. Et la conclusion de notre second travail ne fait
ombre de sentiments constituent le fond divin de la nature humaine. L’
amour
de la patrie, l’amour paternel ou maternel, l’amo
nstituent le fond divin de la nature humaine. L’amour de la patrie, l’
amour
paternel ou maternel, l’amour proprement dit, la
nature humaine. L’amour de la patrie, l’amour paternel ou maternel, l’
amour
proprement dit, la piété filiale, la tendresse de
t devenus dans la seconde plus riches, plus profonds, plus intimes. L’
amour
et l’honneur, les plus personnelles des passions,
Junon figura le lien conjugal ; Vénus et son fils, les passions de l’
amour
physique ; Minerve, la valeur militaire et la sag
e la tendresse paternelle. Dans cette jeune fille, la douce voix de l’
amour
couvre celle de l’honneur personnel. Dans ce fier
devoir, du sang à verser pour laver un affront, parle plus haut que l’
amour
. C’est de ce conflit que naît le tragique. Il con
tient à ses parents. Car le véritable principe du mariage n’est pas l’
amour
physique et l’attraction mutuelle des sexes, c’es
es Capulet qui nous importe ; c’est Juliette, c’est Roméo, c’est leur
amour
« infini comme la mer », mais semblable aussi à u
ment une défaite, et que la Société, la Famille, l’État, le véritable
amour
, le véritable honneur, l’ambition dans ce qu’elle
alité de citoyen, de roi, de père, de fils ou d’époux ; l’ambition, l’
amour
, la grandeur personnelle, voilà ce qui fit de lui
mouvoir dans un cercle d’idées générales et de sentiments généraux. L’
amour
de Roméo et de Juliette me touche, sans doute, bi
Société et de la Famille, la tendresse conjugale la piété filiale, l’
amour
fraternel, l’amitié, le patriotisme, qui paraisse
itié, etc., et particulièrement dans l’art romantique, l’honneur et l’
amour
. T. I, p. 203. 178. Le genre lyrique est pour
nel, c’est là une injustice, un mal en soi. Mais ces souffrances de l’
amour
, ces espérances brisées, ce martyre qu’éprouve un
armoyant et les lamentations de lu tragédie, sur le verbiage léger, l’
amour
de la dispute, etc., cette réalité en contraster
tolérante, fort et confiant dam la vérité de ses principes et dam son
amour
pour la vertu, l’on se met en opposition violente
que comme de simples personnifications des passions déterminées de l’
amour
, de l’honneur, de la gloire de l’ambition, de la
lever done Elvire à un couvent44, et qui se lasse si vite du touchant
amour
qu’il lui inspire45, passe aussitôt, de cette aff
et le caprice effréné qui lui fait outrager done Elvire par le nouvel
amour
qu’il conçoit soudain, non pas pour elle, mais po
ntraste ressort du déchirement de ce vieux cœur, tiré d’un côté par l’
amour
et de l’autre par sa cassette104, qu’il chérit tr
son rôle scélérat, est autant cupidité que luxure : chez Harpagon, l’
amour
de l’argent n’aboutit qu’à la honte ; chez Tartuf
es arts, sceptique universel, railleur de toutes choses, incrédule en
amour
comme en religion et en médecine, type de vice él
e du bon sens, paraissait à l’époque de la grande mode des suicides d’
amour
, nécessaires dans tous les romans, et multipliés
rdi, act. II, sc. VII. 115. Le Tartuffe, act. II, sc. III. 116. L’
Amour
médecin, act. I, sc. VI 117. Le Bourgeois genti
t. V, sc. IIII ; le Misanthrope, act. II, sc. VII ;act. IV, sc. I ; l’
Amour
peintre, sc. XIII ; le Mari confondu, act. I, sc.
prodigieux,26 & c’est le seul que l’on représente aujourd’hui. L’
amour
médecin, L’amour medecin, comédie en trois actes
p; c’est le seul que l’on représente aujourd’hui. L’amour médecin, L’
amour
medecin, comédie en trois actes en prose, avec un
les des hommes. Il semble que la misantropie soit incompatible avec l’
amour
; mais un misantrope amoureux d’une coquette, fou
nt de maniéres, & se prêter à tous les genres. Le sicilien, ou l’
amour
peintre, Le sicilien, ou l’amour peintre, comédie
tous les genres. Le sicilien, ou l’amour peintre, Le sicilien, ou l’
amour
peintre, comédie-ballet en un acte en prose, repr
’école des maris. La finesse du dialogue, & la peinture vive de l’
amour
dans un amant italien & dans un amant françoi
amp;, sur tout, par le tour neuf & délicat de la déclaration de l’
Amour
à Psiché. Moliere travailla plus à loisir la comé
de imaginaire, il jouë la foiblesse la plus universelle de l’homme, l’
amour
inquiet de la vie, & les soins trop multiplié
e Valere & d’Eraste dans le dépit amoureux ; si Clitandre, dans l’
amour
médecin,62 produit à peu près le même incident qu
différens tems. Mais il ne faut point confondre les deux scénes de l’
amour
médecin, & du sicilien, que nous venons de ci
12. Voyez l’avis au lecteur qui précéde la cocuë imaginaire, ou les
amours
d’Alcippe & de Céphise, comédie en trois acte
il te laisse mourir de faim, prend cet argent, je te le donne pour l’
amour
de l’humanité. 26. Voyez mercure galant, janvi
de l’humanité. 26. Voyez mercure galant, janvier 1677, page 33. L’
amour
medecin, comédie en trois actes en prose, avec un
t, appris, & représenté en cinq jours. Voyez avis au lecteur de l’
amour
médecin. 28. Voyez Grimarest, page 76. Le misa
dans le ballet des muses, à la suite de Mélicerte. Le sicilien, ou l’
amour
peintre, comédie-ballet en un acte en prose, repr
e & des graces de Baron encore jeune, il lui destina le rôle de l’
Amour
dans Psiché. 70. La Raisin, veuve d’un organiste
édies en cachette, nous ne cherchions dans la comédie que le Roman (d’
amour
). Ces sentimens sont fort vrais, mais on ne doit
emières scènes je vois qu’il n’y a rien à gagner Ainsi au Jaloux sans
amour
où il n’y a que deux pauvres petites plaisanterie
avez bien voulu traduire pour moi. Mon petit traité idéologique sur l’
amour
, aura ainsi un peu de variété. Le lecteur sera tr
leur, comme dit M. Locke : c’en est l’essence et le fonds. » B : « L’
amour
de soi. Helvétius. " I, page 162 : V : « Chauli
bons. » B : « Sublime. » II, page 7 : V : « L’estime s’use comme l’
amour
. » B : « On se lasse de parler de l’homme estima
« On trouve dans l’histoire de grands personnages que la volupté ou l’
amour
ont gouvernés » B : " La volupté ou l’amour est
ages que la volupté ou l’amour ont gouvernés » B : " La volupté ou l’
amour
est une passion. » II, page 50 : V : « Le sot s’
x des autres quarts, tandis que tous comprennent dans Andromaque. L’
amour
d’Oreste, L’enlèvement qu’il se propose, Sa rival
Les Vaniteux sont fatigués. Alceste Ah ! rien n’est comparable à mon
amour
extrême. r. [ri] un peu de la duperie d’Alceste.
st volé à l’indignation, ou au dégoût qu’eût produit la déclaration d’
amour
du Tartuffe. Il a sur votre face épanché des bea
créature, Sans admirer en vous l’Auteur de la nature Et d’une ardente
amour
sentir mon cœur atteint. Au plus beau des portrai
ur À dire à mon mari cette galante ardeur, Et que le prompt avis d’un
amour
de la sorte Ne pût bien altérer l’amitié qu’il vo
ère, et lui mettre en plein jour L’âme d’un scélérat qui vous parle d’
amour
. Indignation de jeune homme ; cela peint bien Da
4 novembre 1813. Jadis on s’intéressait à Atalide ; aujourd’hui que l’
amour
partage l’empire du théâtre avec les autres passi
rendre difficile la scène de la table, mais cela peut s’arranger. Cet
amour
motive même la tentative de séduction de Tartuffe
peu d’attention que je me permets. Si je meurs, regret d’avoir fait l’
Amour
], au lieu de travailler au genre Mocenigo. II
* * [Note i, page 16 (édition in-8º de 1804).] Cette scène suppose un
amour
extrême entre Valère et Élise, et ne le prouve po
érances. Cette manière pouvait faire naître de charmantes peintures d’
amour
. Élise aurait paru craintive, tremblante, aurait
et toutes ses objections auraient été successivement détruites par l’
amour
et les paroles rassurantes de son amant. Ce moyen
is pourquoi Molière, dont le caractère mélancholique sentit si bien l’
amour
et la jalousie, s’est refusé la peinture d’amants
situation : Le père, vieux courtisan, portant sa fille à écouter l’
amour
d’un prince (on voit bien que j’écris toutes les
a quelques nuances de ce G. Dandin agrandi dans M. Recard de Collé (l’
Amour
d’autrefois et l’Amour actuel. Tome 2). En un mot
e G. Dandin agrandi dans M. Recard de Collé (l’Amour d’autrefois et l’
Amour
actuel. Tome 2). En un mot, Molière pour des rais
mari, à ce qu’ils disent, est un jaloux qui ne veut pas qu’on fasse l’
amour
à sa femme ; et il feroit le diable à quatre, si
ri n’y sera pas, ou le temps que je sortirai, pour me parler de votre
amour
; vous n’avez qu’à y venir, je vous promets que v
Si cela était exact, ces dames voudraient s’attirer le respect ou l’
amour
par leur science ; leur ridicule serait le désapo
détruit net la grâce, l’extermine partout. Voilà vingt-deux vers sans
amour
, mais non pas sans pédanterie. D’ailleurs les sen
tre tous les honneurs d’un général d’armée. Toujours satire et pas d’
amour
, quoique Henriette l’eût remis sur la voie. Clit
Vadius. Philaminte, Bélise Armande, Henriette Philaminte Que, pour l’
amour
du grec, monsieur, on vous embrasse. Henriette (
n petit sonnet ? Excellente interruption. Grossièreté produite par l’
amour
, par l’amour-propre des Scagliotti et Compagnie.
orts, Et l’on ne s’aperçoit jamais qu’on ait un corps. Ridicule de l’
amour
platonique exposé. Clitandre Il n’est plus temps
rtie du rôle de Philaminte ; celle de Tartuffe jouant, par orgueil, l’
amour
platonique remplit aussi les deux tiers des vers
stingué dans le monde, et qu’il y ait de l’ambition dans leur cœur (l’
amour
des avantages extérieurs dans la société, le dési
uestion : quelle est la plus forte passion des femmes ? inspirer de l’
amour
aux hommes. Admettons dans la tête d’une femme un
es de Molière, c’est qu’elles sont bien froides n’ayant pas du tout d’
amour
. Si cette passion trouve le moyen de se glisser m
semblait une figure vivante de Raphaël. Je me suis senti au bord de l’
amour
dans la brouille. Je l’ai vue ensuite dans l’Intr
quence plus terrible encore et non moins naturelle, c’est le manque d’
amour
et de respect de la part des enfants. L’avarice,
ce, ou plutôt suivant la nature, un avare ne doit point compter sur l’
amour
et le respect de ses enfants, s’il doit, au contr
s père, coupable d’avoir un mauvais fils, puisque, devant mériter son
amour
et sa vénération, il n’a su mériter que sa haine
même temps de plus propre à la balancer, à l’emporter sur elle, que l’
amour
, la plus prodigue et la plus impérieuse de toutes
ur, la plus prodigue et la plus impérieuse de toutes les passions ? L’
amour
d’Harpagon pour Mariane est donc un autre genre d
arpagon pour Mariane est donc un autre genre d’épreuve où est mis son
amour
pour l’or ; mais c’est encore ce dernier qui trio
son, ni train, ni valets, ni en-fans, ni maîtresse, qu’enfermé dans l’
amour
de l’or et dans la crainte de le perdre, il soit
aractères. L’intrigue est d’une extrême simplicité. Lubin, messager d’
amour
du vicomte, fait trois fois au mari la confidence
e, quel jeune homme bien né, même pour les plus chers intérêts de son
amour
, songerait à employer, à salarier leur coupable i
gue du pays, et eut le triste avantage d’y réussir. En l’absence de l’
amour
naïf et des sentiments naturels, il développa la
ents naturels, il développa la théorie subtile et quintessenciée de l’
amour
métaphysique ; à la place des discours énergiquem
; et l’on sait que le titre de deux de ses comédies, La Surprise de l’
amour
, a paru propre à les dénommer toutes plus exactem
, que Mademoiselle, qui, dans ses Mémoires, cite, pour justifier soit
amour
, de fameux vers d’une comédie de Corneille sur le
ntres, anciens et modernes. Il eut deux fils, dont l’un hérita de son
amour
pour les arts, et de la plupart de ses emplois ;
Taf ! et de trois. MAMFURIO. Ahi ! ahi ! oimè ! uf of of of ! Pour l’
amour
de la passion de Notre-Seigneur Jésus ! Potius fa
! quatre. Toff ! oimè ! oimè ! Toff ! ahi ! oimè ! Toff ! oh ! pour l’
amour
de Dieu, sept. SANGUINO. Recommençons par le comm
e ce dernier, à ses vaines prouesses accomplies le ventre vide, à son
amour
de la gloire, on opposa l’amour de la cuisine, l’
sses accomplies le ventre vide, à son amour de la gloire, on opposa l’
amour
de la cuisine, l’appétit héroïque, le ventre rebo
ma fille ? BUONA. De la femme de chambre ? ALBERTO. Oui. BUONA. Par l’
amour
que je porte à ma pauvre âme, je vous dis en véri
a Chaussée, Durval, époux de Constance, lui fait mille infidélités. L’
amour
voudroit le ramener vers sa femme ; mais le préju
gé à la mode & la crainte de se donner un ridicule en avouant son
amour
, le retiennent ; il devient cependant jaloux de c
ros pour déterminer l’héroïne à épouser le Docteur. Que fait-elle ? L’
amour
lui inspire de mettre une terrine sous ses jupes
fiacres qu’il rencontre pour s’approcher plus vîte de l’objet de son
amour
. Il se méprend aussi sur la cause de la rondeur é
e-sœur soit d’un esprit difficile. Je tremble qu’elle ne traverse mon
amour
. Mlle. Cléonte. Est-ce vous que je vois, Monsieur
votre oncle pour l’instruire du dessein où vous êtes. Il semble que l’
amour
vous ait prêté des ailes. Votre empressement est
iques. Ces pièces sont toutes fondées sur des intrigues amoureuses. L’
amour
règne plus souverainement sur ce théâtre que sur
ui fasse agir ce monde aux costumes pailletés et bariolés, et c’est l’
amour
sans hésitation et sans combats, l’amour dans tou
etés et bariolés, et c’est l’amour sans hésitation et sans combats, l’
amour
dans toute sa franchise, en pleine lumière. Isabe
lavio doucement la console en s’excusant de ne pouvoir répondre à son
amour
, parce qu’il aime Flaminia12. Cinthio et Oratio s
y dessiner tous les événements passés, la jeunesse de Pantalon et son
amour
pour Olympia, Olympia abandonnée donnant le jour
erveille de la rencontre et jure au capitan qu’il le servira dans son
amour
. Le capitan accepte sa parole. Il se donne à Pant
ume Le Blanc de la Vallière. Ils sont dans la première ferveur de cet
amour
, qui eût tant fait pardonner à Louis, s’il ne l’e
ui-même il y a quelque dix-sept ans ; et il est à décider si ce fut l’
amour
d’une comédienne qui lui fit suivre le théâtre, o
i ce fut l’amour d’une comédienne qui lui fit suivre le théâtre, ou l’
amour
du théâtre qui lui fit suivre la comédienne. — La
tié qui dépende toute de lui ; celle qu’il a choisie lui inspira de l’
amour
dès quatre ans ; il l’a achetée de sa mère, une b
t cette jeune beauté Et qu’on n’attendrait point de sa simplicité. L’
amour
est un grand maître : il a donné de l’esprit à Ag
sion se marque plus fort que jamais, entré le commun publie, ravi des
amours
d’Agnès et passionnément désireux de savoir comme
is ce regard mourant. Contemple ma personne Et quitte ce morveux et l’
amour
qu’il te donne. C’est quelque sort qu’il faut qu’
art.) Jusqu’où la passion peut-elle faire aller ! (Haut.) Enfin à mon
amour
rien ne peut s’égaler :, Quelle preuve veux-tu qu
ont voler quelques pommes sur les planches. Il n’en est pas ému. (A l’
Amour
médecin, il recevra jusqu’à des pipes cassées.) I
. Il eut la bonté grande d’aller la voir. Et ce fut, dit l’auteur des
Amours
de Calotin, — une des dernières pièces faites dan
pparition du Tartufe (mai 1664). Mais il faut que je m’arrête ici : l’
amour
de mon sujet ne m’a que trop entraîné déjà. — J’e
n peintre commun trouve une peine extrême A sortir dans ses airs de l’
amour
de soi-même : De redites sans nombre il fatigue l
de le prendre sur le ton noble. Vous pouvez dire en drame : … A mon
amour
rien ne peut s’égaler. Quelle preuve veux-tu que
face ridicule, et ainsi vous serez forcé de dire au comique : …A mon
amour
, rien, ne peut s’égaler. : Quelle preuve veux-tu
eurs dans les caves montent vers le soupirail, vers le soleil, vers l’
amour
. Écoutez-la s’expliquer elle-même dans sa lettre
quel est le malheureux qui ne se sentira touché par cette prière d’un
amour
à tâtons, mêlé de craintes et d’abandonnements, e
ie et de la même générosité de cœur, cet éventé, toujours débordant d’
amour
et du besoin d’en parler, si bon, si honnête, qui
il restera ; et d’ailleurs, si jamais Horace est négligent d’Agnès, l’
Amour
, ce grand maître, saura bien enseigner à sa charm
critique a examiné de près les allusions contenues dans le début des
Amours
de Psyché 4, on regrette de ne pouvoir plus recon
us aventureuse des carrières, en dépit du mariage qu’il contracta par
amour
, — ce sont là crises de vocation ou de passion tr
prenant de la vie tout ce qu’elle mettait à sa portée de désirable :
amour
et plaisir, richesse et gloire. Si l’on demande a
’est qu’une part du bonheur épicurien ; il y faut encore et surtout l’
amour
. Il ne manqua pas dans la vie de Molière. Sans pa
t de feuilleter ses œuvres pour deviner, à la place qu’il y donne à l’
amour
, celle que l’amour tint dans sa vie. Il était jal
œuvres pour deviner, à la place qu’il y donne à l’amour, celle que l’
amour
tint dans sa vie. Il était jaloux, et il peint to
e désespérée du vieillard rival d’un jeune homme. Toutes les sortes d’
amour
lui portent bonheur ; il les exprime avec une vér
prétention de réduire « les flammes » A cette pureté Où du parfait
amour
résidé la beauté, tout cela lui parait un ridicu
dicule défi à la nature. Il ne perd jamais une occasion de célébrer l’
amour
simple et complet, celui qu’inspire la bonne loi
le et complet, celui qu’inspire la bonne loi naturelle. A défaut de l’
amour
, il se contente du plaisir ; il y invite, il y ex
ait encore dans un intermède du Malade imaginaire. Au penchant vers l’
amour
et le plaisir il joignait ces qualités affectueus
ls n’oublient pas de leur demander un charme aussi vif que celui de l’
amour
, et il leur manque, pour régler leurs attachemens
ité de toutes les passions, de toutes les institutions humaines, de l’
amour
et du mariage, de la littérature et de la science
le médecin et les médecins. Cinq de ses pièces, en effet, Don Juan, l’
Amour
médecin, le Médecin malgré lui, Monsieur de Pourc
le plus doucement que nous pourrons. Leur plus grand faible, c’est l’
amour
qu’ils ont pour la vie, et nous en profitons, nou
t et la médecine n’avait pu ni le guérir, ni peut-être le soulager. L’
Amour
médecin est du 15 septembre 1666 et, six mois apr
cine, les médecins et les malades ; il revient au procédé brutal de l’
Amour
médecin, institue un débat sur la médecine, souti
ec quelle force il l’exprime en tête des Précieuses ridicules et de l’
Amour
médecin. Il lui fallait bien, toutefois, consenti
Fernon l’aîné, Noblet, Serignan, David, Aurat, Devellois, et Gillet.
Amours
chantants, quatre pages de la musique de la chamb
raits ; et surtout par le tour neuf et délicat de la déclaration de l’
Amour
à Psyché. » Nous terminons cet article par les n
de La Grille. Palémon, dieu des eaux, M. Gaye. Vénus, Mlle de Brie. L’
Amour
, La Thorillière le fils. Les deux Grâces, Mlles d
ïades, MM. Thierry, La Montagne, Mathieu, Perchot, Pierrot et Renier.
Amours
de la suite de Vénus, dansants, Thorillon, Barail
augé, Dauphin et Duchesne. Acteurs de la tragi-comédie de Psyché. L’
Amour
, le sieur Baron. Psyché, Mlle Molière. Deux sœurs
ces, les petites demoiselles La Thorillière et Du Croisy. Deux petits
Amours
, La Thorillière le fils, et Barillonet. Un Fleuve
îné. Troisième intermède. Un Zéphir chantant, le sieur Jannot. Deux
Amours
chantants, MM. Renier et Pierrot. Zéphyrs dansant
Vaignard le cadet, Germain, Pecourt, du Mirail, et Lestang le jeune.
Amours
dansants, M. le chevalier Pol, les sieurs Rouilla
ait sans feinte ? ERGASTE. Sans feinte. LÉLIE. Sans feinte.Ah ! si d’
amour
tu ressentais l’atteinte, Tu plaindrais moins ce
Et cet avare Écho qui répond par ta bouche, Serait plus indulgent à l’
amour
qui me touche. ERGASTE. Comme on m’a tout appris,
ier acte de La Sœur. Lélie raconte à son ami Éraste l’histoire de ses
amours
avec Aurélie, mais en amant passionné, qui s’arrê
acte de la comédie. Troisième intermède. Combat des Suivants de l’
Amour
et des Suivants de Bacchus, qui fait le quatrième
de imaginaire, il joue la faiblesse la plus universelle de l’homme, l’
amour
inquiet de la vie, et les soins trop multipliés p
t dire 65 ans, car Corneille était né en 1606) cette déclaration de l’
Amour
à Psyché qui passe encore pour un des morceaux le
réponse à son oncle qui lui disait : Quoi ! toujours et toujours des
amours
: mais les bêtes même n’ont qu’un temps pour cela
e au marquis de La Fare, qui ne devint pas moins amoureux d’elle. Son
amour
dura plusieurs années avec une telle exaltation,
e qui se faisait, et le corps étranger qui cachait peu à peu tout cet
amour
si brillant, elle prit sa résolution, le ne sais
e M. de La Fare ?… » Je me suis un peu trop étendu peut-être sur les
amours
de madame de La Sablière, mais de telles amours,
ndu peut-être sur les amours de madame de La Sablière, mais de telles
amours
, décrites par madame de Sévigné, ne sont pas des
rit le racommodement d’Eraste et de Lucile, était capable de sentir l’
amour
. Ce penchant eut plus d’une fois prise sur l’âme
e, et Molière eut la faiblesse de prendre la reconnaissance pour de l’
amour
. — Notre poète joue ici sous quelques rapports le
comme tous mes efforts n’ont pu vaincre les penchans que j’avais à l’
amour
, j’ai cherché à me rendre heureux, c’est-à-dire a
de cette manière; mais, pour moi, je crois qu’il n’y a qu’une sorte d’
amour
, et que les gens qui n’ont point senti de semblab
nt que Célimène s’était trompée et que d’autres se trompent encore. L’
amour
d’Alceste pour Célimène est facile à comprendre ;
enchantés et des oreilles charmées, vous n’entendrez parler que de l’
amour
, vous n’avez sous les yeux que des faces amoureus
ale en pleine bouffonnerie, en pleine licence, en plein exercice de l’
amour
, de la colère, de la tromperie, de la gourmandise
: Cùm resfuerint in tuto ! Le beau remède, en effet, aux fêtes de l’
amour
et aux charmantes folies de la jeunesse, que de s
ceptée, on ne sait plus où s’arrête cette contagion de l’esprit, de l’
amour
et du hasard… « Enervis histrio, dum amorem fingi
parole aussi. Ce même chapitre que j’écris souvent avec passion, avec
amour
, avec le bonheur de l’artiste qui sent son instru
st sans cœur à force d’être ignorante. Elle devrait quelque pitié à l’
amour
de ce pauvre Arnolphe…, elle se jette à la tête d
ent cruellement déplacées dans ce drame du plaisir et de la joie où l’
amour
et l’esprit se tiennent, si étroitement pressés,
et sa maîtresse changent également de robe, d’allure, de langage et d’
amours
. En trois heures, ni plus ni moins, vous voulez a
sy, et ces belles comédiennes dont on répète encore les grâces et les
amours
: mademoiselle du Parc, mademoiselle de Brie, la
alantes, on les aimait pour leur beauté, pour leur esprit, pour leurs
amours
; il y avait de ces femmes qui tenaient pour leur
uses), hypocrisie d’éducation (dans l’École des Femmes), hypocrisie d’
amour
(dans Don Juan), hypocrisie religieuse (dans Tart
dans le Dépit, par les propos de Marinette et de Gros-Réné. Quant à l’
amour
, voilà ce que Molière y sut peindre en maître, et
ugeur, Un silence est assez pour expliquer un cœur. Tout parle dans l’
amour
. Molière avait écrit pour lui le rôle de Don Ga
x d’Orphise, et le rôle d’Orphise fut rempli par Armande : J’ai de l’
amour
encor pour la belle inhumaine, Et ma raison voudr
tait : Trompez, si vous voulez, un malheureux amant, Maltraitez mon
amour
, refusez moi le vôtre ; Exposez à mes yeux le tri
ieux il rêve... La Beauté lui apparaît en songe et lui chante; Si l’
amour
vous soumet à ses lois inhumaines, Choisissez, en
es deux paysannes trompées, il allait flétrir à jamais l’hypocrisie d’
amour
. Il fallait l’atteindre dans les choses du ciel e
lait voir sa femme un instant être Elmire. Il contenterait encore son
amour
, en la faisait être, sur le théâtre, aux yeux du
rès, perdit son petit Louis; de là, encore, la terrible critique de l’
Amour
Médecin. C’est un cri, comme ses autres pièces, p
ter, autant que possible, leur arrangea en cinq jours sa comédie de l’
Amour
Médecin. La pièce plut, fut applaudie, tout Pari
e Marseille contre les apothicaires, dont toute la France avait ri. L’
Amour
Médecin fut joué en septembre 1665 ; Molière y re
îcheur : Vous chantez sous ces feuillages, Doux rossignols, pleins d’
amour
; Puis, il imaginait des bergères endormies sous
encore ne songeait à elle ! Un air doux et posé [...] M’inspira de l’
amour
pour elle dès quatre ans. L’innocence, les jeux,
isons à cette passion, car [... ] la raison n’est pas ce qui règle l’
amour
. (Misanthrope.) Non ce n’est point un choix [..
e; je vois bien que vous n’avez jamais aimé, et vous avez pris pour l’
amour
ce qui n’en est que l’ombre... Vous connaissez l’
paraîtra étrange ; mais pour moi je crois qu’il n’y a qu’une sorte d’
amour
, et que ceux qui n’ont point senti de semblables
r des Satires. Mais ce qu’il n’avait pris qu’en lui-même, c’était cet
amour
malheureux d’Alceste pour Célimène : ici rien d’e
ns cesse à mesure que tout le reste lui manqua. Je veux parler de son
amour
pour le vrai. Dès qu’il s’était vu trahi, abandon
fant qu’à le voir chaque jour, Je ne le croie atteint déjà d’un peu d’
amour
. Et trois bergères se disputaient son cœur (Moli
harmes que Molière bientôt écrira pour lui, dans Pysché, le rôle de l’
Amour
. XXII. Molière avait une autre joie encore
rie profonde (à la manière de Rabelais). Il redit une fois encore son
amour
dans le Bourgeois gentilhomme ; mais il ne l’y di
, alegría ! Que esto de dolor es fantasia. Je sais que je me meurs d’
amour
. Je sais que je me meurs d’amour. Allons, allon
antasia. Je sais que je me meurs d’amour. Je sais que je me meurs d’
amour
. Allons, allons des fêtes ! Allons des danses !
’ayant que dix-neuf ans, il joua d’une manière charmante le rôle de l’
Amour
. Armande fit Psyché, tandis que Molière, qui étai
Molière était à ravir dans le rôle de Psyché ; Baron, dans celui de l’
Amour
, enlevait tous les cœurs. Les applaudissements, q
t ou ne voulant point écrire lui-même cette déclaration de Psyché à l’
Amour
, dont les rôles devaient être remplis par sa femm
mbulant, pauvre, ignoré encore, mais riche d’espoir, de jeunesse et d’
amour
, il courait la province de ville en ville et de c
es des hommes. Il semble que la misanthropie soit incompatible avec l’
amour
. Mais un misanthrope amoureux d’une coquette four
nnet, on ne pouvait plus souhaiter que de le voir amoureux, puisque l’
amour
doit bien donner de la peine aux personnes de son
ints à quelque action qui marque du dépit, il fait voir ce que peut l’
amour
sur le cœur de tous les hommes, et sur celui du M
ant deux ou trois pas pour s’en aller, et en revenant aussitôt, que l’
amour
pendant ce temps combat contre son caractère, et
lui dit qu’il a raison d’être jaloux. C’est faire voir ce que peut l’
amour
sur le cœur de tous les hommes, et faire connaîtr
ulement à la prier de se justifier, mais encore à des protestations d’
amour
qui n’ont pour but que le bien de l’objet aimé, e
vit les spectateurs, Et l’on y peut voir les trois Grâces, Menant les
amours
sur leurs traces, Sous le visage et les attraits,
2 de Valère et d’Éraste dans Le Dépit amoureux ; si Clitandre, dans L’
Amour
médecin 3, produit à peu près le même incident qu
ifférents temps. Mais il ne faut point confondre les deux scènes de L’
Amour
médecin et du Sicilien, que nous venons de citer,
sant aussi bien les hommes que Térence, et représentant comme lui des
amours
impudiques. » Les auteurs du Journal littéraire
an, ou le Festin de Pierre, comédie en cinq actes, en prose, 1665. L’
Amour
médecin, comédie en trois actes, en prose, avec u
e Ballet des Muses, à la suite de Mélicerte, 1666. Le Sicilien, ou l’
Amour
peintre, comédie-ballet, en un acte, en prose, re
ts des poètes de différents caractères. » 1667. Le Sicilien, ou l’
Amour
peintre Comédie-ballet, en prose, en un acte,
éâtre du Palais-Royal, le 10 juin suivant. « [*] Le Sicilien, ou l’
Amour
peintre suivit de près les représentations (de la
s L’École des maris. La finesse du dialogue, et la peinture vive de l’
amour
dans un amant italien, et dans un amant français,
en miniature, Et comme dans leur plus beau jour, Et la jalousie et l’
amour
. Ce Sicilien que Molière Représente d’une manière
tratagème, Pour voir ce rare objet qu’il aime, (Car, comme on sait, l’
amour
est fin,) Fait si bien qu’il l’enlève enfin, Par
; le déguisement à la faveur duquel Jupiter cherche à satisfaire son
amour
produit une brouillerie entre Amphitryon et Alcmè
ui commencent à célébrer par des chants et des danses le pouvoir de l’
amour
. « Ici la décoration change en un instant… On ne
s, contre les danseurs et les chantres, qui soutenaient le parti de l’
Amour
. « Un berger2 arrive qui se jette au milieu des d
uoi ces débats ? Souffrons qu’en un parti la raison nous assemble : L’
amour
a des douceurs, Bacchus a des appas : Ce sont deu
e, Ne les séparons pas. Le Chœur du parti de l’
Amour
, et le Chœur du parti de Bacchus, ensemble.
aux échos d’alentour, Qu’il n’est rien de plus doux que Bacchus et l’
Amour
. « Tous les danseurs se mêlent ensemble ; et l’o
les, Car en un mot, jusqu’en ce jour, Soit pour Bacchus, soit pour l’
Amour
, On n’en avait point fait de telles, C’est comme
me public à proscrire ce qu’il avait protégé. Ainsi, Molière trouva l’
amour
souverain du théâtre, et ne voulant pas l’en bann
e l’avarice de son père, et à l’injustice qu’il lui fait du côté de l’
amour
et de l’argent qu’il lui fait acheter si cher. «
le persécuter. On sent par là que le sujet du premier acte, et l’
amour
de Valère et d’Élise, ont été tirés de cette comé
qu’elle fait de la vieillesse et de lui. Pantalon, par un sentiment d’
amour
et de reconnaissance, ouvre sa bourse et donne à
uivoque, l’indignité de son action, et Lélio lui répond de même sur l’
amour
de Flaminia : cette scène est plus ou moins soute
lle et des grâces de Baron, encore jeune, il lui destina le rôle de l’
Amour
dans Psyché. » a. On disait que Molière, qui é
veut la faveur obscure Pour certaine douce aventure Qu’un nouvel
amour
lui fournit. Ses pratiques, je crois, ne vous son
ncesse d’Elide de Moliere, Moron promet au Prince Euriale de servir l’
amour
qu’il ressent pour la Princesse, & lui dit da
la plus douce influence ; Tu fus, je crois, pêtri par les mains de l’
Amour
: N’es-tu pas fait à peindre ? Est-il homme à la
e te manque-t-il donc ? Allons, saute, Marquis. La nature, le ciel, l’
amour
, & la fortune, De tes prospérités font leur c
e, à fort bon droit, sur elle ; Et vouloir faire obstacle à de telles
amours
, C’est prétendre arrêter un torrent dans son cour
t la donner à Clitandre. Henriette & Clitandre, qui s’aiment de l’
amour
le plus tendre, sont au désespoir. Le public part
qui font croire à Trissotin qu’Henriette n’a plus de bien : alors son
amour
s’envole : celui de Clitandre augmente par l’espo
s. MOLIERE. L’Avare. Harpagon cede sa maîtresse, & couronne les
amours
de ses deux enfants, à condition qu’on lui rendra
, eût elle-même payé le tribut à cette mode contagieuse de faire de l’
amour
un effort d’esprit, cependant la vérité des senti
s faisant grotesquement le rôle de leurs maîtres, les bergers à qui l’
amour
avait tourné la tête, comme à Don Quichotte, parl
révolutionnaire. Qu’est-ce qui égale Racine dans l’art de peindre l’
amour
? C’est Molière (dans la proportion que comporte l
raîtresse, quand il ne croit pas un mot de toutes les protestations d’
amour
que lui fait Célimène, et que pourtant il est enc
sous la plume d’un grand écrivain, ces questions de l’ancienne cour d’
amour
, qui étaient si ridicules quand Richelieu les fai
enfant cent extravagances, quand on l’entend la conjurer d’avoir de l’
amour
pour lui, lui dire : Mon pauvre petit cœur, lu l
s ce regard mourant, contemple ma personne, Et quitte ce morveux et l’
amour
qu’il te donne. C’est quelque sort qu’il faut qu’
I et que, malgré cette réflexion si juste, il continue : Enfin à mon
amour
rien ne peut s’égaler. Quelle preuve veux-tu que
quand on est assez faible pour aimer dans un âge où il faut laisser l’
amour
aux jeunes gens. La leçon est importante : elle p
ait été obligé, plus que les autres hommes, de se dépouiller de tout
amour
de soi-même. De quoi s’agit-il surtout? D’avoir r
ns l’auteur original, l’homme qui devait bientôt faire le Tartufe. L’
Amour
Médecin est la première pièce où Molière ait décl
squ’elle domine sur les hommes par le premier de tous les intérêts, l’
amour
de la vie et la crainte de la mort, c’est un obje
t dans ce mot si connu : M. Josse, vous êtes orfèvre. On assure que l’
Amour
médecin, qui a trois actes, fut fait et appris en
caractère, et les avantages que lui donnent sur Alceste son sexe et l’
amour
qu’il a pour elle, enhardissent à le railler sur
st-ce la vertu d’Alceste, ou sa mauvaise humeur si mal placée, et son
amour
si mal entendu pour la vérité ? La grande importa
îtresse le trompe, malgré les assurances qu’elle lui a données de son
amour
. Ce caractère est fort beau ; mais c’est la sages
mérites que Plaute n’a pas non plus. En effet, il fallait une scène d’
amour
à la première entrevue de Jupiter et d’Alcmène, q
auteur. Mais, à cette faute près, quoi de mieux conçu que l’Avare ? L’
amour
même ne le rend pas libéral, et la flatterie la m
Rambouillet avait introduit dans la littérature et du platonisme de l’
amour
, qu’on avait aussi essayé de mettre à la mode, de
e pouvoir absolu qu’elle a sur son mari; Armande, par des idées sur l’
amour
follement exaltées, et par une fierté à la fois d
e ; tout ce que la suite de la pièce doit développer, tout, jusqu’à l’
amour
de Tartufe pour Elmire, est annoncé dans une scèn
à un personnage aussi abject et aussi dégoûtant que Tartufe parlant d’
amour
en style béatifique à la femme de son bienfaiteur
imbécille, qui joint au ridicule de se croire malade sans l’être, un
amour
extravagant, & qui joue pendant toute la piec
om du Chevalier Clique, & du Sénéchal Groux, fait en même temps l’
amour
aux deux tantes de Valere, n’est qu’une imitation
suade qu’il vient pour elle seule, & qu’elle doit se rendre à son
amour
. Elle est toute résignée, quand l’arrivée de son
édit de Dufresny. Valere aime Isabelle, Isabelle est sensible à son
amour
; mais le pere de l’amante ne veut pas les unir,
re Bertrande de Rols, à qui il persuada qu’il étoit son époux ; que l’
amour
& le repentir le ramenoient dans ses bras. La
son frere, ayant un état, s’exposent à être pendus pour favoriser les
amours
de Valere ; mais on peut supposer aisément qu’ils
olé de le voir pendre, comme le voudrait bien Lucas 249. Hali, dans l’
Amour
peintre 250, est encore un vrai Mascarille ; et M
ir réussir ces admirables fourberies. Il a tant d’esprit ! Les jeunes
amours
qu’il sert sont si gracieuses ! les barbons qu’il
À Valère il faut joindre Lélie de l’Etourdi : on n’a pas à la fois un
amour
si élevé et de si vils instincts. Le même reproch
es hommes mêlent des ruses honteuses, dégradantes, à la noblesse d’un
amour
qui touche au sublime par le dévouement et la dél
ons sur la Comédie de Bossuet : Si la comédie d’aujourd’hui purifie l’
amour
sensuel en le faisant aboutir au mariage : « Enc
aisant aboutir au mariage : « Encore que vous ôtiez en apparence à l’
amour
profane ce grossier et cet illicite dont on auroi
a maîtresse & de son rival, entreprend cependant de parler de son
amour
, malgré tous les fâcheux qui l’environnent, &
premiere vue, de ce premier moment, il emporte chez lui tout ce qu’un
amour
de plusieurs années peut avoir de plus violent. L
idée de voir tout ce qu’il aime entre les bras d’un autre ; & son
amour
au désespoir lui fait trouver le moyen de s’intro
l’indigne rival que le caprice d’un pere oppose aux tendresses de son
amour
; il le voit triomphant, ce rival ridicule, auprè
yeux. Mais enfin il force toute contrainte, & le transport de son
amour
l’oblige à lui parler ainsi : (Il chante.) Belle
s sottises-là sans rien dire. Cléante, voulant continuer. Ah ! mon
amour
.... Argan. Non, non, en voilà assez. Cette comédi
uire chez Fernand, pere de Lucrece. Il sert, sous ce déguisement, les
amours
de Lucrece & de son maître ; mais à peine a-t
in à mon dépit, & soutiens ma résolution contre tous les restes d’
amour
qui me pourroient parler pour elle : dis-m’en, je
ne belle mijaurée, une pimpesouée bien bâtie, pour vous donner tant d’
amour
! Je ne lui vois rien que de très médiocre ; &
ns l’Ecole des Maris, Isabelle joue mille tours à Sganarelle ; mais l’
amour
tyrannique de ce tuteur les rend pardonnables ; d
mon pere cent fois plus qu’il ne l’est, je ne souffrirai point que l’
amour
lui fasse tourner la cervelle jusqu’à ce point...
voir un tel fils ; & si, au lieu de goguenarder son frere sur son
amour
pour Angélique, il exhortoit les peres à donner à
e s’attendre à des scenes qui, en nous faisant voir les combats que l’
amour
& la raison se livrent dans l’ame d’un Philos
Enfin, le Roi, qui est le rival de Démocrite, le charge de vanter son
amour
à Criseis, de lui peindre tout le brillant de sa
uve leur ridicule dans le Malade imaginaire, le Médecin malgré lui, l’
Amour
Médecin, &c. & ils affectent soudain d’êt
m’avoit donné Paris sa grand’ville, Et qu’il me fallût quitter L’
amour
de ma mie ; Je dirois au Roi Henri, Reprenez vo
’il est bien heureux d’avoir une si belle femme ; il lui peint tout l’
amour
dont il brûle pour elle. Les sueurs montent au fr
ie enfin ne l’a félicité sur son bonheur, & ne lui a parlé de son
amour
, que parcequ’il l’a cru l’époux de Célie qu’il ad
’avoir mis dans sa piece de George Dandin une femme mariée qui fait l’
amour
avec un autre homme. L’Auteur des Mémoires sur le
font un jeu d’amuser plusieurs amants par de fausses démonstrations d’
amour
. Célimene est si maltraitée par ses quatre soupir
noître ce monstre à sa voix, à ses affectations, à son adresse, à ses
amours
exécrables, à son ingratitude, à son audace, à sa
ableau digne d’être copié par le pinceau de nos meilleurs peintres. L’
Amour
paroît enchaîné au pied d’un arbre avec des guirl
uances y répondent. Je le prouve en donnant un précis de l’ouvrage. L’
Amour
a fait un vœu bien digne de lui, il veut séduire
et chez elles, s’il permet qu’on lui lie les pieds & les mains. L’
Amour
y consent, bien certain qu’on le déliera bientôt.
t et toutes ces bienséances de mœurs qui embellissent la passion de l’
amour
. D’un autre côté, Molière a négligé, à son grand
effort, la passion qu’il a conçue pour elle, et n’employant dans ses
amours
d’autre dissimulation que celle qui pouvait en dé
ualités, ne possédât pas la plus précieuse de toutes, ce penchant à l’
amour
, qui peut tout faire présumer d’un monarque, et a
embellir de leurs talents, offraient l’histoire fidèle de ces nobles
amours
sous le voile des plus transparentes allégories.
ces pièces qu’on appelle quelquefois génériquement des surprises de l’
amour
, par allusion à deux comédies de Marivaux, nommée
ui aurait pu convenir à toutes celles du même auteur. Dans toutes, un
amour
mutuel, né subitement, et accéléré plutôt qu’arrê
dants à la main de la princesse, et donné à l’autre un commencement d’
amour
pour Aglante, qui rend leur mariage au dénouement
Oui, oui, la haine seule est digne d’un grand cœur ; Aussi bien que l’
amour
, la haine a sa douceur. Un fiel bien ménagé coule
y retourne, ou fait filer la haine A longs traits, avec art, comme l’
amour
enfin, Chez les femmes sur-tout, où le plaisir ma
a regret ; Mais sans aucun remords la vertueuse hait. Que de gêne en
amour
! précaution, mystere : Il est souvent trompeur ;
mé de même. Eh ! qui peut s’assurer d’être aimé quand il aime ? Peu d’
amours
mutuels, encor moins de constants : Mais qui hait
effet. La seule consolation de la Marquise est de tourner en haine l’
amour
qu’elle ressentoit pour Dorante. Elle finit la pi
’en est pas de même des scenes amoureuses. Pourquoi cela ? Parceque l’
amour
pétulant de Dorante & la tendresse indolente
ablent de reproches. Scene IV. Frosine vient parler à l’Avare de ses
amours
; il la quitte pour aller faire un tour à l’endro
aîcheur, ses manieres, en lui peignant les charmes de sa maîtresse, l’
amour
qu’elle a pour lui, les avantages qu’il en retire
Cléante lui dit qu’il l’épousera par complaisance. Il avoue ensuite l’
amour
qu’il a pour cette belle : son pere lui ordonne a
quiproquo le plus plaisant. Scene IV. Harpagon reproche à Elise son
amour
pour un voleur qu’il va faire pendre. Scene V. A
arice. Il n’a pas été distrait là-dessus un seul moment, même par son
amour
. Il a été autant avare avec sa maîtresse, & p
jeune roi prit part, ballet italien-français intitulé Amor malato, l’
Amour
malade. Deux grands médecins, le Temps et le Dépi
la Raison, prudente garde-malade, sont en consultation au chevet de l’
Amour
. Le Dépit voudrait lui administrer une bonne dose
uprès d’une larronnesse Qui fouille dans son gousset. Le ballet de L’
Amour
malade avait laissé de si joyeux souvenirs parmi
enirs parmi les contemporains, que lorsque huit ans après, fut joué L’
Amour
médecin de Molière, les hommes qui, comme le fame
eaucoup le théâtre, prenaient un titre pour l’autre et parlaient de L’
Amour
malade, de Molière, que Paris allait voir en foul
i, nommée Diane, laquelle à merveille fera connaître sa colère et son
amour
. » Même page : « Le prologue de cette pièce sera
autre côté, madame de Montespan, toujours soupçonnée d’avoir eu peu d’
amour
pour le roi, était irritée de la préférence qu’el
du moins cela puisse durer ainsi, car il y aurait grand danger que l’
amour
ne reprît le dessus. » Le 10 mai, madame de Sévi
de Sévigné, malgré la réserve de celle-ci : « Je ne doute point que l’
amour
ne soit égal à ce qu’il était, et que toute la di
urée de ses sollicitations annonce d’avance jusqu’où pourra aller son
amour
. Madame de Maintenon n’est revenue de Barèges, av
doit être plus que payée de tout ce qu’elle a fait. » Le roi, dont l’
amour
s’était ranimé par l’absence, par la contradictio
madame de Montespan à sa campagne. L’absence, les lettres, raniment l’
amour
du roi pour sa maîtresse. Il lui prodigue l’argen
ui, d’un esprit si positif, oppose aux conceptions métaphysiques de l’
amour
caressées par sa sœur Armande les félicités matér
uvent mordre le cœur de l’homme, la colère, la luxure, la jalousie, l’
amour
impuissant à se faire partager, la douleur et la
ible courage ! MARINETTE ………………………………………………………….. Moi ! j’aurais de l’
amour
pour ta chienne de face ? Etc.10. Vous avez tou
une obscurité complète. Quand il mourut, ce fils, l’objet de tant d’
amour
, Au destin de qui, même avant qu’il vint au jour,
pouser Dom Juan. Or, il y a dans le village un malheureux qui meurt d’
amour
pour elle, qui l’aime ; son mariage avec Pierrot
bons et délicieux, le mariage de Silvia avec Dorante dans Le Jeu de l’
amour
et du hasard, le mariage d’Araminte avec son inte
’Agnès les excuses, et, de cet Arnolphe, il fait le type éternel de l’
amour
ridicule, du mari systématique, et, pour tout dir
Armande qui lui inspire, dans L’École des femmes, cette peinture de l’
amour
absolument ridicule en lui-même, mais qui, à forc
re Armande qui lui inspire dans le rôle d’Alceste cette peinture de l’
amour
noble, élevé, et, quant à son objet, fourvoyé, qu
royale, et les transporte sur la scène, parmi les bouffonneries de L’
Amour
médecin, avec leurs costumes, avec leurs gestes,
s la vie, plus la bravade devient forte, plus le défi est de génie. L’
Amour
médecin est bien autre chose déjà que cette scène
jà que cette scène de Dom Juan où Sganarelle se fait médecin ; mais L’
Amour
médecin est beaucoup au-dessous, comme intensité
s puissante certainement, la plus pressante, la plus absolue, c’est l’
amour
de la vie ! Et comment eût-il été possible de pei
ieurs, n’est pas le seul personnage dans lequel Molière ait peint cet
amour
acharné de la vie. Il me semble qu’il l’a peint d
pourquoi ? Parce qu’ils lui ont promis de sauver son âme. C’est que l’
amour
du salut, qui est la source de tant de bons senti
timents et de tant de belles actions, quand il se confond avec le pur
amour
de Dieu, devient dans certaines âmes bassement dé
ines âmes bassement dévotes, quoi ? Pas autre chose qu’une forme de l’
amour
de soi-même. C’est l’amour de soi-même, c’est l’a
, quoi ? Pas autre chose qu’une forme de l’amour de soi-même. C’est l’
amour
de soi-même, c’est l’amour de la vie, avec une av
’une forme de l’amour de soi-même. C’est l’amour de soi-même, c’est l’
amour
de la vie, avec une avidité plus insatiable, avec
une avidité plus insatiable, avec une ambition plus immense, c’est l’
amour
de la vie prolongée au-delà du tombeau, victorieu
pauvre le louis d’or en lui disant : « Va, va, je te le donne pour l’
amour
de l’humanité46. » On ne peut jamais affirmer qu
z celui qui le prononce : Cet écu, je ne te l’aurais pas donné pour l’
amour
du ciel, d’une Providence, je te le donne pour l’
s donné pour l’amour du ciel, d’une Providence, je te le donne pour l’
amour
des hommes, parce que l’Humanité est divine. C’es
auvre, d’après tout ce qui précède. « Je n’ai pas voulu donner pour l’
amour
de Dieu, je donne pour l’amour des hommes. » Mais
ède. « Je n’ai pas voulu donner pour l’amour de Dieu, je donne pour l’
amour
des hommes. » Mais l’autre sens y est aussi, parc
changent cependant ; non pas dans leur essence, qui est éternelle. L’
amour
, la colère, l’envie, l’orgueil, tout cela se fais
ait jamais donné. Je vais prendre le plus universel des sentiments, l’
amour
maternel ; en apparence, rien de plus uniforme qu
ments, l’amour maternel ; en apparence, rien de plus uniforme que cet
amour
dans les êtres créés, puisque les êtres les plus
e commun ? Pas beaucoup de choses. Qu’y a-t-il de plus éternel que l’
amour
? Prenons un ancien, celui qui aura le plus dis
que lorsqu’il s’agit des rapports entre la femme et le mari : c’est l’
amour
fraternel. Vous le connaissez tous, vous avez ass
ar l’abandon de Dom Juan. C’est qu’il n’y a rien de moins assorti à l’
amour
fraternel qu’un pareil sentiment, et celui-ci est
re, Mêle aux tendres propos des blasphèmes charmants, Lui prêche de l’
amour
les doux égarements, Traite la piété d’aveugle fa
, très dévoués, très tendres pour vos enfants, prenez garde : quelque
amour
que vous ayez pour vos fils et pour vos filles, i
vernis brillant et léger qui s’efface et qui tenait pour beaucoup à l’
amour
désintéressé des lettres et au goût des choses de
fidèles à leur devoir et à l’honneur ; y en a-t-il qui le soient à l’
amour
? ——— La fidélité des femmes est une question com
—— Il se peut qu’un homme, dans l’aveuglement et dans l’héroïsme de l’
amour
, se livre tout entier. Passé l’âge de la première
éussit auprès d’elles. ——— Les hommes ne se consolent pas du premier
amour
, ni les femmes du dernier. ——— Il n’y a de riche
ée du fond d’un cachot d’où l’on ne sortira point ; éprouver encore l’
amour
et ne plus l’inspirer ; qui dira de ces supplices
e peut aimer plusieurs fois et parce qu’elle ne jouit pleinement de l’
amour
qu’une seule. ——— Les hommes ont beau s’élever ou
ur par ces mêmes passions qui leur font tromper tout le monde. ——— En
amour
, il y a quelque chose de plus doux que de conquér
ment après lequel il faudrait mourir ou s’embarquer. Cet amant ivre d’
amour
qui se coupa la gorge le lendemain de son mariage
t. ——— La gloire nous fait vivre pour toujours dans la postérité et l’
amour
pour un instant dans l’infini. ——— L’absence est
par derriere pour le recevoir. Léandre prie Sganarelle de servir ses
amours
auprès de Lucinde : le Médecin fait grand tapage,
auprès d’Eularia, qui feint d’être malade, & qu’il servira leurs
amours
. Arlequin y consent, prend tout l’attirail d’un D
r, elle ne trouve personne qui ose, dans son affliction, lui parler d’
amour
, & la détourner de son devoir. Le soir, en re
oser ; & s’il y consent, j’en suis d’accord. Mélante. J’ai trop d’
amour
pour la belle Oriane pour n’y pas consentir. La
e s’adresse à un homme comme lui141 ; mais il exprime ridiculement un
amour
mal fait pour une âme comme la sienne, et mal pla
est bon, et dans quelle mesure la science doit être recherchée : avec
amour
, mais sans excès, de façon qu’elle n’envahisse pa
us risibles exemples182, la folie de ceux Qui prennent pour génie un
amour
de rimer183. Boileau n’a fait qu’exprimer le jug
’abdiquer sa puissance sur soi-même : ruiné dans sa fortune, dans son
amour
, qu’il garde, jusque dans ces émotions extrêmes,
ment, et que toutes ses qualités ne lui donnent jamais un sentiment d’
amour
propre216 ; qu’il ait, avec la modestie, la digni
ière sont : le Médecin volant, 1650 ? ; le Festin de Pierre, 1665 ; l’
Amour
médecin, 1665 ; le Médecin malgré lui, 1666 ; Mon
Monsieur de Pourceaugnac, 1669 ; le Malade imaginaire, 1673. 201. L’
Amour
médecin, act. II, sc. III. 202. Id., act. II, s
béa accourt désespérée, en criant, au feu ! à l’eau ! Son ame brûle d’
amour
& de chagrin d’avoir été déshonorée par un ho
bien traité, les lui nomme, & finit par lui faire confidence de l’
amour
que Dona Anna ressent pour lui. Don Juan ordonne
is si tu fais quelque cas de ma tendresse & de mes ordres, si ton
amour
fut vrai, tu peux me le prouver dans cette occasi
rte : ton espérance ne sera pas trompée ; &, en récompense de ton
amour
, tu jouiras le premier de mon honneur. Prends un
de couleur, il servira de signal à Léonorilla & aux duegnes. Mon
amour
t’abandonne le soin de tout. Adieu ». Catalinon a
prier son adversaire de se nommer. Don Juan lui avoue la faute que l’
amour
lui a fait commettre, & se fait connoître à l
d’aimer aussi sincérement Carino, elle qui s’est toujours moquée de l’
amour
des autres bergers. Don Juan paroît presque nu. D
que Carino n’a qu’à se consoler, parceque les femmes sacrifient leur
amour
à la fortune. Dona Isabella, vêtue en homme, paro
êtue de noir, pour aller demander vengeance. Don Juan lui exagere son
amour
, & parvient à la fléchir. Elle en demande exc
ec Louis XIV, profitant de la jeunesse du roi, de ses loisirs, de ses
amours
. Jean-Baptiste Poquelin (c’est le nom de son père
souvenu, le vieillard et l’enfant tout joyeux ne se lassaient pas des
amours
de Tabarin et des gaietés de Francisquine. — Ah !
urire, mais le cardinal de Mazarin écoutait ces gaietés et ces jeunes
amours
avec tant de tristesse et d’ennui, que ces jeunes
elle s’adresse à lui-même, afin qu’il vienne en aide à ses innocentes
amours
. Ainsi, l’amoureux Sganarelle est un pantin dont
tateurs contents. C’est si beau la jeunesse et si charmant un honnête
amour
! Quoi de plus rare : un mariage assorti ? Après
ous la parole ardente de Bossuet. Le roi, qui déjà passait à d’autres
amours
, se consola bien vite de la perle de sa maîtresse
Rhin une autre héroïne de Bossuet, Henriette d’Angleterre, les brèves
amours
de l’Angleterre et de la France. Alors le roi com
pieds). Paris, Pierre Bienfait, 1662. — Les Galants ridicules, ou les
Amours
de Guillot et de Ragotin, comédie (id., id.). ibi
leurs fils, comédie (2 a. v.). Paris, Guillaume de Luyne, 1662. — Les
Amours
de Calotin, comédie (3 a. v.). Paris, Charles de
ignés des gens du bon ton ; mais la Coquette corrigée, le Jaloux sans
amour
, la Feinte par amour, les Jeux de l’Amour, etc.,
ton ; mais la Coquette corrigée, le Jaloux sans amour, la Feinte par
amour
, les Jeux de l’Amour, etc., voilà ce qui doit pla
te corrigée, le Jaloux sans amour, la Feinte par amour, les Jeux de l’
Amour
, etc., voilà ce qui doit plaire éternellement !
aître. Elle fait des tableaux couvrir les nudités ; Mais elle a de l’
amour
pour les réalités. Voilà notre muse comique. Pré
empressa fort à la faire revenir, en la conjurant de considerer que l’
amour
seul avoit causé son emportement, & qu’elle p
e maitresse, & la vengeance qui prend ordinairement la place de l’
amour
dans un cœur outragé, vous peut payer tous les ch
rien aimé, lui respondit Moliere, & vous avez pris la figure de l’
amour
pour l’amour même. Je ne vous rapporterai point u
i respondit Moliere, & vous avez pris la figure de l’amour pour l’
amour
même. Je ne vous rapporterai point une infinité d
r de cette maniere ; mais pour moi je croi qu’il n’y a qu’une sorte d’
amour
, & que les gens qui n’ont point senti de semb
entrant dans la carriere du Théâtre : sa Fausse Antipathie & son
Amour
Castillan le prouvent assez. Bientôt rebuté par u
e sur l’invraisemblance comme l’original, ne pouvoit être bonne. L’
AMOUR
CASTILLAN. Nous avons encore vu dans le second
e recevoit ses présents : mais comme il n’en étoit pas plus avancé, l’
amour
l’aveugla au point de lui proposer de l’épouser.
pouvois sortir d’une source plus belle. Vain bonheur ! au mépris de l’
amour
paternel, Il veut couvrir son sang d’un opprobre
e, Et va sacrifier au plus affreux divorce La nature, l’hymen & l’
amour
gémissant. Je serai dénué de tout ce qu’en naissa
ur pour faire place à la princesse de Condé : ainsi, au supplice de l’
amour
négligé se joignaient le tourment de l’orgueil pr
nce, on lui reprocha sa mort même ; ce furent en effet son malheureux
amour
pour la femme de son neveu, la persécution du jeu
le de mœurs pures et décentes, de partager le dégoût général pour les
amours
du roi, qui n’avaient plus l’excuse de la jeuness
e pas donner, dit-il, à la marquise le plaisir de voir ses malheureux
amours
décrits par lui-même. Toutefois, il ne put s’empê
-il, être capable d’en faire durer la mémoire aussi longtemps que mon
amour
pour elle. » L’anagramme du nom de Catherine ava
on, seule, avoue qu’elle aime Lindor : elle seroit embarrassée de son
amour
, si l’absence n’en débarrassoit pas avec un milit
ndor, qui ressemble beaucoup à celui de la comédie. LE SCRUPULE, ou l’
Amour
mécontent de lui-même, Conte moral. . . . . .
rs que votre petit cœur palpitera de crainte, de plaisir, peut-être d’
amour
; que sait-on ? Si j’étois blessé, par exemple. .
ir ? . . . . . . . . . . . . . . . La guerre vint donner l’alarme aux
amours
. . . . . . . . . . . . . Lindor eut à peine le te
le dites, & comme je ne le crois pas, le miracle seroit opéré : l’
amour
seul vous eût rendu sage. — Oh non ! Madame, il f
l, je suis venu pour la Marquise ; mais le hasard me sert mieux que l’
amour
. Quelle comparaison, & que le sort est injust
l s’introduit chez elle à titre de valet : il n’ose lui parler de son
amour
; mais il peint sa passion dans de petits ouvrage
re, quand Lucinde, qui se doute du déguisement d’Eraste, & de son
amour
, arrive à petit bruit, & se place derriere le
TRAINANT. La Po-ly-ga-mie est un... Pourceaugnac seul se plaint à l’
amour
: Amor, crudel amor ! Che t’o fattio ! (bis) Da
est qu’après la consultation des avocats et l’air de Pourceaugnac à l’
amour
, un signe, habituel à l’époque dans l’impression
trio avec les avocats et leurs airs. — Le morceau de Pourceaugnac à l’
amour
. — Le duo des opérateurs. — La danse des matassin
nes farces de Molière. Le 18 juillet 1668, au milieu du Triomphe de t
Amour
et de Bacchus, on joua Georges Dandin. La relatio
quitte en colère, et Cloris entre, qui vient faire une plainte sur l’
amour
de son amant. » Que faisait ici Georges Dandin ?
e pour joindre sa troupe, composée des bergers célébrant Bacchus et l’
Amour
. » Certains passages de cette relation des fêtes
ps des premières relations de Molière et de Lully, antérieurement à l’
Amour
médecin et aux Fâcheux Nous ne voyons, dans l’œuv
lettre de Guy Patin, (25 septembre 1665) indique que Molière, dans Y
Amour
médecin, aurait, à l’Hôtel de Bourgogne, représen
ices. Cependant, Molière, qui voyait le train de la cour continuer, l’
amour
du roi et de madame de Montespan braver le scanda
langage et de quelques erreurs de sa morale ; ensuite pour servir les
amours
du roi et de madame de Montespan, qui blessaient
écessairement une transformation de ces précieuses qui professaient l’
amour
platonique, où l’o
du mauvais langage, et surtout des expressions qui se rapportent à l’
amour
vulgaire et grossier ; il leur fait un supplice
crit à sa fille : « Tout le monde croit que l’ami (le roi) n’a plus d’
amour
, et que Quanto (madame de Montespan) est embarras
ette mélancolie dans un mouvement de jalousie dont ne se défend pas l’
amour
le plus chaste. Les présents que madame de Montes
ouver chaque jour à Maintenon, prouvaient un retour de sécurité sur l’
amour
dont le roi lui redonnait des marques. Madame de
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