/ 275
1 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VII. De l’Amour. » pp. 121-144
CHAPITRE VII. De l’ Amour . L’amour, entre l’homme et la femme accomplis
CHAPITRE VII. De l’Amour. L’ amour , entre l’homme et la femme accomplis tels que les
rel, infus dans toutes les âmes, qui est le fondement de la morale. L’ amour , chez eux, ne sera point un entraînement des sens
rêt, ni une alliance fondée froidement par la raison, non : il sera l’ amour , cette inexplicable et toute-puissante attraction
de Molière, quand on voit que cet acteur de farces a su représenter l’ amour aussi bien que les plus grands tragiques, avec un
 ; mais le domaine de Molière est partout. On a dit avec raison que l’ amour ne peut guère être exprimé que par ceux qui l’ont
faire parler Bérénice, et c’est l’année qui suivit un mariage plein d’ amour , que Corneille peignit l’amour conjugal de Paulin
l’année qui suivit un mariage plein d’amour, que Corneille peignit l’ amour conjugal de Pauline. (Molière aima sa femme d’une
on parce qu’il aima Armande Béjart, qu’il est un peintre sublime de l’ amour . Ce qui le lui fit connaître et peindre ainsi, c’
ui rien d’humain n’était étranger ; et ce qui donne à ses peintures d’ amour un caractère moral. c’est son bon sens, qui resta
ut malgré les assauts de la passion. Ce bon sens lui apprit à voir l’ amour en philosophe, comme une des facultés naturelles
a plaisir à rechercher, dans tant de figures charmantes, le type de l’ amour tel que l’entendait Molière ?   Et donc, l’amour
mantes, le type de l’amour tel que l’entendait Molière ?   Et donc, l’ amour est d’abord un mouvement naturel ; mais, par le m
iellement raisonnable 424. Oui, l’imprescriptible raison règne dans l’ amour vrai, en fait la grandeur, la bonté, la durée, l’
s l’amour vrai, en fait la grandeur, la bonté, la durée, l’énergie. L’ amour vrai ne naît point au hasard, par une séduction d
a grâce du corps qui l’excite : la beauté n’est capable de produire l’ amour que parce qu’elle est l’interprète de l’âme qui l
oncourent à cette rencontre, elles sont l’occasion, non la cause de l’ amour . Les hasards qui semblent le faire naître dans pl
es ; et pourtant, ce court espace lui suffit aussi.pour montrer que l’ amour vrai est l’amour des âmes, faites par Dieu avec l
ce court espace lui suffit aussi.pour montrer que l’amour vrai est l’ amour des âmes, faites par Dieu avec le tendre et noble
s utiles. À travers les intrigues de ses comédies., Molière a peint l’ amour naturel 432, instinct des cœurs honnêtes : c’est
 ; et, de tous ces tableaux vivants, ressort doucement la figure de l’ amour vrai, naturel, partant moral.   Comme les plante
nce, toute grâce les rendront plus propres à éprouver et à inspirer l’ amour . C’est pour eux seuls, pour eux tout entiers qu’i
me ressouviens de mes jeunes amours437, qui n’a devant les yeux cet amour pur et naturel, plein de joie et d’honneur, que P
es passions, qu’elles entraînent les dieux mêmes et les nymphes comme Amour et Psyché 439, ou les valets et les servantes com
valets et les servantes comme Covielle et Nicole 440. C’est l’Eternel amour qu’il sait peindre et varier à l’infini, toujours
ns une pièce de commande écrite en quinze jours, comme les Fâcheux, l’ amour d’Orphise et d’Eraste 444 est supérieur à tous le
s Fâcheux, l’amour d’Orphise et d’Eraste 444 est supérieur à tous les amours de roman dont Scudéri donnait alors si libéraleme
ces amoureux du Dépit, des deux Écoles, de la Princesse d’Elide, de l’ Amour médecin, du Misanthrope, du Médecin malgré lui, d
ur médecin, du Misanthrope, du Médecin malgré lui, de Mélicerte, de l’ Amour peintre, du Tartuffe, de l’Avare, de M. de Pource
de caractère les plus hardies, apporter la grâce riante de vos jeunes amours  ! Il est beau d’avoir conçu cette idée élevée d’u
tuations souvent délicates, le caractère chaste et spiritualiste de l’ amour , quand tant d’auteurs ont cherché et cherchent en
e prosternent devant la peinture corruptrice de ce qu’ils appellent l’ amour physique. Mais il est peut-être plus beau, meille
ent un caractère particulièrement utile et moral. Oui, la source de l’ amour est belle, pure, sublime : mais l’amoureux est ho
e perdre à jamais son Agnès 450. Dans F Etourdi, le Dépit amoureux, l’ Amour médecin, les deux Écoles, le Médecin malgré lui,
ar la seule route de l’honneur. C’est que nous sommes ainsi faits ; l’ amour le plus pur prend les confidents les plus méprisa
sous toutes ces erreurs et ces hésitations qui sont vraies, il y a l’ amour vrai, qu’aucune puissance, aucun intérêt ne pourr
par une puissance et un intérêt supérieurs à tous les autres455. Cet amour aura une persévérance sans fin, une adresse inépu
ise sans réserves462. Il sera pur463 : jamais un amant, qui aime de l’ amour peint par Molière, ne songera à faire sa maîtress
ne mesure et une justesse qui donnent à l’ensemble de ces peintures d’ amour un caractère général de moralité, et qui placent
on âme : c’est la coquetterie. La coquetterie est incompatible avec l’ amour , parce qu’elle est égoïsme et parce qu’elle est m
s qui l’obsède465. La prude Arsinoé ne peut pas davantage connaître l’ amour dans la coquetterie de vertu que son âge lui impo
es meilleurs salons, prendre à la coquetterie la place et le nom de l’ amour , et où il n’y avait point de femme à la mode qui
la comédie, il fait entrevoir où ira la prude quarantenaire, avec son amour pour les réalités 473 : Rien n’égale en fureur,
sens que du mien Clitandre s’est fait maître480. Cette franchise en amour , Molière la réclame presque brutalement par la bo
t de le voir, il n’admettait pas qu’on la sacrifiât aux intérêts de l’ amour même. Bien plus, il la voulait jusque dans le lan
our même. Bien plus, il la voulait jusque dans le langage parlé par l’ amour , et il repoussait, autant par cœur que par goût,
et il avait raison. Il y avait presque autant de mérite à réformer l’ amour dans l’expression que dans le fond, à l’époque où
ffrit485. Après avoir rappelé les amants à un langage naturel comme l’ amour , il donna, mieux que tous les autres auteurs du s
rais sentiments. Est-il besoin de rappeler les charmantes causeries d’ amour qui remplissent tant de comédies486 ? Le spectate
r la simplicité du style et la vérité de la passion, faire parler à l’ amour un langage digne de Corneille : CLITANDRE. Quelq
me par le naturel. Il est revenu sans cesse sur cette nécessité que l’ amour soit naturel, conforme à l’âge, à la condition, a
e de la fable489 ? Quel rappel à la nature et à la raison, sans qui l’ amour devient tout brutal ! On ne saurait trop remarque
trop remarquer quel enseignement pratique résulte de la peinture de l’ amour mal placé et du funeste résultat des passions con
omplètement instructive et vraie, il faut jeter un coup d’œil sur les amours faux, intéressés et voluptueux que Molière a mis
x, intéressés et voluptueux que Molière a mis quelquefois en face des amours vrais, délicats et purs. Quelle leçon ressort des
ge Dandin 495 !   Quand on repense à la fausseté et à l’indécence des amours applaudis sur tant de théâtres, à la corruption i
ature, à la gloire acquise par tant d’auteurs au moyen des théories d’ amour les plus brutales et des peintures d’amour les pl
rs au moyen des théories d’amour les plus brutales et des peintures d’ amour les plus lubriques, on reconnaît que Molière a re
ntant sans cesse le spectacle, conforme à la nature et à la raison, d’ amours jeunes, joyeux et honnêtes. Et quand, après avoir
, on demeure convaincu que nul poète n’a jamais conçu ni représenté l’ amour d’une manière plus vraie, plus touchante, plus mo
. 421. Voir Psyché, act. III, sc. III, la déclaration de Psyché à l’ Amour , par le grand Corneille ; les Entretiens d’Ariste
odo sanciantur M. T. Ciceronis Officia. 425. La Bruyère dit que « l’ amour qui naît subitement est le plus long à guérir » (
s je crois qu’il dépeint plutôt les accidents que l’essence même de l’ amour . 426. Le Festin de Pierre, act. I, sc. II ; act
de imaginaire, act. I, sc. V. 432. Voir plus haut, p. 124. 433. Les amours de la femme incomprise, de la femme de quarante a
me Bélise des Femmes savantes ou la Comtesse d’Escarbagnas. Quant aux amours obliques ou contre nature qui remplissent nos rom
, sc. IX. 438. J. Racine, Phèdre, act. IV, sc. VI. 439. Voir, sur l’ Amour ingénu de Psyché, Saint-Marc Girardin, Cours de L
r surtout l’Avare, M. de Pourceaugnac, les Femmes savantes. 457. L’ Amour médecin, l’Amour peintre, le Médecin malgré lui,
, M. de Pourceaugnac, les Femmes savantes. 457. L’Amour médecin, l’ Amour peintre, le Médecin malgré lui, l’École des Femme
e Pierre, act : I, sc. III ; act. II, sc. I, II ; act. IV, sc. IX ; l’ Amour médecin, act. III, sc. VI ; le Misanthrope, act.
I, sc. I ; act. IV, sc. I, III, VII ; Mélicerte, act. II, sc. III ; l’ Amour peintre, sc. XIII ; le Tartuffe, act. II, sc. IV 
2 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VIII. M. DE SAINT-FOIX. » pp. 288-296
riant ». Voyons les deux odes. ODE III. Il y a quelque temps que l’ Amour frappa la nuit à ma porte. Qui est là, m’écriai-j
arc est en bon état, mais ton cœur est bien malade. Dans la Piece, l’ Amour , voulant s’insinuer dans le cœur de trois Nymphes
nt prise dans Anacréon. ODE XXX. L’autre jour les Muses, ayant lié l’ Amour avec des fleurs, le donnerent en garde à la Beaut
point, & préférera la servitude à sa liberté. Dans la comédie, l’ Amour est tout de même enchaîné par des Nymphes au pied
encore beaucoup à la principale scene des Graces. Euphrosine a lié l’ Amour avec des chaînes de fleurs, sous prétexte de l’em
l’emmener avec plus de sureté. Ses compagnes arrivent. Scene IX. L’ AMOUR , EUPHROSINE, AGLAÉ, CYANE. (Elles s’asseyent to
(Elles s’asseyent toutes les trois au pied de l’arbre, autour de l’ Amour .) Aglaé. Ah ! vous voilà donc pris ? L’Amour. Qu
de l’arbre, autour de l’Amour.) Aglaé. Ah ! vous voilà donc pris ? L’ Amour . Qu’appellez-vous pris ? Est-ce que vous avez des
e vous desirez, vous rendroit-elle déja moins vif, moins empressé ? L’ Amour . Oh ! il ne dépend que de vous de me voir tout au
des gens, que de les tenir liés ! Aglaé. Qu’est-ce que cela fait ? L’ Amour . Comment ! ce que cela fait ? Cela fait tout. Eup
ssédant comme vous voilà, nous vous ferons mille petites amitiés... L’ Amour . Toutes ces petites amitiés-là seroient en pure p
ure est charmante ! Il faudra le garder au moins un mois avec nous. L’ Amour . Toujours lié ? Euphrosine. Oh ! toujours : mais
ez bien du plaisir à me baiser la main : tenez, baisez-la encore... L’ Amour , en colere. Finissons, finissons, vous dis-je. Eu
ne. Cyane. De tout mon cœur. (Elles lui font baiser leurs mains.) L’ Amour . O Ciel ! Euphrosine, à l’Amour. Fi ! que cela es
lles lui font baiser leurs mains.) L’Amour. O Ciel ! Euphrosine, à l’ Amour . Fi ! que cela est vilain d’avoir de l’humeur ! O
! On lui montre l’inclination qu’on a pour lui, & il se fâche ! L’ Amour . Mais tandis qu’auprès de vous je n’aurai que les
e délier entiérement, du moins rendez-moi un bras. Euphrosine. Non. L’ Amour . Une main. Euphrosine. Rien du tout. L’Amour. C’e
bras. Euphrosine. Non. L’Amour. Une main. Euphrosine. Rien du tout. L’ Amour . C’en est trop ; écoutez : si je me mets moi-même
n railleur. Vous vous croyez donc un petit garçon bien redoutable ? L’ Amour , faisant des efforts pour rompre ses liens. Ah !
ez pas : j’ai bien pris mes précautions ; il est trop bien attaché. L’ Amour , à Euphrosine. Scélérate ! Euphrosine, à l’Amour.
trop bien attaché. L’Amour, à Euphrosine. Scélérate ! Euphrosine, à l’ Amour . Soyez donc tranquille. Il faut avouer que les ho
us... Allons, faites-nous quelque petite histoire pour nous amuser. L’ Amour . Non, je veux dormir. Euphrosine. Dormir entre no
ux dormir. Euphrosine. Dormir entre nous trois ! Cela seroit joli ! L’ Amour . Cela ne vous fera pas trop d’honneur. Euphrosine
d’honneur. Euphrosine. Nous vous en empêcherons bien. Emmenons-le. L’ Amour . Vous ne m’emmenerez point si vous ne me déliez.
ivent à présent être arrivées à Paris. Dans la comédie des Graces, l’ Amour , attaché à un arbre par les Nymphes qu’il veut su
s jeux.   Il existe un petit poëme latin intitulé, Amor crucifixus, l’ Amour crucifié ; je me souvìens très bien que plusieurs
ucifié ; je me souvìens très bien que plusieurs Nymphes y attachent l’ Amour à un arbre, mais je n’ai pu le retrouver. J’ai en
3 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE IX. De l’Adultère et des Amours faciles. » pp. 166-192
CHAPITRE IX. De l’Adultère et des Amours faciles. Pourquoi faut-il que cette grande fig
le Amphitryon et de la touchante Alcmène, trompés dans leurs honnêtes amours par le don Juan de l’Olympe. C’est justement parc
est pour cela que cette pièce est très-immorale590. Si pur que soit l’ amour d’Alcmène pour son époux, si indigne que soit le
ures indulgentes de l’adultère618 : c’est la théorie sentimentale des amours faciles. Cette matière banale des opéras est la f
a des sons de sa musique619. Lui-même, avec cette sublime idée de l’ amour qu’il se faisait et qu’il exprimait d’une manière
eries. L’Aurore chante, en ouvrant le jour qui verra se dénouer les amours de la Princesse d’Elide 620 : Quand l’amour à vo
ui verra se dénouer les amours de la Princesse d’Elide 620 : Quand l’ amour à vos yeux offre un choix agréable, Jeunes beauté
Et, bien que mon sort touche à ses derniers soleils, Je dirai, que l’ amour sied bien à vos pareils ; Que ce tribut qu’on ren
esse éclatoient chaque jour : Mais je m’inquiétois de ne voir point d’ amour . Et, puisque les langueurs d’une plaie invincible
loin arrivent deux bergères qui se demandent si l’on doit croire de l’ amour « ou le mal ou le bien, » et qui concluent en cha
n d’aimer630. On croit inutile d’insister sur celte assimilation des amours des hommes et des amours des bêtes : Molière, d’a
nutile d’insister sur celte assimilation des amours des hommes et des amours des bêtes : Molière, d’ailleurs, fait prononcer l
la vie Ce qu’on en passe sans aimer. CHLORIS. Ah ! les beaux jours qu’ amour nous donne, Lorsque sa flamme unit les cœurs ! Es
x empire Répare dix ans de soupirs. TOUS ENSEMBLE. Chantons tous de l’ Amour le pouvoir admirable ; Chantons tous dans ces lie
autre dieu, dont nous suivons les lois, S’oppose à cet honneur qu’à l’ Amour osent rendre Vos musettes et vos voix. À des titr
hus contre les danseurs et les chantres qui soutenoient le parti de l’ Amour . CHLORIS. C’est le printemps qui rend l’âme À nos
printemps qui rend l’âme À nos champs semés de fleurs ; Mais c’est l’ Amour et sa flamme Qui font revivre nos cœurs. UN SUIVA
DE BACCHUS. Bacchus est révéré sur la terre et sur l’onde. CHŒUR DE L’ AMOUR . Et l’Amour est un dieu qu’on adore en tous lieux
Bacchus est révéré sur la terre et sur l’onde. CHŒUR DE L’AMOUR. Et l’ Amour est un dieu qu’on adore en tous lieux. CHŒUR DE B
DE BACCHUS. Bacchus à son pouvoir a soumis tout le monde. CHŒUR DE L’ AMOUR . Et l’Amour a dompté les hommes et les dieux. CHŒ
Bacchus à son pouvoir a soumis tout le monde. CHŒUR DE L’AMOUR. Et l’ Amour a dompté les hommes et les dieux. CHŒUR DE BACCHU
DE BACCHUS. Rien peut-il égaler sa douceur sans seconde ? CHŒUR DE L’ AMOUR . Rien peut-il égaler ses charmes précieux ? CHŒUR
Rien peut-il égaler ses charmes précieux ? CHŒUR DE BACCHUS. Fi de l’ Amour et de ses feux ! LE PARTI DE L’AMOUR. Ah ! quel p
ieux ? CHŒUR DE BACCHUS. Fi de l’Amour et de ses feux ! LE PARTI DE L’ AMOUR . Ah ! quel plaisir d’aimer ! LE PARTI DE BACCHUS.
                           Ah ! quel plaisir de boire ! LE PARTI DE L’ AMOUR . À qui vit sans amour la vie est sans appas. LE P
     Ah ! quel plaisir de boire ! LE PARTI DE L’AMOUR. À qui vit sans amour la vie est sans appas. LE PARTI DE BACCHUS. C’est
BACCHUS. C’est mourir que de vivre et de ne boire pas. LE PARTI DE L’ AMOUR . Aimables fers ! LE PARTI DE BACCHUS.            
HUS.                                  Douce victoire ! LE PARTI DE L’ AMOUR . Ah ! quel plaisir d’aimer ! LE PARTI DE BACCHUS.
Non, non, c’est un abus : Le plus grand dieu de tous... LE PARTI DE L’ AMOUR .                                                 
I DE L’AMOUR.                                                 C’est l’ Amour  ! LE PARTI DE BACCHUS.                           
quoi ces débats ? Souffrons qu’en un parti la raison nous assemble. L’ Amour a des douceurs, Bacchus a des appas : Ce sont deu
lence, Et ne laisse veiller en ces aimables lieux Que les cœurs que l’ amour soumet à sa puissance.          Tes ombres et ton
lus beaux que le plus beau jour, Offrent de doux moments à soupirer d’ amour .          Que soupirer d’amour          Est une d
, Offrent de doux moments à soupirer d’amour.          Que soupirer d’ amour          Est une douce chose,       Quand rien à
oit-ce que la vie ? . Ah ! perdons plutôt le jour Que de perdre notre amour  ! Les biens, la gloire, les grandeurs, Les sceptr
grandeurs, Les sceptres qui font tant d’envie, Tout n’est rien, si l’ amour n’y mêle ses ardeurs638. Il n’est point sans l’am
n’est rien, si l’amour n’y mêle ses ardeurs638. Il n’est point sans l’ amour de plaisir dans la vie, Soyons toujours amoureux,
llement, la cour entière, à la suite de son roi enivré de gloire et d’ amour , passe aux réflexions des bergers Lycaste et Lyco
ez pas le redire. Puisque le ciel a voulu nous former Avec un cœur qu’ Amour peut enflammer641, Quelle rigueur impitoyable Con
le : Jouissons, jouissons des plaisirs innocents Dont les feux de l’ Amour savent charmer nos sens 644, n’est-il pas tout
our. Ce beau séjour, Ces doux ramages, Ce beau séjour Nous invite à l’ amour . Vois, ma Climène, Vois sous ce chêne S’entrebais
mèdes de cette pièce païenne, les soins de Zéphyre, les conseils de l’ Amour 649 ; et, pour aller jusqu’au bout, les chansons
riage forcé, sc. IV, VII, X ; le Festin de Pierre, act. II, sc. I ; l’ Amour médecin, act. II, sc. VII ; le Médecin malgré lui
s danses, ces héros à voix luxurieuse,   Entendra ces discours sur l’ amour seul roulans,   Ces doucereux Renauds, ces insen
Ces doucereux Renauds, ces insensés Rolands ;   Saura d’eux, qu’à l’ amour , comme au seul dieu suprême,   On doit immoler t
place dans le cœur du roi, toute la cour était occupée d’intrigues d’ amour  : Louvois même était sensible, etc. » 646. Le
ite que par accident ; chap. V, Si la comédie d’aujourd’hui purifie l’ amour sensuel en le faisant aboutir au mariage ; chap.
4 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IX. » pp. 180-200
le ; Ritrosia per ritrosia, Rebut pour rebut, comédie italienne ; les Amours à la chasse, comédie de Coypel ; l’Heureux strata
orgueil, & projette de se trouver à la fête pour lui donner de l’ amour . On lui peint le danger de l’entreprise ; elle ré
, qu’il est aimé. Le Roi le remercie de sa feinte, & approuve son amour . La Princesse qui survient, croit que son pere ap
sa Cour, & l’admire. Bientôt le mépris que la Princesse a pour l’ amour enflamme le cœur du Prince. Il a, dit-il, puisé s
z plaisamment que les amants, semblables aux aveugles, chantent leurs amours dans les rues. Le Prince de Béarn & Don Gasto
ite de Daphné devant Apollon. Diana marque le mépris qu’elle a pour l’ amour , qui n’est qu’un enfant. Les musiciens finissent
issent par un couplet dont voici le sens : Il ne faut pas se fier à l’ amour  ; il cache sa puissance sous la forme d’un petit
vaincre, par leurs raisonnements, la haine que la Princesse a pour l’ amour  ; mais c’est en vain. Ils fondent leur espoir sur
as de lui laisser la couleur qu’on a destinée au Prince. Le Médecin d’ amour l’exhorte à donner à Carlos quelques menues faveu
lui répond qu’il ne pourroit s’empêcher d’être ingrat : il parle de l’ amour avec le dernier mépris. La Princesse, toujours pl
qui ferment la marche, restent sur le théâtre. Don Carlos déclare son amour , & le fait si vivement, que la Princesse croi
esse enrage ; elle donneroit sa couronne pour voir mourir le Prince d’ amour . Elle projette de l’attendrir par les charmes de
rquer ses charmes. Il sort. La Princesse est désespérée. Le Médecin d’ amour augmente son dépit, en lui disant que Carlos, loi
paroît aussi au-dessous de l’éloge qu’elle lui en a fait, mais que l’ amour les aveugle tous deux apparemment. En feignant de
la neige est changée en feu. Elle ne peut cacher plus long-temps son amour  ; elle délibere si elle l’avouera. Cintia vient s
ate ; passe de la priere aux menaces, des fureurs à l’expression de l’ amour le plus tendre. Son cœur s’envole en pieces de so
le sien pour détruire le portrait de l’ingrat. Elle déclame contre l’ amour , qui est un enfant dans ses jeux, mais un Dieu da
t sa couronne. La Princesse écoute à part. Son pere est enchanté de l’ amour de Carlos pour Cintia ; il va les unir. Don Carlo
x, la contrainte d’un amant qui est forcé de cacher les progrès que l’ amour & les talents de sa maîtresse font sur son cœ
a préférant l’étude à la tendresse, que la Princesse d’Elide fuyant l’ amour pour suivre les ours dans les bois. Je suppose po
r pour suivre les ours dans les bois. Je suppose pour un moment que l’ amour soit un monstre comme le prétendent les amants da
une Princesse collet monté comme Madame Diana fasse confidence de son amour à un plat original, un inconnu qui se présente so
plat original, un inconnu qui se présente sous le titre de Médecin d’ Amour , & qu’elle le retienne tout de suite à son se
doit épouser Silvia. A l’instant Flaminia passe de l’indifférence à l’ amour le plus violent ; &, après avoir prié Scapin
ques reproches obligeants de part & d’autre, Lélio lui découvre l’ amour qu’il a toujours eu pour elle : Flaminia lui dit
& Marivaux, & le rendît tout-à-fait propre à nos mœurs ? Les Amours a la chasse, par Coypel 21. Flaminia, fille de Pa
de Pantalon, ne se plaît que dans les bois, n’aime que la chasse : l’ amour n’a pu la soumettre ; les soins & la constanc
angement ; & son embarras redouble, quand tout-à-coup elle voit l’ Amour sortir d’un buisson de rosiers, & s’avancer v
suite de célébrer sa victoire, & il se forme une lutte entre les Amours & les Chasseurs, qui est imitée par les instr
est imitée par les instruments entre les violons & les cors : les Amours enchaînent les Chasseurs avec des guirlandes, &am
ensemble forment un ballet au son des cors réunis avec les violons. L’ Amour prend la main de Lélio & la met dans celle de
Flaminia. Les peres sont contents, les amants sont heureux ; & l’ Amour , glorieux de sa victoire, la fait célébrer par de
amie. Dorante est furieux : la Marquise lui conseille de feindre de l’ amour pour elle. La Comtesse est la dupe de cette feint
Gouverneur d’Euriale, exhorte ce Prince à se livrer au penchant de l’ amour . Arbate. Moi, vous blâmer, Seigneur, des tendres
 : Et bien que mon sort touche à ses derniers soleils, Je dirai que l’ amour sied bien à vos pareils ; Que ce tribut qu’on ren
esse éclatoient chaque jour : Mais je m’inquiétois de ne point voir d’ amour . Et puisque les langueurs d’une plaie invincible
idon conseille à cette Princesse de ne plus résister aux charmes de l’ amour . Voici comme s’exprime cette digne confidente :
nseils à leurs éleves. ACTE I. Scene I. Théramene. Enfin d’un chaste amour pourquoi vous effrayer ? S’il a quelque douceur,
. . Théramene est aussi galant qu’Arbate. Tous les deux traitent l’ amour avec la même gentillesse, tous les deux l’érigent
ntil Théramene dit au jeune Hippolyte qu’il ne seroit point né sans l’ amour d’Anthiope pour Thésée. La naïve & maligne He
ua à la Comédie Italienne une piece dudit sieur Coypel, intitulée les Amours à la chasse, & que c’est la premiere qu’on co
danses, dont la derniere est intitulée l’Union de l’Hymen & de l’ Amour  : les paroles sont de Coypel, la musique de Lalan
5 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXI. De l’Amour. » pp. 367-384
CHAPITRE XXI. De l’ Amour . L’amour est absolument nécessaire sur la scen
CHAPITRE XXI. De l’Amour. L’ amour est absolument nécessaire sur la scene comique. R
ractere, quel qu’il soit, ne se démasque jamais si bien que lorsque l’ amour le met en jeu. Otez à Alceste sa passion amoureus
’aurons point cette belle scene, cette scene divine dans laquelle son amour le force à ôter le voile qui couvre son hypocrisi
les qu’il inspire à cette même femme, en se servant de l’empire que l’ amour lui donne sur son cœur ? On pourroit absolument t
, & à les mettre sur-tout à la portée de tout le monde, puisque l’ amour est de tous les états. D’après ce que je viens de
, qu’ils s’aiment, qu’ils s’adorent, qu’ils brûlent, qu’ils meurent d’ amour . Je me hâte de déclarer que, loin de les aimer, j
 ? Comment ? le voici. Etablissons bien au commencement d’une piece l’ amour de deux amants, faisons-en voir toute la violence
s de suivre la marche d’une piece ; ou ces nymphes qui, blasées sur l’ amour par l’amour même, feignent cependant d’en avoir t
la marche d’une piece ; ou ces nymphes qui, blasées sur l’amour par l’ amour même, feignent cependant d’en avoir toute la viva
ement susceptible de sentiment & de délicatesse, la peinture d’un amour ou fade ou persiffleur leur feroit pitié. Je prés
ion de deux amants assez désœuvrés pour faire des dissertations sur l’ amour  ; ou lorsqu’il a mis des scenes amoureuses dans s
e. Isabelle & Valere s’y déclarent la violence, la pureté de leur amour , & prennent des mesures sures pour le couronn
oisieme acte du Cocu imaginaire, Lélie & Célie se parlent de leur amour  ; mais leur scene est très piquante, puisque Léli
mé ; Et c’est, je vous l’avoue, une chose charmante De trouver tant d’ amour dans un objet aimé. Mais, si je l’ose dire, un sc
es sentiments que vous me faites voir ; Et, pour les bien goûter, mon amour , chere Alcmene, Voudroit n’y voir entrer rien de
t je ne comprends rien à ce nouveau scrupule  Dont s’embarrasse votre amour . Jupiter. Ah ! ce que j’ai pour vous d’ardeur &am
votre vertu, Et que de votre cœur de bonté revêtu L’amant ait tout l’ amour & toute la tendresse. Parcourez ainsi toutes
se disent mille choses flatteuses. Le Baron exhorte Lucile à servir l’ amour du Marquis, à se charger d’une lettre pour sa maî
le continue : Au seul son de sa voix mon cœur se sent renaître, Et l’ amour près de lui me donne un nouvel être. Que cette i
gnie : Le sentiment l’échauffe, & non pas la saillie. Celui que l’ amour donne à deux cœurs bien épris, Est le seul qui m’
de l’indifférence. Jugez combien ce fonds de haine est augmenté Par l’ amour que le vôtre a si bien mérité ! Jugez combien il
 ! Est-ce ainsi que s’expriment deux amants jeunes, passionnés, que l’ amour réunit après une longue absence, & qui ont to
e fort piquants, ou qu’il ne leur en reste qu’une bien foible idée. L’ amour est toujours le même : les amants de tous les pay
6 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre III » pp. 30-37
une pastorale allégorique dans laquelle l’auteur a décrit ses propres amours dégagés de toute idée grossière, et où, « par plu
ngage, les conversations vagues et frivoles , les longs verbiages d’ amour commencèrent à être en vogue. Cet ouvrage, dit-i
e marquis s’éloigna et alla rêver dans une autre ville aux liens d’un amour exempt de désirs grossiers et au-dessus du danger
s grossiers et au-dessus du danger de si tristes réalités. Ce fut cet amour idéal qu’il peignit dans L’Astrée, durant sa retr
nit dans L’Astrée, durant sa retraite, se rappelant la période de son amour où il était borné aux rêves de l’espérance et du
n voit, que d’Urfé fût venu au monde pour reproduire les délices de l’ amour platonique et dégoûter des grossièretés de l’amou
e les délices de l’amour platonique et dégoûter des grossièretés de l’ amour physique. Cette histoire de d’Urfé était fort rép
dit Patru, une pastorale allégorique , un assemblage d’histoires des amours de d’Urfé avec Marguerite de Valois, avec Diane d
é avec Marguerite de Valois, avec Diane de Châteaumorand, et d’autres amours du temps. L’auteur, dit encore Patru, a mêlé ces
et du goût de Henri IV lui-même, tout éloigné qu’était ce prince des amours platoniques, ne déplaisait pas non plus à l’hôtel
opinions de la partie désœuvrée de la nation française. Les dernières amours de Henri IV, à cinquante-six ans, sa malheureuse
llir la continuation de L’Astrée. On devait se plaire à la peinture d’ amours dégagés d’un érotisme grossier, accueillir même l
7 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VIII. Le Mariage. » pp. 145-165
écessité de comédie, et pour fournir un dénouement que tous ces beaux amours aboutissent au mariage496 ? Non : c’est par vérit
t la joie de cette union est aussi nécessaire, comme conséquence de l’ amour vrai, que le désordre et le dégoût comme conséque
uvres sont souvent funestes. Molière fait justice de l’illusion que l’ amour puisse exister entre les âmes seules, et que l’ho
t498 et ce personnage burlesque est la plus juste critique du parfait amour , par lequel beaucoup de femmes essaient de se tro
la femme ont par nature un penchant qui les porte à s’aimer ; et cet amour peut, doit être satisfait par le mariage, seuleme
vec autant d’esprit que de raison : J’aime avec tout moi-même ; et l’ amour qu’on me donne En veut, je vous l’avoue, à toute
en assez honnête et doux…511. Ce lien honnête seul peut satisfaire l’ amour vrai sans blesser le respect et la pudeur qui en
pour se comprendre519 ! Et pourtant, comme, parmi ces grands élans d’ amour , ils songent sérieusement aux enfants, au ménage
s mots, le lien honnête et doux de Molière, c’est le mariage fait par amour , nature et raison : rare alliance sans laquelle i
tout le monde, et fait rire tous ceux à qui on en parle523 ; » — si l’ amour Savez-vous bien qu’on risque un peu plus qu’on
rus 527, les femmes des Dorimènes et des Angéliques 528. Si c’est par amour du bien-être et du pot-au-feu, on est traité comm
té présidait à cette, union ; si ceux qui s’unissent s’aimaient de. l’ amour vrai dépeint au précédent chapitre ; si, considér
nfants, ces seconds liens des cœurs, qui viennent remplacer ceux de l’ amour qui s’usent537 ; s’ils se consacraient résolument
ris sont traitées comme elles le méritent dans le tableau comique des amours du Bourgeois gentilhomme pour sa belle marquise ;
exions sur la comédie, chap. V, Si la comédie d’aujourd’hui purifie l’ amour sensuel en le faisant aboutir au mariage, et chap
ariages du théâtre : « On commence par se livrer aux impressions de l’ amour sensuel ; le remède des réflexions ou du mariage
II. 566. Id., act. I, sc. II. 567. Id., act. I, sc. III. 568. L’ Amour peintre, sc. VII. 569. L’École des Maris, act.
peintre, sc. VII. 569. L’École des Maris, act. I, sc. II. 570. L’ Amour peintre, sc. XX. 571. L’École des Maris, act. I
8 (1858) Molière et l’idéal moderne (Revue française) pp. 230-
Écoutez Alceste, George Dandin, Arnolphe, tous ces représentants de l’ amour au dix-septième siècle, qu’aiment-ils dans Célimè
ns Molière, la femme est une mortelle, et même une faible mortelle. L’ amour qu’on lui porte semble se terminer à elle. Les ho
as le nom de Dieu sortir de leur bouche ; Dieu n’a que faire dans ces amours qui ne sortent pas de ce monde. Trompés, moqués,
a, dans notre âme entière, des retentissements terribles ; et comme l’ amour va toujours plus loin que son objet, le coup qui
le coup qui le frappe nous ébranle jusque dans les fondements. Notre amour va au ciel. Depuis Werther jusqu’à René, voyez to
aine, je me trompe, sa mauvaise humeur, ne l’emporte pas plus que son amour vers les régions supérieures qui lui sont interdi
rigueur, il s’en passerait, pourvu que celle qui ne contente pas son amour contentât sa colère et se séparât des hommes. Ell
ble, et le coup a été sûr. La vraie passion d’Alceste, ce n’est pas l’ amour , c’est la jalousie. Alceste, c’est Othello, moins
n trop d’affection pour les autres. Alceste ne se repose pas dans son amour , il ne s’endort pas sur une pensée douce. Non, il
ents faux ! Celui qui fuit des scènes a la passion peut-être ; mais l’ amour , jamais. L’amour et la passion sont en raison inv
qui fuit des scènes a la passion peut-être ; mais l’amour, jamais. L’ amour et la passion sont en raison inverse l’un de l’au
un de l’autre. Les irritations, les taquineries naissent d’un essai d’ amour avorté. Arrive une visite : Alceste veut sortir o
rès avoir donné des sièges à tous, il veut en punir tout le monde. Un amour d’un autre genre eût peut-être triomphé de ce tri
et de tout à l’abandonnée. Voilà la jalousie, voilà le contraire de l’ amour , qui est avant tout la bienveillance. Ce rôle ad
e, n’est plus capable d’agir ; Célimène, incessamment préoccupée de l’ amour , n’aimera jamais, jamais ! Pourquoi donc ce drame
n’avait rien à faire non plus entre l’auteur et son œuvre. L’art et l’ amour s’étaient détachés de l’infini ; l’unité régnait
9 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXVII. Du titre des Pieces à caractere. » pp. 417-432
fut un temps mon séjour ; Et puis j’aurai pour moi la fortune & l’ amour . Finette. L’amour ! Vraiment, Eraste en condamne
éjour ; Et puis j’aurai pour moi la fortune & l’amour. Finette. L’ amour  ! Vraiment, Eraste en condamne l’usage. Avec ce r
, Perde, à philosopher, le plus beau de son âge, Et prenne, au lieu d’ amour , de l’ennui tout son soul. Damis. Il faut m’aider
ble. Finette. Mais Sophie à vos vœux est-elle favorable ? Damis.  Mon amour n’a point éclaté : Mes regards seuls ont pu lui d
omper moi-même. Sophie ignore encore à quel excès je l’aime ;  Et cet amour fait tout mon prix. Finette. Si modeste à vingt a
venir Sophie : Je m’en charge. Damis. Je m’en charge.A tes soins mon amour se confie. Tout, dans cette exposition, ne prome
donc ?Seroit-il beau  Qu’un sage, en matiere pareille ?... C’est de l’ amour ... L’amour offense votre oreille. Eraste. C’est d
t-il beau  Qu’un sage, en matiere pareille ?... C’est de l’amour... L’ amour offense votre oreille. Eraste. C’est de l’amour a
C’est de l’amour... L’amour offense votre oreille. Eraste. C’est de l’ amour anglois... Je saurai me prêter. Voyons. Damis. V
 « Le Ciel à l’humaine nature  « Donna la beauté pour parure,  « Et l’ amour pour consolateur.  « Dans le calice de la vie,  «
tte d’ambroisie  « Qu’y versa la bonté des Dieux. « On vous a peint l’ amour de rayons odieux. « Voyez-le tel qu’il est : il s
toutes les connoissances que le faux Anglois réunit. Il parle de son amour pour sa pupille, & ne sait trop s’il doit l’é
peller. Damis paroît & reconnoît son oncle Lisimon : il avoue son amour . Le tuteur voit que Damis est aimé, & lui don
10 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VIII. Du Genre gracieux. » pp. 91-102
es liens de la grossiéreté & de la barbarie, les Auteurs mirent l’ Amour au rang de leurs interlocuteurs, firent succéder
dre plus agréables, plus intéressants, plus variés, ils appellerent l’ amour à leur secours, le personnifierent, & l’intro
actes, en vers, par Claude Bassecourt, imprimée en 1594. PROLOGUE. L’ Amour déguisé en berger vante son pouvoir. ACTE I. Les
Mylas s’entretiennent ensemble sur les charmes & les dangers de l’ amour . Malgré les avis de Daphné, Mylas persiste à ne v
Tyrse & Daphné viennent sur la scene, & parlent ensemble de l’ amour de Cloris. Daphné dit qu’elle va conseiller à Myl
trait. Quant à présent il nous suffit de sentir que cette piece, où l’ Amour personnifié joue un rôle, nous rapproche un peu d
e au culte de Diane, & qui ne veut pas répondre à sa tendresse. L’ Amour , piqué de l’indifférence de Dorine, & de la p
ver par-là les jours à sa maîtresse, qui, soupçonnée d’avoir écouté l’ Amour , alloit être immolée à Diane. On est forcé de con
gnée de la perfection des Graces, lui ressemble cependant beaucoup. L’ Amour , fugitif dans les deux pieces, s’amuse à séduire
Les meilleurs Peintres ont toujours peint en petit les Graces & l’ Amour . Nous avons vu comment ce genre s’étoit élevé peu
ans une piece dans le genre gracieux, intitulée Hilas & Silvie. L’ Amour y forme le dessein de séduire les Nymphes de Dian
s il y a dans le dialogue des détails très lestes, sur-tout lorsque l’ Amour , en faisant l’exercice, bande son arc, & qu’i
11 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXIV. » pp. 489-499
eul & les charmes de l’objet qu’il aime, & la violence de son amour . Hespérie l’entend, & croit qu’il parle d’ell
ur, dites le vrai, que vous disoit Phalante ? Mélise. Il me parloit d’ amour . Hespérie. Il me parloit d’amour.Oh ! la ruse ex
Phalante ? Mélise. Il me parloit d’amour. Hespérie. Il me parloit d’ amour .Oh ! la ruse excellente ! Donc il s’adresse à vou
ez point, ma sœur, votre esprit de la sorte. Phalante me parloit de l’ amour qu’il me porte : Que si je veux fléchir mon cœur
s me direz que je suis inhumaine ; Que je dois par pitié soulager ses amours  : Cent fois le jour j’entends de semblables disco
tié ! Si vous avez pour moi tant soit peu d’amitié, Ne parlons plus d’ amour , souffrez que je respire. Mélise. Vous ignorez, m
i me charme ; Et je viens ardemment conjurer vos bontés De seconder l’ amour que j’ai pour ses beautés. Bélise. Ah ! certes, l
it que l’on est contente du détour Dont s’est adroitement avisé votre amour  ; Et que, sous la figure où le respect l’engage,
son pere aujourd’hui. Bélise. Fort bien ! Ariste. Fort bien !Et son amour même m’a fait instance De presser les moments d’u
er si fort jusqu’à ce jour, Qu’ils ne m’ont jamais dit un mot de leur amour . Mais, pour m’offrir leur cœur & vouer leur s
12 (1865) Les femmes dans la comédie de Molière : deux conférences pp. 5-58
ouffrir de ce que fait sa bru ? Elle lui reproche son ajustement, son amour du monde, l’éducation qu’elle donne à ses enfants
promet que bonheur dans le mariage : Il jurait qu’il m’aimait d’une amour sans seconde7 ; Il me disait des mots, les plus g
 ; mais plutôt que la crainte du diable, il faut mettre en leur âme l’ amour de Dieu. Que j’aime bien mieux cette parole de sa
ux cette parole de saint François de Sales : « Il faut tout faire par amour et rien par force. » Renonçons donc, nous aussi,
de fatalité que l’on a toujours regardée comme un des caractères de l’ amour . Aux yeux des anciens, l’amour est un délire que
regardée comme un des caractères de l’amour. Aux yeux des anciens, l’ amour est un délire que les dieux inspirent aux mortels
et surtout Mlle de Scudéry, avaient même fait de cette fatalité de l’ amour une théorie que Molière exprime en ces termes dan
aison me le dit chaque jour ; Mais la raison n’est pas ce qui règle l’ amour . Nous autres modernes, nous ayons expliqué l’amo
as ce qui règle l’amour. Nous autres modernes, nous ayons expliqué l’ amour par une autre théorie, fort ancienne, puisqu’elle
ttire et le bonheur qu’il éprouve, c’est le sentiment et la joie de l’ amour . Théorie charmante et poétique, mais dont, par ma
ui ; mais elle a plus besoin encore du commerce des galants que de l’ amour d’Alceste ; elle minaude et refuse de s’expliquer
louer, mais parce que La solitude effraye une âme de vingt ans29. L’ amour d’Alceste ne saurait lui suffire. Sans doute il e
elle éprouvait un sentiment vrai, elle ne serait plus coquette, car l’ amour est exclusif. Elle n’aurait plus assez de présenc
aie perfection et de l’éternelle beauté. Nous-mêmes que le désir et l’ amour de la perfection anime et transporte, nous l’ente
es, car l’éducation que reçoivent aujourd’hui les femmes a retiré à l’ amour son bandeau et l’a rendu très bon calculateur. Le
viennent, d’un ton de mauvais goguenard, Vous railler sottement sur l’ amour d’un vieillard ; Et moi, d’un tel vieillard je pr
recevoir ses vœux et à tâcher de le guérir ; voilà les limites où son amour se renferme. Elle est franche avec tout le monde,
te gracieuse duchesse d’Orléans dont Racine a peint dans Bérénice les amours combattus, dont Bossuet a si douloureusement dépl
ardit tout à fait mes vieux jours, Et je me ressouviens de mes jeunes amours . En disant cela, le bon Chrysale a le sourire su
l’entendre recommander à Clitandre de ménager, dans l’intérêt de leur amour , les prétentions de Philaminte et les visions de
ieusement d’affaire avec Vadius, que toute la famille embrasse pour l’ amour du grec et qui s’avance pour embrasser aussi Henr
tterie les vœux que Clitandre lui adresse ; elle se complaît dans cet amour qui la venge des dédains d’Armande et l’ennoblit
t dévoué. Le dévouement est en effet l’un des caractères du véritable amour  ; et quelle femme est plus dévouée qu’Henriette ?
vous charger point de notre adversité. Nous sommes bien loin de ces amours , bruyants, mais égoïstes, pour qui l’annonce d’un
umeur. Combien de jeunes couples, pour l’avoir oublié, se sont fait l’ amour pendant six mois, et la moue pendant le reste de
ui est pas moins attachée. Tous deux lui ont confié le secret de leur amour pour Valère et pour la sœur de Valère, et elle tr
n peut donner une idée du bonheur qu’il lui devra. Elle l’aimera d’un amour calme et réfléchi, sans emportement et sans tempê
qu’ils représentent le mariage comme l’état qui réalise tout ce que l’ amour a rêvé. C’est un état où le sérieux des devoirs à
13 (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre IV. Que la critique doit être écrite avec zèle, et par des hommes de talent » pp. 136-215
ines maîtresses, ne vont plus être que les très humbles esclaves de l’ amour . On les a si longtemps abordées le cœur troublé,
n simple : l’un est un honnête homme amoureux à la façon des honnêtes amours  ; l’autre est un scélérat et un égoïste. Cependan
n vont l’un et l’autre, au hasard, courant, celui-ci après son unique amour qui l’appelle, celui-là après toutes ses amours q
ui-ci après son unique amour qui l’appelle, celui-là après toutes ses amours qui s’enfuient — colombes épouvantées par le vaut
’il vient de livrer, et très heureux d’avoir un nouveau rendez-vous d’ amour pour le soir. Soit caprice, oisiveté, — soit que
nat de la vingtième année. Alors toute cette joie, et ce luxe, et ces amours , tout cet esprit mêlé à ces scandales parés à la
é que seraient débitées, en sa présence, de si énormes maximes ! Et l’ amour , comme ce Don Juan mène l’amour ! Quoi ! le roi L
résence, de si énormes maximes ! Et l’amour, comme ce Don Juan mène l’ amour  ! Quoi ! le roi Louis XIV est tremblant devant sa
chie, les timidités, les sciences, les élégances, les politesses de l’ amour , et voici ce damné Don Juan qui mène, tambour bat
avec enthousiasme ces héros grandis de vingt coudées. On saluait avec amour , avec terreur, ce Don Juan dont Thomas Corneille
ire de ce bandit nous racontant à sa façon : que tout le plaisir de l’ amour est dans le changement, par la raison que les inc
e la passion est fini et qu’on s’endort dans la tranquillité d’un tel amour . Mais, direz-vous, à tout prendre, Thomas Corneil
rent et blasphèment dans le giron soyeux de leurs maîtresses, ivres d’ amour  ! Quant à Sganarelle, il ne sait pas ce que c’est
Bulwer. Les Fêtes de Versailles. — Lulli, Molière et Quinault. — L’ Amour médecin. — Le Bourgeois gentilhomme. — Anniversai
e plus aimé de cette cour qui s’abandonne à tous les enivrements de l’ amour et de la gloire, c’est Lulli ! C’est ce méchant p
tte foule de toutes les grandeurs de la noblesse, de la fortune, de l’ amour et du génie. Ce qu’on appelait les mascarades du
Lulli, pour n’oublier personne, il faut placer le vrai héraut de ces amours , le jeune poète Quinault, le poète de Renaud et d
ds amuseurs, ils se furent bien vite emparés de Versailles, et de ses amours  ; à eux trois, ils se mirent à célébrer les dieux
nt aux heures de folie. — Ainsi fut improvisé, au mois de mai 1665, L’ Amour médecin, qui a l’honneur d’être compté parmi les
comme ferait le parfum d’un flacon débouché depuis deux siècles ! Cet Amour médecin tient donc peu de place dans la gloire et
d habit. — Quand il improvisait, en trois jours, les trois actes de L’ Amour médecin, Molière se mettait au niveau des maîtres
quis de Villeroy, du duc de Luynes et du duc de Saint-Aignan. Ainsi L’ Amour médecin est une comédie-ballet ou un ballet-coméd
est une comédie-ballet ou un ballet-comédie à volonté ; une suite des Amours déguisés, par exemple ; Amours déguisés en forger
llet-comédie à volonté ; une suite des Amours déguisés, par exemple ; Amours déguisés en forgerons, — Amours déguisés en compa
te des Amours déguisés, par exemple ; Amours déguisés en forgerons, —  Amours déguisés en compagnons de Proserpine, — même L’Am
en forgerons, — Amours déguisés en compagnons de Proserpine, — même L’ Amour déguisé en comtesse de Soissons ; à celui-là, cer
je te connais beau masque ! Et. dans ces yeux romains, peut-être L’ amour n’est pas si bien caché Qu’il ne soit facile à co
puisse être touché.                              Le petit ballet de L’ Amour médecin. Le petit ballet de L’Amour médecin a ét
            Le petit ballet de L’Amour médecin. Le petit ballet de L’ Amour médecin a été remis en lumière une seule fois de
pour célébrer un des anniversaires de la naissance de Molière. — « L’ amour médecin, disait l’affiche, arrangé par un metteur
u il est permis de toucher à Tartuffe, aussi fort peut-on toucher à L’ Amour médecin. Le crime n’est pas d’y avoir ajouté ces
tout à fait dans son droit. Au temps du Bourgeois gentilhomme et de L’ Amour médecin, on riait plus facilement que de nos jour
es cheveux. Ce qui était digne de blâme, dans les choses ajoutées à L’ Amour médecin, par les metteurs en scène du Théâtre-Fra
faute ? au public ? Non pas ! Il n’est pas forcé de savoir par cœur L’ Amour médecin ! Il n’est pas forcé de deviner ce qui ap
uil abominable du 24 janvier ! Le bruit de ces fêtes, le bruit de ces amours expiées, ces improvisations de Molière et de Lull
poétiques du grand siècle, nous ramènent aux drames sans fin dont les amours de Louis XIV ont été le sujet, et parmi ces drame
mi ces drames (car il faut que l’on sache de quelle façon ces royales amours ont été traitées), j’en choisis deux, un drame de
e voilà, dans un drame vulgaire, qui court sur les toits pour faire l’ amour , à peu près, comme l’écolier du Diable boiteux. U
parlera de Cavoye. Un soir, le roi entend la jeune fille qui parle d’ amour  ; à ces propos d’amour son nom est mêlé, et lorsq
soir, le roi entend la jeune fille qui parle d’amour ; à ces propos d’ amour son nom est mêlé, et lorsqu’à la dérobée il jette
râce et la récompense. Elle a été le bon génie, elle a été le sincère amour de ce roi gâté par toutes les obéissances et par
, laissant une mémoire respectée, et se plaçant, par la vérité de son amour , à côté de cette maîtresse royale qui fut une fem
fière et insultante beauté que le dépit poussait au cloître, comme l’ amour y avait précipité sœur de la Miséricorde, et qui
ce poste éminent par une de ses protégées, (grâces pleurez ! pleurez amours ) ! par la veuve du bonhomme Scarron ! Alors se re
haines, où furent expiées, si cruellement, tant d’ambitions et tant d’ amour . La cellule est étroite, le lit est de pierre, et
t de pardon ! Rien de plus funèbre que ce dénouement d’une histoire d’ amour , depuis l’histoire d’Héloïse et d’Abeilard ! La c
et, d’insulter plus sérieusement et plus innocemment la gloire et les amours du plus grand roi qui ait honoré un trône. L’aute
gelone se trouve fort ridicule de parler ainsi, il ajoute : « C’est l’ amour qui m’a d’abord enseigné les mots dorés sous l’ef
s emphatique que Bragelone, déclame ces beaux vers : « Qui a parlé d’ amour  ? l’héliotrope, regardant le soleil, ne lui deman
s galants ! Tu m’étais la pensée de cette vie remplissant l’univers d’ amour et de sainteté, et revêtant de poésie la beauté h
llière). — « Pourquoi si peu de gaîté ? pourquoi ne pas sourire ? — L’ amour se croit offensé si le chagrin jette ses ombres s
divin Louis ; que serait-ce de remplir son âme entière ?… Perdre ton amour (c’est la première fois qu’elle lui parle !) doit
e Babet : « Belle dame quand tu parles, je rêve ce que devrait être l’ amour . Tu viens implorante et tu restes juge ; oh ! je
ile Charles II, spirituel et licencieux copiste de Louis XIV, « que l’ amour brûlant de Louis pour mademoiselle de La Vallière
it une femme de la halle. « Hélas ! hélas ! que je hais ce monde ! L’ amour est mort, excepté dans mon cœur, et cet amour, am
ue je hais ce monde ! L’amour est mort, excepté dans mon cœur, et cet amour , amour survivant, se transforme et devient désesp
ais ce monde ! L’amour est mort, excepté dans mon cœur, et cet amour, amour survivant, se transforme et devient désespoir ! —
moine chez la duchesse, c’est le roi, qui vient voir comment vont les amours de Lauzun ? Alors, voilà Bragelone qui se dit tou
Versailles. » Bragelone déclame contre les vanités de la vie et de l’ amour  : — « Quel grand philosophe que la vie ! » Il est
ied de la croix, le roi l’arrête, en s’écriant : — « Tu es rendue à l’ amour . — Ne m’appelle pas sire ; reviens à ces heures d
de dona Elvire le nœud de sa lugubre comédie ; mais faute d’un peu d’ amour dans l’âme de Don Juan, cette Dona Elvire, elle-m
Juan, on se reposait de ses bonnes fortunes en écoutant les pénibles amours de Pierrot. Parlez-moi de Pierrot le séducteur !
u rôle appartient à ces deux jeunes filles qui se défendent avec leur amour , avec leur bon sens, avec leur honnêteté naturell
Mémoires de Don Juan. 29. « Comme la science, comme la guerre et l’ amour , l’espace a son peut-être. Qu’y a-t-il de caché d
14 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VI. Les Femmes. » pp. 103-120
comme modèle d’épouse, malgré la grâce et la chasteté antique de son amour , la mythologique Alcmène 356. Peut-être Elmire es
é de conscience se joint, chez Elmire, quelque chose de plus beau : l’ amour pour ses enfants d’adoption. Ce n’est pas une mar
pris pour dupe et l’époux outragé ; c’est l’épouse, c’est la mère par amour et par devoir, sinon par nature, qui se chargera
rit370 ; ni, comme Mme de Sotenville, une folle de Noblesse, en qui l’ amour du nom et du titre a tué tout autre sentiment, et
pris pour celles qui feignent la vertu que pour celles qui feignent l’ amour . Avec le pédantisme, la coquetterie est, chez la
s, son indignation contre celles qui passent leur vie à inspirer de l’ amour sans avoir rien que de la vanité. Il semble que c
au désespoir par une exigence indigne394 ; et l’on demeure perdue à l’ amour qu’on n’a point connu, au monde qui met autant de
chimériques et irréalisables comme les esclaves de l’Etourdi et de l’ Amour peintre 401, ou l’étrange garçon du Dépit amoureu
ue et ravissante Psyché 407. On pourra reparler d’elles à propos de l’ amour , qui est toujours l’amour, chez les bergères comm
7. On pourra reparler d’elles à propos de l’amour, qui est toujours l’ amour , chez les bergères comme chez les divinités408 ;
ctateur pour la femme vicieuse. Si Phèdre nous attache, c’est que son amour insensé est aux prises avec cette douleur vertueu
a femme mariée et la mère de famille, plus loin, chap. VIII. 373. L’ Amour médecin, act. I, sc. III, IV, VI ; act. II, sc. I
15 (1884) La Science du cœur humain, ou la Psychologie des sentiments et des passions, d’après les oeuvres de Molière pp. 5-136
mposait pour être mises en musique, œuvres qui célèbrent toujours les amours faciles. C’est exclusivement dans les sentences p
 : « Voir un prince emporté qui perd à tous moments le respect que l’ amour inspire aux vrais amants ; qui, dans les soins ja
ité intellectuelle quand elle est dirigée par la passion : « Quand l’ amour est bien fort, rien ne peut l’arrêter ; ses proje
r cette princesse elle-même, alors qu’elle brûle toujours d’un ardent amour pour Hippolyte, il aurait dû, afin de rester psyc
aste ayant à décider, après un vif débat entre deux dames, quel est l’ amour préférable, de celui qui est jaloux ou de celui q
et effet des passions accidentelles : HORACE. « Il le faut avouer, l’ amour est un grand maître : ce qu’on ne fut jamais, il
et donne de l’esprit à la plus innocente. » Ce que Molière dit de l’ amour s’applique à toute passion accidentelle assez pui
e, il nous montre l’état psychique des demandeurs de conseils, dans l’ Amour médecin il expose l’état psychique de ceux qui le
doit point vous inquiéter ; c’est un homme que je n’épouse point par amour , et sa seule richesse me fait résoudre à l’accept
personnes être si contentes l’une de l’autre et faire éclater tant d’ amour . La tendresse visible de leurs mutuelles ardeurs
elles ardeurs me donna de l’émotion ; j’en fus frappé au cœur, et mon amour commença par la jalousie. Oui, je ne pus souffrir
ante, n’a cependant pas le pouvoir de l’aveugler. Cette passion est l’ amour que Célimène lui a inspiré. Aussi, tandis qu’il r
ntant la raison, le vrai, le bien, il considère comme une faiblesse l’ amour que lui inspire cette dame. Il n’est point aveugl
Il n’est point aveuglé sur ses défauts ; il les reconnaît : « Non, l’ amour que je sens pour cette jeune veuve ne ferme point
ivre pas de son fanatisme qui cause sa misanthropie, il guérit de son amour pour Célimène. Nous devons nous arrêter un instan
dont il est épris. Un amoureux chez lequel la passion dominante est l’ amour , ne s’apercevra pas des défauts de sa maîtresse,
des défauts de sa maîtresse, à moins que ces défauts ne blessent son amour . Il pourra même les prendre pour des qualités ; i
pose leur caractère réel. On ne saurait peindre avec plus de vérité l’ amour tel qu’il est dans l’humanité et les idées qu’il
Alceste, s’adressant à Célimène. « Ah ! rien n’est comparable à mon amour extrême, et dans l’ardeur qu’il a de se montrer à
joie et la gloire en ce jour de vous voir tenir tout des mains de mon amour . » Voilà bien le véritable caractère égoïste de
mains de mon amour. » Voilà bien le véritable caractère égoïste de l’ amour avec ses transports intéressés, suggérant les vœu
retenir enchaîné par la reconnaissance. Les poètes qui ont fait de l’ amour une passion généreuse, sublime, ont créé de toute
de l’amour une passion généreuse, sublime, ont créé de toute pièce un amour surhumain, un amour de fantaisie qui n’existe pas
on généreuse, sublime, ont créé de toute pièce un amour surhumain, un amour de fantaisie qui n’existe pas. L’amour, basé sur
e pièce un amour surhumain, un amour de fantaisie qui n’existe pas. L’ amour , basé sur un sentiment et sur un besoin physique
ction. De plus, la nature ayant créé impérieuse cette satisfaction, l’ amour devait être essentiellement égoïste. Si l’on veut
une nouvelle démonstration du caractère essentiellement égoïste de l’ amour . Ce n’est point sous l’inspiration d’une simple b
e ce phénomène dans Psyché, par les deux vers suivants : « Lorsque l’ amour touche un coeur, Il n’a point de raison à dire. »
e qui est tout à fait dans la nature des passionnés, en déclarant son amour à cette dame sans avoir au préalable tâté le terr
un savant professeur de la science du cœur humain. AMPHITRYON L’ amour , ai-je fait observer en étudiant le Misanthrope,
allons rencontrer ici une démonstration nouvelle de ce caractère de l’ amour . Plutôt que de savoir sa femme victime d’une erre
ue de savoir sa femme victime d’une erreur qui le blesserait dans son amour , Amphitryon préfère qu’elle ait subi le pire de t
it pas de même ? C’est dans le caractère essentiellement égoïste de l’ amour qu’on trouve la cause pour laquelle l’homme place
inent, couvre, avec le mot magique de : son honneur, l’égoïsme de son amour et la jalousie qui accompagne toujours plus ou mo
mer à cette occasion. Cette manière de voir étant générale, puisque l’ amour a toujours et partout le même caractère égoïste,
nt précisé que l’honneur dont se décorent la jalousie et l’égoïsme en amour est un faux honneur. A propos de l’erreur dans la
les endroits délicats ; et la raison bien souvent les pardonne que l’ amour et l’honneur ne les pardonnent pas. » On ne pouv
e et les ramener au bien par la souffrance, par de durs châtiments. L’ amour est parfois tellement irrésistible que l’homme se
a déjà exposé dans le Misanthrope cette faiblesse de l’homme devant l’ amour  ; il va la retracer ici pour la seconde fois : Cl
que vous ne vous donniez pas la peine de me le dire ; car, enfin, mon amour ne veut rien écouter, et je vous prie de ne me po
de raison, chose qui ne se rencontre chez l’homme en santé que dans l’ amour , à cause de l’attrait violent qui parfois l’accom
accompagne. Molière a si bien analysé ce point de la psychologie de l’ amour , parce qu’il a pu l’étudier sur lui-même. Lui aus
s ce moment-là, en présence de son épouse, absorbé et aveuglé par son amour , il se trouvait dans l’état psychique constitutif
eux, il ajoute foi aux absurdités que Dorine invente pour flatter son amour suranné, et il finit par croire que la vieillesse
init par croire que la vieillesse a plus de droits pour inspirer de l’ amour que la jeunesse. Le cœur de l’avare, qui est rest
naissance pour les services que Dorine lui rend, a été accessible à l’ amour . Il n’y avait que cette passion essentiellement é
jeunes amoureux des ruses honteuses, dégradantes, à la noblesse de l’ amour qui les anime. En nous montrant chez les bons un
oses et honnête homme en d’autres.» Lorsque l’homme est dominé par l’ amour , dont le caractère, au lieu d’être noble, est tou
rmonter les obstacles par les procédés convenables. Que de sottises l’ amour ne fait-il pas commettre, même aux plus sages ! D
e. « Comme nous sommes grands amis, Léandre me fit confidence de son amour et me mena voir cette fille, que je trouvai belle
blâmait sans cesse de l’indifférence où j’étais pour les feux de son amour . » Octave, devenu amoureux, tombe dans les mêmes
lui découvrir l’effet que ses beautés avaient fait sur mon âme. » L’ amour agit de la même manière sur ces deux jeunes gens.
our ce qui peut la servir. Léandre, croyant que Scapin a desservi son amour en le dévoilant à son père, manifeste contre ce v
peut être entraîné, par une passion qui l’absorbe et le domine, par l’ amour surtout, l’homme même le mieux doué. LES FEMME
mbinées dans le but de lui nuire. Belise prend pour une déclaration d’ amour s’adressant à elle l’aveu que Clitandre lui fait
rer si fort jusqu’à ce jour qu’ils ne m’ont jamais dit un mot de leur amour . Mais, pour m’offrir leur cœur et vouer leur serv
els entrent bien rarement en ligne de compte dans ce qui inspire de l’ amour aux femmes. Les grands génies, en quelque genre q
que genre que ce soit, sont bien loin d’avoir été les plus heureux en amour . L’exemple de Molière entre autres est là pour le
rencontrent chez les grandes intelligences et les savants. Et puis, l’ amour étant tout sentiment, ce ne peut être que par le
16 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIII. Des Pieces intriguées par les Maîtres. » pp. 151-168
persuadant qu’Oronte est épris d’elle, & que n’osant déclarer son amour , il prioit Angélique de parler pour lui à sa tant
s imparfaites ! Que ne me parliez-vous tantôt comme vous faites ? Mon amour n’eût alors fait scrupule de rien, Et Léandre jam
en. La Tante. Léandre m’aimeroit ! Oronte. Léandre m’aimeroit !D’une amour éperdue. La Tante. Cet aveu me surprend. Oronte.
ond de votre ame, Votre ami. Léandre. Votre ami.Quoi ! ces feux, ces amours prétendus, Vous les savez d’Oronte ? La Tante. V
tirer, (Haut.) Elle m’accablera. . . . . Madame, quand Oronte De mon amour pour vous vous a fait le beau compte, Ne lui parl
gleterre, aima La Comtesse d’Uspek qu’à son tour il charma : De leurs amours secrets ce fruit serra la chaîne. . . . . . . . .
ette sait. . . . .Que vous savez fourber. . . . . . . . . . On fait l’ amour à Londre aussi bien qu’à Paris. Oronte. Qu’il s’y
à Londre aussi bien qu’à Paris. Oronte. Qu’il s’y fasse ! qu’aura cet amour qui me touche ? La Tante. Je ne veux qu’un seul m
ore de face. Scene IV. LA TANTE, ORONTE, LISETTE. Oronte. Lorsque l’ amour est fort, hélas ! peut-il se taire ? Ah ! pourquo
onsieur, que l’on me gronde ! Je vous l’avois bien dit, renvoyant vos amours , Que ma tante vouloit rester veuve toujours : Ell
La Tante. Quand d’Oronte aujourd’hui je n’aurois pas appris Combien d’ amour pour moi vous vous sentez épris, Vous m’en avez t
17 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IX. Du point où doit commencer l’action d’une fable comique. » pp. 172-177
ne marche traînante & ennuyeuse. La raison en est bien simple : l’ amour est la base, le fondement, & l’une des machin
compagné d’un cri ; le galant Dorante vole à son secours, déclare son amour  : & voilà l’action en mouvement. Elle ne peut
’intrigue est-elle traînante jusqu’à la fin du second acte, lorsque l’ amour , ou, pour mieux dire, le goût de Dorante, s’étant
éressant pour deux amants qui, déja loin de toutes les simagrées de l’ amour , & de ses enfantillages, partagent de bonne f
mpagne. Au reste, si le spectateur veut qu’on lui présente d’abord un amour bien établi, il en est ainsi de tous les autres p
uera-t-on pas que la marche de la piece seroit bien moins chaude si l’ amour de Marianne & de Valere ne faisoit que de naî
époux ; Durval, plus inconstant, lui a fait des infidélités : mais l’ Amour venge l’Hymen, & ramene le perfide vers sa fe
18 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXI. » pp. 420-425
oit pas su vous plaire. Horace. Par son luth, par sa voix, organe des amours ,  Chloé seule me paroît belle. Si le destin jalou
nnerai les miens pour elle. Lydie. Le jeune Calaïs, plus beau que les amours ,  Plaît seul à mon ame ravie. Si le destin jaloux
. Quoi ! si mes premiers feux, ranimant leur ardeur,  Etouffoient une amour fatale ; Si, perdant pour jamais tous ses droits
it plus que le jour ; Et moi, je perdrois la vie Pour lui montrer mon amour . Philinte. Mais si d’une douce ardeur Quelque ren
Colette.  Quoiqu’un Seigneur jeune, aimable,  Me parle aujourd’hui d’ amour , Colin m’eût semblé préférable  A tout l’éclat de
ariage   M’unisse avec toi. Aimons-nous toujours sans partage,  Que l’ amour soit notre loi. Personne n’est plus que moi l’ad
19 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXV » pp. 259-278
enon. — Son éducation. — Son mariage avec Scarron. — Naissance de son amour pour le roi. Nous touchons à la fin de cette gu
es, qu’on ne savait plus ce que c’était que les regarder. » De là ces amours à l’italienne décrits par le même auteur, ces amo
der. » De là ces amours à l’italienne décrits par le même auteur, ces amours dont Dangeau a aussi parié dans ses mémoires, et
cesse Palatine, d’après les monuments de l’époque : ce sont ces mêmes amours contre lesquels l’éloquence de Bourdaloue a tonné
ns que madame de Maintenon ressentit au plus haut point ; savoir : Un amour vif pour Louis XIV, et un grand respect pour elle
emment sage et éclairé, et une puissance infinie à sa conversation. L’ amour de la considération est, comme l’amour de la gloi
e infinie à sa conversation. L’amour de la considération est, comme l’ amour de la gloire, une passion peu définissable, La co
représentent, et que le mot qui les exprime est l’abrégé de toutes. L’ amour d’une femme qui plaît et se respecte a des charme
e cœur d’une telle femme. Donnez à un soldat du talent, du courage, l’ amour de la gloire, et une occasion : voilà un maréchal
un maréchal de France. Donnez à une femme le don de plaire, un peu d’ amour , un grand respect d’elle-même affermi par l’ambit
ès, tout en traversant les nombreuses intrigues de galanterie, même d’ amours , dont le roi fut occupé dix années. En 1666, quan
20 (1879) Les comédiennes de Molière pp. 1-179
al, car cette virago est abominable avec sa grande figure plate, où l’ amour ne trouverait pas de place à mettre un baiser. C’
dans les jours troublés, — ce compagnon sévère c’était son génie. Les amours de Molière semblent n’avoir eu pour théâtre que s
e tragi-comique. M. Henry de la Pommeraye, dans sa conférence sur les Amours de Molière, a très bien dit cette histoire : « Il
, depuis ce temps jusqu’à notre époque, par plus d’un braconnier de l’ amour . Heureusement pour la morale, pareilles escapades
nd elles montent sur la scène ; le public enthousiasmé leur porte son amour comme son argent. Tout ce qu’elles font est bien,
es à Madeleine qui ont été recueillies dans ses œuvres : Souffrez qu’ Amour cette nuit vous réveille, Par mes soupirs laissez
aimer, c’est de vouloir le taire Pour l’éviter, parles en ma faveur ; Amour le veut, n’en laites point mystère, Mais vous tre
douce loi ! Qu’étant des cœurs la douce souveraine, Dessus le vôtre, Amour agisse en roi ! Rendez-vous donc, ô divine Amaran
! Rendez-vous donc, ô divine Amarante ! Soumettez-vous aux volontés d’ amour , Aimez pendant que vous êtes charmante, Car le te
uve avec sa raillerie de poète comique : Beauté, pour qui je meurs d’ amour , Songez à soulager mes peines, Ou, du moins, à me
des quand il passa de Madeleine à Armande. Ce fut alors un véritable amour pour Madeleine, quoique M. de Modène fût là, mais
il tourne le monde, Et que souvent soi-même il se mire dans l’onde. L’ amour n’a rien de beau, d’attrayant, ni de doux, Point
rds, vos ris et vos discours Font mourir mille amants et naître mille amours . Mais, dans ce bel amas de grâces nonpareilles,
, Se baigne dans les pleurs que versent vos amants. Mais si parfois d’ amour votre âme est allumée, C’est un feu passager qui
de. Vous brûlez de la sorte, et sans savoir comment, Vos plus chaudes amours passent en un moment ; Vous ne savez que c’est d’
ît, et ne se passe jour, Que vous ne fassiez naître ou mourir quelque amour . Vous êtes sans arrêt, faible, vaine et légère, I
dépit, rendons les armes ! » M’écriai-je un moment, tout transporté d’ amour  ; Qu’avec ma liberté je perde aussi le jour l Je
fameuse Angélique Cent baladins fissent la cour, Sur le chapitre de l’ amour Vous lui pourriez faire la nique. Une foule vous
s extravagances avec le comte de Modène et avec Molière, elle avait l’ amour du luxe et la main dépensière ; ce qui ne parait
urnée vers Dieu et vers cette « sainte économie », qui est le dernier amour des vieilles filles. Et maintenant si vous voulez
p philosophe et trop humain pour ne pas comprendre la loi fatale de l’ amour . On ne triomphe d’une femme ni par la colère ni p
’une femme ni par la colère ni par la raillerie, ni par les larmes, l’ amour seul a raison de l’amour ; pouvait-il imposer une
re ni par la raillerie, ni par les larmes, l’amour seul a raison de l’ amour  ; pouvait-il imposer une passion profonde à cette
c ou à la de Brie ? C’est un amant, ouvrez la porte ! Il est plein d’ amour et de foi. Que faites-vous, êtes-vous morte ? Ou
eune pour aimer et comme il faucherait avec la Du Parc le regain de l’ amour si elle ne le condamnait à se nourrir d’idéal !
Il avait alors toutes les aspirations de la jeunesse. Il avait soif d’ amour comme il avait soif de gloire ; l’éternel féminin
ous porteriez une couronne Si l’on couronnait à la beauté. Quoique d’ amour je sois malade, Qu’une autre règne dans mon cœur,
oute la cour ; Que n’est-elle autant traitable, Qu’elle sait donner d’ amour  ! On ne serait pas à plaindre, Quoi que l’on pût
ains nuit et jour, Je ne saurais me contraindre, Vous voyant si peu d’ amour . Voulez-vous me faire taire, Sans qu’on m’entende
ois, Tout fait lan la landeridette, Tout fait lan la landerida. Que l’ amour trouble mon âme ! Qu’il lui fut de doux efforts !
eurs de la nature On se défend à regret ; Votre pudeur en murmure ; L’ Amour vous dit en secret : Faites lan la landeridette,
une belle comédienne et une plus belle tragédienne6. Voyons d’abord l’ amour de Pierre Corneille pour la marquise. Mlle du Par
s de cette équipée, Molière et sa troupe à Rouen, par M. Bouquet, Les Amours de Corneille, par M. Levallois. Molière trouva do
blesse ; Ma flamme se dissipe à la moindre rigueur : Non qu’enfin mon amour prétende cœur pour cœur. je vois mes cheveux gri
. La charmeuse lui forçait le pas. Ainsi, après la représentation des Amours de Diane et d’Endymion, où Mlle Du Parc remplissa
hélas ! qu’il y eût de la lune ou qu’il n’y en eût pas. Ce persistant amour , qui prit dans l’âme de Pierre Corneille les tein
accent nouveau, particulier, qui prouve quelles traces profondes cet amour avait laissées dans son âme. Les vieillards amour
dans la passion, les tirades de Psyché. La déclaration de Psyché à l’ Amour , les vers où celui-ci peint en termes d’une délic
sque à tous déserter votre cour, Et n’ose vous parler ni d’hymen ni d’ amour . Vous le dites du moins, et voulez qu’on le croie
our. Vous le dites du moins, et voulez qu’on le croie. Et mon reste d’ amour vous en croit avec joie : Je fais plus, je le voi
rompait personne, sinon ses amoureux ; car c’est là le privilège de l’ amour de croire que tout ce qui tombe de la bouche d’un
s la mort inattendue de la Du Parc, nous n’aurions peut-être pas vu l’ amour de Racine pour la Champmeslé et le talent de la C
Si charmante, si triomphante ; Autrement la belle Du Parc, Par qui l’ amour tirait de l’arc Sur les cœurs avec tant d’adresse
elle inhumée Fort longtemps l’image imprimée. Item, maints différents amours , Affublés de sombres atours, Qui pour le pas semb
tte actrice celui des rôles de sa tragédie où respire la passion de l’ amour , et que, du reste, pour peindre la fidèle Androma
ns rien dire Et ses deux yeux tirent de l’arc ! Louis Racine nie les amours profanes de son père ; mais Jean Racine n’a-t-il
passée » ? Molière eut toujours pour la Du Parc une amitié teintée d’ amour  ; par exemple, entre autres preuves, relisons L’l
vous sur ce pourvu. » On enlevait toutes les filles de comédiens par amour pour la comédie — même la fille de Molière qui jo
insi les aventures de Jeanne : « Née de parents inconnus, enfant de l’ amour , abandonnée par une fille coupable, ou enfant d’u
re, et ce qu’il me faut dire, Exerce sur mon cœur pareille cruauté. L’ amour le met en fieu, la contrainte le tue ; Et, si par
ublia, le lendemain, d’aller à la Comédie. Après la lune de miel de l’ amour , une lune de quatre semaines comme toutes les lun
t que j’ai voulu voir encore une fois la fenêtre qui a éclairé tant d’ amour  ! » Tout le roman est charmant, mais passons vit
encore Mlle Barrillionet. Est-ce parce qu’elle a mis au monde un des Amours du ballet de Psyché, que M. Frédéric Hillemacher
21 (1843) Le monument de Molière précédé de l’Histoire du monument élevé à Molière par M. Aimé Martin pp. 5-33
les images vivantes de ces génies aimés de Dieu qui nous ont versé l’ amour et la lumière. Noble et puissante institution ouv
udeur dans leur expression la plus gracieuse. Corneille avait peint l’ amour héroïque, Molière peignit l’amour aimable dans se
gracieuse. Corneille avait peint l’amour héroïque, Molière peignit l’ amour aimable dans ses caprices, dans ses jeux, dans sa
ent pour le seul plaisir d’aimer, comme si la vie n’était rien sans l’ amour , comme si l’amour était toute la vie. Tableau cha
laisir d’aimer, comme si la vie n’était rien sans l’amour, comme si l’ amour était toute la vie. Tableau charmant qu’il oppose
our était toute la vie. Tableau charmant qu’il oppose au tableau de l’ amour grossier du populaire, faisant rire de l’un, fais
ve, dont l’onde enchanteresse Semble se dérouler sans fin ! Trésors d’ amour et de science, Plaisirs, dont l’inexpérience Nous
L’art qui l’attire dans ses voies Lui montre de faciles joies, Folles amours , jours sans lien, Succès, revers, pauvreté même,
l voudrait être utile ; En lui deux sentiments profonds ont éclaté. L’ amour vrai de son art et de l’humanité ! Il fera parmi
et la haine Sont un double fardeau qui pèse à l’âme humaine ! Dans un amour profond il avait cru trouver Ce pur délassement q
figures, Toutes ces jeunes filles pures, Cœurs charmants aux fraîches amours  : Lucile, Angélique, Henriette, Folle, aimante, s
lui donna gloire et richesse, Pour avoir de l’enchanteresse Un peu d’ amour … Ce fut en vain ! À peine de l’hymen a-t-il for
femme. Il est jaloux…… ; il veut se venger, la haïr…… Il pardonne A l’ amour il ne sait qu’obéir ! Il souffre, mais toujours s
respire, C’est que par votre voix la nature a parlé : Vos héros ont l’ amour dont vous avez brûlé, Vos haines sont en eux, com
s jours, ô Molière, Tu maudirais surtout, de ta voix rude et fière, L’ amour de l’or, ardente et vile passion Qui consume et q
, ardente et vile passion Qui consume et qui perd la génération ! Cet amour a tué l’amour de la patrie ; Par son impur poison
ile passion Qui consume et qui perd la génération ! Cet amour a tué l’ amour de la patrie ; Par son impur poison la jeunesse e
nstincts fait dévier le cours : Plus d’élans généreux, plus de nobles amours …… Le poète lui-même, aurais-tu pu le croire ; Aim
22 (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre premier. Ce que devient l’esprit mal dépensé » pp. 1-92
ce d’aujourd’hui, de la France éternelle : la gloire, la liberté et l’ amour  ! Ainsi, les poètes manqués, les dramaturges impu
jardins, à la suite et comme le complément de ces scandales et de ces amours . Surtout il se souvenait de Tartuffe, ce chef-d’œ
achant très bien que des amitiés pareilles lui feraient pardonner ses amours . Elle avait accepté, mais en l’épurant autant qu’
i donnait, à la fois, pour inaugurer son palais, ses victoires et ses amours , il fut permis à Molière de jouer à la cour ses t
ère fut un peu, au fond de l’âme, et pour les mêmes raisons (tous les amours se ressemblent) du même sentiment que mademoisell
trouver honnêtes « toutes les fausses tendances, toutes les maximes d’ amour , et toutes les douces invitations à jouir du beau
ux au théâtre ? des vraies passions ? des larmes véritables ? assez d’ amour pour mettre en feu le parterre et les loges ? des
ène, toujours honnête dans l’état où elle paraît aujourd’hui, ôte à l’ amour ce qu’il a de grossier et d’illicite, en faisant
ur ce qu’il a de grossier et d’illicite, en faisant tourner ce chaste amour de la beauté, au nœud conjugal ! » Il explique, a
saisit que son propre objet ; le mariage, loin d’empêcher tout autre amour , le provoque au contraire » ; et c’est justement
ut autre amour, le provoque au contraire » ; et c’est justement à cet amour profane que se rattache l’intérêt des plus honnêt
ies. « On commence, dit-il encore, par se livrer aux impressions de l’ amour , le remède du mariage vient trop tard, déjà le fa
st vaincu. » Encore une fois, Marivaux lui-même ne parlerait pas de l’ amour avec plus de finesse, avec plus de sagacité que B
mieux définie et mieux comprise que par Bossuet ; Bossuet a raison, l’ amour toujours l’amour, rien que l’amour, voilà la seul
mieux comprise que par Bossuet ; Bossuet a raison, l’amour toujours l’ amour , rien que l’amour, voilà la seule puissance au th
par Bossuet ; Bossuet a raison, l’amour toujours l’amour, rien que l’ amour , voilà la seule puissance au théâtre. En ceci, il
ssuet ! Plus loin, l’évêque de Meaux explique aussi très bien : que l’ amour ne vit pas sans cette impulsion de la beauté qui
t : — Appartient-il à la langue qui n’aime pas elle-même, de parler d’ amour  ? Son passage sur les comédiennes n’est pas moins
la tragédie de Racine, les tragédies de Sophocle qui avaient laissé l’ amour à la comédie, « comme une passion qui ne pouvait
vers champs, de ville en ville, en quête du rire, du bon sens et de l’ amour . Et l’un et l’autre, ils enseignent, celui-ci l’h
une et brillante, et dans ce double enivrement de la victoire et de l’ amour , nul ne pensait, à Dieu ne plaise ! que toute cet
t, des chansons de la veille et des comédiens du lendemain ; il a des amours d’un instant qu’il faut satisfaire, des passions
cations et toutes les joies d’une intrigue italienne, la passion d’un amour vif et bien senti, cette gaieté surabondante d’un
de terreur, et dans cette autre bouche, tout remplis de tristesse, d’ amour et de passion ? Ainsi, plus que toute autre s’est
comme un théâtre en retard, le théâtre de la Porte-Saint-Martin, tes amours  ? Messieurs de l’Orchestre et du Parterre, vous v
e l’argent à tout prix, mon amoureux. Mais qui donc a de l’argent ? L’ amour habite de préférence l’hôtel de l’impécuniosité,
de sourires, d’insouciance et de bonheur. Pourquoi vouloir déloger l’ amour  ? Mettez l’argent dans la comédie, il n’y a plus
ancien valet le barbier Figaro. Mais quelle différence entre ces deux amour  ?, grand Dieu ! entre ces deux confidents ! Le je
omprend confusément qu’un des privilèges, un des grands bonheurs de l’ amour , c’est de se suffire à soi-même, et qu’en ceci la
maîtresse, qu’il faut au jeune Adraste un peu d’esprit et beaucoup d’ amour . Or Adraste est en fonds de bonnes ruses ; pour a
je vais d’un seul coup de baguette endormir la vigilance, éveiller l’ amour , égarer la jalousie, fourvoyer l’intrigue, renver
, la plus grande ambition des femmes est, croyez-moi, d’inspirer de l’ amour . » Comparez donc ce dialogue avec le dialogue de
ied furtif, etc. » — De bonne foi, est-ce donc ainsi qu’un messager d’ amour oserait parler à une honnête fille que son maître
e sont en présence, comme cette fois éclatent librement l’esprit et l’ amour l’Adraste ne peut se lasser de contempler celle q
ieux personnage de Basile, qui n’a rien à faire dans cette intrigue d’ amour , non plus que les prétentions littéraires, philos
, l’amoureux tremblant de tant de belles dames qui n’avaient pour ses amours ni un regard, ni un sourire ; lui, le mari ou plu
est aussi honnête homme qu’Alceste lui-même ; il ne lui cède rien, en amour , en générosité, en courage. Seulement, il a sur A
aciles, le drame éternel et toujours changeant de la jeunesse et de l’ amour . Notre débutant était un jeune homme à tête ronde
du prince de Conti et dans les petits appartements du roi ; c’est son amour passionné pour cette indigne femme, si jolie et s
et cruel. Mais il s’agit d’une pauvre âme en peine toute disposée à l’ amour , à l’amitié, aux plus doux sentiments du cœur, et
oublier sa moquerie ingénieuse, son art de voir toutes choses, même l’ amour d’Alceste, sous leur côté ridicule, soudain vous
e. Eh ! comment donc n’avez-vous pas vu depuis longtemps, que c’est l’ amour qui a perverti le caractère de cet homme ? Faites
Toute cette comédie du Misanthrope est sa vie. Ce sont ses mœurs, ses amours , ses amitiés, qu’il a placés là tout exprès pour
était une exception. La lutte des deux amants est admirable ; tout l’ amour est d’un côté, de l’autre côté est toute l’estime
’il vous plaît aussi, vous remarquerez la belle tirade d’Éliante : L’ amour pour l’ordinaire est peu fait à ces lois. C’est
uvent que cela leur va bien et que c’est un utile assaisonnement de l’ amour , ils liront avec joie le terrible portrait de la
ertaine compensation ineffable dans les peines les plus cruelles de l’ amour . — D’ailleurs, il est si bon homme ! L’heure arri
des premières scènes, mais déjà plus brusque et plus malheureux ; ses amours vont si mal, et même en fermant les yeux, il va d
lle verve ! quel éclat ! quelle colère ! et le malheureux, quel grand amour  ! L’aventure du billet, cette lettre qu’on lui di
celle-là, indifférente, qui se moque tout bas de tant de faiblesse. L’ amour d’un homme pour une femme n’a jamais été plus loi
able d’imaginer l’adorable faiblesse d’Alceste pour sa maîtresse. Cet amour d’Alceste a précédé tous les amours sérieux des h
e d’Alceste pour sa maîtresse. Cet amour d’Alceste a précédé tous les amours sérieux des héros de Racine ; Le Misanthrope est
yrrhus. Vous savez le reste : ce Misanthrope, qui n’a défendu que son amour , est accablé de toutes parts ; son procès est per
de cette indignation vertueuse. Seule, tant elle est sûre de ce grand amour , le père de toute indulgence, Célimène ose affron
représentants de la plus belle société du monde, passions contenues, amours voilés, coquetterie savante et calme, de tout ce
ment dissimulée, autant elle jouait avec abandon, avec sécurité, avec amour , la Célimène du Misanthrope. De Célimène à Sylvia
, et des comédies telles que Les Fausses Confidences et Les Jeux de l’ amour et du hasard, est à coup sûr un romancier et un a
eur première, mais de loin elle est encore si jolie ! Elle n’a plus d’ amour dans le cœur, mais on comprend si bien que l’amou
 ! Elle n’a plus d’amour dans le cœur, mais on comprend si bien que l’ amour a passé par là ! Donc aimez-la, pour ses beaux jo
ar une autre comédienne, Les Fausses Confidences, ou bien Le Jeu de l’ amour et du hasard. Aussitôt l’ombre évoquée arrive à v
23 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XV. » pp. 290-293
CHAPITRE XV. Le Sicilien ou l’ Amour Peintre, Comédie-Ballet d’un acte, en prose, comp
ons aussi flatteuses, doit lui tenir lieu de génie. Le Sicilien ou l’ Amour Peintre ne fut joué à Paris, sur le théâtre du Pa
miniature, Et comme dans leur plus beau jour, Et la jalousie & l’ amour . Ce Sicilien que Moliere Représente d’une maniere
stratagême Pour voir ce rare objet qu’il aime, (Car, comme on sait, l’ amour est fin) Fait si bien qu’il l’enleve enfin, Par u
amp; chantants. L’un d’eux exprime devant Isidore, dans un couplet, l’ amour de l’amant François, & le désespoir où il est
24 (1824) Notices des œuvres de Molière (VIII) : Le Bourgeois gentilhomme ; Psyché ; Les Fourberies de Scapin pp. 186-466
de lui ; il fait semblant de s’entremettre pour favoriser les folles amours de M. Jourdain auprès d’une belle marquise dont i
que : celui-ci, qu’un art plus noble devrait rendre plus sensible à l’ amour de la gloire, confesse, avec une assez basse ingé
se, avec une assez basse ingénuité, qu’il est mû principalement par l’ amour de l’or ; et celui-là, plus jaloux de l’honneur,
et, qui plus est, d’y prendre le principal rôle. Il est vrai que son amour , approuvé de tous, n’a pour ennemi que la folle v
chimère ; il est, enfin, pour le jeune homme plein de franchise et d’ amour , dont cette même manie repousse l’ardente et hono
s. La Fontaine avait fait paraître, l’année précédente, son roman des Amours de Psyché et de Cupidon, imité d’Apulée. Ce fut p
de leurs rôles, de se déclarer, de se témoigner, en face du public, l’ amour dont ils étaient enflammés l’un pour l’autre. La
du au signal donné par l’Italie. Le couple charmant de Psyché et de l’ Amour a respiré de nouveau sous les pinceaux du chef de
omphe, l’infortune et l’apothéose de la beauté qui enflamma Cupidon d’ amour , et Vénus de jalousie5. Le premier des arts, la p
ements et aux métamorphoses, chanter, comme a dit Lamotte, les mêmes amours qu’elle n’avait encore que déclamées . En 1678, s
es qui prétendent à sa main sont, dans leur rivalité, comme dans leur amour , d’une générosité plus que romanesque. Dans ce qu
ur de Cinna fit, à l’âge de soixante-cinq ans, cette déclaration de l’ Amour à Psyché, qui passe encore pour être un des morce
Corneille n’exprima avec autant de douceur les doux emportements de l’ amour  ; mais, ne laissant échapper aucune occasion de t
s magnifiques et Psyché ; tantôt comiques ou même bouffonnes, comme L’ Amour médecin et Le Mariage forcé, George Dandin et Pou
esclave dirige l’intrigue, il est presque toujours aussi question des amours d’un jeune homme libre pour une jeune fille de mê
la reconnaissance de deux jeunes filles, ravies depuis longtemps à l’ amour de leurs pères, et que des incidents inattendus r
25 (1840) Le foyer du Théâtre-Français : Molière, Dancourt, I pp. 3-112
ysiques et des fonctions de la vie animale ; le Médecin malgré lui, l’ Amour médecin, le Malade imaginaire, contiennent à ce s
i de Molière, sont deux valets travestis en docteurs, qui servent les amours de leurs maîtres. Le seul côté plaisant de l’intr
inspiré la scène adorable de Marianne et de Valère dans le Tartufe. L’ amour n’a pas eu de secrets pour Molière. C’est un livr
enseigné aux hommes à se défier de ses séductions. Molière veut que l’ amour repose sur la confiance, et la confiance ne peut
uteurs qui ont porté la main sur cette œuvre ont été pris d’un ardent amour national, et qu’ils ont voulu en ôter tout ce qui
à ce prétendant un grand bien en partage. En vain s’écrie-t-il Que l’ amour est souvent un fruit du mariage; il vaut mieux q
n fruit du mariage; il vaut mieux que le mariage soit le fruit, et l’ amour la fleur. Gorgibus dit à sa fille : De quolibets
fruit, et l’amour la fleur. Gorgibus dit à sa fille : De quolibets d’ amour votre tête est remplie, Et vous parlez de Dieu bi
leurs ouvrages sans en perdre l’esprit, et même en intéressant à ses amours . Le croirait-on ? Molière, se voyant accuser de b
te pièce. Plus de bouffonnerie comme dans le Cocu imaginaire ; plus d’ amours romanesques comme dans Don Garcie de Navarre, L’a
able même de violence, mais encore en insistant sur la sincérité de l’ amour des deux jeunes gens. Isabelle sort, il est vrai,
vie de Louis XIV ! c’était l’heure où le cœur lui battait d’un noble amour pour mademoiselle de La Vallière, où il s’assimil
r vis-à-vis d’une ingénue ; les verrous enfin se trouvent tirés par l’ amour , ce grand maître qui déjoue les projets des jalou
vérité, à voir ce malheureux Arnolphe atteint au cœur d’un véritable amour , et se jetant aux pieds d’Agnès en homme désespér
ïveté : mais pour sotte, elle ne l’est pas. L’esprit lui vient avec l’ amour . Sitôt que le regard du jeune Horace a animé cett
prouve, Et c’est un rendez-vous où la vertu se trouve ; On y traite l’ amour , mais c’est d’une façon Moins propre à divertir q
e dans cette solitude. Louis XIV n’avait pas encore osé proclamer ses amours et secouer toute espèce de joug il cacha quelque
re, en vérité, est la seule à laquelle on prenne intérêt, parce que l’ amour purifia ses faiblesses. Un tableau que l’on voit
Louis XIV.     On pouvait donc, sans être trop courtisan, flatter les amours du roi, lorsque Molière écrivit, pour les fêtes d
e père de Diana, tout attristé qu’il est de voir sa fille rebelle à l’ amour , n’admet pas ce moyen que Molière a négligé. La c
e les autres. Il sait d’ailleurs que le meilleur moyen de conquérir l’ amour des femmes est de déployer celte valeur que leur
diens s’obstinent à nous présenter la copie au lieu de l’original. L’ Amour Médecin, qui succéda de près au Festin de Pierre,
vent fissent rire une fois au moins dans leur vie. Cette comédie de l’ Amour Médecin est pleine de traits charmants. Rien n’es
de l’importance quand on vit dans un petit cercle ; et, forcé par son amour pour Célimène de se trouver sans cesse confondu a
amoureux d’une coquette ; et quand j’ai dit que, pour ce qui touche l’ amour Molière me semblait le poète dont l’analyse est d
naît les défauts de Célimène Mais la raison n’est pas ce qui règle l’ amour . La grâce de la belle veuve est la plus forte; i
que, la main crispée sur un cœur trop crédule, il en arrache son fol amour et s’enfuit dans la solitude, honteux d’avoir été
e sont les vers que prononce Céliante sur les illusions des amans. L’ amour pour l’ordinaire… Ces vers sont empruntés à Lucr
mphigouris est devenue un proverbe comme celle vous êtes orfèvre de l’ Amour Médecin. Rien n’est plus amusant que la scène où
es amis du théâtre déplorent cet excès de constance. Le Sicilien ou l’ Amour peintre est une des jolies petites comédies de Mo
et espagnols, dans lesquels la musique joue un aussi grand rôle que l’ amour , et qui montrent de vieux jaloux dupés par de jol
nos yeux entre le caractère et le nom et de dire : c’était écrit ! En amour surtout, ce phénomène est fréquent. Je vous deman
reille aux propos du monde, parce qu’il peut s’y glisser des choses d’ amour . Elmire est la plus honnête femme qui ait été ima
nquer de faire voir au spectateur le mépris que lui inspire un pareil amour . Quand Elmire est poussée à bout par Tartufe qui
ris l’un de l’autre. Jamais les brouilles et les raccommodements de l’ amour délicat n’ont été retracés avec une plus adorable
pudeur, l’empire qu’elle a sur ses passions, la crainte des dieux, l’ amour envers l’auteur de ses jours : c’est enfin l’unio
et les troubadours chantaient leurs charmes et leurs vertus. Quand un amour fatal les atteignait, elles mouraient, mais ne s
d’une grande princesse, et l’on prétend que Molière fit allusion aux amours de Mademoiselle pour Lauzun. C’était, de la part
avec Quinault et le grand Corneille. On sait que la déclaration que l’ amour fait à Psyché, est de la main de l’auteur de Rodo
is accrochés comme les atomes d’Épicure, ils ne se quittent plus. Les amours de Clitandre et d’Henriette respirent une douce p
il peut y avoir de bonheur sur la terre dans une union assortie par l’ amour et par la sympathie. Henriette a de vingt-et-un à
ardit tout-à-fait mes vieux jours, Et je me ressouviens de mes jeunes amours … Ce retour du vieillard sur les passions de la j
ère a attaqué vivement la faiblesse la plus inhérente à l’humanité, l’ amour exagéré de la vie, et sa dernière pièce fut l’œuv
l étudia le droit, et fut reçu avocat. Il avait alors dix-sept ans. L’ amour qu’il conçut ensuite pour une comédienne, nommée
ha à revenir sur les licences de sa jeunesse eu cachant ses dernières amours avec Mmede Maintenon. Son hypocrisie religieuse n
st attristé de rencontrer à chaque pas la coquetterie à la place de l’ amour . La petite pièce du Vert Galant, que nos modernes
Croyez-moi ce n’est pas un si grand crime à un jeune homme de faire l’ amour , d’aller au cabaret, d’enfoncer les portes. 2. S
26 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XI. Des Pieces intriguées par un Valet. » pp. 125-134
r les oncles & les tuteurs de leurs maîtresses ; que les modernes amours ont des courtiers plus décents, quoiqu’ils fassen
oin. Premiérement, ils employoient toute leur adresse pour servir les amours d’un jeune étourdi avec une chanteuse, une joueus
e. Les frippons d’Athenes & de Rome ne servoient quelquefois les amours de leur jeune patron avec des concubines, qu’en m
n trésor est épuisé on lui refuse la porte. Il fait confidence de ses amours & de ses malheurs à son pere. Celui-ci ne peu
it très souvent la maison de Pantalon entiérement bouleversée par les amours de son valet Arlequin & de sa servante Argent
aut des courtiers aux amants assez malheureux pour ne pouvoir faire l’ amour de plain-pied : à qui s’adresseront-ils donc, si
e modes, les maîtres à chanter, à danser, &c. « Que les modernes amours ont des courtiers plus décents, quoiqu’ils fassen
27 (1820) Notices des œuvres de Molière (V) : L’Amour médecin ; Le Misanthrope ; Le Médecin malgré lui ; Mélicerte ; La Pastorale comique pp. 75-436
Notice historique et littéraire sur L’ Amour médecin Le roi demande à Molière une comédie
une comédie, même la plus courte et la moins chargée d’incidents ! L’ Amour médecin, en trois actes, avec un prologue et des
at qu’on l’a jouée jusqu’à ce jour. On a dit et souvent répété que L’ Amour médecin était la première comédie où Molière eût
même en une matière qui n’intéresse ni la foi, ni la morale ; mais L’ Amour médecin, qui suivit de près Le Festin de Pierre,
er que Molière n’était pas moins impie en médecine que dom Juan. Si L’ Amour médecin n’est pas le premier coup que Molière ait
 ; il ajoute que Molière, pour venger sa femme et lui-même, composa L’ Amour médecin, et que, depuis ce temps, il ne négligea
n a consigné, dans ses Lettres, la nouvelle de la représentation de L’ Amour médecin, d’une manière inexacte, mais qui prouve
pe sur les principales circonstances du fait qu’il raconte, prenant L’ Amour malade pour L’Amour médecin, l’hôtel de Bourgogne
es circonstances du fait qu’il raconte, prenant L’Amour malade pour L’ Amour médecin, l’hôtel de Bourgogne pour le Palais-Roya
une pièce où il n’en paraît que cinq. À l’époque où fut représenté L’ Amour médecin, l’usage des masques n’était pas aboli de
ctéristiques de leurs défauts ou de leurs habitudes individuelles. L’ Amour médecin, ce simple crayon , et ce petit impromp
a jeunesse de Louis XIV ; mais Dupuis et Desronais est un drame, et L’ Amour médecin est une comédie. Quelques motifs de scène
e, et L’Amour médecin est une comédie. Quelques motifs de scènes de L’ Amour médecin ont été transportés par Molière dans Le M
ur les fêtes de la cour, Le Mariage forcé, La Princesse d’Élide, et L’ Amour médecin. Chef zélé d’une troupe de comédiens, il
28 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XII. » pp. 251-273
CHAPITRE XII. l’ Amour Médecin, comédie-ballet en trois actes, en prose,
est redevable de quelque chose ; mais nous allons reconnoître dans l’ Amour Médecin, de l’italien, du Boursault, du Cyrano, d
, ou corrigé avec discernement, & encadré avec goût. Précis de l’ Amour Médecin. Lucinde est amoureuse de Clitandre : e
dans une langueur mortelle. Sganarelle, son pere, se doute bien que l’ amour en est la seule cause ; mais il feint de ne pas s
édecin volant italien, Arlequin se déguise en Médecin pour servir les amours d’Octave & d’Eularia qui feint d’être malade.
é, on corrigera les hommes d’une aveugle foiblesse que leur inspire l’ amour trop inquiet de la vie, & on démasquera les c
promets pas. Mais au moins suis-je assuré de vous faire paroître mon amour par mon combat, si je ne puis vous témoigner ma b
second est excellent. Pourquoi cela ? Parceque Granger, qui connoît l’ amour de son fils pour Génevote, doit nécessairement se
édécesseurs, M. Goldoni, qui a fait une piece d’après la comédie de l’ Amour Médecin, l’a imitée à son tour avec finesse. Il a
Béatrice & Onesti se rencontrent. Béatrice déclare au Médecin l’ amour que Rosaura sent pour lui. Il est très sensible à
dans sa Finta Ammalata des choses excellentes, qui ne sont pas dans l’ Amour Médecin : par exemple, les différents caracteres
29 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE X. M. DIDEROT. » pp. 317-332
jeune veuve, sœur de Clairville, a perdu le sommeil comme d’Orval, l’ amour le lui a ravi ; elle est alarmée en apprenant que
ontient une déclaration en forme de Rosalie. D’Orval, poursuivi par l’ amour , la honte & le remords, répond au billet. Ch
e. Clairville reproche à son ami le mystere qu’il lui faisoit de son amour pour sa sœur : Avez-vous eu peur, lui dit-il, de
e la mélancolie qu’il a remarquée dans son ami n’est causée que par l’ amour qu’il a pour sa sœur, & par les efforts que l
s pressantes. Alors Mario déclare à son ami qu’il n’ignore plus que l’ amour est la seule cause de son chagrin ; qu’il fait de
trouble, & semble balancer entre la crainte & l’espérance, l’ amour & la générosité. Mais Mario, continuant toujo
transport d’un ami qui oblige son ami, lui dit qu’il a découvert son amour pour sa sœur Silvia ; que, malgré son hymen arrêt
encouragé par l’amitié que Mario a témoignée à son maître, découvre l’ amour de Lélio pour Flaminia, & les efforts qu’il s
pour Flaminia, & les efforts qu’il s’est faits pour sacrifier son amour à son ami. Mario ne veut pas montrer moins de gén
30 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XII. M. COLLÉ. » pp. 354-380
s, seul, va chercher le moyen de faire éclater toute la pureté de son amour . Acte III. Desronais a écrit une lettre à la Com
lard délaissé par ce qu’il a de plus cher ; mais il cede enfin à leur amour , à leurs transports, & à leurs tendres protes
ant à me venger de vous, m’a fait consentir à ma propre ruine. Pour l’ amour de vous-même revenez ici, je vous en conjure ; j’
dans mes bras, ma chere Peggy, & laisse-moi reprendre mon premier amour . Peggy. Non, vous ne devez point, vous ne pouvez
ujours. Peggy. Malheureuse que je suis ! faut-il que j’aie offensé un amour si généreux ! Le Meûnier se prosterne aux genoux
ettre d’Agathe, elle est pleine de tendresse & de protestations d’ amour  : mais Lucas remarque que la mijaurée a passé six
on boit à la santé du Roi, on chante des couplets qui lui peignent l’ amour de ses sujets : il répand des larmes de joie. Aga
ettes, Ce n’est pour faire au miracle crier. Gratis est mort : plus d’ amours sans payer : En beaux louis se comptent les fleur
bare, Qui l’or en main n’explique ses desirs. Le jeu, la jupe & l’ amour des plaisirs Sont les ressorts que Cupidon emploi
ion qu’elle met à l’union des amants, elle est avare jusques dans ses amours même. Le Comte de Gulphar, parent du Chevalier, a
Dame n’a point perdu au jeu. Le Comte lui demande où il en est de ses amours avec Sophie ; s’il a la petite. Le Chevalier reje
qu’il va travailler pour eux. Ceux-ci parlent, en attendant, de leurs amours  : Sophie fait entendre qu’elle a tout accordé au
31 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. » pp. 20-52
idore. Tout le monde se laisse duper par l’habit d’Ascagne, excepté l’ Amour , qui la blesse pour Valere, fils de Polidore ; ma
t le secret de son sexe : la belle se confie à lui, & lui avoue l’ amour qu’elle a pour Flaminio, l’amant de sa sœur Béatr
lieu aux dépits amoureux de Flaminio. La cause en est belle ; c’est l’ amour qui les a fait naître. Diane pardonne à son amant
ejettant tout le fatras qu’amenent dans la piece italienne, & les amours de Pantalon, & le déguisement d’Arlequin, a s
our l’être réellement. Diana. Vous ne pouvez pas en juger, parceque l’ amour que vous avez pour Béatrix vous aveugle sur le mi
évidente, lorsque, charmé des beautés de Béatrix, vous renoncez à mon amour pour devenir son époux. Flaminio. J’ai conservé m
oncez à mon amour pour devenir son époux. Flaminio. J’ai conservé mon amour pour vous tant que vous m’avez conservé la foi qu
vant de le terminer. J’en prends à témoin tous les Dieux du Ciel, mon amour , mon innocence, & vous, ingrat, qui répondez
ort pour me punir des torts que vous me supposez, ou rendez-moi votre amour en récompense de la foi que je vous ai conservée.
r, puisqu’elle me fait connoître la pureté & la vivacité de votre amour . Voyons présentement la scene de dépit françoise
ois de mes fers, Les auroit préférés à des sceptres offerts. Oui, mon amour pour vous sans doute étoit extrême, Je vivois tou
’importe, & puisque votre haine Chasse un cœur tant de fois que l’ amour vous ramene, C’est la derniere ici des importunit
s vont dîner, un petit mot, Pancrace. Dirois-tu qu’une fille eût de l’ amour pour moi ? Pancrace. C’est qu’elle a reconnu quel
32 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. De l’Etat, de la Fortune, de l’Age, du Rang, du Nom des Personnages. » pp. 39-75
upirs ? Parcequ’il est vieux, qu’Agnès est jeune ; & que le mot d’ amour , toujours ridicule dans la bouche d’un vieillard,
Je te pardonne tout, & te rends ma tendresse : Considere par-là l’ amour que j’ai pour toi, Et, me voyant si bon, en revan
regard mourant, contemple ma personne, Et quitte ce morveux, & l’ amour qu’il te donne. C’est quelque sort qu’il faut qu’
rt.) Jusqu’où la passion peut-elle faire aller ! (haut.) Enfin, à mon amour rien ne peut s’égaler. Quelle preuve veux-tu que
s sont tous deux dans cet âge brillant fait pour la tendresse ; que l’ amour est chez eux un penchant bien intéressant, qu’on
en même temps d’être morale, puisqu’elle n’offre plus le tableau d’un amour mal assorti, & de ses ridicules. Nous pouvons
ue du Legs naît de la timidité du Marquis, qui n’ose pas déclarer son amour à la Comtesse : la timidité n’est ordinairement q
ent ; ou des vieillards qui, assez raisonnables pour comprendre que l’ amour est un ridicule chez eux, n’osent pas l’avouer. P
des dans les jeunes gens qui n’osent avouer la premiere blessure de l’ Amour , & dans les vieillards qui craignent d’être d
pas tant. Que vous êtes heureuse de n’aimer rien, & de mépriser l’ amour  ! La Comtesse. Moi ! mépriser ce qu’il y a au mon
onde de plus naturel ! cela ne seroit pas raisonnable. Ce n’est pas l’ amour , ce sont les amants, tels qu’ils sont pour la plu
nt il s’agit ? qu’est-ce que cela signifie ? est-ce une déclaration d’ amour que vous me faites ? Le Marquis. Oh ! point du to
 ; ou ceux qu’elle prodigue à un vieillard, n’étant plus dictés par l’ amour , ne sont plus excusables. On répondra à cela qu’i
s à la malignité de Moliere, nous avons des noms tirés du grec dans l’ Amour Médecin. Les quatre Médecins de la Cour y sont jo
33 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE V. » pp. 71-105
Je chéris tendrement ce. . . . Pour me tirer des mains de. . . . Son amour , ses devoirs. . . . Mais il m’est odieux avec. .
fait Don Garcie Pour me tirer des mains de nos fiers ravisseurs : Son amour , ses devoirs ont pour moi des douceurs ; Mais il
Don Lope accourt pour lui faire part d’une découverte qui blesse son amour  ; il refuse de l’écouter, & en meurt d’envie.
voir outragé. Je sais que sur les vœux on n’a pas de puissance, Que l’ amour veut par-tout naître sans dépendance11, Que jamai
a rage. Trahi de tout côté, mais dans un triste état, Il faut que mon amour se venge avec éclat, Qu’ici j’immole tout à ma fu
is née, Mon bonheur, satisfait par ce respect soudain, Promet à votre amour & mes vœux & ma main. Mais prêtez bien l’
iblesse extrême, Et ménager pour vous l’effort prodigieux De ce fatal amour né de vos traîtres yeux ! Parcequ’on est surprise
la premiere beauté qui l’avoit captivé ; elle ne peut répondre à son amour , parcequ’elle veut se retirer dans un asyle respe
a Princesse : il prend la manchette avec la lettre, & lit :  « L’ amour que tu m’as juré, mon cher. . . . « que tu ne mép
cesse prie le Roi de joindre les deux morceaux de lettre. Il lit : L’ amour que tu m’as juré, mon cher Florente, m’assure que
me donnera la mort ! Reviens ici, au moins par pitié, si ce n’est par amour . Viens trouver celle que ton éloignement fait lan
Quoi ! que me diras-tu ? qu’il ne t’a pas même osé regarder ; que son amour est une flamme toute pure, une passion délicate &
ridicule proposition me forceroit à rire. Quoi ! tu te flattes que l’ amour ardent dont je brûle pour toi ; que l’espérance d
on fils ? comment ce même Prince, cru Don Alphonse, a pu promener ses amours de Dona Ignès à Dona Elvire, dans les Etats qu’on
34 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE V.*. Destouches imitateur, comparé à Moliere, Plaute, Regnard, Shakespeare, &c. » pp. 185-218
ela avec tant de plaisir qu’il ne pouvoit plus s’en détacher. Enfin l’ amour naissoit insensiblement dans son cœur, & avoi
noître ? & quels combats ne sentit-il point en lui-même entre cet amour naissant & la sincere amitié qu’il avoit pour
il en estima davantage Camille ; & l’estime augmentant encore son amour , il résolut de suivre son dessein & ne perdit
t d’abord déclaré que pour céder aux instances de son ami, mais que l’ amour s’est bien vengé de sa résistance. L’épouse devie
mille la lui pardonne, & projette de la tourner au profit de leur amour . En effet, elle s’arme le lendemain d’un poignard
é. Damon vient dire à Léandre qu’il ne peut se déterminer à parler d’ amour à Julie, il craint que la feinte ne devienne une
ant Nérine tous les airs ridicules d’un petit-maître ; il déclare son amour , & reçoit un soufflet. Acte III. L’Olive dit
e dépit agit sur leurs cœurs. Crispin presse Nérine de couronner son amour  ; elle veut suivre en tout l’exemple de sa maître
poir de le rendre plus heureux : il est très long-temps sans parler d’ amour à Camille, & persuade à son ami qu’elle résis
e de son époux ; il ne lui dit que des choses vraies, lors même que l’ amour l’a séduit. Damon persuade à Julie que Léandre es
à son ami pour bien peu de chose. Ce dernier est aussi peu délicat en amour qu’en amitié ; aussi dit-il en parlant de Julie :
ble Evandra, est toujours attachante ; elle respire continuellement l’ amour le plus pur, la tendresse la plus délicate ; c’es
ette aux pieds d’Isabelle pour lui faire de nouvelles protestations d’ amour & de fidélité. Javotte, petite sœur d’Isabel
; promet de ne rien dire à son papa, à condition qu’on favorisera ses amours lorsqu’elle sera grande. On craint que la petite
35 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XL. Du dénouement des Pieces à caractere. » pp. 469-474
dont vous peignez la charmante Lucile, « Je ne suis pas surpris de l’ amour de mon fils. « Par son médiateur il est des mieux
s-je ! oui, moi ! moi ! C’est moi-même Qui suis le bel objet de votre amour extrême. Damis. Vous ne plaisantez point ? Franca
ant j’ai consacré mes jours, Muses, tenez-moi lieu de fortune & d’ amours . Harpagon, dans l’Avare. Allons revoir ma chere c
nous, Hector ; & quelque jour Le jeu m’acquittera des pertes de l’ amour . Léandre, dans le Distrait. Toi, Carlin, à l’inst
ieux. Non, je n’aspire plus qu’à triompher de moi : Du respect, de l’ amour je veux suivre la loi. Ils m’ont ouvert les yeux 
36 (1819) Notices des œuvres de Molière (I) : L’Étourdi ; Le Dépit amoureux pp. 171-334
nuitamment sous le nom et les habits de sa sœur dont il est épris. L’ amour menaçant de détruire par un travestissement ce qu
pas comme les autres : on ne se lassera pas plus de la peinture de l’ amour , qu’on ne se lassera de l’amour lui-même. Molière
lassera pas plus de la peinture de l’amour, qu’on ne se lassera de l’ amour lui-même. Molière pensait bien ainsi ; car il ne
allait-il à Molière, pour lui enseigner à peindre les agitations de l’ amour , d’autres maîtres que son cœur qui les éprouva to
Les Précieuses ridicules vont ouvrir une ère nouvelle. 1. « L’ amour est sujet à toutes ces vicissitudes ; injures, so
erre, et puis la paix ; puis, guerre et paix encore : Voilà du tendre amour tout l’assaisonnement. On se brouille, on revient
37 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XI » pp. 89-99
fit languir treize ans, le soumit à toutes les épreuves imposées aux amours fabuleux des romans du temps, exigea qu’il parcou
e dépravation invétérée. Que si elles avaient le défaut de faire de l’ amour un délire de l’imagination, elles eurent aussi le
urent aussi le mérite d’élever les esprits et les âmes au-dessus de l’ amour d’instinct, et de préparer cet amour du cœur, ce
prits et les âmes au-dessus de l’amour d’instinct, et de préparer cet amour du cœur, ce doux accord des sympathies morales si
orales si fécond en délices inconnues à l’incontinence grossière, cet amour qui donne tant d’heureuses années à la vie humain
années à la vie humaine, appelée seulement à d’heureux moments par l’ amour d’instinct. Madeleine de Scudéry fut une des prem
38 (1746) Notices des pièces de Molière (1661-1665) [Histoire du théâtre français, tome IX] pp. -369
uté à son sujet, pour le rendre plus théâtral, le songe de Pauline, l’ amour de Sévère, etc. M. Corneille explique, dans l’Avi
t, avec son page et son ami, ne connaissant ni l’amitié de l’un, ni l’ amour de l’autre. Il va droit chez la perle des femmes,
nt l’illustre mémoire, Vivra toujours dans notre histoire, Fouquet, l’ amour des beaux esprits, Et dont un roman1 de grand pri
ifficulté ; mais comme rien n’intéresse davantage que la passion de l’ amour , et qu’elle est plus à la portée des spectateurs
ère a fait rouler son action, son intrigue, et son dénouement. Mais l’ amour , devenu le principal mobile de cette pièce, entra
bile de cette pièce, entraînait de nouvelles difficultés. Une scène d’ amour bien filée, une autre scène de jalousie, suivie d
3. Les Comédiens de Monsieur, Pour qui dans mon intérieur, J’ai de l’ amour et de l’estime, (Et surtout pour un anonyme,) On
’être admirées, Où princes et grands de la Cour, Et notre roi digne d’ amour , En comblant nos cœurs d’allégresses, Font éclate
de Molière. « Dans la comédie espagnole, la princesse, qui dédaigne l’ amour , a une conversation avec le prince, dont elle est
rince n’a d’autre intention que de la toucher et de lui inspirer de l’ amour  ; dans cette situation, la princesse fait une fau
fausse confidence de l’état de son cœur, et feint d’être sensible à l’ amour d’un de ses amants. Le prince, revenu de l’étonne
essein d’épouser la princesse sa fille, et qu’il a été insensible à l’ amour , jusqu’au moment où la vue de sa nièce a commencé
er la plus vive tendresse : que cependant leur commune opposition à l’ amour lui a rendu trop chère la princesse pour rien ent
 ; ce prétexte, tout spécieux qu’il paraît, fait assez entendre que l’ amour est le motif qui l’anime ; cependant le père cons
s ce qu’il demande ; alors le prince se jette à ses genoux, avoue son amour et son stratagème, et lui en demande pardon, en p
mière fois à la princesse en habit de médecin, et se dit médecin de l’ amour . La princesse, que ces plaisanteries divertissent
it et de l’indignation de la voir se déclarer si ouvertement contre l’ amour  ; les présents qu’il reçoit du prince achèvent de
que le prince a nommée ; par là, le prince et obligé de lui parler d’ amour , et elle est engagée à lui répondre : ce qui prod
âtrale. Cependant, le prince, malgré le dessein qu’il a de cacher son amour , profite des circonstances pour déclarer sa passi
ment le prince : son dessein est d’y chanter, et de lui inspirer de l’ amour par la beauté de sa voix, et par les grâces de so
à peine, Et certes, il sera quelque jour, Fort propre aux rôles de l’ amour . La permission que la veuve Raisin obtint pour t
vous apprendrez chez Quinet, Ce qu’ici vous dit Robinet. 1665. L’ Amour médecina Comédie-ballet en trois actes, en p
Paris sur le théâtre du Palais-Royal, le 22 du même mois. « [*] L’ Amour médecin est encore un de ces ouvrages précipités
fond de comique plus amusant, à la vérité, qu’instructif. » « [*] L’ Amour médecin, est le premier ouvrage dans lequel Moliè
correction des mœurs, et remplissait mieux son intention. « [*]Dans L’ Amour médecin, Molière introduit sur le théâtre quatre
ient concevoir. » « [*]Entre les dénouements de Molière, celui de L’ Amour médecin doit tenir le premier rang : c’est une pe
séjour à la cour d’Angleterre, avait fort aimé Mlle Hamilton : leurs amours même avaient fait du bruit, et il repassait en Fr
il te laisse mourir de faim, prend cet argent, je te le donne pour l’ amour de l’humanité.” » b. Rosimont, comédien du Mara
ait, appris et représenté en cinq jours. Voyez l’Avis au lecteur de L’ Amour médecin. 1. [Note marginale] Voyez l’Avis au lec
de L’Amour médecin. 1. [Note marginale] Voyez l’Avis au lecteur de L’ Amour médecin. 1. [Note marginale] Vie de Molière, par
39 (1848) De l’influence des mœurs sur la comédie pp. 1-221
, dès le berceau. Vous voyez que je suis gentilhomme manceau. Mais l’ amour fait descendre volontiers monsieur le marquis de
, d’infiniment d’esprit cependant, ont mis au théâtre un avare dont l’ amour se partage, pour ainsi dire, entre ses richesses
orsque l’exemple de la licence et de la débauche venait d’en haut ? L’ amour du luxe et le besoin des plaisirs étaient tels qu
nous voyons l’intéressante Angélique, dont cette mort fait éclater l’ amour filial. Enfin, il oppose à l’orgueilleuse et péda
ncée, qui lui promet de l’aimer beaucoup: « Ce n’est guère; en fait d’ amour , vois-tu, trop n’est pas même assez. »Ceci est du
e assez. »Ceci est du pur Marivaux. Orgon, en effet, dans Le Jeu de l’ amour et du hasard, dit à sa fille : « Qu’ici-bas il fa
révolution et propager les principes républicains. Malheureusement l’ amour de la patrie et la haine du despotisme n’étaient
son côté, donne bien l’idée de ces femmes légères et frivoles à qui l’ amour du luxe et des plaisirs faisait négliger leurs de
adame à son hôtel avait spectacle et bal ; Le soir elle jouait dans L’ Amour filial ; Et vous concevez bien qu’une aussi grand
des créanciers et de plus un rival plébéien qui le contrarie dans ses amours , il conseille au jeune homme de faire mettre les
llègues, et qui, du moment où l’on est de son avis, n’en est plus par amour pour l’indépendance ; pusillanime au fond cependa
t ; pour se conformer au goût du jour, il compliqua son intrigue de l’ amour romanesque d’un jeune plébéien pour la fille d’un
e l’amour romanesque d’un jeune plébéien pour la fille d’un ministre; amour que celle-ci partage, et dont le ministre est d’a
la peinture des mœurs est abandonnée ou négligée, ce n’est pas dans l’ amour du public pour l’extraordinaire et la fiction qu’
raison me le dit chaque jour, Mais la raison n’est pas ce qui règle l’ amour . Enfin, lui démontre-t-on jusqu’à l’évidence que
re-t-il pas encore pour lui tout son dévouement ? Moins occupé de son amour qu’afflige de la résolution de son ami, son premi
rait l’unir. Mais si dans un tel choix, comme tout se peut faire, Son amour éprouvait quelque destin contraire, S’il fallait
ès tout, que les erreurs d’un homme honnête. Il intéresse parce que l’ amour , comme les autres sentiments qui l’animent, est p
, je ne croyais pas être Si plaisant que je suis. Alceste, dans son amour , vous semble-t-il moins extravagant ? Non, c’est
isanthrope inspire dans cette scène. On souffre sans doute de voir un amour comme le sien, aussi vrai, aussi passionné, payé
n’est-on pas aussi un peu en colère de le lui voir si mal placer? Cet amour , d’ailleurs, pour être bien intéressant, n’est-il
ue tous les amants et dont Eliante fait une si piquante peinture : L’ amour , pour l’ordinaire, est peu fait à ces lois, Et l’
fait aucune illusion sur ceux de sa maîtresse. Non, dit-il, . . . L’ amour que je sens pour cette jeune veuve Ne ferme point
nature doit entraîner à des concessions peu délicates, auxquelles un amour , né d’une source plus pure, ne descendrait jamais
aiblesse extrême, Et ménager pour vous l’excès prodigieux De ce fatal amour , né de vos traîtres yeux ! Défendez-vous au moins
e plus grossier; mais c’est toujours un homme entraîné par un violent amour , où les sens ont la plus grande part, et qui, pou
sse, Je te pardonne tout et te rends ma tendresse. Considère par-là l’ amour que j’ai pour toi, Et, me voyant si bon, en revan
s ce regard mourant, contemple ma personne, Et quitte ce morveux et l’ amour qu’il te donne. C’est quelque sort qu’il faut qu’
d’originaux divers, depuis l’orgueilleux Adraste, « tout gonflé de l’ amour de lui-même, » jusqu’au grand flandrin de vicomte
uger tel, c’est que, dans la scène où Damis le surprend déclarant son amour à Elmire et se hâte d’en instruire son père, Tart
de madame il est, ma foi, jaloux. Ainsi c’est, comme on le voit, l’ amour qui par moments peut faire oublier à Tartuffe sa
re venue excitaient à ce point sa convoitise, il est à présumer que l’ amour qu’il ressent pour Elmire n’aurait pas, comme il
re mentir son personnage, prêter à Tartuffe une pareille faiblesse. L’ amour , à les en croire, n’a que peu de prise sur les ge
réduite, Faire poser le masque à cette âme hypocrite, Flatter de son amour les désirs effrontés, Et donner un champ libre à
lant avec adresse la manière dont elle a d’abord écouté l’aveu de son amour et les circonstances qui l’ont suivi, finit par l
ut nous donner de tendres sentiments. Quelque raison qu’on trouve à l’ amour qui nous dompte, On trouve à l’avouer toujours un
es de leurs victimes, pour satisfaire un certain goût du luxe ou leur amour des plaisirs, se livrer inconsidérément à des dép
nt que d’ordinaire on emploie au théâtre pour exprimer les élans d’un amour honnête. ] L’ardeur de Tartuffe doit être grande
ien caractériser. Tout plein de ses désirs coupables et déclarant son amour à Elmire, on se figure Tartuffe l’œil enflammé, m
ne aimée ; Et c’est en nous qu’on trouve, acceptant notre cœur, De l’ amour sans scandale et du plaisir sans peur. Dans la s
er que pécher en silence. Au surplus, dans les deux grandes scènes d’ amour , Tartuffe n’est Tartuffe qu’à demi : il a déjà so
us m’excuserez, sur l’humaine faiblesse, Des violents transports d’un amour qui vous blesse, Et considérerez, en regardant vo
rse la pièce est mue par deux grandes passions, la concupiscence et l’ amour des richesses ; que dès lors il faut se montrer t
ont propres ; pour ne pas exprimer l’une avec l’accent passionné d’un amour ordinaire, ou ne pas la faire dégénérer en satyri
40 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE III. Choix du lieu de la Scene. » pp. 76-93
En ces occasions, n’est guere le langage   D’un cœur bien enflammé d’ amour .   J’osois me flatter, en moi-même,  Que, loin de
e vit témoigner une joie assez tendre,   Et rendre aux soins de votre amour Tout ce que de mon cœur vous aviez lieu d’attendr
Que me dites-vous là ? Alcmene. Que me dites-vous là ?Que même votre amour Montra de mon accueil une joie incroyable ; Et qu
i que son impatience   Pour le retour s’étoit donné ; Et jamais votre amour , en pareille occurrence, Ne me parut si tendre &a
s là demeurer. Le déshonneur est sûr, mon malheur est visible, Et mon amour en vain voudroit me l’obscurcir ; Mais le détail
parler à l’insu de ses séveres surveillants. Voici l’expédient que l’ amour ou plutôt sa coquetterie lui avoit dicté. « Le pe
mettoit de n’aimer que lui, l’exhortoit à juger de la violence de son amour par la démarche hardie qu’elle faisoit, le quitto
; Damon éclaterent de rire. Sainval vomit mille imprécations contre l’ Amour , les femmes, les balcons & les sacs à ouvrage
41 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. Des Comédies Héroïques. » pp. 9-29
avec leurs modeles, que la scene livrée entiérement à des propos, des amours , ou des actions constamment héroïques, deviendroi
e entre vous & la toute-puissance. Elle reconnoît l’objet de son amour dans le héros qui lui sauve la vie. Samson ne peu
nnoît alors que le bras de Dieu s’appesantit sur lui, & punit son amour pour Dalila. Mon mal redouble, hélas ! mes sens
; Pour la seule vertu je la sens enflammée : Et d’un tyran, en moi, l’ amour fait un héros. Mais la fureur reprend bientôt la
e mes peines, De mon bonheur détruit prouve la vérité. Je le sens cet amour dont je brûle pour elle, Et pour la démentir ma f
e est compté pour rien. La Princesse, qui n’a pas été insensible à l’ amour de Sigismond, vient le délivrer à la tête d’une a
smond paroît. Il se passe entre lui & la Princesse une scene où l’ amour , la valeur & la générosité brillent également
ns de Carlos les avoit portées toutes deux jusqu’à l’aimer, mais d’un amour étouffé par le souvenir de ce qu’elles devoient à
t l’interrompre : les raisonnements politiques, les froids discours d’ amour ne doivent pas le glacer ; & les pensées rech
42 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VI. » pp. 106-124
ur un homme de sainte vie, pourroit, sans le savoir, être utile à ses amours . Après avoir concerté dans sa tête la maniere don
m’aime plus que sa vie, & qui ne me refuse rien. Je réponds à son amour comme je dois. Je serois la personne du monde la
Cavalier, s’étoit apperçue avec plaisir qu’elle lui avoit donné de l’ amour . Elle retourne voir le même Pere, & commence
omme se retira avec une joie extrême d’avoir reçu des assurances de l’ amour de sa maîtresse, & des présents magnifiques q
simplicité du bon Pere, qui avoit, sans y penser, si bien servi leur amour , & on prit des mesures pour se voir à l’aveni
, qui vient, dit-elle, continuellement sous ses fenêtres lui parler d’ amour . Réprimande très vive du Docteur à Léandre, qui a
supériorité. Dans l’Ecole des Maris, Isabelle se fait servir dans ses amours par une personne qui croit voir en elle l’honneur
& la rend bien plus brillante. Isabelle & Valere se jurent un amour éternel, se donnent la main, conviennent d’un enl
s aux siens ont tâché chaque jour De pouvoir expliquer l’excès de mon amour . ACTE II. Scene XI. Sganarelle, à Isabelle. Mai
43 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE XI. De la Religion. Principe et Sanction de la Morale de Molière. » pp. 217-240
e de farces comme le Festin de Pierre, peindre la croyance en Dieu, l’ amour de Dieu, la dignité, la nécessité de cette croyan
l’amour de Dieu, la dignité, la nécessité de cette croyance et de cet amour . Ces scènes ne sont point d’origine espagnole : e
dessus ; mais Fénelon a-t-il mieux dit749 ? Le désintéressement de l’ amour de Dieu, qu’il faut aimer par-dessus toute chose7
t Sganarelle qui l’encourage, « il aime mieux mourir de faim752. » L’ amour du prochain, qu’il faut aimer comme soi-même pour
im752. » L’amour du prochain, qu’il faut aimer comme soi-même pour l’ amour de Dieu753, quand a-t-il été pratiqué d’une maniè
e épurée de tout le commerce des sens, une tendresse toute sainte, un amour détaché de tout, qui n’agit point pour soi, et ne
vie et de prévenir votre perte. Sauvez-vous, je vous prie, ou pour l’ amour de vous, ou pour l’amour de moi. Encore une fois,
perte. Sauvez-vous, je vous prie, ou pour l’amour de vous, ou pour l’ amour de moi. Encore une fois, je vous le demande avec
la plus pure de la foi chrétienne et aux élans les plus ardents de l’ amour divin, sans que cet incroyable mélange choque le
en de passion, et non pas un état moyen de croyance dans le vrai et d’ amour pour le bien797. Voilà le principe de la morale d
En un mot, la morale de Molière est fondée sur la notion claire et l’ amour vif du bien 800. Cette morale naturelle est néces
44 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXVII et dernier » pp. 442-475
Sévigné écrit au comte de Bussy-Rabutin : « On parle de changements d’ amours à la cour ; le temps nous en éclaircira133 ». Le
roi. Plus sa tendresse pour son fils augmente, plus il semble que son amour pour la mère diminue ; ce n’est plus que comme un
nt-Germain, une lettre où se trouvent de légères traces de son secret amour pour le roi et une nouvelle indication de la tend
on qui l’avait rendu dès longtemps amoureux de madame de Maintenon. L’ amour aurait suffi peut-être pour déterminer le roi à l
me de Maintenon, c’est le désintéressement, c’est le sacrifice de son amour , c’est le vertueux usage de l’empire qu’il lui do
n grand charme cette amitié qui, dans madame de Maintenon, était de l’ amour retenu par la raison, la justice, l’honneur, la b
oin du moment où il dirait : Je n’ai que trop chanté les jeux et les amours  ; Sur un ton plus sublime il faut me faire entend
les sentiments de son cœur, l’admiration, l’amitié, la confiance et l’ amour . » (Genlis, t. II, p. 93). 138. T. XIII, p. 111
tait ; elle opposait la religion. La religion était donc obstacle ; l’ amour seul était donc le motif du roi. À la vérité, la
charmes. La main du roi fut sollicitée par la religion en faveur de l’ amour . L’amour l’aurait peut-être donnée sans elle, et
La main du roi fut sollicitée par la religion en faveur de l’amour. L’ amour l’aurait peut-être donnée sans elle, et elle ne l
45 (1881) Molière et le Misanthrope pp. 1-83
é du reste, je dois le dire, d’étudier la pièce en conscience et avec amour  ; cependant je n’ai pas joué Alceste, et, selon t
Géronte, les Argan, les Harpagon ; l’injustice et la tyrannie dans l’ amour le plus vrai, comme dans Arnolphe et dans tous se
ait souffert. Armande le trompait : Armande, qu’il avait épousée par amour , après l’avoir élevée avec la plus généreuse et l
e, incapable de sortir de son petit mot vaniteux pour comprendre ni l’ amour , ni le génie de son mari ; — ne voyant en lui seu
ent plus dans la disposition de la plaindre que de la blâmer. C’est l’ amour qui parle, à coup sûr ; mais c’est aussi, je pens
mple, que sa femme, la belle et platonique Julie, s’entremît dans les amours de Louis XIV avec Mme de Montespan. Voilà une pat
du Médecin malgré lui et la façon cavalière et quasi espagnole de l’ Amour peintre ! — Mais je reviens à mon sujet. La leçon
ux, il l’est en effet, sincèrement et profondément ; mais comment cet amour s’exprime-t-il ? Par boutades et par bourrades :
njures ! On n’a jamais vu d’amant si rébarbatif. Mais ce qu’il est en amour , il l’est en toute autre chose, et c’est ce qu’il
onte l’a habillée à la manière du temps, voilà tout. Oui, parbleu, en amour , l’espérance, et puis l’espérance, et toujours l’
cet air là qu’il exprime à Célimène … l’excès prodigieux De ce fatal amour né de ses traîtres yeux ! Voilà pour Alceste con
r outragé ! Je sais que sur les vœux on n’a point de puissance. Que l’ amour veut partout naître sans dépendance. Que jamais p
aiblesse extrême, Et ménager pour vous l’excès prodigieux De ce fatal amour né de vos traîtres yeux ! Et alors, enrageant, m
Allez, vous êtes fou dans vos transports jaloux Et ne méritez pas l’ amour qu’on a pour vous. Je voudrais bien savoir qui po
pressant de se disculper, avec feu : Ah ! rien n’est comparable à mon amour extrême, Et dans l’ardeur qu’il a de se montrer à
joie et la gloire en ce jour De vous voir tenir tout des mains de mon amour  ! Admirable profession de foi et qui dans son em
l y a de plus noble et de plus douloureux au monde ; et sa défaite en amour le rend cher à ceux qui ont eu plus ou moins à se
es donne à Alceste, comme don Juan fait l’aumône au pauvre, —  pour l’ amour de l’humanité. Réponse à M. de La Pommeraye Ici
A moins toutefois qu’on ait des raisons de le leur dire. Mais pour l’ amour pur de la vérité absolue ! Oh ! non, la morale ne
46 (1914) En lisant Molière : l’homme et son temps, l’écrivain et son œuvre pp. 1-315
re. Il avait des « goûts d’artiste », comme nous disons maintenant, l’ amour des beaux ameublements, des œuvres d’art, d’un in
eois gentilhomme, il n’était pas importun, il n’était pas trompeur en amour , encore qu’il fût polygame, il n’était pas méchan
, ce port que tout le monde admire. Ce visage si propre à donner de l’ amour , Pour qui mille beautés soupirent nuit et jour ;
plainte. De jaloux mouvements doivent être odieux, S’ils partent d’un amour qui déplaît à nos yeux ; Mais tout ce qu’un amant
st ce que Corneille avait déjà indiqué dans un joli vers : Et plus l’ amour est grand, plus il est délicat (c’est-à-dire sus
réhabiliter Don Garcie en disant qu’il en est. Il s’agit du véritable amour  : Mais que contre ses vœux on combat vainement,
robable que Molière était à cette date (1661) sous l’influence de son amour pour Armande Béjart, plus jeune que lui de vingt-
i amoureuse d’un autre et du prince qui, pour amener la princesse à l’ amour pour lui, se déclare à elle épris d’une autre bea
femme antique, beaucoup moins sensible, n’avait guère de désespoirs d’ amour , restreint, ainsi, à n’être qu’un sensuel, qu’un
antique la plus considérable. En ce temps-là il s’appelait Zeus. L’ Amour médecin L’Amour médecin est une simple farce,
idérable. En ce temps-là il s’appelait Zeus. L’Amour médecin L’ Amour  médecin est une simple farce, mais c’est une date
ir de 1665 avoir remplacé les marquis par des docteurs. La farce de L’ Amour médecin est, du- reste, lestement enlevée, d’un a
ite que c’est lui-même qu’elles adorent. Il y a, çà et là, des vers d’ amour fort agréables : Et vous pouvez l’avoir, cette i
pouvez l’avoir, cette injuste tristesse ! Vous pouvez soupçonner mon amour de faiblesse, Et croire qu’engagé par des charmes
rable qu’il montra plus tard dans son Amphitryon. Le Sicilien ou L’ Amour peintre Voltaire a pleinement raison _au jugem
peintre Voltaire a pleinement raison _au jugement qu’il donne de L’ Amour peintre : « C’est la seule petite pièce en un act
nd plus bouffon et moins agréable. » On ne saurait dire plus juste. L’ Amour peintre ressemble assez sensiblement au Barbier d
à la prose et qui n’y détonnent pas. Victor Hugo estimait beaucoup L’ Amour peintre et il aimait à en citer les premières lig
pour soi… Voilà encore sur quoi nous aurons occasion de revenir, L’ Amour peintre est un charmant chef-d’œuvre en un acte.
a scène de dépit amoureux, qui, de quoi qu’en faveur de Molière notre amour pour lui nous entretienne, doit être reconnue com
rit plus que le jour, Et moi je perdrais la vie- Pour lui montrer mon amour . — Mais si d’une douce ardeur Quelque renaissant
-être la seule pièce où Molière n’ait fustigé aucun travers . Dans l’ Amour peintre même, du reste charmant, il a berné un Ba
ire, et ce qu’il me faut dire Exerce sur mon cœur pareille cruauté. L’ amour le met en feu, la contrainte le tue ; Et si par l
eintre commun trouve une peine extrême, À sortir, dans ses airs, de l’ amour de soi-même ; De redites sans nombre il fatigue l
le pauvre, quoique vaincu par lui, lui donne cependant un louis « par amour de l’humanité ». Cela veut ; dire qu’il suffit d’
l, étant le bon ; il faut écrire et même parler avec agrément par cet amour du bien qui doit accompagner fous les actes de no
sont tus » ; il ne faut se laisser guider, pour le mariage, que par l’ amour , en s’assurant bien, du reste, qu’il est réciproq
e. Il est toujours (excepté dans l’École des maris) pour le mariage d’ amour , pour le mariage jeune, pour le mariage entre jeu
ose fût érigée en règle générale. Tout le monde sent que le mariage d’ amour entre jeunes gens, malgré certains inconvénients
aimer. Molière partisan et défenseur du mariage jeune et du mariage d’ amour ne contrarie donc pas son public et se sent coude
lière qui a de la générosité dans la pensée et qui rêve de mariages d’ amour , qui rêve d’éducation libérale et confiante aux b
ardit tout à fait mes vieux jours, Et je me ressouviens de mes jeunes amours . Premier point donc : Molière ne sacrifie pas, n
trois Tartuffe, voué deux Tartuffe de la médecine et un Tartuffe de l’ amour conjugal. Et, comme il arrive toujours, votre sot
 ; Et bien que mon sort touche à ses derniers soleils, je dirai que l’ amour sied bien à vos pareils, Que ce tribut qu’on rend
sse, éclataient chaque jour : Mais je m inquiétais de ne voir point d’ amour , Et puisque les langueurs d5une plaie invincible
n 1668, Molière a-t-il écrit Amphitryon pour approuver et flatter les amours adultères de Louis XIV ? Nous n’en savons rien du
ais où il trompe aussi la femme et exploite, pour tromper la femme, l’ amour même de la femme pour son mari. Le Seigneur Jupit
est dans Don Juan, mais, que je crois, n’a pas beaucoup de portée. L’ amour de Dieu ? Il y a doute. La seule vertu qu’il ait
e (« Ce diable de Molière attire tout chez lui. » Chevalier, dans les Amours de Calotin, 1663). Songez qu’il est au moment de
econnaître les gens de votre siècle […] » On sait assez que dans les Amours de Psyché Gélaste, qui n’est peut-être pas Molièr
trompés par toute la ville. Son fond, c’est l’instinct despotique, l’ amour féroce de la propriété, le propriétisme furieux.
en a seize, et c’est quand elle en avait « quatre » qu’il a eu de « l’ amour pour elle » et qu’il l’a comme achetée et séquest
iments connexes au précédent : il a l’horreur de la civilisation et l’ amour intéressé d’une religion rigoureuse et disciplina
minine primitive, toute d’instinct, allant droit à la jeunesse et à l’ amour , au genre d’amour que peut donner la jeunesse, et
toute d’instinct, allant droit à la jeunesse et à l’amour, au genre d’ amour que peut donner la jeunesse, et en même temps ing
isais couler. De même Don Juan, ayant vu deux jeunes fiancés ravis d’ amour l’un pour l’autre, dira : « La tendresse visible
uelles ardeurs me donna de l’émotion ; j’en fus frappé au cœur et mon amour commença par la jalousie. Oui, je ne pus souffrir
… » Voilà qui s’entend : le bonheur des autres offense Don Juan et l’ amour chez lui commence par la jalousie, c’est-à-dire p
enons de le voir, la vue de la douleur des autres le ramène aussi à l’ amour . Il a abandonné Elmire ; elle revient à lui, elle
oir au matin. Tiens, voilà un louis d’or ; mais je te le donne pour l’ amour de l’humanité. » « Cette scène, convenable au c
ette douce violence dont elle nous entraîne, J’ai beau être engagé, l’ amour que j’ai pour une belle n’engage point mon âme à
s, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l’ amour est dans le changement. On goûte une douceur extr
assion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d’un tel amour , si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos
cède pas ; son émotion, il est bien loin de ce qu’il était quand tout amour satisfait était pour lui enterré à jamais ; — qu’
n à quoi assurément il songe ; mais il est retenu dans le monde par l’ amour qu’il a pour une mondaine, et il est sans cesse e
caractère que lui. Le fond de son âme est certainement la vertu et l’ amour du bien, mais aussi il y a, dans le fond de son â
le métier dont il vit. Donc il doit l’employer un peu quand il parle amour . Or, il ne l’emploie qu’un peu et si c’eût été un
se soit arrangé de manière que quelques expressions de la langue de l’ amour divin se glissassent dans le discours par où Tart
our divin se glissassent dans le discours par où Tartuffe déclare son amour terrestre. On peut faire la statistique et je ne
vice d’Argan n’est qu’une vertu pratiquée sottement et gauchement. L’ amour de soi est une vertu. Il faut, pour les siens, po
homme. L’égoïsme n’est estimable qu’en fonction de l’altruisme, et l’ amour de soi n’est une vertu qu’à la condition qu’on en
à quoi rêvent les vieilles filles. Elle a été jeune, elle a songé à l’ amour , elle a lu les livres qui en parlaient ; elle s’e
nt. Elle s’est vue elle-même dans toutes les héroïnes des aventures d’ amour , et transportant cette mentalité dans la vie réel
éable, mais la vérité, et d’inspirer à chacun, en même temps que de l’ amour pour elle, de l’estime pour tous les autres et de
matériel qui lui serait, tendu et il demande des preuves réelles de l’ amour d’Elmire, et comme cette sollicitation est précis
comme il sa beaucoup trop voulu pour ses intérêts. Elle va droit à l’ amour la première fois qu’il s’offre et serait bien inc
crèce, et quel passage ? Celui où le poète se moque des passions de l’ amour et le montre comme une hallucination perpétuelle.
tant. Est-ce aimer que cela ? Oui, à la condition qu’on accorde que l’ amour peut être une simple forme de l’estime. Dans cert
ime aussi davantage. Car enfin c’est ce qui lui montre que c’est de l’ amour , et s’il n’était pas un coquin ce ne serait que d
l est un scélérat ce ne peut être de l’estime et c’est donc bien de l’ amour , et à force de se dire : « Faut-il que je l’aime
défaut de l’autre avec une grande bienveillance ». Et c’est ce duo d’ amour , étourdissant de bon sens et de placidité, entre
rait l’unir. Mais si dans un tel choix, comme tout se peut faire, Son amour éprouvait quelque destin contraire, S’il fallait
ions qui vont suivre s’y appliquent. Or il n’y a rien qui écarte de l’ amour comme d’être sur le radeau de la Méduse ou de cro
au de la Méduse ou de croire y être, et il n’y a rien qui écarte de l’ amour comme l’ambition, particulièrement comme cette am
comme vous dites, pendant trente ans. Un jour il tombe amoureux et l’ amour a raison, partiellement, de l’inhibition. Vous n’
montre Harpagon forcé par son fils et par le respect humain et par l’ amour à donner à Mariane un diamant qu’arracher de son
ts le baron Hulot se sentir idéaliste, s’éprendre pour une femme d’un amour , chaste, d’une passion où il y aurait de la pitié
omique et de trop outré lorsqu’il explique à Agnès la violence de son amour avec ces roulements d’yeux extravagants, ces soup
« La pièce tient au tragique le héros y montrant presque toujours un amour qui passe jusqu’à la fureur et le porte à demande
’enfer, Orgon, le peureux en face de l’indigence, Harpagon. C’est par amour de ce naturel qu’il a à peu près banni de ses piè
r à lui, cette galanterie, c’est-à-dire ce langage conventionnel de l’ amour , cette phraséologie de l’amour, cette imagination
t-à-dire ce langage conventionnel de l’amour, cette phraséologie de l’ amour , cette imagination toute faite et traditionnelle
ns l’ombre de déclamation ; elle le réfute en femme d’expérience : L’ amour , dans son transport, parle toujours ainsi. Des re
ise de Paris, peut-être une fille de petite noblesse, qui exprime son amour par tout ce qu’il lui inspire de pratique, sans a
le langage tragique et pompeux. On pourrait appliquer au langage de l’ amour dans Molière ce qu’il a dit de certaines faveurs
ce qu’il a dit de certaines faveurs amoureuses et dire que ses mots d’ amour ou de colère amoureuse sont Semblables à ces eau
de par cette loi des contraires qui régit, quoi qu’en dise Schérer, l’ amour , et il est logique qu’amoureux d’une mondaine et
és, et que Philaminte finalement soit stupéfaite des sottises que son amour du bel esprit lui a fait faire. Il est vrai qu’Or
gréables dans la Princesse d’Élide, dans la Pastorale comique, dans l’ Amour peintre. Remarquez cette particularité très notab
rin et de l’octosyllabe. Voici des exemples pris exclusivement dans L’ Amour peintre qui, ne l’oubliez pas, est en prose : Il
dire La grande ambition des femmes Est, croyez-moi, d’inspirer de l’ amour , Tous les soins qu’elles prennent Ne sont que pou
iment pas qu’on les gêne. […] Mais tout cela ne part que d’un excès d’ amour . — Si c’est votre façon d’aimer, Je vous prie de
st ainsi préparé qu’il écrivit Amphitryon et il est à remarquer que l’ Amour peintre est de 1667 et Amphitryon de janvier 166
isément ce qu’il faut que le rythme soit. Relisez encore les propos d’ amour de. Jupiter à Alcmène : Je ne vois rien en vous
mmé, Et c’est, je vous l’avoue, une chose charmante De trouver tant d’ amour dans un objet aimé. Mais, si je l’ose dire, un sc
res sentiments que vous me faites voir ; Et pour les bien goûter, mon amour , chère Alcmène, Voudrait n’y voir entrer rien de
ait ni à la dignité que garde toujours Jupiter ni au caractère de son amour qui ne laisse pas d’être un peu superficiel. Lai
47 (1885) La femme de Molière : Armande Béjart (Revue des deux mondes) pp. 873-908
ge où le célibat et la solitude deviennent pénibles. Il était las des amours banales ; la fortune et le succès commençaient à
se sentent aimés ; ce sentiment n’aurait pas de peine à se changer en amour conjugal. Quant à la jeune fille, elle ne pouvait
excédée de tous « ces jeunes fous » qui « la raillent sottement sur l’ amour d’un vieillard, » et déclarant qu’elle préfère de
’amour d’un vieillard, » et déclarant qu’elle préfère de beaucoup cet amour à « tous les beaux transports de leurs jeunes cer
ti-pris d’admiration, qui témoignent, après huit ans de mariage, d’un amour aussi vif et aussi ardent que le premier jour. On
on valet Covielle, et soutiens ma résolution contre tous les restes d’ amour qui me pourroient parler pour elle. Dis-m’en, je
une belle mijaurée, une pimpesouée bien bâtie, pour vous donner de l’ amour  ! Je ne lui vois rien que de très médiocre et vou
mande faisait la princesse, une sorte de Diane farouche, ennemie de l’ amour , mais qui ne tarde pas à s’humaniser en faveur du
un homme d’une condition inférieure à la sienne et qui lutte entre l’ amour qu’elle-même ressent et le sentiment de sa dignit
eu d’une pompe royale, c’est l’apothéose de leur manière d’entendre l’ amour  ; tous les sentimens y sont grandioses et nobles,
e leur traité et de l’aller voir toutes les après-midi. » Ce marché d’ amour est commode et simple ; mais, outre que l’on sait
e cette manière ; mais, pour moi, je crois qu’il n’y a qu’une sorte d’ amour , et que les gens qui n’ont point senti de semblab
langage de ce solennel imbécile de baron dans On ne badine pas avec l’ amour , lorsqu’il répond aux supplications passionnées d
aussi douloureuses que celles dont souffrait Molière. Seul, un autre amour peut les rendre supportables, en attendant que l’
éprise d’une passion violente pour le très jeune Baron, qui faisait l’ Amour , et ils auraient continué leur rôle hors du théât
ntes les unes que les autres, on est heureux de rencontrer non pas un amour , mais un hommage aussi pur qu’honorable pour Arma
ntimens pour Mlle Molière lorsque, dans Psyché, il faisait parler à l’ Amour le langage délicieusement précieux qui est dans t
dire, nous apprend Fontenelle, Corneille lui-même. Le sentiment que l’ Amour murmurait avec une espérance passionnée, Martian
ité de sa femme, et Armande une coquette aimant plus les manèges de l’ amour et les satisfactions de vanité qu’ils procurent q
èges de l’amour et les satisfactions de vanité qu’ils procurent que l’ amour lui-même. Si ce n’est point là un caractère très
48 (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre V. Comment finissent les comédiennes » pp. 216-393
’appui de la foule qui était à ses pieds, la foule a passé à d’autres amours , elle ne sait plus rien de ses transports de la v
de ; à peine l’ordre est donné, la comédienne est perdue. Imposez vos amours à la comédie, aussitôt le public s’éloigne ou il
nt la voix évoquait les fantômes d’autrefois, ces belles princesses l’ amour de la terre ! — et avec ces illusions-là, que d’e
 et avec ces illusions-là, que d’enthousiasme, que de passions, que d’ amours à jamais évanouis ! Ce malheureux Prince des Sots
qu’un brave homme, fort discret, dont la baraque s’ouvrait à tous les amours défendus. Or, parmi ces derniers sages, il y avai
es ; la poupée a créé le rococo, le joli, le bouffon, le mignard, les amours enrubannés, la poudre aux cheveux, la mouche à la
racontent, entre eux, toutes sortes de mensonges, passions factices, amours fictifs, terreurs qui tiennent à un poignard sans
te ; sa voix était pleine d’éclat pour la colère, de tendresse pour l’ amour , pleine de déchirements pour les grandes douleurs
arité, il se tenait à la distance convenable. Portait-il un message d’ amour , et cette charge-là n’était pas tout à fait dans
au monde apportant, pour tout capital, beaucoup d’esprit, beaucoup d’ amour , beaucoup de jeunesse ; ils ont dépensé avec une
d silence. Ils portent aux hommes assemblés, le rire et les larmes, l’ amour et la haine, la passion et la terreur, puis tout
mée, et certes il ne fallait pas un grand instinct pour deviner que l’ amour et la comédie avaient passé par là. Maintenant, m
nts ; où c’est le cœur froid qui exprime le mieux les tendresses de l’ amour  ; où les beaux rôles de la jeunesse appartiennent
il n’importe, et toute votre haine Chasse un cœur tant de fois que l’ amour vous ramène. C’est la dernière ici des importuni
a comédie, il la joue pour son propre compte, et ne songeant qu’à ses amours , le voilà bien loin d’être le modèle idéal et sub
ésenter à son bénéfice, Le Dépit amoureux, cette élégante idylle de l’ amour naïf et coquet ; La Critique de l’École des femme
, au contraire, dans sa comédie, arrange à merveille la déclaration d’ amour de l’aimable Gillette. Voici la scène : Autour du
ville de Boccace, à l’instant même où il n’était question que du fol amour du comte de Roussillon pour la fille d’une pauvre
stoire de sa maison, les chagrins, les douleurs et les traverses de l’ amour . Je vous en prie, disait Gillette, faites dire à
es enfin toute prête à l’écouter, et s’il accepte votre rendez-vous d’ amour , qu’il vous envoie son anneau d’or. Ainsi fut dit
comte de Roussillon rentre dans son comté sans trop s’occuper de ses amours . Seulement le jeune comte trouve déjà que les heu
bien il ouvrit ses bras à sa femme, et depuis ce jour il l’entoura d’ amour et de respects. Tel est ce petit drame, un drame
isions-nous autrefois du docteur Blanche, ce que disait Voltaire de l’ amour  ! et rien n’amusait le docteur Blanche davantage.
leuses ; bêtes sans peau, têtes sans cervelles, sourires sans causes, amours sans motifs, passions sans feu ni lieu, rêveries,
eler, par une illumination soudaine, les joies de sa jeunesse, et ses amours , et ses délires, à l’instant même où la comédie l
de sa raison absente il va chanter sa plus vive chanson de joie et d’ amour . N’est-ce pas, en effet, que c’est chose curieuse
fin les dangers courus par cette enfant, les obstacles apportés à cet amour légitime, le caractère ingénu de son père, cette
te voix douce et tendre suffit à réciter ces admirables passages d’un amour sincère et vrai, comme on n’en met guère dans le
rée à des jouets d’enfant, ou cette vieille fille qui se jette dans l’ amour idéal, faute d’une passion moins éthérée. De ces
e, Horace, tous enfin, étonnés et charmés de cette Vénus africaine, l’ amour et la passion des plus beaux esprits de tous les
de finesse, les deux amis nous expliquent comment la délicatesse de l’ amour français répugnait à cette convention funeste par
nrichis, la fine fleur du Parlement ou de la finance, nous aurons des amours plus délicates, parce qu’elles s’adresseront à to
s par épouser, si elles le veulent bien. Par cela même que toutes nos amours seront d’une origine libre et qu’elles s’agiteron
origine libre et qu’elles s’agiteront dans un cercle plus vaste, nos amours vont gagner en dignité, en élégance, en esprit, e
, esclave et fille d’esclave ; c’est la différence de la débauche à l’ amour mutuel et librement consenti ; c’est la différenc
s, non, pas même un seul jour. Je renonce à ma sœur plutôt qu’à votre amour . Tout ce personnage de l’affranchie amoureuse es
e, une réserve inconnues aux Romains. Cette Thaïs qui parle si bien d’ amour , soyez-en sûrs, elle ne sera pas inutile à la Did
livre. À cette comédie de Térence, commence la langue véritable de l’ amour . En ce moment la courtisane disparaît : on ne se
à comment nous sommes, nous autres, les affranchies du festin et de l’ amour  ; nous n’avons pas le droit de pleurnicher à tout
rmante, inconnue à la comédie grecque, la joie inépuisable des jeunes amours  ? La Malade i maginaire Il faut cependant
sé là, sans lui dire pourquoi, une jeune fille à qui il avait juré un amour éternel. Sous aucun rapport ce baron ne vaut notr
et même un peu capricant » ; tout ce qu’il peut faire, et encore par amour pour miss Anna, c’est d’ordonner à la malade des
uminations ; la terre et le ciel, l’ironie et l’esprit, l’argent et l’ amour , toutes les délices se réunissent dans le même dr
mmes, charmante et malicieuse enfant qui n’a pas d’autre maître que l’ amour , vient de mettre au monde son troisième fils, et
t jamais été davantage la souveraine maîtresse de ses actions, de ses amours . Délivrée de ce censeur importun, elle s’abandonn
lles, trahie par ses propres faiblesses, passa de mains en mains et d’ amours en amours jusqu’au jour où sa maison fut déserte,
ie par ses propres faiblesses, passa de mains en mains et d’amours en amours jusqu’au jour où sa maison fut déserte, où la vie
son image ! Ces vives passions ont changé et se sont déplacées ; ces amours s’amortissent et s’en vont où vont toutes choses.
ivers comique, le bâton remplace l’éclat de rire, le mariage efface l’ amour , les passions font place aux intérêts. Versailles
e les plus charmants, renier les divinités poétiques, les Grâces et l’ Amour , et se repentir publiquement d’avoir chanté toute
celui-là qui se moque de Boileau en écrivant comme lui, et qui fait l’ amour à la barbe des Athéniens. Ce qui fut dit fut fait
ant que Regnard, même sans piano, et vous passerez pour un héros de l’ amour . Regnard était allé en Alger à l’époque où les ba
ut content pour son propre compte, il dut être fort mortifié dans ses amours  ; car enfin c’était lui dire, bien clairement, qu
préparé par toutes sortes d’aventures étranges, incroyables, par des amours tels qu’on n’en faisait plus depuis l’Astrée, et
survivants… le sentier de la licence poétique, de la vie facile, des amours vulgaires, des joies de la taverne et des amours
e la vie facile, des amours vulgaires, des joies de la taverne et des amours débraillés. Pour tout dire il ouvrait brillamment
us rien de plus amusant que Le Joueur, ces deux passions, le jeu et l’ amour , qui sont aux prises, celle-ci renversant celle-l
e ! Il ne s’agit pas d’une soubrette éveillée et rieuse, protégeant l’ amour des jeunes gens comme c’est son droit, son devoir
, pas même son éclat de rire, à plus forte raison ses préjugés et ses amours . En fait d’amours et de préjugés, on tient à honn
at de rire, à plus forte raison ses préjugés et ses amours. En fait d’ amours et de préjugés, on tient à honneur d’arriver le p
ant, si cagot ! (On ne parlait plus à Paris, ni de la guerre, ni de l’ amour , ni des fêtes, ni des carrousels d’autrefois) que
ète comique de notre âge, l’auteur de La Camaraderie et des Premières amours  ! — Voyez donc que d’esprit, de génie, et de gaît
onge !) le luxe exquis et sans frein, les festins sans fin, le jeu, l’ amour , l’intrigue, les beaux-arts, les merveilles, les
va, c’est lui qui le ramène. Il n’est pas tellement préoccupé de ses amours , qu’il ne veille fort bien sur les amours de ses
tellement préoccupé de ses amours, qu’il ne veille fort bien sur les amours de ses voisins. Eh ! mais, j’y songe ! Ce prétend
disait ce gentilhomme anglais au roi Louis XV : — Vous venez faire l’ amour à Paris ? disait le roi. — Non Sire ! je l’achète
e Ninon de Lenclos et de madame de Maintenon ; la ville aux élégantes amours , aux belles passions, aux belles manières, au sav
in que d’écrire à des femmes étrangères, ou de recevoir des lettres d’ amour , sous les yeux et dans la maison même de Lucinde.
es trois femmes qui paient le même homme, qui courent après lui, sans amour et sans passion, et qui le quittent sans regret e
xcuse que dit Moncade, Lucinde est persuadée comme si elle l’aimait d’ amour . Ce n’est pas là le propre d’une femme qui paie s
ces innocentes filles si charmantes, ces grandes dames si fières, ces amours si malheureux, ces passions si indignement mais s
jolie ! Après toute délibération, on résolut, pour les guérir de leur amour , de les laisser mourir de faim. La faim vint, plu
nt pas d’autre métier que de tirer un certain profit de leurs vénales amours . L’un, Moncade, reçoit à son lever une montre d’A
ronne. À fortune égale, il donnera la préférence à la petite brune. L’ amour du chevalier n’est pas capable d’un plus grand ef
montrait enfin, amoureux pour leur propre compte, partagés entre leur amour et leur avarice, et traités par l’objet de leur p
n’a voyagé sur la carte de Tendre, et même sa première déclaration d’ amour a quelque chose qui offense et qui blesse ces dél
cates personnes, si entendues dans les choses les plus délicates de l’ amour . Suivez Don Juan, écoutez-le, et vous allez prend
allez prendre en mépris tout ce qui est la passion, tout ce qui est l’ amour . Fi ! s’ensevelir à tout jamais, dans une passion
49 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE V. Des Vers & de la Prose dans les Comédies. » pp. 103-117
, Seigneur Eraste ? Eraste. Hé bien, Seigneur Eraste ?En quel état l’ amour  ? Valere. En quel état vos feux ? Eraste. En que
e. En quel état vos feux ?Plus forts de jour en jour. Valere. Et mon amour plus fort. Eraste. Et mon amour plus fort.Pour L
orts de jour en jour. Valere. Et mon amour plus fort. Eraste. Et mon amour plus fort.Pour Lucile ? Valere. Et mon amour plu
s fort. Eraste. Et mon amour plus fort.Pour Lucile ? Valere. Et mon amour plus fort. Pour Lucile ?Pour elle. . . . . . . .
pourroient ici découvrir ma venue,  Qu’il est à propos de cacher. Mon amour , que gênoient tous ces soins éclatants Où me teno
qu’il vienne. Citons un exemple plus considérable. LE SICILIEN, ou L’ AMOUR PEINTRE. ACTE I. Scene II. Il fait noir comme da
50 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VIII. » pp. 144-179
roit infaillibles ; mais la jeune & simple Agnès, instruite par l’ amour seul, les rend toutes inutiles. Le plaisant de ce
taparole va la continuer. Etant ainsi ces deux amants conjoints d’un amour réciproque, cependant qu’ils étoient en ces propo
e, se partit ». Vous pouvez penser, mêmement ceux qui ont expérimenté amour , combien tous ces discours étoient agréables à Ma
iste, Eut un François moins propre à faire en Droit un cours    Qu’en Amours . Le Docteur un beau jour, le voyant sombre &
l’élite de Rome, Des Graces, des Vénus, avec un grand concours     D’ Amours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Il offroit l
re des cocus. Horace. A ne vous rien cacher de la vérité pure, J’ai d’ amour en ces lieux eu certaine aventure ; Et l’amitié m
ais peut-être il n’est point que vous n’ayez bien vu Ce jeune astre d’ amour de tant d’attraits pourvu ; C’est Agnès qu’on l’a
es grands ressorts, Et que ce doux métal qui frappe tant de têtes, En amour comme en guerre avance les conquêtes. . . . . . .
grande part aux peines de son prochain, s’apperçut bientôt & de l’ amour de l’étranger, & du peu de progrès qu’il fais
temps, fit connoissance & amitié avec elle ; il lui découvrit son amour , & lui promit de faire pour le moins sa fortu
douta point qu’on ne le voulût attraper. Sa peur alors domina sur son amour , tout violent qu’il étoit, & il s’enfuit plus
ois que ce fut aussi sans la regretter, rien n’étant si fragile que l’ amour que l’on a pour une sotte. Laure ne le trouva poi
II. Dans un vieux livre intitulé les Faveurs & les Disgraces de l’ amour , que j’ai lu dans mon enfance, & que je n’ai
51 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE X. Du Père, de la Famille, de l’Etat. » pp. 193-216
domestiques un droit670. Certes, si les comédies tournent bien, si l’ amour honnête et le désintéressement sont récompensés,
uche686, celui d’Hippolyte, qui vient donner à un jeune homme perdu d’ amour d’inutiles conseils de modération687. Mais de que
opposition formelle avec la raison et avec lui-même, quand il peint l’ amour si beau693, le mariage si excellent694, et qu’il
e délicate et tendre comme Molière en a.tant représenté, la joie de l’ amour peut-elle être complète sans une mère digne de ce
digne de ce nom ? Quelle éducation peuvent donner aux enfants de leur amour ceux qui n’ont pu s’aimer qu’en se moquant de leu
haute moralité appliqués à la peinture de l’homme, de la femme, de l’ amour , du mariage. Il y a là, qui le croirait ? une inf
a de naturel et de bon dans la famille grandissant autour d’eux avec amour et ^soumission. La société entière est une immens
ourdi. 673. Le Dépit amoureux. 674. Le Mariage forcé. 675. L’ Amour médecin. 676. Le Médecin malgré lui, les Fourb
belle ; et c’est par là qu’il s’empêcheroit des choses ! » 741. L’ Amour peintre, sc. XXI. 742. Le Misanthrope, act. I,
52 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXII. De l’Intérêt. » pp. 385-398
sur-tout font des faux pas en géants, & nous en pigmées. Un petit amour larmoyant, souvent interrompu par de plates plais
piece jusqu’à la fin, n’est pas moins ridicule dans la comédie, que l’ amour tout-à-fait tragique mêlé par les Anglois au comi
ui ne demandent qu’à pleurer, ou pour des adolescents, à qui le mot d’ amour , prononcé sur un ton d’élégie, fait verser des la
idicules. L’on s’accoutume à croire insensiblement que l’intérêt de l’ amour est le seul qui doive regner dans une comédie, &a
lie & Eraste s’aiment ; que le pere de Julie est contraire à leur amour , puisqu’il l’a promise à M. de Pourceaugnac, Avoc
enes dans lesquelles les valets parodient leurs maîtres, & font l’ amour pour leur compte ; enlevez-en encore toutes les a
53 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IX. M. PALISSOT. » pp. 297-316
ulime fille du Cadi. Le chagrin de ne pouvoir parler à l’objet de son amour l’a réduit à l’extrémité. Il est convalescent. Vo
assiner leur maître. Almanzor se montre au Cadi, & lui avoue son amour . Zulime vient se jetter aux pieds de son pere, p
lle est sa fille, mais en qualité d’être 34. Rosalie lui parle de son amour , lui représente que son pere, avant que de mourir
jure que la philosophie ne tiendra pas contre Crispin, Marton & l’ Amour . Acte II. Valere a fait entrer chez Cidalise, en
c déclarer sans détour, Pour l’un tous vos mépris, pour l’autre votre amour . Rosalie. Oh ! oui. Marton. Oh ! oui.Vous sentez
. Cela promet. Rosalie. Cela promet.Aussi, pourquoi m’épouvanter ? L’ amour , dans le besoin, me rendra du courage. Ressembl
sa discipline. Dans les Philosophes, Cidalise dit en paroissant : L’ amour , dans le besoin, me rendra du courage.           
54 (1794) Mes idées sur nos auteurs comiques. Molière [posthume] pp. 135-160
t entier sublime. Sganarelle, qui va porter à Valère la déclaration d’ amour , ensuite le billet, ensuite le conseil d’enlever
, dans laquelle Euriale et la princesse se trompent tous les deux par amour , et veulent se persuader qu’ils sont insensibles,
dénouement moins inconcevable en le faisant souhaiter davantage. L’ AMOUR MÉDECIN. Jolie farce. La première scène du pre
Myrtil y parlent comme des bergers bien amoureux et bien naïfs. L’ AMOUR PEINTRE. Petite pièce pleine de grâce et de ga
c’est le grand Corneille qui l’a faite. Psyché fait sa déclaration d’ amour à l’Amour : c’est un modèle. Voilà tout ce qu’il
grand Corneille qui l’a faite. Psyché fait sa déclaration d’amour à l’ Amour  : c’est un modèle. Voilà tout ce qu’il y a dans l
e plus ; la quatrième, où Bélise veut toujours voir une déclaration d’ amour dans tout ce que lui dit Clitandre ; au deuxième
55 (1886) Revue dramatique : Les Fâcheux, Psyché (Revue des deux mondes) pp. 457-466
ervalle, admirez la série : le Mariage forcé, la Princesse d’Élide, l’ Amour médecin, Mélicerte, Pastorale comique, le Sicilie
de secours étrangers, Molière eût dit volontiers ce qu’il disait de l’ Amour médecin, dans son Avis au lecteur : « Il serait à
ur une scène au moins, d’être délicat : ce débat sur la jalousie et l’ amour est un épisode précieux, mais d’une préciosité ch
et les Grâces, du haut du ciel, viendront-elles dans des conques ? L’ Amour partira-t-il « du bord du théâtre, et, après avoi
la Bête ; ensuite, au troisième acte, par le spirituel entretien de l’ Amour , ce Prince Charmant, et de son valet Zéphire : —
— aussitôt après, par la déclaration tendrement ingénue de Psyché à l’ Amour , et par la réplique tendrement jalouse de l’Amour
génue de Psyché à l’Amour, et par la réplique tendrement jalouse de l’ Amour à Psyché : — voilà pour Corneille ; — enfin, de-c
56 (1900) Quarante ans de théâtre. [II]. Molière et la comédie classique pp. 3-392
’a pu l’être celui des comédies de Molière. Bourdaloue a foudroyé les amours du grand roi avec Mlle de la Vallière ; M. Louis
é pratique qu’il a fait ces recherches. Il les a menées à bien pour l’ amour de la vérité. Molière est un moraliste infiniment
de Mascarille, ce n’est point qu’il soit emporté par la violence d’un amour qui le rende inattentif ; c’est qu’il est au fond
ibles. Vous vous rappelez ce délicieux couplet sur les illusions de l’ amour que Molière a emprunté de Lucrèce pour le transpo
ux que parce que le hasard les jette à la traverse d’un rendez-vous d’ amour . Si Éraste n’attendait pas Orphise, il écouterait
venant l’un après l’autre, se trouvent déranger le même rendez-vous d’ amour . C’est une pièce à tiroirs. Une pièce à tiroirs n
-sept ans, j’aimais encore ! » À vingt-sept ans ! On se retirait de l’ amour juste à l’époque où nous venons d’y entrer. Les q
t encore dans la force de l’âge ; mais ces bagatelles charmantes de l’ amour jeune ne conviennent plus à sa tête qui grisonne 
en homme de théâtre. Voici, d’un côté, un homme qui a passé l’âge des amours , et, de l’autre, une enfant de seize ans qui ne s
Cette loi de nature, Arnolphe n’en a tenu aucun compte. La question d’ amour n’est pas entrée dans ses calculs. Chose bizarre 
e piano ou sur le confesseur. Non, j’entends une passion sérieuse, un amour vrai et profond. Mais c’est un renversement de la
s engins dont la civilisation dispose ; je veux dire que ces sortes d’ amour , qui contrarient l’instinct primordial de la créa
conter Katia. Tout ce que je voulais vous faire observer, c’est qu’un amour , quand la disproportion d’âge est trop considérab
et l’emporter sans résistance aucune. Arnolphe n’a pas fait entrer l’ amour en ligne de compte, ou plutôt il a cru sottement
entrer l’amour en ligne de compte, ou plutôt il a cru sottement que l’ amour lui amènerait à lui, quadragénaire, cette fillett
te éducation se retournant contre lui à tout coup. Il avait éliminé l’ amour de ses calculs, et l’amour se venge ; et il se ve
contre lui à tout coup. Il avait éliminé l’amour de ses calculs, et l’ amour se venge ; et il se venge doublement. Car, outre
passion : Un air doux et posé parmi d’autres enfants M’inspire de l’ amour pour elle dès quatre ans. Ce n’était pas là, j’i
e l’amour pour elle dès quatre ans. Ce n’était pas là, j’imagine, un amour bien vif ni bien brûlant. Ce même amour, Arnolphe
n’était pas là, j’imagine, un amour bien vif ni bien brûlant. Ce même amour , Arnolphe l’a gardé pour Agnès devenue jeune fill
plus, en Agnès, son idée fixe réalisée que la femme elle-même. Mais l’ amour a soufflé sur cette maison, et voilà que la passi
t, pour s’en parer, il a pris la nature corps à corps ; il a chassé l’ amour de son jeu et lui a dit : « Tu n’existes pas ; ri
de plus aisé que de triompher de toi, ou même de s’en passer. » Et l’ amour a repris l’offensive, et il l’a forcé, le couteau
. Et comme il n’en peut être aimé, puisque la loi de nature est que l’ amour des jeunes aille aux jeunes, c’est l’éducation mê
on même qu’il a donnée à la jeune fille qui la livre sans défense à l’ amour et la lui arrache des mains. C’est la situation d
L’École des femmes que la révolte instinctive de la jeunesse et de l’ amour , contre une vieille bête qui a cru pouvoir, grâce
ire. Il veut être aimé, et au lieu d’aimer lui-même et de prouver son amour , ce qui est la seule voie, il ennuie sa maîtresse
imé. L’événement lui donne tort ; Agnès se prend tout naturellement d’ amour pour Horace ; non pas seulement parce qu’il a vin
ingt ans, mais parce qu’il a suivi le meilleur chemin pour inspirer l’ amour . Arnolphe s’en aperçoit, et l’idiot qu’il est ! a
yllogisme. Je sais que sur les vœux on n’a point de puissance. Que l’ amour veut partout naître sans dépendance, Que jamais p
s bien lui-même, ce qui souffre le plus dans cet entretien, ou de son amour raillé ou de sa logique en déroute : Ciel ! rien
aime moi-même. Si par hasard vous sentez pour notre ami cette sorte d’ amour que je ne connais point, je suis assez indulgent,
e de Montaiglon remarque, avec beaucoup de sens, que Le Sicilien ou l’ Amour peintre serait un livret d’opéra-comique tout fai
ers libres sans rimes) il l’a fait, et certaines scènes, les scènes d’ amour ou de jalousie, sont bien plus agréables à lire,
alant que le grand couplet de Jupiter : Ah ! ce que j’ai pour vous d’ amour et de tendresse         Passe aussi celle d’un ép
r après m’avoir tirée de l’eau, et les hommages assidus de cet ardent amour , que ni le temps, ni les obstacles n’ont rebuté,
lui, Weiss, personnellement, et qu’il aime mieux voir ou Le Jeu de l’ amour et du hasard de Marivaux ou Les Trois Sultanes, c
te de pitié presque attendrie ; car elle est coquette au fond, et cet amour la flatte. Mais elle est trop sensée pour ne pas
mme. Il ne se doute de rien ; autour de lui, le secret des nombreuses amours d’Ida s’est ébruité ; il est devenu même public ;
ce qui faisait le fond de toutes les conversations en ce temps-là, l’ amour  ! ou plutôt des propos de galanterie spirituelle
voir une déclaration. Oui, elle le sait, car Dorine a déjà remarqué l’ amour de Tartuffe, et elle en parle, comme elle fait to
! car Molière, — et c’est là un trait de génie, — n’a pas voulu que l’ amour de Tartuffe fût ridicule. Rien ne lui était plus
» et peu capable d’en aimer un autre, mais se plaisant à jouer avec l’ amour . Aussi, ne suis-je pas d’avis que, dans la derniè
us les yeux que deux polissons, se cachant de leur père, pour faire l’ amour , sous les yeux et avec la complicité de la petite
jeunes amoureux qui se fâchent et qu’elle raccommode. Tous ces jeux d’ amour sont des plus honnêtes, puisqu’elle est là, et qu
er : le chœur se reforma et nous entendîmes pour la seconde fois : L’ amour charme Ceux qu’il désarme. C’est une mélodie ple
ité ; celle que Molière a mise en scène, c’est la mère des ris et des amours , un peu bien maligne peut-être, violente, emporté
u de ces émerveillements qui l’étonnent. Les princes lui offrent leur amour . « Que ne vous adressez-vous à mes sœurs ? » leur
c’était une jeune femme qui connaissait les joies et les peines de l’ amour , et qui avait pitié de ses sœurs qu’on délaissait
: elle l’aperçoit, et soudain la voilà frappée. Son âme s’éveille à l’ amour . Mlle Favart a rendu en comédienne consommée cett
ses regards étonnés et tendres, un mélange de rougissante pudeur et d’ amour qui s’ignore. Elle tendait les bras comme attirée
nd il l’écrivit. Toute cette pièce est, en quelque sorte, imprégnée d’ amour , et l’on y respire un air tout chargé de volupté.
ite pour la Comédie-Française, qui a fait de grandes dépenses par pur amour de l’art ; pour M. Thierry qui a pris une initiat
les voilà toutes qui se récrient et Philaminte ajoute : Ah ! pour l’ amour du grec, souffrez qu’on vous embrasse. Ah ! la v
aminte ravie, Bélise pudique, Armande un peu ennuyée de subir, pour l’ amour du grec, les lèvres de ce vieux cuistre et il arr
tin. Il rend compte de son ambassade à son frère, qui s’intéresse aux amours de Clitandre et d’Henriette. Il lui conte qu’elle
ardit tout à fait mes vieux jours, Et je me ressouviens de mes jeunes amours . Eh bien ! il pourra se faire qu’un jour il se r
bon sens a conduit son cœur ; si Clitandre s’exalte en lui parlant d’ amour , elle le ramène au vrai :                   L’amo
en lui parlant d’amour, elle le ramène au vrai :                   L’ amour dans ses transports parle toujours ainsi ;       
ge, que d’Henriette, qui désire honnêtement la chose et qui ne voit l’ amour que dans un mariage où le cœur est approuvé par l
a été, tout le long du rôle, charmant de jeunesse, de bonne grâce, d’ amour tendre et d’aimable persiflage. Il n’a manqué que
fait courir comme cinq cents diables aux cabinets, et le second à un amour hystérique de l’or qui le fait courir comme un dé
ond des eaux ; Vous aviez de Vénus et l’habit et la mine ; Cent mille amours poussaient une conque marine ; Et les zéphyrs bad
océdé pour les situations, « les scènes à faire » ou à « refaire ». L’ amour de Géronte pour Isabelle, c’est de L’Avare ; la s
Mascarille se font gloire de mériter les galères, où la jeunesse et l’ amour ont le droit de triompher insolemment et de se jo
crédit elles étaient restées. En 1801 il écrit, parlant des Jeux de l’ amour et du hasard : « Cette pièce qui court les petit
de Shakespeare. « En écoutant cette charmante comédie des Jeux de l’ amour et du hasard, écrivait Théophile Gautier, il nous
s, de comtesses, évanoui sans retour ; et pourtant dans les Jeux de l’ amour et du hasard respire comme un frais souffle de Co
coutant Le Caprice, Les Caprices de Marianne, On ne badine pas avec l’ amour , Il ne faut jurer de rien, prit le goût de ces an
llet et de sa Marguerite Laroque. Faut-il parler encore des Jeux de l’ amour et du hasard ? Tous les jeunes cœurs n’ont-ils pa
cun de ces deux hommes n’est à sa place ! » dit la Sylvia du Jeu de l’ amour et du hasard comparant le faux Bourguignon et le
e montre presque à portée de la main. Mais il sait que le chemin de l’ amour est semé d’une foule de petits obstacles, chicane
a pièce reprend, jusqu’à la prochaine barrière, son allure bénigne. L’ amour , et non pas l’amour-passion, mais l’amour mêlé de
ière, son allure bénigne. L’amour, et non pas l’amour-passion, mais l’ amour mêlé de galanterie, avec tout ce qu’il a de plus
connaisseurs, il plaît encore au grand public ; c’est que Le Jeu de l’ amour et du hasard, Le Legs et Les Fausses Confidences
ançaise, devant l’élite des amateurs. 4 avril 1881. « Le Jeu de l’ amour et du hasard » I. L’interprétation de Mariva
. L’interprétation de Marivaux À propos de la reprise du Jeu de l’ amour et du hasard, je m’étais engagé à examiner avec n
îmes à causer, et naturellement la conversation tomba sur Le Jeu de l’ amour et du hasard. Je ne lui cachais pas combien j’éta
ade, M. Benoit, le célèbre professeur de la Sorbonne, sur Le Jeu de l’ amour et du hasard. Je n’ai pu vous reprendre à l’entr’
ita Rusca pour les soubrettes) la première représentation du Jeu de l’ amour et du hasard, qui fut un des rares triomphes de M
ivaux n’en composa que quelques-unes, par exemple Arlequin poli par l’ amour , son premier succès. S’il fut assez souvent heure
Or, celle-ci fit tomber deux de ses pièces, la seconde Surprise de l’ amour et Les Serments indiscrets. Pourquoi ? parce qu’e
s cascades qu’elle comporte. Eh bien ! pour ne citer dans Le Jeu de l’ amour et du hasard qu’une de ces scènes, prenez celle q
il m’est devenu pour ma part impossible de lire tout haut Le Jeu de l’ amour et du hasard. Je n’ai plus la sincérité d’express
u trois mois, quand Mlle Bartet se hasarda dans la Sylvia du Jeu de l’ amour et du hasard, tout en rendant justice à la supéri
le va aimer, la pièce sera tout de suite finie. De cet étonnement à l’ amour vrai, le chemin est court ; Marivaux ne saurait l
tre la femme de l’homme qu’on lui propose. Mais voilà que peu à peu l’ amour se lève dans ce cœur ingénu, qui ne sait pas ce q
amour se lève dans ce cœur ingénu, qui ne sait pas ce que c’est que l’ amour . Si elle se rendait compte sérieusement de ce qu’
e qui est à l’abri de ce qui m’arrive ? Où en sommes-nous ? » Pour l’ amour de Dieu, ne mettez pas trop de sérieux à ces empo
venture est attendrissant. C’est la jeunesse qui s’extravase, c’est l’ amour qui éclate, c’est la fantaisie qui pétille ! Il f
émoire des vieux de l’orchestre : Et je me ressouviens de mes jeunes amours  ! Il faut que cette plénitude de tendresse et de
tant qu’il se pourrait. Tous deux sont trompés dans leurs calculs ; l’ amour , qui est un grand maître, éveille l’imagination d
re quand elle dit ces vers délicieux : Il disait qu’il m’aimait d’un amour sans seconde ; Il me disait des mots les plus gen
jouer par une autre comédienne Les Fausses Confidences ou Le Jeu de l’ amour et du hasard. Aussitôt l’ombre évoquée arrive à v
renons encore un exemple. Mlle Judith venait de reprendre Le Jeu de l’ amour et du hasard à la Comédie-Française. Écoutons Thé
de théâtre, était un fort bon juge : « Mlle Mars jouait Le Jeu de l’ amour et du hasard et tout le répertoire de Marivaux av
it à Mlle Mars, et peut-être aussi à Mme Plessy. La pièce Le Jeu de l’ amour et du hasard peut, à un certain point de vue, êtr
erait séduire aux ruses de ce coquin de Dubois et aux protestations d’ amour du jeune homme ! que la seule chose qui lui pût c
le dernier mot de nos marchands ; cela ne finit pas. Il n’y a que mon amour pour Suzanne qui soit une vérité de bon aloi. Que
s le mérite souverain, mais la haute originalité du livre, ce brûlant amour de l’humanité qui échauffe toutes les pages de ce
ndre, pudique, réservée jusqu’en ses malices, s’ouvrant avec joie à l’ amour , mais pénétrée de sentiments d’honneur, une Franç
nivré de beaux vers, s’écrie : Muses, tenez-moi lieu de fortune et d’ amour  ! Il n’avait point, comme le poète romantique de
: Je ne sais où j’en suis, ni ce que je résous ; Ah ! qu’un premier amour a d’empire sur nous ! J’allais braver Chloé par m
e dit l’autre. Elle était capable tout ensemble et des transport d’un amour honnête et désintéressé, comme fut celui qu’elle
tous les respects. Cette figure, on voit que Favart l’a caressée avec amour . Il n’y a pas dans notre théâtre de rôle où il fa
L’Arabe révolté menace tes provinces : Cours le punir, laisse gémir l’ amour , Donne-lui, si tu veux, des soins à ton retour.
En la montrant dans tout son jour Elle sait l’embellir des roses de l’ amour … etc. Toute cette tirade est charmante, encore q
celui-là l’est bien davantage encore, car il faut qu’Elmire feigne un amour qu’elle ne sent point, et Soliman, qui ne l’aime
57 (1861) Molière (Corneille, Racine et Molière) pp. 309-514
qui avaient sur lui des droits divers. Madeleine Béjart, son premier amour , Mlle de Brie, le. second, et Armande Béjart, sa
ore rien aimé, lui répondit Molière, et vous avez pris la figure de l’ amour pour l’amour même. Je ne vous rapporterai point u
, lui répondit Molière, et vous avez pris la figure de l’amour pour l’ amour même. Je ne vous rapporterai point une infinité d
comme tous mes efforts n’ont pu vaincre les penchants que j’avais à l’ amour , j’ai cherché à me rendre, heureux, c’est-à-dire
e cette manière ; mais, pour moi, je crois qu’il n’y a qu’une sorte d’ amour , et que les gens qui n’ont point senti de semblab
r à réfuter cette doctrine d’Alceste, Qu’a ne rien pardonner le pur amour éclate. Les voici : L’amour, pour l’ordinaire,
lceste, Qu’a ne rien pardonner le pur amour éclate. Les voici : L’ amour , pour l’ordinaire, est peu fait à ces lois, Et l’
l’analogue dans les grandes œuvres de moins grands poètes. C’est à L’ Amour médecin que nous devons le mot fameux : « Vous êt
divination des choses humaines, qui fait le grand poète. Voyez dans L’ Amour médecin ce père qui adore sa fille, qui mourrait
e tout, mais qui, lorsqu’elle fait signe que sa peine est une peine d’ amour , n’entend pas et la quitte brusquement : « Va, fi
roi m’avait donné Paris, sa grand’ville. Et qu’il me fallût quitter L’ amour de ma mie , Je dirais au roi Henri : Reprenez vot
mais les fausses teintes disparurent. Chacun connaît la déclaration d’ amour qu’Alexandre, dans la tragédie de Racine, fait à
r pouvoir ! Y a-t-il une grande différence entre cette déclaration d’ amour , et telle autre que nous trouvons dans les pièces
de votre mère ? Ah! si par mon devoir forcé de vous quitter, Tout mon amour alors ne put pas éclater, Ne vous souvient-il plu
n de vous, sans espoir de retour, Je nourrissais encore un malheureux amour , Contente et résolue à l’hymen de mon père, Tous
arme, d’attraits, de beaux yeux : le compliment sert de passeport à l’ amour . Alexandre et Xipharès envisagent leur passion co
ent, paraît une sorte de divinité peu traitable, dont ils implorent l’ amour , non comme un sentiment heureux de s’avouer et de
épondre en se bornant à taquiner le héros macédonien sur ses propos d’ amour galants et bien tournés. Monime n’a à reprochera
deux cas, c’est un langage discret et raffiné; mais dans l’un c’est l’ amour qui s’en sert, et dans l’autre cette fausse image
c’est l’amour qui s’en sert, et dans l’autre cette fausse image de l’ amour que l’on appelle la galanterie, et qui n’est le p
e double fin ; le critique allemand habitué au contraire à entendre l’ amour parler une langue à part, une langue idéale, née
is née, Mon honneur, satisfait par ce respect soudain, Promet à votre amour et mes vœux et ma main. Mais prêtez bien l’oreill
eût fallu davantage si Tartuffe se fût borné à parler le langage d’un amour impudique et grossièrement sensuel ; mais ce dern
as une idée infiniment heureuse de mettre l’avarice aux prises avec l’ amour  ? On objecte que la soif de l’or est un bon prése
st à la fois très piquant et très instructif de voir ce que devient l’ amour quand l’avarice le domine et le comprime. Chose c
s disparaissent : on croyait être tout à la rage et l’on est tout à l’ amour . Elle a des charmes contre lesquels on ne se met
sort s’accomplisse. C’est chose à la fois comique et touchante qu’un amour si tendre avec des pensées si sombres et des pass
ux moins facile et moins tendre. Au moment où cette piquante scène d’ amour menace de devenir tout à fait sérieuse, et où Alc
urroux, N’ont jamais rien produit de si méchant que vous. Mais que d’ amour sous cette violence, et quel débordement de tendr
omme il faut que l’on aime. ALCESTE. Ah ! rien n’est comparable à mon amour extrême ; Et dans l’ardeur qu’il a de se montrer
joie et la gloire en ce jour De vous voir tenir tout des mains de mon amour . Il était écrit qu’Alceste devait passer en un j
ager d’une parole qu’elle n’a jamais prise au sérieux; elle avoue son amour pour Philinte, et Alceste leur fait ses adieux. I
atisfaire, parce que rien n’y est plus commun que les apparences de l’ amour et rien plus rare que l’amour lui-même. Au fond,
est plus commun que les apparences de l’amour et rien plus rare que l’ amour lui-même. Au fond, Alceste est un homme fort, mai
s de La Critique de l’École des femmes, et surtout dans Don Garcie. L’ amour malheureux et jaloux est de tous les sujets drama
’un cœur partagé ; Molière s’attache de préférence aux tourments d’un amour méconnu. Évidemment ils se trahissent; ils parlen
il avait éprouvé, comme Alceste, les tourments de la jalousie et d’un amour toujours repoussé. De même, il y a une ressemblan
une situation si cruellement dramatique, devait-il parler de ce fatal amour né de vos traîtres yeux, et prononcer des vers co
main à Célimène et lui offrir encore une fois l’oubli, le pardon et l’ amour  ! Pauvre et grand poète, que de fois sur la scène
ngui sans exercice, quoiqu’elle refuse d’embrasser les savants pour l’ amour du grec. Elle est jolie; mais on ne le remarque p
en de cette sensibilité maladive qui n’est que la fausse monnaie de l’ amour . Que vous dirai-je encore ? Ce n’est pas la fianc
au s’étonnait si ingénument. Rien qui ressemble à un sacrifice pour l’ amour des règles. Molière ne connaît pas ces peintures
e cadrent plus avec nos mœurs, dans leur esprit elles répondent à cet amour de la perfection poussée jusqu’au bout, qui est l
is que la femme, née pour soumettre l’homme à la douce influence de l’ amour , soit prise de cette passion, que Molière trouve
ents de l’esprit moderne, plus positif et plus politique. Aux cours d’ amour avaient succédé les salons, et, pour conserver le
ans leurs regards le sourire de la fortune autant que le sourire de l’ amour . Le culte qu’on leur vouait était devenu un culte
JUPITER. Avez-vous bien le cœur de me traiter ainsi ? Est-ce là cet amour si tendre Qui devait tant durer quand je vins hie
s, et vos lâches injures En ont autrement ordonné. Il n’est plus, cet amour tendre et passionné ; Vous l’avez dans mon cœur,
s; et leur heureux naturel se trahit dans des domaines plus divers. L’ amour est aussi pour eux une grande préoccupation; mais
âtre et la chaire; elle avait deux héros : le poète séducteur; dont l’ amour était le thème favori, et le sévère prédicateur,
j’aime mieux mourir de faim. DON JUAN. Va, va, je te le donne pour l’ amour de l’humanité. Que signifie ce mot l’humanité ?
il n’est pas ici un simple synonyme de bonté. Don Juan donne pour l’ amour de l’humanité par opposition à Tartuffe qui donne
pour l’amour de l’humanité par opposition à Tartuffe qui donne pour l’ amour de Dieu. Mais n’est-ce là qu’une ironie de plus,
impérieux, et jusque dans cette admirable Athalie, où, sous le Dieu d’ amour , se cache ce Dieu des Hébreux, qui traitait les a
omme, moitié sérieusement, moitié dérisoirement, fait l’aumône pour l’ amour de l’humanité. De même au XVIIIe siècle, pendant
58 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre V. Le théâtre des Gelosi (suite) » pp. 81-102
i peut faire honneur ; il lui demande s’il n’a jamais éprouvé d’autre amour . Le capitaine répond qu’il a été amoureux, à Mila
s confidences du capitaine Spavente qui l’entretient de ses nouvelles amours , faisait naturellement entendre les mêmes plainte
d’ouïr de tes propres oreilles, et de la bouche même de cet ingrat, l’ amour qu’il te porte. Infortunée, pourquoi perdre plus
ait votre serviteur si fidèle, si dévoué ; celle qui vous a aimé d’un amour si brave et si constant. Vous vous taisez, ah ! c
et si constant. Vous vous taisez, ah ! comme vous savez peu estimer l’ amour d’une dame comme elle ! LE CAPITAINE. Est-il poss
qu’elle s’attire Toute âme par son bien dire, Combien d’attraits et d’ amours Et d’autres grâces célestes, Soit au visage ou au
59 (1870) La philosophie dans le théâtre de Molière (Revue chrétienne) pp. 326-347
même une école. Il y avait aussi quelque chose de plus chez elle : un amour , une passion. Je m’explique. Peut-être, en effet,
c’était de ne pas partager ce qui faisait la vie même de l’école, son amour , sa passion pour les anciens. Cette passion rempl
dont je veux parler (21). » Voilà pour l’école. Mais, on le sait, l’ amour n’aime pas trop les généralités, surtout les abst
ar haine de l’école, de cette école qui semblait avoir caché tout son amour de l’autorité, et toute la susceptibilité du moye
ise vient lui prêter son appui : Nous, nous établissons une espèce d’ amour Qui doit être épuré comme l’astre du jour. La sub
ussi que voyons-nous ? Tout d’abord Gassendi communique à Molière son amour passionné pour Lucrèce. Le maître sait le poète e
a écrit les noms immortels, non dans ses livres, mais dans son cœur. Amour magnifique, chrétien en un mot… quand il n’est pa
uand il n’est pas seul, quand il est pénétré, soutenu, purifié par un amour plus élevé encore, par l’amour pour Dieu. Ne refu
l est pénétré, soutenu, purifié par un amour plus élevé encore, par l’ amour pour Dieu. Ne refusons pas cependant de lui rendr
que l’homme, et quels efforts ne faut-il pas pour conserver tout cet amour à cette créature ainsi réduite à sa propre valeur
assant Gassendi, Molière a triomphé de lui-même… Mais ce jour-là, son amour pour l’humanité a-t-il été vaincu ? Non, Molière
ien qu’il vit ses défauts et ses vices. Seulement il souffrait de son amour . Et la conclusion de notre second travail ne fait
60 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Première partie. — L’école dogmatique — Chapitre III. — Du drame comique. Méditation d’un philosophe hégélien ou Voyage pittoresque à travers l’Esthétique de Hegel » pp. 111-177
ombre de sentiments constituent le fond divin de la nature humaine. L’ amour de la patrie, l’amour paternel ou maternel, l’amo
nstituent le fond divin de la nature humaine. L’amour de la patrie, l’ amour paternel ou maternel, l’amour proprement dit, la
nature humaine. L’amour de la patrie, l’amour paternel ou maternel, l’ amour proprement dit, la piété filiale, la tendresse de
t devenus dans la seconde plus riches, plus profonds, plus intimes. L’ amour et l’honneur, les plus personnelles des passions,
Junon figura le lien conjugal ; Vénus et son fils, les passions de l’ amour physique ; Minerve, la valeur militaire et la sag
e la tendresse paternelle. Dans cette jeune fille, la douce voix de l’ amour couvre celle de l’honneur personnel. Dans ce fier
devoir, du sang à verser pour laver un affront, parle plus haut que l’ amour . C’est de ce conflit que naît le tragique. Il con
tient à ses parents. Car le véritable principe du mariage n’est pas l’ amour physique et l’attraction mutuelle des sexes, c’es
es Capulet qui nous importe ; c’est Juliette, c’est Roméo, c’est leur amour « infini comme la mer », mais semblable aussi à u
ment une défaite, et que la Société, la Famille, l’État, le véritable amour , le véritable honneur, l’ambition dans ce qu’elle
alité de citoyen, de roi, de père, de fils ou d’époux ; l’ambition, l’ amour , la grandeur personnelle, voilà ce qui fit de lui
mouvoir dans un cercle d’idées générales et de sentiments généraux. L’ amour de Roméo et de Juliette me touche, sans doute, bi
Société et de la Famille, la tendresse conjugale la piété filiale, l’ amour fraternel, l’amitié, le patriotisme, qui paraisse
itié, etc., et particulièrement dans l’art romantique, l’honneur et l’ amour . T. I, p. 203. 178. Le genre lyrique est pour
nel, c’est là une injustice, un mal en soi. Mais ces souffrances de l’ amour , ces espérances brisées, ce martyre qu’éprouve un
armoyant et les lamentations de lu tragédie, sur le verbiage léger, l’ amour de la dispute, etc., cette réalité en contraster
tolérante, fort et confiant dam la vérité de ses principes et dam son amour pour la vertu, l’on se met en opposition violente
que comme de simples personnifications des passions déterminées de l’ amour , de l’honneur, de la gloire de l’ambition, de la
61 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE II. La Débauche, l’Avarice et l’Imposture ; le Suicide et le Duel. » pp. 21-41
lever done Elvire à un couvent44, et qui se lasse si vite du touchant amour qu’il lui inspire45, passe aussitôt, de cette aff
et le caprice effréné qui lui fait outrager done Elvire par le nouvel amour qu’il conçoit soudain, non pas pour elle, mais po
ntraste ressort du déchirement de ce vieux cœur, tiré d’un côté par l’ amour et de l’autre par sa cassette104, qu’il chérit tr
son rôle scélérat, est autant cupidité que luxure : chez Harpagon, l’ amour de l’argent n’aboutit qu’à la honte ; chez Tartuf
es arts, sceptique universel, railleur de toutes choses, incrédule en amour comme en religion et en médecine, type de vice él
e du bon sens, paraissait à l’époque de la grande mode des suicides d’ amour , nécessaires dans tous les romans, et multipliés
rdi, act. II, sc. VII. 115. Le Tartuffe, act. II, sc. III. 116. L’ Amour médecin, act. I, sc. VI 117. Le Bourgeois genti
t. V, sc. IIII ; le Misanthrope, act. II, sc. VII ;act. IV, sc. I ; l’ Amour peintre, sc. XIII ; le Mari confondu, act. I, sc.
62 (1734) Mémoires sur la vie et les ouvrages de Molière (Œuvres de Molière, éd. Joly) [graphies originales] pp. -
prodigieux,26 & c’est le seul que l’on représente aujourd’hui. L’ amour médecin, L’amour medecin, comédie en trois actes
p; c’est le seul que l’on représente aujourd’hui. L’amour médecin, L’ amour medecin, comédie en trois actes en prose, avec un
les des hommes. Il semble que la misantropie soit incompatible avec l’ amour  ; mais un misantrope amoureux d’une coquette, fou
nt de maniéres, & se prêter à tous les genres. Le sicilien, ou l’ amour peintre, Le sicilien, ou l’amour peintre, comédie
tous les genres. Le sicilien, ou l’amour peintre, Le sicilien, ou l’ amour peintre, comédie-ballet en un acte en prose, repr
’école des maris. La finesse du dialogue, & la peinture vive de l’ amour dans un amant italien & dans un amant françoi
amp;, sur tout, par le tour neuf & délicat de la déclaration de l’ Amour à Psiché. Moliere travailla plus à loisir la comé
de imaginaire, il jouë la foiblesse la plus universelle de l’homme, l’ amour inquiet de la vie, & les soins trop multiplié
e Valere & d’Eraste dans le dépit amoureux ; si Clitandre, dans l’ amour médecin,62 produit à peu près le même incident qu
différens tems. Mais il ne faut point confondre les deux scénes de l’ amour médecin, & du sicilien, que nous venons de ci
12. Voyez l’avis au lecteur qui précéde la cocuë imaginaire, ou les amours d’Alcippe & de Céphise, comédie en trois acte
il te laisse mourir de faim, prend cet argent, je te le donne pour l’ amour de l’humanité. 26. Voyez mercure galant, janvi
de l’humanité. 26. Voyez mercure galant, janvier 1677, page 33. L’ amour medecin, comédie en trois actes en prose, avec un
t, appris, & représenté en cinq jours. Voyez avis au lecteur de l’ amour médecin. 28. Voyez Grimarest, page 76. Le misa
dans le ballet des muses, à la suite de Mélicerte. Le sicilien, ou l’ amour peintre, comédie-ballet en un acte en prose, repr
e & des graces de Baron encore jeune, il lui destina le rôle de l’ Amour dans Psiché. 70. La Raisin, veuve d’un organiste
63 (1898) Molière jugé par Stendhal pp. -134
édies en cachette, nous ne cherchions dans la comédie que le Roman (d’ amour ). Ces sentimens sont fort vrais, mais on ne doit
emières scènes je vois qu’il n’y a rien à gagner Ainsi au Jaloux sans amour où il n’y a que deux pauvres petites plaisanterie
avez bien voulu traduire pour moi. Mon petit traité idéologique sur l’ amour , aura ainsi un peu de variété. Le lecteur sera tr
leur, comme dit M. Locke : c’en est l’essence et le fonds. » B : « L’ amour de soi. Helvétius. " I, page 162 : V : « Chauli
bons. » B : « Sublime. » II, page 7 : V : « L’estime s’use comme l’ amour . » B : « On se lasse de parler de l’homme estima
« On trouve dans l’histoire de grands personnages que la volupté ou l’ amour ont gouvernés » B : " La volupté ou l’amour est
ages que la volupté ou l’amour ont gouvernés » B : " La volupté ou l’ amour est une passion. » II, page 50 : V : « Le sot s’
x des autres quarts, tandis que tous comprennent dans Andromaque. L’ amour d’Oreste, L’enlèvement qu’il se propose, Sa rival
Les Vaniteux sont fatigués. Alceste Ah ! rien n’est comparable à mon amour extrême. r. [ri] un peu de la duperie d’Alceste.
st volé à l’indignation, ou au dégoût qu’eût produit la déclaration d’ amour du Tartuffe. Il a sur votre face épanché des bea
créature, Sans admirer en vous l’Auteur de la nature Et d’une ardente amour sentir mon cœur atteint. Au plus beau des portrai
ur À dire à mon mari cette galante ardeur, Et que le prompt avis d’un amour de la sorte Ne pût bien altérer l’amitié qu’il vo
ère, et lui mettre en plein jour L’âme d’un scélérat qui vous parle d’ amour . Indignation de jeune homme ; cela peint bien Da
4 novembre 1813. Jadis on s’intéressait à Atalide ; aujourd’hui que l’ amour partage l’empire du théâtre avec les autres passi
rendre difficile la scène de la table, mais cela peut s’arranger. Cet amour motive même la tentative de séduction de Tartuffe
peu d’attention que je me permets. Si je meurs, regret d’avoir fait l’ Amour ], au lieu de travailler au genre Mocenigo. II
* * [Note i, page 16 (édition in-8º de 1804).] Cette scène suppose un amour extrême entre Valère et Élise, et ne le prouve po
érances. Cette manière pouvait faire naître de charmantes peintures d’ amour . Élise aurait paru craintive, tremblante, aurait
et toutes ses objections auraient été successivement détruites par l’ amour et les paroles rassurantes de son amant. Ce moyen
is pourquoi Molière, dont le caractère mélancholique sentit si bien l’ amour et la jalousie, s’est refusé la peinture d’amants
situation : Le père, vieux courtisan, portant sa fille à écouter l’ amour d’un prince (on voit bien que j’écris toutes les
a quelques nuances de ce G. Dandin agrandi dans M. Recard de Collé (l’ Amour d’autrefois et l’Amour actuel. Tome 2). En un mot
e G. Dandin agrandi dans M. Recard de Collé (l’Amour d’autrefois et l’ Amour actuel. Tome 2). En un mot, Molière pour des rais
mari, à ce qu’ils disent, est un jaloux qui ne veut pas qu’on fasse l’ amour à sa femme ; et il feroit le diable à quatre, si
ri n’y sera pas, ou le temps que je sortirai, pour me parler de votre amour  ; vous n’avez qu’à y venir, je vous promets que v
Si cela était exact, ces dames voudraient s’attirer le respect ou l’ amour par leur science ; leur ridicule serait le désapo
détruit net la grâce, l’extermine partout. Voilà vingt-deux vers sans amour , mais non pas sans pédanterie. D’ailleurs les sen
tre tous les honneurs d’un général d’armée. Toujours satire et pas d’ amour , quoique Henriette l’eût remis sur la voie. Clit
Vadius. Philaminte, Bélise Armande, Henriette Philaminte Que, pour l’ amour du grec, monsieur, on vous embrasse. Henriette (
n petit sonnet ? Excellente interruption. Grossièreté produite par l’ amour , par l’amour-propre des Scagliotti et Compagnie.
orts, Et l’on ne s’aperçoit jamais qu’on ait un corps. Ridicule de l’ amour platonique exposé. Clitandre Il n’est plus temps
rtie du rôle de Philaminte ; celle de Tartuffe jouant, par orgueil, l’ amour platonique remplit aussi les deux tiers des vers
stingué dans le monde, et qu’il y ait de l’ambition dans leur cœur (l’ amour des avantages extérieurs dans la société, le dési
uestion : quelle est la plus forte passion des femmes ? inspirer de l’ amour aux hommes. Admettons dans la tête d’une femme un
es de Molière, c’est qu’elles sont bien froides n’ayant pas du tout d’ amour . Si cette passion trouve le moyen de se glisser m
semblait une figure vivante de Raphaël. Je me suis senti au bord de l’ amour dans la brouille. Je l’ai vue ensuite dans l’Intr
64 (1823) Notices des œuvres de Molière (VII) : L’Avare ; George Dandin ; Monsieur de Pourceaugnac ; Les Amants magnifiques pp. 171-571
quence plus terrible encore et non moins naturelle, c’est le manque d’ amour et de respect de la part des enfants. L’avarice,
ce, ou plutôt suivant la nature, un avare ne doit point compter sur l’ amour et le respect de ses enfants, s’il doit, au contr
s père, coupable d’avoir un mauvais fils, puisque, devant mériter son amour et sa vénération, il n’a su mériter que sa haine
même temps de plus propre à la balancer, à l’emporter sur elle, que l’ amour , la plus prodigue et la plus impérieuse de toutes
ur, la plus prodigue et la plus impérieuse de toutes les passions ? L’ amour d’Harpagon pour Mariane est donc un autre genre d
arpagon pour Mariane est donc un autre genre d’épreuve où est mis son amour pour l’or ; mais c’est encore ce dernier qui trio
son, ni train, ni valets, ni en-fans, ni maîtresse, qu’enfermé dans l’ amour de l’or et dans la crainte de le perdre, il soit
aractères. L’intrigue est d’une extrême simplicité. Lubin, messager d’ amour du vicomte, fait trois fois au mari la confidence
e, quel jeune homme bien né, même pour les plus chers intérêts de son amour , songerait à employer, à salarier leur coupable i
gue du pays, et eut le triste avantage d’y réussir. En l’absence de l’ amour naïf et des sentiments naturels, il développa la
ents naturels, il développa la théorie subtile et quintessenciée de l’ amour métaphysique ; à la place des discours énergiquem
; et l’on sait que le titre de deux de ses comédies, La Surprise de l’ amour , a paru propre à les dénommer toutes plus exactem
, que Mademoiselle, qui, dans ses Mémoires, cite, pour justifier soit amour , de fameux vers d’une comédie de Corneille sur le
ntres, anciens et modernes. Il eut deux fils, dont l’un hérita de son amour pour les arts, et de la plupart de ses emplois ;
65 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre VI. La commedia sostenuta » pp. 103-118
Taf ! et de trois. MAMFURIO. Ahi ! ahi ! oimè ! uf of of of ! Pour l’ amour de la passion de Notre-Seigneur Jésus ! Potius fa
! quatre. Toff ! oimè ! oimè ! Toff ! ahi ! oimè ! Toff ! oh ! pour l’ amour de Dieu, sept. SANGUINO. Recommençons par le comm
e ce dernier, à ses vaines prouesses accomplies le ventre vide, à son amour de la gloire, on opposa l’amour de la cuisine, l’
sses accomplies le ventre vide, à son amour de la gloire, on opposa l’ amour de la cuisine, l’appétit héroïque, le ventre rebo
ma fille ? BUONA. De la femme de chambre ? ALBERTO. Oui. BUONA. Par l’ amour que je porte à ma pauvre âme, je vous dis en véri
66 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXIX. Des Méprises, des Equivoques & de ce qu’on appelle quiproquo au Théâtre. » pp. 474-489
a Chaussée, Durval, époux de Constance, lui fait mille infidélités. L’ amour voudroit le ramener vers sa femme ; mais le préju
gé à la mode & la crainte de se donner un ridicule en avouant son amour , le retiennent ; il devient cependant jaloux de c
ros pour déterminer l’héroïne à épouser le Docteur. Que fait-elle ? L’ amour lui inspire de mettre une terrine sous ses jupes 
fiacres qu’il rencontre pour s’approcher plus vîte de l’objet de son amour . Il se méprend aussi sur la cause de la rondeur é
e-sœur soit d’un esprit difficile. Je tremble qu’elle ne traverse mon amour . Mlle. Cléonte. Est-ce vous que je vois, Monsieur
votre oncle pour l’instruire du dessein où vous êtes. Il semble que l’ amour vous ait prêté des ailes. Votre empressement est
67 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre IV. Le théâtre des Gelosi » pp. 59-79
iques. Ces pièces sont toutes fondées sur des intrigues amoureuses. L’ amour règne plus souverainement sur ce théâtre que sur
ui fasse agir ce monde aux costumes pailletés et bariolés, et c’est l’ amour sans hésitation et sans combats, l’amour dans tou
etés et bariolés, et c’est l’amour sans hésitation et sans combats, l’ amour dans toute sa franchise, en pleine lumière. Isabe
lavio doucement la console en s’excusant de ne pouvoir répondre à son amour , parce qu’il aime Flaminia12. Cinthio et Oratio s
y dessiner tous les événements passés, la jeunesse de Pantalon et son amour pour Olympia, Olympia abandonnée donnant le jour
erveille de la rencontre et jure au capitan qu’il le servira dans son amour . Le capitan accepte sa parole. Il se donne à Pant
68 (1882) L’Arnolphe de Molière pp. 1-98
ume Le Blanc de la Vallière. Ils sont dans la première ferveur de cet amour , qui eût tant fait pardonner à Louis, s’il ne l’e
ui-même il y a quelque dix-sept ans ; et il est à décider si ce fut l’ amour d’une comédienne qui lui fit suivre le théâtre, o
i ce fut l’amour d’une comédienne qui lui fit suivre le théâtre, ou l’ amour du théâtre qui lui fit suivre la comédienne. — La
tié qui dépende toute de lui ; celle qu’il a choisie lui inspira de l’ amour dès quatre ans ; il l’a achetée de sa mère, une b
t cette jeune beauté Et qu’on n’attendrait point de sa simplicité. L’ amour est un grand maître : il a donné de l’esprit à Ag
sion se marque plus fort que jamais, entré le commun publie, ravi des amours d’Agnès et passionnément désireux de savoir comme
is ce regard mourant. Contemple ma personne Et quitte ce morveux et l’ amour qu’il te donne. C’est quelque sort qu’il faut qu’
art.) Jusqu’où la passion peut-elle faire aller ! (Haut.) Enfin à mon amour rien ne peut s’égaler :, Quelle preuve veux-tu qu
ont voler quelques pommes sur les planches. Il n’en est pas ému. (A l’ Amour médecin, il recevra jusqu’à des pipes cassées.) I
. Il eut la bonté grande d’aller la voir. Et ce fut, dit l’auteur des Amours de Calotin, — une des dernières pièces faites dan
pparition du Tartufe (mai 1664). Mais il faut que je m’arrête ici : l’ amour de mon sujet ne m’a que trop entraîné déjà. — J’e
n peintre commun trouve une peine extrême A sortir dans ses airs de l’ amour de soi-même : De redites sans nombre il fatigue l
de le prendre sur le ton noble. Vous pouvez dire en drame : … A mon amour rien ne peut s’égaler. Quelle preuve veux-tu que
face ridicule, et ainsi vous serez forcé de dire au comique : …A mon amour , rien, ne peut s’égaler. : Quelle preuve veux-tu
eurs dans les caves montent vers le soupirail, vers le soleil, vers l’ amour . Écoutez-la s’expliquer elle-même dans sa lettre 
quel est le malheureux qui ne se sentira touché par cette prière d’un amour à tâtons, mêlé de craintes et d’abandonnements, e
ie et de la même générosité de cœur, cet éventé, toujours débordant d’ amour et du besoin d’en parler, si bon, si honnête, qui
il restera ; et d’ailleurs, si jamais Horace est négligent d’Agnès, l’ Amour , ce grand maître, saura bien enseigner à sa charm
69 (1886) Molière, l’homme et le comédien (Revue des deux mondes) pp. 796-834
critique a examiné de près les allusions contenues dans le début des Amours de Psyché 4, on regrette de ne pouvoir plus recon
us aventureuse des carrières, en dépit du mariage qu’il contracta par amour , — ce sont là crises de vocation ou de passion tr
prenant de la vie tout ce qu’elle mettait à sa portée de désirable : amour et plaisir, richesse et gloire. Si l’on demande a
’est qu’une part du bonheur épicurien ; il y faut encore et surtout l’ amour . Il ne manqua pas dans la vie de Molière. Sans pa
t de feuilleter ses œuvres pour deviner, à la place qu’il y donne à l’ amour , celle que l’amour tint dans sa vie. Il était jal
œuvres pour deviner, à la place qu’il y donne à l’amour, celle que l’ amour tint dans sa vie. Il était jaloux, et il peint to
e désespérée du vieillard rival d’un jeune homme. Toutes les sortes d’ amour lui portent bonheur ; il les exprime avec une vér
prétention de réduire « les flammes » A cette pureté Où du parfait amour résidé la beauté, tout cela lui parait un ridicu
dicule défi à la nature. Il ne perd jamais une occasion de célébrer l’ amour simple et complet, celui qu’inspire la bonne loi
le et complet, celui qu’inspire la bonne loi naturelle. A défaut de l’ amour , il se contente du plaisir ; il y invite, il y ex
ait encore dans un intermède du Malade imaginaire. Au penchant vers l’ amour et le plaisir il joignait ces qualités affectueus
ls n’oublient pas de leur demander un charme aussi vif que celui de l’ amour , et il leur manque, pour régler leurs attachemens
ité de toutes les passions, de toutes les institutions humaines, de l’ amour et du mariage, de la littérature et de la science
le médecin et les médecins. Cinq de ses pièces, en effet, Don Juan, l’ Amour médecin, le Médecin malgré lui, Monsieur de Pourc
le plus doucement que nous pourrons. Leur plus grand faible, c’est l’ amour qu’ils ont pour la vie, et nous en profitons, nou
t et la médecine n’avait pu ni le guérir, ni peut-être le soulager. L’ Amour médecin est du 15 septembre 1666 et, six mois apr
cine, les médecins et les malades ; il revient au procédé brutal de l’ Amour médecin, institue un débat sur la médecine, souti
ec quelle force il l’exprime en tête des Précieuses ridicules et de l’ Amour médecin. Il lui fallait bien, toutefois, consenti
70 (1747) Notices des pièces de Molière (1670-1673) [Histoire du théâtre français, tome XI] pp. -284
Fernon l’aîné, Noblet, Serignan, David, Aurat, Devellois, et Gillet. Amours chantants, quatre pages de la musique de la chamb
raits ; et surtout par le tour neuf et délicat de la déclaration de l’ Amour à Psyché. » Nous terminons cet article par les n
de La Grille. Palémon, dieu des eaux, M. Gaye. Vénus, Mlle de Brie. L’ Amour , La Thorillière le fils. Les deux Grâces, Mlles d
ïades, MM. Thierry, La Montagne, Mathieu, Perchot, Pierrot et Renier. Amours de la suite de Vénus, dansants, Thorillon, Barail
augé, Dauphin et Duchesne. Acteurs de la tragi-comédie de Psyché. L’ Amour , le sieur Baron. Psyché, Mlle Molière. Deux sœurs
ces, les petites demoiselles La Thorillière et Du Croisy. Deux petits Amours , La Thorillière le fils, et Barillonet. Un Fleuve
îné. Troisième intermède. Un Zéphir chantant, le sieur Jannot. Deux Amours chantants, MM. Renier et Pierrot. Zéphyrs dansant
Vaignard le cadet, Germain, Pecourt, du Mirail, et Lestang le jeune. Amours dansants, M. le chevalier Pol, les sieurs Rouilla
ait sans feinte ? ERGASTE. Sans feinte. LÉLIE. Sans feinte.Ah ! si d’ amour tu ressentais l’atteinte, Tu plaindrais moins ce
Et cet avare Écho qui répond par ta bouche, Serait plus indulgent à l’ amour qui me touche. ERGASTE. Comme on m’a tout appris,
ier acte de La Sœur. Lélie raconte à son ami Éraste l’histoire de ses amours avec Aurélie, mais en amant passionné, qui s’arrê
acte de la comédie. Troisième intermède. Combat des Suivants de l’ Amour et des Suivants de Bacchus, qui fait le quatrième
de imaginaire, il joue la faiblesse la plus universelle de l’homme, l’ amour inquiet de la vie, et les soins trop multipliés p
t dire 65 ans, car Corneille était né en 1606) cette déclaration de l’ Amour à Psyché qui passe encore pour un des morceaux le
71 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXIII » pp. 237-250
réponse à son oncle qui lui disait : Quoi ! toujours et toujours des amours  : mais les bêtes même n’ont qu’un temps pour cela
e au marquis de La Fare, qui ne devint pas moins amoureux d’elle. Son amour dura plusieurs années avec une telle exaltation,
e qui se faisait, et le corps étranger qui cachait peu à peu tout cet amour si brillant, elle prit sa résolution, le ne sais
e M. de La Fare ?… » Je me suis un peu trop étendu peut-être sur les amours de madame de La Sablière, mais de telles amours,
ndu peut-être sur les amours de madame de La Sablière, mais de telles amours , décrites par madame de Sévigné, ne sont pas des
72 (1836) Une étude sur Molière. Alceste et Célimène (La Revue de Bordeaux et Gironde unies) pp. 65-76
rit le racommodement d’Eraste et de Lucile, était capable de sentir l’ amour . Ce penchant eut plus d’une fois prise sur l’âme
e, et Molière eut la faiblesse de prendre la reconnaissance pour de l’ amour . — Notre poète joue ici sous quelques rapports le
comme tous mes efforts n’ont pu vaincre les penchans que j’avais à l’ amour , j’ai cherché à me rendre heureux, c’est-à-dire a
de cette manière; mais, pour moi, je crois qu’il n’y a qu’une sorte d’ amour , et que les gens qui n’ont point senti de semblab
nt que Célimène s’était trompée et que d’autres se trompent encore. L’ amour d’Alceste pour Célimène est facile à comprendre ;
73 (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre III. Le théâtre est l’Église du diable » pp. 113-135
enchantés et des oreilles charmées, vous n’entendrez parler que de l’ amour , vous n’avez sous les yeux que des faces amoureus
ale en pleine bouffonnerie, en pleine licence, en plein exercice de l’ amour , de la colère, de la tromperie, de la gourmandise
 : Cùm resfuerint in tuto ! Le beau remède, en effet, aux fêtes de l’ amour et aux charmantes folies de la jeunesse, que de s
ceptée, on ne sait plus où s’arrête cette contagion de l’esprit, de l’ amour et du hasard… « Enervis histrio, dum amorem fingi
parole aussi. Ce même chapitre que j’écris souvent avec passion, avec amour , avec le bonheur de l’artiste qui sent son instru
st sans cœur à force d’être ignorante. Elle devrait quelque pitié à l’ amour de ce pauvre Arnolphe…, elle se jette à la tête d
ent cruellement déplacées dans ce drame du plaisir et de la joie où l’ amour et l’esprit se tiennent, si étroitement pressés,
et sa maîtresse changent également de robe, d’allure, de langage et d’ amours . En trois heures, ni plus ni moins, vous voulez a
sy, et ces belles comédiennes dont on répète encore les grâces et les amours  : mademoiselle du Parc, mademoiselle de Brie, la
alantes, on les aimait pour leur beauté, pour leur esprit, pour leurs amours  ; il y avait de ces femmes qui tenaient pour leur
74 (1852) Légendes françaises : Molière pp. 6-180
uses), hypocrisie d’éducation (dans l’École des Femmes), hypocrisie d’ amour (dans Don Juan), hypocrisie religieuse (dans Tart
dans le Dépit, par les propos de Marinette et de Gros-Réné. Quant à l’ amour , voilà ce que Molière y sut peindre en maître, et
ugeur, Un silence est assez pour expliquer un cœur. Tout parle dans l’ amour . Molière avait écrit pour lui le rôle de Don Ga
x d’Orphise, et le rôle d’Orphise fut rempli par Armande : J’ai de l’ amour encor pour la belle inhumaine, Et ma raison voudr
tait : Trompez, si vous voulez, un malheureux amant, Maltraitez mon amour , refusez moi le vôtre ; Exposez à mes yeux le tri
ieux il rêve... La Beauté lui apparaît en songe et lui chante; Si l’ amour vous soumet à ses lois inhumaines, Choisissez, en
es deux paysannes trompées, il allait flétrir à jamais l’hypocrisie d’ amour . Il fallait l’atteindre dans les choses du ciel e
lait voir sa femme un instant être Elmire. Il contenterait encore son amour , en la faisait être, sur le théâtre, aux yeux du
rès, perdit son petit Louis; de là, encore, la terrible critique de l’ Amour Médecin. C’est un cri, comme ses autres pièces, p
ter, autant que possible, leur arrangea en cinq jours sa comédie de l’ Amour Médecin. La pièce plut, fut applaudie, tout Pari
e Marseille contre les apothicaires, dont toute la France avait ri. L’ Amour Médecin fut joué en septembre 1665 ; Molière y re
îcheur : Vous chantez sous ces feuillages, Doux rossignols, pleins d’ amour ; Puis, il imaginait des bergères endormies sous
encore ne songeait à elle ! Un air doux et posé [...] M’inspira de l’ amour pour elle dès quatre ans. L’innocence, les jeux,
isons à cette passion, car [... ] la raison n’est pas ce qui règle l’ amour . (Misanthrope.) Non ce n’est point un choix [..
e; je vois bien que vous n’avez jamais aimé, et vous avez pris pour l’ amour ce qui n’en est que l’ombre... Vous connaissez l’
paraîtra étrange ; mais pour moi je crois qu’il n’y a qu’une sorte d’ amour , et que ceux qui n’ont point senti de semblables
r des Satires. Mais ce qu’il n’avait pris qu’en lui-même, c’était cet amour malheureux d’Alceste pour Célimène : ici rien d’e
ns cesse à mesure que tout le reste lui manqua. Je veux parler de son amour pour le vrai. Dès qu’il s’était vu trahi, abandon
fant qu’à le voir chaque jour, Je ne le croie atteint déjà d’un peu d’ amour . Et trois bergères se disputaient son cœur (Moli
harmes que Molière bientôt écrira pour lui, dans Pysché, le rôle de l’ Amour . XXII. Molière avait une autre joie encore
rie profonde (à la manière de Rabelais). Il redit une fois encore son amour dans le Bourgeois gentilhomme ; mais il ne l’y di
, alegría ! Que esto de dolor es fantasia. Je sais que je me meurs d’ amour . Je sais que je me meurs d’amour. Allons, allon
antasia. Je sais que je me meurs d’amour. Je sais que je me meurs d’ amour . Allons, allons des fêtes ! Allons des danses !
’ayant que dix-neuf ans, il joua d’une manière charmante le rôle de l’ Amour . Armande fit Psyché, tandis que Molière, qui étai
Molière était à ravir dans le rôle de Psyché ; Baron, dans celui de l’ Amour , enlevait tous les cœurs. Les applaudissements, q
t ou ne voulant point écrire lui-même cette déclaration de Psyché à l’ Amour , dont les rôles devaient être remplis par sa femm
mbulant, pauvre, ignoré encore, mais riche d’espoir, de jeunesse et d’ amour , il courait la province de ville en ville et de c
75 (1747) Notices des pièces de Molière (1666-1669) [Histoire du théâtre français, tome X] pp. -419
es des hommes. Il semble que la misanthropie soit incompatible avec l’ amour . Mais un misanthrope amoureux d’une coquette four
nnet, on ne pouvait plus souhaiter que de le voir amoureux, puisque l’ amour doit bien donner de la peine aux personnes de son
ints à quelque action qui marque du dépit, il fait voir ce que peut l’ amour sur le cœur de tous les hommes, et sur celui du M
ant deux ou trois pas pour s’en aller, et en revenant aussitôt, que l’ amour pendant ce temps combat contre son caractère, et
lui dit qu’il a raison d’être jaloux. C’est faire voir ce que peut l’ amour sur le cœur de tous les hommes, et faire connaîtr
ulement à la prier de se justifier, mais encore à des protestations d’ amour qui n’ont pour but que le bien de l’objet aimé, e
vit les spectateurs, Et l’on y peut voir les trois Grâces, Menant les amours sur leurs traces, Sous le visage et les attraits,
2 de Valère et d’Éraste dans Le Dépit amoureux ; si Clitandre, dans L’ Amour médecin 3, produit à peu près le même incident qu
ifférents temps. Mais il ne faut point confondre les deux scènes de L’ Amour médecin et du Sicilien, que nous venons de citer,
sant aussi bien les hommes que Térence, et représentant comme lui des amours impudiques. » Les auteurs du Journal littéraire
an, ou le Festin de Pierre, comédie en cinq actes, en prose, 1665. L’ Amour médecin, comédie en trois actes, en prose, avec u
e Ballet des Muses, à la suite de Mélicerte, 1666. Le Sicilien, ou l’ Amour peintre, comédie-ballet, en un acte, en prose, re
ts des poètes de différents caractères. » 1667. Le Sicilien, ou l’ Amour peintre Comédie-ballet, en prose, en un acte,
éâtre du Palais-Royal, le 10 juin suivant. « [*] Le Sicilien, ou l’ Amour peintre suivit de près les représentations (de la
s L’École des maris. La finesse du dialogue, et la peinture vive de l’ amour dans un amant italien, et dans un amant français,
en miniature, Et comme dans leur plus beau jour, Et la jalousie et l’ amour . Ce Sicilien que Molière Représente d’une manière
tratagème, Pour voir ce rare objet qu’il aime, (Car, comme on sait, l’ amour est fin,) Fait si bien qu’il l’enlève enfin, Par
 ; le déguisement à la faveur duquel Jupiter cherche à satisfaire son amour produit une brouillerie entre Amphitryon et Alcmè
ui commencent à célébrer par des chants et des danses le pouvoir de l’ amour . « Ici la décoration change en un instant… On ne
s, contre les danseurs et les chantres, qui soutenaient le parti de l’ Amour . « Un berger2 arrive qui se jette au milieu des d
uoi ces débats ? Souffrons qu’en un parti la raison nous assemble : L’ amour a des douceurs, Bacchus a des appas : Ce sont deu
e,                       Ne les séparons pas. Le Chœur du parti de l’ Amour , et le Chœur du parti de Bacchus, ensemble.   
aux échos d’alentour, Qu’il n’est rien de plus doux que Bacchus et l’ Amour . « Tous les danseurs se mêlent ensemble ; et l’o
les, Car en un mot, jusqu’en ce jour, Soit pour Bacchus, soit pour l’ Amour , On n’en avait point fait de telles, C’est comme
me public à proscrire ce qu’il avait protégé. Ainsi, Molière trouva l’ amour souverain du théâtre, et ne voulant pas l’en bann
e l’avarice de son père, et à l’injustice qu’il lui fait du côté de l’ amour et de l’argent qu’il lui fait acheter si cher. « 
le persécuter. On sent par là que le sujet du premier acte, et l’ amour de Valère et d’Élise, ont été tirés de cette comé
qu’elle fait de la vieillesse et de lui. Pantalon, par un sentiment d’ amour et de reconnaissance, ouvre sa bourse et donne à
uivoque, l’indignité de son action, et Lélio lui répond de même sur l’ amour de Flaminia : cette scène est plus ou moins soute
lle et des grâces de Baron, encore jeune, il lui destina le rôle de l’ Amour dans Psyché. » a. On disait que Molière, qui é
76 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. Regnard imitateur de Moliere. » pp. 51-80
veut la faveur obscure   Pour certaine douce aventure   Qu’un nouvel amour lui fournit. Ses pratiques, je crois, ne vous son
ncesse d’Elide de Moliere, Moron promet au Prince Euriale de servir l’ amour qu’il ressent pour la Princesse, & lui dit da
la plus douce influence ; Tu fus, je crois, pêtri par les mains de l’ Amour  : N’es-tu pas fait à peindre ? Est-il homme à la
e te manque-t-il donc ? Allons, saute, Marquis. La nature, le ciel, l’ amour , & la fortune, De tes prospérités font leur c
e, à fort bon droit, sur elle ; Et vouloir faire obstacle à de telles amours , C’est prétendre arrêter un torrent dans son cour
t la donner à Clitandre. Henriette & Clitandre, qui s’aiment de l’ amour le plus tendre, sont au désespoir. Le public part
qui font croire à Trissotin qu’Henriette n’a plus de bien : alors son amour s’envole : celui de Clitandre augmente par l’espo
s. MOLIERE. L’Avare. Harpagon cede sa maîtresse, & couronne les amours de ses deux enfants, à condition qu’on lui rendra
77 (1800) De la comédie dans le siècle de Louis XIV (Lycée, t. II, chap. VI) pp. 204-293
, eût elle-même payé le tribut à cette mode contagieuse de faire de l’ amour un effort d’esprit, cependant la vérité des senti
s faisant grotesquement le rôle de leurs maîtres, les bergers à qui l’ amour avait tourné la tête, comme à Don Quichotte, parl
révolutionnaire. Qu’est-ce qui égale Racine dans l’art de peindre l’ amour ? C’est Molière (dans la proportion que comporte l
raîtresse, quand il ne croit pas un mot de toutes les protestations d’ amour que lui fait Célimène, et que pourtant il est enc
sous la plume d’un grand écrivain, ces questions de l’ancienne cour d’ amour , qui étaient si ridicules quand Richelieu les fai
enfant cent extravagances, quand on l’entend la conjurer d’avoir de l’ amour pour lui, lui dire : Mon pauvre petit cœur, lu l
s ce regard mourant, contemple ma personne, Et quitte ce morveux et l’ amour qu’il te donne. C’est quelque sort qu’il faut qu’
I et que, malgré cette réflexion si juste, il continue : Enfin à mon amour rien ne peut s’égaler. Quelle preuve veux-tu que
quand on est assez faible pour aimer dans un âge où il faut laisser l’ amour aux jeunes gens. La leçon est importante : elle p
ait été obligé, plus que les autres hommes, de se dépouiller de tout amour de soi-même. De quoi s’agit-il surtout? D’avoir r
ns l’auteur original, l’homme qui devait bientôt faire le Tartufe. L’ Amour Médecin est la première pièce où Molière ait décl
squ’elle domine sur les hommes par le premier de tous les intérêts, l’ amour de la vie et la crainte de la mort, c’est un obje
t dans ce mot si connu : M. Josse, vous êtes orfèvre. On assure que l’ Amour médecin, qui a trois actes, fut fait et appris en
caractère, et les avantages que lui donnent sur Alceste son sexe et l’ amour qu’il a pour elle, enhardissent à le railler sur
st-ce la vertu d’Alceste, ou sa mauvaise humeur si mal placée, et son amour si mal entendu pour la vérité ? La grande importa
îtresse le trompe, malgré les assurances qu’elle lui a données de son amour . Ce caractère est fort beau ; mais c’est la sages
mérites que Plaute n’a pas non plus. En effet, il fallait une scène d’ amour à la première entrevue de Jupiter et d’Alcmène, q
auteur. Mais, à cette faute près, quoi de mieux conçu que l’Avare ? L’ amour même ne le rend pas libéral, et la flatterie la m
Rambouillet avait introduit dans la littérature et du platonisme de l’ amour , qu’on avait aussi essayé de mettre à la mode, de
e pouvoir absolu qu’elle a sur son mari; Armande, par des idées sur l’ amour follement exaltées, et par une fierté à la fois d
e ; tout ce que la suite de la pièce doit développer, tout, jusqu’à l’ amour de Tartufe pour Elmire, est annoncé dans une scèn
à un personnage aussi abject et aussi dégoûtant que Tartufe parlant d’ amour en style béatifique à la femme de son bienfaiteur
78 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE III. Dufresny imitateur comparé à Moliere, à Champmeslé, son Mariage fait & rompu comparé à l’histoire véritable du faux Martin-Guerre, & à la nature. » pp. 81-99
imbécille, qui joint au ridicule de se croire malade sans l’être, un amour extravagant, & qui joue pendant toute la piec
om du Chevalier Clique, & du Sénéchal Groux, fait en même temps l’ amour aux deux tantes de Valere, n’est qu’une imitation
suade qu’il vient pour elle seule, & qu’elle doit se rendre à son amour . Elle est toute résignée, quand l’arrivée de son
édit de Dufresny. Valere aime Isabelle, Isabelle est sensible à son amour  ; mais le pere de l’amante ne veut pas les unir,
re Bertrande de Rols, à qui il persuada qu’il étoit son époux ; que l’ amour & le repentir le ramenoient dans ses bras. La
son frere, ayant un état, s’exposent à être pendus pour favoriser les amours de Valere ; mais on peut supposer aisément qu’ils
79 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE IV. Jugement sur les Hommes de Molière. » pp. 65-82
olé de le voir pendre, comme le voudrait bien Lucas 249. Hali, dans l’ Amour peintre 250, est encore un vrai Mascarille ; et M
ir réussir ces admirables fourberies. Il a tant d’esprit ! Les jeunes amours qu’il sert sont si gracieuses ! les barbons qu’il
À Valère il faut joindre Lélie de l’Etourdi : on n’a pas à la fois un amour si élevé et de si vils instincts. Le même reproch
es hommes mêlent des ruses honteuses, dégradantes, à la noblesse d’un amour qui touche au sublime par le dévouement et la dél
ons sur la Comédie de Bossuet : Si la comédie d’aujourd’hui purifie l’ amour sensuel en le faisant aboutir au mariage : «  Enc
aisant aboutir au mariage : «  Encore que vous ôtiez en apparence à l’ amour profane ce grossier et cet illicite dont on auroi
80 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXV. » pp. 500-533
a maîtresse & de son rival, entreprend cependant de parler de son amour , malgré tous les fâcheux qui l’environnent, &
premiere vue, de ce premier moment, il emporte chez lui tout ce qu’un amour de plusieurs années peut avoir de plus violent. L
idée de voir tout ce qu’il aime entre les bras d’un autre ; & son amour au désespoir lui fait trouver le moyen de s’intro
l’indigne rival que le caprice d’un pere oppose aux tendresses de son amour  ; il le voit triomphant, ce rival ridicule, auprè
yeux. Mais enfin il force toute contrainte, & le transport de son amour l’oblige à lui parler ainsi : (Il chante.)  Belle
s sottises-là sans rien dire. Cléante, voulant continuer.    Ah ! mon amour .... Argan. Non, non, en voilà assez. Cette comédi
uire chez Fernand, pere de Lucrece. Il sert, sous ce déguisement, les amours de Lucrece & de son maître ; mais à peine a-t
in à mon dépit, & soutiens ma résolution contre tous les restes d’ amour qui me pourroient parler pour elle : dis-m’en, je
ne belle mijaurée, une pimpesouée bien bâtie, pour vous donner tant d’ amour  ! Je ne lui vois rien que de très médiocre ; &
81 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XLIII. Du But Moral. Philosophie de Regnard comparée à celle de Moliere. » pp. 504-548
ns l’Ecole des Maris, Isabelle joue mille tours à Sganarelle ; mais l’ amour tyrannique de ce tuteur les rend pardonnables ; d
mon pere cent fois plus qu’il ne l’est, je ne souffrirai point que l’ amour lui fasse tourner la cervelle jusqu’à ce point...
voir un tel fils ; & si, au lieu de goguenarder son frere sur son amour pour Angélique, il exhortoit les peres à donner à
e s’attendre à des scenes qui, en nous faisant voir les combats que l’ amour & la raison se livrent dans l’ame d’un Philos
Enfin, le Roi, qui est le rival de Démocrite, le charge de vanter son amour à Criseis, de lui peindre tout le brillant de sa
uve leur ridicule dans le Malade imaginaire, le Médecin malgré lui, l’ Amour Médecin, &c. & ils affectent soudain d’êt
m’avoit donné   Paris sa grand’ville,  Et qu’il me fallût quitter   L’ amour de ma mie ;  Je dirois au Roi Henri,  Reprenez vo
’il est bien heureux d’avoir une si belle femme ; il lui peint tout l’ amour dont il brûle pour elle. Les sueurs montent au fr
ie enfin ne l’a félicité sur son bonheur, & ne lui a parlé de son amour , que parcequ’il l’a cru l’époux de Célie qu’il ad
’avoir mis dans sa piece de George Dandin une femme mariée qui fait l’ amour avec un autre homme. L’Auteur des Mémoires sur le
font un jeu d’amuser plusieurs amants par de fausses démonstrations d’ amour . Célimene est si maltraitée par ses quatre soupir
noître ce monstre à sa voix, à ses affectations, à son adresse, à ses amours exécrables, à son ingratitude, à son audace, à sa
82 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXIV. Des Tableaux. » pp. 422-425
ableau digne d’être copié par le pinceau de nos meilleurs peintres. L’ Amour paroît enchaîné au pied d’un arbre avec des guirl
uances y répondent. Je le prouve en donnant un précis de l’ouvrage. L’ Amour a fait un vœu bien digne de lui, il veut séduire
et chez elles, s’il permet qu’on lui lie les pieds & les mains. L’ Amour y consent, bien certain qu’on le déliera bientôt.
83 (1819) Notices des œuvres de Molière (IV) : La Princesse d’Élide ; Le Festin de Pierre pp. 7-322
t et toutes ces bienséances de mœurs qui embellissent la passion de l’ amour . D’un autre côté, Molière a négligé, à son grand
effort, la passion qu’il a conçue pour elle, et n’employant dans ses amours d’autre dissimulation que celle qui pouvait en dé
ualités, ne possédât pas la plus précieuse de toutes, ce penchant à l’ amour , qui peut tout faire présumer d’un monarque, et a
embellir de leurs talents, offraient l’histoire fidèle de ces nobles amours sous le voile des plus transparentes allégories.
ces pièces qu’on appelle quelquefois génériquement des surprises de l’ amour , par allusion à deux comédies de Marivaux, nommée
ui aurait pu convenir à toutes celles du même auteur. Dans toutes, un amour mutuel, né subitement, et accéléré plutôt qu’arrê
dants à la main de la princesse, et donné à l’autre un commencement d’ amour pour Aglante, qui rend leur mariage au dénouement
84 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXVI. Des Caracteres nationaux. » pp. 268-283
Oui, oui, la haine seule est digne d’un grand cœur ; Aussi bien que l’ amour , la haine a sa douceur. Un fiel bien ménagé coule
y retourne, ou fait filer la haine A longs traits, avec art, comme l’ amour enfin, Chez les femmes sur-tout, où le plaisir ma
a regret ; Mais sans aucun remords la vertueuse hait. Que de gêne en amour  ! précaution, mystere : Il est souvent trompeur ;
mé de même. Eh ! qui peut s’assurer d’être aimé quand il aime ? Peu d’ amours mutuels, encor moins de constants : Mais qui hait
effet. La seule consolation de la Marquise est de tourner en haine l’ amour qu’elle ressentoit pour Dorante. Elle finit la pi
85 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXXIX. De l’action dans les Pieces à caractere. » pp. 448-468
’en est pas de même des scenes amoureuses. Pourquoi cela ? Parceque l’ amour pétulant de Dorante & la tendresse indolente
ablent de reproches. Scene IV. Frosine vient parler à l’Avare de ses amours  ; il la quitte pour aller faire un tour à l’endro
aîcheur, ses manieres, en lui peignant les charmes de sa maîtresse, l’ amour qu’elle a pour lui, les avantages qu’il en retire
Cléante lui dit qu’il l’épousera par complaisance. Il avoue ensuite l’ amour qu’il a pour cette belle : son pere lui ordonne a
quiproquo le plus plaisant. Scene IV. Harpagon reproche à Elise son amour pour un voleur qu’il va faire pendre. Scene V. A
arice. Il n’a pas été distrait là-dessus un seul moment, même par son amour . Il a été autant avare avec sa maîtresse, & p
86 (1863) Molière et la comédie italienne « Chapitre X. La commedia dell’arte en France pendant la jeunesse de Molière » pp. 160-190
jeune roi prit part, ballet italien-français intitulé Amor malato, l’ Amour malade. Deux grands médecins, le Temps et le Dépi
la Raison, prudente garde-malade, sont en consultation au chevet de l’ Amour . Le Dépit voudrait lui administrer une bonne dose
uprès d’une larronnesse Qui fouille dans son gousset. Le ballet de L’ Amour malade avait laissé de si joyeux souvenirs parmi
enirs parmi les contemporains, que lorsque huit ans après, fut joué L’ Amour médecin de Molière, les hommes qui, comme le fame
eaucoup le théâtre, prenaient un titre pour l’autre et parlaient de L’ Amour malade, de Molière, que Paris allait voir en foul
i, nommée Diane, laquelle à merveille fera connaître sa colère et son amour . » Même page : « Le prologue de cette pièce sera
87 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXII » pp. 355-377
autre côté, madame de Montespan, toujours soupçonnée d’avoir eu peu d’ amour pour le roi, était irritée de la préférence qu’el
du moins cela puisse durer ainsi, car il y aurait grand danger que l’ amour ne reprît le dessus. » Le 10 mai, madame de Sévi
de Sévigné, malgré la réserve de celle-ci : « Je ne doute point que l’ amour ne soit égal à ce qu’il était, et que toute la di
urée de ses sollicitations annonce d’avance jusqu’où pourra aller son amour . Madame de Maintenon n’est revenue de Barèges, av
doit être plus que payée de tout ce qu’elle a fait. » Le roi, dont l’ amour s’était ranimé par l’absence, par la contradictio
madame de Montespan à sa campagne. L’absence, les lettres, raniment l’ amour du roi pour sa maîtresse. Il lui prodigue l’argen
88 (1900) Molière pp. -283
ui, d’un esprit si positif, oppose aux conceptions métaphysiques de l’ amour caressées par sa sœur Armande les félicités matér
uvent mordre le cœur de l’homme, la colère, la luxure, la jalousie, l’ amour impuissant à se faire partager, la douleur et la
ible courage ! MARINETTE ………………………………………………………….. Moi ! j’aurais de l’ amour pour ta chienne de face ? Etc.10. Vous avez tou
une obscurité complète. Quand il mourut, ce fils, l’objet de tant d’ amour , Au destin de qui, même avant qu’il vint au jour,
pouser Dom Juan. Or, il y a dans le village un malheureux qui meurt d’ amour pour elle, qui l’aime ; son mariage avec Pierrot
bons et délicieux, le mariage de Silvia avec Dorante dans Le Jeu de l’ amour et du hasard, le mariage d’Araminte avec son inte
’Agnès les excuses, et, de cet Arnolphe, il fait le type éternel de l’ amour ridicule, du mari systématique, et, pour tout dir
Armande qui lui inspire, dans L’École des femmes, cette peinture de l’ amour absolument ridicule en lui-même, mais qui, à forc
re Armande qui lui inspire dans le rôle d’Alceste cette peinture de l’ amour noble, élevé, et, quant à son objet, fourvoyé, qu
royale, et les transporte sur la scène, parmi les bouffonneries de L’ Amour médecin, avec leurs costumes, avec leurs gestes,
s la vie, plus la bravade devient forte, plus le défi est de génie. L’ Amour médecin est bien autre chose déjà que cette scène
jà que cette scène de Dom Juan où Sganarelle se fait médecin ; mais L’ Amour médecin est beaucoup au-dessous, comme intensité
s puissante certainement, la plus pressante, la plus absolue, c’est l’ amour de la vie ! Et comment eût-il été possible de pei
ieurs, n’est pas le seul personnage dans lequel Molière ait peint cet amour acharné de la vie. Il me semble qu’il l’a peint d
pourquoi ? Parce qu’ils lui ont promis de sauver son âme. C’est que l’ amour du salut, qui est la source de tant de bons senti
timents et de tant de belles actions, quand il se confond avec le pur amour de Dieu, devient dans certaines âmes bassement dé
ines âmes bassement dévotes, quoi ? Pas autre chose qu’une forme de l’ amour de soi-même. C’est l’amour de soi-même, c’est l’a
, quoi ? Pas autre chose qu’une forme de l’amour de soi-même. C’est l’ amour de soi-même, c’est l’amour de la vie, avec une av
’une forme de l’amour de soi-même. C’est l’amour de soi-même, c’est l’ amour de la vie, avec une avidité plus insatiable, avec
une avidité plus insatiable, avec une ambition plus immense, c’est l’ amour de la vie prolongée au-delà du tombeau, victorieu
pauvre le louis d’or en lui disant : « Va, va, je te le donne pour l’ amour de l’humanité46. » On ne peut jamais affirmer qu
z celui qui le prononce : Cet écu, je ne te l’aurais pas donné pour l’ amour du ciel, d’une Providence, je te le donne pour l’
s donné pour l’amour du ciel, d’une Providence, je te le donne pour l’ amour des hommes, parce que l’Humanité est divine. C’es
auvre, d’après tout ce qui précède. « Je n’ai pas voulu donner pour l’ amour de Dieu, je donne pour l’amour des hommes. » Mais
ède. « Je n’ai pas voulu donner pour l’amour de Dieu, je donne pour l’ amour des hommes. » Mais l’autre sens y est aussi, parc
changent cependant ; non pas dans leur essence, qui est éternelle. L’ amour , la colère, l’envie, l’orgueil, tout cela se fais
ait jamais donné. Je vais prendre le plus universel des sentiments, l’ amour maternel ; en apparence, rien de plus uniforme qu
ments, l’amour maternel ; en apparence, rien de plus uniforme que cet amour dans les êtres créés, puisque les êtres les plus
e commun ? Pas beaucoup de choses. Qu’y a-t-il de plus éternel que l’ amour  ? Prenons un ancien, celui qui aura le plus dis
que lorsqu’il s’agit des rapports entre la femme et le mari : c’est l’ amour fraternel. Vous le connaissez tous, vous avez ass
ar l’abandon de Dom Juan. C’est qu’il n’y a rien de moins assorti à l’ amour fraternel qu’un pareil sentiment, et celui-ci est
re, Mêle aux tendres propos des blasphèmes charmants, Lui prêche de l’ amour les doux égarements, Traite la piété d’aveugle fa
, très dévoués, très tendres pour vos enfants, prenez garde : quelque amour que vous ayez pour vos fils et pour vos filles, i
vernis brillant et léger qui s’efface et qui tenait pour beaucoup à l’ amour désintéressé des lettres et au goût des choses de
fidèles à leur devoir et à l’honneur ; y en a-t-il qui le soient à l’ amour  ? ——— La fidélité des femmes est une question com
—— Il se peut qu’un homme, dans l’aveuglement et dans l’héroïsme de l’ amour , se livre tout entier. Passé l’âge de la première
éussit auprès d’elles. ——— Les hommes ne se consolent pas du premier amour , ni les femmes du dernier. ——— Il n’y a de riche
ée du fond d’un cachot d’où l’on ne sortira point ; éprouver encore l’ amour et ne plus l’inspirer ; qui dira de ces supplices
e peut aimer plusieurs fois et parce qu’elle ne jouit pleinement de l’ amour qu’une seule. ——— Les hommes ont beau s’élever ou
ur par ces mêmes passions qui leur font tromper tout le monde. ——— En amour , il y a quelque chose de plus doux que de conquér
ment après lequel il faudrait mourir ou s’embarquer. Cet amant ivre d’ amour qui se coupa la gorge le lendemain de son mariage
t. ——— La gloire nous fait vivre pour toujours dans la postérité et l’ amour pour un instant dans l’infini. ——— L’absence est
89 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIV. » pp. 279-289
par derriere pour le recevoir. Léandre prie Sganarelle de servir ses amours auprès de Lucinde : le Médecin fait grand tapage,
auprès d’Eularia, qui feint d’être malade, & qu’il servira leurs amours . Arlequin y consent, prend tout l’attirail d’un D
r, elle ne trouve personne qui ose, dans son affliction, lui parler d’ amour , & la détourner de son devoir. Le soir, en re
oser ; & s’il y consent, j’en suis d’accord. Mélante. J’ai trop d’ amour pour la belle Oriane pour n’y pas consentir. La
90 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE III. L’Honnête Homme. » pp. 42-64
e s’adresse à un homme comme lui141 ; mais il exprime ridiculement un amour mal fait pour une âme comme la sienne, et mal pla
est bon, et dans quelle mesure la science doit être recherchée : avec amour , mais sans excès, de façon qu’elle n’envahisse pa
us risibles exemples182, la folie de ceux Qui prennent pour génie un amour de rimer183. Boileau n’a fait qu’exprimer le jug
’abdiquer sa puissance sur soi-même : ruiné dans sa fortune, dans son amour , qu’il garde, jusque dans ces émotions extrêmes,
ment, et que toutes ses qualités ne lui donnent jamais un sentiment d’ amour propre216 ; qu’il ait, avec la modestie, la digni
ière sont : le Médecin volant, 1650 ? ; le Festin de Pierre, 1665 ; l’ Amour médecin, 1665 ; le Médecin malgré lui, 1666 ; Mon
Monsieur de Pourceaugnac, 1669 ; le Malade imaginaire, 1673. 201. L’ Amour médecin, act. II, sc. III. 202. Id., act. II, s
91 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XI. » pp. 218-250
béa accourt désespérée, en criant, au feu ! à l’eau ! Son ame brûle d’ amour & de chagrin d’avoir été déshonorée par un ho
bien traité, les lui nomme, & finit par lui faire confidence de l’ amour que Dona Anna ressent pour lui. Don Juan ordonne
is si tu fais quelque cas de ma tendresse & de mes ordres, si ton amour fut vrai, tu peux me le prouver dans cette occasi
rte : ton espérance ne sera pas trompée ; &, en récompense de ton amour , tu jouiras le premier de mon honneur. Prends un
de couleur, il servira de signal à Léonorilla & aux duegnes. Mon amour t’abandonne le soin de tout. Adieu ». Catalinon a
prier son adversaire de se nommer. Don Juan lui avoue la faute que l’ amour lui a fait commettre, & se fait connoître à l
d’aimer aussi sincérement Carino, elle qui s’est toujours moquée de l’ amour des autres bergers. Don Juan paroît presque nu. D
que Carino n’a qu’à se consoler, parceque les femmes sacrifient leur amour à la fortune. Dona Isabella, vêtue en homme, paro
êtue de noir, pour aller demander vengeance. Don Juan lui exagere son amour , & parvient à la fléchir. Elle en demande exc
92 (1871) Molière
ec Louis XIV, profitant de la jeunesse du roi, de ses loisirs, de ses amours . Jean-Baptiste Poquelin (c’est le nom de son père
souvenu, le vieillard et l’enfant tout joyeux ne se lassaient pas des amours de Tabarin et des gaietés de Francisquine. — Ah !
urire, mais le cardinal de Mazarin écoutait ces gaietés et ces jeunes amours avec tant de tristesse et d’ennui, que ces jeunes
elle s’adresse à lui-même, afin qu’il vienne en aide à ses innocentes amours . Ainsi, l’amoureux Sganarelle est un pantin dont
tateurs contents. C’est si beau la jeunesse et si charmant un honnête amour  ! Quoi de plus rare : un mariage assorti ? Après
ous la parole ardente de Bossuet. Le roi, qui déjà passait à d’autres amours , se consola bien vite de la perle de sa maîtresse
Rhin une autre héroïne de Bossuet, Henriette d’Angleterre, les brèves amours de l’Angleterre et de la France. Alors le roi com
pieds). Paris, Pierre Bienfait, 1662. — Les Galants ridicules, ou les Amours de Guillot et de Ragotin, comédie (id., id.). ibi
leurs fils, comédie (2 a. v.). Paris, Guillaume de Luyne, 1662. — Les Amours de Calotin, comédie (3 a. v.). Paris, Charles de
93 (1816) Molière et les deux Thalies, dialogue en vers pp. 3-13
ignés des gens du bon ton ; mais la Coquette corrigée, le Jaloux sans amour , la Feinte par amour, les Jeux de l’Amour, etc.,
ton ; mais la Coquette corrigée, le Jaloux sans amour, la Feinte par amour , les Jeux de l’Amour, etc., voilà ce qui doit pla
te corrigée, le Jaloux sans amour, la Feinte par amour, les Jeux de l’ Amour , etc., voilà ce qui doit plaire éternellement !
aître. Elle fait des tableaux couvrir les nudités ; Mais elle a de l’ amour pour les réalités. Voilà notre muse comique. Pré
94 (1697) Poquelin (Dictionnaire historique, 1re éd.) [graphies originales] pp. 870-873
empressa fort à la faire revenir, en la conjurant de considerer que l’ amour seul avoit causé son emportement, & qu’elle p
e maitresse, & la vengeance qui prend ordinairement la place de l’ amour dans un cœur outragé, vous peut payer tous les ch
rien aimé, lui respondit Moliere, & vous avez pris la figure de l’ amour pour l’amour même. Je ne vous rapporterai point u
i respondit Moliere, & vous avez pris la figure de l’amour pour l’ amour même. Je ne vous rapporterai point une infinité d
r de cette maniere ; mais pour moi je croi qu’il n’y a qu’une sorte d’ amour , & que les gens qui n’ont point senti de semb
95 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VII. La Chaussée, imitateur de Regnard, d’un Auteur Espagnol, d’un Auteur Italien, d’un Romancier François, &c. » pp. 262-276
entrant dans la carriere du Théâtre : sa Fausse Antipathie & son Amour Castillan le prouvent assez. Bientôt rebuté par u
e sur l’invraisemblance comme l’original, ne pouvoit être bonne. L’ AMOUR CASTILLAN. Nous avons encore vu dans le second
e recevoit ses présents : mais comme il n’en étoit pas plus avancé, l’ amour l’aveugla au point de lui proposer de l’épouser.
pouvois sortir d’une source plus belle. Vain bonheur ! au mépris de l’ amour paternel, Il veut couvrir son sang d’un opprobre
e, Et va sacrifier au plus affreux divorce La nature, l’hymen & l’ amour gémissant. Je serai dénué de tout ce qu’en naissa
96 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre II » pp. 12-29
ur pour faire place à la princesse de Condé : ainsi, au supplice de l’ amour négligé se joignaient le tourment de l’orgueil pr
nce, on lui reprocha sa mort même ; ce furent en effet son malheureux amour pour la femme de son neveu, la persécution du jeu
le de mœurs pures et décentes, de partager le dégoût général pour les amours du roi, qui n’avaient plus l’excuse de la jeuness
e pas donner, dit-il, à la marquise le plaisir de voir ses malheureux amours décrits par lui-même. Toutefois, il ne put s’empê
-il, être capable d’en faire durer la mémoire aussi longtemps que mon amour pour elle. » L’anagramme du nom de Catherine ava
97 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIII. M. ROCHON DE CHABANNES. » pp. 381-412
on, seule, avoue qu’elle aime Lindor : elle seroit embarrassée de son amour , si l’absence n’en débarrassoit pas avec un milit
ndor, qui ressemble beaucoup à celui de la comédie. LE SCRUPULE, ou l’ Amour mécontent de lui-même, Conte moral. . . . . .
rs que votre petit cœur palpitera de crainte, de plaisir, peut-être d’ amour  ; que sait-on ? Si j’étois blessé, par exemple. .
ir ? . . . . . . . . . . . . . . . La guerre vint donner l’alarme aux amours . . . . . . . . . . . . . Lindor eut à peine le te
le dites, & comme je ne le crois pas, le miracle seroit opéré : l’ amour seul vous eût rendu sage. — Oh non ! Madame, il f
l, je suis venu pour la Marquise ; mais le hasard me sert mieux que l’ amour . Quelle comparaison, & que le sort est injust
l s’introduit chez elle à titre de valet : il n’ose lui parler de son amour  ; mais il peint sa passion dans de petits ouvrage
re, quand Lucinde, qui se doute du déguisement d’Eraste, & de son amour , arrive à petit bruit, & se place derriere le
98 (1868) Une représentation de M. de Pourceaugnac à Chambord. Examen de deux fragments inédits paraissant appartenir à l’œuvre de Molière (Revue contemporaine) pp. 700-722
TRAINANT. La Po-ly-ga-mie est un... Pourceaugnac seul se plaint à l’ amour  : Amor, crudel amor ! Che t’o fattio ! (bis) Da
est qu’après la consultation des avocats et l’air de Pourceaugnac à l’ amour , un signe, habituel à l’époque dans l’impression
trio avec les avocats et leurs airs. — Le morceau de Pourceaugnac à l’ amour . — Le duo des opérateurs. — La danse des matassin
nes farces de Molière. Le 18 juillet 1668, au milieu du Triomphe de t Amour et de Bacchus, on joua Georges Dandin. La relatio
quitte en colère, et Cloris entre, qui vient faire une plainte sur l’ amour de son amant. » Que faisait ici Georges Dandin ?
e pour joindre sa troupe, composée des bergers célébrant Bacchus et l’ Amour . » Certains passages de cette relation des fêtes
ps des premières relations de Molière et de Lully, antérieurement à l’ Amour médecin et aux Fâcheux Nous ne voyons, dans l’œuv
lettre de Guy Patin, (25 septembre 1665) indique que Molière, dans Y Amour médecin, aurait, à l’Hôtel de Bourgogne, représen
99 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXVIII » pp. 305-318
ices. Cependant, Molière, qui voyait le train de la cour continuer, l’ amour du roi et de madame de Montespan braver le scanda
langage et de quelques erreurs de sa morale ; ensuite pour servir les amours du roi et de madame de Montespan, qui blessaient
écessairement une transformation de ces précieuses qui professaient l’ amour platonique,                               où l’o
du mauvais langage, et surtout des expressions qui se rapportent à l’ amour vulgaire et grossier ; il leur fait un supplice
100 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXIV » pp. 394-401
crit à sa fille : « Tout le monde croit que l’ami (le roi) n’a plus d’ amour , et que Quanto (madame de Montespan) est embarras
ette mélancolie dans un mouvement de jalousie dont ne se défend pas l’ amour le plus chaste. Les présents que madame de Montes
ouver chaque jour à Maintenon, prouvaient un retour de sécurité sur l’ amour dont le roi lui redonnait des marques. Madame de
/ 275