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1 (1885) Revue dramatique. Le répertoire à la Comédie-Française et à l’Odéon (Revue des deux mondes) pp. 933-944
de penser qu’on subvient, pour sa petite part, aux frais du culte de Corneille , de Racine et de Molière : si tout l’argent publi
efs-d’œuvre qui sont le plus glorieux lot de notre patrimoine commun. Corneille , Racine, Molière ! Ces trois noms, depuis notre e
e, et tel père la Déclaration des droits de l’homme. Et au-dessous de Corneille , de Racine et de Molière, on se rappelle qu’il y
elle dans le temple où le maître-autel est occupé par cette trinité : Corneille , Racine, Molière. Les offices de tous ces saints,
e ni M. Alphonse Daudet, qui sont honorés derrière ces portes ; c’est Corneille , Racine, Molière ; on le sait, et il suffit qu’on
Cependant, un matin, on a la sur son almanach : 6 juin, naissance de Corneille , « Oh ! oh ! s’est-on dit, voici une fameuse date
ois, nous vantait cette sentence de M. Nisard : « Le jour où le grand Corneille cesserait d’être populaire sur notre théâtre, ce
nation ! » Heureusement, ce jour-là n’est pas venu ni près de venir : Corneille est populaire chez nous, autant que peut l’être u
i ne fut que poète, et qui le fut sous les rois, peut être populaire, Corneille l’est encore : on l’a bien vu, l’automne dernier,
olyeucte ; à Rouen, Horace et le Cid ; ici et là, un vieil à-propos : Corneille et Richelieu, et trois actes du Menteur ; avant L
actes du Menteur ; avant Le Menteur, à Paris, M. Got a lu un Éloge de Corneille extrait du discours de réception du Racine à l’Ac
t inventé ? Ou, du moins, sans invention, combien de chefs-d’œuvre de Corneille vont-ils représenter ces jours-ci, et dans quel o
t automne, l’affiche du Théâtre des Arts : MM. les sociétaires fêtent Corneille à la rouennaise. Aussi bien, c’était chose réglée
aise. Aussi bien, c’était chose réglée dès 1881, et peut-être avant : Corneille naît, Corneille meurt, Horace et le Menteur sont
, c’était chose réglée dès 1881, et peut-être avant : Corneille naît, Corneille meurt, Horace et le Menteur sont de service ? rie
ce ? rien de nouveau pour aujourd’hui. Et demain ? Et après ? Plus de Corneille  : disparu, oublié. Du moins, ce soir, entre les d
ir, entre les deux pièces, voici annoncé un à-propos tout neuf : Pour Corneille , de M. François Fabié. On se renseigne : est-ce u
ssage : ses camarades en ont profité pour le prier de faire honneur à Corneille  ; il va dire ces quelques vers. Les dire ? Eh ! n
ois, il les lit assez mal. M. Fabié raconte une anecdote de la vie de Corneille  ; vers la fin, il hausse le ton en alexandrins co
u pour cette note écrite négligemment sur son journal : « Le bonhomme Corneille est mort. » Il se récrie comme il faut contre cet
s les sociétaires, est-ce que vous-mêmes, aujourd’hui, ne traitez pas Corneille un peu trop en « bonhomme ? » Il est spécieux de
sparaît elles n’ont rien à prétendre. Pourtant quel accapareur que ce Corneille , si l’on regarde à côté de lui Racine ! Oh ! pour
res, égarés par l’esprit de curiosité ou par le faux goût, sacrifient Corneille et Racine à des classiques secondaires, à des pri
essous de cette demi-douzaine de pièces qui figurent le répertoire de Corneille et de Racine, je n’aperçois rien, rue de Richelie
sont au rancart ; à Dieu ne plaise que je m’en indigne, quand je vois Corneille et Racine en si mauvais point ! Il faut le remarq
èce de M. Feuillet. — Pour être exact, joignez à ce que vous tenez là Corneille et Richelieu, de M. Emile Moreau, et Toujours, de
juin 1885. Dans la première de ces périodes, combien de tragédies de Corneille  ? Pas une. Dans la seconde, Le Cid, Horace, Polye
rd et Beaumarchais, figure dans cette maison après Molière, Racine et Corneille . Mais, au-dessous de ces noms ; il faut dégringol
et c’est pourquoi Lebrun et Casimir Delavigne seraient triomphans, et Corneille et Racine humiliés. Mais tant qu’un décret du pré
et des hommages qu’ils recevaient naguère : super flumina ! .. Pour Corneille  ! c’était le titre du poème lu par M. Coquelin l’
poème lu par M. Coquelin l’autre soir. Ce n’est pas seulement : Pour Corneille , qu’il faut dire, mais : Pour Racine, pour Molièr
2 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre X » pp. 83-88
l’hôtel de Rambouillet sur Le Cid. — Grands ouvrages, mis au jour par Corneille dans cette période. De la conversation de l’hôt
ande, y fut aussi compris. À peine l’Académie était-elle formée quand Corneille donna Le Cid. Georges de Scudéry en fit une criti
ne critique offensante et provoqua celle de l’Académie naissante dont Corneille n’était pas membre. Le cardinal, jaloux du poète
ges et de critique. Voltaire a rapporté cet écrit dans son édition de Corneille . Je ne parie ici d’un fait si connu que pour fair
faire observer quel hôtel de Rambouillet prit chaudement le parti de Corneille , et contre Scudéry, et contre l’Académie elle-mêm
t se déclarer en même temps contre le cardinal, qui aurait voulu voir Corneille humilié. Lorsque Le Cid parut, Julie avait vingt-
e Rambouillet ; c’était aussi l’époque où commença la gloire du grand Corneille . Scudéry lui reprochait d’avoir imité dans Le Cid
yait en lui qu’un traducteur de Guilain de Castro ; il prononçait que Corneille était tout à fait dénué du mérite de l’invention.
nçait que Corneille était tout à fait dénué du mérite de l’invention. Corneille répondit à ce reproche en 1639, par Les Horaces e
 ; en 1645, par Rodogune. Tous ces chefs-d’œuvre parurent en dix ans. Corneille lisait toutes ses pièces à l’hôtel de Rambouillet
t à l’esprit espagnol apporté par elle en France, du premier essor de Corneille . Corneille n’était point reçu à la cour d’Anne d’
t espagnol apporté par elle en France, du premier essor de Corneille. Corneille n’était point reçu à la cour d’Anne d’Autriche ;
voyons Malherbe, honoré, fêté, chéri, y finir sa carrière ; le grand Corneille , distingué, encouragé, soutenu, y commencer la si
3 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre VIII » pp. 70-76
mbouillet. — Ton et langage de la bonne compagnie des gens peints par Corneille , dans sa comédie de Mélite. — Ton et langage de l
aute société dans la comédie de Mélite, qui est le premier ouvrage de Corneille . Cet ouvrage fit dans l’art dramatique une révolu
que ce fut son talent qui la signala avec éclat. « Avant Mélite, dit Corneille dans sa préface, on n’avait jamais vu que la comé
possession de s’y voir l’unique ». Toutefois, cet ouvrage qui, selon Corneille , peint si naïvement la conversation des honnêtes
ation et qu’on y exige plus que jamais. La qualification de naïf, que Corneille donne au style de ses interlocuteurs, style fort
u rendre nécessaires quelques observations sur la naïveté. Molière et Corneille pouvaient se croire également naïfs. Il y a la na
er dans plusieurs de ses comédies. Voltaire, dans son Commentaire sur Corneille , a relevé comme grossier, un mot employé par l’au
es débats à l’occasion de la critique du Cid, l’avait appelé en duel. Corneille termine son épigramme par un vers qui envoie le f
4 (1853) Des influences royales en littérature (Revue des deux mondes) pp. 1229-1246
e peut-être, le mystérieux développement de leur génie. J’imagine que Corneille et Molière riraient bien, s’ils pouvaient connaît
peu plus l’auteur des œuvres de Molière que Molière lui-même. Quant à Corneille , on lui découvrirait des choses -non moins surpre
en Suède onze ans plus tôt. Etonnez-vous après cela d’y voir figurer Corneille , qui avait, à cette date de 1661, écrit depuis lo
uis XIV, il est vrai, vit mourir Pascal un an après son avènement, et Corneille écrire sous son règne Agésilas et Attila ; mais c
terrer. Cela n’empêchera pas Racine d’écrire plus tard, en parlant de Corneille et de Louis XIV : « La France se souviendra avec
rtant des formules consacrées, et l’on continuera à compter Pascal et Corneille parmi les écrivains du temps de Louis XIV, comme
uche et se lève, en dépit de Copernic et de Galilée. Ainsi Descartes, Corneille , Pascal, trois noms qui suffiraient à la gloire d
du ce caractère de mâle vigueur qu’elle possédait chez Pascal et chez Corneille , qu’elle a conservé chez Bossuet et chez Molière,
romain, si facile à effaroucher. Ainsi, pour nous résumer, Descartes, Corneille , Pascal, sont antérieurs à Louis XIV. Quant aux é
nt patronage, ce sont les Auguste qui font les Virgile, et voilà qu’à Corneille , à La Fontaine, à Molière, à Racine, succède, sou
ouveau point de vue, comparez encore les deux époques : au-dessous de Corneille , vous trouvez, parmi ses contemporains, des poète
illusion. Avec un zèle vraiment louable, il chercha à se procurer un Corneille et n’y épargna point la dépense : on sait ce qu’i
te aux écrivains et aux savans, et parmi ses pensionnaires figuraient Corneille et La Fontaine. Après la disgrâce de Fouquet, à l
oète français qui ait jamais été (ainsi s’exprime ce document) ; que Corneille y est porté pour 2,000 livres, Molière pour 1,000
cien pensionnaire de Fouquet, La Fontaine, n’en reçut jamais. Quant à Corneille , il avait alors écrit tous ses chefs-d’œuvre, et
bert, ces pensions furent considérablement réduites, et l’on sait que Corneille , près de mourir, aurait perdu la sienne sans l’in
e les maigres générosités accordées jadis par la munificence royale à Corneille , à Molière, à tant d’écrivains illustres. Ce n’es
ailleurs l’anecdote suivante : « M. de Schomberg dit à Louis XIII que Corneille voulait lui dédier Polyeucte. Cela lui fit peur,
ut entre deux. » Tome III, p. 71. 8. Ménagiana, t. Ier, p. 289. 9. Corneille avait alors cinquante-sept ans, et Molière quaran
5 (1862) Corneille, Racine et Molière (Revue chrétienne) pp. 249-266
ublics. L’un de ces cours avait pour objet la littérature dramatique; Corneille , Racine et Molière en étaient les grandes figures
est ce cours qu’il publie aujourd’hui. II. M. Rambert voit dans Corneille le poète de la liberté. Il le met en face de Desc
e, deux fois répétée, de Polyeucte : Je suis chrétien . Les héros de Corneille opposent à la destinée une volonté inflexible; il
s, il jette sa cargaison à la mer. Ainsi font certains personnages de Corneille  ; ils se débarrassent des sentiments qui les gêne
t. Ce sont des hommes, dit M. Rambert, mais des hommes simplifiés. «  Corneille , continue-t-il, n’est pas le seul poète dramatiqu
Jeanne d’Arc, Guillaume Tell. Mais il y a cette grande différence que Corneille ne songeait qu’à la liberté individuelle, tandis
ent parfois à une interprétation poétique de l’histoire. Les héros de Corneille sont tout simplement des hommes qui pensent et qu
de la fermeté héroïque de Polyeucte.» Cela même est à l’avantage de Corneille . Le plaisir de l’admiration est un plaisir si gra
ndre à quelque chose de mieux ? Elle n’enseigne pas, elle inspire. «  Corneille , au moins dans les plus beaux morceaux, est purem
préoccupé de ce grand problème, vous ouvriez par hasard un volume de Corneille ; vous savez où sont tes belles pages; vous relise
pourvu que le cœur ne s abaisse pas. » III. La Bruyère a dit : Corneille est plus moral et Racine plus naturel. Vinet relè
en connaître est le seul moyen de lui donner une impulsion salutaire. Corneille est héroïque, mais sa force est trop souvent en d
x hommes en lui. Son théâtre suffirait à nous l’apprendre. Tandis que Corneille s’acharne à cette conception du Romain, dont nous
jeter dans la satire : dans tous les temps, Aristophane et Sophocle, Corneille , Racine et Molière peuvent se tendre la main. Les
ue nous propose Molière est loin de ressembler au héros inflexible de Corneille . Il a plus de rapports avec le parfait cavalier d
e exacte, complète et définitive de Vinet. 2. Ibid., page 196. 3. Corneille , Molière et Racine, page 158. 4. Page 162. 5. P
6 (1886) Revue dramatique : Les Fâcheux, Psyché (Revue des deux mondes) pp. 457-466
veur ; c’est aussi qu’il n’a pas cet arrière-magasin bien fourni dont Corneille et Molière offrent les ressources. A part la Théb
n a cet ennui, chez Racine, de ne trouver que des chefs-d’œuvre. Mais Corneille , mais Molière est plus avantageux : les Fâcheux !
e-ballet. — Tout beau ! se récrie quelqu’un, c’est l’œuvre commune de Corneille et de Molière : il faut donc que ce soit un chef-
ond, la première du troisième ; il trace le scénario du reste et prie Corneille d’en trouver les vers, tandis que les paroles à c
par la réplique tendrement jalouse de l’Amour à Psyché : — voilà pour Corneille  ; — enfin, de-ci de-là, dans toute la pièce, par
Ce n’est pas qu’on ne puisse être séduit par l’idée de nous offrir un Corneille inconnu, un Corneille antérieur au Cid, romanesqu
puisse être séduit par l’idée de nous offrir un Corneille inconnu, un Corneille antérieur au Cid, romanesque, plaisant, et déjà d
rs cette collection des Grands Écrivains de la France : vous tenez là Corneille , Racine, Molière tout rafraîchis et tout vivants1
omme aux écoliers l’hallucination du drame comique ou tragique2. Ah ! Corneille , Racine et Molière sont heureux en ce temps-ci, d
7 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XV » pp. 175-187
t-à-dire de bonnes mœurs, de bon ton, de bon goût. Balzac, Pascal et Corneille avaient à peu près fixé la langue. Une langue est
n en parle. Descartes ne fit point entrer de poésie dans sa méthode ; Corneille point de métaphysique dans son théâtre. Molière n
dans son théâtre. Molière ne mit rien de tragique dans ses comédies ; Corneille rien de comique dans ses tragédies, rien de tragi
urd’hui réputées justes et heureuses. On réputait précieux ce vers de Corneille concernant le crime de Laïus, et la peine que les
e il aurait fallu dire : par le châtiment des enfants de Laïus ! mais Corneille n’écrivait pas en prose. On relevait aussi dans
es ouvrages de Racan, de Segrais, de Benserade ; les chefs-d’œuvre de Corneille , Le Cid, Les Horaces, Cinna, Polyeucte, La Mort d
8 (1746) Notices des pièces de Molière (1658-1660) [Histoire du théâtre français, tome VIII] pp. -397
e firent les poètes dramatiques pour imiter les ouvrages immortels de M. Corneille . Dans le grand nombre de pièces qu’ils mirent au
de la scène. Le grand, l’héroïque et le sublime étaient le partage de Corneille  ; le galant, le tendre et le pathétique furent ce
poètes leur avaient donnée, et à la persuasion où le public était que Corneille avait pour toujours renoncé au théâtre. Six année
plus remarquable de ces défauts est l’épisode de Dircé et de Thésée. Corneille , entraîné par l’exemple de ceux qui avaient pris
. Homme inimitable, et à qui la comédie doit autant que la tragédie à M. Corneille . « [*]Molière se trouva, par rapport à la coméd
se trouva, par rapport à la comédie, dans la même situation où était Corneille par rapport à la tragédie ; mais avec cette diffé
Corneille par rapport à la tragédie ; mais avec cette différence que Corneille , pour réformer la tragédie, n’eut à combattre que
vis au lecteur qui aurait dû entrer dans l’édition des Œuvres des MM.  Corneille , donnée en 1738. Comme cet avis tient à l’histori
acte, de M. Molière, non imprimée, précédée de Nicomède, tragédie de M. Corneille l’aîné. Ces deux pièces furent représentées dev
sser dans la salle des gardes du vieux Louvre ; Nicomède, tragédie de M. Corneille l’aîné, fut la pièce choisie pour cet éclatant dé
s les pièces Du Ryer, Qui fut si digne de laurier, Jamais l’Œdipe de Corneille , Que l’on tient être une merveille, La Cassandre
il en rend. M. PICORIN. Parmi les dramatiques, dont il est question, Corneille l’aîné tient seul cette place. Il n’en va pas de
i savent fort bien leur monde. 1. [Note marginale] Comédie de P.  Corneille . 2. [Note marginale] Vie de Corneille. [*]. [No
[Note marginale] Comédie de P. Corneille. 2. [Note marginale] Vie de Corneille . [*]. [Note marginale] Observations sur la coméd
9 (1850) Histoire de la littérature française. Tome IV, livre III, chapitre IX pp. 76-132
§ I. De la comédie au temps de Corneille . — Ce qu’il en fit. — Le Menteur. — Ce qu’il lais
t-il le moins perdu au théâtre ? I. De la comédie au temps de Corneille . — Ce qu’il en fit. — Le Menteur. — Ce qu’il lais
n était, vers le milieu du xviie  siècle, l’art de la comédie, ce que Corneille avait fait pour cet art, ce qu’il laissait à fair
Hardy et sur ses traces, les Théophile, les Scudéry, Racan, Rotrou et Corneille , avant d’être le grand Corneille. Au moment où ce
phile, les Scudéry, Racan, Rotrou et Corneille, avant d’être le grand Corneille . Au moment où ce grand homme parut, trois genres
logogriphes à la lecture, il y a une force de langage inconnue avant Corneille . C’est un style tout formé, plus franc que la pen
t cyniques, dont les auteurs relevaient leurs compositions insipides. Corneille tend plus haut qu’aucun autre poète de son temps 
; et la preuve, c’est le succès de Mélite, le premier des ouvrages de Corneille , lequel n’excita guère moins d’applaudissements q
e pensées plus sérieuses, prendra plus de corps et s’épurera. Ce pas, Corneille n’en fit que la moitié ; mais c’était assez pour
Maris. Le Menteur. C’est encore le théâtre espagnol qui avertit Corneille de son propre génie. Une tragédie espagnole avait
uscité le Cid ; une comédie espagnole suscita le Menteur. Le génie de Corneille avait quelque chose d’espagnol. Les Grecs, qu’il
imbécile Orgon ; c’est un méchant homme qui se sert du mensonge. Dans Corneille , le menteur ment sans nécessité, là où mentir n’a
e de reproches qui rappellent ceux du vieux Chrémès dans Térence, que Corneille surpassait sans peut-être l’avoir lu. Êtes-vous
y est si excellent, qu’il fallait un poète de génie pour le soutenir. Corneille est donc le père de la comédie, et c’est pour lui
e partie du théâtre de Molière, sont plus vraies que dans le Menteur. Corneille a mis la scène à Paris ; on y parle du Pré-aux-Cl
nt faits de tête ; et s’ils sont hommes par quelques traits généraux, Corneille ne leur a pas donné la physionomie par laquelle i
des servitudes de la rime, mais un tour ingénieux, Molière le prit à Corneille comme la moitié d’une trouvaille commune, et en r
s qui ne se disent qu’à la maison. Les aparté, pour lesquels le grand Corneille déclare son aversion16, y abondent. J’aimerais mi
à l’avantage de l’art les épreuves de la personne. Aussi, tandis que Corneille et Racine font plus d’effet à la lecture qu’au th
10 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE II. Des Comédies Héroïques. » pp. 9-29
par elle-même, ou par ses succès, elle a droit d’accréditer ce genre. Corneille va lui-même nous exposer son sujet. Argument de
e, qui, par cette reconnoissance, se trouve être sœur de Don Sanche. Corneille , loin d’avoir gâté son sujet, & de n’avoir pa
urs de force ne doivent point l’affoiblir. Les justes admirateurs de Corneille peuvent certainement ne pas souscrire à toutes le
outes les notes que M. de Voltaire a faites sur ce grand Homme : mais Corneille lui-même avoue que sa piece n’a pas eu de succès.
la fit reléguer dans les provinces. M. de Voltaire va lui répondre. Corneille prétend que le refus d’un illustre suffrage fit t
Don Sanche. Le suffrage qui lui manqua fut celui du Grand Condé. Mais Corneille devoit se souvenir que les dégoûts & les crit
rature que le Grand Condé, n’avoient pu nuire au Cid. Si la piece de Corneille est froide, si elle a paru telle dans sa nouveaut
ui le trouvent mauvais ; il nous le prouvera en le traitant mieux que Corneille  : jusqu’à ce temps-là je le croirai détestable. O
11 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXVI » pp. 413-441
ture ? sur deux lettres de madame de Sévigné où elle met en parallèle Corneille avec Racine, et peut-être encore sur une autre le
ces deux lettres madame de Sévigné marque une préférence décidée pour Corneille sur Racine ; mais celait à une époque où celui-ci
ablement pas lu toutes celles où madame de Sévigné parle du déclin de Corneille et des progrès de Racine. Il avait été frappé du
n’était pas l’aversion de l’autre. Combien de gens ont aimé Racine et Corneille  ! Combien d’esprits du premier ordre, et Voltaire
tiennent à sa main ! Au fond, madame de Sévigné était née pour aimer Corneille et pour aimer Racine ; pour aimer Racine et ; pou
er Corneille et pour aimer Racine ; pour aimer Racine et ; pour aimer Corneille . Elle est transportée par les divines et sublimes
orneille. Elle est transportée par les divines et sublimes beautés de Corneille  ; pourtant elle aimait les romans. Mes chers roma
12 (1879) Les comédiennes de Molière pp. 1-179
l’aquafortiste a oublié d’y mettre le charme féminin. Ni Molière, ni Corneille , ni Racine, ni tant d’autres, n’eussent aimé cett
it la passion au cœur de quatre hommes de génie s’il en fut, Molière, Corneille , Racine et La Fontaine ; ce fut là une gloire san
die et la tragédie. La Fontaine s’arrêta aux bagatelles de la porte ; Corneille se consuma dans le platonisme douloureux, trop pr
unesse, elle a frappé son génie d’un rayon magique de renouveau. Oui, Corneille , revenu des grandeurs du génie, voulait finir sa
équipée, Molière et sa troupe à Rouen, par M. Bouquet, Les Amours de Corneille , par M. Levallois. Molière trouva donc une troupe
et devint bientôt lui-même un des comédiens de Molière. Naturellement Corneille fut parmi les spectateurs aux premières représent
son maître, l’encouragea fortement à faire de nouveaux chefs-d’œuvre. Corneille dut lui dire qu’avec des actrices comme la Béjart
vouliez, que je serais heureux ! Mais Mlle Du Parc ne voulut pas que Corneille fût heureux. Sans doute alors il descendit de son
rs pour lui, mais ce fut la première qui tourna les talons. Le pauvre Corneille accorda encore son luth ; on a ses vers sur le dé
ière, pays moins tragique, mais plus amusant. Malgré toute sa fierté, Corneille devint spectateur du théâtre de Molière, même qua
Diane et d’Endymion, où Mlle Du Parc remplissait le rôle de la Nuit, Corneille se montra encore parmi ses adorateurs. Mais ce n’
du stoïcisme, on voit toujours ses larmes. On dit que Racine a vengé Corneille , comme le comédien Guérin a vengé Molière. Tout s
sentiment de la passion, l’influence de Mlle Du Parc sur le génie de Corneille . « Il n’éprouva point pour elle un goût médiocre
ans son âme. Les vieillards amoureux, dans les dernières tragédies de Corneille , s’expriment avec une éloquente tristesse, avec u
pour l’éteindre. Mlle Du Parc était morte depuis quatre ans, lorsque Corneille faisait représenter Pulchérie ; mais le cœur du v
mière tirade, et qui offrent la peinture frappante de ce qu’éprouvait Corneille chez Mlle Du Parc, en présence et au milieu de se
à princesse, et vous croirez lire une page des mémoires poétiques de Corneille  : Je m’attachais sans crainte à servir la prince
est peut-être encore plus surprenant. Si vous voulez suivre plus loin Corneille dans sa passion, jouant à l’invulnérable, mais se
que tout ce qui tombe de la bouche d’une femme est parole d’évangile. Corneille lui-même, qui connaissait bien le cœur humain, s’
Molière, non plus qu’elle ne le fut avec Racine. Si elle le fut avec Corneille , c’est parce que Corneille avait des cheveux blan
ne le fut avec Racine. Si elle le fut avec Corneille, c’est parce que Corneille avait des cheveux blancs. Et puis, c’était peut-ê
ce de voir des gens de théâtre, il s’était imaginé qu’on pouvait être Corneille à ses heures ; il ne fut pas même Campistron11. J
la troupe du Marais, et joua d’original, dans une des tragédies de P.  Corneille , le rôle de Rodogune, pour lequel le cardinal de
tissait un théâtre non pas pour Le Cid mais pour Mirame, non pas pour Corneille mais pour Son Éminence elle-même, il ne se doutai
rgueil du théâtre et du génie français : Racine est presque un Grec, Corneille est un Romain ; Molière tout Français nous peut d
Quand elle était au théâtre du Marais, elle dit un jour à Segrais : «  M. Corneille nous fait un grand tort. Nous avions ci-devant de
t accoutumé, et nous y gagnions beaucoup ; présentement les pièces de Corneille nous coûtent bien de l’argent et nous gagnons peu
13 (1838) Du monument de Molière (Revue de Paris) pp. 120-
de la constante adoration du public. Plus connu, pendant sa vie, que Corneille , mieux accueilli que Racine, plus riche que Boile
astreux que Voltaire fit planer pendant un demi-siècle sur la tête de Corneille ; il n’a éprouvé aucun des outrages que Racine a s
s arcs de triomphe ? N’avez-vous pas des rues qui portent les noms de Corneille , de Racine et de Molière ? Encore une millième fo
ns la supériorité victorieuse et nous nous en fassions une arme. Avec Corneille on a battu Racine, avec Racine on a souffleté Vol
14 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VII. De l’Amour. » pp. 121-144
r Bérénice, et c’est l’année qui suivit un mariage plein d’amour, que Corneille peignit l’amour conjugal de Pauline. (Molière aim
rations423. Mais ce n’est ni pour une maîtresse ni pour une femme que Corneille , Racine, Molière, furent ce qu’ils furent. Les év
t la vérité de la passion, faire parler à l’amour un langage digne de Corneille  : CLITANDRE. Quelque secours puissant qu’on prom
, act. III, sc. III, la déclaration de Psyché à l’Amour, par le grand Corneille  ; les Entretiens d’Ariste et d’Eugène par le P. B
-Marc Girardin ne rend pas justice à Molière en attribuant la pièce à Corneille . Jusque dans les vers faits par le grand Corneill
ribuant la pièce à Corneille. Jusque dans les vers faits par le grand Corneille , on sent l’inspiration de Molière, et je ne crois
oire littéraire plus grande que celle-là : Molière faisant travailler Corneille  ! 440. Le Bourgeois gentilhomme, act. III, sc.
15 (1769) Éloge de Molière pp. 1-35
es circonstances si heureuses. On commençait à sortir de l’ignorance. Corneille avait élevé les idées des Français. Il y avait da
guerres civiles, et qui peut-être n’avait pas peu contribué à former Corneille lui-même. On n’avait point à la vérité senti enco
aits de l’Avocat Patelin, (car pourquoi citerai-je les Comédies de P.  Corneille  ?) ce Peuple si enjoué, si enclin à la plaisanter
its par le hasard, comme le Tragique naissait d’une fatalité aveugle. Corneille , par un effort de génie, avait pris l’intérêt dan
n de la Nation. Lui seul réveillait sans cesse l’admiration publique. Corneille n’était plus le Corneille et du Cid et d’Horace.
éveillait sans cesse l’admiration publique. Corneille n’était plus le Corneille et du Cid et d’Horace. Les apparitions du Lutin q
connu sa propre place. Il paraît qu’il méprisait, ainsi que le grand Corneille , cette modestie affectée, ce mensonge des âmes co
16 (1740) Lettres au Mercure sur Molière, sa vie, ses œuvres et les comédiens de son temps [1735-1740] pp. -89
s-Antoine Muratori, bibliothéquaire du grand duc49. Après avoir blâmé Corneille et Racine d’avoir fait parler avec trop d’esprit,
C’est un de ceux qui a le plus fait valoir les premières pièces de P. Corneille du temps du cardinal de Richelieu72. Il avoit l’a
gistres des comédiens de ce temps-là : « donné à Mrs de Montfleury et Corneille chacun 660 liv. de l’argent qu’on a retiré au Com
istoit son plus grand mérite. On lui fait dire dans le Segresiana : «  M. Corneille nous a fait un grand tort ; nous avions ci-devant
toit accoûtumé, et nous gagnions beaucoup. Présentement les pièces de M. Corneille nous coûtent bien de l’argent, et nous gagnons pe
la troupe du Marais, et joüa d’original, dans une des tragedies.de P. Corneille , le rôle de Rodogune, pour lequel le cardinal de
oüoit le rôle de Ptolémée dans la tragédie de la Mort de Pompée de P. Corneille et celui d’Achille dans l’ Iphigénie de Racine ;
ée seulement.Elle a joué Ariane d’original222 dans la tragédie de Th. Corneille  ; Agrippine, mere de Néron dans le Britannicus de
ent sur quelques auteurs françois, à Mmela duchesse Mazarin). 52. Corneille , Racine, Moliere, Aux gens d’une pure lumiere Fo
. A l’automne de 1637. 67. Tragi-comédie des cinq auteurs (Colletet, Corneille , Boisrobert, Lestoille et Rotrou), représentée en
Lionne. 75. Attila, roy des Huns, l’une des dernières tragédies de Corneille vieillissant, ne fut pas créé par Montfleury, mai
ous la Restau­ration, a ajouté cette note : « Vente par Montfleury et Corneille (Th.) du Comédien poète moyennant 1,32o livres. —
17 (1919) Molière (Histoire de la littérature française classique (1515-1830), t. II, chap. IV) pp. 382-454
de le dire comme nous le penserions. Nous pouvons parler librement de Corneille , et nous pouvons traiter Racine avec une franchis
n’est personne qui songe à s’étonner seulement si l’on critique dans Corneille « l’air d’héroïsme à tout propos », et la « fauss
esque personne n’a suivi la voie tracée par les premières comédies de Corneille   : la Veuve, la Galerie du Palais, la Place Royal
comique trop tempéré, et, en somme, peu amusant. Toujours est-il que Corneille lui-même n’avait pas persévéré, et que dans son M
on peut discuter ici si c’est un caractère que d’être menteur, et si Corneille a voulu en tracer un. Un caractère en littérature
s mots de Thomas Corneille. Né eu 1625, et mort en 1709, le cadet des Corneille fut d’une fécondité plus rare encore que son aîné
système dramatique. Entendons-nous bien sur ce mot  : on peut dire de Corneille , en donnant au mot toute son étendue, qu’il a un
irent, c’est que la comédie, qui s’était bornée jusqu’alors, avec les Corneille , avec Scarron, avec Quinault, à les divertir par
c de prendre à son égard l’attitude que Voltaire a prise à l’égard de Corneille , dans son trop fameux Commentaire. Considérons en
tère très marqué d’archaïsme. Elle ressemble beaucoup plus à celle de Corneille qu’il celle de Racine, et parfois même elle paraî
ue ses personnages aient un parler voisin de celui des personnages de Corneille , ou même de Hardy. Ajoutons encore que comme natu
n de retrouver sous la plume des meilleurs écrivains du XVIIe siècle. Corneille , Mme de Sévigné, Boileau, Bossuet, Racine nous ét
rime, du moins par l’ampleur de l’alexandrin français. Rappelons-nous Corneille , et comme le vers se moule à sa pensée. Chez Moli
ait « vu du pays ». Le théâtre comique de 1650 à 1658 : Scarron, Th. Corneille , Quinault. Les débuts de Molière : l’Étourdi : q
18 (1824) Notices des œuvres de Molière (VIII) : Le Bourgeois gentilhomme ; Psyché ; Les Fourberies de Scapin pp. 186-466
ouvoir achever lui-même ce qu’il avait commencé ; et il eut recours à Corneille , qui se chargea du reste de la pièce, et n’y empl
re que déclamées . En 1678, sept ans après la Psyché de Molière et de Corneille , parut, sous le même titre, un opéra dont Lulli a
rupule respectueux d’avoir traité un sujet auquel son oncle, le grand Corneille , avait mis la main, et voulait-il, au moins, que
que les échos de l’Opéra ont redit de plus fade et de plus insipide. Corneille seul se montra digne de lui-même : ce n’est pas a
ent au théâtre. » Fontenelle convient, avec tout le monde, que jamais Corneille n’exprima avec autant de douceur les doux emporte
cellait à rendre, afin de le déprimer lui-même, et il prétend que, si Corneille réussit une fois dans ce genre qui n’était pas le
yé pour faire vainement insulte à Racine, sans faire plus d’honneur à Corneille . Notice historique et littéraire sur Les Fourb
19 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « De l’Imitation en général. » pp. 1-4
ne t’embarrasse, Tu le retrouveras tout entier dans Horace. Le grand Corneille n’a-t-il pas imité le Cid de Guilain de Castro, &
édicis, nommé Chalons, retiré à Rouen dans sa vieillesse, conseilla à Corneille d’apprendre l’espagnol, & lui proposa le suje
20 (1788) Molière (Dictionnaire encyclopédique) « article » pp. 588-589
d’autres pièces. Le comique de caractère, cette carrière ouverte par Corneille dans le Menteur, appellait Molière ; mais le comi
ue ; si le comique était un peu chargé, il était fort, il était vrai. Corneille avait oublié de punir son Menteur, et par là il a
21 (1794) Mes idées sur nos auteurs comiques. Molière [posthume] pp. 135-160
de sa nourrice au cinquième, qui prépare le dénouement, ajoutées par Corneille , je préfère encore la pièce en prose, telle que M
où il refuse à don Carlos d’épouser sa sœur, par scrupule (scène que Corneille n’aurait pas dû mettre de côte), achèvent de rend
le dénouement est à l’antique. PSYCHÉ. Cette pièce est du grand Corneille , de Molière, de Quinault et de Lulli. Jamais si f
ème acte est charmante ; le style en est doux et pur : c’est le grand Corneille qui l’a faite. Psyché fait sa déclaration d’amour
22 (1819) Notices des œuvres de Molière (II) : Les Précieuses ridicules ; Sganarelle ; Dom Garcie de Navarre ; L’École des maris ; Les Fâcheux pp. 72-464
i-comédies qui parurent sur la scène française, avant que le génie de Corneille eût séparé les deux genres qu’elles confondaient,
d’œuvre qui seuls pouvaient former son goût n’existaient pas encore. Corneille , au déclin de sa glorieuse barrière, crut étendre
Don Sanche d’Aragon n’était rien autre qu’une tragi-comédie, quoique Corneille le donnât pour un poème dont il n’y avait pas d’
t qu’elle est de ce genre purement romanesque qui fut en vogue avant Corneille  ; mais il s’est trompé en ajoutant que ce genre
rompé en ajoutant que ce genre s’appelait comédie héroïque , puisque Corneille prétend, et avec raison, qu’avant lui personne n’
rière de tous les arts, était devenu l’art du théâtre à une époque où Corneille avait mis au jour tous ses chefs-d’œuvre et où Mo
23 (1819) Introduction aux œuvres de Molière pp. -
comédies de Molière. On pourrait déjà le conclure de son travail sur Corneille  ; mais il a laissé un témoignage plus formel enco
e n’était donc pas celle de Racine et de Boileau, mais celle des deux Corneille , de Scarron, de Rotrou, de Boisrobert, de d’Ouvil
eux attester que la comédie n’existait plus. Elle fut ressuscitée par Corneille . Corneille, dans sa Mélite, voulut représenter la
r que la comédie n’existait plus. Elle fut ressuscitée par Corneille. Corneille , dans sa Mélite, voulut représenter la conversati
de l’autre : c’était nous donner plus qu’elle ne possédait elle-même. Corneille avait imité en homme de génie ; les auteurs de l’
la grandeur jusque dans ses plaisirs, il s’exerça, sur les traces de Corneille , dans le genre de la comédie héroïque ; et je ne
culiers où l’on allait applaudir indistinctement Rotrou et Desmarets, Corneille et Scudéri. Poquelin réunit plusieurs jeunes gens
e jugement public, un auteur qui pouvait lui faire craindre un rival. Corneille et Molière, entre qui existait une distance d’âge
que, s’il les savait bien, il s’en servait encore plus mal80, accusa Corneille de jalousie envers Molière, à l’occasion du succè
tait fortifiée du témoignage d’un ami et d’un admirateur passionné de Corneille . Corneille, s’il faut en croire Segrais, sentant
iée du témoignage d’un ami et d’un admirateur passionné de Corneille. Corneille , s’il faut en croire Segrais, sentant combien il
die, en était jaloux, et ne pouvait s’empêcher de le témoigner82. Que Corneille ait été jaloux de Racine, comme on l’a dit aussi,
oir marqué lui-même ses pas par un chef-d’œuvre ? Quoi qu’il en soit, Corneille et Molière eurent plus d’une occasion de rapproch
vieux poète, pour se tourner du côté de son jeune et brillant rival. Corneille , blessé de cette ingratitude, fit représenter Att
Molière, trop pressé par le temps pour achever Psyché, eut recours à Corneille , que ce partage mit à même de prouver un nouveau
t d’acquérir une nouvelle gloire. Molière vit donc de près travailler Corneille  ; et c’est pour l’avoir observé, qu’il se crut en
apidement vers sa perfection. 4. Voltaire, dans son Commentaire sur Corneille , ouvrage dont il est plus facile d’éviter les déf
re n’était pas française, au lieu de dire qu’elle l’était du temps de Corneille , et qu’elle avait cessé de l’être depuis. Ainsi,
d’autoriser, était une expression fort usitée à l’époque où écrivait Corneille  : Rotrou l’a souvent employée, notamment dans ce
ite entre mille, prouve que Voltaire, pour commenter grammaticalement Corneille , n’avait pas pris la peine d’étudier la langue de
sujet la plus plaisante colère : Voltaire, disant, dansses notes sur Corneille , qu’un mot ou une phrase n’est pas en bon françai
e épuisées. 6. Ces termes d’escrime étaient si familiers alors, que Corneille n’a pas craint de les mettre dans la bouche d’une
s hommes et des époques. Nos comédiens citaient avec orgueil le vieux Corneille . L’Anglais opposait, avec quelque avantage, Shake
ge, Shakespeare plus vieux encore. « Messieurs, disait-il à peu près, M. Corneille est sans doute un beau génie ; mais considérez qu
sa Quatrième dissertation concernant le poème dramatique, reproche à Corneille de s’être avisé, sur ses vieux jours, d’accroître
24
x, il s’en était rendu le maître. Il y avait déjà discrédité le grand Corneille . Il y discréditait Quinault à l’aide de Despréaux
ne ! Quel triomphe pour Racine, si après avoir pris la place du grand Corneille sur l’affiche des Grands Comédiens, il pouvait au
é d’un entrepreneur de démolitions l’escalier de bois de la maison de Corneille , la rampe où le grand poète avait posé sa main, e
mer son escalier et me montrer la rampe de bois sur laquelle s’appuya Corneille . On cherche l’escalier parmi les débris. On le tr
n ! L’entrepreneur n’avait conservé que la rampe de fer postérieure à Corneille , et qui date du xviie  siècle, et il avait jeté o
jeté ou brûlé, comme trop vieille et vermoulue, la rampe de bois que Corneille avait touchée. Du moins M. Sardou a-t-il découver
M. Sardou, pour se faire pardonner de lui avoir détruit l’escalier de Corneille . Une question m’a préoccupé dans cette visite au
. ; c’est celui que portent Pellisson dans le portrait d’Edelinck, P.  Corneille dans le portrait de Lubin, le chancelier Le Telli
cite parfois, et par leur nom, les grands hommes contemporains. C’est Corneille , dans Les Fâcheux : « Je sais par quelles lois u
es Fâcheux : « Je sais par quelles lois un ouvrage est parfait, « Et Corneille me vient lire tout ce qu’il fait. » C’est Lulli,
d’une pièce à machines, La Conquête de la Toison d’or, œuvre du grand Corneille . À quelle année se rapportent ces deux affiches ?
salle, il lui fallait une pièce et des acteurs. Il demanda la pièce à Corneille , qui avait déjà fait Andromède, et les acteurs à
rg, pour célébrer la paix, une fête dont ses machines et l’ouvrage de Corneille devaient faire le principal ornement. Les confére
urait voulu. Il ne put, nous apprend Tallemant, convenir du prix avec Corneille , et l’on put croire que la représentation n’aurai
tifs furent poussés avec activité. Si bien que Thomas, frère du grand Corneille , écrivait le 1er décembre 1659 à l’abbé de Pure :
a à Paris vers la fin de janvier. » Ainsi, dans les calculs des deux Corneille , comme dans ceux du marquis, la première représen
te en Normandie, au mois de novembre 1660. Si bien que la tragédie de Corneille ne parut devant le public parisien que vers le 13
e, c’était dans Œdipe qu’il le cherchait, ce me semble, et l’Œdipe de Corneille s’était joué le 24 janvier 1659 ; la lettre de Ra
dans l’espace de six ans, durant lesquels, comme l’Achille d’Homère, Corneille , offensé, se retira sous sa tente après la chute
n’était toujours que l’émule adroit, envahissant, mais inférieur, de Corneille le jeune. On disait « le tendre Quinault » avec u
pas encore, et qui n’appartenait qu’au grand Condé ainsi qu’au grand Corneille . Quoi qu’il en soit, Racine eut bientôt pour se c
la part que put avoir Molière dans l’œuvre de début du futur rival de Corneille . S’il était vrai que Molière eût proposé à Racine
e au jeune débutant l’honneur qu’elle devait faire plus tard au vieux Corneille , dans Attila, de jouer le rôle de la confidente.
le ordinaire des ballets, et faisait allusion, non pas aux vers de P.  Corneille , de Rotrou, de Tristan l’Hermite, de l’Estoile, d
25 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre premier. » pp. 5-11
nd siècle, et pour tous les grands écrivains qui l’illustrèrent, pour Corneille , pour Boileau, pour La Fontaine, pour Racine, pou
locution n’a vieilli, Descartes, Pélisson, Pascal, Malherbe, Régnier, Corneille , avaient écrit longtemps avant qu’aucun des écriv
26 (1775) Anecdotes dramatiques [extraits sur Molière]
ana, p. 104-105 Racine voulant donner sa Tragédie au public, la lut à Corneille qui lui dit : « Cette Pièce me fait voir en vous
ur le Tragique ». Il lui conseilla de s’appliquer à tout autre genre. Corneille n’était point jaloux ; mais il préférait Lucain*
ère n’appelait jamais autrement que le Fagoteux. Tome I, p. 316 Corneille dit qu’en travaillant à cette Pièce, il ne fit qu
nts, la somme de deux mille deux cents livres, tant pour moi que pour M. Corneille , de laquelle somme je suis créancière avec ladite
e, qui m’appartenait, et que j’ai fait mettre en vers par ledit Sieur Corneille . Tome I, p. 354 Le Silence du Roi sur cette
re une autre Comédie sur le même plan pour la Troupe du Marais. Enfin Corneille le jeune* a tourné en vers la Pièce de Molière, e
tias, ces quatre vers de la Tragédie de Tite et Bérénice 126 du grand Corneille . Acte premier, Scène deuxième. Faut-il mourir, M
qu’il ne les entendait pas non plus ; mais attendez, dit-il à Baron*, M. Corneille doit venir souper avec nous aujourd’hui ; et vous
nous aujourd’hui ; et vous lui direz qu’il vous les explique. Dès que Corneille arriva, le jeune Baron* alla lui sauter au cou, c
de lui expliquer ces quatre vers, disant qu’il ne les entendait pas. Corneille , après les avoir examinés quelques temps, dit : «
hée, Quinault* l’Enlèvement de Prosperpine, et Molière, aidé du grand Corneille , s’attacha au sujet de Psyché, qui obtint la préf
ana, 45, p. 77-78 Tome III, p. 348 Le Grand-Condé* disait que Corneille était le Bréviaire des Rois ; on pourrait dire qu
te. (Pierre Bonvallet, Molière de tous les jours, p. 228-230.) 126. Corneille , 1670, Tite et Bérénice : comédie-héroïque en 5 a
ie-héroïque en 5 actes et en vers. 127. v.159-162. 128. Domitian ( Corneille , 1670, Tite et Bérénice) : frère de Tite et l’ama
femme de Monsieur Jourdain. 149. Madame Jobin : Devineresse. 150. Corneille , Thomas et Donneau de Visé, Jean, 1679, La Devine
27 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XIX » pp. 207-214
san de Frédéric, mais Frédéric le fut de Voltaire. Napoléon disait de Corneille  : S’il eût vécu de mon temps, je l’aurais fait p
ait la cour aux poètes de son temps, en déclarant qu’il l’eût faite à Corneille . Pour les hommes vulgaires, les rois sont des sou
28 (1922) La popularité de Molière (La Grande Revue)
temporains et par ses compatriotes. Il n’est pas, comme Racine, comme Corneille même, inaccessible à des mentalités différentes d
our lui un personnage, une pièce, une œuvre entière. La popularité de Corneille tient plus à son « Qu’il mourût » qu’aux cinq act
us fidèlement représenté à l’étranger le génie moyen de la France. Un Corneille incarne ce qu’il y a dans notre race d’élan et de
29 (1871) Molière
e Despréaux, un prosateur comparable à Pascal. Il ne faut pas oublier Corneille en cette éclatante manifestation de la comédie et
Corneille en cette éclatante manifestation de la comédie et du drame. Corneille écrit Le Menteur, et les trois derniers actes du
de Bourgogne et l’hôtel du Marais. L’hôtel de Bourgogne appartenait à Corneille , et l’hôtel du Marais à Jodelet. Restait la salle
ait pensé d’abord à mettre à chaque pièce une préface, à l’exemple de Corneille , et dans cette préface, il eût expliqué sa poétiq
t un collaborateur digne de lui, Pierre Corneille à soixante ans ; et Corneille , par des vers charmants, que lui seul il pouvait
30 (1881) Molière et le Misanthrope pp. 1-83
me on l’a cru) qui eut l’honneur d’amouracher successivement Molière, Corneille , La Fontaine et Racine… Comme le dit spirituellem
etant l’anathème à l’humanité. Ces choses là ne sont pas du temps. Ni Corneille , ni Racine ne se sont mis en scène ; Molière n’y
composait aussi, et du même goût. Il eut l’outrecuidance de consoler Corneille de l’insuccès de Suréna, en lui représentant que
tre Alceste pour proposer cela comme modèle au siècle de Racine et de Corneille , et voir là le langage de la passion toute pure.
an après la mort de Mme de Rambouillet, lorsque florissaient Molière, Corneille , Pascal, Despréaux, et tant d’autres, la veille d
ait eu des intentions révolutionnaires ? Non sans doute, pas plus que Corneille qui, à peu de chose près, l’avait mise bien des a
Menteur. C’étaient là des axiomes classiques et qui n’empêchaient pas Corneille d’accepter des lettres de noblesse, ni Jean-Bapti
31 (1843) Le monument de Molière précédé de l’Histoire du monument élevé à Molière par M. Aimé Martin pp. 5-33
n de Racine. À Caen, je vois Malherbe ; à Clermont, Pascal ; à Rouen, Corneille , un seul Corneille, la cité ingrate a cru pouvoir
, je vois Malherbe ; à Clermont, Pascal ; à Rouen, Corneille, un seul Corneille , la cité ingrate a cru pouvoir séparer les deux f
nte, l’innocence et la pudeur dans leur expression la plus gracieuse. Corneille avait peint l’amour héroïque, Molière peignit l’a
dons volontaires que la ville de Rouen a élevé une statue de bronze à Corneille  ? Assurément une souscription destinée à élever l
e d’autres villes de France ont déjà rendu à Montaigne et à Pascal, à Corneille et à Racine, à Bossuet et à Fénelon. Mais il ne d
32 (1769) Idées sur Molière pp. 57-67
ervi de Térence et d’Aristophane, comme Racine se servait d’Euripide; Corneille , de Guillen de Castro, de Calderon et de Lucam; B
a à en faire une autre, et lui fit un présent. C’était voir mieux que Corneille , qui exhorta Racine à faire des comédies et à qui
33 (1746) Notices des pièces de Molière (1661-1665) [Histoire du théâtre français, tome IX] pp. -369
il nous est tombé entre les mains une seconde partie des Œuvres de P.  Corneille , imprimée en 1655*, qui comprend : Le Cid, Horace
e ignorée, même des curieux. M. Joly, dernier éditeur des ouvrages de Corneille , en aurait sûrement fait usage si elle lui eût ét
dans la tragédie de La Mort de Pompée, pour les imitations de Lucain. M. Corneille crut devoir en user ainsi pour faire taire les cr
n’était que des larcins faits au poète latin et à l’auteur espagnol. Corneille , en exposant ce qu’il avait pris de l’un et de l’
le rendre plus théâtral, le songe de Pauline, l’amour de Sévère, etc. M. Corneille explique, dans l’Avis au lecteur de sa comédie du
imées à la tête de l’édition que les Elzevier ont faite de la pièce ; M. Corneille les joint ici à la sienne : nous rapportons l’une
s, Capables de fournir de plus fortes merveilles. Qu’ai-je dit ? Ah ! Corneille , aime mon repentir, Ton excellent Menteur m’a por
s mœurs : avec un pareil goût on peut s’imaginer que les tragédies de Corneille ou de Racine, et les comédies de Molière, doivent
sa Quatrième dissertation concernant le poème dramatique, reproche à M. Corneille l’aîné sa jalousie contre le succès de L’École de
ns la même dissertation, l’abbé d’Aubignac parle encore du chagrin de M. Corneille , au sujet de la réussite de Molière. « Le poète q
34 (1852) Légendes françaises : Molière pp. 6-180
et la ville y couraient applaudir, dans leur nouveauté, les pièces de Corneille . Le petit Poquelin reçut là ses premières consola
e monde, que faire entendre une voix consolante ! Outre les pièces de Corneille , outre Bellerose, le premier acteur du temps, le
es hommes lui apparaissaient dans un si noble idéal par les pièces de M. Corneille , par Rodrigue et Chimène, en même temps que dans
dlingue ! Tout respirait la gloire alors Condé dans les batailles, et Corneille au théâtre étaient dans leur éclat. De grands esp
’avait induit, encouragé à se plaire en ce noble métier, comme disait M. Corneille dans sa belle comédie de l’Illusion ? Un jour que
e Bellerose ! Eh ! que lui fallait-il davantage ? Ajouterai-je avec Corneille , que tous les bons esprits commençaient à se tour
ent le théâtre Est en un point si haut que chacun l’idolâtre, disait Corneille . Toutes les jeunes âmes étaient emportées par le
omme décorations et machines, était alors dans tout son éclat, depuis Corneille et Richelieu; mais c’était encore chose nouvelle.
de la Sablière, le grand Condé, tous se plaisaient avec lui. Le vieux Corneille lui-même, si pauvre et si fier, venait le voir; e
ant pu terminer pour le jour assigné par le roi, appela à son secours Corneille , Quinault et Lulli. Corneille, à soixante-cinq an
ssigné par le roi, appela à son secours Corneille, Quinault et Lulli. Corneille , à soixante-cinq ans, fit, à cette occasion, les
t les rôles devaient être remplis par sa femme et Baron, il en charge Corneille , et voilà que le vieux poète, retrouvant toute sa
35 (1873) Molière, sa vie et ses œuvres pp. 1-196
beauté inaltérée de ces maîtres du théâtre : Racine, toujours humain, Corneille , toujours altier, Molière, toujours vivant. C’est
e soutenir contre l’influence écrasante de l’école française, Racine, Corneille et toute la littérature de cette période ont été
et ? D’ailleurs, pourra-t-on se dispenser de rendre le même hommage à Corneille et à Racine ? Au surplus, je ne puis qu’approuver
avait alors trente-six ans, Thomas Corneille trente-deux et le grand Corneille cinquante-deux. On s’imagine les causeries de ces
l Molière monta le premier. Tout d’abord, la troupe joua Nicomède, de Corneille  ; le succès fut modéré. Molière, sentant bien que
s périr, je rencontray le port. Je veux dire qu’au lieu des pièces de Corneille , Je jouay l’Étourdy qui fut une merveille. Car à
eprésenter ses propres tragédies et fait parodier Le Cid de son rival Corneille . Le 4 février 1661, Molière donnait là sans succè
lent du grand comique25. Molière emprunta beaucoup. Il doit moins que Corneille , sans doute, aux Espagnols, mais Calderon et Lope
, l’excellente actrice, à Molière ; Baron, qu’il aima comme un fils ; Corneille vieux, dont il reçut l’Attila en le payant 2 000 
épublicain de La Fontaine, le fabuliste, et un conventionnel du grand Corneille . Il y a un peu et beaucoup d’exagération, sans do
et La Grange, et de Grimarest41, Molière a été pour le comique ce que Corneille a été pour le tragique ; mais Corneille a vu, ava
a été pour le comique ce que Corneille a été pour le tragique ; mais Corneille a vu, avant de mourir, un jeune rival lui dispute
est de Richelieu qu’il s’agit et non, comme on le pourrait croire, de Corneille , — ce Florimont dit que depuis Molière : Ces ver
e, par la nation tout entière. « Je cherche dans Paris les statues de Corneille et de Molière, s’écriait Saint-Foix54. Où sont-el
con, à La Fontaine, le plus admirable des conteurs et des peintres, à Corneille , qui retrouve l’accent français jusque dans le Fo
une liste de la distribution des rôles de la tragédie d’Andromède (de Corneille ), liste écrite de la main même de Molière et qui
ns la rue des Charrettes ou au bas de la rue du Vieux-Palais ; or les frères Corneille habitaient rue de la Pie, c’est-à-dire à quatre m
36 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [11, p. 42] »
en vue Thomas Corneille, qui, après avoir porté long-temps le nom de Corneille le jeune, se fit appeler dans la suite Corneille
37 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [54, p. 88] »
our l’esprit et le naturel ; ce grand homme l’emporte de beaucoup sur Corneille , sur Racine et sur moi ; car, ajoutait-il en rian
38 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XLII. De l’art d’épuiser un Sujet, un Caractere. » pp. 493-503
n, d’un vice, d’un ridicule, &c. La chose n’est pas sans exemple. Corneille , à l’imitation des Espagnols, qu’on accuse de n’a
s, qu’on accuse de n’avoir jamais mis des caracteres sur le théâtre ; Corneille , dis-je, après nous avoir présenté le portrait d’
39 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Deuxième partie. — L’école critique » pp. 187-250
rétentions à l’universalité. Hegel aura Eschyle et Sophocle ; j’aurai Corneille et Racine286. Mais nous ne les mettrons plus aux
théoriciens français, et elle n’a commencé à saluer en lui l’égal de Corneille et de Racine, que du jour où son intelligence s’e
he aux pédants. Mais rien n’égale la naïveté de la foi de notre grand Corneille . Il repousse avec indignation le système de défen
tilité pleine de candeur, qui était bien dans la nature de son génie, Corneille avait besoin de trouver dans les anciens des exem
scène vii. 279. La Critique de l’École des femmes, scène vii. 280. Corneille appelle la Poétique un divin traité (Préface du C
u et du bien. — Dixième leçon. 286. Non, Dorante ; pas même Racine ; Corneille seul. 287. Voyez le Chœur des Français dans la I
40 (1882) L’Arnolphe de Molière pp. 1-98
es. Descartes est à l’index ; voilà quatre mois que Pascal est mort ; Corneille subsiste, mais non plus entier, et ce n’est pas C
s suffire… aux abbés ; et l’un deux, le d’Aubignac, si fort ennemi de Corneille , vient d’en fonder une autre, l’académie des Allé
endredis et dimanches ; parfois le jeudi, si la pièce est la Gamma de Corneille le jeune, ou Persée et Démétrius. L’hiver est la
rait du Peintre, dont ils firent grand bruit, laissant à entendre que Corneille même, le vrai Corneille, y avait travaillé ; ce q
s firent grand bruit, laissant à entendre que Corneille même, le vrai Corneille , y avait travaillé ; ce qui est faux d’ailleurs,
, y avait travaillé ; ce qui est faux d’ailleurs, bien qu’à ce moment Corneille ressentît en effet quelque chagrin de voir sa mus
en fait de tableaux, que deux portraits, l’un de Molière, l’autre de Corneille . — Mais, cher maître Samson, me hasardai-je à lui
41 (1914) En lisant Molière : l’homme et son temps, l’écrivain et son œuvre pp. 1-315
ous le nom du comédien Destin. Il jouait les auteurs du temps surtout Corneille , en vogue immense à cette époque, et il était déj
compte fait, comme homme, il est extrêmement sympathique, moins qu’un Corneille , sans doute, moins qu’un Lamartine, moins que les
de la langue du xviiie siècle. À ce compte — et c’est ce qu’il dit — Corneille , La Fontaine et Molière en fourmillent. Je reconn
lière, qui jouait quelquefois des rôles tragiques, dans les pièces de Corneille par exemple, voulut faire l’épreuve du talent d’a
imer ; Et plus il est jaloux, plus nous devons l’aimer. C’est ce que Corneille avait déjà indiqué dans un joli vers : Et plus l
Navarre qu’il ne l’avait pas lu, non plus que les dernières pièces de Corneille . Il faut le lire ; il mérite d’être lu, qu’on en
ière », et il ne faut rien exagérer, ni oublier Cyrano de Bergerac et Corneille , est une excellente comédie, tant comme pièce de
t l’exemple. Psyché Ce qu’il y a de meilleur dans Psyché est de Corneille . Molière n’a écrit que le premier acte, la premiè
et la première du troisième. Le reste du texte proprement dit est de Corneille . Les couplets à chanter sont de Quinault. Dans ce
laissent bien loin derrière elles la sécheresse d’Apulée. La pièce de Corneille , Molière et Quinault n’a pas pu échapper à un inc
’y a pas à regretter que Molière n’ait pas achevé cet ouvrage puisque Corneille y a mis des vers miraculeux ; mais on peut être c
iques. Il y a apparence par exemple que dans ses plus grands ouvrages Corneille a, lui aussi, subordonné les situations aux carac
rsonnelle rencontrant l’intelligence impersonnelle. Cela est arrivé à Corneille avec Polyeucte, avec Théodore ; cela est arrivé à
ce et c’est toute la morale de Molière. Il est tout juste l’opposé de Corneille et de Nietzsche (presque toujours inspiré de Corn
te l’opposé de Corneille et de Nietzsche (presque toujours inspiré de Corneille ). Nietzsche dit : « Il faut vivre dangereusement 
piré de Corneille). Nietzsche dit : « Il faut vivre dangereusement ». Corneille dit par toutes ses pièces ou par la plupart ou pa
s bien entendus. Guenille si l’on veut, ma guenille m’est chère. » Et Corneille et Nietzsche frémiraient de cette moralité de gue
on dont il envisageait son art. Comme nous avons tracé la poétique de Corneille , traçons la poétique de Molière. Molière a été le
e les croit capables que de jouer de pareilles bagatelles. La famille Corneille a flairé l’ennemi et sans tarder veut le décrédit
éâtre (1664) : « Il y a au Parnasse mille places vides entre le divin Corneille et le comique Élomire, et on ne peut les comparer
âcheux, l’Impromptu de Versailles, le Misanthrope). Songez qu’il joue Corneille , Corneille, un peu affaibli, et que par ce lait l
mpromptu de Versailles, le Misanthrope). Songez qu’il joue Corneille, Corneille , un peu affaibli, et que par ce lait le public pr
éal de la génération précédente ? Nous l’avons vu en nous occupant de Corneille  ; d’abord : de grands sujets. Molière, n’a pas di
te qu’ingénieuse. Quand il parlait de l’art d’apprivoiser les règles, Corneille était ingénieux aussi, mais avait une vue moins p
nature. Elle a quelque chose d’Hypatie et quelque chose des femmes de Corneille . Elle ne veut goûter que les pures délices de l’i
nière et se sentent du théâtre comique et même du théâtre tragique de Corneille  ; mais le plus souvent les amoureux de Molière ti
s aux autres, symétriquement, comme les répliques vers contre vers de Corneille ou des anciens : « Comment, pendard, c’est toi q
Les comédiens 5. Il ne faut pas croire qu’il y ait là une attaque à Corneille . Ces critiques s’appliquent à tous les tragiques
ine plus tard qui attaquera directement et avec une extrême brutalité Corneille lui-même. 6. Molière lui-même fait le rapprochem
42 (1863) Histoire de la vie et des ouvrages de Molière pp. -252
une prochaine édition de notre Histoire de la vie et des ouvrages de Corneille , M. Édouard Fournier, que sa verve spirituelle en
par Boileau avec sévérité. Souper d’Auteuil. Sa liaison avec les deux Corneille  ; anecdote sur Tite et Bérénice ; mot de Molière
ote sur Tite et Bérénice ; mot de Molière sur les inégalités du grand Corneille . Ses rapports avec Ninon de Lenclos et madame de
Psyché, composée pour les fêtes du carnaval. Association de Molière, Corneille et Quinault. Réfutation d’assertions relatives à
e Molière, Corneille et Quinault. Réfutation d’assertions relatives à Corneille . Répétition de cette comédie - ballet à la salle
Monchrétien, les Balthazar Baro, les Scudéry, les Desmarets, auxquels Corneille n’avait pas encore entièrement enlevé la faveur p
esser dans la salle des gardes du vieux Louvre. Nicomède, tragédie de M. Corneille l’aîné, fut la pièce choisie pour cet éclatant dé
spectateur qui n’eût vu beaucoup mieux rendre, à son goût, l’œuvre de Corneille . Le compliment de Molière dut plaire, nous en som
ée 1658, pendant le séjour que la troupe avait fait à Rouen, les deux Corneille en raffolèrent ; La Fontaine est donné également
lus éclatant, dont elle eut brillé jusque-là, le succès du Menteur de Corneille , la Thalie française n’avait attiré le public à s
aversion. » Voilà les extravagances, voilà les folies en action que Corneille , que Bossuet et les personnages justement célèbre
x mois à la même table que l’auteur de Cinna sans s’apercevoir que le Corneille son convive fût le Corneille dont il admirait les
auteur de Cinna sans s’apercevoir que le Corneille son convive fût le Corneille dont il admirait les ouvrages. Molière, dans sa C
rmis cet emprunt que pour ne pas avoir l’air de lutter avec celui que Corneille appelait son maître, et de refaire ce qui était a
même qu’on n’aurait pas pour preuve de l’union de Molière et du grand Corneille l’opéra de Psyché, fruit de l’heureuse associatio
qu’il ne les entendait pas non plus, “Mais attendez, dit-il à Baron, M. Corneille doit venir souper avec nous aujourd’hui, et vous
nous aujourd’hui, et vous lui direz qu’il vous les explique.” Dès que Corneille arriva, le jeune Baron alla lui sauter au cou com
l l’aimait, et ensuite il le pria de lui expliquer ces vers, disant à Corneille qu’il ne les entendait pas. Corneille, après les
ui expliquer ces vers, disant à Corneille qu’il ne les entendait pas. Corneille , après les avoir examinés quelque temps, dit : “J
i ne les entendra pas les admirera.” » Si l’on ne voit pas le nom de Corneille figurer parmi ceux des habitués de la rue du Vieu
ut prendre qu’au protocole du temps, auquel il se conformait en cela. Corneille , qui n’était nullement courtisan, a sacrifié au m
mais sans aveuglement. Le protecteur et l’ami de Boileau et du grand Corneille , le magistrat qui montra une courageuse bienveill
n à son ouvrage, il prit le parti de s’adjoindre deux collaborateurs, Corneille et Quinault, qui travaillèrent sur le plan qu’il
e, le premier acte et les premières scènes du second et du troisième. Corneille , dont la modeste complaisance en cette occasion d
ait que c’est moi qui ai donné l’âme aux vers de l’Andromède de M. de Corneille  ; que j’étais en réputation de faire de beaux air
x-arts, N’accorda qu’à regret, vaincu par la prière, Du pain au grand Corneille , une tombe à Molière.                            
our remplacer Du Parc. 27. La pistole valait alors onze livres. 28. Corneille , éloigné de la scène depuis l’échec de Pertharite
liothèque impériale, un commentateur de Molière et un biographe de P.  Corneille ayant reproduit un passage d’une de ces lettres,
’il y aurait injustice à lui disputer son œuvre. 58. Un biographe de Corneille a imprimé tout récemment que Molière, auquel il a
ante et inventive ingéniosité de M. Éd. Fournier (Notes sur la Vie de Corneille , p. xxxvij), lui fait, à l’occasion de la représe
ui fait, à l’occasion de la représentation de Psyché, placer le vieux Corneille , malgré ses soixante-cinq ans, entre deux passion
un double et tout nouveau roman. Cette prétendue dame des pensées de Corneille , actrice peu célèbre du Marais, ne fit jamais par
ses anciens partisans : « Nous tâchons d’amuser notre cher cardinal. Corneille lui a lu une comédie qui sera jouée dans quelque
43 (1819) Deux pièces inédites de J.-B. P. Molière [La Jalousie du Barbouillé, Le Médecin volant] pp. 1-4
sur la même scène où l’on représentait les premiers chefs-d’œuvre de Corneille , des acteurs enfarinés faisaient rire les spectat
44 (1819) Notices des œuvres de Molière (III) : L’École des femmes ; La Critique de l’École des femmes ; L’Impromptu de Versailles ; Le Mariage forcé pp. 164-421
ait violées. Faudrait-il croire, sur la foi de l’abbé d’Aubignac, que Corneille , accoutumé depuis nombre d’années à occuper uniqu
la vérité. L’auteur de Zénobie, calomniateur de l’auteur de Cinna, ou Corneille bassement envieux de Molière, c’est entre ces deu
alouse des beaux esprits qui osaient se croire, ceux-ci les rivaux de Corneille , ceux-là les émules de Molière. Tous les censeurs
chesnois. Mademoiselle Beauchâteau joua d’original dans les pièces de Corneille . Scudéry (Observations sur le Cid) nous apprend q
ngénieuse que Molière n’a point créée, puisque L’Illusion comique, de Corneille , existait, mais qu’il a exécutée plus heureusemen
45 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Troisième partie. — L’école historique » pp. 253-354
e admirable, et je prie qu’on me dise ce qu’on en prétend conclure ?) Corneille est sublime, mais inégal. Racine est plus fin, pl
et des beautés qui composent cette cour ; il leur propose de quitter Corneille et Racine pour un saltimbanque qui a des saillies
sse volontier s357. » Parmi les poètes français, il admire froidement Corneille , Molière, Racine même, sans les goûter. Fénelon,
fauts et beautés, c’est la même faculté qui produit tout390. On dit : Corneille est sublime ; et l’on ajoute tristement : mais il
e en soi, mais ni plus ni moins estimable que l’inégalité sublime des Corneille , des Shakespeare et des Michel Ange. Le critique
telles beautés devaient naturellement suivre.392 Il étudie Sophocle, Corneille , Racine, décrit toutes les facultés poétiques et
aucune. Il place Sophocle en Grèce, à côté de Phidias et de Platon ; Corneille sous Richelieu et Mazarin, à côté des héros et de
issent des ouvrages d’écoliers, en comparaison des sublimes scènes de Corneille et des parfaites tragédies de Racine. » Lettre à
46 (1856) Molière à la Comédie-Française (Revue des deux mondes) pp. 899-914
r, que les acteurs qui ont joué pour la première fois les ouvrages de Corneille , de Racine et de Molière, qui ont reçu leurs cons
eulement en effet ils ne réussiront jamais à prouver que le secret de Corneille , de Racine, et de Molière est venu jusqu’à eux, t
que les comédiens s’habituent à croire que les œuvres de Molière, de Corneille et de Racine sont achevées depuis longtemps et de
47 (1881) La philosophie de Molière (Revue des deux mondes) pp. 323-362
ux volumes. Plusieurs ouvrages sont complètement terminés : Malherbe, Corneille , Racine, Mme de Sévigné, La Bruyère ; d’autres so
is l’imagination cependant aime à se représenter ce qui eût été si un Corneille ou un Molière, dégagés de toute obligation classi
a sèche indifférence devant des paroles hautes et superbes, dignes de Corneille  ; et encore l’hypocrisie qui vient s’ajouter par
re tous, mais nul ne peut la retourner contre lui. Mettez un héros de Corneille en face d’une jolie femme, d’une reine de salon,
x. Or c’est là précisément le sujet du Misanthrope. C’est un héros de Corneille au sein d’une société frivole, un héros rongeant
plus par la science et par l’art que par l’imagination et la poésie. Corneille , Pascal et Bossuet sont seuls en dehors de ce typ
48 (1765) Molière dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (compilation) pp. 2668-16723
té dans le choix des caracteres, une force d’imagination que le grand Corneille admiroit lui-même. C’est de Lopès de Vega qu’il a
propose nous touchent plus sensiblement : c’est du moins l’opinion de Corneille . Mais comme ce genre ne peut être ni soûtenu par
e les pieces de Jodelle, de Garnier, & de leurs semblables, quand Corneille vint à donner sa Mélite, qui fut suivie du Menteu
des premiers génies & des hommes les plus célebres de la nation, Corneille , Racine, Moliere, Renard, M. de Voltaire, &c.
n 1620, mort en 1673, a tiré pour nous la comédie du chaos, ainsi que Corneille en a tiré la tragédie. Il fut acteur distingué, &
49 (1892) Vie de J.-B. P. Molière : Histoire de son théâtre et de sa troupe pp. 2-405
2, La Mort de Pompée et Le Menteur ; l’année 1644, Rodogune. Le grand Corneille , âgé de trente-huit ans, était dans toute sa gloi
à cet amour que nous devons Molière. Fontenelle dit la même chose de Corneille  : « Un jeune homme mène un de ses amis chez une j
tte aventure le rend poète, il en fait une comédie, et voilà le grand Corneille . » Il est puéril de supposer que la destinée des
es renseignements sur leur séjour dans cette ville, où la présence de Corneille , alors dans toute sa gloire, devait les attirer.
n des érudits trop prompts aux conjectures. M. Ed. Fournier, dans son  Corneille à la butte Saint-Roch, fait jouer le rôle de Dora
er entièrement. » M. François de Neufchâteau, dans L’Esprit du grand Corneille , a arrangé et développé la réflexion de Voltaire 
ord. Et il est probable que s’il a joué à Rouen dans quelque pièce de Corneille , il a fait non pas Dorante, mais Pompée, César, A
ation et d’étude, mais quand il composa Le Misanthrope, la comédie de Corneille ne pouvait plus avoir sur lui cet effet d’une rév
ure venait volontiers en aide, à cette époque, au goût de la comédie. Corneille n’avait-il pas raconté avec quelque complaisance
je récite, Molière récitait habituellement les vers des Rotrou, des Corneille  : Et souvent leur style m’excite À donner à ma m
n un brillant succès, succès de beauté autant que de talent. Les deux Corneille  s’éprirent d’elle. Le grand Corneille, qui déjà a
autant que de talent. Les deux Corneille s’éprirent d’elle. Le grand Corneille , qui déjà avait passé la cinquantaine, la combla
la céleste vigueur Peut enflammer ses vers sans échauffer son cœur ! Corneille avait, du reste, jeune encore, en 1632, raillé ce
ouses d’Andromède. On le voit, l’annotation manuscrite de la pièce de Corneille soulève des questions embarrassantes. En tout cas
s périr je rencontrai le port : Je veux dire qu’au lieu des pièces de Corneille , Je jouai L’Étourdi. L’insuccès d’un côté, les
ait pas amoindrie : elle tenait encore toute la littérature. Le grand Corneille ne lui avait point échappé ; le duc de La Rochefo
is les pièces du Ryer, Qui fut si digne du laurier, Jamais l’Œdipe de Corneille , Que l’on tient être une merveille, La Cassandre
r déprécier ses ouvrages, leur opposaient sans cesse les tragédies de Corneille . L’auteur de la Lettre sur les affaires du théâtr
, la comédie romanesque que les Rotrou, les Benserade, les Scudéry et Corneille lui-même avaient empruntée à l’Espagne : « J’ente
t qui charment. Je mets en ce rang les chefs-d’œuvre du grand Ariste ( Corneille ), dont je ne prends que Le Menteur pour l’opposer
a secrète amertume. Il était ordinairement silencieux, comme le grand Corneille  ; il fait allusion à cette manière d’être habitue
rement. » C’est sur le théâtre de Molière que trouva asile le grand Corneille à son déclin. Corneille et Molière s’étaient vus,
théâtre de Molière que trouva asile le grand Corneille à son déclin. Corneille et Molière s’étaient vus, pendant un moment, en a
succès qu’on se proposait. Les meilleurs rapports s’établirent entre Corneille et Molière. La troupe du Palais-Royal joua Attila
se donnait à l’hôtel de Bourgogne. Molière payait ces pièces au vieux Corneille deux mille livres, ce qui était alors un prix éle
verrons bientôt devenir collaborateurs : c’est Molière qui fournira à Corneille l’occasion d’écrire ses derniers beaux vers, les
ient chaque soir le produit de la recette, lorsqu’il y avait surplus. Corneille , au dénouement de L’Illusion comique, nous montre
e. Une actrice du théâtre du Marais, Mlle Beaupré, disait naguère : «  Monsieur Corneille nous a fait un grand tort ; nous avions ci-devant
tait accoutumé et nous gagnions beaucoup ; présentement les pièces de M. Corneille nous coûtent bien de l’argent, et nous gagnons pe
té quelquefois transformé en surnom par les poètes, notamment par les Corneille , à Rouen, en 1658. Pierre Corneille a fait de Mar
, à Rouen, en 1658, elle eut de vifs admirateurs dans l’un et l’autre Corneille . Lorsque Mlle Duparc quitta Rouen, P. Corneille l
dans l’un et l’autre Corneille. Lorsque Mlle Duparc quitta Rouen, P. Corneille lui adressa une élégie sur son départ : Allez, c
a Duparc, autrement la Marquise. » Plus tard, le jeune rival du grand Corneille , Racine, s’éprit de Mlle Duparc, qu il avait vue
40. Publié à Francfort, en 1688, chez Fraus Rottemberg. 41. Les deux Corneille , Racine et La Fontaine en furent amoureux. 42. A
I, p. 385. 45. Dans son opuscule : La troupe de Molière et les deux Corneille à Rouen, en 1658. Paris, A. Glaudin, 1880. M. P.
50 (1823) Notices des œuvres de Molière (VII) : L’Avare ; George Dandin ; Monsieur de Pourceaugnac ; Les Amants magnifiques pp. 171-571
a mémoire plutôt que son génie, et il alla prendre dans le théâtre de Corneille , ce qu’il n’avait pas le loisir de chercher dans
urs modernes, formées de l’orgueil féodal et de la fierté castillane. Corneille et Molière ont diversement, mais également observ
dait à la fois l’un et l’autre. Molière ne s’était pas borné à imiter Corneille  ; il s’était aussi imité lui-même. Les Amants mag
res, cite, pour justifier soit amour, de fameux vers d’une comédie de Corneille sur le pouvoir de la sympathie, n’ait pas allégué
51 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XI. » pp. 218-250
cependant une petite scene de Moliere, & je suis bien surpris que Corneille ne s’en soit pas emparé. Ne seroit-elle pas aussi
omme toutes les autres, auroit pu figurer avec grace dans la piece de Corneille . Je la trouve d’autant plus sublime, qu’elle pein
i pouvoit faire le Tartufe. Il est encore très singulier que Moliere, Corneille , la plus grande partie des Auteurs qui ont traité
52 (1840) Le foyer du Théâtre-Français : Molière, Dancourt, I pp. 3-112
s faiblesses de l’homme, Salut, Racine, et toi, qui fis revivre Rome, Corneille au majestueux front ! Je marche devant eux, l’â
 : Il plait à tout le monde et ne saurait se plaire. Comme le grand Corneille , qui n’arriva au Cid qu’après sept ou huit pièces
fiés sur la scène : il prétendit s’élever à la comédie héroïque comme Corneille l’avait fait dans Don Sanche d’Aragon. Molière av
le seizième siècle au dix-huitième, Montaigne à Voltaire, tandis que Corneille terminait sa carrière par la traduction en vers d
71, et que Molière composa en collaboration avec Quinault et le grand Corneille . On sait que la déclaration que l’amour fait à Ps
quoi qui m’effarouche, Craint parmi vos soupirs, ces soupirs égarés. Corneille avait soixante-cinq ans lorsqu’il écrivit ces ten
arité de la cour étaient pauvres et fort mal vêtus 5 le génie même de Corneille ne sauva pas de la misère l’auteur de tant de che
Ne sait-on pas qu’un chaussetier, assis devant sa boutique et voyant Corneille passer, lui dit un jour sans le connaître : Mon b
t des chaussetiers. Nous ne leur contestons pas celte supériorité sur Corneille . M. de la Protase vient voir MmeThibault, que Dan
53 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXII. Des Pieces à caractere. » pp. 253-258
ene. Soyons aussi modestes que l’Auteur du Menteur François, le grand Corneille  ; il en convient de bonne foi.
54 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XIX & dernier. Des causes de la décadence du Théâtre, & des moyens de le faire refleurir. » pp. 480-499
ais nobles, les vrais riches, sont ceux qui ont hérité de Moliere, de Corneille , & qui les approchent de plus près : gémissez
ttre le seul moyen qui peut nous rapprocher de ce temps fameux où les Corneille , les Moliere, les Racine, s’immortalisoient chacu
55 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE V. L’Éducation des Femmes. » pp. 83-102
la femme, je ne sais quel faux goût, qui fut cause que ni le sublime Corneille ni même le tendre Racine ne firent tout à fait ce
ne cour où se pressaient Richelieu, Vaugelas, Racan, Balzac, Voiture, Corneille , Patru, Saint-Evremond, Montausier, où vieillissa
56 (1886) Molière, l’homme et le comédien (Revue des deux mondes) pp. 796-834
Ecole des femmes, il avait légèrement traité la tragédie, et le grand Corneille , dit-on, avait reconnu la sienne propre dans cell
squ’au souvenir de la blessure. Lui-même, en effet, jouait assidûment Corneille , il le prit pour collaborateur dans Psyché, il re
Paris, après douze ans de campagne, il étudie le répertoire des deux Corneille et, comme pièce de début au Petit-Bourbon, il don
ire tout autre chose que simples ; jouer simplement un tragique comme Corneille ou Rotrou, c’est le trahir. On peut donc croire q
expliquer sa poétique ou batailler contre ses ennemis, à la façon de Corneille ou de Racine. Ce fut seulement vers la fin de sa
57 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXIV » pp. 251-258
voit bien que vous n’avez pas coutume de parler à des visages. » P.  Corneille , dans sa querelle contre Scudéry au sujet du Cid,
58 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE IX. Du point où doit commencer l’action d’une fable comique. » pp. 172-177
exige de l’honnêteté & de la rapidité. Voyez le Menteur du grand Corneille 24. Dorante nous apprend qu’il arrive de Poitiers
59 (1843) Épître à Molière, qui a obtenu, au jugement de l’Académie française, une médaille d’or, dans le concours de la poésie de 1843 pp. 4-15
s créateur, Tu parus sur la scène où ton astre domine, Entre le vieux Corneille et le jeune Racine. Glorieux ornement du siècle d
60 (1856) Les reprises au Théâtre-Français : l’Amphitryon, de Molière (Revue des deux mondes) pp. 456-
s d’une fois parlé une langue aussi belle, aussi précise que celle de Corneille , et ce mérite reconnu de tous, lui assigne un ran
61 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE X. De la Diction. » pp. 178-203
pas siffler des impertinences aussi maussadement pompeuses. Le grand Corneille est tombé dans le défaut de Desmarets ; mais, for
Rois. Ces vers sont beaux pour la plupart : on y reconnoît le grand Corneille  ; mais ils sont aussi mal placés dans une comédie
62 (1885) Études sur la vie et les œuvres de Molière pp. -461
et surtout pour Paris, dont il est un des plus glorieux enfants. Avec Corneille , avec Racine, avec La Fontaine,, qui nous venaien
t le temps qui s’écoula depuis la Psyché, faite en collaboration avec Corneille , jusqu’au Malade imaginaire,il semble pourtant av
s inoffensif que la prose, et je le conçois : 1 un était du cadet des Corneille , l’autre de Molière. La censure eut un certain go
pas davantage réalisé, c’est celui qu’il avait de suivre l’exemple de Corneille , en donnant une dissertation sur chacune de ses p
plus direct, par lequel Molière, en le contrefaisant, dans l’Œdipe de Corneille , se prend vertement à sa façon de déclamer, tombe
gage et, avec eux, bon nombre des autres pièces de Rotrou, qui, avant Corneille , eut ses beaux jours dans la tragédie, et, avant
s sesquipedalia verba dont parle Horace. Molière se souvint alors que Corneille , par une exception qui n’avait pas été heureuse,
d’esprit, dans une forme prosodique, où la muse déjà vieillissante de Corneille n’avait guère bégayé. Le secret de la vraie forme
in de là. C’est la France seule qui, avec des génies comme Molière et Corneille , eut le don de rendre plus parfait ce dont elle s
a voulu reprendre avec tant de splendeur et tant de succès. Molière, Corneille , Quinault, La Fontaine, ont chacun une part plus
r, comme le parfum sort de la fleur, l’œuvre exquise de Molière et de Corneille  ? Par quels encouragements fut-il engagé à violen
lombier, que se tenaient les séances de cette petite académie, où, si Corneille eût été présent, se fût trouvée réunie en faiscea
t, cependant ; il lui fallait sa Psyché. Molière songea tout à coup à Corneille . C’était hardi, imprudent peut-être, car le poète
ir de lui. Molière, pourtant, n’hésita pas à faire la proposition, et Corneille n’hésita pas davantage à l’accepter. Il se charge
es de besogne, et plus accoutumé aux caprices d’inspiration de Lully. Corneille savait qu’il fallait se hâter, et il avait, en ef
i tient du prodige, quand on en vient à l’appréciation de son mérite. Corneille n’a jamais rien écrit de plus parfait. Aux endroi
du second et la première du troisième, dont les vers soient de lui. «  M. Corneille , ajoute ensuite nonchalamment notre libraire, M.
de lui. « M. Corneille, ajoute ensuite nonchalamment notre libraire, M. Corneille a employé une quinzaine, au reste. » L’avez-vous
int de redites de mots, point de répétitions d’idées. Une seule fois, Corneille trouve une pensée, qu’il a déjà exprimée dans sa
e rien n’avait amorti’ fut peut-être la dernière joie du pauvre vieux Corneille . Le bruit que fit ce brillant réveil vint l’égaye
pente, et vite, il lit avancer sa réserve : une tragédie nouvelle de Corneille , Tite et Bérénice. Cinq jours après le Bourgeoi
semaine même, le vendredi, il la fit jouer. Depuis plus de trois ans, Corneille vieilli, découragé, n’avait rien fait. L’échec de
ation s’en mêlât : les deux plus beaux génies tragiques de son règne, M. Corneille et M. Racine, devraient, chacun de son côté, et p
fait de sa jalousie, eut soin d’entretenir et d’attiser, furent pour Corneille comme l’aiguillon qui réveillerait un vieux lion
plusieurs mois après la sienne. Molière, qui, lorsqu’il traitait avec Corneille , le payait argent comptant, au lieu de lui faire,
la dût le mettre en garde, il n’avait pas marchandé : il avait payé à Corneille la même somme, 2,000 livres, versée le jour même
, sous cette date du 28 novembre 1670 : « Bérénice, pièce nouvelle de M. Corneille l’aîné, dont on lui a payé 2,000 livres. » Pour l
izon avec un très beau succès pour l’Hôtel de Bourgogne, que celle de Corneille se mit graduellement à pâlir, jusqu’à ce qu’elle
x-sept ans de succès dans les deux répertoires (celui de Racine et de Corneille , celui d’Hugo, ceux de Dumas et de Scribe), savez
63 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVIII. De la Décence & de l’Indécence. » pp. 314-341
sorte. Et Moliere auroit pu se passer de faire cette comparaison. Si Corneille avoit le ridicule de vouloir quitter le nom de se
uan. Parbleu, le voilà bon en Empereur Romain46 ! Le trait lancé par Corneille est bien moins fort que celui de Moliere : mais c
64 (1852) Molière — La Fontaine (Histoire de la littérature française, livre V, chap. I) pp. 333-352
nt on peut faire les nobles, et le marquis Dorante, pour parler comme Corneille , « est d’une tige illustre, une branche pourrie »
la Grèce nous opposent des poètes qui soutiennent la comparaison avec Corneille , Racine et Boileau, mais elles n’ont rien à place
65 (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre premier. Ce que devient l’esprit mal dépensé » pp. 1-92
, encore moins vu, aucune comédie, ni de Molière, ni de Racine, ni de Corneille  ; seulement, quand il était jeune, il s’était fai
ot-là, mon Père. Les poésies les plus religieuses, les tragédies d’un Corneille et d’un Racine ne sont pas dangereuses ! Demandez
n’a jamais rien lu, doit être horriblement embarrassé), « que veut un Corneille dans son Cid, sinon qu’on aime une Chimène, qu’on
e croyante et sérieuse qui avait à peine entendu parler du Menteur de Corneille . À peine échappé à l’enseignement des jésuites,
he, et Conti, le prince du sang royal, quitte la ville de Hardi et de Corneille , et s’en va, à travers champs, de ville en ville,
oiselle Duparc, cette belle personne qui fut aimée à la fois des deux Corneille , de Racine, de La Fontaine, de Molière, et qui ne
orchestre ? Est-ce que vraiment tu es venu là pour écouter Racine ou Corneille , avec ce recueillement intime que le chef-d’œuvre
me que le chef-d’œuvre fait éprouver aux âmes bien nées ? Que te font Corneille et Racine ? Qui t’a dit leurs noms ? Dans quelles
héroïsme vous fatigue et vous ennuie, l’esprit vous amuse encore ; si Corneille et Racine sont loin de vous, vous n’avez jamais é
66 (1885) La femme de Molière : Armande Béjart (Revue des deux mondes) pp. 873-908
y avait mis le comique tempéré de ses travestissemens mythologiques, Corneille sa galanterie héroïque, Quinault la molle harmoni
able pour Armande, et où son souvenir se trouve mêlé à celui du vieux Corneille . Modèle des époux et père de six enfants, l’auteu
al, le vieux sénateur Martian, c’est-à-dire, nous apprend Fontenelle, Corneille lui-même. Le sentiment que l’Amour murmurait avec
meuse Comédienne, on est quelque peu dédommagé en retrouvant, grâce à Corneille , quelque chose d’elle dans l’idylle héroïque de P
67 (1692) Œuvres diverses [extraits] pp. 14-260
Scène Tragique Suis les pas de Sophocle, et seul de tant d’Esprits De Corneille vieilli sais consoler Paris, Cesse de t’étonner,
68 (1873) Le théâtre-femme : causerie à propos de L’École des femmes (Théâtre de la Gaîté, 26 janvier 1873) pp. 1-38
, — cette gaîté robuste et en quelque sorte fatale qui force le grand Corneille à écrire le Menteur, une fois en sa vie, et Racin
res. Il nous faut la dictée d’autrui. Nos grands tragiques eux-mêmes, Corneille en tête, parlaient déjà des langues étrangères ou
69 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXVII et dernier » pp. 442-475
entre la caducité et la décrépitude. Dans cette même année, le grand Corneille donna son dernier ouvrage, la tragédie de Suréna.
, la comédie se tairont ou baisseront le ton devant elle. Pendant que Corneille traduit l’Imitation, Benserade traduit des hymnes
70 (1747) Notices des pièces de Molière (1670-1673) [Histoire du théâtre français, tome XI] pp. -284
oir annoncé la première représentation de la tragédie de Bérénice, de M. Corneille l’aîné1, ajoute :       Sur le théâtre de Molièr
Tragi-comédie-ballet, en vers libres, précédée d’un prologue, de MM.  Corneille , l’aîné, Molière, et Quinault a, représentée sur
L’auteur de Cinna fit à l’âge de 67 ans (il fallait dire 65 ans, car Corneille était né en 1606) cette déclaration de l’Amour à
71 (1739) Vie de Molière
et la ville. Molière avait alors trente-quatre ans ; c’est l’âge où Corneille fit le Cid. Il est bien difficile de réussir avan
plus grands auteurs du siècle de Louis XIV, Molière, La Fontaine, et Corneille , ne doivent être lus qu’avec précaution par rappo
très peu connu qu’il y faut observer, sans quoi cette poésie rebute. Corneille ne connut pas ce rythme dans son Agésilas. L’A
72 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXVIII » pp. 305-318
oiture ; il nous assure que madame de Sévigné, bien qu’admiratrice de Corneille , ne trouvait rien de plus charmant que le badinag
73 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Conclusion » pp. 355-370
t quel bien précieux qu’une idée juste et claire ! Nous savons que si Corneille est inégal, c’est qu’il est souvent sublime ; nou
74 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE V. Des Vers & de la Prose dans les Comédies. » pp. 103-117
cette poésie rebute. M. de Voltaire, qui est de cet avis, ajoute que Corneille ne connut pas ce rithme dans son Agesilas. Les An
75 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VIII. Du Genre gracieux. » pp. 91-102
vocat au Parlement de Rouen, & de Marthe Corneille, sœur du grand Corneille . Il mourut à Paris le 9 Janvier 1757, à cent ans
76 (1836) Une étude sur Molière. Alceste et Célimène (La Revue de Bordeaux et Gironde unies) pp. 65-76
s futurs; il la veut immédiate. Alceste n’est pas comme les héros de Corneille , un composé d’une ou deux qualités éminentes, il
77 (1811) Discours de réception à l’Académie française (7 novembre 1811)
du triomphe de la barbarie, et que je rappelle, devant les statues de Corneille et de Racine, l’époque déplorable où leurs chefs-
78 (1886) Molière : nouvelles controverses sur sa vie et sa famille pp. -131
littéraire, ses goûts, son tempérament. Il donnera le premier rang à Corneille s’il met au-dessus de tous les autres mérites la
it pour lui l’idéal de l’art. Il fit plus pour le seul Lulli que pour Corneille , Racine et Molière. Toujours tremblant de le perd
r Paul Lacroix, figure, sous le n° 1,147, un exemplaire d tragédie de Corneille , imprimée à Rouen en l’année 1651. Cet exemplaire
our rendre à Molière le même hommage qu’on a rendu, en 1884, au grand Corneille  ? Une exposition moliéresque aurait, je crois, un
Molière, ne ferait-elle pas pour lui ce que Rouen a fait naguère pour Corneille  ? En 1873, à propos du second centenaire de la mo
79 (1800) De la comédie dans le siècle de Louis XIV (Lycée, t. II, chap. VI) pp. 204-293
e et l’envie osèrent encore opposer aux premiers ouvrages de Molière. Corneille , entraîné par l’exemple, ne manqua pas de mettre
i, malgré ses défauts, sut plaire aux honnêtes gens, le Menteur de P. Corneille . Section première. De Molière. L’éloge d’u
ervi de Térence et d’Aristophane, comme Racine se servait d’Euripide; Corneille , de Guillin de Castro, de Calderon et de Lucain;
r à en faire une autre, et lui fit un présent. C’était mieux voir que Corneille , qui exhorta Racine à faire des comédies et à qui
80 (1910) Rousseau contre Molière
souvenant du célèbre passage de Pascal sur les dangers du théâtre de Corneille  : « II en est… qui disent que les comédies les pl
traordinaire et même, comme n’a pas hésité à le dire, et avec raison, Corneille , peignant l’invraisemblable, est forcée d’être hi
’antipatriotisme et la martyre de l’antipatriotisme. La grande âme de Corneille s’est déclarée par elle et s’est exprimée par ell
présentent à leurs élèves. Sur cela, un patriote va-t-il reprocher à Corneille d’être un sans-patrie, ou tout au moins d’avoir l
énergie et un nouveau coloris à cette passion dangereuse, et, depuis Corneille et Molière, on ne voit plus réussir au théâtre qu
par la langue dans laquelle il écrit. — Autant en pourrait-on dire de Corneille , Racine, Boileau et La Fontaine. — Non pas ; non
artient, ils appartiennent aussi à l’humanité. Mais encore est-il que Corneille a une manière de comprendre l’honneur qui est émi
s d’exciter les rires. Il fait exactement le contraire de ce que fait Corneille souvent et de ce que fait quelquefois Racine. Ceu
cune indication sur ses tendances philosophiques. Il est probable que Corneille a, lui aussi, dans ses plus grands ouvrages, subo
am, et, en la laissant voir, de choquer son public. Cela est arrivé à Corneille avec Polyeucte, avec d’autres pièces encore ; cel
et il est populaire de nos jours comme fondateur de la libre pensée. Corneille a écrit le Cid, Polyeucte, Cinna, Horace, Psyché,
81
son camarade, avait constaté ce séjour de la troupe dans la patrie de Corneille durant tout l’été de 1658. Quant au séjour de 164
s’y imprimèrent aux premières années du xviie  siècle. Les succès de Corneille n’avaient fait d’ailleurs que développeur ce goût
ttribuer la gloire d’avoir eu les débuts de Poquelin et de ses amis : Corneille avait alors trente-sept ans, il venait de faire j
(avant Molière). Qu’on se figure les relations qui durent s’établir ! Corneille l’aîné, et son jeune frère Thomas, qui avait dix-
ens purent-ils obtenir la faveur de jouer quelqu’une des pièces de P.  Corneille  ? Ce n’est guère probable ; mais les relations en
82 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE X. M. DIDEROT. » pp. 317-332
ais, & l’on n’avoit point imaginé parmi nous d’accuser Moliere ou Corneille de plagiat, pour avoir emprunté tacitement l’idée
83 (1765) [Anecdotes et remarques sur Molière] (Récréations littéraires) [graphies originales] pp. 1-26
u en vue Thomas Corneille qui, après avoir porté long-temps le nom de Corneille le jeune, se fit appeller dans la suite Corneille
84 (1858) Molière et l’idéal moderne (Revue française) pp. 230-
a pas non plus le sens de certains respects. Vous rappelez-vous, dans Corneille , avec quelle majesté le père du menteur reproche
85 (1732) Jean-Baptiste Pocquelin de Molière (Le Parnasse françois) [graphies originales] « CII. JEAN-BAPTISTE POCQUELIN. DE MOLIERE, Le Prince des Poëtes Comiques en France, & celebre Acteur, né à Paris l’an 1620. mort le 17. Fevrier de l’année 1673. » pp. 308-320
dmiroit le plus ; & qu’il trouvoit plus parfait en son genre, que Corneille & Racine dans le leur.a On pourroit partager
86 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE VII. » pp. 125-143
’y suis pas âne : Je sais par quelles loix un ouvrage est parfait, Et Corneille me vient lire tout ce qu’il fait. Là-dessus de la
87 (1900) Molière pp. -283
er sa part dans la comédie-ballet de Psyché, faite en communauté avec Corneille , déjà bien vieux. Vingt comédies en dix ans ! Vou
Don Japhet d’Arménie de Scarron, et était persuadé que Le Menteur de Corneille , — comédie charmante de cape et d’épée dont je ne
, et possédait le privilège exclusif de jouer les belles tragédies de Corneille  ? Ce fut un tort ; mais ce qui peut le faire comp
que et rocailleuse dont il lui arrive de dire les choses, ressemble à Corneille  ; il en a la rudesse, les formes oratoires, les t
le prétentieux. Vous trouverez, par exemple, dans Molière comme dans Corneille , des allocutions faites par un personnage à une q
tes depuis la grande comédie de caractère inaugurée par Le Menteur de Corneille , jusqu’aux bouffonneries du théâtre de la Foire !
indre, elle a bien pu recevoir l’empreinte du changement des idées de Corneille à Racine, de Racine à Voltaire et à M.-J. Chénier
88 (1725) Vie de l’auteur (Les Œuvres de Monsieur de Molière) [graphies originales] pp. 8-116
ont on voit le portrait au naturel immediatement après celui du grand Corneille avec un éloge de la façon de Perrault. On n’a pas
on de se justifier de tout ce qu’on avoit condamné dans ses Ouvrages. Mr. Corneille lui avoit frayé le chemin & donné l’exemple e
ier Acte, la premiere Scene du second & la premiere du troisieme. M. Corneille l’aîné fit tous les autres vers qui se recitent,
entiel sur la vie du fameux Moliere. Il a été pour le Comique, ce que Corneille a été pour le Tragique, mais Corneille a vu avant
a été pour le Comique, ce que Corneille a été pour le Tragique, mais Corneille a vu avant que de mourir un jeune Rival lui dispu
89 (1809) Cours de littérature dramatique, douzième leçon pp. 75-126
eu de poètes comiques contemporains de Molière à citer à côté de lui. Corneille , avant d’avoir composé ses tragédies, s’était fai
l’exagération opposée. Dans la Marianne de Mairet, poète antérieur à Corneille , un acteur s’est tué à force de crier en jouant l
90 (1877) Molière et Bourdaloue pp. 2-269
ridicules, ouvrit les yeux de la nation. » Le danger pressait moins. Corneille avait donné tous ses chefs-d’œuvre, Pascal avait
eau temps de la jeunesse, qui retentissent partout dans ses opéras. » Corneille n’était point janséniste non plus, et il avait fa
faisait pleurer Quinault et Racine et qui inquiétait la conscience de Corneille . Molière y répond comme aux autres, en passant ga
uel le bon sens du monde a chancelé. « Bien en prit, dit-il, au grand Corneille de ne s’être point borné dans son Polyeucte à fai
fin, ajoute-t-il, « l’on a joué de notre temps, des pièces saintes de M. Corneille , qui ont été l’admiration de toute la France. »
ns sa préface, a bien le front de vouloir s’autoriser de l’exemple de Corneille , parce que ce grand poète a mis aussi la dévotion
ns sa préface, a bien le front de vouloir s’autoriser de l’exemple de Corneille , parce que ce grand poète a mis aussi la dévotion
91 (1802) Études sur Molière pp. -355
orts pour effacer la gloire de Hardy ; les quatre premières pièces de Corneille éclipsaient cette foule de rivaux et multipliaien
s ! Mais nous examinerons s’il est vrai que Molière ait pris au grand Corneille l’intrigue de son Don Sanche. Extrait de Don Sa
e reprocherons pas à l’auteur de s’être avoisiné, par distraction, de Corneille  ; nous sommes fâchés, au contraire, qu’en poussan
tribution le ciel, la terre et les enfers. Le père de notre tragédie, Corneille , si sublime dans la plupart de ses plans, s’asser
e harmonieuse que demande plus particulièrement la poésie lyrique. Corneille . La pièce, à l’exception du premier acte et de
mières scènes du second et du troisième, a été versifiée par le grand Corneille  : à soixante-quatre ans il retrouva le feu, la gr
eur amour sera toujours regardée comme un chef-d’œuvre ; c’est là que Corneille , ranimé par un nouvel élan de son génie, s’afferm
inant cet article, que la principale gloire de l’ouvrage appartient à Corneille , mais disons aussi que Molière, déjà honoré par l
92 (1819) Notices des œuvres de Molière (IV) : La Princesse d’Élide ; Le Festin de Pierre pp. 7-322
ite. Voltaire n’a pas craint de faire entrer, dans son Commentaire de Corneille , la Bérénice, de Racine, afin qu’on pût la compar
93 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE II. La Débauche, l’Avarice et l’Imposture ; le Suicide et le Duel. » pp. 21-41
es scélérats.   Malheur à qui le voit et n’en profite pas !   (Th. Corneille , Le Festin de Pierre, act. V, sc. IV.) 70. Le
94 (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre VI » pp. 394-434
murmures de Pierre Basyle, il a pleuré, le premier, aux vers du grand Corneille . Ô siècle heureux ! À son tour, il a prodigué la
deux mains, et elle aussi elle aurait pu dire comme cette héroïne de Corneille  : — Tout beau, mon cœur ! Ce jour du 18 avril 184
95 (1861) Molière (Corneille, Racine et Molière) pp. 309-514
us que dans ces villes populeuses dont on peut dire en général ce que Corneille disait de Paris : L’effet n’y répond pas toujour
nt en partie à ce que, plus que tout autre, plus que Racine, plus que Corneille surtout, il entretint avec son public des rapport
fe. Messieurs, Nous suivrons avec Molière la même méthode qu’avec Corneille et Racine : avant d’aborder les questions général
où les contrastes trop heurtés répugnaient au goût public, à côté de Corneille , qui s’inspire de ce qu’il y avait alors de cheva
jeter dans la satire : dans tous les temps, Aristophane et Sophocle, Corneille et Molière, peuvent se tendre la main. Mais, dans
i le modèle que nous propose Molière n’est pas le héros inflexible de Corneille ; il a plus de rapports avec le parfait cavalier d
96 (1886) Molière et L’École des femmes pp. 1-47
les yeux. Il semble que ce gouffre, il l’ait légué à ses successeurs. Corneille , dans sa petite ville, va aux offices et traduit
97 (1845) Œuvres de Molière, avec les notes de tous les commentateurs pp. -129
eillir sur la vie du fameux Molière : il a été pour le comique ce que Corneille a été pour le tragique. Mais Corneille a vu avant
l a été pour le comique ce que Corneille a été pour le tragique. Mais Corneille a vu avant de mourir un jeune rival lui disputer
ez curieux et qui n’a point été remarqué, c’est que Molière, les deux Corneille , Racine et La Fontaine, devinrent successivement
t amoureux de mademoiselle du Parc : Molière à Lyon en 1653, les deux Corneille à Rouen en 1658, La Fontaine et Racine à Paris en
emier acte, la première scène du second, et la première du troisième. Corneille fit tous les autres vers qui se récitent, et Moli
tes que soient des tragédies de Racine, et les bonnes pièces du grand Corneille , je ne voudrais pas assurer qu’ils eussent rempli
98 (1824) Notice sur le Tartuffe pp. 91-146
il pas permis de piller un voleur ? Ce vers étant sorti du cerveau de Corneille , Le voler à mon tour n’est pas grande merveille.
aire, tous les hommes supérieurs surent se connaître et s’apprécier : Corneille , Racine, Molière, Boileau, La Fontaine, se sont m
99 (1800) Des comiques d’un ordre inférieur dans le siècle de Louis XIV (Lycée, t. II, chap. VII) pp. 294-331
l’être, quoique son Germanicus ait eu d’abord un si grand succès, que Corneille l’égalait aux tragédies de Racine. Ce jugement, e
100 (1900) Quarante ans de théâtre. [II]. Molière et la comédie classique pp. 3-392
c’est un style tout particulier. On peut abonder en négligences comme Corneille et Molière, en phrases tortillées et amphigouriqu
abinet, à travers des montagnes de commentaires. Il y a des pièces de Corneille que je n’ai jamais vu jouer, par la bonne raison
Mme Pernelle, et je n’ai pas besoin de vous renvoyer à la suivante de Corneille pour que vous vous rappeliez que le mot veut dire
ais, malheureux, Benserade est Benserade ; c’est de Molière, c’est de Corneille , qu’il s’agissait ici : une de leurs moindres œuv
tie était gagnée : Molière et M. Thierry avaient gain de cause. C’est Corneille qui allait prendre la parole, et le vieux tragiqu
t il devint éperdument amoureux de Mlle Molière, qui faisait Psyché ; Corneille lui-même était amoureux d’elle, quand il l’écrivi
ourir ! N’est-ce pas là un de ces vers comme on n’en trouve que dans Corneille , d’un sentiment si emporté, d’une expression si n
olides et aussi magnifiques. Il a des tirades que ne désavouerait pas Corneille , des tirades qui ne sont pas seulement des lieux
le de plus près, par le jet ample et sonore de la poésie, Malherbe et Corneille , que la scène entre Baliveau et son neveu. Je me
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