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1 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXXVI » pp. 413-441
pports de la littérature avec les mœurs de la cour en 1677 et 1678. —  Boileau en 1677. — Racine. — Incidents relatifs à Phèdre.
Phèdre a la société de Rambouillet. — Autre méprise sur la satire de Boileau à l’occasion de Phèdre. — Fausseté de l’assertion
s Racine. — Relations de madame de Sévigné avec Molière, La Fontaine, Boileau et Racine. L’ordre des temps exige que nous exa
la société produisit sur les trois poêles qui survécurent à Molière : Boileau , Racine et La Fontaine. La mort de Molière n’avai
de Molière n’avait pas seule affaibli ou assoupi la muse satirique de Boileau , en le privant de la gaîté et de la confiance que
osé que ces remarques justes et inoffensives avaient été rapportées à Boileau , et que c’est à madame de La Sablière que s’appli
en conversation, à l’occasion de Chapelain et de Cottin, bafoués par Boileau , qu’il faudrait envoyer les poètes satiriques rim
’il faudrait envoyer les poètes satiriques rimer dans la rivière ; et Boileau avait parodié, en 1667, ce trait d’humeur de Mont
ce tout entière Irait la tête en bas rimer dans la rivière. En 1677, Boileau ne prend pas sur ce ton les opinions du duc de Mo
nner son suffrage ! C’est à de tels lecteurs que j’offre mes écrits. Boileau , à dater de 1677, époque de son épître à Racine,
Racine fit Iphigénie ; le roi le nomma historiographe de France avec Boileau . Il leur avait donné au commencement de la même a
tte année jusqu’en 1677, Racine ne publia aucun ouvrage, non plus que Boileau . En 1677, il mit Phèdre au théâtre. Cette pièce d
lettres, pourtant très familières, de madame de Sévigné128. Racine ou Boileau parodièrent ce sonnet contre le duc de Nevers et
de Rambouillet intrigua contre la Phèdre de Racine ; secondement, que Boileau a défendu l’ouvrage de son ami contre les gens de
ne ne peut donc avoir eu à se plaindre des intrigues de cette maison, Boileau son ami à l’en venger. Nous remarquerons sur la s
s remarquerons sur la seconde assertion qu’on ne connaît d’écrits, où Boileau ait pris à défense de Racine contre Pradon, que s
rconstance rend assez difficile de deviner qu’elle est la belle à qui Boileau en voulait ; dans un espace de seize années, il s
eize années, il se rencontre bien des contemporaines entre lesquelles Boileau a pu choisir. Toujours est-il certain que ces ver
étaient toutes du parti du prince de Condé protecteur de Racine et de Boileau , contre les Nevers et les Mancini protecteurs et
shoulières avait reprochée à l’Aricie de Racine129. Les vers cités de Boileau ne pourraient être appliqués avec quelque apparen
r ces vers130. Il se borne à rapporter l’opinion reçue : « On dit que Boileau avait en vue madame Deshoulières, une des protect
1677, madame Deshoulières avait quarante-trois ans, et on 1693, quand Boileau a publié sa dixième satire, elle en avait cinquan
uf. Est-ce un âge auquel convienne l’épithète de belle, que lui donne Boileau  ? On ne peut pas dire non plus qu’elle ait plaint
e alors, inconnue aujourd’hui, à laquelle peut s’appliquer le vers de Boileau  ? Ici on m’arrête. On me dit que je repousse en v
repousse en vain dans les nuages le véritable nom de la précieuse que Boileau avait en vue ; qu’il s’agit de madame de Sévigné
n et dépréciait Racine, de sorte que ce pourrait bien être d’elle que Boileau eût voulu parler dans sa satire. Cette imputation
où elle s’exprime peu favorablement sur la nomination de Racine et de Boileau à la place d’historiographes de France en 1675. I
dont elle dérangeait la fortune, en donnant des soupers où Racine et Boileau se trouvaient. Madame de Sévigné trouvait quelque
lettre confidentielle à son cousin sur la nomination de Racine et de Boileau à la place d’historiens, Voltaire était plus capa
re était plus capable que personne den sentir la justesse ; Racine et Boileau eux-mêmes, en mettant la main sur la conscience,
c beaucoup de raison par ces mots : Combien de pauvretés ! Racine et Boileau ont toujours ignoré cette anecdote. Mais qu’est-i
à La Fontaine. Elle a senti le mérite du fabuliste mieux que n’a fait Boileau , qui n’en parle point dans sa poétique : elle l’a
décriée dans les écrits d’un des quatre amis. Dans le fait, Molière, Boileau et elle se plaisaient, s’estimaient et se recherc
e Marsillac et Guilleragues, chez Gourville. On écoula la Poétique de Despréaux , qui est un chef-d’œuvre. » Elle l’avait déjà ent
hanté, enlevé, transporté de la perfection des vers de la Poétique de Despréaux . » Il y a lieu de croire que Boileau et madame de
ion des vers de la Poétique de Despréaux. » Il y a lieu de croire que Boileau et madame de Sévigné ne s’évitaient pas, puisqu’i
isante chose. Elle parle aussi dans la même lettre d’une lecture que Boileau doit faire chez ce même cardinal, de son Lutrin e
adame de Sévigné, et chez qui se réunissaient Molière, La Fontaine et Boileau . Mais sans considérer que toutes ces personnes n’
é ménageait à son ami le cardinal de Retz la lecture de la sa lire de Boileau , elle en avait d’avance la clef, et savait à qui
ortait la vérité historique de montrer, non que Molière, La Fontaine, Boileau et Racine affectionnaient mesdames de Sévigné, de
ontrer deux énormes tétons. 129. Deux énormes t…s. 130. Édition de Boileau . 131. Voyez la notice de M. de Monmerqué sur mad
2 (1765) [Anecdotes et remarques sur Molière] (Récréations littéraires) [graphies originales] pp. 1-26
après s’être brouillé avec M. Racine, donna sa Comédie de l’Avare, où M. Despréaux fut un des plus assidus. « Je vous vis derniéreme
ami, pour croire que vous ni ayez pas ri, du moins intérieurement. » M. Despréaux préféroit l’Avare de Moliere à celui de Plaute, q
de Montausier donna au Misanthrope après la premiere représentation. Despréaux après avoir vu la troisieme, soutint à Racine, qu
rire à la fin du Malade Imaginaire, fut fourni à Moliere par son ami Despréaux , en dînant ensemble avec Mlle. Ninon de l’Enclos
randval, le pere.) XXII. Moliere fuyoit la peine ; & ce fut M. Despréaux , qui lui corrigea ces deux vers de la premiere Sc
prétend s’ajuster, C’est par les beaux côtés, qu’il la faut imiter. M. Despréaux trouva du jargon dans ces deux vers, & les ré
moit peu, Elle en a un de chair, qu’elle aime davantage. XXV. Monsieur Despréaux ne se lassoit point d’admirer Moliere, qu’il appe
profit de ses camarades que pour le sien propre. idem. XXVII. M. Despréaux m’a dit, (c’est M. de Monchenay qui parle) que li
étendue de ses poumons. Ils eurent une dispute à table en présence de Mr. Despréaux  ; Moliere se tournant du côté du Satyrique, lui d
gueule comme cela ? XXIX. Deux mois avant la mort de Moliere, M. Despréaux alla le voir, & le trouva fort incommodé de s
e. Moliere assez froid naturellement ; fit plus d’amitié que jamais à M. Despréaux . Cela l’engagea à lui dire : mon pauvre M. Molier
mps après la désertion du Poëte Tragique, Moliere donna son Avare, ou M. Despréaux fut des plus assidus. Je vous vis derniérement, l
n ami, pour croire que vous n’y ayez pas ri, du moins intérieurement, M. Despréaux préféroit l’Avare de Moliere à celui de Plaute, q
mp; une des meilleures Pieces de l’Auteur ; C’est ainsi qu’en jugeoit M. Despréaux . XXXI. Moliere étant pressé par le Roi au s
de, qu’il travailloit avec Moliere, ce fameux Auteur lui fit dire par M. Despréaux qu’il ne favorisât pas ces bruits là, qu’autremen
9. premier volume page 2914.) XXXIII. Le Perruquier dont parle M. Despréaux dans son Lutrin (chant II.) s’appelloit Didier l’
.... (Non imprimée 2.) Dans la même Comédie, il y a aussi un trait de M. Despréaux . Moliere vouloit le détourner de l’acharnement qu
p; d’Aquin ; & comme Moliere vouloit déguiser leurs noms, il pria M. Despréaux de leur en faire de convenables. Il en fit en eff
3 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [83, p. 127-128] »
une traduction de Lucrèce* en vers français, chez un ami, où étaient Boileau et plusieurs autres personnes de mérite. En atten
plusieurs autres personnes de mérite. En attendant le dîner, on pria Despréaux de réciter la satire adressée à Molière ; mais ap
aignant qu’elle ne fût pas assez belle pour soutenir les louanges que Boileau venait de recevoir. Il se contenta de lire le pre
pas s’attendre à des vers aussi parfaits et aussi achevés que ceux de Despréaux * ; parce qu’il lui faudrait un temps infini, s’il
e lui. 278. Elle apparaît pour la première fois dans les Œuvres de Boileau de 1716. Brossette l’a introduit dans les notes d
s, qu’il avait faite dans sa jeunesse. En attendant le dîner, on pria M. Despréaux de réciter la satire adressée à Molière ; mais ap
pas s’attendre à des vers aussi parfaits et aussi achevés que ceux de M. Despréaux , parce qu’il lui faudrait un temps infini, s’il v
4 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XVII » pp. 193-197
(suite, de la septième période). — Concours de Molière, La Fontaine, Boileau et Racine, pour exalter les brillantes qualités d
i quatre poètes à jamais célèbres : Molière et La Fontaine, Racine et Boileau . La Fontaine était de Château-Thierry ; Racine de
mi, chez la duchesse, et Racine, qui d’un autre côté s’était lié avec Boileau , l’y amena aussi. La duchesse de Bouillon trouvai
r aux dames. En 1661, Molière était âgé de 41 ans, La Fontaine de 40, Boileau de 25, Racine de 22. Molière et La Fontaine étaie
seuls qui eussent signalé leur talent dans le public. Mais Racine et Boileau avaient déjà attiré les regards de Louis XIV et l
isaient au roi : ce qui ramenait toujours à plaire au roi. Molière et Boileau avaient besoin de la protection immédiate du roi 
Joconde, ouvrage composé pour l’amusement de la duchesse de Bouillon. Boileau , ce Boileau qui depuis affecta des mœurs si rigid
rage composé pour l’amusement de la duchesse de Bouillon. Boileau, ce Boileau qui depuis affecta des mœurs si rigides, fit l’ap
is fois la semaine, elle s’assemble à la rue du Vieux-Colombier, chez Boileau . Les amis soupent ensemble. Chapelle est admis pa
5 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XIII » pp. 109-125
e octogénaire, je ne m’inquiète guère pour sa mémoire, des satires de Boileau contre les deux premiers, et je suis fort rassuré
premiers, et je suis fort rassuré sur leur compte par les éloges que Boileau lui-même a mêlés à ses épigrammes, par restitue d
oltaire, et surtout par leurs œuvres. C’est en parlant des satires de Boileau contre eux, que Montausier mécontent avait pronon
, que Montausier mécontent avait prononcé ce jugement mis en vers par Boileau lui-même :                          Tout n’en ir
ut le plan du Dictionnaire de l’Académie. Il était plein d’érudition. Boileau trouvait fort bon que l’on vantât dans Chapelain,
édicateur, mais homme de lettres et aimable dans la société. Il blâme Boileau de l’avoir accablé, ainsi que Chapelain, sous se
n et de Cottin. Cependant je ne puis dissimuler que dans son épitre à Boileau il accuse la société de Rambouillet d’avoir réuni
dit en note que l’hôtel de Rambouillet se déchaîna longtemps contre Boileau qui avait accablé Chapelain et Cottin par ses sat
re est évidemment dans l’erreur : c’est seulement en 1664 et 1665 que Boileau , pour la première fois, a publié des épigrammes c
sé de l’hôtel Rambouillet en représaille des épigrammes et satires de Boileau , durant les derniers jours d’une femme de 82 ans.
uvelle maison s’ouvrit ; ce fut celle de madame de La Fayette, de qui Boileau a dit : C’était la femme de France qui avait le
6 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXI » pp. 220-221
duc de Montausier aimait Chapelain, protégeait Cottin, maltraités par Boileau et par Molière même. Dans une boutade il avait di
faudrait jeter dans la rivière les faiseurs de satires : paroles que Boileau a parodiées dans ces vers que j’ai déjà cités :
re qu’il condamnait. Il imposait au poète, il refroidissait sa verve. Boileau surtout avait besoin que Montausier joignît son s
auteurs par Montausier sous le nom d’Alceste, de la même manière que Boileau et lui en usaient dans leurs ouvrages, c’est-à-di
ant en lui l’homme de bien et de mérite ; précisément comme Racine et Boileau prétendaient en user avec Chapelain, Cottin et le
7 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [76, p. 115-117] »
fice d’une plus grande perfection du vers à une plus grande justesse. Despréaux n’oublia pas cette décision de Molière, et en fit
à un grand repas par deux juifs fort riches, alla à midi chercher son frère Despréaux , et le pria de l’accompagner, l’assurant que ces
agner, l’assurant que ces Messieurs seraient charmés de le connaître. Despréaux , qui avait quelques affaires ; lui répondit qu’il
nt de continuelles réprimandes à Chapelle sur sa passion pour le vin. Boileau , le rencontrant un jour dans la rue, lui en voulu
ans un cabaret, et demanda une bouteille, qui fut suivie d’une autre. Boileau , en s’animant dans son discours contre la passion
8 (1775) Anecdotes dramatiques [extraits sur Molière]
t jaloux ; mais il préférait Lucain* à Virgile* ; et c’est de lui que Boileau a dit : Tel excelle à rimer, qui juge sottement
t d’Aquin. Comme Molière voulait déguiser leurs noms, il pria son ami Boileau de leur en faire de convenables. Boileau en compo
leurs noms, il pria son ami Boileau de leur en faire de convenables. Boileau en composa en effet qui étaient tirés du Grec, et
s Molière, pour vous il n’est point de salut. Tome I, p. 70-71 Boileau n’était pas content de ces deux vers, quoiqu’en d
Quant à l’ouvrage même, qui s’est si fort acquis la faveur du Public, Despréaux ne le goûtait que médiocrement. Il prétendait que
r la faire entrer à l’Hôtel de Bourgogne, Molière donna son Avare, où Despréaux fut des plus assidus. « Je vous vis dernièrement,
Acte de George Dandin. Tome I, p. 271 1742, Bolaeana, p. 31-32 Despréaux ne se lassait pas d’admirer Molière, qu’il appela
pompeux.45 1801, Moliérana, 11, p. 42 Tome I, p. 284-285 Despréaux disait que, lisant à Molière sa satire qui commen
n peu blessé sur certaines matières. Tome I, p. 285 Stances de Despréaux à Molière, sur la Comédie de L’École des femmes,
s ses Comédies. Ils étaient certainement fort amis ; mais on tient de M. Despréaux qui le savait de Molière, que jamais il ne s’est
nde qu’il travaillait avec Molière, ce fameux Auteur lui fit dire par M. Despréaux qu’il ne favorisât pas ces bruits-là ; que autrem
Caritidés, où il n’avait pas trouvé la moindre lueur de plaisanterie. M. Despréaux disait de ce Chapelle*, qu’il avait certainement
a, 65, p. 101-102 Tome I, p. 355 L’Abbé Cotin*, irrité contre Despréaux qui l’avait raillé dans sa troisième satire, sur
: La Critique désintéressée sur les satyres du temps 60. Il y chargea Despréaux des injures les plus grossières, et lui imputa de
entrer Molière dans cette dispute, et ne l’épargna pas, non plus que Despréaux . Celui-ci, ne se vengea que par de nouvelles rail
Femmes savantes. Tome I, p. 355-356 cf. 1742, Bolaeana, p. 34 Boileau corrigea deux vers de la première Scène des Femme
on prétend s’ajuster C’est par les beaux côtés qu’il la faut imiter Despréaux trouva du jargon dans ces deux vers, et les rétab
t par ses beaux endroits qu’il lui faut ressembler ;61 Ce fut aussi Despréaux , à ce que prétendent quelques-uns, qui fournit à
t en peine de trouver un mauvais ouvrage pour exercer sa critique, et Despréaux lui apporta le propre Sonnet de l’Abbé Cotin* ave
au sujet de cette idée plaisante de Bayle, « je rapportai la chose à M. Despréaux , qui me dit, qu’à la vérité, il aurait fallu marc
e avait préparées en Province, sous titre de Gorgibus dans le Sac 72. Despréaux donna atteinte à cette Pièce, par ces deux vers d
r son Théâtre. Tome I, p. 394-395 1705, Grimarest, p. 165 Quand Boileau a reproché à Molière, …......D’avoir à Térence*
, p. 85-86 Tome I, p. 507 Deux mois avant la mort de Molière, Despréaux l’étant allé voir, le trouva fort incommodé de sa
aturellement, fit plus d’amitié que jamais à Despréaux Ce qui engagea Boileau à lui dire : « Mon pauvre Monsieur Molière, vous
rire à la fin de cette même Comédie, fut fourni à Molière par son ami Despréaux , en dînant ensemble avec Mlle Ninon de Lenclos* e
oliérana, 8, p. 39-40 Tome I, p. 533 Le Perruquier dont parle Despréaux de son Lutrin, s’appelait Didier l’Amoris85. Sa p
Le Public confus d’avoir pris le change, s’indisposa contre la Pièce. Despréaux , après en avoir vu la troisième représentation, s
eur, etc. 1801, Moliérana, 49, p. 81-82 Tome I, p. 560-561 Boileau racontait que Molière, après lui avoir lu le Misa
ridicule partout où il se trouvait, copia d’après Nature ; et ce fut Boileau qui le lui fournit. Molière voulait le détourner
bbé Roquette, Evêque d’Autun115 ; et que M. de Guilleragues116, à qui Despréaux a adressé une Épître117, sachant que Molière trav
uette. Tome II, p. 205 Molière, après avoir lu le Misanthrope à Boileau , lui dit : « Vous verrez bien autre chose ». il m
dans l’état où nous la voyons aujourd’hui. Tome II, p. 231125 Despréaux * distinguait ordinairement deux sortes de Galimat
riait en honnête-homme, avait tous les sentiments d’un honnête-homme. Despréaux trouvait la prose de Molière plus parfaite que sa
, p. 349 Louis XIV, se bottant pour aller à la chasse, demandait à Despréaux , en présence de plusieurs Seigneurs, quels Auteur
es, comme ces vilaines Pièces de Scarron*. Le Roi demeura pensif ; et Despréaux , s’apercevant qu’il avait fait une faute, se mit
, ainsi que les autres Courtisans. « Si bien donc, reprit le Roi, que Despréaux n’estime que le seul Molière ? » « Il n’y a, Sire
ui soit estimable dans son genre d’écrire ». « Je n’eus garde, disait Despréaux , de vouloir rhabiller mon incartade157 ; c’eût ét
, votre prudence était endormie !... » « Et où est l’homme, répondait Despréaux , à qui il n’échappe jamais une sottise ? » Tom
onquest of Granada (La Conquête de Grenade), Aureng-Zebe (1675). Vrai Boileau anglais dans son Essai sur la poésie dramatique,
72. Molière, 1661, Gorgibus dans le sac : farce non imprimée. 73. Boileau , 1674, Art poétique, III, p. 400. 74. Molière,
de Lyon, érudit et fondateur de l’académie de Lyon. Il était lié avec Boileau , composa un commentaire de son œuvre (Genève, 171
nu généreux et même bienfaisant, il avait gagné l’amitié de Condé, de Boileau , de Mmede Sévigné. Ses Mémoires « sont les souven
n retrouve cette anecdote page 37 du Bolaeana datant 1742. « Au reste Monsieur Despréaux * trouvait la prose de Molière plus parfaite que l
9 (1853) Des influences royales en littérature (Revue des deux mondes) pp. 1229-1246
formés sous le régime précédent : — Molière, La Fontaine, — Bossuet, Boileau , Racine. Molière, La Fontaine, Bossuet ont à cett
dehors de son siècle, que son siècle ne le comprit point, que son ami Boileau l’oublia absolument, lui et la fable, dans son Ar
t à la même époque, et qu’il est impossible d’oublier : La Bruyère et Boileau . La Bruyère, qui écrivit ses Caractères vers la f
rouve d’ailleurs qu’il ait eu le moindre rapport avec le roi. Quant à Boileau , qui s’était déjà, comme Racine, annoncé sous Maz
est à croire que les Françaises du XVIIe siècle auraient trouvé dans Boileau un peintre plus indulgent. Je ne sais s’il est vr
ières années de ce long règne, ce sont Molière, Bossuet, La Fontaine, Boileau , Racine. Voilà le personnel illustre qu’il trouve
commence la platitude absolue : vous avez Campistron. On comprend que Boileau , vieux et chagrin, voyant cette décadence, s’écri
ière, et parmi eux figurent Cotin, Cassagne et les autres victimes de Boileau , sans parler de noms plus inconnus encore, qui n’
livres ; il n’avait produit alors que quelques vers de circonstance. Boileau ne reçut une pension qu’après la publication de s
neille, près de mourir, aurait perdu la sienne sans l’intervention de Boileau  ; mais, dans l’année où elles atteignirent le chi
is on peut les lui couper. On peut faire pis encore : quoi qu’en dise Boileau , Auguste n’a pas fait Virgile ; mais il a tué Cic
récié comme il le devait le génie de Molière, et quand il demandait à Boileau quel était le plus grand écrivain de son temps, l
orneille avait alors cinquante-sept ans, et Molière quarante. Quant à Boileau et à Racine, en 1677 le roi les nomma ses histior
r, et d’abandonner la poésie pendant dix ans, entre Phèdre et Esther. Boileau fit l’ode sur la prise de Namur.
10 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE III. L’Honnête Homme. » pp. 42-64
182, la folie de ceux Qui prennent pour génie un amour de rimer183. Boileau n’a fait qu’exprimer le jugement de Molière sur l
n livre : Il faut savoir encore et converser et vivre185. Molière et Boileau ont servi la morale en séparant, dans les ouvrage
hardies contre le gouvernement ou les mœurs.. Celle de Molière et de Boileau était plus utile quand elle proscrivait, de par l
ement de cette façon à la grandeur de leur patrie. C’est un honneur à Boileau et à Molière190 d’avoir voulu, d’avoir su rendre
s archives de l’histoire de la science à côté de l’Arrêt burlesque de Boileau  ? Et n’y a-t-il pas, dans l’esprit faussé par le
165. Les Fâcheux, act. I, sc. V. 166. Id., act. II, sc. II. — Voir Boileau , Satire X, 216. 167. Id., act. II, sc. VII. 16
III, IV, V ; act. IV , sc. III, IV, Trissotin et Vadius, etc. 183. Boileau , Art poétique, ch. I, v. 10. 184. Id., ch. IV,
ut achevé qu’en 1674. 186. Id., ch. IV, v. 233 187. Le jugement de Boileau sur Quinault (Sat. II, III, X) doit être maintenu
par Voltaire. Lire les Œuvres de Quinault (Paris, 1739, 1778, 1842) : Boileau a raison au nom du goût et au nom de la morale. M
tance (Voir Le Libraire au Lecteur, au commencement de Psyché). 188. Boileau , Satire IX, v. 152. 189. Platon, République, liv
(Vie de Gassendi par Sorbier, en tête de ses Œuvres, Florence, 1728.) Boileau ne faisait donc pas une figure de rhétorique quan
11 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XIX » pp. 207-214
— Caractère moral du quatrumvirat de Molière, La Fontaine, Racine et Boileau . Le roi était tout-puissant sur la nation par sa
t à la cour, par la louange, par le concert de louanges que Racine et Boileau , ses jeunes amis, guidés par ses conseils et son
nt à l’envi au monarque. Racine, en 1664, dans La Renommée aux muses, Boileau , en 1665, dans son Discours au roi, avaient porté
hommage ne rachetait la témérité de ma censure. Molière, La Fontaine, Boileau et Racine, furent des courtisans sans doute. Mais
ous et laissez-moi paître,         Notre ennemi, c’est notre maître. Boileau était courtisan quand il disait à Louis XIV : Gr
12 (1800) Des comiques d’un ordre inférieur dans le siècle de Louis XIV (Lycée, t. II, chap. VII) pp. 294-331
d’honneur par la noblesse des sentiments et des procédés. On sait que Boileau l’avait attaqué dans ses premières satires, dont
lé avec Molière, et c’est en effet le seul tort que Boursault ait eu. Boileau était excusable de prendre la querelle de son ami
e de son ami ; mais Boursault vengea la sienne propre bien noblement. Boileau , qui n’avait pas encore fait la fortune que ses t
qui impriment journellement savent pas même de quels auteurs a parlé Boileau dans l’Art poétique, on ne concevrait pas que dan
mières pièces de la jeunesse de Regnard est une épître à Quinault, où Boileau est cité avec éloge. C’est bien là la franchise é
ie d’un jeune homme : reste à savoir si Quinault en fut content; mais Boileau ne dut pas en être très flatté, non plus que Raci
encore loués tous les jours. Une autre épître est adressée à ce même Despréaux , à la tête de la comédie des Ménechmes. Regnard,
s. Il avait même fait une autre pièce, qui a pour titre le Tombeau de Boileau , et dans laquelle il y a des traits dignes de Boi
e le Tombeau de Boileau, et dans laquelle il y a des traits dignes de Boileau lui-même. Il suppose que ce grand satirique vient
dernier vers est plaisant. Regnard rapporte les dernières paroles de Boileau , adressées à ses vers : « O vous, mes tristes ve
le Lapon et le Maure, qui sont au nord et au midi. Regnard reproche à Boileau d’être jaloux de lui : il ne travaillait pourtant
t d’un comique naturel sans être bas, et achèvent de confirmer ce que Despréaux répondit à un critique très-injuste, qui lui disa
13 (1825) Notices des œuvres de Molière (IX) : La Comtesse d’Escarbagnas ; Les Femmes savantes ; Le Malade imaginaire pp. 53-492
eur qu’il avait d’être incessamment en butte au courroux satirique de Boileau  ? Est-il nécessaire aussi de rappeler que la quer
ure reçue, et de n’en point tirer cette énorme vengeance. Attaqué par Despréaux , Cotin avait, à son tour, lancé contre lui quelqu
due. Cotin, qui avait assez bravement supporté les coups redoublés de Boileau , et les lui avait rendus de son mieux, resta écra
vu son nom enchâssé qu’une seule fois dans les malins hémistiches de Despréaux . Enfin, c’était un événement trop naturel, trop c
s les critiques ; c’est dans une satire principalement dirigée contre Boileau , satire dont il est partout question, mais dont n
nveloppait ses biscuits pour la mieux répandre, et se venger ainsi de Boileau qui l’avait traité d’empoisonneur, cette pièce ét
pas dit un seul mot contre Molière. Cette satire de Cotin, intitulée, Despréaux , ou la Satire des Satires, est tombée entre mes m
oché les passages que j’en vais extraire, de ceux de la satire IXe de Boileau , qui en sont la réponse et la punition. J’appell
qui en sont la réponse et la punition. J’appelle Horace, Horace ; et Boileau , traducteur. Si vous voulez savoir la manière de
ne soit un larcin. Si le bon Juvénal était mort sans écrire, Le malin Despréaux n’eût point fait de satire, etc. C’est pour se v
satire, etc. C’est pour se venger de cette accusation ridicule, que Boileau la répète en ces termes : Mais lui, qui fait ici
otin n’avait d’abord dit qu’une sottise : plus loin, il débite contre Boileau les plus odieuses calomnies, en l’accusant d’avoi
e insolence ? Sous un roi très chrétien, qu’en peut dire la France ? Boileau répond : Vous les verrez bientôt, féconds en imp
Cotin, ni Dieu, ni foi, ni loi. Dans cette même satire où il attaque Boileau avec tant de fureur, Cotin ne ménage guère plus M
tin ne ménage guère plus Molière. Je me bornerai à cette citation, où Boileau et son ami sont diffamés de compagnie : Despréau
à cette citation, où Boileau et son ami sont diffamés de compagnie : Despréaux , sans argent, crotté jusqu’à l’échine, S’en va ch
e, et, jouant de son nez, Chez le sot campagnard gagne de bons dînés. Despréaux à ce jeu répond par sa grimace, Et fait, en batel
**) donne la comédie. (*) Tout ceci fait allusion à la satire III de Boileau , où il est dit : Molière avec Tartuffe y doit jo
) Pour l’explication de ce nom de Côteaux, voir, dans les éditions de Boileau avec commentaires, la note sur le vers 107 de la
14 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE PREMIER. Part de la Morale dans la Comédie de Molière. » pp. 1-20
qui honore le plus mon règne ? — Sire, c’est Molière, » avait répondu Boileau à Louis XIV avec la justesse de jugement qui fait
ie-françoise, VII. — C’est son amour absolu du vrai qui a fait dire à Boileau  :   C’est par là que Molière illustrant ses écr
                                                                    Boileau , peintre élégant de portraits, ne comprenait pas
. — Voir plus loin, sur la question de Gassendi, chap. XI. 29. C’est Boileau qui dans l’intimité donnait ce surnom à son ami.
s contemporains que c’est le parterre, qui coûtait alors quinze sols ( Boileau , Sat. IX, v. 177), qui applaudissait le plus fran
Sat. IX, v. 177), qui applaudissait le plus franchement Molière ; et Boileau lui reproche d’avoir été trop ami du peuple (Art
proche d’avoir été trop ami du peuple (Art poét., III, v. 395) ; mais Boileau était de l’aristocratie de l’esprit. — Voir l’édi
s éprouvé sur son théâtre que ces endroits n’y réussissoient point. » Boileau , Réflexions critiques sur quelques passages du rh
15 (1732) Jean-Baptiste Pocquelin de Molière (Le Parnasse françois) [graphies originales] « CII. JEAN-BAPTISTE POCQUELIN. DE MOLIERE, Le Prince des Poëtes Comiques en France, & celebre Acteur, né à Paris l’an 1620. mort le 17. Fevrier de l’année 1673. » pp. 308-320
, entr’autres, le Philosophe Rohaut, la Bruiere, les deux Corneilles, Despréaux , Chapelle, Bernier, Fourcroi. Outre la pension de
que tu peignis si bien, Tu les avois repris de leur ingratitude. Despréaux ne lui donne pas moins de louange dans sa deuxiém
sse à Moliere sur sa Comédie de l’Ecole des Femmes.a Il est vrai que Despréaux après la mort de Moliere, en lui donnant de nouve
ourgeois Gentilhomme ? n’y trouve-t’on pas des endroits merveilleux ? Despréaux n’ignoroit pas toutes les raisons que je viens de
avoit fait son Portrait en grand & qui le lui donna gratuitement. Despréaux dans ses Remarques sur sa Satire deuxiéme adressé
plusieurs Vignettes. a. Menagiana, tome 2. page 65. a. Oeuvres de Despréaux , édition de Geneve, page 433. a. Remarques sur l
a. On peut voir la note sur le premier Vers de la seconde Satire de Despréaux à Moliere, où il est parlé de cette traduction de
16 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXIV » pp. 251-258
ifficile à obtenir ; car les précieuses avaient commencé en 1651, et, Boileau disait déjà, en 1677, en parlant d’une précieuse 
omenteau ont employés couramment les mots que Molière, La fontaine et Boileau même ont employés à leur tour, et que Molière a p
s de la conversation, et il souscrivit à leur réprobation. Molière et Boileau ont eux-mêmes rayé dans leurs ouvrages quelques-u
ces mots, d’après la critique qu’en avaient faite les gens du monde. Boileau , en parlant de Regnier, avait dit : Heureux si,
17 (1819) Introduction aux œuvres de Molière pp. -
t se souvenir qu’il avait donné presque toutes ses comédies avant que Boileau et Racine eussent publié ces ouvrages si élégants
oétique3. La langue de Molière n’était donc pas celle de Racine et de Boileau , mais celle des deux Corneille, de Scarron, de Ro
ait.Un jour qu’il devait en faire lecture en société, on pria d’abord Boileau de réciter sa satire II, adressée à Molière même2
me enfant de Molière eut pour parrain Boileau de Puimorin54, frère de Despréaux , et pour marraine la fille de Mignard55. Ce secon
ait des troubles de son ménage66. Chapelle, qui avait une fois enivré Boileau pendant que le satirique lui faisait un beau serm
assez pour, vers le soir, être en goguettes 67. Molière, de même que Despréaux , pouvait quelquefois s’oublier ; mais il buvait p
ins très véritable ; et il y a tout lieu de croire qu’il la tenait de Boileau même, qui était du souper, et racontait souvent c
loué une petite maison dans ce même village d’Auteuil69, où plus tard Boileau en possédait une70.Un jour, plusieurs de ses amis
ière étaient dignes de lui. Il suffit de citer leurs noms : c’étaient Boileau , La Fontaine, le célèbre physicien Rohault74, et
un sonnet touchant, accompagné d’une lettre plus touchante encore75. Boileau , fléau des mauvais poètes, mais censeur utile et
i ; mais vous vous y connaissez mieux que moi. Admirable dialogue, où Boileau , s’élevant au-dessus des idées de son siècle, dev
r chez Molière, La Fontaine était accablé de railleries piquantes par Boileau , Racine et d’autres amis. Le bonhomme (c’est le n
s à une vieille servante qu’il avait, nommée La Forêt, et il disait à Boileau , en la lui montrant, que, lorsque des endroits de
rouvé sur son théâtre que ces endroits n’y réussissaient point. C’est Boileau lui-même qui nous le redit en ces termes102 ; et
nçoit qu’il se plût à ce genre d’exercice, car il y réussissait fort. Boileau , voulant vanter un discours de Baron, dit : «  Il
poitrine était au comble.Dans ce misérable état, il eut la visite de Boileau  ; et, comme si le sentiment de sa fin prochaine l
ses amis plus chère, il le reçut plus affectueusement que de coutume. Boileau , touché de sa situation et encouragé par son accu
elle, et de dévouer son dos à toutes les bastonnades de la comédie ! » Boileau , en ce moment, ne comprit pas Molière. Ce point d
comédies,le Misanthropeetle Tartuffecompris. Molière est né en 1620 ; Boileau , en 1636 ; et Racine, en 1639 : on conçoit que, d
habita, ainsi que La Fontaine, chez madame de La Sablière, et il aida Boileau dans la composition du fameuxArrêt burlesque cont
avaient des copies entre les mains. 28. C’est dans cette satire que Boileau dit, en parlant d’un esprit sublime : Il plaît à
tout le monde, et ne saurait se plaire, À cet endroit, Molière dit à Boileau , en lui serrant la main :Voilà la plus belle véri
donnée par La Grange et Vinot, en huit vol. in-12, Paris, 1682. 41. Boileau regrettait qu’on eût perdu cette farce. « Il y a
ris vers 1610, mort dans la même ville, en 1660. Racine se cachait de Boileau pour lire son Énéide travestie, dont il riait en
n Énéide travestie, dont il riait en dépit du goût et de Virgile ; et Boileau lui-même se déridait le front à la lecture de son
nviron vingt-trois ans. 54. Pierre Boileau Puimorin, frère puîné de Despréaux , était homme d’esprit et fort ami du plaisir. Des
rère puîné de Despréaux, était homme d’esprit et fort ami du plaisir. Despréaux disait de lui :Mon père aunejoie continue, avec d
ulut la mettre en vers. Comme il n’en pouvait venir à bout, Racine et Despréaux s’en chargèrent, et ils firent cette épigramme :
t même qui doit nous apprendre à nous affranchir des règles de l’art. Boileau , qui était présent, fit son profit de cette judic
peu de mémoire. Tant mieux répondit Ninon, elle ne citera pas. 56. Boileau disait :« Louis XIV, quand il est dans son domest
45, mort en 1704. Il composa quelques pièces de vers assez médiocres. Boileau , pour le punir de ce qu’il avait critiqué sa sati
fait maintenant partie de la propriété de M. le duc de Praslin. 70. Boileau n’acheta sa maison d’Auteuil qu’en 1685. 71. Les
l qu’en 1685. 71. Les convives étaient, dit-on, Jonsac, Nantouillet, Despréaux , Lulli, Baron, et quelques autres. 72. On lit, d
e de notre grand comique ; et Voltaire ignorait alors(en 1730) ce que Despréaux avait dit de l’ouvrage de Grimarest dans des lett
lettres dont le recueil ne fat publié que longtemps après (en 1770). Despréaux écrivait à Brossette (en 1706) :« Pour ce qui est
cette édition, où ils ont été imprimés pour la première fois. 76. «  Boileau ne se lassait point d’admirer Molière… Il disait
me qui avait trouvé, dans sa famille même et dans la fréquentation de Boileau , la tradition de tout ce qui concernait les grand
I, p. 158. 83. Brouette et Monchesnay attestent l’on et l’autre que Boileau a voulu peindre Lulli dans ces vers de son épître
’il avait faits inutilement pour se faire entendre, il se tourna vers Boileau , et lui dit : Qu’est-ce que la raison avec un fil
e-quatre mille francs d’aujourd’hui. 106. Lettres familières de MM.  Despréaux et Brossette, t. III, p. 106. 107. Charles Varle
dans le Bolœana dont il est l’éditeur, rapporte ainsi le discours de Boileau à Molière : « Mon pauvre monsieur Molière’, vous
18 (1863) Histoire de la vie et des ouvrages de Molière pp. -252
femmes ; cabale contre cette pièce et son auteur. — 1663. Stances de Boileau à Molière. Pension accordée à Molière ; Remerciem
ait du peintre ; fin de leur querelle. Beau trait de Boursault envers Boileau . Critique des comédiens de l’hôtel de Bourgogne ;
pièce contribue à abattre le fanatisme aristotélique de l’université. Boileau adresse à Molière sa satire II. Anecdote invraise
s liaisons avec mademoiselle De Brie. Sa société habituelle : Racine, Boileau , La Fontaine et Chapelle. Anecdotes. Épigramme co
rnier. L’avocat Fourcroy. Passion de Chapelle pour le vin ; il enivre Boileau qui lui prêchait la sobriété, et se vante égaleme
le docteur de Mauvillain. Ses rapports avec Lulli, qui était jugé par Boileau avec sévérité. Souper d’Auteuil. Sa liaison avec
ve la prose de Molière supérieure à ses vers. Cet avis était celui de Boileau , de Fénelon. Réflexions sur le style de Molière ;
Italiens ; il a imité nos vieux auteurs. Critiques de Schlegel et de Boileau réfutées. Réponse de ce dernier à Louis XIV sur l
s être comptées parmi les ouvrages d’un homme de lettres ». Cependant Boileau regrettait la perte du Docteur amoureux, autre bo
adversaire alors plein de vie et redoutable, Les Héros de roman, dont Boileau ne prépara la publication qu’en 1710, n’étaient p
l disait que Molière composait difficilement, et combien au contraire Boileau , qui du reste ne flatta jamais son ami, était fon
si flatteuse, et n’aspirer en effet qu’au mérite de la discrétion », Boileau fut alors chargé par le véritable auteur de dire
qu’un ruban, fut surtout le prétexte des plus violentes accusations. Boileau a fait justice plus tard du commandeur de Souvré
s sa pièce suivante, a lui-même immortalisé cette incroyable boutade. Boileau , à cette époque, n’avait encore rien publié, mais
ignac, dans les lettres particulières de Racine, que le suffrage de «  monsieur Despréaux  » faisait dès lors autorité. Il était donc précie
bserver expliquent ce silence habituel, qui lui avait fait donner par Boileau le surnom de Contemplateur. Les biographes de La 
qu’il était digne de l’estime de notre auteur. Attaqué à son tour par Boileau , il voulut se venger de ses sarcasmes en composan
mps après, prit sa revanche avec bien de l’avantage. Ayant appris que Boileau se trouvait gêné, il s’empressa de lui porter tou
t de nouveau conçues échouèrent également devant l’Arrêt burlesque de Boileau . Ce poète adressa en 1664 à Molière sa satire II,
, Molière, où tu trouves la rime ! Marmontel, souvent injuste envers Boileau , s’étonne (et peut-être n’a-t-il pas entièrement
n aussi ridicule qu’invraisemblable. Un des premiers commentateurs de Boileau , Saint-Marc, a dit qu’à ces vers, … Un esprit su
u’on aurait dû y laisser. Si Molière, s’appliquant de son chef ce que Boileau disait en général des grands talents, eût tenu un
our M. de Molière ». Brossette nous apprend, dans son commentaire sur Boileau , qu’en 1664, cet auteur étant chez le comte Du Br
s, qu’il avait faite dans sa jeunesse. En attendant le dîner, on pria Despréaux de réciter la satire adressée à Molière. Mais, ap
qu’on ne devait pas s’attendre à des vers aussi parfaits que ceux de M. Despréaux , parce qu’il lui faudrait un temps infini s’il vo
is XIV, plus que suffisamment désignés par les noms significatifs que Boileau , aussi bon helléniste que mordant satirique, leur
t dignes de son amitié. Sa société la plus habituelle se composait de Boileau , de La Fontaine, de Chapelle, de Racine, de Migna
Fontaine et Racine se réunissaient deux ou trois fois la semaine chez Boileau , qui demeurait alors dans une maison de la rue du
distractions du fabuliste égayaient souvent ces réunions. Un jour que Boileau et Molière s’entretenaient de l’art dramatique, L
’un acteur n’entend pas, quoiqu’il soit à côté de celui qui parle ! » Boileau , voyant qu’il s’échauffait et qu’il était absorbé
apostrophe sans que son antagoniste en entendit rien ; mais à la fin Boileau , Molière et les autres convives partirent d’un éc
de la société, n’eût pas l’esprit très présent à toutes ses actions. Boileau , nous l’avons déjà dit, l’avait surnommé « le Con
même qui doit nous apprendre à nous affranchir des règles de l’art. » Boileau , frappé de la justesse de l’observation, la mit e
ait pas le moins docile aux « avis sincères » dont parle La Fontaine. Boileau trouva qu’« il y avait du jargon » dans ces vers
trouvait de répréhensible dans ces vers, et l’autorisa à les changer. Boileau les rétablit de cette manière : Quand sur une pe
entendre, disait-il, que la présence du Roi a déshonoré le fleuve. » Boileau ne se rendit point à cette critique, et le vers s
rêt de mort. » Cette plaisanterie était toute naturelle de la part de Boileau et de Molière ; mais il était au moins très étran
Fontaine. Un soir qu’on s’était réuni chez lui pour souper, Racine et Despréaux , en raillant le fabuliste, poussèrent un peu loin
t Molière fut pris pour juge. Il refusa de prononcer la sentence ; et Despréaux , choisi à sa place, donna gain de cause au champi
Un jour cependant qu’il se trouvait engagé dans une controverse avec Boileau , Chapelle et le célèbre avocat Fourcroy, leur ami
apport n’était pas de force à lutter avec lui. Aussi se tournant vers Despréaux  : « Qu’est-ce que la raison avec un filet de voix
il allait les puiser : Chapelle s’adonnait avec excès au vin. Un jour Boileau , le rencontrant dans la rue, saisit cette occasio
esse de ces observations, paraît ému du ton de cordialité avec lequel Boileau les lui adressait, et promet de mettre à exécutio
e troisième, et, tout en causant, il remplit tant de fois le verre de Despréaux , qui, dans la chaleur de son sermon contre le vin
itrine de Molière le rendait sur ce point plus circonspect encore que Boileau . Cependant, si l’on en croit la même autorité, il
, il disait à cet excellent pantomime : « Baptiste, fais-nous rire. » Boileau , au contraire, jugeait Lulli avec une sévérité qu
ant ce fait, accueilli trop légèrement par plusieurs commentateurs de Boileau . Molière, comme nous avons déjà eu occasion de le
plus que de coutume de l’affection de poitrine qui abrégea ses jours, Despréaux , Chapelle, Lulli, de Jonzac et Nantouillet arrivè
tous les convives eurent bientôt perdu la raison, tous, jusqu’au sage Boileau lui-même. Ils discutèrent alors divers points de
on : ils jugèrent à propos de supporter encore les misères de la vie. Boileau a raconté plus d’une fois cette folie de sa jeune
in nous apprend que c’est en dînant avec elle et Ninon de Lenclos que Despréaux et Molière s’amusèrent à composer la cérémonie ma
ntre l’auteur. Le maréchal de Vivonne, connu par son attachement pour Boileau et par les grâces de son esprit digne d’un Mortem
nt de la compétence de son bon sens et de son naturel. « Molière, dit Boileau , lui lisait quelquefois ses comédies ; et il m’as
re, il se joignit aux détracteurs de L’Avare. Il reprochait un jour à Boileau d’avoir ri seul à une des premières représentatio
s envers Molière. Il ne tint pas à lui qu’il ne rompît également avec Boileau . Celui-ci ayant un jour, à l’Académie des Inscrip
mi à bout, il alla jusqu’à l’insulter ; si bien, dit Montchesnay, que Boileau fut obligé de lui dire : « Je conviens que j’ai t
é un coup funeste ; quelque froideur qui survint entre La Fontaine et Boileau les fit cesser entièrement. Dans le temps même où
scène, qui n’eut pas moins d’influence que les meilleures satires de Boileau . Le Misanthrope est une véritable galerie des tr
c’est le plus grand nombre, c’était cette même femme de la cour dont Boileau a dit dans sa dixième satire : Nous la verrons h
t son rôle de Sganarelle eut en vue le perruquier Didier l’Amour, que Boileau a de son côté fait figurer dans Le Lutrin. Cet ho
olie, qui vengea la défunte par la domination qu’elle exerça sur lui. Boileau , qui avait été quelquefois témoin des querelles d
sonnes que Molière fréquentait, le président Rose, également lié avec Despréaux et Racine. Peu de jours après la première représe
        Piron. « Vous verrez bien autre chose ! » disait Molière à Boileau , qui le félicitait à l’occasion du Misanthrope. I
, la religion zélée, mais sans aveuglement. Le protecteur et l’ami de Boileau et du grand Corneille, le magistrat qui montra un
la propriété de ses sermons dans cette épigramme, attribuée à tort à Boileau  : On dit que l’abbé Roquette Prêche les sermons
re bien préférable à ses vers ; cet avis, qui du reste était celui de Boileau , fut partagé par un assez grand nombre de littéra
e de justifier d’avance, dans ses compositions éphémères, l’arrêt que Boileau devait un jour si injustement étendre jusqu’à ses
il eût gardé sur son compte le silence du mépris. Mais irrité contre Despréaux , qui l’avait peu flatté, le pauvre Cotin, après a
e trait pour trait dans une plate satire, composa encore un pamphlet, Despréaux , ou la Satire des satires, où, non content de pro
lus cruelle injure. Voici le passage où l’attaque leur est commune : Despréaux , sans argent, crotté jusqu’à l’échine, S’en va ch
, et, jouant de son nez, Chez le sot campagnard gagne de bons dîners. Despréaux à ce jeu répond par sa grimace, Et fait, en batel
e la copie, par plus d’une allusion à ses ouvrages et à la guerre que Boileau leur avait déclarée, mais surtout en empruntant à
offrait à ce prix une place à l’auteur du Misanthrope et du Tartuffe. Boileau fut chargé de cette négociation auprès de son ami
irant, c’est le point d’honneur. — Et quel point d’honneur ? répliqua Boileau . Quoi ! vous barbouiller le visage d’une moustach
de la sévérité, tranchons le mot, c’est de l’injustice avec laquelle Boileau , qui du reste ne cessa un seul instant de se mont
her à le venger. Du vivant de l’auteur du Misanthrope et du Tartuffe, Boileau ne parla guère que deux fois de lui dans ses ouvr
trouves la rime. Marmontel, qui se montre quelquefois prévenu contre Boileau , témoigne, ainsi que nous l’avons déjà dit, un ét
ujours froid, mais toujours pur et châtié, n’ait séduit exclusivement Boileau , et ne l’ait rendu injuste envers le rival, enver
igoureuse censure, qu’on aimerait mieux pour Molière, et surtout pour Boileau , qu’ils n’y fussent pas : Étudiez la cour, et c
rope. » Il nous serait doux de penser avec certains commentateurs de Boileau que le poète par « le prix de son art » a voulu d
is eu la prétention de donner pour de « doctes peintures », mais dont Boileau a fait bien involontairement le plus bel éloge en
pour rendre et la fureur d’Alceste et le désespoir de George Dandin ? Boileau le voudrait-il blâmer de n’avoir pas toujours exe
n, de quelque manière qu’on doive interpréter ce passage, on voit que Boileau , pour un jeu de scène, qui passe à la vérité les
été porté contre Molière quand ses restes étaient à peine refroidis. Boileau , il est vrai, dans son épître adressée, en 1667,
étruire l’effet de critiques précisées ; la plus belle réparation que Boileau ait faite de ce qu’on nous permettra d’appeler se
t le roi ; mais vous vous y connaissez mieux que moi. » La réponse de Boileau l’honore ; celle de Louis XIV le fait aimer. Nous
e Vayer, mort en septembre 1664. Il avait été précepteur de Monsieur. Boileau lui a dédié sa quatrième satire. « Il avait, dit
années sous ce maître. 89. Molière. 90. Allusion à la satire III de Boileau . 91. Fameux cabaret du temps. 92. Pour l’Ordre
dre des Coteaux, association de gourmands d’élite, voir les Œuvres de Boileau , édit. de M. Saint-Surin, t. I, p. 117, note 1.
Molière lui lira samedi Trissotin, qui est une fort plaisante pièce. Despréaux lui donnera son Lutrin et sa Poétique ; voilà tou
19 (1747) Notices des pièces de Molière (1670-1673) [Histoire du théâtre français, tome XI] pp. -284
on faisait grâce au sac ridicule que l’on a si souvent critiqué après Despréaux , on trouverait dans Les Fourberies de Scapin des
es que Molière eut contre cet abbé. « [*]L’abbé Cotin, irrité contre Despréaux , qui l’avait raillé, dans sa troisième Satire, su
que désintéressée sur les satires du temps, in-8°, 1666. Il y chargea Despréaux des injures les plus grossières, et lui imputa de
tre de Trissotin, s’est véritablement passée chez Mme de B **. Ce fut M. Despréaux qui la donna à Molièrea. » «  *Molière joua d’abo
n’avait été déjà que trop exposé au mépris public par les satires de M. Despréaux , tomba entre les mains de Molière, qui acheva de
nt. Autre inobservation de l’usage. Je suis sûr que vous voudriez que M. Despréaux eût succédé à Cotin, l’embarras qu’il aurait sent
avait donné la farce des Fourberies de Scapin pour une vraie comédie, Despréaux aurait eu raison de dire dans son Art poétique :
fe et Le Misanthrope, ou fussent même du même genre. De plus, comment Despréaux peut-il dire que Molière : Peut-être de son art e
ition de Paris de 1729. 1. [Note marginale] Vadius. a. « [*]Ce fut M. Despréaux qui fournit à Molière l’idée de la scène des Femm
t en peine de trouver un mauvais ouvrage pour exercer sa critique, et M. Despréaux lui apporta le propre sonnet de l’abbé Cotin, ave
fallait dire : Réponse aux questions d’un provincial). Il suppose que M. Despréaux eût été choisi pour remplir la place de Cotin à l
rédécesseur, suivant les statuts académiques. Je rapportai la chose à M. Despréaux , qui me dit qu’à la vérité il aurait fallu marche
t rire à la fin du Malade imaginaire fut fourni à Molière par son ami Despréaux , en dînant ensemble avec Mlle Ninon de l’Enclos,
clos, et Mme de La Sablière. » (Il aurait été plus clair de dire que M. Despréaux donna l’idée du latin macaronique du Malade imagi
20 (1788) Molière (Dictionnaire encyclopédique) « article » pp. 588-589
ts de chambre tapissiers du roi, né en 1620, mort le 17 février 1673. Boileau a beaucoup loué Molière, et vivant et mort, mais
t le plus utile qui ait jamais honoré et corrigé l’espèce humaine, et Boileau même en jugeait à peu près ainsi ; car Louis XIV
l est assez remarquable que Pradon éclairé par le desir de contredire Boileau , ait mieux vu que cet arbitre du goût, combien le
21 (1739) Vie de Molière
accusations, si ce même roi, qui encouragea et qui soutint Racine et Despréaux , n’eût pas aussi protégé Molière. Il n’eut à la v
. Le maréchal de Vivonne, connu par son esprit et par son amitié pour Despréaux , allait souvent chez Molière, et vivait avec lui
comédie. On eut honte de ce style affecté, contre lequel Molière et Despréaux se sont toujours élevés. On commença à ne plus es
pièce est d’un bout à l’autre à peu près dans le style des satires de Despréaux , et c’est de toutes les pièces de Molière la plus
hrope est une satire plus sage et plus fine que celles d’Horace et de Boileau , et pour le moins aussi bien écrite : mais qu’il
avait donné la farce des Fourberies de Scapin pour une vraie comédie, Despréaux aurait eu raison de dire dans son Art poétique :
Les Femmes savantes, ou fussent même du même genre. De plus, comment Despréaux peut-il dire que « Molière peut-être de son art e
que Trissotin est le fameux abbé Cottin, si connu par les satires de Despréaux . Ces deux hommes étaient pour leur malheur ennemi
eux Cottin écrivait également contre Ménage, contre Molière et contre Despréaux  : les satires de Despréaux l’avaient déjà couvert
nt contre Ménage, contre Molière et contre Despréaux : les satires de Despréaux l’avaient déjà couvert de honte, mais Molière l’a
vait valu quelque chose, la critique sanglante de Molière et celle de Despréaux ne lui eussent pas ôté sa réputation. Molière lui
tomba dans une mélancolie qui le conduisit au tombeau. Les satires de Despréaux coûtèrent aussi la vie à l’abbé Cassaigne ; trist
es mauvais poètes, c’est de donner d’excellents ouvrages ; Molière et Despréaux n’avaient pas besoin d’y ajouter des injures.
22 (1845) Œuvres de Molière, avec les notes de tous les commentateurs pp. -129
’impression et à l’oubli d’une douzaine de lignes dans cette pièce où Boileau ne reconnaissait pas l’auteur du Misanthrope. C’
dans l’édition de Jean Ribou 1667 : c’est une véritable restauration. Boileau regrettait qu’on eût laissé perdre la petite farc
uctif dans les moindres ouvrages de Molière. Répondant à la pensée de Boileau , nous publions aujourd’hui, non le Docteur amoure
éressante avec les pièces qui en sont sorties, et justifier le mot de Boileau  : « Il y a toujours quelque chose de saillant et
ion, malgré le discrédit où ils sont tombés, et la critique sévère de Boileau . « Pour ce qui est de la vie de Molière, écrivait
e sévère de Boileau. « Pour ce qui est de la vie de Molière, écrivait Boileau , franchement ce n’est pas un ouvrage qui mérite q
ué, n’est-il pas garanti par le témoignage de Racine, et par celui de Boileau lui-même17 ? Grimarest manque de goût ; ses jugem
apprécier le génie de l’auteur du Misanthrope. Voilà ce qui a frappé Boileau  ; voilà ce qui a dû exciter sa mauvaise humeur :
eux commentateur avait recueilli de la bouche de Baron et de celle de Boileau tous les documents nécessaires pour écrire de nou
avait choisi, à l’exemple de Térence. On le voit par le jugement que M. Despréaux fait de Molière dans son Art poétique : Ne fait
. 13. Promenade de Saint-Cloud, par Guéret, pag. 212 14. Lettre de Boileau à Brossette, tome IV, page 426 de l’édition de M.
quième édition de Lefèvre, Paris, 1844. 18. Dans son commentaire sur Boileau , et dans les précieux mélanges de Cizeron-Rival ;
ace, a rendu au talent de Mignard un hommage qui mérita les éloges de Boileau . (Vie de Mignard, in-12, 1630, p. 55.) 51. Ce dé
à Paris. » (Préface de La Grange dans l’édition de 1682.) On sait que Boileau regrettait fort qu’on eût perdu la petite comédie
es Fâcheux ? 58. Brossette, dans ses notes sur la septième épître de Boileau , donne les noms de quelques-uns des détracteurs d
ait devenu proverbe. Les autres personnages désignés dans l‘épître de Boileau sont le commandeur de Souvré, et le comte de Brou
(Les Frères Parfait, tome VIII, page 221.) Une anecdote racontée par Boileau confirme tout ce qu’on vient de lire. Racine avai
s de madame Campan, tome III, page 8.) 76. Elle se nommait Laforest. Boileau lui a donné une espèce d’immortalité dans le pass
éprouvé sur son théâtre que ces endroits n’y réussissaient point. » ( Boileau , Réflexions critiques, page 182, tome III des Œuv
remières représentations, il est vrai, furent presque désertes ; mais Boileau s’y montrait fort assidu, et soutenait que la piè
re Andromaque, dont l’auteur véritable était Subligny), dit un jour à Boileau  : Je vous vis dernièrement à l’Avare, et vous rii
t vous riiez tout seul sur le théâtre — Je vous estime trop, répondit Boileau , pour croire que vous n’y ayez pas ri du moins in
-vous de tous les amis de Molière, au nombre desquels il faut compter Boileau , La Fontaine, Guilleragues, Puimorin, et l’abbé L
il était le partisan et l’admirateur. Un jour qu’il se trouvait avec Boileau à Auteuil, la conversation s’engagea sur le trave
Cette idée fut approfondie et discutée de manière qu’elle fournit à Boileau le sujet de sa quatrième satire. On croit même qu
liqué : « Je ne sais que trop lire depuis que vous faites imprimer. » Boileau et Racine trouvèrent cette réplique fort piquante
même qui doit nous apprendre à nous affranchir des règles de l’art. » Boileau fut si frappé de la justesse de cette décision, q
té de Molière et de ces entretiens pleins de charmes auxquels Racine, Boileau , La Fontaine, etc., durent souvent leurs plus heu
écrite en 1724 ; Commentaires de Brossette sur la quatrième satire de Boileau , tome V, page 30, et tome IV, page 44.) 87. Roh
nvives que Grimarest n’ose nommer étaient Jonsac, Nantouillet, Lulli, Despréaux , et quelques autres. 89. Voltaire a voulu jeter
ils, qui le rapporte dans ses Mémoires, d’après Grimarest, ajoute que Boileau « racontait souvent cette folie de sa jeunesse, e
calomnieux. Le premier président de Lamoignon, l’ami de Racine et de Boileau , l’Ariste du Lutrin, ne pouvait en aucune manière
dit des Femmes savantes. (Voyez le Mercure galant, année 1672.) 96. Boileau disait que Molière, après avoir lu le Misanthrope
à la perfection de ses ouvrages. Un jour, à la lecture de ce vers de Boileau parlant de lui : Il plaît à tout le monde, et ne
’ai jamais rien fait dont je sois véritablement content. » (Œuvres de Boileau , par Saint-Marc, tome I, page 49.) Ce qui doit fa
r servir à la vie de Chapelle, par Saint-Marc, pages 71 et 74.) 108. M. Despréaux . 109. Louis Racine raconte aussi cette anecdote.
s après la représentation des Femmes savantes que Louis XIV demanda à Boileau quel était le plus grand écrivain qui eût illustr
oileau quel était le plus grand écrivain qui eût illustré son règne : Boileau nomma Molière. Je ne le croyais pas, poursuivit l
it la conduite de sa femme. 121. Deux mois avant la mort de Molière, M. Despréaux alla le voir, et le trouva fort incommodé de sa t
e. Molière, assez froid naturellement, fit plus d’amitié que jamais à M. Despréaux . Cela l’engagea à lui dire : Mon pauvre monsieur
autels ! » C’est ainsi que M. de Brossette explique ces deux vers de Boileau dans sa septième épître : Avant qu’un peu de ter
us avons fait usage dans les notes de cet ouvrage. 130. Ces vers de Boileau , j’en demande pardon à ce sévère critique, m’ont
er un adversaire digne de lui. Le morceau suivant atteint mon but, et Boileau lui-même n’aurait pu l’entendre sans réformer son
cène v du deuxième acte du Misanthrope. Brossette raconte qu’en 1664, Boileau , étant chez M. du Broussin avec le duc de Vitri e
s, qu’il avait faite dans sa jeunesse. En attendant le dîner, on pria Despréaux de réciter la satire adressée à Molière ; mais, a
pas s’attendre à des vers aussi parfaits et aussi achevés que ceux de M. Despréaux , parce qu’il lui faudrait un temps infini s’il vo
23 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre IX » pp. 77-82
la Suze, du même âge que mademoiselle de Bourbon-Condé, dix-sept ans. Boileau trouvait ses élégies d’un agrément infini, Voltai
ature, en conversation ; l’ennemi des esprits faux et des cœurs faux. Boileau regardait son suffrage comme le plus honorable qu
res pour vivre. (Biographie.) 34. Note de Voltaire, sur son épître à Boileau .
24 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VII. De l’Amour. » pp. 121-144
femme à la mode qui ne voulût régner dans un petit royaume de Tendre. Boileau , le champion de la raison, qu’on trouve sur la br
ctor : Brûlé de plus de feux que je n’en allumai483 ; à l’époque où Boileau lui-même, fléchissant sous la poussée du siècle,
de vue de l’art :   Tout ce qu’il a touché se convertit en or.   Boileau , Art poétique, ch. III, v. 298. 444. Les Fâche
anter un volume !                                                    Boileau , Satire II, à Molière, v. 77. 446. Voir, pour l
c. I, II, IV. 468. La Comtesse d’Escarbagnas sc. II, XV-XXII. 469. Boileau , Satire X, v. 158. 470. Le Misanthrope, act. II
que de vieillir,   Et dans votre désert aller m’ensevelir ! 472. Boileau , Satire X, v. 169. 473. Le Misanthrope, act. II
, Satire X, v. 169. 473. Le Misanthrope, act. III, sc. V. 474.   Boileau , Satire X, v. 533. — On alliait très-bien la déba
25 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [41, p. 71-72] »
[41, p. 71-72] 1775, Anecdotes dramatiques, tome I, p. 560 Boileau racontait que Molière, après lui avoir lu le Misa
ait quelque chose au-delà du Misanthrope ? Ce problème qui confondait Boileau , devrait être pour les auteurs comiques un objet
26 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [57, p. 94] »
Grimarest, p. 165 1775, Anecdotes dramatiques, tome I, p. 394-395 Boileau a beaucoup loué Molière, et vivant et mort ; mais
t le plus utile qui ait jamais honoré et corrigé l’espèce humaine, et Boileau même le jugeait à peu près ainsi.
27 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [24, p. 52] »
s’est passée véritablement chez un particulier de la connaissance de Despréaux et Molière. Ce fut Despréaux qui la donna à notre
hez un particulier de la connaissance de Despréaux et Molière. Ce fut Despréaux qui la donna à notre comique.175 171. Trissot
28 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [28, p. 53-54] »
tendue de ses poumons. Ils eurent une dispute à table, en présence de Despréaux . Molière se tourna du côté du satyrique, et dit :
ure de (v. 1610 – 1691) : avocat et poète, ami de Lamoignon, Molière, Boileau , Patru. Il collabore peut-être avec Madeleine Béj
29 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [61, p. 99] »
mps après la désertion du poète tragique, Molière donna son Avare, où Despréaux fut des plus assidus. « Je vous vis dernièrement,
préaux fut des plus assidus. « Je vous vis dernièrement, dit Racine à Boileau , à la pièce de Molière, et vous riiez tout seul s
30 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [87, p. 131-132] »
[87, p. 131-132281] Racine et Despréaux *, avec lesquels La Fontaine était extrêmement lié
centré en lui-même qu’à l’ordinaire. Pour le tirer de sa distraction, Despréaux * et Racine qui étaient naturellement portés à la
31 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXIII » pp. 237-250
ncas et des femmes de leur société, je me hâte de dire que Molière et Despréaux , si follement accusés de diriger leurs traits sat
our le samedi suivant, la lecture des Femmes savantes et Le Lutrin de Despréaux . Louis Racine nous apprend que ce même Despréaux
ntes et Le Lutrin de Despréaux. Louis Racine nous apprend que ce même Despréaux fut sa satire sur Le Festin, publiée en 1665, che
Louis Racine nous apprend qu’elle était chez le duc de Brancas quand Boileau y fit sa satire du Festin, en 1665. C’était l’ann
32 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [59, p. 96-98] »
[59, p. 96-98] Boileau lut sa deuxième satire adressée à Molière, à quel
re, Il plaît à tout le monde et ne saurait se plaire. Molière, dit à Boileau , en lui serrant la main : voilà la plus belle vér
33 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Troisième partie. — L’école historique » pp. 253-354
re sage, pour les poètes honnêtes, pour Walter Scott, pour Pope, pour Boileau humilié et tancé, sans miséricorde, de son peu de
té de descendre quelques minutes de sa chaise, où enfermé il étudiait Boileau , pour se donner le divertissement devoir de près
espèce chevaline, donnent naissance à la mule, je me disais que notre Boileau avait peut-être poussé un peu loin la défense de
s ne changent, s’ils n’adoucissent, s’ils n’élaguent presque tout334. Boileau me semble donc avoir poussé trop loin la défense
eau en pleine mer à cinq cent mille sur le continent. En vain le sage Despréaux , législateur du bon goût dans l’Europe entière, a
sse (no fear lest dinner cool). Qui aurait osé parler aux Racine, aux Despréaux , d’un poème épique sur Adam et Ève ? La cour déli
les foins. Un âne traversant un champ ne le rendait pas sérieux comme Boileau  ; il ne se préoccupait pas pour Homère de la néce
emple, le dix-septième et le dix-huitième siècle étaient de l’avis de Boileau . Sans pousser le blâme aussi loin que Fénelon, la
quand j’y pense. J’osai dire aussi qu’il y a deux sortes de vers dans Boileau  : les moins bons, qui sont d’un bon élève de troi
nt d’un bon élève de rhétorique. Mais le Chevalier prit la défense de Boileau , et il se mit à réciter avec admiration la belle
de Pyrrhus avec Cinéas : ce qui me fit plaisir ; car, au fond, j’aime Boileau , et je trouve puéril l’acharnement de nos romanti
pinion toute faite sur le mérite littéraire de Molière, de Racine, de Boileau , opinion formée en partie par leurs propres lectu
es fanfarons de la Fronde ; Racine, à la cour de Louis XIV, à côté de Boileau et de madame de La Fayette ; et il se réjouit en
xcellentes choses et des choses très pratiques dans l’Art poétique de Boileau , dans la Grammaire de Noël et Chapsal, dans les s
çaise. 327. Dictionnaire philosophique ; article Goût. 328. « Si Boileau avait vécu alors (à l’époque où la satire vi vit
s dignes d’elle que des chats, des rats et des souris. » Ibid. 329. Boileau , Neuvième réflexion critique sur Longin. 330. Vo
. 330. Voltaire, Discours de réception à l’Académie française. 331. Boileau , Neuvième réflexion critique sur Longin. 332. Vo
34 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVII. » pp. 323-356
e ferons insensiblement, en comparant la piece avec celle de Plaute. Boileau préféroit, dit-on, l’Amphitrion latin. A la bonne
qui font de Jupiter un vrai petit-maître François ». Ainsi parloient Despréaux & Madame Dacier, tous les deux aveuglés par l
out le plaisir des surprises, & sur-tout de l’intérêt. Paroissez, Boileau , & vous, savante Dacier, soutenez que Moliere
e. Je le répete, & mes Lecteurs seront certainement de mon avis, Boileau & Madame Dacier ont été entraînés dans leurs
rouvé ;  Et j’étois venu, je vous jure,  Avant que je fusse arrivé. Boileau critiquoit ces deux derniers vers : il ne les tro
rions une faute bien plus essentielle que celle qui est reprochée par Despréaux , puisque nous deviendrions aussi minutieux qu’il
ébaudir les esprits Durant long-temps de tout Paris, &c. 38. Boileau se trompoit : il y a dans Rotrou : J’étois chez
35 (1852) Molière — La Fontaine (Histoire de la littérature française, livre V, chap. I) pp. 333-352
le représente, cette satire générale sans fiel et sans aigreur, comme Boileau l’a si bien remarqué, nous instruit sans nous ble
re, pour être vrai, dans la bouche de quelques vauriens de bas étage. Boileau commet à son tour une confusion analogue, lorsqu’
vait deviné lorsqu’il disait, à travers les railleries dont Racine et Boileau harcelaient impitoyablement le naïf et malin Cham
fables n’avaient pas encore paru, et lorsqu’elles furent publiées, ni Boileau ni Racine ne soupçonnèrent qu’elles leur donnaien
on des anciens fermait en partie les yeux sur tant de beautés neuves. Boileau , qui ne put jamais avouer ni sans doute reconnaît
t des poètes qui soutiennent la comparaison avec Corneille, Racine et Boileau , mais elles n’ont rien à placer légitimement en r
36 (1886) Molière, l’homme et le comédien (Revue des deux mondes) pp. 796-834
nuelle, ce profond regard obstinément fixé, frappent tout le monde et Boileau appelle son ami d’un nom qui doit lui rester, le
ustres, ou les plus dignes d’estime de son temps. Aussi justement que Boileau , il aurait pu opposer à la haine des envieux et a
éunions, moins nombreuses et plus calmes, où se trouvaient, avec lui, Boileau , Racine et La Fontaine. Les quatre poètes avaient
, de tout temps, a porté les écrivains et les artistes à se chercher. Boileau loua donc, rue du Vieux-Colombier, un appartement
ne s’oppose à ce que l’on applique toujours aux réunions tenues chez Boileau ce que dit La Fontaine de « l’espèce de société »
à la brouille, comme aussi une estime réciproque entre Racine et lui. Boileau , surtout, trouva le moyen de rester également uni
-il, au cours d’un dîner qui comptait deux autres convives de marque, Boileau et Mmede La Sablière. Le même maréchal de Vivonne
rque, Boileau et Mmede La Sablière. Le même maréchal de Vivonne, dont Boileau mettait l’estime à si haut prix, était aussi l’am
ient inépuisables. Louis XIV ayant tenu le même langage à Racine et à Boileau , on peut admettre que le prince, obligé à moins d
ssi populaire que son maître, grâce à deux anecdotes, venant l’une de Boileau , l’autre de Grimarest. « Molière, dit Boileau, lu
cdotes, venant l’une de Boileau, l’autre de Grimarest. « Molière, dit Boileau , lui lisoit quelquefois ses comédies, et assuroit
oncer au théâtre. Molière refusa en objectant le point d’honneur ; et Boileau , qui ne comprenait pas, de se récrier. Molière av
aison : le point d’honneur consistait pour lui, non pas, comme disait Boileau , « à se barbouiller le visage d’une moustache de
37 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE V. L’Éducation des Femmes. » pp. 83-102
e, la juste appréciation de l’École des Femmes est celle qu’exprimait Boileau dans les Stances qu’il envoyait à Molière pour se
le, etc.                                                             Boileau , Satire X, v. 447. 301.   Qui s’offrira d’ab
te avec son embryon   Il faut chez du Verney voir la dissection.   Boileau , Satire X, v. 425. — Boileau, qui n’acheva cette
t chez du Verney voir la dissection.   Boileau, Satire X, v. 425. —  Boileau , qui n’acheva cette satire qu’en 1693, emprunta p
L’École des Femmes, act. III, sc. IV. 336. 26 décembre 1662. 337. Boileau , Stances à M. Molière, 1er janvier 1663. — Voir e
38 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « De l’Imitation en général. » pp. 1-4
dre, Esope, Boccace, la Reine de Navarre, & ne l’a pas dissimulé. Boileau est redevable de sa gloire à Horace, & n’en e
e, & n’en est pas moins estimé, quoique Regnard ait dit : Ci gît Maître Boileau , qui vécut de médire, Et qui mourut aussi par un
39 (1686) MDXX. M. de Molière (Jugements des savants) « M. DXX. M. DE MOLIÈRE » pp. 110-125
tivées et polies par le travail et l’industrie particuliere du poète. M. Despréaux persuadé de cette espèce de mérite de Molière, du
l avait beaucoup du génie et des manières de Plaute et d’Aristophane. M. Despréaux , qui par une prudence toute particulière ayant co
que le seul Molière avait pour en assaisonner les moindres ouvrages. M. Despréaux et M. Pradon ne sont pas les seuls qui aient parl
40 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE IV. Jugement sur les Hommes de Molière. » pp. 65-82
e la vertu ; il met donc en pratique le précepte d’Horace traduit par Boileau  : Qu’en savantes leçons votre muse fertile Parto
rappé d’immoralité.   Il faut protester contre le jugement raffiné de Boileau  : Dans ce sac ridicule où Scapin s’enveloppe, Je
à l’injuste rigueur du dix-huitième et du dix-neuvième siècle contre Boileau . Il ne faut pas exiger de lui d’avoir été en tout
dans les Actes de l’Académie de Bordeaux, 3e fascicule, 1866. 231. Boileau , Art poétique, ch. III, v. 397. 232. 1653. 233.
41 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XXVIII » pp. 305-318
sailles, et de la composition des médailles de son règne, le même que Boileau appelle le gros Charpentier, s’avisa de dire un j
uld, société habituelle de madame de Sévigné. Secondement, c’est dans Boileau , et dans Voltaire même, que le commentateur a vu
goutte, la lecture des Femmes savantes, par Molière, et Le Lutrin de Despréaux . La Bruyère, dans la préface qui précède son disc
42 (1882) Molière (Études littéraires, extrait) pp. 384-490
êchaient pas tout aussitôt de songer aux juges les plus difficiles, à Boileau , à lui-même, au genre humain ; et, dans cette pro
de la France lui fut conquis dès le premier jour, et, quoi qu’en dise Boileau , elle reconnaît encore son Shakespeare jusque « d
’Académie française qui lui fit offrir un fauteuil par l’entremise de Boileau . Mais il lui fallait, pour l’obtenir, renoncer à
re elles ces scènes ingénieuses dont chacune semblerait une satire de Boileau , si une fine logique ne les faisait toutes concou
le. C’est ce que semble indiquer une note de Brossette disant d’après Boileau  : « Quand Molière composait son Tartuffe, il en r
à ruiner la religion catholique. »C’est à ces fanatiques fureurs que Boileau fait allusion dans ses vers de  VII : L’un défen
privées qui furent très nombreuses, ainsi que l’atteste cette note de Boileau  : « Tout le monde voulait avoir Molière, pour lui
nt ces gens, Qui, tous blancs au dehors, sont tous noirs au dedans, Boileau censure ainsi ceux qui font le procès à quiconque
ce coup inattendu, Molière ne courba point la tête. Il se rendit avec Boileau chez le premier président, qui le reçut très cour
», répondait le président de Lamoignon aux instances de Molière et de Boileau . À plus forte raison le clergé voyait-il un usurp
es, et la revanche de son admiration a confirmé le jugement porté par Boileau , s’il faut du moins en croire sa réponse à Racine
ain ne vit son nom qu’une seule fois enchâssé dans les hémistiches de Boileau . Quant à la scène qui, débutant par des louanges
mment faite au malheur qu’avait eu l’abbé de passer par les verges de Boileau , sans redire après tant d’autres que la fameuse q
Satires, l’abbé Cotin avait eu l’insolence de diffamer tout ensemble Boileau et Molière par les outrages que voici : Despréau
ffamer tout ensemble Boileau et Molière par les outrages que voici : Despréaux , sans argent, crotté jusqu’à l’échine, S’en va ch
 ; et, jouant de son nez, Chez le sot campagnard gagne de bons dînés. Despréaux à ce jeu répond par sa grimace, Et fait en batele
putation de Cotin avait résisté, tant bien que mal, aux épigrammes de Boileau  ; mais, il demeura vraiment écrasé sous le coup p
donner son nom fut un retour à ce comique tempéré qui devait plaire à Boileau plus qu’au public. Quelques mots suffiront à l’an
es de la bonté. 80. Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème. ( Boileau .) 81. Voir nos Extraits des classiques français 
, et de meilleur en ce genre. » 122. S’il faut en croire Brossette, Boileau le jugeait trop tragique pour une comédie. La Let
iminel Tardieu et sa femme dont l’avarice légendaire fut censurée par Boileau . « Pour tous valets, ils n’avaient qu’un cocher,
158. La pédanterie devait tenir bon longtemps encore, comme l’atteste Boileau disant, vingt ans après, dans la satire sur Les F
43 (1862) Molière et ses contemporains dans Le Misanthrope (Revue trimestrielle) pp. 292-316
Qui pour le pape ne dirait, Une chose qu’il ne croirait ; » le malin Despréaux lui décoche un trait de satire et le peint en un
plus parfait courtisan10 ? » Quant à Célimène, les commentateurs de Boileau y ont vu le portrait d’une femme très-connue à la
ont le bon sens murmure, » ne voyez-vous pas le grand comique aidant Boileau dans sa courageuse croisade contre le faux goût d
tin, qui a poussé un peu loin les allusions dans Le Misanthrope. 18. Boileau , Art poétique, chant III. 19. Auguste Barbier,
er, 1860, p. 333 et suiv. 21. Taine, La Fontaine et ses fables. 22. Boileau , Art poétique, chant III. 23. Montaigne, Essais.
44 (1852) Légendes françaises : Molière pp. 6-180
la fresque aux brusques fiertés. La correction et le poli du vers de Boileau (le procédé à l’huile) l’avait d’abord séduit, et
collection vivante d’originaux, une suite de satires à la manière de Despréaux , arrangées pour la scène, vives et franches, mais
médien. Mais, au plus fort du scandale, au premier jour de l’an 1663, Boileau lui adressa ses stances : En vain mille jaloux e
r la scène. Aussi n’aurons-nous pas à nous étonner de le voir, malgré Boileau , jouer la comédie tout malade, persistant jusqu’à
if en grève le normand Sinron Morin, pour quelques pensées mystiques. Boileau , sentant le danger, vint à l’appui de Molière; il
us ceux qui l’entouraient, jusqu’aux moindres enfants, ses comédiens, Boileau , La Fontaine, Ninon, Mme de la Sablière, le grand
Auteuil, grande compagnie: c’étaient MM. Lulli, Jonsac, Nantouillet, Boileau et quelques autres ; ils venaient, disaient-ils,
sion, de ses chagrins, de sa propre maison, il avait pris jusque chez Boileau . En effet le mot d’Alceste : Hors qu’un commande
sse, Etc. Molière paraît s’être plu dans ces rôles grotesques; Mais Boileau ne l’y pouvait voir ; cela lui faisait mal. La re
vu plus d’extravagance ? Le moyen d’être diverti par de la prose ? » Boileau était, dit-on, le seul qui eût ri aux premières r
imer. XXIX. Cependant ses amis effrayés des progrès de son mal, Boileau , Mignard, quelques autres, furent trouver sa femm
et enfant, la belle Mlle Mignard, et pour parrain le frère de son ami Despréaux , Boileau Puimorin. L’enfant reçut les noms de Pie
nts. Il n’avait pourtant encore que cinquante-et-un ans ! XXXI. Boileau vint le voir et le trouva fort incommodé de sa to
aphe, qui semblaient le menacer d’une fin prochaine. Molière fut avec Boileau plus affectueux que jamais. Plus il se voyait aba
nné de sa femme, plus aussi il devenait sensible à la moindre amitié. Boileau , tout attendri, ne put s’empêcher de lui dire, av
s plus souples avec vous, sentiront mieux votre supériorité. - Ah ! Monsieur Despréaux , répondit Molière, que me dites-vous là ? Il y a
45 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre premier. » pp. 5-11
ur tous les grands écrivains qui l’illustrèrent, pour Corneille, pour Boileau , pour La Fontaine, pour Racine, pour Molière même
qui lui appartient. On attribue exclusivement à Molière, à Racine, à Boileau et aux écrivains de leur temps, l’épuration de la
46 (1874) Leçon d’ouverture du cours de littérature française. Introduction au théâtre de Molière pp. 3-35
en France? » A tout prendre, j’aimerais encore mieux le sentiment de Boileau sur notre ancien théâtre, quoique ce sentiment ai
rtement réprimandé par la critique novatrice du temps présent, et que Boileau se soit attiré par-là, de la part de nos modernes
le. Le théâtre ne pouvait échapper à cette double influence. Écoutons Boileau  : Le savoir, à la fin, dissipant l’ignorance, Fi
d’avoir édité tant de vieux textes, pour n’arriver qu’à répéter avec Boileau , que « le théâtre fut longtemps, chez nos dévots
fier Racine ou Molière à Shakespeare et de préférer l’art poétique de Boileau à la dramaturgie de Lessing. Nous voilà revenus,
ous prie d’excuser, à notre point de départ, c’est-à-dire aux vers de Boileau , dont j’ai cherché à maintenir devant vous l’auto
47 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE II. La Débauche, l’Avarice et l’Imposture ; le Suicide et le Duel. » pp. 21-41
és à Paris (Voir la note de Brossette au vers 130 de la Satire III de Boileau , et Laharpe, Cours de Littérature, partie II, liv
ome I, XIX). 42. Le Festin de Pierre, act. III, sc. II, IV, V. 43. Boileau , Satire X, v. 165. 44. Le Festin de Pierre, act
4 ;   Sainte- Beuve, Port-Royal, tome III, chap. XV, XVI, etc. 79. Boileau , Satire X, v. 525. 80. « Sous prétexte de conda
lle légèreté parle Fénelon (Lettre à l’Académie française, VII). 95. Boileau , Satire X, v. 250. 96. L’Avare, act. I, sc. I,
48 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre III » pp. 30-37
s effets de l’honnête amitié ». La publication de L’Astrée fut, selon Boileau , l’époque où l’afféterie précieuse de langage, l
e L’Astrée ne fût pas sans mérite pour opérer cette révolution. Aussi Boileau lui-même y reconnaît-il « une narration également
49 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre VIII » pp. 70-76
à cartel… Ce mot, dit Voltaire, est d’une grossièreté insupportable. Boileau , l’ayant employé depuis en parlant des vers plei
pourquoi ne dirais-je pas la grossièreté du langage chez les Romains. Boileau n’a-t-il pas dit : Le latin dans les mots brave
50 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre II » pp. 12-29
Sylvie dans tous les domaines que je possède sur le double Mont15 ». Boileau , Racine, Molière, Voltaire ont aussi donné des no
ières du Louvre                N’en défend pas nos rois ? Racan, dit Boileau , avait plus de génie que Malherbe, mais il est pl
re a confirmé la justesse et loué la décence. Vaugelas est appelé par Boileau le plus sage de nos écrivains. Tels furent les co
51 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE XII. Réflexions Générales. » pp. 241-265
personne en France, à l’exception d’un petit nombre d’hommes d’élite, Boileau , La Fontaine, Louis XIV, Bussy, Bouhours, personn
contemporains illustres de se connaître, il a méconnu Molière, comme Boileau a ignoré La Fontaine, comme la marquise de Sévign
été vraiment compris de son temps que par deux hommes. Le premier est Boileau , qui est touchant dans son admiration naïve pour
rand roi et son valet de chambre-tapissier, comme de tous les vers de Boileau consacrés à l’homme qui honore le plus le siècle,
52 (1824) Notices des œuvres de Molière (VIII) : Le Bourgeois gentilhomme ; Psyché ; Les Fourberies de Scapin pp. 186-466
areil accommodement, et deux mariages étaient absolument nécessaires. Boileau a dit, dans son Art poétique : Étudiez la cour e
et ceux-là l’ont trouvé trop rigoureux ; d’autres ont blâmé seulement Boileau d’avoir loué Molière avec restriction, lorsqu’il
c que personne ne défend, ont défendu des scènes de la même pièce que Boileau n’attaque pas. Ce vers, Peut-être de son art eût
point dans la discussion du passage entier ; je n’examinerai point si Boileau , dans ces mêmes vers où il paie un juste tribut d
s de Molière, devenus, en cette occasion, de ridicules adversaires de Boileau , qui n’ont su défendre l’un qu’en attaquant l’aut
53 (1765) Molière dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (compilation) pp. 2668-16723
VII. ch. v. De la Mare, traité de pol. liv. III. tom. III. Œuvres de Despréaux , Paris, 1747, in-8°. &c. Les accroissemens d
fort qu’on peut marcher sur les pas de l’intrépide auteur du tartufe. Boileau racontoit que Moliere, après lui avoir lû le misa
yoit quelque chose au delà du misantrope ? Ce problême qui confondoit Boileau , devroit être pour les auteurs comiques un objet
evanche combien de scenes dignes des connoisseurs les plus délicats ? Boileau a eu tort, s’il n’a pas reconnu l’auteur du Misan
son insolence dès qu’il sent que son maître a besoin de lui, &c. Boileau a eu raison, s’il n’a regardé comme indigne de Mo
u peindre les moeurs, & rendre la nature : on sait comme en parle Despréaux . Contemplez de quel air un pere dans Térence, Vi
ses rivaux, & lui firent des envieux de ses propres amis ; c’est Despréaux qui nous l’apprend. Mille de ses beaux traits, a
es hommes de France, doux, complaisant, modeste & généreux. Quand Despréaux lui lut l’endroit de sa seconde satyre, où il dit
54 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE VI. Les Femmes. » pp. 103-120
e toutes les fois que l’occasion s’en offre. Il ne peut, pas plus que Boileau , supporter « ces femmes qui se retranchent toujou
artuffe, act. I, sc. I. 382.   L’Impromptu de Versailles, sc. I. —  Boileau  :   .......Cette bilieuse,   Qui, follement ou
t l’offense,   Et ce n’est pas pécher que pécher en silence. 397. Boileau , Satire X, V. 525. - Voir encore, sur Célimène et
55 (1850) Histoire de la littérature française. Tome IV, livre III, chapitre IX pp. 76-132
L’École des Maris, demandait à Molière le Misanthrope et le Tartufe. Boileau , le plus impatient de tous, et en même temps le p
à faire mieux que l’École des Maris, nous en devons une bonne part à Boileau , qui eut plus d’une fois à combattre ses scrupule
ostérité, dont nul autre, dans ce temps de merveilles, n’eut plus que Boileau le secret. Moins de quatre ans après L’École des
savantes. Le Misanthrope, le Tartufe acquittaient Molière envers Boileau et le public délicat, dont il était l’organe. Cep
porte à la vérité, et ce qui est compatible avec la dignité de l’art. Boileau l’a caractérisé par un mot profond : il l’appelai
it écrit de comédies, dans tous les genres, avant lui et jusqu’à lui. Boileau , qui n’écrivait rien au hasard, qualifie ses pein
24. Arlequin dévaliseur de maisons. 25. Acte III, scène XII. 26. Boileau nous le donne à conjecturer par ce passage de sa
56 (1769) Éloge de Molière pp. 1-35
ramenées à un but moral, et surtout embellies du style d’Horace et de Boileau , montrent avec quel succès le génie peut devenir
arme terrible, avec laquelle Pascal a combattu une morale dangereuse, Boileau le mauvais goût, et dont Molière a fait voir sur
de morale à l’usage de la société. Cet art qui manque aux satires de Boileau , de tracer une ligne nette et précise entre le vi
il fut la victime. L’homme le plus extraordinaire de son temps, comme Boileau le dit depuis à LOUIS XIV, celui chez qui tous le
57 (1840) Le foyer du Théâtre-Français : Molière, Dancourt, I pp. 3-112
ntent de ce qu’il avait fait, et souvent on lui appliquait ce vers de Boileau  : Il plait à tout le monde et ne saurait se plai
pièces qu’il jugea trop au-dessous de lui pour les vouloir conserver. Boileau a regretté la perte du Docteur amoureux. Les Troi
représenta Nicomède et le Docteur amoureux, celte pièce regrettée par Boileau . Le roi fut si satisfait des mérites de cette tro
re, cette tendre fille d’honneur. Il avait pris au sérieux le vers de Boileau  : Jamais surintendant ne trouva de cruelles ; m
vers de Boileau : Jamais surintendant ne trouva de cruelles ; mais Boileau n’avait pas prévu le cas où les surintendants ser
ts un peu vifs pour l’oreille. N’a-t-il pas pour lui l’approbation de Boileau , qui lui écrit à propos même de l’Ecole des Femme
avait au fond quelque noblesse dans l’âme. Bafoué dans les satires de Boileau , il en éprouva un vif chagrin, et pourtant, quelq
, il s’empressa de l’aller trouver et de lui offrir deux cents louis. Boileau fut si touché de ce procédé, que, dans les éditio
lieu où se vendaient les comédies et les livres, comme une satire de Boileau nous l’apprend. Un marquis vient pour acheter les
nt d’avoir contrefait leurs noms, à l’aide d’étymologies grecques que Boileau lui avait fournies, il osa, sous des masques, liv
istophane jusqu’à Molière, tous les satiriques, depuis Lucien jusqu’à Boileau , ont médit des femmes; et les poètes tragiques eu
Scapin furent jouées, sur le théâtre du Palais-Royal, le 24 mai 1671. Boileau , qui avait tant de rectitude d’esprit, est pourta
pas un satyre comme un Hercule, et qu’il a suivi les lois de son art. Boileau n’a pas même exprimé sa pensée avec sa netteté ha
l’auteur du Misanthrope dans le sac où Scapin … Pour que l’image de Boileau eut quelque justesse, il fallait qu’elle s’appliq
58 (1821) Notices des œuvres de Molière (VI) : Le Tartuffe ; Amphitryon pp. 191-366
ifférents endroits, comme l’atteste ce vers de la troisième satire de Boileau , publiée en 1665 : Molière avec Tartuffe y doit
calomnieux. Le premier président de Lamoignon, l’ami de Racine et de Boileau , l’Ariste du Lutrin, ne pouvait, en aucune manièr
et ancien avait été traduit et commenté par elle5 ? On a prétendu que Boileau , partageant sur ce point les préventions de madam
en a tiré un si grand parti d’après Rotrou, voilà de ces erreurs que Boileau ne pouvait commettre, et qu’il y aurait une témér
aît chose beaucoup plus croyable qu’un jugement absurde de la part de Boileau . Bayle, exempt de tout préjugé, même littéraire,
59 (1892) Vie de J.-B. P. Molière : Histoire de son théâtre et de sa troupe pp. 2-405
ère qu’un préjudice passager. Il fut bien moins attaqué que Racine et Boileau  ; appartenant toutefois, comme eux, au siècle de
e des génies. Il lui reproche d’avoir été trop docile aux conseils de Boileau , de n’avoir pas su conserver le style de L’Étourd
embrassait, dès le principe, dans toute son étendue, ce domaine dont Boileau aurait voulu plus tard lui supprimer la moitié.
des deux ouvrages que l’on connaît sous ce titre : « - Oui, mon cher Despréaux , disait Molière à Boileau, je dois beaucoup au Me
onnaît sous ce titre : « - Oui, mon cher Despréaux, disait Molière à Boileau , je dois beaucoup au Menteur. Lorsqu’il parut… j’
peut-être n’aurais-je pas fait Le Misanthrope. — Embrassez-moi, dit Despréaux  : voilà un aveu qui vaut la meilleure comédie. »
s Trois docteurs rivaux, Le Maître d’école, Le Docteur amoureux (dont Boileau regrettait la perte), Gros-René écolier, Le Docte
 sommaires, qui fut purement et simplement réimprimée. « Ô Racine ! Ô Boileau  ! Qu’eussiez-vous dit, s’écrie Sainte-Beuve, si u
ière à cette famille sobre, économe, méticuleuse, et avec raison, des Despréaux et des La Bruyère. » Un curieux témoignage du br
ers de La Fontaine. Un jour, à deux ou trois ans de là, que Racine et Boileau  avaient raillé un peu vivement le fabuliste, Moli
ptême d’Armande dans les coulisses et les ruelles, et il lit bien. Si Boileau le lui avait demandé, il le lui aurait communiqué
t demandé, il le lui aurait communiqué sans doute, mais il paraît que Boileau ne le lui demanda pas. Quand Montfleury osa, comm
e des femmes qu’on peut surtout appliquer les vers de l’épître VII de Boileau  : L’ignorance et l’erreur à ses naissantes pièce
e déclarer pour lui, outre le public, Boileau-Despréaux et Louis XIV. Boileau lui adressa les stances si souvent citées : En v
ter ou la lire. Molière avec Tartuffe y doit jouer son rôle, disait Boileau dans la satire III, et il ajoutait en note : « Le
il connaît souvent les vices de ceux qu’on lui veut faire estimer. » Boileau , bon chrétien, mais d’une autre école, répliqua a
ien marquée et bien connue. On dit qu’elle l’avait fait surnommer par Boileau le contemplateur. Il avait dans les choses de la
’on rencontre le plus habituellement dans sa société sont : Chapelle, Boileau , La Fontaine, Mignard, Racine, Pierre Corneille,
s plus ordinaires. Nous en reproduirons quelques-unes tout à l’heure. Boileau admira Molière comme il n’admira personne, presqu
rapporte Louis Racine dans ses Mémoires ; « Louis XIV ayant demandé à Boileau quel était le plus rare des grands écrivains de s
à Boileau quel était le plus rare des grands écrivains de son siècle, Boileau lui répondit : — Sire, c’est Molière. — Je ne
du grec. Polyphile, c’est La Fontaine sans aucun doute, Ariste, c’est Boileau , et Acanthe Racine, cela n’est guère douteux non
Molière était au beau moment de sa carrière, tandis que La Fontaine, Boileau , Racine, ne faisaient que débuter ; il avait sa r
aisons si triviales que j’en ai honte pour vous. » Vous figurez-vous Boileau , presque inconnu, à vingt-neuf ou trente ans, par
marie ; partisan déclaré de la comédie, et contradicteur habituel de Boileau , avec qui en effet il aimait à avoir de longues e
ain que Racine se joignit aux détracteurs de L’Avare. Il reprochait à  Boileau devoir ri seul à une des premières représentation
Molière s’appellent Tomès, Desfonandrès, Macroton, Bahis et Filerin ; Boileau avait forgé ces noms tirés du grec. Tomès représe
Alceste, passe encore de jouer Sganarelle, mais Lycas ! voilà ce que Boileau ne pouvait comprendre. Ce n’était pas tout, que c
eilles aventures et prit sur lui les personnages les plus comiques. » Boileau trouvait que son ami compromettait sa dignité, ma
il n’y avait point de motif pour qu’il ne renonçât pas à la comédie. Boileau tenait le langage de la froide raison à Molière,
llustres danseurs. Le roi prit-il part lui-même à la représentation ? Boileau , dans une lettre à Monchesnai sur la comédie (sep
er 1670 dans le divertissement des Amants magnifiques, l’assertion de Boileau serait assurément contestable. Mais il est douteu
firmée par Louis Racine dans ses Mémoires sur la vie de Jean Racine. Boileau , Lulli, de Jonsac, Nantouillet, conduits par Chap
eu le malheur de répliquer par des satires injurieuses aux satires de Boileau et de mêler Molière dans sa querelle. Le pauvre a
ous lisons dans Cizeron-Rival : « Deux mois avant la mort de Molière, M. Despréaux  alla le voir et le trouva fort incommodé de sa to
e. Molière, assez froid naturellement, fit plus d’amitié que jamais à M. Despréaux . Cela l’engagea à lui dire : « Mon pauvre monsieu
oque tous les jours ! Cela montre bien le peu que sont les hommes. » Boileau ne comprenait que fort imparfaitement le caractèr
qui avait vu s’accomplir sous ses yeux ce passage du Rhin célébré par Boileau , avait-il l’esprit tourné aux choses héroïques et
s concessions tardives et restreintes qu’on obtint pour son cercueil. Boileau a traduit cette impression en des vers vibrants q
pas le vieux poète Chapelain, qui, oubliant qu il parlait de l’ami de Despréaux , écrivait à un savant professeur de Padoue qui ve
lerons pas les témoignages. Un seul doit nécessairement figurer ici ; Boileau . dont on aurait pu croire, aux restrictions pédan
re s’est maintenu en possession du domaine entier de la comédie, dont Boileau aurait voulu lui supprimer au moins la moitié en
l’auteur du Misanthrope. Ce jugement était déjà contesté au temps où Boileau exerçait une autorité presque absolue sur la litt
ène Lemercier, au commencement de notre siècle, s’exprimait ainsi : «  Boileau , dans ce passage, reproche à Molière d’avoir comp
é. Son coup d’œil saisissait une foule innombrable de bizarreries que Boileau n’avait pu même entrevoir ni soupçonner. Ce qui l
ier, dont César ne retrouvait qu’une faible moitié dans Térence. Mais Boileau ajoute : Dans ce sac ridicule où Scapin s’envelop
nt à nous faire rire autant qu’eux en les imitant. » « La critique de Boileau , ajoute M. Géruzez, aurait quelque fondement si M
i à Molière la palme qu’aucun poète comique n’osera lui disputer ? » Boileau , en cet endroit de L’Art poétique, parle en théor
comique. Le peu d’efforts qu’il lui en coûtait pour cela émerveillait  Boileau , et à bon droit lui faisait envie. On connaît les
’arrête ou t’embarrasse, À peine as-tu parlé qu’elle même s’y place. Boileau n’avait donc pas eu besoin de lui enseigner ce qu
Melpomène errantes cherchèrent longtemps un asile. Racine écrivait à Boileau à la date du 8 août : « La nouvelle qui fait ici
Voyez ci-après, page 308. 119. Note de Brossette sur l’épître vu de Boileau , reproduite dans L’Iconographie moliéresque de Pa
60 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [86, p. 130-131] »
ée, tout le monde voulait avoir Molière pour la lui entendre réciter. Boileau fait allusion à cet empressement, dans ce vers de
61 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XV » pp. 175-187
la langue suffisait à tout. Oui, avant 1661, avant les beaux temps de Boileau , de Racine, de Bossuet, les genres étaient démêlé
dies, rien de tragique dans ses propres comédies. Molière même, à qui Boileau reprochait d’avoir partagé son talent entre Téren
62 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [62, p. 100] »
2, Bolaeana, p. 31-32 1775, Anecdotes dramatiques, tome I, p. 271 Despréaux * ne se lassait point d’admirer Molière, qu’il app
63 (1802) Études sur Molière pp. -355
avoir contribué au succès de l’ouvrage. Mais Molière lui fit dire par Boileau qu’il avait conservé sa véritable scène, et le me
rapsodie jusqu’au bout ». Ce fait est consigné dans ces deux vers de Boileau  : Le commandeur voulait la scène plus exacte, Le
, les défauts, les ridicules de chacune de ses victimes. Le satirique Boileau l’aida dans le choix de ces noms, voilà des messi
et qu’il jeta au feu, lorsque, dans une épître qui lui est adressée, Boileau eut dit : Et toujours mécontent de ce qu’il vien
ais que penser de Racine 48, quand nous lisons dans l’abbé du Bos : «  Despréaux , après avoir vu la troisième représentation du Mi
ment ; il le dispensait de se mêler dans les disputes littéraires que Despréaux , Chapelle, et le célèbre avocat Forcroy, ne cessa
appelaient plus que le contemplateur, le contemplateur se tourna vers Boileau , en lui disant : « Que ferait la raison, avec un
Royal, au commencement de janvier, et son succès ne fut pas contesté. Boileau et madame Dacier préféraient, dit-on, la pièce la
; nous n’avons pas à faire un pareil reproche à Molière, et cependant Boileau préférait, dit-on60, le prologue latin. Le Mercur
ce, par un dialogue charmant, l’ennui d’un long monologue ; cependant Boileau préférait le prologue latin61. Baile était loin d
Molière65 ; et il se prononça contre L’Avare, au point de reprocher à Boileau qu’il l’avait vu rire aux représentations de cet
tions de cet ouvrage. Plaignons le grand homme ! Et répétons-lui avec Despréaux  : « Je vous estime trop pour croire que vous n’y
fameux souper que firent à Auteuil chez Molière, Lulli, La Fontaine, Boileau , Mignard, Chapelle, etc., et à la suite duquel le
es plaisanteries empruntées de Tabarin, et dénoncées dans ces vers de Boileau  : C’est par là que Molière, illustrant ses écrit
res ; la scène se passa réellement chez madame de Rambouillet, devant Boileau , qui la rendit à Molière, et celui-ci se dépêcha
e des Femmes savantes, ajoute, en parlant de Cotin : Les Satires de Despréaux l’avaient déjà couvert de honte, et Molière l’acc
’un mauvais poète, c’est de donner d’excellents ouvrages ; Molière et Despréaux n’avaient pas besoin d’ajouter des injures. Lors
s dont il était le bel esprit juré ? Pourquoi, dans ses disputes avec Boileau , osa-t-il mêler un homme qui l’avait toujours ass
outes les finesses, et semble nous admettre à ce banquet délicieux où Boileau , Chapelle, Ninon et Molière, dînant ensemble chez
rayé du nombre des humains, On reconnut le prix de sa Muse éclipsée. Boileau aurait pu ajouter, que même les fanatiques, les c
ne, Praxagora parle à sa lampe, mais la lampe ne lui répond pas. 63. Boileau trouvait que la galanterie de Jupiter ne convenai
et le sonnet et l’épigramme que débite Trissotin, acte iii, scène ii. Boileau , dit un commentateur, les lui fournit ; c’est avo
un commentateur, les lui fournit ; c’est avoir grande envie de citer Boileau . 78. Madame la comtesse d’Escarbagnas était féco
on La Fontaine. 87. On dit : « Molière soupait un jour avec Racine, Despréaux , La Fontaine et Descoteaux, fameux joueur de flût
it, plus qu’à son ordinaire, plongé dans ses distractions ; Racine et Despréaux , pour tirer de sa léthargie celui qu’ils appelaie
64 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [54, p. 88] »
[54232, p. 88] 1742, Bolaeana, p. 150 Despréaux * n’approuvait pas le jargon que Molière mettait d
65 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [6, p. 37-38] »
1704) : lettré et poète, s’était lié d’amitié avec Molière, Racine et Boileau . Un écrit contre la satire des femmes le brouille
66 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [49, p. 81-82] »
etc.227 226. Vers qui figure dans le Chant premier du recueil de Boileau intitulé le Lutrin. 227. Acte V, scène 1, v. 150
67 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XII. » pp. 251-273
e combien il est dangereux de se faire des ennemis. Il composa contre Boileau une piece en un acte & en vers, intitulée la
une piece en un acte & en vers, intitulée la Satyre des Satyres. Despréaux eut le crédit d’en faire défendre la représentati
fendre la représentation, mais non l’impression. Quelque temps après, Boileau , surpris & touché d’un bon procédé que Boursa
68 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [34, p. 62-63 ] »
necdotes dramatiques, tome I, p. 560-561 Molière voulait détourner Despréaux de l’acharnement qu’il faisait paraître dans ses
69 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [47, p. 80] »
e maréchal de Vivonne221, connu par son esprit et par son amitié pour Despréaux *, allait souvent chez Molière, et vivait avec lui
70 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [52, p. 86] »
tragédies […]. Même estime de la part de Bossuet, de la Fontaine, de Boileau . […]. Le P. Bouhours mourut à Paris, le 27 mai 17
71 (1836) Une étude sur Molière. Alceste et Célimène (La Revue de Bordeaux et Gironde unies) pp. 65-76
Alceste et Célimène Racine, Boileau , Labruyère, nous font connaître le siècle de Loui
t. La critique du sonnet d’Oronte vaut bien les meilleures satires de Boileau . Mais comment se fait-il qu’Alceste aime Célimène
72 (1871) Molière
de trouver que Molière était un poète à côté de Racine, e non loin de Despréaux , un prosateur comparable à Pascal. Il ne faut pas
sans le dénouement, trop latin et trop vulgaire. Plaute eût applaudi, Despréaux partait au quatrième acte, et faisait bien. On a
la ville, un grand jardin dans le doux village d’Auteuil, où Racine, Despréaux , La Fontaine, égal à Molière, venaient partager s
uiéta peu du grand poète qui ne pouvait plus l’amuser. Et pendant que Despréaux , son ami, écrivait à sa louange une touchante élé
73 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [58, p. 95-96] »
ondèrent237 ouvertement. Pour venger Molière de tous ses détracteurs, Boileau fit les stances suivantes qu’il envoya à son ami 
74 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XII. Des Scenes. » pp. 223-249
& le mettent au-dessus de toutes les pieces de Moliere, parceque Boileau a dit : Dans ce sac ridicule où Scapin s’envelop
un grand homme pour savoir masquer de grandes fautes. On raconte que Boileau 30 admira beaucoup le Misanthrope à la premiere l
ation, les vers que je retranche ici. 30. Nicolas Boileau, surnommé Despréaux , né en 1736 à Crone, petit village proche de Pari
75 (1867) La morale de Molière « CHAPITRE X. Du Père, de la Famille, de l’Etat. » pp. 193-216
la discréditent, etc. » Voir tout ce plaidoyer fort ingénieux. 712. Boileau , Satire VIII, v. 194. 713.   Le Festin de Pier
lus tard (la première représentation est du 15 février 1665), donna à Boileau l’idée de sa Satire V, qui fut composée la même a
atitur. » 714. Le Bourgeois gentilhomme, act. III, sc. XII. 715. Boileau , Epître VII, v. 32. 716. Le Festin de Pierre, a
76 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [50, p. 83-85] »
t : Quoi ! L’on refuse la sépulture à un homme qui mérite des autels. Boileau déplora alors la perte de ce célèbre comique dans
77 (1885) Études sur la vie et les œuvres de Molière pp. -461
u faire taire. Il faut en croire ceux qui ont le mieux connu Molière, Boileau , par exemple, qui, parlant un jour de lui à Bross
ême qu’on ne l’entourerait pas de tant d’autres Parisiens illustres : Boileau , La Bruyère, madame de Sévigné, etc. ; avec lui s
« ce rire amer », véritable accent de l’humaine comédie, dont parlait Boileau , après avoir écouté Molière dans certaines partie
le ménage. Un jour, du temps que Molière faisait les Femmes savantes, Boileau , l’étant venu voir, le trouva qui sortait pour s’
s d’elle. Molière ne perdit aucun de ses gestes, aucun de ses propos. Boileau qui se trouvait près de lui, remarqua le premier
’écoute et je contemple. Faut-il donc toujours vous le dire, mon cher Despréaux , ici comme partout où je puis trouver quelque cho
visite qui vous étonne. J’ai surpris hier, dans votre entretien avec Despréaux , quelques paroles, dont le sens énigmatique m’a,
pas très ferré sur les langues étrangères. Tout le monde s’y trompa, Boileau lui-même, et pour que vous n’en doutiez point, vo
, faite par Molière, on voit une figure d’un Commandeur ressuscité. » Boileau .lut la glose et la trouva sotte. Il écrivit en ma
ens que j’ay regardé, et qui estoit alors fort fameuse. » Ainsi donc, Boileau , comme tout le monde, comme Dorimond, comme de Vi
turelles, s’étonnant presque de ne pas les retrouver dans les autres. Despréaux , avec qui il avait souvent dû s’en entretenir, di
voulaient eux-mêmes ; ils ne le cachent plus : Cueillons-le ! » Quand Boileau disait au grand homme, dont l’amitié compte tant
que de l’interroger ainsi en versificateur à court de rimes, pourquoi Boileau ne lui disait-il pas en poète et en vrai penseur 
es le prouvent, grand lecteur, non pas de romans, comme le convive de Boileau , mais de livres pouvant instruire ; il semble mêm
Conti, et qu’il put connaître assez familièrement dans la société de Boileau . On sait que c’est à lui qu’est adressée la cinqu
, même les plus futiles et les plus mondaines, comme celui dont parle Boileau dans sa dixième satire ; comme M. de Sainte-Beuve
ppartenait aussi au parti des esprits indépendants de la littérature. Boileau , qui l’avait en grande considération, lui a dédié
son chef-d’œuvre, à lui tout seul. L’amphitryon du Repas ridicule de Boileau ne manque pas de se donner ce ton, quand il dit p
omédie de l’Amour médecin, lui sont comptées comme autant d’hérésies. Boileau offensait Dieu, en attaquant Cotin ; Molière comm
nnemis lui en firent en crime ; ses amis, je dis les plus sévères, et Boileau est du nombre, le lui reprochèrent souvent : lui
out autant que lui, comme un vrai fruit du terroir. Quoi que pût dire Boileau , qui lui eût peut-être pardonné d’écrire des farc
s don Garcie, au lieu de s’exercer à faire agir des Scapin. Cependant Boileau lui passa Don Garcie et ne lui pardonna pas Scapi
lière ne détestait pas la critique. Sa déférence pour les conseils de Boileau , son obéissance soumise aux leçons de ce maître d
argnait pas. Il y allait jusqu’aux éclats du comique le plus vibrant. Boileau s’en amusa beaucoup, et, plus tard, n’en amusa pa
n’en amusa pas moins son entourage, en tachant de les reproduire : «  M. Despréaux , écrit Brossette dans une de ses notes inédites ,
en récitant cela, l’accompagnait d’un rire, si amer, si piquant, que M. Despréaux , en le faisant de même, nous a fort réjouis. » Ce
pour que le courtisan put approcher jamais et prendre toute sa place. Boileau , satirique de parti pris, put à l’occasion fausse
lui qu’un homme, dont le goût, il est vrai, en valait bien un autre ; Boileau , qui vint plusieurs jours de suite le soutenir de
fe ; à l’ardente et pleine franchise des alexandrins du Misanthrope. Boileau , Du Lorens, le petit journaliste de la Gazette ri
sur laquelle il reconstruisait l’homme tout entier, le type complet. Boileau , qui n’ignora rien de son génie, a parlé de cette
l était en fonds de vérités, par lui-même d’abord, et par les autres. Boileau fut celui qui apporta le plus, et c’est pour cela
, Plutôt que de rentrer au logis les mains nettes, il pense à ce que Boileau lui a conté de la lieutenante, qui fut prise, un
aussi, qu’ils ne peuvent aller. La femme donne l’avoine elle-même. » Boileau ajoutait un détail : « Quand le cocher était deho
, quand on saura que ces amis étaient Molière, La Fontaine, Racine et Boileau , on s’étonnera moins, et l’on tiendra pour vrai c
nous venons de lire. C’est dans une pauvre petite chambre, louée par Boileau dans la rue du Colombier, que se tenaient les séa
elle Ariste, s’y montrait « sérieux, sans être incommode » ; Gélaste ( Boileau ) « était fort gai. » Quant aux deux autres, Racin
encore plus haut et plus mordant, et faisait éclater toute la salle. Boileau avait été frappé de ce lazzi, et comme il était l
ière, en récitant cela, l’accompagnait d’un rire amer si piquant, que M. Despréaux , en le faisant de même, nous a fort réjouis. » Q
e des mines favorites de la Molière. 8. Page 20. 9. Corresp. entre Boileau et Brossette, édit. Laverdet, p.515. 10. Acte II
Mondes, 1er février 1847). 41. Page 564. 42. Correspondance  entre Boileau et Brossette, etc., p. 478. 43. Voir, pour preuv
. 303, n° 1306. 52. Page 28. 53. A la suite de la Correspondance de Boileau et de Brossette, p. 517. 54. Lettres nouvelles
. On connaît, à ce sujet, la fameuse épigramme faussement attribuée à Boileau  : On dit que l’abbé Roquette, etc. Ces emprunts d
 » On a dit que c’était une imitation du 22e vers de la IVe satire de Boileau  ; mais comme cette satire avait été faite sous l’
omme cette satire avait été faite sous l’impression d’un entretien de Boileau avec l’abbé Le Vayer et Molière, dans l’un des mo
78 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [36, p. 64-67] »
avait voulu jouer dans le Misanthrope. Aussi l’abbé Cotin, décrié par Boileau comme prédicateur et comme poète, fut joué sur le
79 (1801) Moliérana « [Anecdotes] — [40, p. 69-70 ] »
dans Élomire Hypocondre de Boulanger de Chalussay en 1670. Puis chez Boileau dans son Épître III en 1683. Selon Pierre Bonvall
80 (1772) De l’art de la comédie. Livre second. De ses différents genres (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXIX. Des Caracteres propres aux personnes d’un certain rang seulement. » pp. 312-327
onde, & l’on dit des Auteurs qui font de pareilles pieces, ce que Despréaux dit du satyrique Regnier. Heureux ! si ses disco
Moliere étudioit la Cour, mais il ne négligeoit pas la Ville. 54. Boileau , dans ses premieres éditions, étoit tombé presque
81 (1746) Notices des pièces de Molière (1658-1660) [Histoire du théâtre français, tome VIII] pp. -397
t qu’après sa mort qu’on commença à lui rendre justice ; c’est ce que M. Despréaux a si bien exprimé dans sa septième Épître, adress
e. » « 3 On eut honte de ce style affecté, contre lequel Molière et Despréaux se sont toujours élevés. On commença à ne plus es
es de son siècle, et jamais il n’a parlé de Molière, de MM. Racine et Despréaux , de Lully, et de M. Quinault, lorsque ce dernier
ugements sur ses ouvrages, in-12, Paris, Prault fils, 1739. a. « [*] M. Despréaux ne se lassait point d’admirer Molière, qu’il appe
82 (1819) Notices des œuvres de Molière (III) : L’École des femmes ; La Critique de l’École des femmes ; L’Impromptu de Versailles ; Le Mariage forcé pp. 164-421
rt de leurs censures ineptes, un succès dont l’éclat les désespérait, Boileau , non moins ardent à venger le génie des outrages
é elle-même de ses insolentes prétentions et de ses honneurs usurpés, Boileau adressait des vers consolants à Molière importuné
es ; mais du moins cette fois il se défendait au lieu d’attaquer ; et Boileau aima mieux employer son crédit pour empêcher la r
ait remporté cette victoire sur la raison, sans l’Arrêt burlesque, de Boileau , à qui il fut donné d’achever l’ouvrage commencé
ne pièce on l’on violait ainsi les règles. C’est à cette aventure que Boileau fait allusion dans ces vers de son Épître à Racin
83 (1809) Cours de littérature dramatique, douzième leçon pp. 75-126
e le défendre, n’est qu’un hors-d’œuvre à tous égards déplacé ; aussi Boileau a-t-il justement reproché à Molière d’avoir, dans
quelque chose de contraint dans le plan et dans l’exécution. Son ami Boileau lui communiquait probablement ses idées sur le ri
pas moins les plus grands éloges. Il fut de bonne heure découragé par Boileau dans ses essais de tragédies ; mais plus tard il
lorsque par hasard il oublie les règles de goût que L’Art poétique de Boileau lui a inculquées comme des devoirs, n’est pas dan
excité à Paris un tel tumulte, que plusieurs champions du système de Boileau ont eu les membres meurtris en remplissant les de
84 (1772) De l’art de la comédie. Livre premier. De ses différentes parties (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXVII. Des aparté. » pp. 446-462
où il soutenoit avec plus de feu qu’ils n’étoient pas dans la nature, Boileau disoit à ses voisins : La Fontaine est un grand s
é, beaucoup mieux que mes raisonnements. Mais il faut être juste : si Boileau n’avoit pas choisi, pour faire ses aparté, le mom
85 (1881) Molière et le Misanthrope pp. 1-83
e pâté ne vous ramène-t-il pas, par la pensée, aux joyeux soupers de Boileau , de La Fontaine et de Molière ? La Bruyère, si sé
se : « Le ris sur son visage est en mauvaise humeur » disait de lui Boileau . « Mon gendre est fou à force d’être sage », ajou
en raisonnons pas comme Voltaire, qui n’en raisonnait déjà plus comme Boileau . Le sonnet d’Oronte est dans un goût précieux qui
corps était singulièrement corruptible, sinon corrompu ; et bien que Boileau en ait fort adouci les traits, les sanglantes sat
Mme de Rambouillet, lorsque florissaient Molière, Corneille, Pascal, Despréaux , et tant d’autres, la veille d’Andromaque et de R
86 (1881) La philosophie de Molière (Revue des deux mondes) pp. 323-362
attendre trop longtemps des écrivains tels que Pascal, La Fontaine et Boileau . Espérons qu’on se relâchera un peu de la sévérit
ésident de Lamoignon, tandis que le roi était à l’armée, Molière pria Boileau , ami du président, de le présenter à celui-ci pou
du président, de le présenter à celui-ci pour essayer de le désarmer. Boileau , dans une lettre à Brossette, cite les paroles mê
une honte d’être l’objet nous-mêmes. En veut-on la preuve ? C’est que Boileau tenait à honneur d’être le héros de la scène du s
ventions pour humilier les gens et les rendre tous suspects ! » 3. Boileau a renvoyé aux jésuites cette expression de loups
oyez Sainte-Beuve, Port-Royal, tome III, livre III, chapitre XV. 15. Boileau , lettre à M. le marquis de Mimeure, 4 août 1706.
87 (1879) Les comédiennes de Molière pp. 1-179
à la Molière, ou bien encore quand c’était à Chapelle, à Mignard ou à Boileau , mais Molière, tout en faisant ses pièces pour to
émoires touchant la vie de Boileau-Despréaux, rapporte ces paroles de Boileau sur Racine et la Du Parc : « M. Racine était amou
histoire de Racine, M. Adolphe Régnier commente ainsi les paroles de Boileau  : « Sans doute que Boileau voulait dire qu’au mo
phe Régnier commente ainsi les paroles de Boileau : « Sans doute que Boileau voulait dire qu’au moment où il écrivait Andromaq
La Servante de Molière La servante de Molière dut sa célébrité à Boileau . Il a écrit : « On dit que Malherbe consultait s
l’histoire de la vie de Molière, il y a encore le mot de Racine ou de Boileau . Le Roi demandait quel était le plus grand homme
yait beaucoup Louis XIV et qui était un esprit pénétrant s’il en fut. Boileau n’eût pas si bien dit, car il eût prononcé le nom
eau n’eût pas si bien dit, car il eût prononcé le nom de Racine. Mais Boileau ne voyait guère Louis XIV. La légende dit encore
C’était une simple politesse à Racine. Il n’eût pas été si poli pour Boileau . Mais revenons à la servante de Molière. Il y en
Louise Le Febvre est-elle celle que l’auteur du Misanthrope montre à Boileau en lui disant qu’il lui lisait quelquefois ses co
88 (1866) Petite comédie de la critique littéraire, ou Molière selon trois écoles philosophiques « Première partie. — L’école dogmatique — Chapitre IV. — Molière. Chœur des Français » pp. 178-183
laume Guizot, Ménandre. 248. Sainte-Beuve, Notice sur Molière. 249. Boileau , Fénelon, Taschereau, Nisard, Histoire de la litt
89 (1819) Notices des œuvres de Molière (II) : Les Précieuses ridicules ; Sganarelle ; Dom Garcie de Navarre ; L’École des maris ; Les Fâcheux pp. 72-464
ndait pas assez bien. Molière, justement impatienté, lui fit dire par Boileau , leur ami commun, qu’il eût à démentir un peu plu
ains. On se rappelle ce que Molière disait en parlant de Racine et de Boileau qui accablaient La Fontaine de leurs railleries :
ar l’auteur du Bolœana, qui prétend avoir appris de la bouche même de Boileau les anecdotes dont se compose son recueil, et, en
90 (1820) Notices des œuvres de Molière (V) : L’Amour médecin ; Le Misanthrope ; Le Médecin malgré lui ; Mélicerte ; La Pastorale comique pp. 75-436
dans Le Médecin malgré lui, des paysans qui parlent comme au village. Boileau lui en faisait un reproche. « On ne voit pas, dis
é de l’idiome. » On peut faire plus d’une réponse à cette critique de Boileau . Ni Plaute ni Térence n’ont mis sur la scène de v
ur qu’on puisse s’y méprendre et les confondre jamais. Le scrupule de Boileau n’est donc point fondé, et il est difficile d’y v
91 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXV. » pp. 500-533
sonnes assurent qu’il n’en fut pas témoin oculaire, & que son ami Boileau , devant qui la scene s’étoit passée, lui en fit p
inion ! Ces vers ne sont nulle part : Moliere les a pourtant imités. Boileau n’a-t-il pas dit : Non, il n’est point de fou qu
pier les quatre vers que nous avons rapportés, & qui sont ceux de Boileau mis en action & en dialogue. Veut-on que j’en
92 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE III. » pp. 53-56
 ; mais en parlant de cette comédie on ne pourroit que répéter ce que Boileau disoit d’Agésilas : Hélas !
93 (1716) Projet d’un traité sur la comédie pp. 110-119
un tel jeu sur les mœurs. Enfin, je ne puis m’empêcher de croire avec M. Despréaux , que Molière, qui peint avec tant de beauté les m
94 (1835) Mémoire pour servir à l’histoire de la société polie en France « Chapitre XX » pp. 215-219
es temps. Dans l’année 1665 parurent les Maximes de La Rochefoucauld. Boileau publia dans le même temps son Discours au roi, do
95 (1772) De l’art de la comédie. Livre troisième. De l’imitation (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XXI. » pp. 420-425
On peut la voir encore dans les Réflexions sur le génie d’Horace, de Despréaux , & de Rousseau, par M.L. D.D.N. insérées dans
96 (1861) Molière (Corneille, Racine et Molière) pp. 309-514
ièces de Molière : partout vous trouverez, comme le faisait remarquer Boileau , quelque détail précieux dont on chercherait en v
Les Femmes savantes, ont une portée semblable à celle des Satires de Boileau  ; d’autres, telles que La Critique de l’École des
iment de la véritable mesure. D’autres écrivains lui vinrent en aide, Boileau par ses satires, Racine par ses exemples; mais le
s sévères, elle assujettit à une contrainte moins habituelle; Racine, Boileau et Molière, lorsqu’ils avaient quitté Versailles,
comédie, il est digne d’un examen attentif autant que les théories de Boileau , plus doctement exposées. Au risque de l’amplifie
re de Ronsard, opposa programme à programme, catéchisme à catéchisme. Boileau , qui avait sans doute de l’esprit et du bon sens,
l’histoire littéraire les règles du catéchisme qu’il avait appris de Boileau . Que sont les préfaces des tragédies de Voltaire,
s du XVIIe siècle qui aient secoué ce joug et qui s’en soient vantés. Boileau fut son ami, non son maître; Molière profita de s
e ne sais que trop lire, depuis que vous faites imprimer. » Racine et Boileau , le poète, trouvèrent cette répartie si bonne qu’
! Juger des fantaisies du poète. C’était bon du temps de Racine et de Boileau , gens de mérite, sans doute, mais qui n’entendaie
planches; et nous éprouvons je ne sais quel sentiment pénible lorsque Boileau nous rappelle que ce grand homme s’enveloppait da
devait trouver à celle du poète comique des façons un peu cavalières. Boileau , si amoureux de la correction, et qui, il faut l’
ccusée ? Le style de Molière est peut-être moins correct que celui de Boileau ; mais il est plus juste. Il faudrait chercher pou
proprement parler, le trait poétique, tel qu’il convient à la satire. Boileau , dont le nom vient si facilement sur les lèvres l
! Il semble avoir porté en tout cette facilité à trouver la rime dont Boileau s’étonnait si ingénument. Rien qui ressemble à un
97 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE PREMIER. Regnard imitateur comparé avec la Bruyere, Plaute, & la nature. » pp. 5-50
uvais, il devoit du moins le remplir avec des personnages honnêtes3. Boileau , à qui les Menechmes François sont dédiés ; Boile
nages honnêtes3. Boileau, à qui les Menechmes François sont dédiés ; Boileau , le grand partisan des anciens, lui qui trouvoit
consulté vraisemblablement avant de livrer sa piece au public ; enfin Boileau , le meilleur des critiques lorsqu’il n’étoit pas
trigue, & qu’il rendoit ses premiers personnages très monotones ? Boileau vivoit dans un temps où l’on regardoit encore une
98 (1853) Histoire de la littérature dramatique. Tome II « Chapitre premier. Ce que devient l’esprit mal dépensé » pp. 1-92
plaise, que Votre Majesté se connaisse en vers mieux que moi, disait Despréaux . Et quand le roi appelait M. Chapelain : le roi d
le roi appelait M. Chapelain : le roi des beaux esprits de son temps, Despréaux , Racine et La Fontaine, aussitôt, cassaient ce be
n tel jeu sur la scène. « Enfin, je ne puis m’empêcher de croire avec M. Despréaux que Molière, qui peint avec tant de force et de b
a comédie italienne. » Et Fénelon cite, pour finir, les deux vers de Boileau à propos du sac ridicule où Scapin s’enveloppe. M
, que les succès qu’il avait à Paris. Il était l’ami du peuple, a dit Boileau , et tant que le peuple ne lui avait pas battu des
que personne, quel homme était M. de Lamoignon, l’ami de Racine et de Despréaux . Ce mot-là est un anachronisme de cent cinquante
lière, après ses succès au théâtre, ses dîners à Auteuil avec Racine, Despréaux , La Fontaine, (le seul artiste qui se puisse comp
’abord un appui dans Molière, et sept ans plus tard, un partisan dans Boileau . Or, cette comédie du Mariage forcé, écrite par o
admirari du poète, cet homme qui s’intrigue et se ménage, comme dit Boileau , le voilà qui sort de son repos, il éclate, il es
oujours à propos de ce malheureux sonnet d’Oronte, Molière emprunte à Despréaux une de ces vives boutades que l’auteur des Satire
dez-vous Molière faisant l’histoire du franc scélérat qui l’opprime ? Boileau n’a pas été plus loin quand il parle de ce coquin
99 (1747) Notices des pièces de Molière (1666-1669) [Histoire du théâtre français, tome X] pp. -419
ièce est d’un bout à l’autre, à peu près dans le style des satires de Despréaux , et c’est de toutes les pièces de Molière la plus
hrope est une satire plus sage et plus fine que celles d’Horace et de Boileau , et pour le moins aussi bien écrite, mais il y a
ifférentes qui faisaient partie de ses devoirs, on croira plutôt avec Despréaux que la rime venait le chercher*, qu’on n’ajoutera
onnête homme, avait tous les sentiments d’un honnête homme… Au reste, M. Despréaux trouvait la prose de Molière plus parfaite que sa
fait que dans Paris tout court au médecin. Le perruquier dont parle M. Despréaux dans son Lutrin *, s’appelait Didier l’Amour. Sa
poète est tiré d’affaire. » Si l’on en croit l’auteur du Bolæana, M. Despréaux ne pensait pas fort avantageusement de la comédie
fort acquis la faveur du peuple, et même de beaucoup d’honnêtes gens, M. Despréaux ne le goûtait que médiocrement. Il prétendait que
de Montausier donna au Misanthrope après la première représentation. Despréaux , après avoir vu la troisième, soutint à Racine, q
b. Molière faisait plus, il lisait ses ouvrages à sa servante ; c’est M. Despréaux qui nous apprend ce fait1 : « On dit que Malherbe
100 (1772) De l’art de la comédie. Livre quatrième. Des imitateurs modernes (1re éd.) [graphies originales] « CHAPITRE XVII. M. DORAT. » pp. 463-467
ni de monstre odieux Qui par l’art imité ne puisse plaire aux yeux. Boileau . 51. Monstre imaginaire.
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