Je n’entreprendrai point l’énumération de tous les opéras qui ont paru depuis cent ans sur les théâtres de Venise, elle ne serait qu’ennuyer le lecteur et grossir inutilement ce volume ; je me contenterai de renvoyer les curieux au livre que j’ai cité ci-dessus, qui est un petit volume in-12 imprimé à Venise, et qui a pour titre Le Glorie della Poesia e della Musica ; c’est un catalogue de 268 pages ; le libraire y ajoute chaque année, par forme de supplément, la liste des opéras que l’on a joués dans l’année. […] Le cardinal Mazarin fit venir exprès d’Italie des musiciens, un architecte et tous les ouvriers nécessaires, et il fut représenté au Petit Bourbon, où le même Cardinal en fit représenter d’autres les années suivantes avec la plus grande magnificence ; mais ils étaient tous Italiens : le premier était intitulé La festa teatrale della finta pazza de Giulio Strozzi. […] Les poètes français modernes on été critiqués assez vivement sur cet article par Riccoboni dans sa Dissertation sur la tragédie moderne , et par un autre écrivain italien anonyme dans le Paragone della poesia tragica : comme aussi par le sieur Bacelli dans la Préface de la Mérope de Maffei. […] Le Glorie della Poesia e della Musica, Venezia sans date d’année.