C’est le renversement de l’ordre.
Si leurs Piéces de Théâtre étoient faites avec ordre & bien conduites, elles feroient bien plus de plaisir, parce qu’elles exciteroient les Passions qu’elles doivent exciter.
c Vous procédez avec ordre, et ne portez pas d’abord les grands coups. […] Le plus sûr moyen de vaincre les passions, est de les combattre par la vanité ; qu’on accorde des distinctions aux Comédiennes sages, et ce sera, j’ose le prédire, l’ordre de l’état le plus sévère dans ses mœurs.
On l’avoit vue dans les Mémoires qui ont couru la France : on y a pourtant fait quelques changemens par des ordres supérieurs.
« Pour multiplier ses plaisanteries, Molière trouble tout l’ordre de la société ; il renverse scandaleusement tous les rapports les plus sacrés sur lesquels elle est fondée ; il tourne en dérision les respectables droits des pères sur leurs enfants, des maris sur leurs femmes, des maîtres sur leurs serviteurs.
Division du discours Pour donner quelque ordre à cet ouvrage, nous le diviserons en différentes parties. […] Néron successeur de Claude, quoiqu’il ne s’appliquât presque jamais à mettre l’ordre en aucun endroit, se trouva pourtant obligé de chasser d’Italie tous les Histrions, après leur avoir donné trop de liberté80 ; mais il voulut aller lui-même faire le Comédien et le Chantre dans plusieurs Villes de Grèce pour faire paraître sa belle voix. […] Il ordonne à tous les Curés de déférer à l’Evêque, ceux qui n’obéiront pas à ce Décret, afin que par son ordre ils soient publiquement dénoncés excommuniés. « Comœdias, ludos, scœnicos vel Theatrales, sub anathematis pœna prohibet hæc Synodus. […] » Ce Prélat si recommandable par sa charité envers les Pauvres, et par son zèle pour la discipline de l’Eglise, défend aux Ecclésiastiques d’assister à l’Opéra et à la Comédie, sous peine de suspension de leurs Ordres et d’excommunication encourue par le seul fait. […] Je réponds qu’il y a des conjonctures fâcheuses, pendant lesquelles on ne saurait faire tout ce que le bon ordre et une discipline exacte prescrivent.
A cette objection, je réponds qu’il y avoit à Rome des spectacles avant que la Souveraineté temporelle fût unie à la puissance spirituelle : les Papes, pour maintenir la tranquillitem dans l’ordre civil & politique, tolérerent ce qu’ils desiroient supprimer.
C’est la dérision ouverte des choses saintes, rangée par ordre alphabétique.
Il en résulte de grands avantages ; outre l’aménité de mœurs qu’ils procurent, c’est par le Théâtre qu’une aimable Philosophie pénètre dans tous les Ordres de l’Etat ; (ceci prouve combien on doit épurer la source des amusemens publics) : l’enchantement des Représentations, & de leur brillant Spectacle, distrait les hommes d’objets desagréables ; au sein des Ris & des Jeux, ils se trouvent forcés d’oublier jusqu’à leurs calamités : par-là l’on fait aimer au Citoyen un pays où il trouve des plaisirs inconnus ailleurs.