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356. (1757) Article dixiéme. Sur les Spectacles [Dictionnaire apostolique] « Article dixiéme. Sur les Spectacles. » pp. 584-662

Je veux, dit ce Pere, que tout ce que nous représentent les comédiens paroisse généreux, fin, honnête, délicat, & qu’il soit même accompagné des charmes de la musique ; il ne faut considérer tous ces agrémens que comme un breuvage de miel mêlé de poison : soyez donc en cela plus touché du danger, que du plaisir. […] L’instruction n’est plus la fin des piéces de théâtre. […] C’est-là, où par des attitudes & des regards plus éloquens que les expressions, on est excité à observer tous les mysteres de l’iniquité, & qu’on apprend à conduire habilement à sa fin toutes les intrigues criminelles ; ensorte que tout ce que la corruption peut inventer pour plaire & séduire, y est comme réduit en art. […] Avant que de décider sur les spectacles, il s’agit donc d’examiner 1°. si aucune Loi ne les défend ; 2°. s’ils peuvent être rapportés à quelque fin véritablement honnête : aussi est-ce bien là ce que prétend le monde. […] L’instruction n’est plus la fin des piéces de théâtre.

357. (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — 2. SIECLE. » pp. 81-106

Ils nous représentent les Jeux du Cirque d'une manière mystérieuse : au lieu d'y voir la course des Chariots, représentez-vous le cours du siècle, et du temps qui passe ; considérez l'espace de votre vie ; et au lieu du terme et du bout de la carrière, regardez la fin du monde ; au lieu des partis du Cirque, défendez le parti de l'Eglise ; attendez avec vigilance le signal que Dieu vous donnera pour vous présenter devant son Tribunal: Tenez-vous prêts au son de la Trompette, et à la voix de l'Ange qui vous avertira: Considérez la victoire, et la couronne des Martyrs, comme l'objet de votre gloire.

358. (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE IX. Des entreprises de la puissance spirituelle ecclésiastique, contre la puissance temporelle séculière. » pp. 149-173

Cette chambre, en effet, devrait être à juste titre, cassée, annulée et renouvelée, attendu que les dernières élections sont presque généralement illégitimes et illégales, tant elles ont été frauduleuses, et opérées par des moyens machiavéliques, dont l’immoralité politique a été si publique et si scandaleuse, que le ministère actuel a désapprouvé lui-même cette immoralité, mais sans avoir encore réparé cette injustice manifeste ; on sait d’ailleurs que de telles manœuvres, ont été commises par l’influence des principes du jésuitisme, qui enseignent que tout est permis, les crimes même, pour arriver à ses fins.

359. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE VII. De la frivolité et de la familiarité. » pp. 150-162

Mais le vice est puni à la fin de la pièce.

360. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre II.  » pp. 37-67

M. de la Chalotais paroît dans son écrit, avoir peu de Réligion ; il la met au dernier rang des choses nécessaire à l’éducation, & la rélégue à la fin de son ouvrage ; le peu qu’il en dit ; ce n’est même qu’une Réligion naturelle, dont les Déïstes même le piquent. […] Telle la tragedie de Fayel très-tragique certainement ; mais qui par les fureurs & par les barbaries d’un Energumene, soutenu depuis le commencement jusqu’à la fin, n’en est que plus desagréable, & si fort tragique, qu’elle est insoutenable, à la représentation, & à la lecture.

361. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre IV.  » pp. 97-128

Voltaire est heureux qu’ils soient morts ;) tous deux ayant le même défaut, l’intempérance de l’imagination, & le romanesque incroyable ; Arioste a racheté ce défaut par des allégories si vraies, des satyres si fines, (c’est pour Voltaire un grand mérite) une connoissance si approfondie du cœur humain, par les graces du comique, & des beautés innombrables qu’il a trouvé le secret de faire un monstre admirable, (c’est à peu près le caractère des œuvres de Voltaire. […] Léon X joignoit le goût le plus fin à la magnificence la plus récherchée ; son couronnement couta cent mille écus d’or, il y fit representer la comédie du Penulus de Plaute , qui n’est rien moins que chaste.

362. (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre I. Diversités curieuses. » pp. 5-37

Ils se font entendre de loin, & l’oreille fine de leur Climene ne perd aucun de leurs sons harmonieux, & ne les fait pas languir. […] Plus fin que le Grand Turc à qui l’entretien de ses femmes coûte beaucoup.

363. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre IX. Suite de la Rosiere. » pp. 213-230

Il seroit utile d’établir de pareilles fêtes parmi les garçons, du moins de les célébres alternativement entre les garçons & les filles, les mœurs des uns ne sont pas moins nécessaires que les mœurs des autres ; il est vrai que dans plusieurs Colléges on leur distribue des prix à la fin de l’année ; que l’on a des croix & des places distinguées dans les classes ; mais toutes ces couronnes ne regardent que leurs progrès dans les lettres ; il n’est point de récompense pour la vertu, elle demeure obscure, tandis que souvent on a tous les honneurs pour avoir bien fait un thême.

364. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre second. — Chapitre prémier. De l’éxcellence du nouveau Théâtre. » pp. 68-93

L’agréable lasse à la fin ; on s’ennuie bientôt des traits plaisans qui nous divertissaient.

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