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300. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre IV. Bassesse légale du métier de Comédien. » pp. 75-100

in fine. […] Je compte bien que les plaintes de ces prisonniers n’auront point de fin ; mais ne m’en soucie, les querelles des méchants font l’éloge de la justice, et la gloire des bons.

301. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre VII. De l’infamie canonique des Comédiens. » pp. 153-175

Le premier, sans s’arrêter à des fins de non-recevoir, cherche la vérité dans le tribunal de la pénitence, et s’il trouve qu’il n’y a pas eu de mariage par le défaut de quelque condition essentielle à sa validité, il ordonne la séparation et rend la liberté aux parties. […] Sa mort mit fin à ses variations ; mais le procès subsista entre la fille, dont l’état était un problème, et les parents, qui demandaient la succession de la mère.

302. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE II. Le Théâtre purge-t-il les passions ? » pp. 33-54

La vertu, qu'on dit en être le fruit, est une fin éloignée dont ni l'un ni l'autre ne s'embarrassent, et l'Actrice encore moins. […] Ils étaient fort embarrassés de justifier la doctrine et les œuvres de leur père ; il en fit, dit-on, pénitence à la fin de sa vie.

303. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre premier.  » pp. 4-42

Léon X. employa les trésors du Chateau St, Ange à payer ses dettes, & à faire une magnifique cérêmonie pour son Couronnement, comme le triomphe des anciens Romains ; Julien, bâtard de sa maison, y parut d’abord en Chevalier de Rodhes (de Malthe,) portant le guidon de la Réligion, au milieu de la cavalcade, il lui mit sur la tête le Chapeau de Cardinal dévenu vacant par la promotion de Sa Sainteté, & à la fin le nomma à l’Archévêché de Florence, sa Patrie, qui vaquoit. […] Ne quittons pas le théatre Italien, sans parler d’un phénomene qui y parut à la fin du 16. siècle, & au commencement du 17. […] Nous nous contentons de faire quelque fois venir sur le théatre quelque gros paysan, comme on fait venir des gros valets avec le stile selon la grossiereté de village, qui font rire un moment, pourvû qu’ils ne se montrent pas trop souvent, & qu’ils ne soient qu’accessoires à la piéce dont le fond doit toujours rouler sur des bourgeois ; mais ce qui paroit très-plat à bien de gens ; car, s’ils ne sont bien amenés à propos, & ne présentent une naïveté fine & agréable, qu’est-ce que quelques mots estropiés d’un patois de campagne qu’on n’entend guere ?

304. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre II.  » pp. 36-74

C’étoit une espece de gaze qui se fabriquoit à Sydon, à peu près comme la batiste, la mousseline la plus fine, & une sorte de rezeau, ou de point de perruque, qui loin de rien cacher faisoit encore mieux voir ce qu’elle couvroit : Candida Sydonio perlucent pectora filo. […] Bacchus & Vénus sont très-unis : les petits soupers fins, la liberté, la gayeté des repas, les vins exquis rendent sa vie délicieuse, & resserrent de si beau nœuds. […] Elle n’attendit pas même la fin de la révolution que son courage avoir ménagée.

305. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre IV. Christine de Suede. » pp. 111-153

On croyoit qu’elle s’habilloit en homme, & en prenoit les allures pour cacher ses défauts ; elle étoit petite & contrefaite, n’avoit rien de fin dans ses traits, rien de délicat dans son tein, chantoit & dansoit mal, n’avoit aucune des grâces de son sexe, son air plein de hauteur & de fierté, de mauvaise humeur & de brusquerie, y ajoutoit encore de la rudesse & de la grossiéreté. […] Voltaire en a extrait quelques-uns, sur lesquels il se récrie, & qui en effet ont quelque chose de fin & de délicat ; le nombre en est petit, en général mauvais style, de la hardiesse, de la hauteur, de la singularité. […] Au reste cette lettre qui parle avec beaucoup de respect de la Religion Catholique fait croire que sur la fin de sa vie la conversion de cette Princesse, jusqu’alors fort équivoque, étoit enfin devenue très-sincère.

306. (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre premier. Remarques Littéraires. » pp. 11-51

Je suis persuadé cependant que peu-à-peu on surmonteroit cet obstacle, qu’enfin la prose regneroit sur la scène aussi-bien que les vers, qu’à la fin même elle chasseroit un langage qui n’est pas naturel dans la société, qui anéantit plus de beauté qu’il n’en met au jour, & augmente infiniment le travail de la composition. […] Voici un jolie portrait de la prètendue décence la comédie : Une nymphe au souris malin tenant un masque dans la main, ses yeux respirent l’enjouement, l’esprit, la fine raillerie ; une légere draperie qui couvroit son buste charmant, en dessinoit correctement les contours & la symmétrie  ; c’est-à-dire, les attraits les plus séduisans de la volupté. […] Quelle fin de l’un & de l’autre !

307. (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « II. PARTIE. Où l’on répond aux Objections de l’Auteur de la Lettre. » pp. 89-140

Ce qui est l’unique fin qu’on doit se proposer dans ces sortes d’exercices. […] Enfin, qui est-ce qui vous a assuré que vous persévérerez jusqu’à la fin dans la disposition, où vous vous êtes trouvez jusqu’ici en allant à la comédie ? […] Quoique le divertissement soit nécessaire à l’esprit, comme la nourriture l’est au corps, il ne s’ensuit pas qu’un chrétien puisse se proposer pour fin le plaisir des sens qu’on cherche particulièrement dans la comédie.

308. (1760) Lettre à M. Fréron pp. 3-54

Un Philosophe moderne a fait sentir que l’appât du mieux pourrait être la cause de la fin du monde par la destruction totale de toutes les Sociétés. […] Paul, occasionneraient la fin du Monde, et que ce serait prévenir la Volonté de Dieu qui s’en est réservé la destruction ? […] Peut-on s’imaginer que l’Entousiasme prophétique de Joad dans Athalie, la fermeté Sainte de Mardochée, le courage héroïque de Polyeucte, celui des Maccabées, la fin toute chrétienne de Gusman, enfin tous ces spectacles rendus plus intéressants encore par un pieux usage des vérités chrétiennes mises en action ; peut-on, dis-je, s’imaginer que ces spectacles soient sans effet sur des cœurs disposés par le goût qu’on leur aura inspiré déjà pour la vertu à se laisser pénétrer des vérités de notre Sainte Religion ?

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